Ras de marée en Asie: L’Ampleur de la catastrophe aurait pu être évitée

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Edition de mardi 28 décembre de Il manifesto http://abbonati.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/28-Dicembre-2004/art32..php3

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio (Marseille)

Il s’agit bien sûr d’une catastrophe naturelle, mais s’il était arrivé dans une autre partie du monde le bilan aurait été différent. Les informations sur ce qui était sur le point d’arriver (il y avait quatre heures de répit qui auraient pu être mis à profit pour alerter les populations en particulier de la Thaïlande, du Sri lanka, de l’Inde et des maldives.

Charles Mc Creery, directeur du Pacific Warning Center dont le siège est à Honolulu dans l’île d’Hawai, a déclaré au Seattle Post-Intelligence que son équipe a tenté désespérément le jour du désastre de se mettre en contact avec les pays qui allaient être touchés par la muraille d’eau.

Pourquoi la nouvelle n’est-elle pas arrivée?

Il n’y a pas de système d’alarme dans ces pays explique Mc Creery, en ajoutant une phrase pour le moins déconcertante :

 ”Nous avons fait tout notre possible. Mais dans nos agendas nous n’avions pas de contacts ou de numéros de téléphone dans cette région du monde”.

Selon ce qu’a raconté Mac Creery, quelques minutes après avoir recueilli les informations sur les sismographes, son équipe et lui se seraient mis en contact avec l’Australie puis avec les unités de la marine US dans la zone et enfin avec le département d’État, qui suppose-t-on , mais tout est à vérifier, a avisé les gouvernements de la région. Du côté indien, on nie que les informations et les avertissements de danger de source étasunienne soient arrivés. Inde et Sri lanka, par inattention, manque d’expérience et surtout manque de moyens ne sont pas dans le système intenational d’alarme sur les tsunami créé après le grand tremblement de terre en Alaska en 1964. L’Indonésie en fait théoriquement partie, mais seulement théoriquement.

Malheureusement à reconnu le professeur Budi Walayo, fonctionnaire de l’agence Météréologique et Géophysique indonésienne, nous n’avions pas d’équipement qui puisse nous prévenir de la formation et de la direction des tsunami. les appareils sont très chers et nous n’avions pas l’argent pour les acheter. Sur les côtes du Pacifique en particulier aux USA, il existe non seulement les appareils, mais des programmes éducatifs, des exercices d’évacuation.

De fait comme l’a dit le professeur Tas Murty, expert des raz de marée à  l’Université de Winniping:

“Il n’ya aucune raison pour qu’il y ait une seule victime des tsunami. Les vagues sont absolument prévisibles. Nous avons mis au point des tableaux qui nous disent la vitesse de propagation de la vague dans l’océan indien. Et pour arriver en Inde, le tsunami devait mettre quatre heures. Un temps amplement suffisant pour donner l’alarme.(1)

Il s’agit donc bien d’une catastrophe naturelle, mais aussi du fait qu’il est des zones de la planète dont se désintéresse totalement l’occident.

On peut également s’interroger sur le fait que le Département d’État prévenu, dans une zone où il existe de nombreuses bases nord-américaine, n’ait pas tout mis en oeuvre pour prévenir la catastrophe annoncée. Nous sommes loin des feuilletons et films catastrophes dont la télé nous abreuve où les ÉTATS-UNIS, sauveurs de l’humanité, mettent en place en direct avec la Maison blanche et son président, une parade salvatrice. Nous sommes devant la réalité de ce monde, de l’accumulation insensée d’armes, du pillage et de l’indifférence aux malheurs des pauvres. Le terrorisme a aussi un épicentre.


Articles Par : Global Research

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