Entrevue: Atteinte de la COVID-19, une députée française suit un traitement à la chloroquine

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«Je ne suis pas au restaurant. Je ne prends pas fromage, dessert chloroquine et Plaquénil (hydroxychloroquine au Canada) avec une tarte aux fraises. Ce n’est pas comme ça que ça se passe. Je suis malade, un médecin me propose un traitement, je dis oui», a-t-elle indiqué en entretien téléphonique dans l’émission On n’est pas obligé d’être d’accord.

Écoutez l’entrevue complète ici:

Qu’est-ce que la chloroquine?

La chloroquine est un médicament utilisé depuis plusieurs décennies contre le paludisme. Plusieurs tests, notamment en Chine et en France, auraient révélé qu’elle atténuerait les effets viraux de la COVID-19.

Sa consommation compte toutefois plusieurs effets secondaires, dont les nausées, les vomissements et les éruptions cutanées. Son surdosage peut aussi s’avérer très dangereux.

Au Québec, son dérivé, l’hydroxychloroquine, est utilisé par des médecins de l’Hôpital juif de Montréal pour traiter les patients atteints du coronavirus.

Un médicament qui sème la controverse

Si d’un côté, plusieurs politiciens français pressent le gouvernement d’Emmanuel Macron d’en généraliser son accessibilité, celui-ci demeure très prudent, tout comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui ne veut trancher sur son efficacité vu le nombre réduit de patients qui en ont fait l’usage.

Sans ressentir d’effets secondaires de la chloroquine, Valérie Boyer se révolte des décisions gouvernementales prises en France. «Jusqu’à présent, je n’ai jamais entendu dire personne qu’il était mort de ça. En revanche, la COVID-19 tue», s’est-elle insurgée.

 L’élue française se dit aussi consternée du traitement réservé à Didier Raoult, fervent défenseur de la chloroquine en France, dont les travaux ont notamment été vantés par le président américain Donald Trump.

Didier Raoult, directeur de l’IHU et spécialiste reconnu des maladies infectieuses, se trouve au cœur d’une polémique depuis plusieurs jours dans les corps politique et médical, où l’on rappelle qu’aucun test clinique n’a encore été effectué avec le médicament.

Pour sa part, Mme Boyer ne peut s’expliquer que l’on perde du temps à tergiverser sur les bienfaits du traitement, d’autant plus que le dépistage de la maladie n’est pas aussi massif en France que dans d’autres pays comme l’Allemagne ou la Corée du Sud.

«Ce n’est pas comme si on n’avait pas les moyens», a-t-elle dénoncé de son gouvernement quant au dépistage limité, à l’accès au matériel et à la production de médicaments.

«Mon moral personnel est très bon, mais mon moral pour le pays est très bas», a-t-elle ajouté.

Myriam Lefebvre

Photo en vedette : Valérie Boyer. Parap13. Source : Wikipédia


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