Des soldats américains à l’étranger, camouflés en hommes d’affaires

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Il est souvent question de forces spéciales américaines qui sont engagées partout dans le monde. Mais qui sait qu’elles sont actuellement actives dans plus de 100 pays (!)? Le Pentagone veut maintenant aller encore plus loin en engageant des soldats à l’étranger sous «camouflage commercial», donc par exemple comme hommes d’affaires. La devise du Pentagone est: «Consolider et protéger des positions». Dans ce but, on vise à réaliser non seulement des activités d’espionnage comme jusqu’à présent, mais aussi des opérations militaires sous couvert d’activités économiques. Des collaborateurs du Pentagone, pas seulement des services secrets, doivent donc être introduits clandestinement dans des entreprises et vont y travailler, ou bien fonder des entreprises et les diriger pour pouvoir agir ainsi plus discrètement.

Dans un projet de loi, il est clairement précisé: «Pour préparer le champ de bataille pour des opérations militaires contre des terroristes et leurs supporteurs», les compétences de l’armée doivent être bien élargies. «Pour protéger ainsi la vie des soldats, il est nécessaire de permettre au Pentagone d’exécuter des acti­vités commerciales orientées vers le profit, afin de couvrir et soutenir de tels engagements. Pour les forces armées américaines exécutant des engagements dangereux à l’étranger, cette protection est importante.»

Il est intéressant que le Pentagone exige que le camouflage commercial ne soit plus contrôlé par le service secret Defense Intelligence Agency (DIA), mais directement par le ministre de la Défense et le secrétaire d’Etat pour les services secrets. Un des arguments principaux du Pentagone par rapport aux coûts: «Le camouflage commercial n’est pas lié à des coûts puisque on peut utiliser l’argent qu’on gagne pour son financement.» Dans les comités des services secrets au congrès, il existe pourtant les plus grands doutes. Les activités des soldats camouflés en hommes d’affaires pourraient devenir assez incontrôlables, comme cela a été le cas déjà à plusieurs reprises chez des collaborateurs du service secret. La corruption et l’affairisme de leur propre initiative vont clairement augmenter, les limites entre les services secrets, l’armée et l’économie, ou la société civile, vont s’estomper. Déjà maintenant, les 66 000 hommes et femmes des forces spéciales de la «SOCOM» sont munis d’un budget de plus de 10 milliards de dollars (!). C’est ce que le commandant, l’amiral William H. McRaven, a récemment confirmé au comité du congrès.    

Source: Vertraulicher Schweizer Brief, no 1322 du 11/5/12
(Traduction Horizons et débats)

Articles Par : Global Research

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