Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus

Témoignage

Les « Printemps des Libertés ». C’est sous ce slogan qu’une délégation parlementaire internationale est arrivée lundi le 21 novembre dans la Bande de Gaza pour entamer une tournée qui a pris fin le 24 novembre 2011.

 

Les habitants de Gaza ont partiellement reconstruit leurs habitations détruites par l’agression israélienne de 2008/2009 en utilisant un composé de sable et d’argile qui, mélangé à de l’eau et à un peu de paille peut se transformer en briques après séchage au soleil (Photo : BBC).

Outre la délégation, il y avait une forte présence de députés et sénateurs de l’Amérique Latine à savoir du Chili, du Pérou, du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de l’Equateur (dont quelques futurs candidats pour les prochaines présidentielles). Certains d’entre eux étaient des représentants du Marché Commun du Sud (Mercosur) et du Parlement Andin.

Ce fut donc l’occasion pour ces parlementaires latino-américains d’exprimer leur soutien à la population de Gaza et aux autorités politiques. Ils ont également manifesté leur intérêt à suivre de « plus près » la situation que vit la Bande, en particulier, et toute la Palestine, en général.

Les invités de Gaza ont été accueillis par le premier ministre de Gaza, Ismail Haniyah et du ministre des affaires étrangères Mahmoud Az-Zahaar.

Vingt-quatre heures après l’arrivée de la délégation, soit le 22 novembre, une conférence de presse a été animée au siège du Parlement de Gaza. A cette occasion, Ismail Haniyah a qualifié la visite de la délégation internationale et des sud-américains comme « un moment exceptionnel pour notre lutte », en ajoutant : « Le peuple palestinien apprécie votre engagement et vous fait part de sa plus grande gratitude ».

Il a poursuivi : « Votre présence parmi nous n’offre qu’une seule lecture : c’est qu’Israël est en train de vivre une situation d’isolement politique international. Il y a trois aspects fondamentaux que nous devons aborder sur le plan international. Premièrement, il y a une nécessité de comprendre que la ’Cause Palestinienne’ n’est pas seulement une question humanitaire, mais également politique. Nous voulons la libération de la totalité de la Palestine historique, Jérusalem comme capitale, le droit au retour de tous ses enfants, et bien évidemment, la libération des 7000 prisonniers encore détenus dans les prisons israéliennes. A part cela, nous ne voyons aucune autre solution du conflit ».

« Deuxièmement, il est important de parler du blocus imposé à Gaza. En nous enfermant à l’intérieur de la Bande, l’occupation sioniste avait prétexté la capture du soldat Gilad Shalit. Maintenant qu’il a été libéré, toutes les excuses pour continuer d’assiéger Gaza sont nulles et non avenues ».

« Ceci m’emmène à souligner un point fort important et pour lequel on devrait faire pression sur Israël. Il s’agit du Rapport Goldstone sur les crimes israéliens commis durant l’Opération Plomb Durci. Les conclusions de ce rapport ne doivent pas être négligées, au contraire, et les responsables sionistes doivent être poursuivis en justice pour crimes de guerre. Ils ont assez fui la justice comme ça. »

« Et il demeure un quatrième aspect essentiel qu’est la reconstruction de la Bande de Gaza, où l’entrée des matériaux de construction est toujours interdite. »

Lors d’une autre rencontre tenue le 21 novembre dans le palais du gouvernement en l’honneur de la délégation sud-américaine, le premier ministre de Gaza a réitéré et a exprimé sa gratitude et l’estime qu’il porte pour les représentants des sept pays latino-américains qui, en décidant se rendre à Gaza, ils ont dû subir un très long périple.

Dans ce contexte, Haniyah a tenu à rappeler que cette partie du monde a ouvert ses bras, depuis 1948, aux réfugiés palestiniens. Mine de rien, « des millions de palestiniens et leurs descendants vivent depuis 63 ans en dehors de leur terre, de la Palestine ». Et d’ajouter : « Nous vivons depuis 63 ans sous l’occupation et la torture. Depuis le début de l’oppression, les israéliens nous ont entrainés dans les guerres, ont construit le Mur de l’Apartheid, ont assiégé et empoisonné le Président Yasser Arafat dans son quartier général de la Mouqata’a. Ils sont en train de judaïser Jérusalem, ils ont imposé un blocus illégal sur la Bande de Gaza, ils ont emprisonné des milliers de palestiniens et au cours de l’hiver 2008-2009, ils ont lancé une guerre contre Gaza qui n’a engendré que destruction, blessures et mort. »

« La vérité est, par conséquent, évidente : Israël ne veut pas la paix et est en constante quête de conflits. C’est pourquoi, nous estimons que la visite de cette imposante et valeureuse délégation est la démonstration concrète que la situation tourne en notre faveur et qu’il est grand temps de s’opposer aux politiques israéliennes. »

Evoquant son parti, Haniyah explique : « Le mouvement du Hamas lutte contre l’occupation. Chaque pays occupé a le droit de se libérer et de combattre pour arracher sa propre liberté. Et ce que je dis n’est pas nouveau puisque ce droit est même établi par les conventions internationales et par le Conseil de Sécurité de l’ONU. »

Le premier ministre n’a pas manqué de préciser la nature du conflit en soulignant : « Le problème existant oppose occupants et occupés. Le problème est Israël et non pas les hébreux. Nous n’avons aucune animosité envers les hébreux, mais plutôt contre ceux qui ont occupé notre terre. La preuve, durant toutes ces années, nous avons reçu la visite de plusieurs individus hébreux et antisionistes qui tenaient à nous faire part de leur solidarité et leur soutien au peuple palestinien. Ceux-là sont les bienvenus. »

Il a ajouté : « Le Hamas appelle à la démocratie et croit aux élections libres, et c’est pourquoi, le peuple palestinien a donné sa confiance totale au parti en 2006. A cette époque, les gouvernements occidentaux avaient demandé au mouvement islamique de ’’respecter la démocratie’’, mais lorsque la victoire a été du côté de notre mouvement, ce sont ces mêmes occidentaux qui ont refusé de respecter et de reconnaitre les résultats des élections. Ils ont donc décidé de nous punir collectivement en nous assiégeant. Montrez-moi n’importe quelle partie du monde où la population subit un blocus marin, terrestre et même par le ciel. Et pour finir, ils ont déclenché une guerre pour punir la population, comme ils ont puni tous les pays qui entretiennent des relations avec nous. »

Dossier prisonniers

L’agenda de la délégation internationale avait également prévu une visite importante au Centre des Prisonniers de Gaza. La conférence tenue ce jour a été ouverte par Ramy Abdou, représentant de l’European Campaign to end the siege on Gaza (organe ayant pris l’initiative d’organiser la caravane internationale), et la députée chilienne d’origine palestinienne Marcela Constanza Sabat Fernandez.

Par ailleurs, un bon nombre de prisonniers, dont certains qui ont été récemment libérés lors de l’accord d’échange conclu avec Israël, à savoir Shalit contre 1100 détenus politiques. A cette occasion, Abdelaziz Amro et Samar Sbeh, une jeune maman, ont pris la parole pour raconter leur propre vécu dans les prisons. Amro explique qu’il a été condamné à 700 ans de prison. Détenu en 2004, il a été torturé avec des produits chimiques dont les séquelles se font sentir aujourd’hui où son état de santé s’est détérioré. Il affirme : « N’importe quel Palestinien peut se trouver emprisonné, et pour n’importe que motif. Dans ce cadre, Israël opte souvent pour la détention administrative qu’il renouvelle tous les six mois ou tous les ans. Il faut savoir que les prisons israéliennes contiennent un grand nombre de détenus dont l’état de santé est vraiment critique sans qu’on ne daigne leur prodiguer les soins médicaux nécessaires. Hélas, je ne peux me permettre de vous raconter davantage des souffrances subies dans les prisons et ce, par respect à ces nombreuses familles présentes dans cette salle, et dont certaines ont des proches en tôle…mais je vous laisse deviner la souffrance insupportable qui y règne. »

Quant à Sbeh, qui a été arrêtée la même année, à savoir en 2004, elle était enceinte de trois mois et a donné naissance à son bébé à l’intérieur de la prison. Bara’ est aujourd’hui âgé de 3 ans. Le petit a vécu en prison avec sa maman jusqu’à l’âge de deux ans et demi, puis il a été libéré et confié à la famille.

Malheureusement, le cas de Samar et de son fils n’est pas l’unique puisque beaucoup de prisonnières sont confrontées aux mêmes conditions de vie où elles sont contraintes d’accoucher en prison. Ces femmes n’ont d’autre choix que d’élever leurs petits derrière les barreaux et leur quotidien est partagé entre incommodité, précarité hygiénique, sanitaire et alimentaire et situation psychologique cruelle. Et là, il ne s’agit pas de criminelles mais de détenues politiques dépourvues de leurs droits humains.

La journée du 23 novembre : les invités de Gaza se sont rendus à « Assalama. Société de Bienfaisance » , centre pour handicapés situé à Beit Lahiya au nord de la Bande.

La réunion a été présidée par Mohammed Hannoun de l’Association des Palestiniens en Italie et responsable des affaires humanitaires de la caravane, et par la députée brésilienne Marina Pignataro Sant’Anna.

Ala, qui est une responsable dans le centre nous a expliqué que la plupart des handicapés présents ici sont des victimes des guerres israéliennes ou des tortures. Ce sont des enfants contraints à vivre sur le fauteuil roulant, avec des membres manquants, ou bien qui sont devenus sourds ou aveugles. Et avec tout cela, le problème majeur auquel ces handicapés se heurtent est l’interdiction imposée par Israël concernant toute possibilité de voyage à l’étranger pour des soins médicaux ou pour bénéficier de prothèses.

Hôpitaux de la Bande : l’urgence est au quotidien

L’hôpital de Beit Lahiya compte 100 lits pour 300 mille personnes. La structure appelée « Martyr Kamal Udwan » est également au service des malades du camp de réfugiés de Jabaliya. Ainsi, la rotation des patients est obligatoire.

Un autre aspect manifeste au sein de l’hôpital concerne les conditions de travail précaires et déplorables et l’insuffisance des produits sanitaires. En effet, le personnel médical est contraint de travailler alors que l’établissement manque de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils, les chambres sont délabrées et les blocs opératoires mal équipées et manquent même d’autoclave. Outre le manque flagrant des médicaments, l’électricité est souvent coupée pendant plus de 8 heures par jour, et les pièces de rechange pour les machines ne sont pas disponibles.

Durant la guerre de l’hiver 2008-2009, l’hôpital a pu secourir plus du tiers des blessés.

Le port de Gaza

A peine arrivés au petit port de Gaza, nous avons remarqué un monument édifié à la mémoire des neuf victimes turques du bateau Mavi Marmara, tués lors de l’assaut lancé, au mois de mai de l’an dernier, par les israéliens contre la Flottille de la Liberté I. Nous avons donc rencontré, ici même, le président de l’association des pêcheurs de Gaza, le représentant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et le président de l’autorité portuaire.

Ils nous expliquent : « 87% des pêcheurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Même si les Accords d’Oslo prévoient 20 miles, l’occupation nous interdit de naviguer au-delà de 3 miles. Et si nous ne pêchons pas au large, nous ne trouvons pas de poisson sur la rive, où la faune est très faible. »

Ici, les bombardements sont quotidiens et les pêcheurs sont souvent enlevés et conduits à Israël. De ce fait, même les barques et les moteurs sont volés pour l’unique objectif de saboter la pêche qui est un fond de subsistance pour près de 3500 familles.

Cette année, sept pêcheurs sont morts et 30 autres blessés, dont Ahmed qui lève son bras pour nous montrer sa main coupée. Une chose est sûre, ce pêcheur ne pourra plus travailler en mer. Il faut reconnaitre qu’à présent, la pêche est une activité à haut risque et peu recherchée. A cause des agressions israéliennes, les pertes enregistrées cette année ont dépassé la barre des 5 millions d’euros. Cette situation engendre une misère généralisée chez les pêcheurs et leurs familles. En effet, les enfants, faute de moyens, ne peuvent plus aller à l’école, certains sortent en mer avec leurs pères ou leurs frères, ou bien, se tournent vers les marchés pour des petits boulots médiocres, souvent mal payés.

Et pourtant, il fut un temps où le poisson de Gaza était exporté dans plusieurs pays. Aujourd’hui, il ne suffit même pas à subvenir aux besoins des familles des pêcheurs.

Le ministre des affaires étrangères de Gaza

Le soir du 23 novembre, les délégations sud-américaine et italienne ont été accueillies dans les bureaux de Mahmoud az-Zahaar. Avec un large sourire dessiné sur son visage, le ministre a exprimé sa joie et gratitude quant à la présence d’un si grand nombre de parlementaires latino-américains, entre députés, sénateurs, représentants du Mercosul et du Parlement Andi et aussi des candidats aux prochaines élections présidentielles.

Alors que l’Europe (au niveau officiel) boycotte le gouvernement de Gaza, les politiciens sud-américains viennent lui rendre visite pour discuter, pour parler et même pour prendre des photos avec les ministres, les députés et le premier ministre. Les paramètres occidentaux n’admettent pas une telle approche, contrairement à cette partie du monde qui, au cours des dernières années, a réussi à se libérer des dictatures, des régimes et des oppresseurs locaux exploités par les USA. Cette partie du monde qui peut même élire des ex guérillas pour le poste de Président.

« L’Amérique Latine ne trouve aucune objection à impliquer au pouvoir des partis et des politiciens qui ont appartenu à la résistance et à la guérilla de la libération » a expliqué une parlementaire latino-américaine à Az-Zahar, surpris mais amusé. Pour les sud-américains, le mouvement islamique de la résistance qu’est le Hamas est tout simplement un mouvement de résistance populaire contre un régime qui l’assiège, l’occupe et l’opprime. A ce titre, d’autres parlementaires ont ajouté que même leurs mouvements de libération avaient autrefois été appelés « terroristes » par les dictateurs. Mais aujourd’hui, ils sont au pouvoir, soit au sein du gouvernement, soit ont leurs représentants.

Le ministre gazaoui a tenu à préciser un point très important sur l’Islam. En effet : « L’Islam n’est pas votre ennemi, ni celui de l’Occident. Notre lutte est conduite contre le sionisme qui a occupé notre terre. »

Reconstruction

En traversant les rues de Gaza, il apparait clairement que la Bande a été reconstruite grâce à la volonté invincible de ses enfants. Les débris ont été collectés, écrasés et mélangés avec du sable. Les palais et édifices que le déchainement sioniste meurtrier avait détruit durant l’opération Plomb Durci (hiver 2008-2009) ont été reconstruits. Aussi, les matériaux de construction pouvaient entrer dans la Bande par le biais des « tunnels de la survie ». Les gazaouis ne sont pas restés les mains croisés, bien au contraire, ils ont réussi à reconstruite ce qu’Israël avait détruit.

Après deux ans, soit depuis janvier 2009 (pendant la guerre), la situation dans la Bande est totalement différente. En vérité, les tunnels construits sur la frontière avec l’Egypte ont permis l’introduction de produits alimentaires, de l’habillement, des voitures qui, même déjà utilisées, restent très chères, des jouets et bien d’autres marchandises.

Les magasins ne manquent pas de produits, que se soit dans le vieux souk de Gaza ou bien dans les nouveaux supermarchés modernes, au style arabo-occidental. Il est vrai qu’il n’y a pas une urgence humanitaire, mais le problème tourne autour du chômage qui a atteint ses plus hauts niveaux et qui, par conséquent, empêche l’acquisition des produits de première nécessité. La plupart des gazaouis sont pauvres et manquent d’argent.

Il existe également des zones encore plus affectées, comme le camp d’An-Nuseirat. Cette partie de la ville, sauvagement frappée par l’opération Plomb Durci, est toujours dans la ligne de mire des israéliens. La population de ce camp est quasiment isolée puisque les ponts et autres structures avaient été détruits, et peinent à être reconstruits à cause du manque de fer et d’acier.

Le siège

Aujourd’hui, la véritable urgence humanitaire qui plane sur la Bande touche à la fois les secteurs de la santé et du travail. Les hôpitaux manquent de fournitures médicales, de médicaments, de pièces de pièces de rechange pour les appareils.

Israël assiège, ferme et attaque constamment la Bande, détruit les maisons et les infrastructures, les champs et les barques des pêcheurs, empêche la libre circulation des personnes et des produits. Il tire sur les ouvriers et les empêche de travailler rien que pour les affamer et leur enlever toute possibilité de jouir d’une vie digne et normale.

Aujourd’hui, le constat est sans équivoque : les produits ne manquent pas à Gaza, mais c’est l’argent pour les acheter qui fait défaut, et pour beaucoup de gazaouis.

Trouver une occupation, un travail est le casse-tête quotidien de beaucoup d’individus, qu’ils soient jeunes, vieux, licenciés, diplômés ou même ceux dont le niveau d’instruction est assez limité. Seuls les individus qui réussissent à vivre avec des fonds garantis par des parents établis à l’étranger peuvent se considérer comme étant les plus chanceux.

A Gaza, les catégories les plus touchées sont les pêcheurs, les agriculteurs, notamment les terres proches des Territoire de 1948, constamment attaquées par Israël, des employés des entreprises et des industries détruites durant le Plomb Durci.

Ainsi, le blocus sur la Bande de Gaza doit prendre fin vu son caractère illégal et inhumain. Il est temps que la population puisse se déplacer, trouver un travail, gagner sa vie, étudier et recevoir les soins adéquats. Gaza doit mener une vie digne : tel a été l’avertissement de la délégation internationale.

Angela Lano
Le Caire et Gaza occupée, 21 -25 novembre 2011.
Publié (infopal.it) le 25 novembre 2011.

Texte original en italien (25.11.2011) :
http://www.infopal.it/leggi.php ?id=19957

Traduit de l’italien par Niha (07.12.2011) :
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=11517

Articles Par : Angela Lano

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