Envois d’un volume inhabituel d’armes des États-Unis vers Israël: Ces pays projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient?

Envois d’un volume inhabituel d’armes des États-Unis vers Israël: Ces pays projettent-ils d’étendre la guerre au Moyen-Orient?

Cette version française a été révisée le 18 janvier 2008.

Une très grosse cargaison d’armes, composée de 3000 tonnes de munitions, doit être envoyée des États-Unis vers Israël. La taille et la nature de cette expédition sont qualifiées d’« insolites » :

« L’envoi inhabituel de 3000 tonnes de munitions en une seule fois, cela fait beaucoup » déclarait un courtier sous couvert d’anonymat.

« Cela (ce type de demande) est assez rare et on n’en a pas vu beaucoup sur le marché ces dernières années » a-t-il ajouté.

À Londres, les courtiers maritimes spécialisés dans le transport d’armes pour les armées étasunienne et britannique, ont affirmé que ce genre d’affrètement vers Israël était rare. (Reuters, 10 janvier 2009).

Une compagnie de la marine marchande grecque a été chargée par le Pentagone de livrer les armes à Israël :

Les documents du ravitaillement maritime vus par Reuters montrent que les États-Unis ont cherché à louer un navire marchand pour expédier des centaines de tonnes d’armes vers Israël depuis la Grèce à la fin de ce mois-ci.

L’US Navy’s Military Sealift Command a déclaré que le navire devrait transporter en deux voyages distincts 325 conteneurs standards de 6 mètres, dont le contenu était enregistré sous le nom de « munitions », depuis le port grec d’Astakos jusqu’au port israélien d’Ashdod, durant la deuxième moitié de janvier.

Sur le manifeste de cargaison, l’identification de « matières dangereuses » évoque des substances explosives et des détonateurs, mais aucun autre détail n’y figure. (Ibid)

Il est à noter que l’envoi d’un stock inhabituellement important de munitions des États-Unis vers Israël avait également été programmé début décembre [2008] :

Les documents indiquent que le navire allemand loué début décembre par les États-Unis transportait aussi une énorme cargaison d’armes, pesant plus de 2,6 millions de kg [2600 tonnes], qui remplissait 989 conteneurs standard de 6 mètres. La provenance était la Caroline du Nord et la destination était Ashod. (Press TV, 10 janvier 2009).

 

 

Ces grandes expéditions de munitions sont-elles liées à l’invasion de Gaza ?

Selon Reuters, la demande du Pentagone de transporter des munitions dans un navire de commerce a été faite le 31 décembre, 4 jours après le début des bombardements aériens sur Gaza par les avions de chasse F16.

Les analystes ont conclu à la légère, sans preuve, que les deux expéditions de « munitions » sont destinées à approvisionner les forces armées d’Israël pour l’aider dans son invasion militaire de Gaza.

À Londres, un analyste militaire chevronné, a indiqué sous couvert d’anonymat, qu’à cause du timing, les expéditions pourraient être « irrégulières » et liées à l’offensive contre Gaza. (Reuters, 10 janvier 2009).

Ces rapports sont erronés. Dans une opération militaire, la livraison de munitions précède toujours l’attaque. Les munitions requises pour l’opération « Plomb Durci » ont été déterminées en juin 2008. Suite à la demande de Tel-Aviv dans le cadre du programme étasunien d’aide militaire à Israël, le Congrès a approuvé en septembre 2008 le transfert de 1000 Guided Bomb Units 39 (GBU-39), des bombes perce-bunker de haute précision, de petit diamètre et guidées par GPS.

Les bombes GBU-39 produites par Boeing ont été livrées à Israël en novembre. Elles ont été utilisées lors des premiers raids aériens sur Gaza :

L’armée de l’air israélienne (IAF) a utilisé les nouvelles GBU-39 Small Diameter Bomb achetées aux États-Unis dans les récentes attaques contre Gaza. Le [Jerusalem] Post a signalé que ces nouvelles armes, commandées en septembre, étaient arrivées le mois dernier [novembre], et étaient déjà utilisées par les avions de chasse de l’IAF. Ces armes ont pu être larguées par les F-15Is de l’IAF, car jusqu’ici ces bombes de petit diamètre ne peuvent être utilisées que par ce type d’avion.

Il est hautement improbable que le gros de l’armement inclus dans ces deux envois massifs, qui doivent arriver en Israël vers fin janvier, soit destiné à servir dans l’opération militaire menée par Israël à Gaza. La GBU-39 est légère (130 kg). Le poids total de l’expédition des GBU-39 (1000 unités) serait de l’ordre de 130 modestes tonnes. En d’autres termes, les spécifications de la GBU-39 ne correspondent pas à la description de l’envoi d’armement « exceptionnellement grand » et « lourd ».
 

GBU-39

Le scénario de l’escalade

 

L’expédition commandée le 31 décembre est de l’ordre de 3000 tonnes, une cargaison de « munitions » très pesante et volumineuse, qui indique un transfert d’armes lourdes vers Israël.

Selon les déclarations de l’armée étasunienne, les munitions doivent être entreposées pour un usage « en urgence » dans l’éventualité d’un conflit :

Cet envoi de routine avait déjà été programmé et n’est pas destiné à l’opération actuelle à Gaza. Les militaires étasuniens pré-positionnent des stocks de sécurité dans certains pays, en cas de besoin urgent. (Reuters, 10 janvier 2009, souligné par l’auteur)

Quelle que soit la nature de ces grandes cargaisons d’armes, elles sont destinées à servir lors d’une opération militaire future au Moyen-Orient.

Depuis le lancement de la Theater Iran Near Term Operation (TIRANNT) en mai 2003, un scénario d’escalade impliquant des actions militaires contre l’Iran et la Syrie a été envisagé. TIRANNT a été suivie par une série de plans militaires visant l’Iran. De nombreuses déclarations officielles et des documents militaires étasuniens suggèrent l’élargissement de la guerre au Moyen-Orient.

Ces expéditions d’armes indiquent que le « scénario de l’escalade » non seulement existe, mais est passé à une phase de planification militaire israélo-étasunienne plus active.

On ne sait pas encore si ces armes seront utilisées ou non. À cet égard, la question centrale est de savoir si l’invasion de Gaza fait partie d’une aventure militaire de plus grande envergure contre le Liban, la Syrie et l’Iran, dans laquelle des armes lourdes des États-Unis, bombes perce-bunker comprises, seront utilisées.

 

 

L’histoire des envois d’armes étasuniennes en Israël

Le stockage en Israël de bombes perce-bunker made in USA est en cours depuis 2005 :

Les États-Unis vont vendre à Israël près de 5000 bombes intelligentes. Ce serait le plus gros contrat de ventes d’armes entre ces deux alliés depuis des années.

Parmi les bombes que recevra l’armée de l’air [israélienne], il y a 500 bombes perce-bunker d’une tonne capables de transpercer des murs de béton de deux mètres d’épaisseur, 2500 bombes ordinaires d’une tonne, 1000 bombes de 500 kilos, et 500 bombes de 250 kilos. Les bombes achetées par Israël incluent des versions aéroportées, des systèmes de guidage, des bombes d’entraînement et des détonateurs. Elles sont guidées par un satellite israélien utilisé par les militaires.

La vente augmentera les fournitures de bombes intelligentes israéliennes. Le Pentagone a déclaré au Congrès que les bombes étaient destinées à maintenir l’avantage qualitatif d’Israël [contre l'Iran], et à mettre en avant les intérêts stratégiques et tactiques des États-Unis. (Jewish Virtual Library,  21-22 septembre 2004, Haaretz / Jerusalem Post).

Les expéditions actuelles de bombes perce-bunker made in USA ont débuté en 2005. En avril 2005, les États-Unis ont approuvé la livraison d’environ 5000 « armes intelligentes air-sol », dont quelque 500 bombes perce-bunker BLU 109. Ces munitions (enrobées d’uranium) seraient plus « adéquates pour viser l’ensemble des cibles iraniennes, à l’exception peut-être de l’installation souterraine de Natanz, qui pourrait exiger la perce-bunker BLU-113 [plus puissante, une variante de la GBU 28] ». (Voir Michel Chossudovsky, Planned US-Israeli Nuclear Attack on Iran, Global Research, 1er mai 2005).

La BLU-109 est plus petite que la GBU 28. « C’est une ogive de 900 kg, utilisable avec un kit de guidage GPS [...], et qui peut percer jusqu’à 4,5 mètres de béton armé » (voir F16.net).

Selon le New York Times, en août 2006, au summum de la guerre contre le Liban, une importante cargaison de bombes GBU 28 de 2,2 tonnes a été envoyée en Israël.

La GBU 28 est produite par Raytheon. Utilisée en l’Irak lors de la guerre du Golfe en 1991, elle a la capacité de percer environ 6 mètres de béton armé (Haaretz, 9 novembre 2008). Contrairement aux bombes GBU 39 de 130 kilos utilisées à Gaza, chaque GBU-28 pèse 2,2 tonnes.

Selon la Federation of American Scientists, « la Guided Bomb Unit-28 (GBU-28) est une arme spécialement développée pour transpercer les centres de commandement irakiens fortifiés, profondément enterrés. La GBU-28 est une arme conventionnelle de 2,2 tonnes à guidage laser, qui utilise une ogive pénétrante de 2 tonnes ».

(Pour une représentation visuelle, voir « Bob Sherman, How the GBU-28 works, » USA Today en ligne).

 GBU-28 

Vidéo de démonstration de la GBU 28 sur UTube

Ces expéditions d’armes récentes vers Israël, d’une importance exceptionnelle, sont financées par l’aide militaire étasunienne à Israël et font partie de l’accord de 2004 entre Washington et Tel-Aviv.

Comme mentionné ci-dessus, les livraisons de bombes perce-bunker (incluant la GBU 28) remontent à 2005. Bien que la nature et la composition de ces dernières cargaisons d’armes soient inconnues, on soupçonne qu’elles comportent la version perce-bunker lourde, comme la GBU-28.

À cet égard, il convient de noter que l’été dernier, Israël a demandé au Pentagone de lui fournir des bombes perce-bunker GBU-28. Le but déclaré était de les utiliser dans l’éventualité d’une opération militaire dirigée contre l’Iran.

En septembre 2008, selon la presse étasunienne et israélienne citant des fonctionnaires du Pentagone, la demande de Tel-Aviv a été rejetée. Selon ces rapports, Washington a catégoriquement refusé de livrer la cargaison de bombes perce-bunker GBU 28, qui auraient pu être utilisées pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. À la place, Washington a accepté de livrer la GBU-39, plus légère, pour qu’elle soit utilisée à Gaza.

Les États-Unis ont « rejeté une demande d’Israël, qui requérait des équipements militaires et une aide qui lui permettrait d’améliorer sa capacité à attaquer les installations nucléaires iraniennes ».

Les Étasuniens ont considéré la demande [d'Israël], transmise (et rejetée) au plus haut niveau comme un signe du stade de préparation avancé d’Israël pour attaquer l’Iran. Ils ont donc mis en garde Israël contre toute attaque, affirmant que ce genre d’intervention allait à l’encontre des intérêts étasuniens. Ils ont aussi demandé à Israël d’être prévenus en avance, au cas où l’état hébreu déciderait malgré tout d’attaquer l’Iran. Début septembre, Haaretz a signalé que la demande comportait des bombes perce-bunker GBU-28.

Selon AP, les États-Unis ont convenu à la mi-septembre de vendre à Israël 1000 bombes perce-bunker GBU-39 à la place, qui, selon les experts militaires israéliens, « pourraient constituer une nouvelle arme puissante » contre Gaza.

Ainsi, quand Israël a demandé aux des armes qui auraient pu servir à bombarder l’Iran, les États-Unis ont refusé, ajoutant explicitement qu’ils ne souhaitaient pas voir d’attaque israélienne contre l’Iran. Et il n’y a pas eu d’attaque israélienne contre l’Iran. (Defense Update.com, décembre 2008).

 

La désinformation médiatique

Les déclarations officielles et les communiqués de presse sont bidon. Israël et les États-Unis ont toujours agi en étroite coordination. Washington « n’exige pas qu’Israël lui fournisse un préavis » avant une opération militaire :

Le rapport d’Haaretz suggère que l’administration Bush était intransigeante et ne voulait pas que les Israéliens attaquent l’Iran. Le rapport laissait même penser que les États-Unis abattraient tout avion israélien essayant d’attaquer l’Iran :

Autorisation de l’espace aérien : une attaque contre l’Iran nécessiterait de traverser l’espace aérien irakien. Pour ce faire, il faudrait ouvrir un couloir aérien que les avions de combat israéliens pourraient emprunter sans être pris pour cible par les avions étasuniens ou les missiles antiaériens. Les États-Unis ont aussi rejeté cette demande. Un compte rendu indique que pour esquiver le problème, les Étasuniens ont répondu aux Israéliens de demander l’autorisation à Nouri al-Maliki, le premier ministre irakien, en leur tenant à peu près ce langage : « Si vous voulez, arrangez-vous avec lui » (Haaretz 9 novembre  2008).

Ce rapport israélien est trompeur. Israël est l’allié des États-Unis. Les opérations militaires sont étroitement coordonnées. Israël n’agit pas sans l’approbation de Washington et les États-Unis n’abattent pas les avions de son plus proche allié.

 

Nature et composition des dernières livraisons d’armes des États-Unis vers Israël

Ces envois de « munitions » anormalement volumineux devraient en principe nécessiter l’aval du Congrès. À notre connaissance, il n’existe pas de dossier public sur l’approbation de ces envois de munitions vers Israël.

La nature et la composition des cargaisons sont inconnues. La demande de livraison par Israël de GBU 28 de 2,2 tonnes a-t-elle été acceptée par Washington, en court-circuitant le Congrès ? Ces bombes GBU 28 font-elles partie de la cargaison de 3000 tonnes envoyée vers Israël ? Des mini-bombes nucléaires tactiques perce-bunker sont-elles incluses dans l’arsenal d’Israël ? Ce sont les questions à poser au Congrès des États-Unis.

Les deux expéditions de « munitions » devraient arriver en Israël au plus tard les 25 et le 31 janvier.

Le Secrétaire Robert Gates, qui reste à la tête du Département de la Défense, assure la continuité du calendrier militaire.

 

Préparation à une confrontation avec l’Iran : renforcement du système de défense antimissile d’Israël

Début janvier, le Pentagone a envoyé en Israël quelque 100 militaires de l’US European Command (EUCOM) pour aider à installer un nouveau système radar d’alerte précoce en bande X. Ce projet fait partie de l’aide militaire pour Israël approuvée par le Pentagone en septembre 2008 :

 

Le gouvernement israélien a demandé ce système pour l’aider à se défendre contre une éventuelle attaque de missiles de l’Iran. Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a signé l’ordre de déploiement à la mi-septembre.

Selon les fonctionnaires de l’US Missile Defense Agency, ce système pourra, dès qu’il sera pleinement opérationnel, suivre et identifier de petits objets à grande distance et à très haute altitude, notamment dans l’espace. De plus, la défense antimissile d’Israël s’intégrera au réseau mondial de détection de missiles des États-Unis.

« Cela permettra aux Israéliens de suivre les missiles balistiques à moyenne et longue portée bien mieux que ce que permet leur système actuel » a déclaré Morrell. « La portée des radars de la défense antimissiles israélienne doublera et accroîtra son temps d’engagement disponible ».

D’après lui, cela permettra d’améliorer grandement la capacité défensive d’Israël. Et il ajoute « les missiles balistiques, notamment ceux de l’Iran, représentent une menace grandissante dans la région, et personne ne devrait se sentir plus nerveux que les Israéliens à ce sujet. Il est clair qu’ils le sont et ils ont demandé notre aide ». (Defense Talk.com, 6 janvier 2009, souligné par l’auteur).

Le nouveau système radar en bande X « permet l’interception précoce, dès le lancement sur le territoire ennemi au lieu du territoire ami » (Sénateur Azzolina Joseph, Protecting Israel from Iran’s missiles, Bayshore News, 26 décembre 2008).

Le radar en bande X intégrerait la défense antimissile d’Israël dans le réseau de détection mondial des États-Unis, qui comporte des satellites, des navires de l’Advanced Electronic Guided Interceptor System, en Méditerranée, dans le Golfe Persique et en Mer Rouge, ainsi que les radars et les intercepteurs au sol du système Patriot. » (Ibid)

Ce que cela signifie, c’est que Washington fait la pluie et le beau temps. Ce sont les États-Unis, et non Israël, qui contrôleront le système de défense : « Ceci est, et restera, un système radar étasunien » a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « Ce n’est pas quelque chose que nous donnons ou vendons aux Israéliens, c’est quelque chose qui nécessitera du personnel des États-Unis pour fonctionner ». (Cité dans Israel National News, 9 janvier 2009, souligné par l’auteur).

En d’autres termes, l’armée étasunienne contrôle le système de défense aérienne d’Israël, qui est intégré au système mondial de défense antimissile des États-Unis. Dans ces circonstances, Israël ne peut pas lancer de guerre contre l’Iran sans l’aval du haut commandement des États-Unis.

Les envois de munitions des États-Unis, qui devraient arriver en Israël après la prise de fonction de Barack Obama à la présidence des États-Unis et comme commandant en chef, font partie du programme plus général de coopération militaire US-israélienne avec l’Iran en ligne de mire.

Le renforcement de la défense antimissile d’Israël, conjugué aux expéditions d’armes étasuniennes, font partie d’un scénario d’escalade qui pourrait entraîner le Moyen-Orient dans une guerre élargie sous l’administration Obama.

Une nouvelle Guerre froide ?

Les deux camps ont renforcé leurs capacités militaires. L’Iran a répondu à l’initiative israélo-étasunienne en étoffant son propre système de défense antimissile avec le soutien de la Russie. Selon des rapports (21 décembre), Moscou et Téhéran ont tenu des pourparlers sur la fourniture par la Russie de systèmes de défense aérienne à moyenne portée, en particulier des systèmes sol-air de défense antimissile S-300 » (Asian Times, 9 janvier 2009).

Lire l’article original en anglais: Unusually Large U.S. Weapons Shipment to Israel: Are the US and Israel Planning a Broader Middle East War?, publié le 11 janvier 2008.

Traduction: Pétrus Lombard. Révisé par Nicolas Gourio pour Mondialisation.ca. 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d’économie à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 11 langues).    


Guerre et mondialisation


Articles Par : Prof Michel Chossudovsky

A propos :

Michel Chossudovsky is an award-winning author, Professor of Economics (emeritus) at the University of Ottawa, Founder and Director of the Centre for Research on Globalization (CRG), Montreal and Editor of the globalresearch.ca website. He is the author of The Globalization of Poverty and The New World Order (2003) and America’s “War on Terrorism”(2005). His most recent book is entitled Towards a World War III Scenario: The Dangers of Nuclear War (2011). He is also a contributor to the Encyclopaedia Britannica. His writings have been published in more than twenty languages. He can be reached at crgeditor@yahoo.com * * * * Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de "Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre", "La Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial" (best-seller international publié en plus de 10 langues). Contact : crgeditor@yahoo.com

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