Crise COVID-19 – Qu’est-ce qui anime un journaliste?

Quelles sont ses motivations, ses objectifs et ses intuitions ? Autrement dit son M.O.I.

Ce questionnement m’est venu à la suite de la une de mon serveur e-mail, donc le site par lequel je suis tenue de passer pour accéder à mes courriels :  Le 17 avril, à trois reprises, il est fait mention de trois millions de morts du Covid (avec majuscule…)

A 11h37, nous apprenons que :  Le Covid a fait trois millions de morts dans le monde

A 12h43, il en rajoute une couche : Trois millions, un chiffre qui en dit long sur les ravages du Covid

A 23h42, La course à la vaccination est, plus que jamais, effrénée : Plus de trois millions de personnes sont mortes dans le monde du Covid-19 depuis son apparition fin 2019, selon un comptage réalisé par l’AFP samedi. La course à l’immunisation se poursuit.

Il me semble qu’il y a un monde entre les auteurs de ces articles et le vécu des lecteurs qui ont chacun leurs lots d’occupations et de préoccupations quotidiennes. Ainsi, les infos ne viennent plus élargir le savoir ou les connaissances des gens mais vient leur imposer une vision qui les extraient de la perception de leur environnement. Et en fin de soirée, juste de quoi les hypnotiser avant de s’endormir, il leur est mentionné la relation à la vaccination urgente. A cette pression s’ajoute la corrélation avec le covid, responsable de toutes les morts alors que le décès est la résultante de plusieurs causes qui ont affaibli les organismes au cours de leurs existences.

Cette insistance dénote aussi de la déviation du pouvoir de la médecine, définie selon Wikipedia comme « La médecine, au sens de pratique, est la science témoignant de l’organisation du corps humain, son fonctionnement normal, et cherchant à préserver la santé par la prévention et le traitement des maladies ». Ainsi, elle est réduite à une science qui étudie à l’aide d’appareils sophistiqués – qui trop souvent ont pris la place des sens aiguisés des praticiens – un microorganisme, ce qui est bien plus aisé que d’étudier un être humain dans son entièreté! Cette science portée par les microscopes est ensuite réduite à des mathématiques, des modélisations, des statistiques. Ainsi, les entités humaines sont présentées comme des cas et à ne sont plus considérées selon leurs états de santés complexes mais seulement selon le résultat d’un diagnostic coronaviral, sur lequel s’appuie la « politique sanitaire ».

Cette dégradation de la médecine en science des statistiques permet de jouer avec les chiffres. Un mathématicien nous présente – dès la minute 22 –  comment on peut jouer avec le calcul de la mortalité et agir sur l’épidémiologie. Il peut prouver ainsi : « on ne meurt pas plus en 2020 qu’en 2015″.

De plus, un autre intervenant attire notre attention: « Il faut tenir compte de l’effet moisson de ceux qui auraient pu mourir les années précédentes. Ceux qui sont morts (85 ans) étaient un peu au-dessus de l’espérance de vie. Ces effets de «rattrapage» arrivent régulièrement à intervalle de quelques années. »

D’un autre côté, nous avons aussi les journalistes qui animent des entrevues télévisées. Que leur reste-t-il de l’art d’interroger leurs invités? Certains se contentent de se baser sur quelques points-clefs préétablis et cherchent à mener leurs interlocuteurs dans des impasses pour justifier leurs idées. Un exemple où un journaleux est guidé par ses certitudes et n’écoute qu’à peine le distingué professeur de médecine qui est pourtant son « invité ».

Nous pouvons heureusement recevoir des informations bien plus élaborées par certains journalistes, rédacteurs ou auteurs qui, animés d’un profond engagement, nous permettent de stimuler nos neurones et relativiser le pouvoir des vaccins.

Marie-France de Meuron



Articles Par : Marie-France de Meuron

A propos :

Diplôme Fédéral de Médecine obtenu en 1973, Grand-mère de deux petites-filles majeures, Retirée dans le Canton de Neuchâtel en Suisse.

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