Les femmes dans les émeutes de la faim

Entre février et mai 2008, des émeutes de la faim ont éclaté dans les pays du Sud et en particulier sur le continent africain. Le Sénégal, le Burkina Faso, le Mozambique, l’Egypte, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, Madagascar, le Cameroun et d’autres pays sont ainsi secoués par un cri d’alerte de la population qui ne peut plus faire face à l’envolée des prix des aliments de base comme le riz, l’huile d’arachide, les pommes de terre, le blé… Certaines révoltes ont été conduites par des femmes et beaucoup d’autres ont été soutenues par ces actrices trop souvent écartées des analyses journalistiques, institutionnelles et universitaires. Ne parvenant plus à nourrir leurs familles, étant confrontées à la faim de leurs enfants, elles sont sorties dans la rue pour manifester, parfois violemment, leur désarroi face à une situation économique qui les rend encore plus vulnérables.

La présence des femmes dans les émeutes de la faim s’explique d’abord par leur rôle au sein du foyer. En tant que mères de famille, elles doivent subvenir aux besoins de leurs enfants dans des conditions qui sont aujourd’hui devenues intolérables. D’autre part, elles sont particulièrement investies dans le commerce informel des denrées alimentaires (transport, transformation et vente aux détails des produits alimentaires). La hausse des prix des matières premières agricoles les privent donc d’une ressource économique principale.

Mais avant d’incarner les victimes les plus touchées des politiques libérales, elles sont d’abord les premières actrices du système agricole africain. Alors que les femmes de l’Afrique sub-saharienne ne possèdent pourtant que 2 % des terres, elles constituent près de 70 % de la force agricole du continent et produisent une majorité des denrées alimentaires. [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb1″>1]

Alors qui sème le blé, réclame les récoltes dans la tempête…

Les femmes dans les émeutes de la faim

La révolte des ménagères

Bobo Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso, a été la première à subir la colère des populations très remontées. Les 20 et 21 mars 2008, cette ville d’ordinaire calme a été le théâtre de violentes manifestations contre la hausse sauvage des prix. Des commerces, des biens appartenant à l’Etat, ont été incendiés. Les feux tricolores, des biens publics et privés ont également été brûlés. « Après le passage des manifestants, Bobo ressemblait à une ville fantôme » rapporte un journaliste de L’Evénement, un bimensuel privé du Burkina Faso. [http://fr.allafrica.com/stories/200804010146.html” href=”http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb3″>3]

Elles ont pris alors d’assaut les principales artères du District d’Abidjan où elles ont dressé des barricades. A Cocody, Riviéra, au II Plateau, à Port-Bouët, Yopougon, et d’autres communes, les voies étaient obstruées par des tables, bancs, blocs en béton ou pneus enflammés, troncs d’arbre, branches, poubelles vides et/ou pleines. [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb5″>5]

Depuis plusieurs mois, le Burkina Faso traverse une crise liée à l’explosion des prix des aliments de base, notamment le riz. Le sac de riz se vend actuellement au Burkina entre 18 000 et 22 500 francs CFA (32 €). Le litre d’huile vendu à 600 est passé à 1000 ou 1200 francs CFA (1,80 €, soit à peu près le prix français). Les prix ont été augmentés de 75% à plus de 100%. Au Cameroun, le prix du sac de riz a augmenté de près de 50 % en quelques mois pour frôler les 300 francs CFA le kilo (0,45 €).

En Côte d’Ivoire, des messages écrits sur des bouts de cartons ont exprimé aussi le désarroi : « Nous sommes sorties ce matin parce que trop c’est trop. On en a marre. C’est une autre forme de guerre qu’on déclare à la Côte d’Ivoire. On est fatigué ». Une autre femme, beaucoup plus en colère, a mis les pieds dans le plat : « On ne peut rien payer, le riz de nikacha qui était à 200 francs est passé à 400 francs. On ne peut plus manger, on a faim. On est venu se plaindre aux autorités, à Soro, à Gbagbo ». [http://www.naturavox.fr/article.php3 ?id_article=4124″ href=”http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb7″>7]

En République démocratique du Congo, le mutisme du gouvernement traduit sans doute la difficulté qu’il rencontre à élaborer une politique salariale susceptible de permettre aux travailleurs de satisfaire leurs besoins vitaux. La récente augmentation de plus de 20% du prix de l’essence pèse douloureusement sur la population. [http://www.afrik.com/article14158.html” href=”http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb9″>9]

Des mesures qui restent des stratégies à moyen terme et ne prennent que partiellement en compte la difficulté réelle et structurelle de la population à se nourrir.

Mesures internationales

Les ministres de l’Economie et des Finances des pays africains, réunis à Addis-Abeba les 28, 29 et 30 mars 2008, n’ont pu que constater que « l’augmentation des prix mondiaux des produits alimentaires présente une menace significative pour la croissance, la paix et la sécurité en Afrique ». Parmi les solutions proposées pour sortir de la crise, outre des allégements fiscaux et des droits de douane revus à la baisse, l’accent a été mis sur la capacité de l’Afrique à se nourrir elle-même.

Ces 28 et 29 avril derniers, l’ONU se réunissait à Berne, avec d’autres organisations internationales, afin de décider de mesures d’urgence. Peu de choses sont sorties de ce sommet, si ce n’est la création d’un « état-major de crise », dont le mandat reste à préciser. EtRobert Zoellick, le président de la Banque mondiale, également présent à Berne, de déclarer « les promesses d’aide ne remplissent pas les ventres ». En effet…

Jean Senahoun, économiste à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) avait prévu que des émeutes de la faim éclateraient dans le monde. En décembre, le secrétaire général de la FAO avait lancé une initiative pour limiter la hausse des prix, qui affectait notamment les pays en développement. La FAO mettait aussi l’accent sur la distribution d’intrants aux petits producteurs des pays en développement afin d’augmenter l’offre à court terme. De telles initiatives sont déjà en cours au Burkina, au Sénégal, en Mauritanie et vont bientôt s’étendre.

Ces mesures permettraient aux pays connaissant un déficit céréalier et ayant des revenus limités d’augmenter leur production nationale et de réduire les exportations dont le coût a considérablement augmenté et pèse dans les budgets. « Au final, l’idée est de soulager à court terme les populations affectées et, à plus ou moins long terme, de favoriser la production agricole et d’augmenter l’offre au niveau mondial ». Il semble alors que les résultats se fassent toujours attendre et la FAO reste sur une attitude défensive qui pourrait signifier : « on vous l’avait bien dit ».

Devant la gravité de la situation, un sommet de la FAO s’est néanmoins organisé le 3 juin 2008 pour la résolution de la crise. Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a décrit les grandes lignes d’un « plan d’action » contre la flambée des prix. Ce plan prévoit de débloquer entre 15 et 20 milliards de dollars (de 9 à 13 millions d’euros). Selon le Secrétaire général, les réserves alimentaires mondiales devraient augmenter de 50% d’ici à 2030. Promouvant davantage de libre-échange, il a également condamné les paysqui limitent leur exportation ou qui imposent des mesures de contrôle des prix. « Ces politiques qui nuisent aux pays voisins ne peuvent pas fonctionner. Elles ne font que créer des distorsions de marché et contribuent à faire encore grimper les prix », a critiqué M. Ban. [Fonds monétaire international (FMI) aux pays africains. En effet, les Plans d’ajustement structurel (PAS) ont poussé les pays les plus endettés, notamment en Afrique subsaharienne, à développer des cultures d’exportation et à importer la nourriture qu’ils consomment. Cette libéralisation les a rendus vulnérables à l’instabilité des prix. Alors à la question « Faut-il blâmer les institutions financières internationales ? », Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, répond « oui ». « Rien n’a été fait contre la spéculation sur les matières premières, prévisible, depuis qu’avec la chute de la bourse, les investisseurs se sont repliés sur ces marchés. On paie vingt années d’erreurs. Avec l’augmentation de la demande alimentaire, l’offre ne suit plus. L’agriculture industrielle, fondée sur des intrants coûteux, montre ses limites » [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb11″>11].

Sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et sous la pression des accords bilatéraux, les politiques agricoles de tous les pays et leurs tarifs douaniers ont été progressivement démantelés : l’agriculture paysanne des pays du Sud se retrouve sans protection, en compétition directe avec l’agriculture subventionnée, industrielle et productiviste des pays du Nord, elle-même en concurrence avec l’agriculture paysanne et biologique locale.

Cette politique n’a pourtant connu qu’un développement croissant ces trois dernières décennies. Une de ces ultimes manifestations étant l’utilisation encouragée de céréales, comme le maïs, afin de fabriquer des http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb12″>12] C’est le genre masculin. Et les politiques économiques libérales imposées à l’Afrique comme à l’Amérique du Sud n’échappent pas à cette thèse. Yianna Lambrou, auteure du rapport Gender and Equity Issues in Liquid Biofuels Production – Minimizing the Risks to Maximize the Opportunities, étudie l’impact de la production d’agrocarburants sur les conditions de vie des agriculteur-trices et des paysan-nes. Or, les constats sont alarmants : le lien entre agrocarburants et accroissement des inégalités entre femmes et hommes est évident. La demande mondiale croissante d’agrocarburants favorise la conversion des terres, ce qui pourrait entraîner le déplacement partiel ou total des activités agricoles des femmes vers des terres de plus en plus marginales, ce qui nuirait à leur capacité à produire de la nourriture.

III – Des évènements révélateurs d’une inégalité structurelle : principales productrices, premières victimes.

Un modèle économique contre l’empowerment des femmes

Ce n’est que récemment que leur rôle-clé de productrices et pourvoyeuses de vivres et leur contribution vitale à la sécurité alimentaire du foyer a retenu une certaine attention, mais pas encore celle qui convient. Au sein des ménages agricoles comme dans toutes les situations, les occupations des femmes sont généralement plus diversifiées que celles des hommes, qui se spécialisent dans un nombre limité de tâches. Ecartées des activités salariées pour la majorité d’entre elles, les femmes produisent des biens et des services qui n’ont pas de valeur monétaire parce qu’ils sont réalisés en dehors de la sphère marchande.

Comme le souligne Souad Triki, « qu’il s’agisse de l’artisanat ou de la transformation des produits agricoles ou encore de la préparation des repas et du pain, la création de ces richesses en biens et en services, par les femmes, est destinée essentiellement à la satisfaction des besoins du groupe familial, sans être comptabilisée économiquement ou reconnue socialement » [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb14″>14], elles effectuent à peu près 90 % des travaux de transformation des matières premières alimentaires et de collecte de l’eau et du bois à brûler utilisés par les ménages, 80 % des travaux de stockage et de transport des produits alimentaires de l’exploitation au village, 90 % des travaux de sarclage et 60 % des tâches de récolte et de commercialisation. [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb16″>16]. Les études de la FAO le confirment : alors que les femmes sont à la base de la petite agriculture, de la main-d’œuvre agricole et de la subsistance familiale quotidienne, elles ont moins facilement accès que les hommes aux ressources tels que la terre et le crédit, et aux intrants, aux services et aux formations qui renforcent la productivité.

En Afrique subsaharienne, l’épidémie du sida a encore aggravé la situation des femmes. À la mort de son mari, l’épouse risque de perdre, au profit de la famille du défunt, la terre qu’elle a toujours cultivée ainsi que la maison qui l’abrite avec ses enfants. C’est le cas pour 60 % des veuves en Ouganda. [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb18″>18]

Les émeutes de la faim : une entrée dans la sphère politique ?

Lorsqu’on se penche sur le rôle des femmes dans les émeutes de la faim à d’autres époques ou sur d’autres continents, on remarque qu’il a été forgé par des conditions inégalitaires mais qu’il a permis une certaine prise de conscience de la part de ces femmes. A de nombreuses reprises, les Iraniennes des milieux défavorisés ont exprimé leur mécontentement en manifestant contre la hausse des prix et des taxes à la fin du XIXe siècle. Certaines femmes ont quitté leur foyer pour participer à ces grèves. Ce bouleversement dans leurs habitudes constitue alors le signe d’un changement social futur dont les autorités repoussaient l’avènement.

Dans les années 1880, mille femmes manifestaient contre la pénurie de pain en bloquant le passage du Chah Naser Ul-Din qui ordonnait l’arrestation de leurs maris. Cet épisode n’illustre pas la tolérance du régime mais au contraire, il décrit le statut des femmes qui n’étaient pas considérées comme des citoyennes responsables devant la loi. Ces premiers rassemblements féminins ont permis de faire émerger une réelle conscience politique des femmes qui se manifestera lors de la constitution de 1906. [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb20″>20]

Cette mise en perspective historique permet de comprendre comment ces récentes émeutes de la faim s’inscrivent dans la thématique du cloisonnement des sphères privée/sphère publique, les femmes entrant dans la scène publique pour dénoncer les conditions intolérables qu’elles vivent dans leur foyer. Il s’agit alors d’une initiation et d’un apprentissage dans la douleur de l’organisation d’un mouvement contestataire qui peut évoluer vers la construction d’une identité politique à part entière. Cette prise de conscience peut éventuellement déboucher sur la formation d’un discours politique plus large qui défendrait un nouvel ordre social et qui tiendrait compte des besoins et des attentes des femmes. Lorsqu’elles analysent et dénoncent les inégalités de l’ordre établi, elles donnent l’impulsion nécessaire à des changements sociaux qui les intégreraient comme nouvelles actrices politiques.

IV – L’intégration de la dimension genre comme nécessité pour la sécurité alimentaire

Depuis les émeutes de février 2008, le discours officiel s’est métamorphosé. « Les Africains vont devoir changer leur façon de produire et de consommer », annonce le ministre camerounais du commerce, Luc Mbara Atangana. « Un verrou idéologique a sauté : nous allons pouvoir aider notre agriculture. » Rompant avec le libéralisme et la priorité aux importations de vivres imposée par le FMI et la Banque mondiale, le gouvernement camerounais magnifie désormais l’agriculture nationale et promet « un grand plan visant la souveraineté alimentaire ». [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb22″>22] Ce programme a été décrit dans la déclaration de Nyéléni, « symbole au Mali d’une mère nourricière, agricultrice, qui s’est battue pour s’affirmer en tant que femme dans un environnement qui ne lui était pas favorable ».

La lutte contre le capitalisme passe donc par celle contre la domination patriarcale, et réciproquement. « Nous ne pouvons lutter contre la faim et la pauvreté en Afrique, particulièrement dans les régions en difficulté de l’Afrique subsaharienne, que si les femmes ont véritablement leur mot à dire non seulement dans les champs, mais aussi dans le laboratoire », estime Vicki Wilde, responsable du Programme Genre et Diversité du CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale). [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb24″>24] sans oublier le Rwanda, le pays qui fait rougir la plupart des gouvernements occidentaux grâce à sa quasi-parité au parlement.

Or, le partage du pouvoir et des responsabilités décisionnelles est un des facteurs les plus importants pour atteindre l’égalité et l’autonomie des femmes. Mariette Sineau répond à la question « Qu’attendre de la féminisation des élites ? » : « A défaut de combler la distance sociale entre gouvernants et gouvernés, elle peut à nos yeux, entraîner un renouvellement des priorités comme des pratiques politiques. Parce qu’elles ont une expérience différente – ayant joué jusque-là les tenantes du quotidien et du familial -, les femmes sont bien placées pour infléchir le contenu des programmes politiques, combler les lacunes d’un bien commun défini sans elles. » [http://www.cetri.be/spip.php?article866&lang=fr#nb26″>26].un meilleur accès aux sphères de pouvoir pour les femmes et de les encourager à exercer des responsabilités sur l’ensemble des niveaux de l’échelle décisionnelle , du niveau communal jusqu’au international, sans oublier les organisations paysannes et leurs fédérations et mouvements qui sont encore très fortement masculins, notamment au sein de leurs structures dirigeantes.

La force potentielle de l’entrée en politique d’un groupe si lamentablement sous-représenté jusqu’à maintenant et la prise en compte de l’appréhension qu’elles ont du rapport entre les sphères privée et publique permettront de renforcer un nouveau modèle de l’acteur politique. Une expérience politique approfondie rendra les femmes plus capables de défendre leurs besoins pratiques et leurs intérêts stratégiques, de mieux comprendre les obstacles qu’elles doivent surmonter et de servir plus efficacement leurs intérêts communs à long terme. Et l’intérêt de pouvoir se nourrir convenablement n’est pas seulement commun aux femmes – à regarder de près, il semble tout simplement insensé et dépourvu de tout fondement éthique que ce besoin fondamental puisse se trouver en concurrence avec l’envie de se déplacer (à travers la compétition des agrocarburants pour l’utilisation des terres et d’autres ressources), voire l’envie de s’enrichir, comme en témoignait ce slogan cynique d’un fond d’investissement belge KBC qui a suscité une vague d’indignation récemment : « Tirez avatage de la hausse du prix des denrées alimentaires ! ».

S’il y a une large convergence sur ce cri d’alarme dans le milieu des spécialistes et des organisations paysannes et de solidarité internationale, l’analyse des causes et les recommandations qui en découlent peinent encore à reconnaître pleinement que les inégalités des femmes et des hommes se trouvent au cœur de la problématique alimentaire et qu’une solution ne saura être viable sans prendre en compte les rôles, responsabilités, intérêts, contraintes et compétences des femmes.

Reste à espérer que la crise alimentaire aura au moins servi à contribuer à cette prise de conscience et à ses répercussions espérées.

Notes

[http://www.oecd.org/)

[2] http://www.naturavox.fr/article.php3 ?id_article=4124

[3] http://fr.allafrica.com/stories/200804010146.html

[4] « Marche des femmes contre la flambée des prix en Côte d’Ivoire. Mourir de faim ou de la violence policière ? » de Silué N’Tchabétien Oumar, http://www.genreenaction.koumbit.org/spip.php ?article6480

[5] Courrier International du 7/04/2008

[6] http://fr.allafrica.com/stories/200804010146.html

[7] http://www.naturavox.fr/article.php3 ?id_article=4124

[8] http://www.afrik.com/article14153.html

[9] http://www.afrik.com/article14158.html

[10] Le Monde, 03/06/08

[11] Le Monde, 03/05/08

[12] Renée B.-Dandurand, Jane Jenson et Annie Junter, « Les Politiques publiques ont-elles un genre ? », Lien social et Politiques, n° 47, Printemps 2002, p. 5-13

[13] Ibid

[14] L’Essor n°14915 du 11 mars 2003

[15] Oudele Akinloye AKINBOADE, « Les femmes, la pauvreté et le commerce informel en Afrique orientale et australe », Revue internationale des sciences sociales, n°184, 2005

[16] Souad TRIKI, « L’invisibilité du travail des femmes : l’exemple du milieu rural tunisien », dans Thérèse Locoh, Genre et sociétés en Afrique, Institut National d’Etudes Démographiques, Paris, 2007.

[17] « Dossier sur l’accès à la terre pour les femmes », CCFD, 2007.

[18] Oudele Akinloye AKINBOADE, « Les femmes, la pauvreté et le commerce informel en Afrique orientale et australe », op. cit.

[19] Haideh MOGHISSI, Populism and feminism in Iran, The Macmillan Press, London, 1994.

[20] Lynne TAYLOR, “Food riots revisited. Public protests in the seventieth to the nineteenth century”, Journal of Social History, Winter, 1996.

[21] Le Monde du 15 mai 2008

[22] Décalaration de Nyéléni, Fourm pour la souveraineté alimentaire, février 2007, Bamako

[23] http://www.genderdiversity.cgiar.org

[24] Oudele Akinloye AKINBOADE, « Les femmes, la pauvreté et le commerce informel en Afrique orientale et australe », op. cit.

[25] Mariette SINEAU, « L’Elitisme politique n’est pas mort », dans Christine VERSCHUUR et Fenneke REYSOO, Genre, pouvoirs et justice sociale, L’Harmattan, Paris, 2003.

[26] Mariette SINEAU, « L’Elitisme politique n’est pas mort », dans Christine VERSCHUUR et Fenneke REYSOO, Genre, pouvoirs et justice sociale, L’Harmattan, Paris, 2003

Articles Par : Lucia Direnberger

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