27 051 travailleurs de la santé seront congédiés le 15 octobre s’ils refusent l’injection expérimentale. Marche en uniforme en soutien au personnel de la santé du Québec.

Mise à jour le 15 octobre 2021 : « Le gouvernement Legault repousse au 15 novembre la date butoir à laquelle tous les travailleurs de la santé devront obligatoirement être vaccinés contre la COVID-19, sous peine d’être suspendus sans solde. » (Radio-Canada)

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Le 15 octobre prochain des milliers de travailleurs de la santé perdront leur emploi s’ils refusent de se faire doublement « vacciner ». Ils seront considérés en absence non autorisée.  Ils n’auront pas droit au chômage, cesseront d’accumuler de l’ancienneté et perdront leurs assurances collectives après 28 jours, à moins d’assumer la cotisation versée par l’employeur.

Selon le ministre de la Santé, 27 051 travailleurs de la santé ne sont pas « adéquatement »[sic] (double dose) vaccinés, dont 15 607 n’ont toujours pas reçu de première dose. 3487 infirmières ne sont toujours pas doublement vaccinées, dont 2062 n’ont reçu aucune dose. (Le 6 octobre 2021) (Le 11 octobre 2021, le gouvernement du Québec a publié de nouveaux chiffres : 22 446 n’étaient pas doublement vaccinés, 14 613 d’entre eux n’ont reçu aucune dose).

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a dit fermement qu’il ne reviendrait pas sur ses positions vis-à-vis l’obligation vaccinale (deux doses) dans le secteur de la santé :

On oublie que ce sont les mêmes infirmiers et infirmières qui prenaient soin des « cas Covid » durant le confinement. On les remerciait alors pour leur courage et leur dévouement exceptionnel. Maintenant ces mêmes travailleurs sont harcelés et intimidés par le gouvernement et ils risquent de se retrouver dans la rue, la pauvreté, la misère…

« Depuis 10 ans pendant la pandémie j’ai travaillé 69 nuits 48 soirées et 7 jours sans une journée de congé et voilà comment il me remercie en m’arrêtant de travailler sans salaire. » (Marie S. Donard, Facebook)

Sans aucun respect pour ce personnel de la santé, une publicité du gouvernement dit « Nous prenons soin de nos infirmières » – en les congédiant – et le premier ministre Legault dit qu’il n’aimerait pas « se retrouver à côté d’une infirmière non vaccinée ». Ce gouvernement a créé une division au sein du personnel de la santé. Ceux qui se soumettent à l’autorité et ceux qui sont conscients du danger de l’injection expérimentale.

C’est en solidarité avec le personnel de la santé qui résiste contre l’obligation vaccinale que des collectifs ont organisé une marche pacifiste à Montréal pour dénoncer les mesures coercitives du gouvernement du gouvernement du Québec.

« Nous savons pertinemment que le même sort sera réservé à tous les employés qui offrent un service à la clientèle et qui portent un uniforme ! Alors, il faut se lever tous ensemble contre ces mesures ! » (Femmes du Québec au front, Québec Pro-Choix, Go Manifs, Action Coordination organisent une Marche pacifique)

Près de 500 personnes se sont rassemblées samedi après-midi à la place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal, pour protester contre la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé.

« Qui va s’occuper de vos patients c’est une stupidité inquiétante. On a tellement, tellement besoin de vous. » (Témoignage à la manifestation de Gisèle, Une dame de 82 ans qui a travaillé comme infirmière auxiliaire dans le passé, ici au centre de la photo)

« Quand on choisit cette profession on apprend qu’il faut laisser le libre choix aux patients pour leur santé,  les médicaments qu’ils doivent prendre, sur les soins qu’on leur prodigue… mais nous en tant que professionnels de la santé nous n’avons aucun droit … Je suis dans le domaine de la santé depuis 2003, officiellement pour le gouvernement, j’ai fait ce choix parce que j’adore soigner les gens, j »ai beaucoup de compassion. Durant la dernière année le gouvernement nous a brimé, a suspendu nos vacances, nous a obligé à travailler à temps plein…maintenant qu’on a plus besoin de nous, merci on expire à minuit le 15 octobre. » (Témoignage d’une infirmière à la manifestation)

Dans cette dissension créée par le décret gouvernemental, tout le personnel de la santé est épuisé. Ceux qui restent, peu importe l’ancienneté, devront travailler davantage, probablement de façon inhumaine mettant en danger leur propre santé.

« Nos gestionnaires ont fait mention qu’ils décideront eux-mêmes qui devra (peu importe l’ancienneté et qui occupe un poste à T.C de jour) travailler de nuit ou soir pour combler les manques dû au sans solde des non vaccinés (majorités soir et nuit)… ton nom sort du chapeau… tu rentres de nuit. » (Mélissa Robert, Facebook)

Il y a également ceux qui se sont vaccinés à contrecoeur, malgré les dangers du vaccin, pour arriver à faire vivre leur famille.

« JAMAIS Je n’aurais accepté de me faire vacciner et si on ne m’avait pas menacée financièrement. Je ne peux pas prendre le risque de devoir attendre $ car je suis maman de 3 enfants que j’élève 100% seule financièrement et physiquement. J’ai personne pour me soutenir $$$ donc j’ai été prendre ces 2 doses à contrecœur . »(France Carpentier, Facebook)

Et il y a ceux et celles qui ont refusé catégoriquement de se faire injecter malgré les conséquences.

Selon le Prof. Michel Chossudovsky, directeur des Centre de recherche sur la Mondialisation, la situation est chaotique et cette crise existe à l’échelle planétaire. De plus, les mesures ont été basées sur des mensonges (chiffres sur la mortalité Covid-19, exemple du Québec). Voici un extrait du discours prononcé à la Marche en uniforme :

« Il faut créer une solidarité non seulement au Québec et au Canada, mais dans le monde entier. Il s’agit d’une crise mondiale à l’échelle planétaire. J’ai mentionné solidarité à l’échelle mondiale, c’est un concept absolument important parce que cette crise affecte 7.1 milliards de personnes à l’échelle mondiale. Comprenez-le bien. Et c’est pas uniquement une crise de la santé publique c’est une crise, c’est une ingénierie sociale qui a plusieurs étapes et qui fondamentalement détruit les droits de la personne, crée un chaos économique à l’échelle planétaire et ce sont des mesures très bien coordonnées qui datent du début de janvier de l’année dernière. Il faut le comprendre. Il y a plusieurs étapes. Je peux vous dire que la majorité des chiffres sur la mortalité liés à Covid-19 sont fabriqués de toute pièce. Et c’est pas moi qui le dit c’est le ministère de la santé du Québec dans une directive qui a été annoncée en date d’avril de l’année dernière…  Au mois de mars il y avait pratiquement personne qui était mort de Covid et tout d’un coup [en avril] c’est 44.9% de la population, de la mortalité au Québec, qui est assigné à Covid-19.(..) Toutes les mesures qui nous ont été imposées depuis le début sont basées sur des mensonges.(…) »

Face à cette injustice du congédiement du personnel de la santé, MNatalia Manole a décidé de représenter les travailleurs de la santé qui seront suspendus sans salaire s’ils ne sont pas doublement vaccinés d’ici le 15 octobre 2021 dans la province de Québec. Elle signifiera une instance le mardi 12 octobre 2021 à la Cour supérieure du Québec en urgence pour demander la suspension de l’application du décret jusqu’à ce que la cour puisse statuer sur sa constitutionnalité. (Demande en contrôle judiciaire et ordonnance de sauvegarde) (Facebook, Fondation pour les droits et libertés du peuple)

« On ne conteste pas l’état d’urgence [sanitaire], on ne conteste pas l’efficacité des vaccins. [Si] on conteste, c’est [parce] qu’il y a une violation du droit des travailleurs de la santé, et le fait que le décret n’est pas dans l’intérêt public. »

MManole en entrevue avec La Presse, samedi soir le 9 octobre 2021

En complicité avec le gouvernement, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) commencera à suspendre les permis de pratique de ses membres non adéquatement [sic] vaccinés contre la COVID-19 à partir de vendredi le 15 octobre.

Les syndicats s’opposent à ces « démesures » concernant le personnel de Santé :

« Ceux qui restent vont être obligés de faire encore plus de temps supplémentaire, ça va être le chaos, anticipe-t-il. Y’a des services qui vont être suspendus ça c’est sûr.

« Ça n’a pas de bon sens, on n’est plus capables de donner des services sécuritaires adéquatement. »

Nancy Hogan, présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec

Selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) la mesure est « excessive » ! (Nouvelle de Radio-Canada, le 11 octobre 2021)

Dans ce délire des mesures hystériques gouvernementales, il faut comprendre que d’autres professionnels sont touchés par la vaccination obligatoire (deux doses ! Pas une !) : les employés d’Air Canada, les travailleurs de Bell, etc.. Qui seront les prochaines victimes de cet ordre gouvernemental ?

D’autres mesures anti-démocratiques et anticonstitutionnelles, ayant pour cible tous les non-vaccinés, ont déjà été annoncées. Le 30 octobre 2021, les Canadiens non vaccinés ne pourront plus voyager à l’international et à travers le pays, par train ou par avion. La démocratie canadienne ouvre la voie au gouvernement autoritaire et emprisonne tous les non-vaccinés dans ce « beau Canada ».

Micheline Ladouceur pour Mondialisation.ca

Toutes les photos sont de l’auteure.

Pour consulter les vidéos : Facebook de Mondialisation.ca

A pied, en vélo, en chaise roulante, musiciens… un demi-million environ de personnes se sont rendues à la Marche en solidarité avec le personnel de santé.

Une traînée de masques sanitaires, un polluant imposé par les autorités partout dans le monde.

L’association espagnole « Policias por la Liberdad » (Policiers pour la liberté), Mouvement international en 2021. Rejoignez-les.

Les familles étaient nombreuses à la Marche. Mère-fille, main dans la main, pour la Santé

Les Marcheurs se sont arrêtés devant la firme McKinsey pour manifester pacifiquement leur colère face à l’injustice. Le gouvernement Legault a engagé l’entreprise privée (firme de consultants McKinsey) pour l’aider à préparer le déconfinement du Québec (un contrat de 1, 7 milliards de dollars canadiens). C’est la firme McKinsey qui conseille le gouvernement du Québec dans sa gestion de la santé publique. Les médias étasuniens ont décrit les liens entre la firme et Purdue Pharma, fabricant de l’opioïde OxyContin.

 



Articles Par : Micheline Ladouceur

A propos :

Ph.D. en géographie. Spécialiste des questions latino-américaines et brésiliennes. Directrice associée du Centre de recherche sur la Mondialisation, Rédactrice de Mondialisation.ca et des pages en portugais et en italien.

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