Les bombardements de l’Otan et les bombes à fragmentation

Les bombardements de l'Otan et les bombes à fragmentation

Les représentants de la Coalition pour bannir les bombes à fragmentation et de l’Aide populaire de Norvège ont appelé, aujourd’hui, le Gouvernement de Serbie à signer le Traité d’Oslo, prévoyant l’interdiction de production, de vente et d’usage de ces munitions. Présentant le projet ’’Eclaireurs des bombes à fragmentation en Serbie’’, ils ont mis en garde que, dix ans après les bombardements de l’Otan, il y avait en Serbie, sans compter le Kosovo-Metohija, plus de 2500 pièces de bombes à fragmentation, non activées.

 La mise en place du projet ’’Eclaireurs des bombes à fragmentation en Serbie’’a commencé le 9 novembre 2007 et a duré jusqu’au 30 novembre 2008. Au cours de cette période, les experts ont fait une estimation générale de la situation, précisément, du danger que représentent les bombes à fragmentation non activées et de leur influence socio-économique. Aux dires de l’éclaireur de l’Aide populaire de Norvège, Miroslav Pisarevic, cent cinq zones ont été localisées en territoire de Serbie, situées dans quinze communes. Les régions mentionnées comptent près de 162 000 habitants, dont 88 000 à proximité des surfaces suspectées, si bien qu’on peut les considérer comme exposés à un risque quotidien. Dans ces zones, 196 bombes à fragmentation ont été jetées, avec 37 032 pièces de munitions, a fait ressortir M. Pisarevic, rappelant qu’au cours des bombardements de la RFY, ces munitions avaient été utilisées par les aviations des Pays-Bas, des USA, et, de la Grande Bretagne. L’Armée de Yougoslavie, a-t-il ajouté, a nettoyé une majeure partie du terrain contenant les restes de ces munitions, mais, à une profondeur de 20 à 70 centimètres, se trouve encore plus de 2500 pièces, qui mettent en péril une surface d’environ 30 km2. M. Pisarevic a communiqué qu’au cours des bombardements, en 1999, 27 personnes ont été tuées à Nis, et, plus de 150 blessées, tous victimes des bombes à fragmentation alors qu’après la cessation de l’agression de l’Otan, ces armes ont fait 4 morts et 8 blessés. De l’estimation de M. Pisarevic, un nettoyage complet exigerait jusqu’à 30 millions d’euros.

Le représentant de la Coalition pour bannir les bombes à fragmentation, Thomas Nesh a rappelé que la Serbie fut un des pays leaders dans les initiatives visant à interdir ces armes et qu’une des plus grandes conférences, consacrée à ce sujet, avait été organisée justement, à Belgrade, en 2007. Il a fait part de sa deception de ce que le Gouvernement de Serbie, en décembre dernier, avait renoncé à signer la Convention d’Oslo, signée, jusqu’à présent, par 94 pays. La Serbie a bel et bien besoin d’un tel accord, en tant que pays, qui fut victime de ces munitions, a dit M. Nesh, soulignant qu’en cas de signature de cette Convention, Belgrade pouvait concourrir pour les fonds financiers en vue du déminage et de l’aide aux victimes.


Articles Par : Global Research

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