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11-Septembre : Lamentations sur les ruines de Ninive
Par Christian Darlot
Mondialisation.ca, 06 janvier 2014

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La situation politique et militaire du monde en 2012 résulte en grande part des attentats de septembre 2001, à New-York et Washington. Ces événements extraordinaires frappèrent tant les esprits qu’ils ont fait accepter une série de guerres, présentées comme des ripostes. Mais si ces graves conséquences sont connues, l’origine des attentats reste controversée.

La « version officielle » (V.O.) présentée dans un rapport peut être résumée en deux propositions :

1/ Les avions qui frappèrent les tours à Manhattan les firent crouler (et ainsi périr 3000 personnes).

2/ Ces avions étaient pilotés par des kamikazes d’une organisation terroriste nommée Al Qaïda.

Depuis sa parution, ce rapport a été radicalement critiqué, aux États-Unis et dans le monde entier, tant l’enquête fut lacunaire et l’analyse physique sommaire. D’autres interrogations sont suscitées par les actes des dirigeants politiques et militaires, le jour même et après, ainsi que par les procédures inhabituelles suivies au cours de l’enquête et lors des travaux de déblaiement.

Selon un principe fondamental de l’activité intellectuelle, la charge de la preuve incombe à qui affirme. C’est donc la compatibilité de la version officielle avec les faits qu’il faut d’abord examiner. Or la résistance des matériaux est une branche de la Physique, soumise aux principes fondamentaux de la Physique. Une analyse physique est donc possible, et elle s’impose pour connaître la réalité et échapper à un double écueil idéologique : dénoncer par principe l’impérialisme anglo-saxon, ou au contraire condamner sans procès un supposé terrorisme.

Ci-dessous, les faits que chacun peut vérifier sont exposés d’abord, et des arguments plus difficiles à corroborer sont présentés ensuite.

1        Faits

Outre le rapport officiel (http://wtc.nist.gov/pubs/factsheets/faqs_8_2006.htm), les documents d’accès facile sont les photos et les films des événements à New York, si nombreux et cohérents que l’hypothèse de leur trucage peut être écartée. Une recherche, même élémentaire, sur Internet permet d’en trouver à foison. Au contraire, très peu de documents sont accessibles sur l’incident du Pentagone, à Washington, et presque pas sur l’écrasement d’un avion en Pennsylvanie.

Des discussions techniques peuvent être lues sur les sites des associations d’architectes et d’ingénieurs qui ont étudié ces événements, par exemple http://ae911truth.org/ (il y en a d’autres).

Les frappes des avions contre les deux tours allumèrent des incendies. Mais une relation de cause à effet entre ces incendies et les effondrements paraît incompatible avec plusieurs principes de la Physique. En effet, cette interprétation ne respecte :

– Ni la conservation de l’énergie, premier principe de la thermodynamique et de toute la Physique ;

– Ni le deuxième principe de la thermodynamique, impliquant que la chaleur ne peut s’être spontanément concentrée dans les piliers ;

– Ni la loi de la diffusion de la chaleur dans la matière (Loi de Fourier, chaleur massique, coefficient de diffusion) impliquant que la chaleur ne peut avoir diffusé dans les quelques 200 piliers jusqu’à les fondre de haut en bas au même moment ;

– Ni la loi de changement d’état de la matière (chaleur latente de fusion) ;

– Ni la loi de rayonnement des matériaux selon la température (corps noir) ;

– Ni la conservation de la quantité de mouvement : la masse des étages du dessous aurait dû freiner la chute de ceux du dessus (c’est la loi de Newton !) ; or trois tours s’écroulèrent presque à la vitesse de la chute libre.

– Ni la conservation du moment cinétique : le haut d’une des tours ayant commencé à basculer aurait dû continuer ce mouvement et tomber à côté de la tour (photo jointe). Mais il explosa en plein ciel, juste au moment où tout le reste de la tour en-dessous s’écroulait aussi.
Sept principes fondamentaux de la Physique ne sont pas respectés !

En outre, deux tours furent frappées par des avions, mais trois tours s’écroulèrent. La troisième (moitié moins haute) s’écroula, elle aussi d’un bloc, sept heures après les deux premières, alors que quelques incendies localisés y sévissaient. Elle était située à une centaine de mètres des deux autres, dont elle était séparée par des immeubles beaucoup plus abîmés mais qui ne s’écroulèrent pas. Le rapport officiel avoue tout uniment que l’effondrement cet immeuble reste inexpliqué.

Examinons maintenant les arguments :

 1.1       Enregistrement géophysiques

Les frappes par les avions ne firent pas trembler les tours, ce qui est logique s’agissant du choc d’un objet creux sur une structure en réseau. Le rapport officiel mentionne de faibles oscillations à la fréquence fondamentale (p. 104). Cependant des chocs furent perçus, à 34 km de là, à Palisades, par les sismographes du laboratoire de Géophysique Lamont–Doherty de l’Université Columbia. Ce laboratoire de Géophysique est l’un des principaux du monde, et fut l’un de ceux qui établirent la théorie de la tectonique des plaques. Comme les fréquences d’oscillation d’un bâtiment sont amorties par les terrains traversés au point d’être imperceptibles à une telle distance, les vibrations perçues ne peuvent avoir résulté des frappes. Néanmoins, ce laboratoire a enregistré, après les frappes puis juste avant les écroulements, des chocs impulsionnels dont les décours et les intensités signeraient des explosions proches du sol. Des explosions calibrées sont couramment utilisées en Géophysique appliquée, et les méthodes d’étude des vibrations sont très bien connues.

Les durées apparentes de transmission des signaux entre Manhattan et Palisades furent différentes pour les deux tours ; comme la distance est la même, cette différence apparente indique que les délais entre l’instant du choc impulsionnel et le début de l’écroulement ne furent pas identiques pour les deux tours. Le détail de ces mesures se trouve sur le site :

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/des-signaux-sismiques-revelent-l-70808

Une durée de dix à vingt secondes est longue pour un phénomène géophysique ; un événement qui dure aussi longtemps provoque des trains d’ondes qui diffusent par divers chemins et se réfractent sur les interfaces entre les terrains de natures différentes. Les effondrements des deux grands immeubles devraient donc avoir produit un signal durable sur les enregistrements sismographiques ; or les signaux recueillis furent brefs.

En conclusion, les observations géophysiques suggèrent que des explosions eurent lieu à la base des tours quelques instants après la frappe des avions, et d’autres explosions juste avant et pendant les effondrements. Les séquences des événements furent différentes pour les deux tours.

1.2       Résistance mécanique

Deux cylindres coaxiaux formaient l’ossature des bâtiments (cf. figure 1). Le cylindre central était constitué d’une cinquantaine de piliers en acier (47 exactement)) de section 36 x 90 cm, dont chaque face était épaisse de près d’une dizaine de centimètres. Le cylindre du pourtour était constitué d’environ cent-cinquante piliers plus minces. Tous étaient entretoisés. Si exceptionnels qu’ils aient été, ces immeubles avaient été conçus au milieu des années soixante après près d’un siècle d’expérience en construction métallique ; et avant l’ère des ordinateurs, les ingénieurs prenaient de grandes marges de sécurité en sur-dimensionnant les structures.

Les avions frappèrent en biais et endommagèrent plusieurs étages de chaque tour, qui prirent feu. Les incendies durèrent une heure (56 minutes) pour la tour 2, et une heure et demie (102 minutes) pour la tour 1. Lorsque les tours s’écroulèrent, l’énergie mécanique des chocs était depuis longtemps dissipée. Sur les photos, beaucoup de vitres sont intactes aux étages voisins des étages frappés (bien sûr, les vitres doivent être costaudes pour résister aux tempêtes et mouvements divers des bâtiments).

Le contenu des réservoirs de kérosène n’a pas complètement brûlé, puisque les fumées étaient noires de suie (qui certes réverbère une part du rayonnement, mais surtout absorbe et évacue de la chaleur). L’énergie thermique s’est dissipée surtout dans l’air, au dehors des tours. L’avion qui frappa la deuxième tour l’atteignit dans un angle, de sorte qu’une partie de l’avion ressortit et brûla dehors. Au moment des écroulements, les incendies étaient circonscrits à quelques étages (sur 110) et en voie d’apaisement. Il va de soi que les immeubles de bureau sont faits pour résister à des feux de bureau. Un feu de matériel de bureau peut atteindre 900 °C, tandis que la température de fusion de l’acier est d’environ 1500 °C (avec des variations selon les nuances d’alliage, bien entendu). La température d’un feu de kérosène dépend de l’apport d’oxygène ; elle peut atteindre 1200 °C si la combustion est complète, voire 1700°C dans un réacteur d’avion conçu pour obtenir la température la plus haute, par apport d’air sous pression. Mais à l’air libre elle ne dépasse pas 800 °C, et l’abondance de suie prouve une combustion incomplète, même près des parois des bâtiments. En outre, l’alimentation du feu en oxygène était certainement moindre au centre des bâtiments qui mesuraient 60 m de côté. En 1975, un incendie dans la tour Nord ravagea pendant plusieurs heures la moitié du onzième étage (donc en bas de la tour), puis se propagea à d’autres étages où il fut bientôt éteint. Néanmoins la structure de la tour ne fut pas endommagée.

Les incendies de bâtiments à structure métallique ont été soigneusement étudiés et reproduits lors de nombreux essais expérimentaux ; ils ne se propagent pas vers le bas à une vitesse fulgurante ; un incendie localisé ne provoque pas d’effondrement symétrique, et jamais un écroulement total n’a été observé. Selon le rapport officiel, des essais au feu montrèrent que les assemblages mis en œuvre dans ces bâtiments pouvaient supporter leur charge nominale plus longtemps que les durées des incendies  (p. 141).

Bien entendu, la rigidité de l’acier diminue avec la température, au-dessus de 600 °C, mais il faut beaucoup de chaleur pour que la température de poutres en acier atteigne celle de l’air ambiant, Il faut donc que l’air reste à une température supérieure à 600 °C pendant longtemps, certainement plus d’une heure si les poutres sont épaisses. En outre, une charpente métallique en réseau répartit la chaleur comme un radiateur, donc abaisse la température des poutres. Et, comme la chaleur ne diffuse pas instantanément, les structures finissent par fléchir, asymétriquement, et le haut de la structure penche d’un côté. Si les poutres étaient devenues localement assez chaudes pour se déformer, le haut des piliers (chaud) aurait cédé sous le poids avant la base (froide) et les parties hautes des tours seraient tombées du côté le plus chaud. Le haut d’une tour bascula en effet (cf. figure 2) et une partie tomba sur un immeuble voisin, qui reçut un fort coup de bélier auquel il résista (il n’avait cependant pas subi de dommage jusqu’alors). La plus grande part des débris de la tour tomba néanmoins dans le pourtour de base, c’est-à-dire selon la direction de la gravité mais aussi selon la direction de plus grande résistance des piliers !

Pour que la chaleur fût la cause d’une telle chute verticale, il eût donc fallu que presque tous les piliers atteignissent la température de fusion au même moment, du haut en bas, et que la structure toute entière pliât en accordéon. Identiquement pour les trois tours !! Un argument parfois avancé en faveur de la chute verticale sous l’effet de la gravité seule est que, les étages inférieurs étant froids, la déformation serait devenue fragile et non plus ductile. Un tel effet supposerait des milliers de brisures instantanées de poutres d’acier. Éventualité très inquiétante pour la construction métallique mais qui n’a jamais été observée au cours d’un sinistre. Bref, argument irréaliste forgé pour les besoins de la cause.

L’importance de l’affaire du 11 septembre 2001 justifierait une étude expérimentale sur un immeuble de structure comparable, voué à la démolition, où un feu de kérosène serait allumé.

Le site « Infosteel », d’information sur la construction métallique, écrit :

« N’importe quelle résistance au feu peut être atteinte en prenant les bonnes mesures ; l’acier offre une grande sécurité pour plusieurs raisons :

  • L’acier est un matériau déformable. À haute température, tous les matériaux subissent des déformations thermiques qui modifient les charges dans la construction. Pour les compenser, un matériau ne doit pas tant être résistant que déformable. Contrairement à un matériau friable, comme le béton par exemple, l’acier en est parfaitement capable ;
  • Avant de céder, l’acier prévient par d’importantes déformations. Normalement, les pompiers et autres services de secours peuvent déduire de l’évolution des déformations si le bâtiment est sur le point de s’écrouler. La rupture soudaine, qui peut se produire avec le béton et les constructions en maçonnerie, est très rare dans le cas de constructions en acier ;
  • L’acier est un matériau facilement quantifiable. Les codes de calcul de la résistance au feu de l’acier sont basés sur des décennies de recherches scientifiques poussées. Le comportement dans la construction est bien connu et tous les phénomènes possibles sont prévisibles avec précision. Le risque qu’une autre forme de rupture que celle prévue lors de la conception se produise est de ce fait très réduit dans le cas des constructions en acier. »

Pour fixer les idées, les deux tours étaient deux fois plus hautes (415 et 417 m) que la tour Montparnasse (210 m). Elles s’écroulèrent totalement, jusqu’aux fondations, en 10 à 15 secondes, l’incertitude étant due à la poussière qui masquait la fin de la chute. La durée de la chute libre dans le vide peut être calculée de tête par quiconque est titulaire d’un baccalauréat scientifique. La formule est en effet :

La hauteur des immeubles étant de 400 mètres et l’accélération de la gravité de 9,81 m/s², la durée cherchée est d’environ 9 secondes, ce qui fournit une borne inférieure : la chute ne peut pas durer moins (et encore la résistance de l’air est-elle ici négligée). Or un effondrement accidentel à la vitesse de la chute libre est impossible à cause de la conservation de la quantité de mouvement.

En effet, la loi fondamentale de la Mécanique, qui permet ce calcul, exprime la conservation de la quantité de mouvement (égale au produit de la masse par la vitesse) sans action externe. Une présentation imagée est facile, en supposant schématiquement que la partie haute de la tour (au-dessus des étages en feu) serait tombée sur la partie basse (en-dessous). Supposons qu’un bourreau chinois très habile, très fort et muni d’un très grand sabre, ait ôté d’un seul coup trois ou quatre étages (figure 3). En tombant sur la partie basse, la partie haute aurait acquis une vitesse. Comme ces étages étaient situés environ aux quatre cinquièmes de la hauteur totale, la masse de la partie haute était au plus égale au quart de celle de la partie basse, et moins en fait car les piliers de soutien étaient certainement plus massifs dans les parties basses que dans les parties hautes. La vitesse de l’ensemble du bâtiment aurait donc été divisée au moins par cinq après que le haut eût heurté le bas. C’est la conséquence du principe d’inertie. En réalité il n’y eut pas de bourreau chinois, les étages sinistrés ne disparurent pas, et le sol exerçait une résistance, de sorte que le choc du haut sur le bas aurait dû être encore bien davantage amorti. Une vitesse d’ensemble proche de celle de la chute libre n’a été possible que par la disparition soudaine de la résistance mécanique des parties situées en dessous des parties en cours de chute. La comparaison souvent faite avec un coup de bélier est fausse, car un bélier est un projectile, qui comme tout projectile transmet de l’énergie cinétique à la cible. Que serait l’effet d’un bélier sans élan ? La comparaison avec un château de cartes est encore plus absurde, car les cartes à jouer ne sont pas solidarisées, tandis que des contreventements et des entretoisements très nombreux et robustes joignaient les piliers des tours. En outre, la déformation des structures consomme bien évidemment de l’énergie (à l’échelle atomique, énergie de rupture de liaisons), ce qui ralentit encore la chute.

1.3       Explosions

Outre la rapidité de l’effondrement, les films montrent des poutrelles éjectées à grande vitesse même à plusieurs étages en-dessous des étages en cours de chute (figure 4). Leur énergie cinétique fut suffisante pour endommager gravement les immeubles voisins. Des nappes de métal fondu coulèrent sur les façades d’une tour. La couleur, jaune ou blanche, seul renseignement disponible, indique une température de 1200 °C au moins, mais pour préciser il faudrait avoir mesuré la teinte et l’éclat, ou connaître la composition de l’alliage. Ce métal ne peut être celui des avions, qui était un alliage d’aluminium, fondant vers 600 °C (après rupture de la couche d’alumine en surface) et qui a donc coulé bientôt après le choc. Les métaux peuvent fondre en-dessous de leur température théorique de fusion si un mélange « eutectique » de composés chimiques se forme. Dans le cas de l’acier, un tel mélange, formé par du sulfure de fer et des oxydes de fer, est couramment et utilisé en soudure et fond vers 1000 °C. Mais des nappes de métal auraient nécessité une très grande quantité de soufre dont on ne voit pas quelle pourrait avoir été l’origine, ni pourquoi elle aurait été localisée à ces étages-là plutôt qu’aux autres. Si ce risque était possible, il devrait faire l’objet de recherches, compte tenu du grand nombre de gratte-ciels dans le monde. Pourtant, une publication scientifique sur la formation de masses de métal fondu par mélange eutectique dans des bâtiments en feu paraît impossible à trouver. Encore un argument forgé pour les besoins de la cause.

Les nuages de poussières gigantesques qui se déployèrent  n’étaient pas formés que de plâtre anti-feu (figures 5 et 6). En effet le tas de décombres était très petit, peut-être une vingtaine de mètres de hauteur, et constitué surtout de poutrelles. Un incendie intense peut certes fissurer des dalles de béton, mais pas les réduire en poussière. Force est donc d’admettre qu’en quelques secondes, 110 dalles de béton de soixante mètres de côté et, disons, d’une dizaine de centimètres au moins d’épaisseur, se pulvérisèrent en grains de quelques millimètres à quelques dixièmes de millimètre. Or la quantité d’énergie nécessaire pour broyer un solide est une fonction croissante de la finesse des grains. Cela a nécessité une puissance fantastique.

Il faut se souvenir que si la température est une variable intensive, l’énergie est une variable extensive. La quantité d’énergie nécessaire pour atteindre une température donnée dépend de la nature du matériau et de la quantité de matériau à chauffer. De même la quantité d’énergie nécessaire pour rompre des liaisons chimiques dépend de la quantité de matériau à pulvériser et de la finesse des grains. Il faut considérer enfin que la puissance dépend de la vitesse du processus.

Pour couper des dizaines de piliers d’acier en quelques millisecondes, pour éjecter des poutrelles et réduire des milliers de tonnes de béton en poussière propulsées en volutes géantes, pour faire fondre du métal en nappes, il a fallu une quantité d’énergie qui ne peut provenir ni du kérosène (brûlé dès le premier quart d’heure), ni des matières inflammables contenues dans les tours, ni de l’énergie potentielle gravitaire. Comment la gravité pourrait-elle dissocier en grains fins des dalles de béton en cours de chute ? Comment pourrait-elle échauffer des métaux jusqu’à température de fusion ? Si c’était si simple, les métallurgistes ne construiraient pas de forges, ils traîneraient des lingots de métal au bord de falaises, ou les hisseraient en haut de tours et les feraient directement tomber dans des moules ! Étretat serait un haut-lieu de la fonderie. Comment de l’énergie potentielle gravitaire pourrait-elle se transformer, instantanément et sans machine, en énergie mécanique de fragmentation du béton en plein vol, ou en chaleur de fusion des métaux ? Comment un champ de potentiel vertical pourrait-il éjecter à grande vitesse des poutres en direction horizontale, encore une fois sans machine. Par effet de soufflerie !!? Si quelqu’un le sait, sa fortune et sa célébrité sont faites. Il y a des brevets à déposer et des prix Nobel à recevoir !

L’un de mes très proches parents, ingénieur, avait visité le chantier en 1972, sous la conduite d’un ingénieur français travaillant dans une entreprise de bâtiment. Cet ingénieur avait affirmé que le feu ne pouvait pas détruire l’édifice, que celui-ci avait été conçu pour résister à des vents de tempête et pour pouvoir encaisser un Boeing égaré dans la brume, n’ayant pas trouvé l’aéroport Kennedy. L’ingénieur avait aussi expliqué que la destruction des tours était prévue (plan prévisionnel obligatoire), afin de ne pas endommager les bâtiments voisins. Tout devait être démonté, hormis le noyau acier-béton et les planchers, ainsi que certaines structures. Cette ossature devait être détruite par des explosions à la base et au niveau du tiers supérieur.

Les conclusions des experts en démolition, qui examinèrent les films, peuvent être résumées ainsi :

1/ Dans les deux grandes tours, les piliers centraux furent d’abord détruits, comme le montre la chute de l’antenne située en haut d’une tour. Tout le haut de l’autre tour bascula lors des premières explosions (cf. figure 1). Puis les explosions progressèrent en série du haut vers le bas, selon la méthode utilisée pour démolir les immeubles très hauts afin d’éviter le basculement. La destruction du haut de l’immeuble, qui basculait, prouve la maîtrise des démolisseurs. Selon une interprétation proposée sur plusieurs sites de contestation de la version officielle, la mise à feu pourrait avoir été commandée à partir du bâtiment 7 dont la CIA occupait un étage.

2/ Dans le bâtiment 7, qui s’écroula en six secondes, les piliers centraux furent d’abord détruits, comme le montre la rupture au milieu du bâtiment, puis des explosions brisèrent les autres piliers en progressant vers le haut, selon la méthode utilisée pour abattre des barres d’immeubles.

Tout cela ressortit des méthodes classiques de démolition, qui nécessitent des jours de préparation.

Les pompiers, dont on a beaucoup parlé, montèrent dans les tours sans craindre qu’elles ne s’effondrent, et demandèrent des renforts en décrivant les feux comme maîtrisables. Plusieurs pompiers survivants – ainsi que des commentateurs de télévision – ont attesté avoir entendu et vu des explosions. Or ces gens-là connaissent leur métier. La frappe par les avions aurait donc dû faire simplement un scénario de série B « L’enfer de l’incendie des tours de Manhattan », avec pompiers héros et une petite fille à tutu rose sauvée par LE pompier qui meurt à la fin.

Si le scénario tourna au tragique, c’est parce qu’une grande quantité d’énergie potentielle fut mise instantanément en action. C’est ce qui se fait très couramment, non en utilisant de l’énergie potentielle gravitaire, mais en employant de l’énergie potentielle chimique contenue dans des matières communément nommées explosifs.

Des photos, prises avant le déblaiement des ruines, montrent des piliers d’acier coupés net, en biais, ce qui est l’effet normal d’un cordon explosif. Des masses de métal persistèrent à l’état fondu dans les sous-sols des ruines pendant plusieurs semaines. Ce fait ne peut être expliqué par la formation d’un mélange eutectique, mais l’est facilement par une réaction chimique dégageant de la chaleur jusqu’à que ce que les réactifs soient consommés. Plusieurs laboratoires, en particulier un laboratoire danois, ont étudié les poussières et y ont trouvé  des traces de « nano-thermite ». En quelques mots, les résidus observés seraient les produits d’une réaction chimique dégageant beaucoup de chaleur et produisant du fer à l’état fondu (du fait de la très haute température). Seules quelques entreprises d’armement seraient capables de produire les réactifs nécessaires. http://www.bentham.org/open/tocpj/articles/V002/7TOCPJ.pdf

Un débat public entre chimistes compétents serait bien nécessaire !

Ces immeubles contenaient des dizaines de milliers de chaises, d’armoires et d’ordinateurs ; un vrai marché des reliques devrait exister, vendues aux enchères comme les débris du mur de Berlin. Pourtant le matériel de bureau paraît avoir été presque tout entier volatilisé.

Donc :

– Si l’on s’en tient à la V.O., ce ne sont pas seulement les mesures de sécurité contre les détournements d’avions qui furent suspendues ce jour-là, mais aussi les lois de la Physique.

– Si l’on compare à une démolition contrôlée, par explosifs, alors tout devient cohérent.

Selon la version officielle, le Pentagone fut frappé par un avion semblable à ceux qui frappèrent les tours. Une photo prise d’au-dessus montre même plusieurs bâtiments voisins traversés de part en part. Les photos de la façade montrent un incendie très petit et un seul trou rond de quelques mètres de diamètre. Un avion peut-il replier les ailes, comme une chauve-souris qui se suicide ? Selon un de mes amis, amiral (2S) de l’aéronavale, la manœuvre d’approche du Pentagone serait difficile même pour un aviateur chevronné pilotant un avion militaire très manœuvrable. En outre le Pentagone est un bâtiment haut comme un immeuble haussmannien, et un avion de ligne n’est pas plat comme un tapis volant. Un pilote amateur aurait donc réussi à voler sur plus de cent mètres, en maintenant le bas de l’avion à quelques décimètres du sol ! La possibilité même pour un avion de ligne de voler à très basse altitude, sur une longue distance a été mise en doute par des professionnels de l’aviation, du fait des turbulences. Quant aux moteurs, ils sont conçus pour résister à la combustion du kérosène : comment pourraient-ils avoir totalement fondu dans un incendie confiné à l’intérieur d’un bâtiment, où l’apport en oxygène est forcément limité ?

Les tours de Manhattan et le Pentagone étant des bâtiments très différents, des projectiles semblables pourraient avoir causé des sinistres différents, mais cela nécessiterait d’être vérifié par une enquête que le secret militaire interdit. On s’étonne néanmoins que le même type de projectile ait déclenché un feu infernal dans une ville et un petit incendie dans une autre.

Après la catastrophe, les manquements aux procédures usuelles furent nombreux. Déblaiement hâtif des ruines ; pas de communiqué sur les boîtes noires des avions ; pas d’enquête publique et contradictoire sur le plus grand accident de l’Histoire du bâtiment. Très peu d’informations sur l’avion abattu en Pennsylvanie. Tout cela est contraire aux usages en cas de catastrophe.

Ces accidents sont sans précédent dans l’Histoire de l’Architecture. Mais le plus étonnant est que les faits n’aient pas été étudiés indépendamment par plusieurs équipes d’experts qui eussent ensuite confronté leurs avis, que les expérimentations à échelle réduite aient été sommaires, que les simulations mathématiques aient été incomplètes – les paramètres furent ajustés au jugé, et les effondrements ne furent pas simulés -, que les membres de la commission d’enquête aient eu des liens étroits avec les pouvoirs politique et financier, et que les conclusions du rapport n’aient pas été publiquement débattues. Cela aussi est sans précédent.

2        Arguments à vérifier

Selon Thierry Meyssan, qui fut l’un des premiers à douter publiquement de la version officielle, les étrangers qui furent expulsés collectivement hors des États-Unis, peu après les attentats, auraient été domiciliés très près des pirates de l’air présumés. Auraient-ils été des instructeurs ?

Deux informations paraissent avérées : 1/ Un promoteur immobilier nommé Larry Silverstein avait acheté deux mois auparavant l’ensemble des bâtiments et souscrit une assurance contre les attentats, qui lui procura un double pactole, le tribunal ayant jugé que deux attentats avaient eu lieu, et même un triple, puisque les compagnies aériennes furent aussi jugées responsables ; 2/ Des spéculations sur les valeurs des actions de compagnies aériennes eurent lieu quelques jours avant.

Comment préparer un tel coup ? Des ouvriers ont pu participer à la mise en place de charges explosives, des mois à l’avance, sans savoir ce qu’ils faisaient, chacun n’exécutant qu’une tâche partielle lors de travaux d’entretien et de « mise aux normes ». Mais il a fallu néanmoins des complicités dans la société de maintenance et un petit commando pour la touche finale. Or le dimanche précédent, l’activité fut arrêtée dans les tours et le système de sécurité fut débranché pour des travaux. Selon les informations que l’on trouve sur internet, un frère de G.W. Bush, Marvin Bush, avait une fonction importante dans la société de maintenance, tandis que la société de sécurité aurait été dirigée par un frère de Cheney. Dans la troisième tour (n° 7) auraient été situés : 1/ un département de la CIA ; 2/ un centre de surveillance et d’alerte de l’agglomération new-yorkaise ; et 3/ un dépôt d’archives judiciaires contenant, parmi bien d’autres, des dossiers sur la manipulation par ENRON des tarifs de l’électricité en Californie.

Les procédures coordonnant l’aviation civile et la défense aérienne, en place depuis les années 60, furent modifiées au début de juin 2001. Le pouvoir de décider fut retiré aux commandants des bases et attribué au Secrétaire d’État à la défense, Donald Rumsfeld.

Chaque jour, les contrôleurs aériens signalent aux pilotes de plusieurs dizaines d’avions qu’ils se sont écartés de leur route, leur enjoignent de s’y remettre et leur indiquent quel cap prendre. Si nécessaire, des avions de chasse mettent environ un quart d’heure pour agir, selon la distance de la base aérienne au lieu d’action. Comment des escouades pirates de l’air auraient-ils pu s’emparer en même temps de quatre avions et les dérouter pendant respectivement 33, 49, 83 et 112 minutes sans provoquer d’alerte ? Après le premier attentat, la seconde cible étant prévisible, pourquoi la chasse aérienne a-t-elle laissé le second avion frapper son but sans le détourner vers l’océan tout proche, ou bien, en dernier recours, l’abattre avant qu’il n’atteigne une grande ville ? De nombreuses fausses alertes eurent lieu, même avant les frappes des avions contre les tours (les fausses alertes après se comprennent aisément). Or selon des sources militaires, huit chasseurs armés étaient prêts à décoller, mais des exercices avaient précisément lieu ce jour-là sur le thème d’un détournement d’avion vers une ville, de sorte que  la surveillance aérienne prit la réalité pour une fiction, et que les pilotes ne volèrent qu’au quart de la vitesse maximale. Coïncidence ! Si cette information était confirmée, force serait de conclure à une complicité politique au niveau des chefs des armées. Le général commandant la région aérienne fut promu quelques mois plus tard…

Les comportements de maintes personnes, ce jour-là, ne laissent pas d’étonner. Du président et du vice-président aux pilotes de chasse, en passant par les secrétaires d’État et les chefs militaires, tous agirent de façon bizarre, que l’on souhaiterait pouvoir n’imputer qu’à un excès de prudence.

Selon plusieurs sources, maints dirigeants d’entreprises ayant leur siège dans les tours étaient absents de Manhattan, rassemblés sur une base militaire pour un colloque. Cette affirmation mériterait enquête et, si elle était confirmée, l’origine de l’invitation serait intéressante.

Quels qu’aient été les commanditaires, il faut bien que ce soient les mêmes qui aient programmé les détournements d’avions et la démolition des tours. Cela mène à conclure que les organisateurs disposaient de moyens importants et discrets, et que les commanditaires sont assez puissants pour empêcher une enquête normale et faire prévaloir la version officielle dans la presse mondiale.

 3   Le complot islamique selon la version officielle

La version officielle impute ces attentats à un complot ourdi par des islamistes fanatiques voulant s’en prendre aux symboles de la puissance des États-Unis. Cette interprétation fut annoncée le jour même, avant toute enquête, et ne fut jamais démentie ni nuancée depuis. Il est bien surprenant qu’un complot d’une telle ampleur soit passé inaperçu de services de renseignement capables d’en identifier l’auteur au cours de l’après-midi même. Et il n’est pas moins étonnant que des pilotes amateurs aient réussi à détourner quatre avions en même temps, alors que les professionnels de l’interception de la chasse aérienne échouèrent à les empêcher d’atteindre leurs cibles.

Pas un seul des arguments publiés depuis ne peut convaincre de l’implication d’une organisation terroriste structurée, et M. Ben Laden ne fut pas inculpé. Laissons de côté les enfantillages, comme le passeport d’un terroriste présumé retrouvé intact dans la poussière d’une rue, qui peuvent être l’effet de l’imagination d’un trop zélé « communiquant ».

Par ailleurs, le commandant Ahmed Shah Massoud fut assassiné l’avant-veille des attentats, au moyen d’un matériel perfectionné, par de faux journalistes qui moururent avec lui. Les connaisseurs de l’Afghanistan affirment qu’il était le seul chef capable de diriger une résistance armée. Allié ou adversaire potentiel des États-Unis ? Quel qu’eût pu être son choix, une interprétation cohérente des faits devrait expliquer la coïncidence de sa mort avec les attentats et avec l’invasion de l’Afghanistan par les troupes des États-Unis et de leurs alliés.

Une autre coïncidence étonnante est celle de ces attentats avec l’envoi, une semaine plus tard,  de lettres piégées contenant des bacilles du charbon issus d’un laboratoire militaire. Ces lettres, qui causèrent la mort de cinq personnes, suscitèrent l’angoisse aux États-Unis. L’enquête les attribua à un biologiste d’un laboratoire militaire, Bruce Ivins qui se suicida en août 2008 juste avant d’être arrêté, et qui aurait agi seul. Néanmoins Georges Tenet, directeur de la CIA en 2001, affirme dans ses mémoires, parues en 2007, que la CIA prouva que ces lettres piégées avaient été envoyées par Al Qaïda, et vante l’efficacité du service qu’il dirigeait. Un débat argumenté serait donc bienvenu.

Certes, des attentats suicides inspirés par des islamistes sont devenus fréquents en Irak après l’invasion, mais détruire deux tours de quatre cent mètres de haut et de soixante mètres de côté (sans compter la troisième !) est une autre affaire que d’accrocher des détonateurs à un ceinturon. Organiser un tel attentat en restant planqué dans une caverne serait un tour de force méritant l’admiration. Et en admettant même que des islamistes aient en effet détourné les avions, leur action ne renseignerait pas sur les commanditaires de l’attentat. Dans un tel complot, les commanditaires et les exécutants ne se connaissent pas plus qu’un général en chef et un troufion. Sans doute se connaissent-ils même moins, car un troufion sait au moins le nom du général en chef et du Chef de l’État, tandis que la clandestinité impose le secret.

Les attentats qui furent commis ensuite à Madrid, Londres et Bali, ainsi qu’en Tunisie, avaient tous été organisés par des groupes locaux. Pendant dix années, les enregistrements vidéo attribués à M. Ben Laden furent pis que douteux, et les tentatives d’attentat devinrent au cours du temps de plus en plus farfelues (semelles de chaussures à double fond !).

Pour ce qui est connu de l’organisation Al Qaïda, ce fut une filière de recrutement de volontaires, et de ravitaillement en armes, pendant la résistance contre l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. Ses liens avec le gouvernement des États-Unis étaient alors notoires. Ils paraissent s’être maintenus après le départ des troupes soviétiques. Quant à l’organisation qui revit à présent (2012) sous le même nom, elle agit clairement en accord avec l’OTAN.

La région frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan est escarpée, mais ce n’est pas l’Himalaya. Dans des montagnes ne culminant pas à plus de 2500 mètres d’altitude, toute une armée aurait cherché pendant neuf années, sans succès, des chefs de bande fantomatiques. La dixième année, les fins limiers des services de renseignement auraient bien réfléchi, et pensé tout à coup que des terroristes retors ne resteraient pas stupidement au fond de grottes, à attendre d’être pincés. L’idée lumineuse aurait alors été de chercher aussi au Pakistan, où en effet ils vivaient tranquillement.

Racontez cela à un cheval en bois, il vous donnera des coups de pied.

Après une traque intense, M. Ben Laden fut assassiné au Pakistan par un escadron de tueurs étasuniens. Ce triomphe militaire fut annoncé par le président des États-Unis, M. Obama en personne, yes we can, qui précisa que le corps avait été jeté en pâture aux crabes. La drôlerie de cette annonce, qui fit rire la planète entière, ne doit pas dissimuler la faute de goût ainsi commise : la place du physicien le plus novateur du XXIe siècle commençant était à Florence dans le caveau de Galilée, à Westminster dans celui de Newton, ou à Princeton dans celui d’Einstein.

L’idéal démocratique s’agrémente ainsi d’un bel acte de transparence politique : un lauréat – par anticipation – du Prix Nobel de la Paix s’est vanté publiquement d’un assassinat. Par délicatesse envers les âmes sensibles, nulle preuve ne fut apportée de cet événement, dont les médias matraquèrent toutefois les peuples pendant une quinzaine de jours, avant de passer au joyeux déclenchement de la nouvelle guerre humanitaire à la dernière mode.

La parole d’un grand chef de guerre étasunien valant vérité, inutile de continuer l’enquête.

On ignore cependant qui ravitaille en mélange deux-temps la mobylette du mollah Omar, aux dernières nouvelles toujours en fuite. Mais c’est l’unique question qui se pose encore.

Pourtant… le 8 août 2011, un hélicoptère s’écrasa au centre de l’Afghanistan. Banal incident de guerre. À bord, plusieurs membres du commando censé avoir abattu Oussama Ben Laden. On leur fit de belles funérailles, qui consolèrent fort leurs familles. Ainsi, il n’y eut jamais de preuves et il n’y a désormais plus de témoins.

Faut-il penser toutefois que des militaires aient été froidement assassinés par des barbouzes ?

Pas nécessairement, car une autre interprétation est possible : à expédition inexistante, commando imaginaire. Si, comme tout l’indique, l’élimination de M. Ben Laden fut une pure fable, il a suffi d’attendre un accident – il s’en produit fatalement au cours d’une guerre – pour révéler que les morts étaient les membres de l’héroïque équipe qui avait soulagé le monde de l’ennemi public n°1. Héros dont l’identité avait jusqu’alors été tue pour ne pas embarrasser leur modestie.

 4  Conclusion

Quel crédit accorder à une interprétation qui ferait se retourner dans leur tombe Galilée, Newton, Fourier, Lagrange, Carnot, Boltzmann, Kelvin, Poincaré, Planck, Eiffel, mais qui intéresserait Nobel et le consolerait peut-être des déboires subis par son prix pour la Paix ? Considérer les lois de la Physique suffit à écarter la version officielle. L’interprétation des agissements humains est tout aussi invraisemblable que celle des faits physiques. L’explication de la chute des tours ne tient pas debout, et l’historiette de la caverne afghane est grotesque. Cette version est une véritable histoire de brigands, et a néanmoins servi de prétexte à plusieurs guerres.

La première pensée qui vient à l’esprit est que les dirigeants des États-Unis avaient des raisons d’État de dissimuler la réalité. Ce serait acceptable, puisqu’après tout le Royaume des Cieux n’est pas de ce monde. Toutefois le spectacle effarant du Secrétaire d’État, ancien général en chef, mentant comme un arracheur de dents à la tribune de l’ONU en 2003 (il fallut reculer les caméras, tant son nez s’allongeait), suivi quelques années plus tard de l’aveu cynique, par un Premier Ministre Britannique, de l’inanité de l’accusation lancée contre l’Irak, ont montré quelle créance méritaient les dirigeants de l’empire anglo-saxon.

Cette fable incroyable, soutenue depuis des années, fut prétexte à faire la guerre, instaurer des gouvernements fantoches dans des États, bombarder des civils, racoler des mercenaires, interner sans jugement, et mettre en place un régime de surveillance policière et de régression juridique allant jusqu’à la sous-traitance organisée de la torture. Le rapprochement de ces faits avec le trucage des élections présidentielles étasuniennes en 2000 s’impose. Il suggère un coup d’État fait par un groupe politique décidé à recourir à la guerre afin de maintenir une hégémonie contestée. D’autres guerres eurent lieu depuis, d’autres encore sont préparées publiquement. Les tensions internationales croissent tant qu’il serait urgent d’établir la vérité, et l’on souhaiterait que des Étasuniens le fissent.

Au cours des mêmes années, la démocratie a été abolie en Europe. La ratification du traité de Lisbonne par les politiciens, contre la volonté du Peuple Souverain, a constitué un autre coup de force. Les projets de confédération atlantique et d’extension de l’OTAN permettraient la mise en place d’un régime oligarchique autoritaire à l’échelle de continents. Pour s’être opposée en 2003 à l’attaque de l’Irak, la France n’a plus depuis 2004 que des gouvernants fantoches.

Psychologiquement, cet attentat est un remarquable exemple de sidération collective. Des millions de gens ont vu, diffusées en boucle, les explosions de deux tours, et parmi eux un bon nombre avait suivi des études d’ingénieur ou de physicien. Ils n’y ont vu que du feu ! L’adage « Après, donc à cause » se disait en latin au treizième siècle, et il y avait déjà à cette époque des commentateurs en Sorbonne pour contredire et affirmer que la causalité n’était pas si simple. Nos générations ont été les plus instruites de l’Histoire du monde ; une étonnante conclusion est donc que maintes gens, surtout parmi les plus instruits, n’articulent pas dans leur esprit les connaissances apprises.

On mettait plus d’intelligence à scruter les arguments au temps de Zola et du colonel Picquart.

Parmi les bons élèves qui savaient résoudre des problèmes au lycée, beaucoup ne réagirent pas en voyant ce festival pyrotechnique, ni en entendant une explication contraire aux lois de la Physique. Ils croient plutôt à Al Qaïda, autant dire au Père Fouettard. Les gens du peuple, qui ont encore le contact intuitif avec la matière, ne sont pas si naïfs. La césure principale des sociétés est là, et le véritable choc des civilisations pourrait bien se produire entre classes sociales.

M. Ben Laden a ainsi été le premier exemple d’ennemi entièrement virtuel, du début à la fin de sa carrière mondiale. Les progrès des télécoms permettront certainement de perfectionner le personnage, qui deviendra un classique comme Polichinelle. Mais nous sommes loin de la douce fantaisie de la Commedia dell’arte. La matagrabolisation des esprits se fait désormais à la sauce harrypottérienne. À force de lire ces sottises, les gens croient à la magie. J’ai justement entendu parler d’un lac au Nord de l’Écosse, près du Ben Nevis, où se cacherait tout un clan de petits Ben Laden, sortant pendant les nuits brumeuses.

À choisir entre les théories de Newton ou de Cheney, choisissons sans hésiter la première, qui depuis quatre siècles a fait ses preuves !

Tôt ou tard, le bon sens reprendra le dessus. Les excès commis au nom des Droits de l’Homme ont déjà discrédité leurs auteurs, et hélas beaucoup subverti les valeurs humanistes. Lorsque la réalité aura été reconnue, le pseudo « camp occidental » sera décrédibilisé et déshonoré à jamais.

Il faut qu’avant cela la France ait quitté l’OTAN et l’Union Européenne. Il n’y a point de temps à perdre pour reprendre notre liberté de penser, de parler et d’agir, afin de reconstruire le régime démocratique que financiers et politiciens ont détruit.

C’est impératif afin que vive la République et que vive la France !

N’attendons pas de pleurer sur les ruines de notre civilisation.

Christian Darlot

 

 Cette version a été rédigée en janvier 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques sites intéressants :

http://www.iceberg911.net/thorn-1.html

Les tours WTC 1 et 2 furent frappées respectivement au niveau du 96ème et 80ème étage.

 

En 1945, un B-25 arrivant à New York et perdu dans le brouillard heurta l’Empire state building, qui résista à l’impact et à l’incendie qui s’ensuivit.

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