L’Occident et les guerres scélérates

Histoire d'une suprématie

L'Occident et les guerres scélérates

«Nous pouvons donc bien les appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie». Montaigne (Les Essais)

Dans l’histoire des peuples, il est courant de rencontrer des causes de guerre qui sont dues souvent à la cupidité des hommes et à la soif de pouvoir pour dominer autrui. Les mythes fondateurs des nations font souvent appel à des événements qui, bien souvent, n’ont rien à voir avec la morale, et encore moins l’éthique. Pour justement toujours garder sous pression les peuples, on organise des événements qui ont pour but non avoué de renouveler voire perpétuer cette loi non écrite – que l’on peut appeler aussi serment tacite entre les dirigeants de la nation et le peuple- qui est celle de défendre des acquis en termes de territoires voire de marchés, en un mot comme en mille d’influence décisive sur le cours de l’histoire.

Il vient que les parades -à titre d’exemple du 14 juillet en France- outre le renouvellement du serment de fidélité à la nation- sont aussi une exhibition de la discipline, du savoir conquérir bref une façon de montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir. La tectonique actuelle nous permet de voir, en réel, les convulsions du monde, sa recomposition au profit des plus puissants. Des équilibres sociologiques qui ont mis des siècles à sédimenter pour un vivre-ensemble entre peuples et communautés et que l’on croyait inscrit dans le marbre, sont en train de voler en éclats.

On peut se demander au nom de quoi -actuellement- les remises en cause des frontières, la disparition physique des Etats, la tentative d’élimination de peuples- en un mot toutes ces horreurs ont lieu? Car les provocations de tout ordre ne sont pas innocentes, elles seront de plus en plus récurrentes. Les causes de ces perturbations sont multiples. Il y a d’abord le déclin des matières premières au premier rang desquelles se trouve l’énergie. Les grandes nations n’ont pas compris que les ressources de la terre sont limitées et la consommation ne peut pas être illimitée. On peut aussi invoquer le paramètre ethnique, voire religieux qui constitue à des degrés divers le fond rocheux de l’anomie actuelle, il n’est que de voir la théocratie démocratique israélienne et les conflits préfabriqués entre sunnites-chiites, entre musulmans et chrétiens attisés il faut le regretter, par l’Eglise. L’augmentation de l’espace dit vital pour les Allemands – la preuve la plus poignante a valu à l’humanité 50 millions de morts pendant la Seconde Guerre mondiale- fait place de nos jours à une exploitation des ressources à distance.

En regardant de plus près, on s’aperçoit que le néolibéralisme a catalysé ces conflits et pourrait-on dire, l’appât du gain, la rapine quels qu’en soient les motifs a toujours structuré les relations entre Etats forts et Etats faibles. L’antagonisme entre grands a donné lieu à des victoires de l’un ou l’autre des camps. Ainsi, la chute de l’empire soviétique fut totale sous les coups de boutoir d’un Occident déterminé, aidé à la fois par l’Eglise, -souvenons-nous de la phrase «n’ayez pas peur» adressée aux Polonais, du pape Carol Woytila Jean Paul II -, des révolutionnaires in situ -comme Lech Walesa- mais aussi par les taliban et un certain Oussama Bin Laden qui combattaient en Afghanistan «el Kouffar», les mécréants, au nom de Dieu.

Les causes endogènes des conflits

Il est admis que les remises en cause «d’ordre établi» par un pouvoir donné, avec des instruments donnés (vote, démocratie de façade, institution) sont courantes mais leur cinétique est lente. L’appât du gain, la soif de pouvoir ont fait par exemple que les peuples du Sud, devenus indépendants, expérimentent «la démocratie» à coups de coups d’Etat qui sont pour la plupart instrumentalisés par les anciennes puissances coloniales pour placer à la tête de ces pays des dirigeants aux ordres. C’est le cas par exemple des décennies post-indépendance. Cependant, la mainmise de plus en plus importante du marché du néolibéralisme sans état d’âme détruit de plus en plus les Etats au profit de structures économiques et financières supranationales comme en Europe ou supra étatique comme aux Etats-Unis.

L’Etat est détruit dans ses politiques sociales mais il est convoqué à défendre les marchés et l’oligarchie, au besoin par la force. C’est en tout cas ce que l’on observe avec la raréfaction de l’énergie, les Etats forts occidentaux sont impatients de recomposer le monde. Le GMO prôné par Bush II, tardant à se concrétiser, il a été boosté par les révolutions colorées et les révolutions parfumées qui ont donné l’illusion, notamment aux peuples arabes, qu’ils avaient droit à la démocratie, que l’espoir d’une vie digne était à portée de main. Cruelle erreur! Ils s’aperçoivent que même les partis islamiques avaient et ont un fil à la patte qui leur permet, pour le compte de l’Empire, d’ instrumentaliser les foules au nom du divin. On se plait alors à regretter les anciens dictateurs parce que, d’une certaine façon, ils maintenaient l’ordre…

 

Les provocations et les guerres scélérates dans l’Histoire

On sait que l’usure du pouvoir, la gestion difficile d’un Empire de plus en plus excentré, les guerres pour le maintenir, furent les probables causes du déclin. Il faut cependant y ajouter l’aspect économique. Il fut une époque, il y a de cela très longtemps où l’Algérie était considérée, comme «le grenier à blé de Rome» et on dit que les empereurs pensaient à se suicider quand les bateaux ramenant le blé d’Algérie avaient du retard. Tout le monde se souvient de la phrase de Caton l’Ancien qui commençait et terminait toujours ses discours par cette phrase:«Delenda Carthago est», «Carthage doit être détruite». La provocation politique est vieille comme le monde. A cette époque, Rome est encore une république, mais déjà certains hommes influents aimeraient instaurer un régime plus «musclé». Marcus Licinius Crassus va exploiter la frayeur des Romains face à Spartacus et à son armée d’esclaves révoltés. Après avoir défait l’armée de Spartacus, Crassus peut se présenter en «sauveur» de la ville et prétendre au titre de consul. C’est le premier pas vers la liquidation de la République. (1)

Le prétexte pour l’invasion de l’Algérie

Un autre prétexte de provocation nous est donné par l’invasion française. La France compte mettre fin à la piraterie des barbaresques et à l’esclavage des chrétiens par eux. Charles X était à court de trésorerie et la colère du peuple parisien menaçait, dès lors, l’immense pactole que constituait la fortune du dey d’Alger attirait sa convoitise. S’emparer de ce trésor pouvait ainsi représenter un objectif majeur de cette expédition. En 1800, Busnach et Bacri proposent au directoire de ravitailler en blé l’armée française. Le contrat est signé et le dey d’Alger, avance l’argent pour toute l’opération. Les caisses du directoire sont vides et le paiement est ajourné. Trente ans après la dette n’était toujours pas payée. Reçu le 30 avril 1827 en audience, le consul de France Pierre Deval refuse catégoriquement tout ultimatum et se montre méprisant au goût du Dey. C’est le fameux coup d’éventail, qui sera le casus belli de la guerre déclarée par le Royaume de France à la Régence d’Alger. Après le blocus, l’invasion eut lieu trois ans plus tard au nom de Dieu et de l’argent.

La guerre de l’opium imposée à la Chine

Sans être exhaustif, nous allons citer quelques événements prétextes qui ont donné lieu à des guerres d’expansion et d’hégémonie des puissances européennes puis des Etats-Unis. Dès 1729, l’empereur Yong-Zheng avait promulgué un édit interdisant l’importation de la drogue de 1729 à 1836, Par des voies diverses, en 1837, près de 40.000 caisses (3200 tonnes) arrivent en Chine.» Pour le pouvoir impérial chinois, la situation créée par cet afflux massif d’opium est un défi et une provocation des Occidentaux. (…) Dès lors s’instaure un fructueux commerce illicite en triangle: l’opium part des Indes; il est importé en Chine; les bénéfices de l’échange reviennent à l’Angleterre.(2) La Chine perdit la guerre.

L’affaire Thornton, et la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique en avril 1846

En février 1846, la destruction de la patrouille de Thornton par les Mexicains fut vue comme une lâche agression. De nombreuses déclarations d’officiels affichaient clairement l’objectif d’étendre les frontières de l’Union à tout prix, vers le Sud et vers l’Ouest. La guerre avec le Mexique s’inscrit dans un contexte d’expansion territoriale continue depuis 50 ans. Le président Polk avait prévu dans tous les cas, de déclencher une guerre contre le Mexique, comme l’attestent certains documents: dans les années 1880, le général Grant, qui avait participé à cette guerre en tant que lieutenant, déclara que la guerre contre le Mexique avait été une guerre diabolique, qui devait fatalement attirer le courroux de Dieu sur les Etats-Unis. La Guerre de sécession fut selon lui cette punition: «La rébellion du Sud fut l’avatar de la guerre avec le Mexique. L’opinion d’Abraham Lincoln et d’Ulysses Grant, deux futurs présidents des Etats-Unis n’était évidemment pas celle de la majorité des Etats-uniens. Pour beaucoup, cette guerre rapide et très fructueuse exacerba le patriotisme, ouvrit d’immenses territoires à la colonisation, et assit la certitude que les Etats-Unis d’Amérique étaient portés par une destinée manifeste(3).

La guerre hispano-américaine, de 1898

(«Desastre del 98»), est un conflit armé qui se déroula d’avril à août 1898 entre les États-Unis d’Amérique et l’Espagne, et qui eut pour conséquence l’indépendance de Cuba et la prise de contrôle d’anciennes colonies espagnoles dans les Caraïbes et l’océan Pacifique par les États-Unis. La position de l’Espagne en tant que puissance mondiale avait décliné. À la fin du xixe siècle le scénario est toujours le même: le 15 février 1898, une explosion eut lieu à bord du navire de guerre de l’US Navy USS Maine, ancré dans le port de La Havane qui coula rapidement, entraînant la mort de 266 hommes. Les preuves quant à la cause de l’explosion étaient peu concluantes car contradictoires, néanmoins, la presse américaine proclama que c’était certainement un ignoble acte de sabotage commis par les Espagnols. Les premiers combats se déroulèrent non pas à Cuba mais aux Philippines. Le 12 août 1898, l’Espagne accepta un traité de paix préliminaire mettant fin aux hostilités à Cuba.

Les causes du désastre de Sedan en France, la provocation de Bismarck

En juin 1870, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin du roi de Prusse Guillaume 1er, se porte candidat à la succession au trône d’Espagne. L’empereur Napoléon III désapprouve cette démarche et y voit une tentative prussienne pour «encercler» la France. Il va donc s’efforcer d’obtenir l’annulation de ce projet. Léopold y consent, mais cela ne suffit pas: Napoléon le Petit veut une confirmation de Guillaume. L’ambassadeur de France, Benedetti, se rend donc auprès du roi de Prusse. Guillaume reçoit Benedetti et lui fait savoir que si Léopold renonce au trône d’Espagne, la Prusse n’y verra pas d’inconvénient. Mais cette réponse ne satisfait pas l’empereur français qui insiste. En vain; l’ambassadeur n’est reçu que par l’aide de camp. Guillaume refuse de lui accorder une nouvelle audience et le fait recevoir par son aide de camp, le prince Radziwill, qui lui confirme les termes de la première entrevue. Le jour même, le roi fait envoyer une dépêche à Bismarck, son chancelier, afin de l’informer de la situation. Guillaume autorise Bismarck à publier le texte de cette dépêche partiellement ou intégralement, s’il le juge utile. Le chancelier prussien y voit l’occasion rêvée de réaliser ses ambitions politiques. 

 En 1870, en effet, l’Allemagne est encore fragmentée en de multiples Etats, grands, petits ou minuscules. La Prusse, le plus vaste d’entre eux, aspire depuis longtemps à réaliser à son profit l’unité allemande. Ce serait la seule façon pour ce pays de s’imposer sur la scène internationale. Bismarck veut donc provoquer ce conflit armé, qui devra bien entendu être “défensif”. Grâce à la dépêche d’Ems, il espère pousser Napoléon III à déclarer la guerre à la Prusse. Pour cela il publie le texte du télégramme en le tronquant: “Sa Majesté a refusé de recevoir une seconde fois l’ambassadeur français et lui a fait savoir par son aide de camp qu’Elle n’avait plus rien à lui communiquer.” (1)

Le lendemain, les journaux français impriment ce texte choquant par sa concision et son manque de diplomatie, et y glissent de surcroît une erreur de traduction. Au lieu d’aide de camp (en allemand: Adjutant), la presse écrit adjudant. Le scandale est double: non seulement, le roi de Prusse a refusé d’entendre notre ambassadeur, mais il l’a fait éconduire par un vulgaire sous-officier, au lieu de lui faire notifier le refus par un homme de son rang.  La manoeuvre de Bismarck a porté ses fruits au-delà de toute espérance. Les journaux français   sombrent dans l’hystérie, exigent que cette humiliation soit lavée par les armes. On sait comment l’affaire se terminera: la défaite française à Sedan, l’abdication de Napoléon III, les Prussiens devant Paris, l’Alsace et une partie de la Lorraine arrachées à la France pour 47 ans, et l’Empire allemand proclamé dans la Galerie des Glaces de Versailles.(1)

Le 11 septembre 2001 et la destruction de l’Afghanistan et de  l’Irak

Plus près de nous, tout le monde se souvient pour la période récente de la destruction de l’Afghanistan dans la poursuite en vain de Bin Laden. La destruction de l’Irak fut faite en deux temps. D’abord, avec George Bush père qui attira Saddam Hussein dans un piège. Pour l’histoire, l’Irak est sorti exsangue d’un conflit avec l’Iran, conflit entretenu par l’Occident et les roitelets du Golfe qui ont fait de Saddam Hussein leur champion pour «contenir» la révolution iranienne. Résultat des courses, un conflit de huit ans avec des centaines de milliers de morts. A l’époque, il n’y avait pas d’Osdh à partir de Londres ou de «Reporters sans frontières» pour compter les morts.

L’Irak affaibli se vit réclamer par le Koweït les prêts pour achat d’armes. Saddam fut exaspéré. De plus, le Koweït a aggravé le contre-choc pétrolier subi par l’Opep en faisant du dumping. Saddam Hussein décida d’attaquer le Koweït. Il demanda «la permission» aux Américains, l’ambassadrice Glaspie l’informa que l’Oncle Sam n’était pas concerné par ce qui se passait entre Arabes. Là encore, cruelle erreur.

L’occasion rêvée donnait aux Etats-Unis la légalité pour attaquer l’Irak malgré sa marche arrière. En fait, après la chute de l’Empire soviétique, les thinks thanks américains planchèrent sur une façon d’arriver à l’hyperpuissance capable de mener deux guerres en même temps, de sécuriser tous les approvisionnements pétroliers et dans la foulée d’asseoir définitivement Israël au Moyen-Orient comme poste avancé de la «civilisation» contre la barbarie arabe et musulmane. Ce fut le Pnac (Project for New American Century) Projet pour un nouveau Siècle Américain. Il n’est pas impossible de penser sans s’attirer la foudre des bien-pensants que les attentats du 11 septembre aient été suscités pour mettre en oeuvre la nouvelle politique américaine.

Le deuxième temps de la destruction de l’Irak, les Irakiens le doivent au digne fils, George Walker Bush. Il fallait, après la destruction de l’Afghanistan, terminer le travail du père Bush. Pour cela, il fallait une provocation. Il est de plus en plus évident que l’argumentation avec laquelle la Maison-Blanche et les médias américains ont «vendu» la guerre est entièrement fausse (…) L’accusation que l’Irak possédait des armes de destruction massive a été choisie, comme l’a plus tard admis l’adjoint au secrétaire à la Défense, Paul Wolfowitz, pour des «raisons bureaucratiques». En d’autres termes, c’était la seule allégation sur laquelle le département d’État, le Pentagone et la CIA pouvaient s’entendre qu’elle offrirait une couverture utilisable pour masquer les véritables motifs de la guerre: s’emparer des immenses ressources en pétrole de l’Irak et établir la domination américaine au Moyen-Orient ».(4)

L’Irak fut laminé, plus d’un million de morts, un peuple traumatisé à vie, avec trois pouvoirs selon la proximité de puits de pétrole (Kurdes, Sunnites, Chiites). Dans le même ordre , on peut citer, sans être exhaustif l’attaque de la discothèque en Allemagne, attribuée à Kadhafi. Une première punition faite   en direct  par les Américains( les chaines de télévision américaines ont été convoquées pour filmer la punition), s’est sodée par un bombardement qui a causé la mort d’une soixantaine de personnes pour une responsabilité  non démontrée. En définitive, qu’on se le dise; les droits de l’homme, le devoir d’ingérence et autres concepts de la doxa occidentale sont autant de prétextes pour mettre en coupe réglée les Etats faibles, Le néolibéralisme et les oligarchies qui gouvernent le monde n’ont pas d’état d’âme : Rien ne doit s’opposer à la curée, pour le plus grand bien de l’empire et de ses vassaux.  Nous sommes avertis.

Mystification et provocation

Notes

1. http://membres.multimania.fr/wotraceafg/provocation.htm
2. http://www.dedefensa.org/article les_guerres_de_l_opium_ou_l_ecrasement_de_la_chine.html
3. http://observatoire-terrorisme.com/laffaire-thornton-guerre-etats-unis-mexique-1846/
4. http://www.wsws.org/francais/News/2003/juin03/210603_ADMmensonge.shtml21juin2003    

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz

Articles Par : Chems Eddine Chitour

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