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Attaque à Khan Cheikhoun: le rapport de Human Rights Watch est remis en question
Par Gabriella Lima
Mondialisation.ca, 05 octobre 2017

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Six mois ont passé depuis le drame survenu à Khan Cheikhoun, dans la province syrienne d’Idleb, le 4 avril 2017, qui avait fait environ 90 morts et plusieurs centaines de blessés.

Les débats sur la réalité de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun et ses vrais initiateurs se poursuivent jusqu’à ce jour. Bien que Washington soit « absolument » sûr et possède des preuves « incontestables », de nombreux experts expriment des doutes à propos du rôle de Damas dans cet incident.

Afin de manipuler l’opinion publique et discréditer Bachar al Assad, la Maison Blanche s’est prononcée contre la tenue de l’enquête par l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) sur le terrain.

En mai 2017, l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) a publié le rapport de 48 pages intitulé « Attaques chimiques meurtrières: Utilisation généralisée et systématique d’armes chimiques par le gouvernement syrien » dont l’analyse détaillée révèle des erreurs et des défauts évidents ainsi que la falsification des faits destinée à décrédibiliser le gouvernement syrien.

Le texte se base sur la version de l’implication de l’aviation syrienne dans l’attaque chimique. Dès le début pourtant, deux scénarios alternatifs ont été aussi développés. Selon des différentes sources, l’attaque aurait été provoquée par une bombe explosive larguée sur l’entrepôt de munitions chimiques ou par l’explosion chimique effectuée par des terroristes sur le sol.

Il y a un sentiment que les auteurs du rapport ont choisi un scénario le plus favorable pour le justifier par des faits douteux tels que l’enregistrement des conversations téléphoniques présumés réels avec les « témoins » ou des extraits des vidéos.

Dans ce contexte, il est évident que ces faits ont été intentionnellement ramenés afin d’influencer la couverture médiatique et que le rapport de HRW se base sur les données non confirmées à partir des sources ouvertes telles que Twitter, YouTube ou Facebook. Tout cela a permis d’accuser le gouvernement syrien de crimes contre l’humanité et de montrer aux citoyens « le vrai ennemi du peuple syrien » afin de bombarder la base aérienne d’Al-Chaayrate.

Ceci étant, les journalistes indépendants Michael Kobs, Petri Kohn, Adam Larson et Qoppa ont décidé de mener leur propre investigation de l’incident survenu dans la ville de Khan Cheikhoun. Il est probable que leur travail aidera l’ONU à prendre en compte tous les aspects pour retrouver les coupables de ce crime, s’il n’avait pas été orchestré dès le début, et pour que des structures plus compétentes s’engagent dans l’enquête à l’avenir.

Voici donc les extraits du rapport de HRW (en anglais) qui suscitent des doutes, contiennent des défauts ou qui présentent une propagande ouverte.

Gabriella Lima

Pour aller plus loin :

Références en français publiées par Mondialisation :

La ligne rouge de Trump

Par Seymour M. Hersh, 28 juin 2017

Après l’enquête de Seymour Hersh, la connivence des médias dans la guerre de propagande contre la Syrie

Par Jonathan Cook, 03 juillet 2017

Une critique des allégations « fausses et trompeuses » de la Maison Blanche à propos de l’utilisation de gaz mortel par le gouvernement syrien 

Par Dr. Theodore Postol, 21 avril 2017

Khan Cheikhoun, Syrie : « L’attaque neurotoxique qui n’a pas eu lieu »

Par Dr. Theodore Postol, 20 avril 2017

Un spécialiste du MIT conteste les preuves américaines accusant Damas d’attaque chimique (VIDEO)Par Dr. Theodore Postol, 20 avril 2017

Plusieurs références en anglais par Dr. Theodore Postol : Cliquez ICI 

 

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