Politique et corruption à l’OMS

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Politique et corruption à l’OMS


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L’OMS est l’organisation mondiale de la santé. WHO en anglais et c’est ma foi plus approprié. WHO : qui est-elle ?

Le monde se porterait-il mieux sans cet outil, formidable sur le papier ?  Serions-nous en meilleure santé ?

Si la question est grave, elle est pertinente.

Si une seule mort est encore de trop, au regard des prévisions alarmistes de cet organisme professionnel, répercuté sur tous les ministères de la santé du monde, on peut dire que la pandémie virale H1N1 version 2009, jusqu’ici, aura accouché d’une souris.

Pourtant, quel show médiatique ! Quelle panique organisée ! Quels millions d’euros dépensés et surtout quelles rumeurs inquiétantes, sur les risques sanitaires en rapport cette fois avec cette vaccination peut-être inutile !

Une psychose qui aura presque ravi la vedette à une menace bien plus palpable, bien plus mortelle et aux conséquences déjà ressenties jusque dans leur chair par une large partie de la population humaine : les effets climatiques de la pollution et du mode de vie engendrés par l’idéologie actuelle dominante, à savoir le capitalisme inégalitaire et extrême, dérégulé comme disent sobrement et dignement les pillards en costumes et cravates.

Néanmoins, les projecteurs médiatiques, délaissant un court moment les stars et les matchs de football, ont fait leur choix et orienté presque tous les regards des spectateurs dociles vers les représentants, experts et émissaires de cette organisation dont certains auront certainement découvert l’existence cette année, en tout cas l’importance : l’OMS.

Nous avons découvert des personnes à l’aspect austère ; une apparence sérieuse, que l’être humain a tendance à mettre en rapport avec une compétence réelle et une intégrité évidente.

Leur héraut, devenue pour certains leur héros, s’appelle Margaret Chan.  Si son air engendre peu la sympathie, son curriculum vitae parle pour elle.

  

OMS : PRECISIONS.

L’OMS est, comme d’autres organisations mondiales nées sur les cendres de la guerre 40-45 (l’OMC, issue du GATT, le FMI, l’ONU issue de la SDN), une sorte de super ministère transnational, en l’occurrence de la santé.

Son pouvoir surpasse celui de ses équivalents nationaux. Elle n’est pas l’objet de procédures électorales véritablement démocratiques, au sens de représenter le choix exprimé par les populations des pays membres. C’est le cas de toutes ces organisations qui pourtant contrôlent nos vies au quotidien, dans leurs spécialités respectives.  Sa constitution entre en vigueur le 7 avril 1948.

Toutes ces organisations sont un peu comme les bras, les tentacules d’une énorme pieuvre dont le but est de coordonner, améliorer, renforcer des actions importantes à l’échelle de la planète.

Une précision cruciale est qu’il serait illusoire de penser que ces organismes entreprennent quoi que ce soit indépendamment l’un de l’autre.

Ce serait comme imaginer que le foie peut s’occuper de ses affaires, sans rien à voir avec le cœur ou les reins.

Ils oeuvrent tous dans le même sens, chacun spécialisé dans un domaine précis, et rendent tous compte à l’ONU et à ceux qui les financent. 

L’OMS N’A RIEN À SE REPROCHER.

Si vous allez sur le site officiel de l’OMS, vous aurez bien sûr l’impression que cette organisation est sans taches, et qu’elle devrait être louée pour ses actions humanitaires.  

C’est un peu comme pour Monsanto, cette multinationale dominant le marché de l’agroalimentaire et voulant imposer au monde entier ses OGM comme terminator (1), et qui vous ferait croire que le bien-être et le développement des pays pauvres est son principal souci.

Toutefois, comme dans tout « procès », il est démocratique, évolué, moderne, de laisser la partie « accusée » s’exprimer.

En ce qui concerne les accusations de corruption et de collusion avec les firmes pharmaceutiques, dans le cadre de cette vaste campagne de vaccination mondiale de 2009, c’est Margaret Chan en personne qui est montée au créneau pour défendre la réputation de l’OMS.

Il faut savoir que les accusations sont graves, argumentées, et émanent d’institutions très sérieuses elles aussi, et de la bouche de scientifiques et de journalistes d’investigation crédibles et intègres.  Il est difficile de réduire tout cela à quelques conspirationnistes comme cela est de pratique courante désormais, dès qu’un débat intéressant et contradictoire s’empare d’un sujet sensible (version officielle des attentats du 11 septembre 2001, théorie du réchauffement climatique du GIEC, projets nucléaires de l’Iran…).

Il est vrai qu’un certain degré de collaboration entre l’OMS et les firmes pharmaceutiques, qui produisent les médicaments, est assez logique.

Les questions légitimes portent sur le rôle précis de ces firmes dans les décisions finales prises par l’OMS, et sur leur influence réelle.

Selon l’OMS, de nombreuses garanties sont en place pour gérer les éventuels conflits d’intérêts ainsi que leur perception, par l’opinion publique.

Les experts externes qui conseillent l’OMS sont […] tenus de fournir une déclaration d’absence de conflit d’intérêts ainsi que tous détails professionnels ou financiers qui pourraient compromettre l’impartialité de leurs avis. Des procédures sont en place pour identifier, rechercher et évaluer les conflits d’intérêts potentiels, les divulguer et prendre les mesures appropriées, telles que l’exclusion d’un expert d’un organe consultatif, d’un groupe d’experts ou d’une réunion.

Toujours selon l’OMS, Les membres du Comité d’urgence doivent s’engager sur l’absence de conflit d’intérêt : Les membres du Comité sont choisis sur une liste d’environ 160 experts couvrant une gamme de domaines de la santé publique. Le règlement sanitaire international (RSI) entré en vigueur en 2007,  prévoit également une réglementation, sur la base d’un objectif de coordination de la réponse aux urgences de santé publique de portée internationale, telles que le virus pandémique H1N1. Mais le RSI comporte également des dispositions prévoyant, en cas de pandémie, un Comité d’urgence qui conseille le directeur général sur des questions telles que la nécessité d’élever le niveau d’alerte, de recommander des mesures temporaires…Tous les membres du Comité d’urgence ont signé un accord de confidentialité, fourni une déclaration de non conflit d’intérêts et ont convenu de consacrer à leur mission  un temps de consultation, sans compensation. 

           

Compréhensibles, mais non fondées !

Une précision pour la France :

Qui sont les experts français ? Pour la France, on retrouve, parmi les Conseillers de l’OMS et du Groupe SAGE, plusieurs membres de l’Agence de Médecine Préventive (AMP), […] agence dont le partenaire industriel indiqué est « Sanofi Pasteur, Sanofi Aventis ». Sont également présents, le Pr. Daniel Floret, Président du Comité Technique de Vaccination qui déclare de nombreuses collaborations avec l’Industrie pharmaceutique, plusieurs membres du laboratoire Sanofi Pasteur, indiqués comme tels, un membre du laboratoire Sanofi Pasteur MSD et quelques autres membres issus de l’industrie pharmaceutique basés en France.

Merci au site Santé log pour avoir reproduit ces extraits (en italique) de ce document provenant de l’OMS.

L’OMS DOIT RENDRE DES COMPTES.

Contrairement à la plupart de gens qui s’arrêtent à la vitrine, si nous pénétrons dans le magasin, nous constatons deux choses :

Si les paroles sont là pour endormir notre méfiance, il n’en reste pas moins que les liens tissés entre les experts de l’OMS et l’industrie pharmaceutique sont très dangereux et très opaques.

Sans être conspirationniste pour le plaisir, comme si, à en croire les croisés des versions officielles, celles des sites web de présentation (la vitrine), c’était un sport ou un loisir, une chose est certaine dans mon esprit, l’opacité ne fait pas bon ménage avec la vérité.

Si la complexité, qui caractérise toutes les institutions modernes, est déjà un facteur d’égarement en soi et met l’intérêt des gens ordinaires comme moi à rude épreuve, cette complexité est une conséquence involontaire de la modernité et de la multitude grandissante des tâches et des objectifs.

L’opacité, c’est différent. Elle est là pour cacher quelque chose, égarer volontairement.

Le financement de l’OMS.

Avez-vous seulement entendu parler des partenariats publics-privés ? 

À l’origine, l’OMS était censée ne recevoir ses fonds que des gouvernements des Nations Unies, mais depuis quelques années, afin d’augmenter ses capitaux, l’OMS a mis en place ce qu’il appelle un « partenariat privé » qui lui permet de recevoir des aides financières d’industries privées. Mais quelles industries ?

Depuis lors, sa crédibilité, sérieusement entamée, ne s’est guère améliorée, et son indépendance est plus que controversée à cause de son manque total de transparence sur les preuves scientifiques étayant ses recommandations et sa collusion avec les multinationales industrielles. Il est évident qu’au niveau mondial les affaires et la politique influencent fortement la santé.(2)

La réputation sans taches de l’OMS avait déjà été entamée par un livre paru en 1997, L’OMS : Bateau ivre de la santé publique, Ed. L’Harmattan, de Bertrand Deveaud, journaliste, et Bertrand Lemennicier, professeur agrégé d’économie, qui avaient enquêté à travers le monde et consulté de nombreux rapports officiels et confidentiels pendant deux ans. Deux revues médicales générales sérieuses et réputées dans le milieu avaient déjà mis en doute l’intégrité et l’infaillibilité de l’OMS, le British Medical Journal, BMJ, à propos de la gestion de la grippe aviaire en 2005, et le Lancet (3) qui décrivait l’OMS comme une institution corrompue et à bout de souffle.

Je vous laisse méditer ces phrases, rapportées par la journaliste Sylvie Simon, dans un de ses articles (4), particulièrement les passages en gras (surlignés par moi).

Les Docteurs Andrew Oxman et Atle Fretheim, du Centre norvégien de la connaissance des services de santé, et le Dr John Lavis, de l’Université McMaster au Canada, ont interviewé des responsables de l’OMS et analysé ses différentes recommandations. Andrew Oxman estime qu’il « est difficile de juger de la confiance qu’on peut avoir dans les recommandations de l’OMS si on ne sait pas comment elles ont été élaborées * ».  (*Opacité).

« Nous savons que notre crédibilité est en jeu », a admis le Dr Tikki Pang, directeur de la recherche de l’OMS. « Le temps qui presse et le manque d’information et d’argent peuvent parfois compromettre le travail de l’OMS ». Des responsables de l’organisation ont aussi reconnu que, dans bien des cas, la preuve censée être à l’origine d’une recommandation n’existait pas.

Beaucoup de témoignages signalent que lorsque les résultats ne concordent pas avec ceux espérés par les industries et les compagnies, pour justifier de vendre leurs produits, les normes sont modifiées, les résultats manipulés.

Contrairement à toute démarche réellement scientifique et indépendante, qui doit conformer ses conclusions aux résultats vérifiés de ses expériences, il apparaît de plus en plus que l’inverse soit favorisé et que les résultats soient adaptés aux conclusions souhaitées ; souhaitées par les firmes productrices des médicaments, vaccins, produits concernés.

Comme dans cet exemple :  

Le Dr Oxman a critiqué l’OMS d’avoir son propre contrôle de qualité. Quand ses avis de 1999 sur le traitement de l’hypertension artérielle ont été critiqués, notamment pour le prix élevé des médicaments recommandés sans preuve d’un bénéfice supérieur à celui de produits moins chers, l’Organisation a publié des « recommandations pour la rédaction des recommandations » qui ont conduit à revoir les conseils concernant l’hypertension.(5).

Mais d’autres domaines ont été ramenés à la surface par des chercheurs courageux : le cholestérol et les statines (6), la téléphonie mobile avec manipulation des données sur l’innocuité réelle des ondes électromagnétiques (7)…Et bien sûr, de gros doutes sont émis sur le danger réel de la pandémie virale H1N1 2009 qui a permis aux firmes pharmaceutiques d’engranger des milliards de dollars de bénéfices.

La banque JP Morgan, présente à Wall Street, estimait que, principalement grâce à l’alerte pandémique lancée par l’OMS, les grands industriels pharmaceutiques, qui financent également le travail de l’ESWI d’Albert Osterhaus, étaient prêts à engranger 7,5 à 10 milliards de dollars de bénéfices.(8)

Le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI, European Scientific Working group on Influenza), se définit comme un « groupe multidisciplinaire de leaders d’opinion sur la grippe, dont le but est de lutter contre les répercussions d’une épidémie ou d’une pandémie grippales » Comme ses membres l’expliquent eux-mêmes, l’ESWI mené par Osterhaus est le pivot central « entre l’OMS à Genève, l’Institut Robert Koch à Berlin et l’Université du Connecticut aux États-Unis. »

Le plus significatif au sujet de l’ESWI est que son travail est entièrement financé par les mêmes laboratoires pharmaceutiques qui gagnent des milliards grâce à l’urgence pandémique, tandis que les annonces faites par l’OMS obligent les gouvernements du monde entier à acheter et stocker des vaccins. L’ESWI reçoit des financements des fabricants et des distributeurs de vaccins contre le H1N1, tels que Baxter Vaccins, MedImmune, GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur et d’autres, dont Novartis, qui produit le vaccin et le distributeur du Tamiflu, Hofmann-La Roche.(9)

Qui est Albert Osterhaus ?

Surnommé le Dr Flu (le Dr Grippe),

Albert Osterhaus, le plus grand virologiste mondial, conseiller officiel sur le virus H1N1 des gouvernements britannique et néerlandais et chef du Département de Virologie du Centre médical de l’Université Érasme, siége à la fois parmi l’élite de l’OMS réunie dans le groupe SAGE et préside l’ESWI, parrainé par l’industrie pharmaceutique.

 À son tour, l’ESWI recommanda des mesures extraordinaires pour vacciner le monde entier, considérant comme élevé le risque d’une nouvelle pandémie qui, disait-on avec insistance, pourrait être comparable à l’effrayante pandémie de grippe espagnole de 1918.(10)

Albert Osterhaus  n’est pas le seul haut conseiller de l’OMS dont le nom est impliqué dans des dossiers de corruption et de collusion possible entre l’OMS et les firmes pharmaceutiques, et l’industrie désireuse de vendre ses produits coûte que coûte : David Salisbury (3)(9), Frederick Hayden (9), Arnold Monto (9), Henry L Niman, Klaus Stöhr (11).

Le professeur David Salisbury, qui dépend du ministère britannique de la Santé, est à la tête du SAGE à l’OMS. Il dirige également le Groupe consultatif sur le H1N1 à l’OMS. Salisbury est un fervent défenseur de l’industrie pharmaceutique. Au Royaume-Uni, le groupe de défense de la santé One Click (10) l’a accusé de dissimuler la corrélation avérée entre les vaccins et la montée en flèche de l’autisme chez l’enfant, ainsi que celle existant entre le vaccin Gardasil et des cas de paralysie et même de décès.

Le docteur Frederick Hayden est à la fois membre du SAGE à l’OMS et du Wellcome Trust à Londres ; il compte notamment parmi les proches amis d’Osterhaus.

Au titre de services « consultatifs », Hayden reçoit par ailleurs des fonds de la part de Roche et de GlaxoSmithKline parmi d’autres géants pharmaceutiques engagés dans la production de produits liés à la crise du H1N1.(12)

On trouve encore un autre membre de l’OMS partageant d’étroits liens financiers avec les fabricants de vaccins qui profitent des recommandations du SAGE, en la personne du docteur Arnold Monto, un consultant rémunéré par les fabricants de vaccins MedImmune, Glaxo et ViroPharma.(13)

[interview Wolfgang Wodarg]…Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables.(14)

Pour le Dr Flu Osterhaus, c’est suffisamment sérieux pour que le Parlement néerlandais (15) nourrisse des soupçons à son encontre et ait ouvert une enquête pour conflit d’intérêts et malversations.

Hors des Pays-Bas et des médias néerlandais, seules quelques lignes dans la très respectée revue britannique Science (16) firent mention de l’enquête sensationnelle sur les affaires d’Osterhaus qui garde toutefois la confiance de son ministre de la santé.

La particularité de tous ces experts est l’opacité de leur rattachement aux firmes pharmaceutiques associée à l’occupation d’un poste élevé et influent dans la hiérarchie décisionnelle de l’OMS, ainsi qu’à l’absence de leur remise en question. Le conflit d’intérêt est évident et pourtant, systématiquement minimisé.

Ce n’est ni leur expertise ni leurs compétences intrinsèques qui sont remises en cause, mais leur indépendance, leur intégrité.

Et c’est suffisamment grave, étant donnés les sujets traités, nos santés, pour semer le doute et justifier toutes les enquêtes, toutes les questions, avec des moyens à la hauteur des enjeux et par des organismes irréprochables et réellement indépendants.

Ce n’est pas l’OMS qui doit enquêter sur l’OMS.

C’est comme si l’accusé pouvait mener l’enquête sur ses propres méfaits supposés.

Si j’étais un procureur impartial, ne voulant pas le scandale ou la publicité, seulement la vérité, quelle qu’elle soit, même si elle était pire que le pire des mensonges, j’appellerais à la barre :

Le docteur Wolfgang Wodarg, président de la commission de la santé au Conseil européen. Ce parlementaire allemand, épidémiologiste, vient de réclamer un Commission d’enquête au Conseil de l’Europe. Dans son interview au journal Tage Spiegel, le Dr. Wodarg n’hésite pas à parler de «l’un des plus grands scandales médicaux du siècle ». (17) 

Ensuite, Alison Katz,

une chercheuse qui a passé 17 ans à l’OMS, et qui le 22 janvier 2007, a adressé une Lettre ouverte à la nouvelle directrice de l’agence, la Chinoise Margaret Chan, accusant l’organisation de « corruption, népotisme, violation des statuts et inefficacité du contrôle interne », et concluant que « l’OMS est devenue une victime de la mondialisation néo-libérale ». Elle dénonce « la commercialisation de la science et les liens étroits entre l’industrie et les institutions académiques » et la science « corporatiste » privée, et estime que « l’OMS doit être le leader d’un mouvement pour transformer la façon dont est conduite la recherche scientifique y compris ses sources de financement, ainsi que l’acquisition et l’utilisation des connaissances » et que les fonctionnaires internationaux n’ont pas le droit de « ne pas savoir ».(18)

Enfin, Tom Jefferson, épidémiologiste reconnu, membre de la Cochrane Collaboration, une organisation de scientifiques indépendants, dont la commission évalue toutes les études menées sur la grippe. Dans une interview donnée au magazine allemand Der Spiegel, il montrait les conséquences de la privatisation de l’OMS et la marchandisation de la santé.(19)

« T. Jefferson : […] l’une des caractéristiques les plus ahurissantes de cette grippe, et de tout le roman-feuilleton qui en a découlé, est que, année après année, des gens émettent des prévisions de plus en plus pessimistes. Jusqu’à présent, aucune ne s’est jamais réalisée et ces personnes sont toujours là à répéter leurs prédictions. Par exemple, qu’est-il arrivé avec la grippe aviaire qui était censée tous nous tuer ? Rien. Mais, ce n’est pas cela qui arrête ces gens de faire leurs prédictions. Parfois, on a le sentiment que c’est toute une industrie qui se prête à espérer une pandémie.

Der Spiegel : De qui parlez-vous ? De l’OMS ?
T. J : L’OMS et les responsables de la santé publique, les virologistes et les laboratoires pharmaceutiques. Ils ont construit tout un système autour de l’imminence de la pandémie. Beaucoup d’argent est en jeu, ainsi que des réseaux d’influence, des carrières et des institutions tout entières ! Et il a suffit qu’un des virus de la grippe mute pour voir toute la machine se mettre en branle. »
 (20) Lorsqu’on lui a demandé si l’OMS avait délibérément déclaré l’urgence pandémique dans le but de créer un immense marché pour les vaccins et les médicaments contre le H1N1, Jefferson a répondu :

« Ne trouvez-vous pas frappant que l’OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? L’ancienne définition parlait d’un virus nouveau, à propagation rapide, pour lequel l’immunité n’existe pas, et qui entraîne un taux élevé de malades et de décès. Aujourd’hui, ces deux derniers points sur les taux d’infection ont été supprimés, et c’est ainsi que la grippe A est entrée dans la catégorie des pandémies. » (21) 

Très judicieusement, l’OMS publiait en avril 2009 la nouvelle définition de la pandémie, juste à temps pour permettre à l’OMS, sur les conseils émanant, entre autres, du SAGE, de « Monsieur Grippe », alias Albert Osterhaus, et de David Salisbury, de qualifier d’urgence pandémique des cas bénins de grippe, rebaptisée grippe A H1N1. (22)

Oui, Tom Jefferson, Alison Katz, Wolfgang Wodarg, entre autres, et des journalistes d’investigation qui ne sont ni des conspirationnistes ni des béni oui-oui, seraient sur ma liste de personnes à entendre.  

CONCLUSIONS.

Bizarrement, les médias si fébriles au cœur de la panique virale en cette année 2009, dès qu’il s’est agi de rumeurs de dysfonctionnements à l’OMS et de ces noms peu connus, ont éteint leurs projecteurs, préférant ramener les spectateurs dociles à des préoccupations plus distrayantes comme les déboires de Johnny Hallyday, le retour du tennis belge féminin, les frasques de Michel Daerden ou de Nicolas Sarkozy (politiciens belge et français), les discours pleins d’espoir de Barack Peace Obama, en relayant quand même que si tout ça c’était bien beau, il fallait, comme le disait nos ministres obéissants, surtout aller se faire vacciner, tant que la méchante grippe faisait une pause bienveillante.

Les sales rumeurs conspirationnistes de corruption, les noms si connus dans le milieu industriel, si anonymes pour le grand public : aux oubliettes ! Surtout, que tout reste en l’état !

Les vaccins ont été achetés, les recommandations données et des millions de poisons, déjà inoculés.

La vérité nous ferait-elle si peur que nous lui préférions le mensonge, de plus en plus, dans nos vies contrôlées, même quand notre santé est en jeu ?

Alors que tout est si complexe, tout est simplifié.

Pour chaque information, une version light, édulcorée est mise au point, relayée par les médias serviles et vendue à nous, téléspectateurs, qui l’avalons sans discuter.

Les rouages principaux de cette mondialisation sont la peur, et l’ignorance, issues de cette simplification dénaturant toute chose, ôtant toute profondeur, toute recherche, pourtant nécessaires, indispensables, si on veut réellement comprendre ce qui arrive.

Il en est ainsi du terrorisme où l’équation à une inconnue correspondante est toujours reliée au même épouvantail : Al-Quaeda. Sans plus remettre en question la moindre chose à ce propos.(23) Une explosion ? Al-Quaeda. Un détournement ? Al-Quaeda. Un attentat ? Al-Quaeda. Un tremblement de terre ? Al-Quaeda.

Il est ainsi des affirmations dogmatiques entourant le réchauffement climatique d’origine humaine : cela ne souffre plus aucune discussion, aucune recherche, aucune remise en cause : hérésie que d’y penser.  Le CO2 humain est l’Al-Quaeda de l’équation à une inconnue du réchauffement climatique.

Il en est ainsi des pandémies et autres cataclysmes sanitaires à venir. Comme le GIEC nous le dit pour le CO2, l’OMS nous simplifie le problème et nous l’en remercions : vaccinez-vous. Ne vous posez pas de question. Nous avons les experts les plus intègres et les plus compétents. Les firmes pharmaceutiques, prodiges de philanthropie, travaillent jour et nuit pour nous sauver. Et nous le croyons.

L’Humanité du XXIè siècle court un grave danger. Un danger mortel et il couve en chacun de nous.

Ce n’est pas Umar Farouk Abdulmutallab (24), cet étudiant nigérian de 23 ans, le cadeau de Noël d’Al-Quæda à la politique guerrière de Peace Obama..

Ce n’est pas un virus, le cadeau de St Valentin à Baxter, GSK, Novartis…

Ce n’est pas notre CO2, le cadeau de la Nature à nos politiciens en faillite. Ni même Al Gore, ce bonimenteur en série, traduit en justice en Grande-Bretagne, pas moins de 11 mensonges flagrants et contrevérités ayant été relevés dans son film qui ne dérange que la vérité.(25) Ce n’est pas Al-Quaeda, ou toute autre organisation musulmane extrémiste.

Ceux-là sont soit des épouvantails pour actionner le levier de la peur, soit des ennemis, mais relativement mineurs.

C’est notre abdication. Voilà notre ennemi numéro un.

Nous vivons une époque où la mondialisation n’a pas rendu, comme cela était prévu au départ, le monde mieux gouverné, plus juste, plus clair, mais au contraire plus opaque, moins compréhensible et surpuissant.

Ce mélange de toute puissance et d’opacité, d’omnipotence et d’imperméabilité aux rétrocontrôles démocratiques, est mortel. Voilà la plus grande menace pour l’Humanité, aujourd’hui.

Nous nous sommes rendus, préférant continuer à nous tromper, quand autant de signes de dysfonctionnement auraient dû nous pousser à reprendre le contrôle.

Au lieu de ça, nous nous en remettons à ces super pouvoirs suspects de corruption et de malversations, dotés d’une mauvaise foi et d’un cynisme à toute épreuve.

Guidés par les médias et ne regardant que ce que leurs projecteurs éclairent, pris par la main, nous choisissons de les croire sans poser de questions.

Dans ces conditions, je n’hésite pas à répondre à ma propre question.

Le monde se porterait mieux sans ces organisations mondiales dont la mission primordiale a été détournée au profit boursier de quelques-uns.

Dans le cas de l’OMS, nous serions en meilleure santé.

  

Notes.

(1) Monsanto terminator : http://www.greenpeace.org/france/news/ogm-monsanto

(2) Article de Sylvie Simon, journaliste bien connue dans le domaine de la santé, http://www.lepost.fr/article/2009/12/23/1854889_l-oms-ocean-de-corruption-et-d-inefficacite.html

(3) The Lancet, http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/1006828/La-credibilite-de-l-OMS-remise-en-question.html  

(4) Sylvie Simon, op. cit.

(5)Ibid. 

(6) Cholestérol, mensonges et propagande, http://www.lanutrition.fr/Le-lobby-du-cholest%C3%A9rol-au-bord-de-la-crise-cardiaque-a-1708-90.html  

(7) les rapports troublants de Margaret Chan, Michael Repalochi, Bernard Veyret et les industriels de la télécommunication mobile : http://www.next-up.org/pdf/Telephonie_mobile_et_vraies_pandemies_04_01_2010.pdf

 http://videos.next-up.org/FoxNews/Electrosmog_ce_que_vous_pouvez_faire_pour_vous_proteger_informez_vous/21_12_2009.html

 Téléphonie mobile : données falsifiées :

http://www.next-up.org/pdf/Pr_Franz_Adlkofer_Pr_Hugo_Rudiger_Le_scandale_des_donnees_falsifiees_de_Vienne.pdf

(8) Cité dans l’article en néerlandais de Louise Voller et Kristian Villesen, “Stærk lobbyisme bag WHO-beslutning om massevaccination“, Information, Copenhagen, 15 novembre 2009.

(9) http://www.voltairenet.org/article163315.html , article de F. William Engdahl, Journaliste états-unien, il a publié de nombreux ouvrages consacrés aux questions énergétiques et géopolitiques. Derniers livres parus en français : Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2007) et OGM : semences de destruction : L’arme de la faim (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2008). 

(10) Ibid. 

(12) Article en anglais, Jane Bryant, et al, “The One Click Group Response : Prof. David Salisbury Threatens Legal Action” (« Le Professeur David Salisbury répond au groupe One Click par la menace d’une action judiciaire »), 4 mars 2009. Téléchargement

(13) F. William Engdahl, op.cit. 

(14) L’Humanité : http://www.humanite.fr/Grippe-A-Ils-ont-organise-la-psychose  

(15) Tweede Kamer der Staten-Generaal (Deuxième Chambre des États-Généraux des Pays-Bas, elle correspond à la Chambre basse). 

(16) Article en anglais, Martin Enserink, in “Holland, the Public Face of Flu Takes a Hit” (« Hollande, le visage public de la grippe essuie un coup »), Science, 16 octobre 2009, Vol. 326, n° 5951, pp. 350–351 ; DOI : 10.1126/science.326_350b. 

(17) L’Humanité, op.cit.,  http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16818  Le Parlement européen va enquêter sur l’OMS et le scandale « pandémique » ;

 http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-le-député-européen-w.-wodarg-dénonce-«-une-fausse-pandemie-»_2483.htm  

(18) Sylvie Simon, op. cit. 

(19) F. William Engdahl, op. cit. 

(20) Tom Jefferson, Entretien avec l’épistémologiste Tom Jefferson : « C’est toute une industrie qui espère une pandémie de grippe », Der Spiegel, 21 juillet 2009. 

(21) Ibid. 

(22) Article en néerlandais, Louise Voller, Kristian Villesen, “Mystisk ændring af WHO’s definition af en pandemi“, Copenhagen Information, 15 novembre 2009. 

(23) http://polidics.com/cia/top-ranking-cia-operatives-admit-al-qaeda-is-a-complete-fabrication.html  

(24) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16837  

(25) http://leconservateur.bafweb.com/index.php?2007/10/11/978-un-juge-britannique-met-en-garde-contre-le-film-d-al-gore-une-verite-qui-derange

Références 

OMC : Organisation mondiale du commerce, issu du GATT en 1994.

GATT : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, créé en 1947

http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_g%C3%A9n%C3%A9ral_sur_les_tarifs_douaniers_et_le_commerce

FMI : Fonds monétaire international, créé en 1944.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international

SDN : Société des nations, créée en 1919, dans les suites de la première guerre mondiale

http://www.linternaute.com/histoire/motcle/1673/a/1/1/sdn.shtml

ONU : Organisation des Nations-Unies, prolongement de la SDN, créée en 1945.

SAGE : Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS (SAGE, Strategic Advisory Group of Experts), http://www.who.int/immunization/sage/SAGE_TORs_Full_21_11_08.pdf

  

 

 Pascal Sacré : Docteur en médecine depuis 1995, spécialiste en anesthésie dans un Centre pour Grands Brûlés, en Belgique. Il soigne des gens en soins intensifs depuis 2003.

Articles Par : Pascal Sacré

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