Les décès attribués en Ukraine par l'OMS et les autorités à une épidémie incontrôlée de grippe porcine, ne sont pas la conséquence du H1N1, un virus dont l'existence n'a jamais été démontrée par l'OMS.La mortalité semble être une conséquence de l'effondrement de l'état de santé général, ainsi que de l’approvisionnement en céréales de base.C’est dans les conditions préalables à un prêt de stabilisation imposées par le FMI à l'Ukraine et non pas dans la grippe porcine que nous devrions en chercher la cause.
Fait très révélateur, depuis que la décision politique a été prise au sein de l'Organisation mondiale de la Santé à Genève l'été dernier, de déclarer le « niveau pandémique » de grippe A du virus H1N1 pour une menace non prouvée contre l'humanité, les avertissements antérieurs de l'OMS concernant l'épidémie de tuberculose et les souches tuberculeuses pharmacorésistantes en Ukraine ont mystérieusement disparu. Est-ce parce que l'OMS, et Big Pharma derrière elle, préfèrent appeler cela grippe porcine et vendre de nouveaux vaccins dangereux non testés additionnés d’adjuvants éventuellement mortels ou handicapants ?
Dans les définitions récemment révisées des « causes de décès » de l'OMS, la mort par tuberculose ou troubles pulmonaires est dans la même catégorie que la mort par la grippe. Le WHO International Statistical Classification of Diseases, ICD-10, Chapitre X, « Maladies du système respiratoire, » Code J09-18, regroupe sous un seul titre : Grippe et Pneumonie. La cause de décès par tuberculose non traitée est enregistrée comme une pneumonie et classée négligemment sous J09-18. Le soupçon est que cela a été fait pour des raisons politiques, et que la totalité des morts signalés depuis avril 2009, attribués au H1N1 de la grippe A, sont en fait des décès de patients ayant des maladies pulmonaires graves, comme la tuberculose laissée sans traitement qui entraîne une pneumonie mortelle. [1]
Un nombre record de tuberculose
En février 2008, l'OMS avait publié un avertissement sur la propagation mortelle de la tuberculose en Ukraine. Selon une dépêche de Reuters du 26 février 2008, l'OMS avait déclaré que, « Les cas de tuberculose pharmacorésistants existants sont enregistrés globalement aux taux le plus élevés jamais vu dans des parties particulièrement vulnérables de l'ancienne Union Soviétique. »
Le rapport de l'agence de santé de l'ONU continue, « Sur la base des données provenant de 81 pays, l'OMS a estimé que, chaque année, près d'un demi-million de gens sont infectés dans le monde par une forme de tuberculose résistante à deux ou plusieurs des principaux médicaments utilisés pour la traiter. Ce nombre justifie environ 5 pour cent des 9 millions de nouveaux cas de tuberculose chaque année. Très résistante aux remèdes, la forme de tuberculose la plus difficile à traiter a été observée dans 45 pays, et pourrait être présente dans d'autres car les données disponibles d'Afrique étaient extrêmement limitées. » [2]
Le Dr Mario Raviglione, directeur du Département Stopà la Tuberculose de l’OMS, a déclaré lors d’un entretien téléphonique, « Voilà où est ma frustration : le monde ne prend pas cette épidémie au sérieux. Ce que montre le rapport, c'est simplement que nous sommes en grande difficulté dans de nombreuses régions du monde. »
L'OMS avait rapporté ensuite que la Russie, l'Azerbaïdjan, la Moldavie et l'Ukraine sont parmi les pays les plus durement touchés par la tuberculose pharmacorésistante. Raviglione a attribué ce phénomène à des années de détérioration socio-économique, au démantèlement des systèmes publics de santé, aux conditions de vie médiocres et à d'autres facteurs.
Selon l'étude de l'OMS en 2008, le plus haut taux de ce qu'on appelle la tuberculose résistante à de multiples remèdes, ou TB-RMR, a été enregistré dans la capitale de l'Azerbaïdjan, Bakou, où 22 pour cent de tous les nouveaux cas de tuberculose ont été signalés dans cette catégorie. C'est le taux le plus haut jamais enregistré dans une population. Le rapport de l'OMS a montré, qu’on avait noté que la TB-RMR a aussi été exceptionnellement courante en Moldavie (19 pour cent des nouveaux cas de tuberculose) ainsi que dans certaines régions de l'Ukraine, de Russie et d'Ouzbékistan.
Cette étude était le premier grand rapport de l'OMS sur la tuberculose depuis 2004. Les Amériques, l'Europe centrale et l'Afrique ont déclaré les proportions les plus basses de TB-RMR, en dehors du Pérou, du Rwanda et du Guatemala. [3]
En novembre 2008, en condition préalable à son prêt de stabilisation d'urgence, le Fonds monétaire international (FMI) a exigé et continue d'exiger que le gouvernement ukrainien coupe le paiement des pensions ainsi que les dépenses publiques de santé et d’autres services, créant un terrain de pauvreté de masse pour l’épidémie actuelle de décès, provoqués non pas par le H1N1, comme on le croit, mais par une tuberculose virulente.
Exploiter le désastre
Aggravant la crise, une pénurie de récoltes menace l’Ukraine, une terre qualifiée autrefois de « grenier de l'Europe. » Selon SGS Services Agricoles de Genève, la société d'inspection agricole officielle, les méfaits des insectes sont un problème grave en cette saison de récolte de blé dans la région de la Mer Noire. Ils signalent que les dégâts des insectes dans les récoltes en Ukraine seront en moyenne très élevés, de 4,6%, et que, dans certaines régions de l'Ukraine, ils n’atteignent pas moins de 80%. [4]
La raison, selon la SGS, c’est qu’en plus des considérations d'ordre climatique, il y a le fait que les agriculteurs n'ont pas d'argent pour acheter des pesticides à cause de la crise économique dans le pays. Les États-Unis et les fournisseurs de blé de l'UE ne se désoleraient pas des pertes de l'Ukraine. Il y a pourtant des conséquences potentiellement désastreuses sur les prix en Ukraine, pour le pain à la base de l'alimentation, et sur davantage de réduction du niveau nutritionnel d'une population vulnérable. Peut-être que GlaxoSmithKline ferait mieux de mettre son énergie dans la recherche d'un vaccin contre le FMI.
Notes
1. OMS, Classification Statistique Internationale des Maladies et des Problèmes de Santé Apparentés, 10ème Révision, Version de 2007, accessible ici :
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