Le onzième anniversaire du 11-Septembre

VIDÉO: 11-Septembre - Explosion de la tour nord

Retour sur l’analyse de Paul Craig Roberts à l’occasion des commémorations des 11 ans des attentats du 11-Septembre. Il explique comment il a eu des doutes dès le premier jour, et consacre depuis, comme bien d’autres, une bonne partie de son énergie à inverser le cours des évènements.

L’article ci-dessous a été rédigé pour le Journal of 9/11 Studies à l’occasion du onzième anniversaire du 11 Septembre 2001, jour qui mit fin à un gouvernement responsable et aux libertés aux Etats-Unis. Cet article est posté ici avec l’accord des éditeurs.

 

Afin de comprendre l’invraisemblance des explications données par le gouvernement à propos du 11/9, il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances sur l’énergie ou les puissances qui ont fait tomber les trois tours du WTC, sur ce qui a frappé le Pentagone ou sur ce qui a provoqué l’explosion, sur les compétences de pilotage ou le manque de compétences des supposés pirates, ni de savoir si l’avion de ligne s’est écrasé en Pennsylvanie ou a été abattu, si les appels téléphoniques en altitude ont pu aboutir, ou tout autre question qui fait l’objet de débats contradictoires.

Il suffit de savoir deux choses :

La première, selon le récit officiel, une poignée d’arabes, essentiellement des saoudiens, opérant indépendamment de tout gouvernement ou de services secrets qualifiés, des hommes n’ayant pas les aptitudes d’un James Bond, ni d’un « V » comme Vendetta, ont non seulement déjoué la surveillance de la CIA, du FBI et de l’Agence de Sécurité Nationale, mais aussi celle de l’ensemble des 16 agences du Renseignement U.S. et de toutes les agences de sécurité des alliés des E.U. au sein de l’OTAN ainsi que celle du Mossad israélien. Non seulement toutes les forces du Renseignement des pays de l’Ouest ont échoué, mais le matin des attentats, la totalité du dispositif de sûreté nationale de l’Etat a simultanément échoué. La sûreté aéroportuaire a échoué quatre fois en l’espace d’une heure. Le NORAD a échoué. Le contrôle aérien a échoué. L’US Air Force a échoué. Le Conseil National de sécurité a échoué. Dick Cheney a échoué. Absolument rien n’a fonctionné. L’unique superpuissance au monde s’est trouvée sans défense, à la merci humiliante de quelques arabes lambdas.

Il est difficile d’imaginer histoire plus farfelue, sauf pour la deuxième chose à savoir : l’échec humiliant de la sécurité nationale US n’a pas suscité immédiatement une demande d’enquête de la part du Président des USA, du Congrès, de l’état-major interarmées, ni des médias, afin de savoir comment un échec total aussi improbable avait pu se produire. Personne n’a été tenu responsable du plus grand échec historique de la sécurité nationale. En revanche, la Maison Blanche, opposée à toute enquête, a traîné des pieds pendant un an, jusqu’à ce que les familles du 11/9, demandant avec insistance de trouver les responsables, aient obligé le Président George W. Bush à nommer une commission politique, sans expert, pour mener une prétendue enquête.

Les doutes ont surgi dès le 11/9

Le 11 Septembre 2001, un voisin m’a téléphoné pour me dire : « Regardez la télé. » Croyant qu’un ouragan, sans doute sérieux au ton de la voix de mon voisin, allait s’abattre sur nous, j’ai allumé la télé pour savoir s’il fallait calfeutrer la maison et partir.

Ce que j’ai vu, c’est une fumée noire dans les étages supérieurs de l’une des tours du WTC. Ça ne ressemblait pas vraiment à un incendie, et les rapports affirmaient que c’était sous contrôle. Je me suis demandé pourquoi tous les principaux présentateurs TV se focalisaient sur un incendie de bureau lorsque les cameras ont montré un avion percutant l’autre tour. C’est alors que j’ai appris que les deux tours avaient été frappées par des avions de ligne.

Les caméras montraient des gens dans le trou sur le coté de la tour et regardant dehors. Ça ne m’a pas étonné. L’avion de ligne était minuscule comparé à l’imposant édifice. Mais que se passait-il ? Deux accidents, coup sur coup ?

Les tours – les trois quarts ou quatre cinquième des bâtiments sous l’impact des avions – apparemment largement intactes, résistaient. Il n’y avait des signes d’incendie qu’à proximité des impacts des avions. Soudain, l’une des tours explosa, se désintégra pour disparaître en fine poussière. Avant que quiconque comprenne quelque chose à ce qui se passait, la seconde tour disparut de même, en fine poussière.

Les présentateurs des journaux télévisés ont comparé la désintégration des tours à une démolition contrôlée. Il y a eu de nombreux témoignages à propos d’explosions partout dans les tours, de la base ou des sous-sols jusqu’au sommet. (Dès que le gouvernement a lancé l’histoire des attaques terroristes, toute référence à une démolition contrôlée ou à des explosions a disparu des journaux et de la TV.) C‘était clair pour moi. Quelqu’un avait fait exploser les bâtiments. Il était totalement évident que les tours n’étaient pas tombées à cause de dommages structurels asymétriques. Elles avaient explosé.

Les images des avions de ligne percutant les tours, et les tours en train d’exploser ont été rediffusées maintes et maintes fois. Les avions ont percuté les parties hautes des tours et, peu après, les tours ont explosé. J’ai éteint la télé en me demandant comment il était possible que des cameras soient prêtes à filmer un phénomène aussi inhabituel qu’un avion s’écrasant contre un gratte-ciel.

Je ne me souviens pas de la chronologie, mais c’était peu avant qu’émerge l’histoire d’Oussama ben Laden et de son gang al-Qaïda qui avaient attaqué les USA. Un passeport avait été trouvé dans les décombres [Ndlr : avant l'effondrement des Tours]. Un autre avion de ligne avait volé dans le Pentagone, et un quatrième avion s’était écrasé ou avait été abattu. Quatre avions avaient été détournés, ce qui signifiait que la sécurité aéroportuaire avait échoué quatre fois le même matin. Les terroristes avaient assailli les USA avec succès.

Quand j’ai entendu ces informations, je me suis posé des questions. Comment un tout petit passeport avait pu être récupéré intact dans les décombres de deux gratte-ciel, chacun haut de plus de 100 étages, alors que les corps, le mobilier de bureau et les ordinateurs n’ont pu être retrouvés ? Comment la sécurité aéroportuaire a pu échouer au point que quatre avions de ligne aient pu être détournés dans la même heure ? Comment les autorités ont pu connaître de façon concluante et presque immédiatement les noms des coupables qui avaient réussi une attaque contre l’unique superpuissance au monde alors que les autorités ne savaient pas qu’une telle attaque avait été planifiée ou qu’elle était même possible ?

Ces questions m’ont dérangé, car en tant qu’ancien membre du Congrès et nommé par le Président à de hautes fonctions, j’avais des habilitations de sécurité à un haut niveau. En plus de mes fonctions de secrétaire adjoint au Trésor US, j’avais des responsabilités à la FEMA en cas d’attaque nucléaire. Il y avait un refuge de montagne auquel je devais me rendre dans le cas d’une attaque nucléaire et à partir duquel j’étais censé prendre le relais du gouvernement américain dans le cas où aucun haut fonctionnaire n’aurait survécu à l’attaque.

Plus l’histoire du 11-Septembre a été présentée dans les médias, plus elle est devenue miraculeuse. Il n’est pas crédible que non seulement la CIA et le FBI n’ait pas pu détecter le complot, mais aussi l’ensemble des 16 agences de renseignement américaines, y compris de l’Agence de Sécurité Nationale qui espionne tout le monde sur la planète, l’agence de renseignements de la Défense, le Mossad israélien et les agences de renseignement des pays de l’OTAN alliés de Washington. Il y a tout simplement trop de veilleurs et trop d’infiltration au sein des groupes terroristes pour qu’une attaque aussi complexe puisse être préparée dans l’ombre et réalisée sans être contrée.

Les explications de Washington sur l’attaque impliquaient une faille de sécurité trop massive pour être crédible. Une telle défaillance catastrophique de la sécurité nationale signifierait que les Etats-Unis et l’Europe n’ont jamais été à l’abri pendant la guerre froide, l’Union soviétique aurait pu détruire l’Occident tout entier d’un seul coup non détecté.

En tant que personne dont les collègues au Centre d’études stratégiques et internationales à Washington étaient d’anciens secrétaires d’Etat, des anciens conseillers nationaux de sécurité, d’anciens directeurs de la CIA, anciens présidents des chefs d’états-majors, j’ai été troublé par l’histoire qu’un petit groupe d’individus, non pris en charge par un service de renseignement compétent, ait pu commettre les événements du 11/9.

Ayant servi le gouvernement à un haut niveau, je savais que toute cette opération réussie du 11-Septembre aurait donné lieu à des demandes immédiates de la Maison Blanche, du Congrès et des médias pour établir les responsabilités. Il y aurait eu une enquête sur la façon dont tous les aspects de la sécurité américaine pouvaient totalement tomber en panne simultanément en une seule matinée. Un échec si catastrophique et embarrassant de la sécurité nationale ne serait pas laissé sans examen.

Le NORAD a échoué. Armée de l’air US n’a pas pu faire voler des avions de chasse. Le contrôle aérien a perdu de vue les avions de ligne détournés. Pourtant, au lieu de lancer une enquête, la Maison Blanche s’est opposée pendant un an aux demandes d’enquête des familles des victimes du 11/9. Ni le public, les médias, ni le Congrès ne semblaient penser qu’une enquête était nécessaire. L’accent était mis sur la vengeance, ce que le régime « néocon » de Bush signifiait être l’invasion de l’Afghanistan qui était accusé d’abriter l’instigateur des attentats, Oussama ben Laden.

Normalement, les terroristes sont fiers de leur succès et annoncent leur responsabilité. C’est une façon de construire un mouvement. Souvent, un certain nombre de groupes terroristes sont en compétition pour l’attribution du mérite d’une opération réussie. Mais Oussama ben Laden dans la dernière vidéo qui est certifié par des experts indépendants dit qu’il n’avait aucune responsabilité dans les attentats du 11/9, qu’il n’avait rien contre le peuple américain, que son opposition était limitée à la politique coloniale du gouvernement américain et le contrôle des gouvernements musulmans.

Cela n’a aucun sens que le « cerveau » du coup le plus humiliant de l’histoire du monde à avoir jamais été fomenté à l’encontre d’une superpuissance ne s’attribue pas le mérite de son accomplissement. En Septembre 2001, Oussama Ben Laden savait que son état de santé était critique. Selon la presse, il a subi une dialyse rénale le mois suivant. Les rapports les plus fiables dont nous disposons disent qu’il est mort en Décembre 2001. Il n’est tout simplement pas crédible que Ben Laden ait nié toute responsabilité par crainte de Washington.

Mais Oussama Ben Laden était trop utile comme épouvantail et Washington et les médias « presstitués »[Ndt. Jeu de mot avec prostituée] l’ont gardé en vie pendant encore une décennie jusqu’à ce que Obama ait besoin de tuer le mort pour remonter dans les sondages et empêcher les Démocrates de choisir un autre candidat pour la présidentielle.

De nombreuses vidéos de Ben Laden, chacune déclarée fausse par les experts, ont été livrées chaque fois que cela était utile à Washington. Personne dans les médias occidentaux, au Congrès américain ou européen, ou des parlements du Royaume-Uni, n’était suffisamment intelligent pour reconnaître qu’une vidéo de Ben Laden émergeait systématiquement lorsque Washington en avait besoin. “Pourquoi le ‘cerveau’ serait-il si accommodant pour Washington ?” C’est la question qui m’est venue à l’esprit chaque fois que l’une de ces fausses vidéos a été publiée.

L’ “enquête” qui a finalement eu lieu était une manœuvre politique de la Maison Blanche. Un membre de la commission a démissionné, déclarant que l’enquête était une farce et aussi bien le co-président que le conseiller juridique de la Commission ont pris leurs distances avec le rapport en déclarant que la Commission d’enquête avait été « mise en place pour échouer », que ses ressources ont été restreintes, que les représentants de l’armée américaine ont menti à la commission et que la commission a envisagé de les attaquer au pénal pour faux témoignage.

On pouvait penser que ces révélations provoqueraient un certain émoi, mais les médias, le Congrès, la Maison Blanche et le public restèrent silencieux.

Tout cela me gênait beaucoup. Les États-Unis avaient envahi deux pays musulmans sur la base d’allégations sans fondement liant ces deux pays aux attentats du 11-Septembre sur lesquels ils n’avaient pas mené d’enquête. Les néo conservateurs qui composaient l’administration de George W. Bush prônaient l’invasion de plus de pays musulmans. Paul O’Neill, premier secrétaire au Trésor de Bush, a déclaré publiquement que le régime Bush avait l’intention d’envahir l’Irak avant le 11-Septembre. O’Neill a dit que personne, lors d’une réunion du Conseil de sécurité nationale, n’a même posé la question, pourquoi envahir l’Irak ? “Il s’agissait juste de trouver un moyen de le faire.”

La fuite du mémo top secret « Downing Street Memo » écrite par le chef des services secrets britanniques (MI6) confirme le témoignage de Paul O’Neill. La note de service, connue sous le nom “memo Smoking Gun” dont l’authenticité a été confirmée, stipule que «le président George W. Bush veut renverser Saddam Hussein, par une action militaire, justifiée par la conjonction du terrorisme et des ADM. Mais les renseignements et les faits étaient établis en fonction de la politique.” En d’autres termes, l’invasion américaine de l’Irak ne reposait sur rien d’autre qu’un mensonge monté de toutes pièces.

Etudiant en ingénierie, j’avais assisté à une démolition contrôlée. Quand les films de l’effondrement du WTC 7 ont émergé, il fut évident que le bâtiment 7 avait été abattu par démolition contrôlée. Quand le professeur de physique David Chandler a mesuré la chute de l’immeuble et a établi qu’elle s’était produite à la vitesse de la chute libre, l’affaire était close. Les bâtiments ne peuvent pas tomber en chute libre à moins que la démolition contrôlée ait supprimé toute résistance aux étages qui s’effondrent.

Si les avions de ligne ont fait tomber deux gratte-ciel, pourquoi avoir utilisé une démolition contrôlée pour abattre un troisième bâtiment ?

J’ai supposé que les architectes, les ingénieurs de structure et les physiciens auraient tiré la sonnette d’alarme face à cette histoire évidemment fausse. Si je pouvais voir que quelque chose n’allait pas, des gens plus hautement qualifiés le verraient certainement aussi.

Le premier physicien à faire une argumentation efficace et convaincante fut Steven Jones qui était à BYU (Brigham Young University, NDT). Jones a déclaré que des explosifs ont fait tomber les Tours Jumelles. Il a fait une excellente affaire. Pour ses efforts, il a été contraint de démissionner du poste dont il était titulaire. Je me demandais si le gouvernement fédéral avait menacé d’arrêter les subventions de recherche du BYU ou si des administrateurs patriotiques et les anciens élèves étaient la force agissante dans l’expulsion de Jones. Peu importe, le message était clair pour les autres experts travaillant à l’université : “Tais-toi ou on te fera taire.”

L’avis de Steven Jones a été confirmé lorsque le chimiste Niels Harrit de l’Université de Copenhague au Danemark a déclaré sans équivoque que l’équipe scientifique, avec laquelle il travaillait, a trouvé de la nano-thermite dans les résidus de poussières des Tours Jumelles. A ma connaissance, ce résultat sensationnel n’a pas été mentionné ni dans la presse écrite ni dans les médias TV US.

Plusieurs années après le 11-Septembre, l’architecte Richard Gage a formé « Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11/9 », une organisation qui s’est développée pour compter aujourd’hui 1 700 experts. Les plans des tours ont été étudiés. C’était de formidables structures. Elles ont été construites pour résister aux impacts d’avions de ligne et aux incendies. Il n’y a aucune explication crédible de leur chute à l’exception de la démolition intentionnelle.

J’ai aussi trouvé inquiétante la crédulité du public, des médias, et du Congrès dans l’acceptation inconditionnelle des histoires officielles de terroristes à la chaussure piégée, shampooing et bouteille d’eau piégés, ou encore sous-vêtements piégés pour faire exploser des avions de ligne pendant le vol. Ces scénarios sont grotesques. Comment pouvons-nous croire qu’Al-Qaïda, capable d’organiser l’attaque terroriste la plus fantastique de l’histoire et capable de concevoir des engins explosifs improvisés (IED) qui tuent et mutilent des troupes américaines et détruisent les véhicules militaires, utiliseraient des engins qui doivent être mis à feu avec une allumette ? Les terroristes à la chaussure ou au sous-vêtement piégés auraient tout simplement appuyé sur une touche de leur téléphone ou ordinateur portables et la bombe liquide n’aurait pas nécessité un temps prolongé pour être préparée dans les toilettes (et tout ceci en vain).

Rien de tout cela n’a de sens. En outre, les experts ont contesté de nombreuses allégations du gouvernement, qui n’ont jamais été soutenues par autre chose que par l’histoire officielle du gouvernement. Il n’existe aucune preuve indépendante qu’autre chose soit impliqué que de la poudre à pétard.

L’affaire de l’attentat aux sous-vêtements piégés est particulièrement difficile à accepter. Selon des témoins, le kamikaze n’avait pas le droit de monter à bord de l’avion, parce qu’il n’avait pas de passeport. Ainsi, un fonctionnaire apparaît et le fait embarquer dans l’avion à destination de Detroit, le jour de Noël. Quel genre de fonctionnaire a le pouvoir de passer outre les règles établies, et qu’est-ce que le fonctionnaire pensait qu’il allait se passer pour le passager quand il se serait présenté à la douane américaine sans passeport ? Tout agent ayant le pouvoir d’annuler une telle procédure standard devrait savoir qu’il était inutile d’envoyer un passager dans un pays où son entrée sans passeport serait automatiquement rejetée.

C’est la preuve circonstanciée qu’il s’agissait d événements orchestrés pour maintenir la peur, créer de nouveaux pouvoirs pour une nouvelle agence qui dépasse le cadre politique fédéral, pour habituer les citoyens américains à des fouilles intrusives et à une force de police pour les tenir, et de vendre cher les « scanners pornographiques » et les appareils les plus technologiquement avancés à l’Administration de la sécurité des transports. Apparemment, cette collection coûteuse de gadgets high-tech ne suffit pas à nous protéger des terroristes et, en août 2012, le Ministère de la sécurité intérieure a passé une commande de 750 millions de cartouches… assez pour tuer deux fois et demi chaque personne aux USA.

Les américains naïfs et crédules prétendent que si une partie du gouvernement américain avait été impliqué dans le 11/9, “quelqu’un aurait parlé à ce jour.” Une pensée réconfortante, peut-être, mais rien de plus. Considérons, par exemple, la dissimulation par le gouvernement américain de l’attaque israélienne de 1967 contre l’USS Liberty qui a tué ou blessé la plupart de l’équipage, mais qui n’a pas réussi à couler le navire. Lorsque les survivants ont témoigné, on leur a ordonné de manière menaçante de ne pas parler de l’évènement. C’est seulement douze ans plus tard que l’un des officiers de l’USS Liberty, James Ennes, a raconté l’histoire de l’attaque dans son livre, « Assaut sur le Liberty ». Je continue à me demander comment les professionnels du NIST ressentent d’avoir été manipulés par le gouvernement fédéral afin qu’ils prennent une position non scientifique sur la destruction des tours du WTC.

Quel sera le résultat des doutes sur la version officielle soulevés par les experts ? Je crains que la plupart des Américains soient mentalement et émotionnellement trop faibles pour être en mesure d’accepter la vérité. Ils sont beaucoup plus à l’aise avec l’histoire des ennemis qui ont attaqué l’Amérique avec succès malgré les importantes mesures de sécurité nationale mises en place. Le public américain a fait la preuve de lâcheté en sacrifiant, sans se plaindre, sa liberté et la protection du droit garantis par la Constitution pour être « en sécurité ».

Le Congrès n’a rien à craindre pour le gaspillage de milliards de dollars dans des guerres inutiles basées sur l’orchestration d’un « nouveau Pearl Harbor ». Lorsque les néo-conservateurs disaient qu’un « nouveau Pearl Harbor » était une exigence de leurs guerres pour l’hégémonie américano-israélienne, ils préparaient le terrain pour les guerres du 21e siècle que Washington a lancé. Si la Syrie tombe, il restera seulement l’Iran, puis Washington sera en confrontation directe avec la Russie et la Chine.

À moins que la Russie et la Chine puissent être renversées par des « révolutions colorées », ces deux puissances nucléaires ne vont probablement pas se soumettre à l’hégémonie de Washington. Le monde tel que nous le connaissons pourrait connaître sa fin.

Si assez d’Américains ou même d’autres peuples dans le monde avaient l’intelligence de comprendre que des structures massives en acier ne se désintègrent pas en poussière fine à cause de l’impact d’un avion et d’incendies limités à quelques étages, Washington aurait à faire face à la suspicion qu’elle mérite.

Si le 11-Septembre était en fait le résultat de l’échec de la Sécurité Nationale pour empêcher une attaque, le refus du gouvernement de procéder à une véritable enquête serait une défaillance encore plus considérable. Il incombe aux individus concernés et qualifiés de jouer le rôle d’investigateur abandonné par le gouvernement. Les présentations lors des audiences de Toronto, ainsi que les évaluations des groupes d’experts, sont maintenant disponibles, comme l’est le film documentaire, « Preuves d’explosifs : des experts se prononcent », réalisé par l’association « Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11/9 ».

Les agents du gouvernement et leurs défenseurs essaient de détourner l’attention des faits troublants en redéfinissant les preuves factuelles révélées par les experts comme le produit d’une « culture du complot ». Si malgré le lavage de cerveau et le manque d’éducation scientifique, les gens sont capables de prendre en compte les informations mises à leur disposition, peut-être que la Constitution américaine et la paix pourraient toutes les deux être rétablies. Seules les personnes informées peuvent arrêter Washington et empêcher que la folie du gouvernement hégémonique américain ne détruise notre monde par la guerre.

Paul Craig Roberts

Article original en anglais :

9111

The 11th Anniversary of 9/11, publié le 11 septembre 2012.

Traduction Zapliste et CCJ147 publié sur reopen911.info/

A propos :

Paul Craig Roberts, former Assistant Secretary of the US Treasury and Associate Editor of the Wall Street Journal, has held numerous university appointments. He is a frequent contributor to Global Research. Dr. Roberts can be reached at http://paulcraigroberts.org

Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) accorde la permission de reproduire la version intégrale ou des extraits d'articles du site Mondialisation.ca sur des sites de médias alternatifs. La source de l'article, l'adresse url ainsi qu'un hyperlien vers l'article original du CRM doivent être indiqués. Une note de droit d'auteur (copyright) doit également être indiquée.

Pour publier des articles de Mondialisation.ca en format papier ou autre, y compris les sites Internet commerciaux, contactez: media@globalresearch.ca

Mondialisation.ca contient du matériel protégé par le droit d'auteur, dont le détenteur n'a pas toujours autorisé l’utilisation. Nous mettons ce matériel à la disposition de nos lecteurs en vertu du principe "d'utilisation équitable", dans le but d'améliorer la compréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux. Tout le matériel mis en ligne sur ce site est à but non lucratif. Il est mis à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent dans le but de faire de la recherche ainsi qu'à des fins éducatives. Si vous désirez utiliser du matériel protégé par le droit d'auteur pour des raisons autres que "l'utilisation équitable", vous devez demander la permission au détenteur du droit d'auteur.

For media inquiries: media@globalresearch.ca