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Environ 60% de la population palestinienne est tombée au-dessous du seuil de pauvreté
Par Comité international de la Croix rouge
Mondialisation.ca, 23 novembre 2006
International Press Center 23 novembre 2006
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GAZA.22 Novembre 2006. Un rapport publié récemment par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indique qu’un nombre croissant de familles vivant dans les territoires palestiniens tombent dans la pauvreté.L’evaluation de l’économie des ménages effectuée par le CICR révèle en effet une détérioration sensible des conditions économiques des familles de Cisjordanie et de Gaza ces quatre dernières années.

Environ 60% de la population palestinienne est tombée au-dessous du seuil de pauvreté. La détérioration est particulièrement grave à Gaza.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indique que de 14 à 18% des ménages en Cisjordanie ont un revenu inférieur à 116 dollars par mois (144 francs), alors que le seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale est de 414 dollars (514 francs) par mois pour une famille de six personnes. A Gaza, de 58% à 64% des familles ont un revenu inférieur à 116 dollars.

Le rapport montre comment des événements récents tels que l’arrêt des versements de fonds à l’Autorité Nationale Palestinienne et les restrictions de mouvement persistantes ne font qu’exacerber la détérioration de la situation économique qui dure depuis un certain temps déjà. Pour établir une distinction entre des familles  » très pauvres « ,  » pauvres « ,  » moyennement pauvres  » et  » plus aisés « , le CICR a créé un système de classification déterminé par les communautés elles-mêmes et basé sur le revenu en espèces.

« Non seulement le nombre de familles pauvres et très pauvres augmente, mais le revenu des ménages de la classe moyenne ou plus aisée baisse également », a affirmé Christophe Driesse, coordinateur des secours du CICR en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.

Les familles  » pauvres  » complètent habituellement leurs revenus au moyen de divers  » mécanismes de survie  » : assistance humanitaire, aide fournie par leurs proches, crédit ou emprunts, vente de biens, petites activités commerciales, revenu d’appoint apporté par les femmes et les enfants, et même, parfois, report de l’entrée à l’université.

Cependant, depuis quatre ans que la population y a recours, ces mécanismes eux aussi se précarisent.  » Les petits magasins, par exemple, hésitent toujours davantage à faire crédit à leurs clients, ceux-ci ayant de plus en plus de mal à rembourser « , ajoute M. Driesse.

« L’aide humanitaire seule, quelle qu’elle soit, ne résoudra pas le problème de manière durable. Israël a la responsabilité, comme puissance occupante, de s’assurer que les Palestiniens peuvent répondre à leurs besoins élémentaires », a commenté le chef de la délégation du CICR à Jérusalem Dominik Stillhart.

SOURCE : IPC+agences

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