Captage de pétrole et de gaz : Fracture dans la vie de l’Arkansas et au-delà

Fracturation hydraulique, produits chimiques toxiques et augmentation de l'activité tellurique

Captage de pétrole et de gaz : Fracture dans la vie de l’Arkansas et au-delà

Au cours des quatre derniers mois de 2010, près de 500 tremblements de terre ont secoué Guy en Arkansas [1]. En 2009, 38 séismes ont eu lieu dans tout l’État [2]. Le point culminant de la fréquence des séismes a été atteint le 30 décembre, avant et pendant la mort de 100 000 poissons, sur une distance de 20 milles au long de la rivière Arkansas, incluant Roseville Township. La nuit suivante, 5000 carouges à épaulettes et étourneaux sansonnets sont morts subitement et sont tombés du ciel à Beebe [3]. Le coupable le plus probable de ces trois événements serait la fracturation hydraulique, puisqu’elle provoque des tremblements de terre entraînant la libération de toxines dans l’environnement [4].

Un examen de l’histoire des séismes et du forage en Arkansas révèle une hausse consternante de la fréquence des tremblements de terre après un forage avancé. Le nombre de séismes en 2010 équivaut presque à celui enregistré pour tout le 20e siècle. L’industrie du pétrole et du gaz nie toute corrélation, mais l’avènement d’hydrofraction suivie de séismes est une histoire qui se répète à travers le pays et qui ne s’arrêtera pas de si tôt non plus. La fracturation a pris une ampleur mondiale.

La fracturation hydraulique consiste à injecter de l’eau et des produits chimiques dans le sol avec une pression excédant la résistance du sous-sol rocheux, ce qui provoque un microséisme produisant des fractures dans la roche. Bien qu’elle ait été mise au point en 1947, les avancées technologiques permettent maintenant une fracturation horizontale, laquelle augmente considérablement le captage de pétrole et de gaz [5]. En 1996, la production de gaz de schiste aux États-Unis comptait pour 2 pour cent de toute la production nationale de gaz naturel, révèle Christopher Bateman dans Vanity Fair. « Certains analystes de l’industrie prévoient que le gaz de schiste représentera la moitié de la production nationale de gaz dans les 10 prochaines années [6]. » En 2000, les estimations des réserves de gaz des États-Unis étaient de 177 billions de pieds cubes, mais elles ont grimpé jusqu’à 245 billions de pieds cubes en 2008. Ces nouvelles technologies incitent les experts à multiplier par neuf les estimations des réserves mondiales de gaz [7].

La grille ci-dessous montre une section de la rivière Arkansas, avec Roseville Township en bas, la source des premiers reportages sur les poissons morts. Les lignes vertes entourant et traversant la rivière indiquent des gazoducs, allant de 8 à 20 pouces de diamètres. Toute fuite dans ces tuyaux peut expliquer la mort des poissons. Les puits de gaz sont indiqués par des « soleils » jaunes (voir les flèches rouges) et ont de 1500 à 6500 pieds de profondeur. (Les puits de refoulement, où sont injectés sous haute pression les résidus de forage, peuvent atteindre 12 000 pieds de profondeur.) Les chiffres en rouge à côté des « soleils » indiquent le nombre de puits de gaz à cet endroit. On en compte environ 50 dans cette petite zone [8].  

(Les chiffres en gris se rapportent au système de numérotation du canton. Chaque carré équivaut à un mille carré. Cliquer sur la carte pour agrandir.)

En décembre seulement, plus de 150 tremblements de terre ont ébranlé l’Arkansas [1]. Le flot de séismes à Guy est probablement le résultat de six années de forage intense. Guy se situe au cœur de la formation de schiste de Fayetteville, qui, selon l’Arkansas Geological Survey (AGS), est « le foyer actuel d’un programme de développement et d’exploration régional des gaz de schiste ». Un milliard de pieds cubes de gaz a été produit dans cette zone depuis 2004 [9].

Des milliers de puits sont en opération dans le centre-nord de l’Arkansas (la section bleue dans la carte ci-dessous) [10]. Beebe, là où sont morts les oiseaux, est dans White County et Guy est à l’extrême nord de Faulkner, Co., où les séismes anormaux ont toujours lieu.

Des milliers d’oiseaux morts

Les carouges à épaulettes se reposent en groupe pouvant contenir jusqu’à un million d’oiseaux ou plus, incluant souvent d’autres espèces, comme les étourneaux sansonnets et les vachers. (Dans les années 1950 et 1960, les dortoirs pouvaient compter 20 millions d’oiseaux.) Les carouges préfèrent un couvert végétal bas et dense dans les marécages ou près des ruisseaux. Bien que certains perchent à 30 pieds au dessus de l’eau, la plupart le font à un ou deux pieds et certains vont passer la nuit les pieds dans l’eau. Les carouges peuvent parcourir jusqu’à 50 milles par jour entre leur aire de repos et le lieu où ils se nourrissent, mais ils s’installent tous pour la nuit avant le coucher du soleil [11].

Un tremblement de terre, peu importe à quelle échelle, peut libérer un flux ou un nuage de gaz et de produits chimiques issus de la fracturation. Cela peut facilement expliquer pourquoi des oiseaux endormis s’envoleraient soudainement pour ensuite mourir rapidement en succombant aux fumées toxiques. Il faut noter que huit séismes mesurés à moins de 40 milles de Beebe et à moins de 75 milles de Roseville ont frappé la région le 30 décembre et pendant plusieurs minutes après minuit le 1er janvier [12]. Cela exclut tout microséisme ou mini séisme pouvant avoir le même résultat. Fait considérable, cette zone est connue pour ses microséismes prolifiques : on en compte 40 000 depuis 1982 [1].

Le géologue canadien Jack Century est en croisade contre la sismicité induite par le forage irresponsable. Dans un discours de 2009 devant la Peace River Environmental Society, il a brièvement expliqué la manière dont la fracturation produit des séismes, réfutant ainsi complètement le déni de l’industrie à ce sujet. La fracturation provoque non seulement de l’agitation microsismique pouvant compromettre l’intégrité des tubages de puits, mais aussi de forts tremblements de terre allant de 5 à 7 sur l’échelle de Richter et causant des décès [13].

Scott Ausbrooks, superviseur en géorisque pour AGS a déclaré à CNN en décembre que même si les séismes ne sont pas inhabituels en Arkansas, la fréquence, elle, l’est [14]. En effet, l’État a connu une augmentation des tremblements de terre de 1200 pour cent seulement dans les quatre derniers mois de 2010 par rapport aux données de l’année 2009. Tous les séismes ont atteint une magnitude inférieure à 3 sur l’échelle de Richter. Plus de 98 pour cent d’entre eux ont eu lieu près de Guy, où nous trouvons la plus forte concentration de puits de gaz, et 99 pour cent des séismes se sont produits à l’extérieur de la zone de failles de New Madrid (entourée en rouge ci-dessous) où l’on s’attend à de l’activité sismique. Cela implique que les séismes sont d’origine anthropique [1] :


 

Quoique AGS affirme publiquement qu’il n’y a pas de lien entre le forage et les tremblements de terre, au début décembre l’Arkansas a interdit jusqu’à nouvel ordre l’octroi de nouveaux permis de forage.

CNN a rapporté que « [s]elon l’Arkansas Oil and Gas Commission, il existe au moins une demi-douzaine de “puits de refoulement” dans une zone de 500 milles carrés autour de Guy ». M. Ausbrooks a par ailleurs noté des « incidents [similaires] au Colorado dans les années 1960, à Rocky Mountain Arsenal, où l’injection en eau profonde était liée à des séismes [14] ».

Historique des séismes et du forage en Arakansas

Lorsque l’on compare l’historique des séismes et du forage en Arkansas, une relation causale devient évidente.

Tout au long du 19e siècle, 15 séismes ont été enregistrés. Durant la première décennie du nouveau siècle, on n’en a enregistré aucun. En tout, 694 séismes ont ébranlé l’Arkansas au 20e siècle. En 2009-2010, ce nombre a été dépassé et la plupart des séismes (483) ont eu lieu durant les trois derniers mois de 2010. Le tableau 1 a été produit à partir des données complètes sur les séismes jusqu’à la fin de 2009 [15], les données complètes d’août jusqu’à la fin décembre 2010 [1], ainsi que les données du centre-nord de l’Arkansas de janvier à juillet 2010 inclusivement [16].


Arkla, Inc., par ses nombreuses métamorphoses, fusions et acquisitions, a été et est toujours un foreur clé en Arkansas. Entre 1975 et le début des années 1980, la compagnie a découvert plus de gaz qu’elle en a produit. En 1982, Arkla pouvait vendre à Central Louisiana Electric Company plus de 100 millions de pieds cubes de gaz quotidiennement. Au début des années 1990, la compagnie exploitait le sixième réseau de pipelines en importance aux États-Unis et se trouvait parmi les dix plus importants exploitants de réserves de gaz naturel [17]. Son calendrier de production coïncide avec la hausse vertigineuse du nombre de tremblements de terre dans les années 1970 et 1980. De nos jours, 37 compagnies forent pour du pétrole et du gaz en Arkansas [18].

La marche mondiale de la fracturation non règlementée

Les États-Unis et le Canada ne sont pas les seuls à exploiter cette technologie hautement destructrice. La Pologne a aussi adopté la fracturation. Plusieurs sociétés d’énergie explorent actuellement les réserves de la Pologne, dont Conoco-Phillips, ExxonMobil, Marathon, Chevron, Talisman, Lane Energy, BNK Petroleum, Emfesz, EurEnergy Resources, RAG, San Leon Energy et Sorgenia E&P [19]. Selon Forbes, ces nouvelles technologies auront un impact significatif sur le commerce international de gaz naturel [20].

La Pologne consomme 14 milliards de mètres cubes de gaz annuellement et en importe plus de 70 % de la Russie. On peut facilement voir comment le pays pourrait bénéficier du forage pour des gaz de schiste s’il débutait dans les plus brefs délais. Le pays pourrait non seulement réduire sa dépendance à la Russie, mais aussi se transformer en exportateur de gaz.

Bateman a noté qu’en Europe centrale et de l’Ouest on a loué les terres aux artisans de la fracturation. Les Australiens souffrent de la même contamination due à la fracturation que les Étasuniens et les Chinois exploitent également cette nouvelle technologie [6].

Le film de Josh Fox, Gasland, sorti en 2010, documente une multitude de conséquences néfastes sur la vie humaine et animale, ainsi que sur la valeur des propriétés. La scène la plus tristement célèbre du film montre des personnes capables d’enflammer leur eau du robinet contaminée [21] : http://www.youtube.com/watch?v=UrnnQ17SH_A

Fox remarque qu’Haliburton, l’ancienne compagnie de Dick Cheney, a fait du lobbying pour obtenir des exemptions aux lois suivantes : Clean Air Act, the Clean Water Act, Superfund, et Safe Drinking Water Act (Loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique, Loi sur la qualité de l’eau, Loi sur le Fonds spécial, Loi sur la qualité de l’eau potable). Grâce au Congrès détenu par le privé, elle les a obtenues. Bien qu’il n’ait pas hésité à refiler les dettes de jeu de Wall Street au public (à deux reprises), le Congrès n’a pas trouvé la volonté d’adopter le Fracturing Responsibility and Awareness of Chemicals (FRAC) Act (Loi sur la responsabilité en matière de fracturation et la sensibilisation aux produits chimiques).

De plus, les compagnies de forage ne sont pas tenues de divulguer les produits chimiques toxiques qu’elles utilisent, ce qui est contraire à l’Emergency Planning and Community Right-to-Know Act (Loi sur la planification des mesures d’urgence et le droit du public d’être informé) de 1986 [22].

En 2004, l’Environmental Protection Agency (Agence de protection environnementale ou EPA) a déterminé que la fracturation ne pose aucune menace à l’approvisionnement d’eau et que d’autres études ne sont pas nécessaires [23]. Toutefois, comme dans un cauchemar orwellien, au moins 65 des produits chimiques utilisés dans la fracturation sont considérés comme dangereux par l’EPA. Selon un rapport de 2005 publié par l’Oil and Gas Accountability Project (OGAP), ils ont été liés au « cancer; aux troubles hépatique et respiratoire, à la néphropathie, aux maladies neurologiques et aux affections cutanées; aux déficiences congénitales et à d’autres problèmes de santé ». Concernant la principale préoccupation des citoyens, l’OGAP note qu’« environ la moitié de l’eau dont dépendent les Étasuniens pour la consommation provient de sources souterraines [24] ».

Le Wyoming a pris une position proactive relativement à la divulgation complète des produits chimiques employés dans la fracturation lorsque l’État a adopté de nouvelles lois en septembre. Des échappatoires permettent cependant toujours aux compagnies de revendiquer un droit de propriété de ce genre d’information, la soustrayant ainsi au regard du public [25].

Vu la position de l’EPA voulant que la fracturation est sécuritaire, il est peu probable que les citoyens de l’Arkansas reçoivent beaucoup d’aide du gouvernement fédéral. Ils ne trouveront pas d’amis non plus au niveau étatique. Jusqu’à présent, l’Arkansas Department of Environmental Quality n’a pas eu la volonté ou la capacité d’empêcher UMETCO Minerals Corporation de déverser illégalement des produits chimiques toxiques dans les ruisseaux [26].

La même situation s’applique à tout le pays, où les gouvernements étatiques protègent l’industrie au détriment de l’environnement et de la santé humaine. Récemment, le gouverneur sortant David Paterson a opposé son veto à une législation qui aurait imposé un moratoire sur le forage vertical et horizontal [27]. Pour sa part, la Pennsylvanie loue déjà le tiers de ses terres publiques à des entreprises privées de forage [21].

Étant donné la partialité du gouvernement en faveur des géants de l’énergie – la destruction du golfe du Mexique par BP est un bon exemple – il se peut que davantage d’actions directes soient requises de la part des citoyens si l’on compte sauver l’environnement et la santé humaine de l’industrie du combustible fossile.

Article original en anglais, Oil and Gas Collection: Hydraulic Fracturing, Toxic Chemicals and the Surge of Earthquake Activity in Arkansas, publié le 6 janvier 2011

Traduction : Julie Lévesque, Mondialisation.ca



Notes

1. Arkansas Geological Survey, “Arkansas Earthquake Updates.” http://www.geology.ar.gov/geohazards/earthquakes.htm

2. Arkansas Geological Survey, “2009 Earthquakes.” http://www.geology.ar.gov/xl/2009_Earthquakes.xls

3. Food Freedom, “Massive fish kill and 1000s of birds fall from the sky in Arkansas,” 2 Jan. 2010. http://foodfreedom.wordpress.com/2011/01/02/massive-fish-kill-and-1000s-of-birds-fall-from-the-sky-in-arkansas/

4. Earthworks, “Hydraulic Fracturing and Earthquakes.”  http://www.earthworksaction.org/fracturingearthquakes.cfm

Voir aussi:

Ben Cassleman, “Temblors Rattle Texas Town: Residents Suspect a Drilling Boom Is Triggering Small Quakes, but Scientists Lack Proof,” Wall Street Journal, 12 June 2009. http://online.wsj.com/article/SB124476331270108225.html

James Glanz, “Deep in Bedrock, Clean Energy and Quake Fears,” New York Times, 23 June 2009. http://www.nytimes.com/2009/06/24/business/energy-environment/24geotherm.html

James Glanz, Video: “The Danger of Digging Deeper,” New York Times, 23 June 2009. http://www.nytimes.com/interactive/2009/06/23/us/Geothermal.html

5. U.S. Department of Energy, “Hydraulic Fracturing White Paper,” June 2004.  http://www.epa.gov/ogwdw/uic/pdfs/cbmstudy_attach_uic_append_a_doe_whitepaper.pdf

6. Christopher Bateman, “A Colossal Fracking Mess,” Vanity Fair, 16 June 2010. http://www.vanityfair.com/business/features/2010/06/fracking-in-pennsylvania-201006?currentPage=all

7. Martin Walker, “Russia’s Fracked Future,” UPI, 1 Feb. 2010. http://www.upi.com/Top_News/Analysis/2010/02/01/Walkers-World-Russias-fracked-future/UPI-21421265042152/

8. Arkansas Geological Survey, “Fayetteville Shale Gas Play West Map,” Last updated 2 March 2010. http://www.geology.ar.gov/maps_pdf/fossilfuels/Fay%20West%20Map%2042×44.pdf

9. Arkansas Geological Survey, “Gas.” http://www.geology.ar.gov/fossil_fuels/gas.htm

10. Arkansas Geological Survey, “Fayetteville Shale Gas Play.” http://www.geology.ar.gov/home/fayetteville_play.htm

11. Brooke Meanley, “The Roosting Behavior of the Red-Winged Blackbird in the Southern United States,” Wilson Bulletin, Vol. 77 No.3, pp 217-228, Sept. 1965. http://elibrary.unm.edu/sora/Wilson/v077n03/p0217-p0228.pdf

12. U.S. Geological Survey, “Map Centered at 35°N, 93°W” Accessed Jan. 5, 2010: http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsus/Maps/US2/34.36.-94.-92.php

13. Jack Century, “Earthquake Risks: Building a Nuclear Power Plant near Peace River, Alberta,” Peace River Environmental Society, May 2009 (71 mins.) http://peaceriverenvironmentalsociety.org/; 8-part video at http://www.youtube.com/results?search_type=&search_query=jack+century&aq=f

14. CNN, “Arkansas Earthquakes,” 13 Dec. 2010. http://www.wibw.com/nationalnews/headlines/Arkansas_Earthquakes_111815534.html

15. Arkansas Geological Survey, “Earthquake Archive,” 2009. http://www.geology.ar.gov/xl/Earthquake_Archive.xls

16. Arkansas Geological Survey, “Recent and Historical Earthquakes in North-Central Arkansas,” October 2010 http://www.geology.arkansas.gov/maps_pdf/geohazards/CentralArkansasMediaMap.pdf

17. Funding Universe, “Arkla Inc.” n.d. http://www.fundinguniverse.com/company-histories/ARKLA-INC-Company-History.html

18. Manta.com, “37 Drilling Oil and Gas Wells Companies in Arkansas,” n.d.

http://www.manta.com/mb_44_E317D_04/drilling_oil_and_gas_wells/arkansas

19. STRATFOR, “Poland: Fracing On The Rise?” Forbes Magazine, 1 June 2010. http://blogs.forbes.com/energysource/2010/06/16/poland-fracing-on-the-rise/

20. TREFIS Team, “ConocoPhillips Has Big Fracking Plans For Poland, Stock Has Upside,” Forbes Magazine, 14 Dec. 2010. http://blogs.forbes.com/greatspeculations/2010/12/14/conocophillips-has-big-fracking-plans-for-poland-stock-has-upside/

21. Josh Fox, Gasland, 2010. http://www.gaslandthemovie.com/. Pour voir la bande annonce montrant de l’eau du robinet enflammée : http://www.youtube.com/watch?v=UrnnQ17SH_A.

22. Sarah Collins and Tom Kenworthy, “Energy Industry Fights Chemical Disclosure: Natural gas companies want to prevent oversight of fracking,” Center for American Progress, April 2010. http://www.americanprogress.org/issues/2010/04/fracking.html

23. U.S. Environmental Protection Agency, “Evaluation of Impacts to Underground Sources of Drinking Water by Hydraulic Fracturing of Coalbed Methane Reservoirs Study,” June 2004. http://water.epa.gov/type/groundwater/uic/class2/hydraulicfracturing/wells_coalbedmethanestudy.cfm

24. Lisa Sumi, “Our Drinking Water at Risk: What EPA and the Oil and Gas Industry Don’t Want Us to Know about Hydraulic Fracturing,” Oil and Gas Accountability Project, April 2005. http://www.earthworksaction.org/pubs/DrinkingWaterAtRisk.pdf

25. Earthworks, Powder River Basin Resources Council, “Wyoming Requires Disclosure of Chemicals in Natural Gas Drilling,” 16 Sep 2010. http://earthworksaction.org/PR_WYdisclosure.cfm

26. Karoline Wightman, “UMETCO Minerals Corp not yet fined for releasing chemicals,” Fox News, 16 Nov. 2010. http://www.fox16.com/news/local/story/UMETCO-Minerals-Corp-not-yet-fined-for-releasing/cOwdIEMf-kugosx8EWbrQQ.cspx?rss=315

27. Tom Zeller, “New York Governor Vetoes Fracking Bill,” New York Times, 11 Dec. 2010. http://green.blogs.nytimes.com/2010/12/11/new-york-governor-vetoes-fracking-bill/

Rady Ananda détient un baccalauréat en sciences avec spécialisation en ressources naturelles de l’Ohio State University’s School of Agriculture.

Articles Par : Rady Ananda

Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) accorde la permission de reproduire la version intégrale ou des extraits d'articles du site Mondialisation.ca sur des sites de médias alternatifs. La source de l'article, l'adresse url ainsi qu'un hyperlien vers l'article original du CRM doivent être indiqués. Une note de droit d'auteur (copyright) doit également être indiquée.

Pour publier des articles de Mondialisation.ca en format papier ou autre, y compris les sites Internet commerciaux, contactez: media@globalresearch.ca

Mondialisation.ca contient du matériel protégé par le droit d'auteur, dont le détenteur n'a pas toujours autorisé l’utilisation. Nous mettons ce matériel à la disposition de nos lecteurs en vertu du principe "d'utilisation équitable", dans le but d'améliorer la compréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux. Tout le matériel mis en ligne sur ce site est à but non lucratif. Il est mis à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent dans le but de faire de la recherche ainsi qu'à des fins éducatives. Si vous désirez utiliser du matériel protégé par le droit d'auteur pour des raisons autres que "l'utilisation équitable", vous devez demander la permission au détenteur du droit d'auteur.

For media inquiries: media@globalresearch.ca