En période trouble, comment prévenir une crise économique et éviter de privatiser les profits et de socialiser les pertes

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« Le test de notre progrès [moral] n’est pas de savoir si nous ajoutons à l’abondance de ceux qui ont beaucoup, mais de savoir si nous en donnons suffisamment à ceux qui en ont trop peu» 

Franklin D. Roosevelt (1882-1945), 32e président américain (1933-1945); (tiré de son « Deuxième discours inaugural », mercredi, le 20 janvier 1937)

« La meilleure façon de détruire le système capitaliste est de débaucher la monnaie. Par un processus continu d’inflation, les gouvernements peuvent confisquer, secrètement et subtilement, une partie importante de la richesse de leurs citoyens. … Par cette méthode, non seulement confisquent-ils, mais ils confisquent d’une façon arbitraire ; et, alors que le procédé appauvrit beaucoup de monde, il en enrichit un certain nombre. » 

John Maynard Keynes (1883-1946), économiste britannique, 1936

« L’élite économique ne semble pas être consciente que le fonctionnement normal de notre économie génère des traumatismes et des crises financières, de l’inflation, des dépréciations monétaires, du chômage et de la pauvreté, dans un contexte qui pourrait conduire à une richesse pratiquement universelle, —en bref, le capitalisme financier complexe est fondamentalement défectueux. » 

Hyman Minsky (1919-1996), économiste américain, 1986

Voilà, c’est reparti : une autre bulle financière est en train d’éclater et une autre crise financière se pointe à l’horizon et menace de perturber l’économie réelle ! Cette fois, le déclencheur est la crise pandémique du coronavirus, la plus grave d’une génération, laquelle risque de paralyser l’économie en plus de provoquer un krach boursier.

La crise et les mesures prises par les autorités publiques pour la combattre (restrictions drastiques aux déplacements, distanciation sociale, quarantaine des travailleurs, etc.) ont conduit à un important ralentissement économique mondial alors que les chaînes d’approvisionnement, tant au pays et qu’à l’étranger, ont été fortement perturbées. En outre, tout cela a profondément ébranlé les marchés financiers, déjà rendus vulnérables, par des années de politique monétaire facile, après rondes après rondes d’assouplissement monétaire, baptisé d’ « assouplissement monétaire quantitatif », de la part des banques centrales, tant européenne que japonaise et américaine.

Ces politiques monétaires, que l’on peut qualifier d’agressives, se sont traduites par des taux d’intérêt historiquement très bas, parfois même négatifs, ce qui a encouragé un endettement insoutenable à long terme. Même en période de prospérité relative, les gouvernements ont continué d’enregistrer d’importants déficits budgétaires, souvent avec des baisses d’impôts qui ont enrichi les très riches, en plus de fermer les yeux sur une spéculation financière incontrôlée qui a eu le même résultat.

Tout cela survient alors que le cours mondial du pétrole est en chute libre, résultat d’un excédent de l’offre sur la demande et d’un conflit entre la Russie et l’Arabie saoudite. Une telle chute des prix du pétrole ajoute un biais déflationniste supplémentaire à l’économie mondiale, lequel sera difficile à inverser. Pour couronner le tout, il y a des pays qui sont actuellement sous la gouverne de dirigeants inexpérimentés et/ou incompétents.

En conséquence, le monde traverse actuellement une convergence de crises tant sanitaire qu’économique, lesquelles plongent le monde dans une sorte de tempête économique parfaite, et à laquelle de nombreux pays ne sont pas du tout en mesure de faire face.

Aux États-Unis, par exemple, et il y a seulement deux ans de cela, en 2018, le président étasunien Donald Trump a limogé son principal conseiller à la santé (l’amiral Timothy Ziemer), lequel était responsable de préparer des mesures contre des pandémies. — Il n’a jamais été remplacé. Trump a ensuite fermé définitivement l’unité de sécurité sanitaire mondiale du Conseil de sécurité nationale, logé à la Maison-Blanche et chargée d’analyser les moyens de combattre une pandémie mondiale. Ce faisant, M. Trump a oublié un principe de précaution élémentaire pour tout gouvernement, soit d’être préparé à faire face à des événements imprévus.

Pendant une crise sanitaire et économique aussi grave que celle que nous traversons, laquelle affecte tous et chacun à des degrés divers, on doit s’en remettre aux gouvernements, seuls instruments collectifs que nous ayons, malgré leurs lacunes, pour la combattre de la manière la plus efficiente possible.

Il va de soi qu’en plus de prendre les mesures nécessaires pour éviter que la crise virale ne se propage et ne crée des paniques, les gouvernements se doivent aussi d’intervenir sur le front économique et financier. Ils ne doivent point hésiter à se servir des leviers monétaires, réglementaires et fiscaux afin d’empêcher une spirale déflationniste et d’éviter une catastrophe économique et financière. Ils doivent faire tout en leur possible pour alléger les souffrances humaines et venir en aide aux travailleurs licenciés, à leurs familles et aux autres personnes vulnérables.

• Qu’est-ce que les gouvernements devraient faire, ou ne pas faire, pour juguler les forces qui menacent leurs économies?

1- Pour commencer, il va de soi que la responsabilité première des gouvernements est de mettre tout en œuvre pour sortir de la crise sanitaire du virus le plus tôt possible, de fournir l’assistance médicale et les soins requis, tout en évitant les pénuries. Cela implique prendre les moyens nécessaires pour lutter contre la maladie infectieuse et alléger les souffrances humaines, certes, mais aussi empêcher les cas de corruption quand certains pensent profiter de la situation pour charger des prix abusifs. 

À ce titre, des leçons tirées des précédentes épidémies de virus (Ébola, SRAS, H1N1, etc.) peuvent servir de guide pour les actions à prendre.

La crise du coronavirus (Covid-19) est actuellement la principale cause qui crée des perturbations financières et des dislocations économiques. Malheureusement, les politiques macroéconomiques monétaires et budgétaires traditionnelles ne sont pas très efficaces pour résoudre ce type de problème.

2- La deuxième priorité, c’est évident, consiste à venir en aide à l’économie, de manière à empêcher qu’elle ne s’effondre ou qu’elle sombre dans une profonde récession, sinon même entre dans une dépression économique.

La première ligne d’intervention, à laquelle la plupart des banques centrales ont déjà eu recours, a consisté à injecter suffisamment de liquidités dans le système financier. En effet, en période de crise, une banque centrale doit faire en sorte de fournir les liquidités nécessaires pour éviter des faillites en cascades et permettre au crédit de circuler librement.

Ici, il convient de faire une importante mise en garde. En général, les autorités publiques se doivent de soutenir les banques et les entreprises privées autrement solvables, mais en difficultés financières temporaires. Cependant, il n’est pas acceptable que le gouvernement utilise des fonds publics pour atténuer les problèmes de trésorerie de ces dernières, et le fasse à fonds perdus. L’aide gouvernementale doit aussi protéger les emplois des travailleurs.

L’objectif doit toujours être de préserver l’intérêt public et non pas d’enrichir indument des détenteurs de capitaux, aux frais de l’État. 

Dans cet esprit, les avances que font la banque centrale et le Trésor public doivent être sous forme de prêts garantis, appuyés par les actifs des emprunteurs, — que ce soit des avoirs en capitaux réels ou en actions de banque ou d’entreprise, et prévoir leur remboursement à une date ultérieure. C’est le seul moyen d’éviter que l’ensemble des contribuables ne soient les victimes de propriétaires privés peu scrupuleux ou imprudents, qui ont pris de gros risques et qui, quand les choses tournent mal, demandent à l‘État de « socialiser leurs pertes, tout en gardant les bénéfices privés pour eux-mêmes. » 

3- Il convient, cependant, de reconnaître que la politique monétaire en tant que telle est largement inefficace pour corriger un choc négatif venant du côté de l’offre, soit celui qui survient quand les conditions de production changent soudainement. En effet, les politiques monétaires ne peuvent pas remettre en marche les chaînes d’approvisionnement, ni empêcher les entreprises de stopper leur production et de mettre leurs travailleurs au chômage, quand la demande pour leurs produits ou services disparait. De même, ce genre de politiques ne peut pas résoudre un choc négatif imprévu venant du côté de la demande, simplement en réduisant les taux d’intérêt, surtout quand ceux-ci sont déjà très bas.

En effet, lorsque les consommateurs voient leurs revenus chuter et quand ils perdent confiance, ou lorsqu’ils ne peuvent pas sortir pour dépenser, après avoir été mis en quarantaine, il ne faut pas compter sur une simple baisse des taux d’intérêt pour relancer les dépenses de consommation.

Ajoutons que lorsque les taux d’intérêt réels sont négatifs, résultat d’une tentative de stimuler la croissance économique par des moyens financiers, comme cela a été tenté au Japon et en Europe aux cours des dernières années, il en résulte d’importantes conséquences économiques.

À la longue, en effet, des taux d’intérêt réels négatifs exercent une influence déflationniste sur l’économie. En effet, quand les taux d’intérêt nominaux sont inférieurs au taux d’inflation anticipé, [la définition des taux d’intérêt réels négatifs], les personnes retraitées et les épargnants en général sont de grands perdants. Leurs revenus et leurs dépenses se contractent, ce qui peut avoir un effet à la baisse sur les prix.

Des taux d’intérêt réels négatifs menacent également la viabilité financière des fonds de retraite et des compagnies d’assurance, en les obligeant à investir dans des actifs financiers plus risqués. Ils encouragent également les entreprises à investir dans des projets qui ne seraient pas rentables autrement.

4- En guise de conclusion préliminaire, nous disons que d’un point de vue économique, politique et social, injecter des liquidités dans l’économie n’est pas « une question de savoir si oui ou non cela doit être fait » pendant une crise, mais c’est la manière de procéder qui soulève question.

Il y a plus d’un siècle et demi, l’économiste et banquier britannique Walter Bagehot (1826-1877) a clairement établi qu’en période de crise économique et financière, une banque centrale doit avancer des fonds illimités, c’est-à-dire prêter autant d’argent aux institutions attitrées que nécessaire, afin d’éviter des faillites en cascade et des fermetures. 

Cela doit se faire, cependant, contre des garanties collatérales. Et cela doit se faire à des « taux prêteurs punitifs » afin d’éviter d’enrichir les banques en difficulté et leurs propriétaires avec de l’argent public, et afin d’éviter de créer un risque accru dans l’économie, c’est-à-dire une sorte d’aléa moral, lequel encouragerait la prise de risques insensés causée par l’assurance d’être renfloué en cas d’échec. 

Qu’est-ce que ça veut dire en pratique ? Cela signifie qu’en temps de crise, la banque centrale ou le Trésor public doivent prêter autant d’argent que nécessaire, mais plus les garanties sont faibles et risquées, plus les taux débiteurs doivent être élevés.

C’est une leçon qui n’a pas été complètement suivie aux États-Unis lors de la crise des prêts hypothécaires triturés, en 2008, lorsque la Fed a vu son bilan gonfler de 870 milliards de dollars qu’il était en 2007, à 4,5 billions de dollars en 2015 (une augmentation de plus de cinq fois), afin de sauver un groupe de méga banques sur le bord de la faillite, en les soulageant de leurs créances douteuses.

Le but, bien entendu, était d’empêcher le système financier de s’effondrer sous le poids d’une montagne de titres adossés à des créances hypothécaires, lesquelles avaient tourné au vinaigre avec l’affaissement du marché immobilier. L’opération de sauvetage avec des fonds publics s’est faite sans trop de garanties, et elle a fini par enrichir un certain nombre de gens très riches, aux dépens de l’ensemble de la population.

• Les économistes sont virtuellement unanimes quant au besoin de recourir à la politique budgétaire pour juguler la crise

Présentement, il est évident que la chute de l’économie en spirale exige des interventions budgétaires fortes, pour soutenir les besoins de trésorerie des personnes et des entreprises touchées par la crise, en particulier les petites et moyennes entreprises. Mais, par quels moyens et comment, à un moment où les déficits publics sont déjà élevés?

C’est une réalité indéniable que des centaines de milliers de travailleurs, voire des millions, sont temporairement mis à pied, et plusieurs d’entre eux sans indemnité de départ. Ils se retrouvent soudain sans chèque de paie, car leurs employeurs ne peuvent pas produire et vendre leurs biens et services. Une première intervention publique consisterait à assouplir les critères et les conditions d’admissibilité aux prestations d’assurance-chômage, afin de couvrir le plus grand nombre possible de chômeurs involontaires.

Mais quand la plupart des personnes et des familles, à des degrés divers, voient leur situation financière se détériorer pendant la crise, il y a là un problème économique et social important. Cependant, venir en aide rapidement aux personnes et aux familles dans le besoin peut poser un problème logistique aux gouvernements.

Dans un premier temps,  le niveau de gouvernement concerné pourrait prendre des mesures afin de protéger les personnes les plus vulnérables contre une expulsion de leur logement pendant la crise. Il ne faut pas oublier que les petits propriétaires sont également confrontés à des versements hypothécaires et ils devraient être indemnisés pour les loyers perdus.

Pour l’ensemble des personnes qui perdent leurs revenus en période de crise, le moyen fiscal le plus simple serait d’envoyer des chèques mensuels de quelques milliers de dollars aux contribuables dont le revenu en 2018 était inférieur à un certain montant, par exemple 50000 $, afin de leur procurer temporairement un revenu garanti pour les renflouer au cours des prochains mois.

Aux États-Unis, la présidente de la Chambre des Représentants, Mme Nancy Pelosi, a fait une proposition qui va dans ce sens. Le gouvernement étasunien prendrait à sa charge, pendant quelque temps, les deux tiers des salaires perdus et non remboursés des travailleurs mis en quarantaine. Se serait les employeurs ou l’agence centrale de la Social Security qui serviraient de courroies de transmission.

Toute solution simple d’un point de vue administratif comporte, cependant, des difficultés logistiques. En effet, ce n’est pas tout le monde qui a un emploi à temps plein, un dossier fiscal et même une adresse postale. Certaines personnes sont des travailleurs autonomes, certaines sont à la retraite, certaines sont des travailleurs saisonniers ou à temps partiel et certaines ont un revenu trop faible pour produire une déclaration de revenus. Certains sont sans abri. Ils pourraient être privés d’une aide financière gouvernementale, même s’ils sont probablement parmi ceux qui ont le plus besoin d’assistance.

Par exemple, un fait peu connu est qu’il y avait plus d’un demi-million d’Américains qui étaient sans abri, en 2019. Identifier ces personnes n’est pas une mince tâche. Il faut aussi tenir compte du nombre d’enfants dans les ménages nécessiteux. Ce serait peut-être les municipalités ou d’autres organisations communautaires qui seraient les mieux placés pour fournir une information précise.

D’autres propositions, comme celle du chef de la majorité républicaine du Sénat américain Mitch McConnell, à savoir fournir une aide financière directe aux personnes ayant un revenu pouvant atteindre 19 8000 $ par an, serait à la fois très coûteux et contraire à l’éthique. Il en va de même de celle d’abaisser les charges sociales reliées au travail, car ces taxes ne sont payées que lorsque les employés sont au travail !

Quels que soient les canaux utilisés pour venir en aide aux personnes directement touchées par la crise de l’emploi, il ne fait pas de doute qu’une telle assistance va s’imposer dans les prochaines semaines. 

Par exemple, aux États-Unis, si les deux paliers de gouvernement, tant fédéral que celui des États, injectaient dans l’économie un montant égal à environ 30% du produit intérieur brut (PIB), cela signifierait un effort fiscal combiné de 6 000 milliards de dollars américains.

Au Canada, si les gouvernements fédéral et provinciaux devaient faire de même, leurs efforts fiscaux combinés pour soutenir l’économie s’élèveraient à quelque 550 milliards de dollars canadiens. C’est bien plus que ce qui est envisagé à l’heure actuelle dans les deux pays.

Nous devons ajouter que la pandémie de Covid-19 est mondiale et que les pays devraient coopérer entre eux pour stabiliser le commerce international, afin de faciliter un retour ordonné à la prospérité, une fois le problème de santé résolu.

• Conclusion

Il ne fait aucun doute que tous les efforts doivent être déployés pour mettre fin à la pandémie du coronavirus. Il s’agit d’une priorité absolue de santé publique. 

Cependant, tout doit également être mis en œuvre pour atténuer les dommages sérieux que cette crise sanitaire cause à l’économie, par les distorsions observées dans les chaînes d’approvisionnement, par les licenciements massifs de travailleurs et par des crises financières déflationnistes qui laisseront des traces. Il importe que l’économie puisse rebondir rapidement lorsque les choses se tasseront. Et, comme il s’agit d’une crise qui est mondiale, plus il y aura de coordination internationale, mieux ce sera.

D’une part, les gouvernements ne doivent pas hésiter à recourir à des politiques monétaires, réglementaires et surtout fiscales pour injecter des liquidités et des aides monétaires là où elles sont requises. Cependant, cela ne devrait pas se faire d’une manière qui encourage « la privatisation des profits, tout en socialisant les pertes ». Des règles de justice sociale doivent s’imposer.

D’autre part, on a observé, au cours des quarante dernières années, l’émergence d’une curieuse forme de système politico-économique dans certains pays. Cela a pris la forme d’un système basé sur des règles capitalistes sévères pour la plupart des gens, mais, en parallèle, un système accommodant de nature socialiste pour les détenteurs de capitaux et la tranche supérieure des super riches. 

Une fois qu’on aura surmonté la présente crise, je ne pense pas que les gens vont accepter un tel système pendant encore très longtemps.

Rodrigue Tremblay

 

 

 

Le Prof. Rodrigue Tremblay est professeur émérite
d’économie à l’Université de Montréal et lauréat du
Prix Richard-Arès pour le meilleur essai en 2018
« La régression tranquille du Québec, 1980-2018 », (Fides).

On peut le contacter à l’adresse suivante : [email protected].

Il est l’auteur  du livre « Le nouvel empire américain » et du livre « Le Code pour une éthique globale », de même que de son dernier livre publié par les Éditions Fides et intitulé « La régression tranquille du Québec, 1980-2018 ». 



Articles Par : Prof Rodrigue Tremblay

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