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Guerre en Syrie : seconde mi-temps. Changera-t-on d’arbitre avant la fin des prolongations?
Par Dominique Arias
Mondialisation.ca, 25 avril 2016

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Syrie : le coup d’envoi de la seconde mi-temps a été donné la semaine dernière pour la reprise des hostilités entre les « rebelles » de l’ASL (toujours soutenus par les USA, la France, l’Angleterre, la Turquie et les monarchies du Golfe) et l’Armée syrienne (toujours appuyée par l’Iran et un contingent réduit de l’armée russe).

Version officielle des médias occidentaux : en réponse aux violations répétées du cessez-le-feu par Assad, les miliciens chiites et la Russie, une douzaine de groupes d’opposants au « régime d’Assad » ont décidé de rompre la trêve sur trois fronts distincts, à Lattaquié, Hama, Sahl Al-Gab, Turkmendagi et Kurtdagi.

Réunis sous la double bannière de l‘Armée syrienne libre (ASL) et de la puissante coalition islamiste Ahrar al-Cham (notoirement liée à Al-Qaïda), ces groupes auraient précisé dans un communiqué vouloir répondre « avec force » à toute attaque de l’armée syrienne contre des civils, nous explique (Le Figaro, 18 avril, informé par Reuters). En annonçant des opérations conjointes ASL/Al-Qaïda, ce communiqué diffusé par l’organisation rebelle Jeish al-Nasr officialise enfin la fusion de l’ASL et des factions liées à Al-Qaïda – d’ailleurs assez peu crédible en défenseurs de la veuve et de l’orphelin contre les ennemis communs des USA et des leaders de l’OTAN.

Réarmement ASL/Al-Qaïda

Selon les informations détaillées diffusées par différents communiqués de South Front, à l’appel de l’Emir de Jeish al-Islam une douzaine de groupes alliés d’Ahrar al-Sham et comprenant notamment Faylaq al-Sham, Ansar al-Sham, Sham al-Islam, Jeish al-Nasr, Jeish al-Eza’ah, Jeish al-Mujahidin, al-Firqa al-Shamaliyeh et al-Ferqa al-Owla Saheliyeh se sont déployés entre les provinces d’Alep, de Latakieh et Idlib, pour lancer une vaste offensive contre les forces loyalistes syriennes. Le but de cette opération est de stopper l’avancée des forces syriennes, de les éloigner de la frontière turque (par où affluent armes, renforts et munitions), de briser leur offensive sur Jisr al-Shughour et de faire capoter celle prévue de longue date sur la province pétrolifère de Deir Ezzor, principal fief de Daech. Cette offensive contraint en effet l’armée syrienne à réorganiser la répartition de ses troupes au beau milieu d’une offensive jusqu’ici couronnée de succès, en renvoyant notamment une partie de ses forces vers l’arrière, où la trêve avait jusqu’ici suspendu les combats.

Sitôt armes, munitions, troupes fraiches, renforts et toute la logistique de l’opération acheminés sur place et positionnés pour le lancement de cette offensive, le « groupe de Riyad » de l’opposition syrienne a évidemment claqué la porte des négociations de Genève au prétexte que le « régime » ne respectait pas le cessez-le-feu. Dans l’éclairage du Figaro, « le chef de la délégation du Haut Comité des négociations (HCN) de l’opposition syrienne aux négociations en cours de Genève a appelé dimanche les rebelles à riposter aux attaques de l’armée de Bachar al Assad », c’est-à-dire : a décidé d’enterrer définitivement la trêve et les négociations, mais à cause de Bachar !

Afin d’éviter toute ingérence, les Etats-Unis, qui officiellement soutiennent sincèrement le cessez-le-feu et les négociations de paix ont pour leur part fait acheminer en Syrie ces dernières semaines des milliers de tonnes d’armes et de munitions en totale violation de leurs propres engagements. Selon un document publié sur le site web gouvernemental du FBO (Federal Business Opportunities), une cargaison de 117 containers d’une douzaine de tonnes chacun (en moyenne) d’armes et de munitions, pour un total d’environ 2 000 tonnes, appareillait le 28 mars du port de Burgas, en Bulgarie, pour celui d’Aqaba, en Jordanie, pour le compte de l’US Navy’s Military Sealift Command. Ces livraisons sont effectuées en totale violation des termes du cessez-le-feu stipulant l’interdiction de fournir des armes aux factions engagées dans les négociations – et a fortiori des récentes résolutions de l’ONU interdisant et condamnant le soutien aux factions reconnues comme terroristes. Une précédente cargaison de 81 containers pour environ un millier de tonnes, avait déjà été acheminée de Burgas à Aqaba le 5 décembre, mais via Tasucu, en Turquie où la moitié de la cargaison devait être déchargée. Le bordereau de cette cargaison publié sur le site du FBO faisait apparaitre le détail des modèles et les quantités d’armes fournies par les USA aux groupes rebelles syriens, en dépit des négociations du cessez-le-feu déjà en cours. Il s’agissait principalement d’armes d’Europe de l’Est, qui ne sont utilisés ni en Jordanie ni en Turquie mais qu’on retrouve fréquemment sur les champs de bataille syriens et dans les dépôts d’armes et de munitions de Daech et d’autres factions « rebelles » : des milliers de fusils d’assaut AK-47, de pistolets mitrailleurs PKM, de mitrailleuses DShK, de lances roquettes RPG-7 et de lance-roquettes antichars guidées 9K111M Faktoria, etc., avec des centaines de caisses de munitions et de roquettes correspondant à ces types d’armes, et des milliers d’obus de mortiers. Ces deux cargaisons ne sont qu’un exemple concernant seulement une route particulière (Burgas/Aqaba, via Tasucu). Il y a d’autres routes, pas nécessairement maritimes. Acheminées ensuite via la Turquie, la Jordanie et le plateau du Golan ces armes sont explicitement destinées aux djihadistes anti-Assad qui, notoirement, se les répartissent entre eux sans aucun contrôle possible de la part des fournisseurs et sponsors. Le choix d’acheminer principalement des armes russes ou chinoises permet théoriquement de laisser planer le doute quant aux fournisseurs, mais le détail des fournitures apparait tout de même sur les sites officiels du gouvernement US. Idiotie, arrogance ou cynisme ? Allez savoir !

En mars, la police espagnole avait saisi une cargaison de 20 000 uniformes de Daech d’origine saoudienne destinés aux djihadistes syriens, dont on peut se demander pourquoi ils transitaient par un pays de l’OTAN au risque de s’y faire épingler par les douanes. De toute façon les gouvernements occidentaux leaders de l’OTAN ne se cachent pas réellement de soutenir les différentes factions liées directement ou non à Al-Qaïda pour renverser le « régime syrien », tout en considérant ces mêmes terroristes comme dangereux et indésirables en Europe. Pour qui sort de l’ENA, où est le problème ?

Le 20 avril, selon l’AFP, l’offensive de l’EI à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie aurait permis à Daech de s’emparer de l’un des quartiers gouvernementaux de la ville, se rapprochant ainsi de l’aéroport, toujours aux mains de l’armée Syrienne. La source est invariablement la même : l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG d’une seule personne, basée en Angleterre et prétendument en lien avec un prodigieux réseau de correspondants dispersés à travers toute la Syrie mais exclusivement parmi l’opposition. Tout en donnant l’impression que l’opposition est très largement représentée dans tout le pays, voire largement majoritaire en Syrie, l’OSDH dissimule mal que son unique représentant n’est manifestement qu’un porte-parole civil des services de renseignement US/UK illicitement engagés sur le terrain en Syrie aux côtés des « terroristes modérés ». Sa citation systématique dans les médias occidentaux comme unique référence sur l’évolution du conflit montre surtout la gravissime carence de sources (et de crédibilité) et l’absence de diversité de sources à laquelle ces médias sont réduits depuis le début du conflit. A l’instar des nombreuses images de combats urbains manifestement filmées en studio (en extérieur) avec des téléphones portables et qui illustraient les débuts du conflit syrien, aucune info OSDH n’est vérifiable. Toutes sont ouvertement orientées.

La Turquie de gré ou de force

L’armée turque s’est pour sa part largement déployée le long de la frontière syrienne, d’où elle continue à pilonner les villages et positions militaires Kurdes, et à faciliter et protéger le trafic d’armes, de munitions et de mercenaires vers la Syrie – et d’or noir, d’antiquités et de blessés en sens inverse. En attendant le feu vert de l’offensive, violant toutes les règles et conventions internationales, les soldats turcs s’amusent à faire des cartons sur les groupes de réfugiés qui tentent de fuir les combats et les pénuries dues à l’embargo drastique de l’ONU, abattant indifféremment hommes, femmes et enfants par petits groupes aux abords de la frontière. Pas de quoi émouvoir outre mesure les dirigeants occidentaux qui s’indignent vertueusement du sort des réfugiés et des victimes civiles imputées à Assad.

En visite officielle de à Gaziantep en Turquie le 23 avril. Angela Merkel s’est d’ailleurs engagée à obtenir rapidement « la création d’une zone de sécurité en amont de la frontière turque. Une requête de longue date d’Ankara, qui exige que l’Europe tienne son engagement de libéraliser les visas pour les Turcs » (Le Figaro 24/04/2016). Traduction du novlangue journalistique : 1) Retour à la « no fly zone à la libyenne » sur le sol syrien (l’euphémisme du jour est « zones spéciales de sécurité en Syrie ») pour sanctuariser les camps d’entrainement et les dépôts d’armes à proximité des camps de réfugiés, sécuriser les trafics le long de la frontière turque en y interdisant les combats y compris contre les organisations terroristes ; 2) Plus besoin de visas d’entrée pour les Turcs sur tout l’espace Schengen, pour davantage de mobilité et moins de traçabilité pour les réseaux terroristes et les trafiquants d’armes soutenus par la Turquie, la CIA et l’OTAN (comme les fameux Loups Gris) et pour leurs interfaces, afin de faciliter au maximum la fourniture d’équipements, d’armes, de munitions et de mercenaires à destination de la Syrie. La chancelière allemande s’est en outre engagée à obtenir rapidement le versement d’au moins un milliard d’Euros supplémentaires à la Turquie pour optimiser sa gestion de la « crise des réfugiés ». Sa cote de popularité n’est jamais descendue aussi bas qu’en ce moment mais manifestement, ça ne la dérange pas.

Dans le même temps, la Russie continue de documenter auprès de l’ONU (qui fait la sourde oreille) les violations des accords de cessez-le-feu par les USA et la Turquie, dans lesquels ils s’engagent à cesser leurs livraisons d’armes en direction des groupes rebelles supposés avoir cessé de combattre l’armée syrienne. Et l’Otan, sans cesser de soutenir la Turquie, reproche cyniquement à la Russie de n’avoir pas retiré intégralement ses forces en Syrie et d’y maintenir son soutien à l’Armée syrienne contre Daech. « Malgré l’annonce du retrait partiel, nous constatons que la Russie maintient une présence militaire considérable pour soutenir le régime d’Assad en Syrie », a déclaré Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan, lors d’une énième réunion à Ankara.

Forte du soutien désormais réitéré de l’OTAN et de l’UE, Ankara propose à présent de s’investir davantage dans la déstabilisation de l’Arménie et de la Crimée. Au 13e sommet islamique de l’OIC (Organisation de la Coopération Islamique), qui s’est achevé le 12 avril à Istanbul sous la présidence du Président Recep Erdogan, le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a souligné la nécessité de soutenir culturellement, religieusement et par tout autre moyen les « territoires islamiques occupés » de Crimée et du haut-Karabakh.

Présent au sommet comme « l’unique représentant légitime de la République de Crimée », l’un des leaders des organisations islamiques des Tatars de Krimée (soutenus par les Thinks Tanks US, l’UE et l’Ukraine), Mustafa Dzhemilev, s’est ensuite joint aux présidents turc et azéri pour des entretiens plus approfondis sur la question. Enfin, l’hôte d’honneur du sommet, le roi Salman bin Abdulaziz Al Saud, accueilli dès son arrivée sur le tarmac même de l’aéroport par Erdogan en personne (en dépit du protocole habituel), s’est ensuite vu remettre des mains de ce dernier la plus haute distinction de Turquie – à l’instar de la honteuse attribution (sur demande) de la Légion d’honneur par M Hollande au même souverain saoudien quelques mois plus tôt.

Retour à la case départ

En fait, tous ces éléments convergent. Les piliers de l’OTAN (US, Fr, UK) ont manifestement décidé qu’il était temps de donner le coup d’envoi de la seconde mi-temps en Syrie, après avoir à nouveau livré des tonnes d’armes et de munitions aux djihadistes (dont des missiles US anti-aériens MANPAD, alors que Daech n’a pas d’aviation) et largement profité du cessez-le-feu pour réarmer, reconstituer et repositionner leurs forces mercenaires. S’il est de notoriété publique que les armes livrées aux « rebelles » finissent régulièrement entre les mains des différentes factions d’Al-Qaïda en Syrie (y compris Daech), on comprend désormais que ce phénomène ne pose absolument aucun problème à M. Staffan Mistura, chargé de faire échouer les « négociations de paix » de Genève, et bien moins encore au Secrétaire Général de l’ONU, arbitre remarquablement partial, qui depuis le début du conflit soutient très ouvertement les exigences – tout à fait illégales au regard du droit international – des piliers de l’OTAN en matière de « changement de régime sur commande ».

Il y a deux semaines, les « rebelles » violaient déjà clairement le cessez-le-feu en prenant part aux côtés d’Ahrar al-Cham et d’Al-Nusra à une vaste offensive d’Al-Qaïda au sud d’Alep contre des positions tenues par les forces kurdes et les milices des volontaires syriens. Pour ne pas violer le cessez-le-feu, Russes et Syriens étaient supposés ne pas répondre du fait de la présence de l’ASL. Les attaques des « rebelles » contre le quartier kurde d’Alep avaient notamment tué plus d’une centaine civils. D’autres attaques ont eu lieu au nord, dans la province de Latakieh. Aujourd’hui, les « rebelles » annoncent la reprise pure et simple des combats contre l’Armée syrienne et l’ouverture de nouveaux fronts, notamment dans le nord de la province de Hama et dans l’ouest du pays, à l’arrière de la ligne de front de l’Armée Syrienne contre Daech.

Contrainte d’accepter le principe absurde d’une « pose pour négociations » au beau milieu d’une offensive victorieuse contre l’État islamique, l’armée syrienne – qui s’apprêtait à reprendre son offensive sur Deir Ezzor depuis Palmyre – se retrouve à nouveau écartelée entre les positions de Daech, en plein désert, et l’ouest de la Syrie où les combats reprennent. On revient donc à la stratégie initiale des piliers de l’OTAN au début du conflit (2011) : disperser l’Armée syrienne contre des groupuscules mobiles de l’ASL en guérira urbaine à travers tout le pays pour l’épuiser, l’empêcher de se regrouper pour mener une offensive efficace contre Daech et la forcer à détruire ses propres villes (et à porter ainsi le discrédit des victimes civiles), afin de laisser à Daech plus de marge de manœuvre pour se reconstruire un système d’autofinancement capable d’alimenter en armes et munitions l’ensemble des factions opposées à l’Etat syrien dirigé par Assad. Cette stratégie de faux ennemis clairement complémentaires, qui revient aussi avec insistance à la « no fly zone » initiale, s’est depuis doublée d’un positionnement plus clair de l’armée turque sur le terrain, qui laisse supposer pour bientôt de probables incursions turques en Syrie visant ouvertement à provoquer et justifier au culot le déclenchement d’une intervention directe et massive de l’OTAN contre le « régime » d’Assad ; les USA et leurs alliés misant manifestement sur la probable réticence de la Russie à se lancer dans une guerre ouverte contre les forces de l’OTAN à seule fin de défendre la tête d’Assad et l’unique base Russe du Proche-Orient. Mais si la Russie ose défendre la Syrie contre l’armée turque, l’OTAN osera-t-il vraiment s’engager totalement dans un conflit frontal contre la Russie, au risque d’un lâchage général des populations européennes et américaines au sens large ?

Enjeu à haut risque

Comme prévu, les pourparlers de Genève parrainés par l’ONU sont restés dans l’impasse, les « rebelles » continuant d’exiger l’abdication sans condition du président syrien comme préalable incontournable à la poursuite des négociations – forts du soutien inconditionnel des piliers de l’OTAN et de Ban Ki-moon. De toute façon, les dirigeants US, français, turc et britannique ne peuvent en aucun cas renoncer à l’idée d’un renversement ou d’une élimination physique d’Assad. Trop ouvertement engagés depuis le début du conflit dans une « projection de puissance » à la fois sociale, économique et militaire, sur une base totalement illégale au regard du droit international et en totale violation des principes fondamentaux de la Charte de l’ONU (non-agression, non-ingérence, respect de la souveraineté territoriale et politique des pays et des peuples), ils se sont littéralement embourbés dans un fiasco colossal qui a généré (outre les destructions) des exactions de masse, des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité d’une ampleur et n’un niveau d’inhumanité absolument épouvantables – notoirement commis par leurs propres séides. Ils ne peuvent en aucun cas prendre le risque de se voir tôt ou tard trainés devant la CPI par le successeur de Ban Ki-moon, dont le mandat expire bientôt.

Pour l’OTAN comme « organisation non-gouvernementale » (ou « multi-gouvernementale » mais dirigée par le Pentagone), c’est presque une question de vie ou de mort. La piteuse défaite des trois piliers de l’OTAN en Syrie et le discrédit qu’elle engendrerait inévitablement sur le plan international pourraient tout à fait prendre des proportions dont l’Organisation pourrait ne pas se remettre. En cas de procès contre les responsables, l’OTAN comme « organisation criminelle » pourrait être contrainte de s’auto-dissoudre. Le rêve de nombre de nations à travers le monde devenu réalité, on pourrait peut-être enfin envisager de passer carrément à une autre manière d’envisager la politique internationale et le règlement (ou l’évitement diplomatique) des conflits.

Arbitre suprême des conflits internationaux, le Secrétaire Général du Conseil de sécurité de l’ONU (CS) est élu pour un mandat de cinq ans – indéfiniment reconductible. Le siège de l’ONU et du CS ne se trouve pas accidentellement à New York, et le choix du Secrétaire général est généralement conforme aux attentes et aux besoins des pays les plus puissants sur le plan international. Depuis la création de l’ONU (1945) et de l’OTAN (1949), ce choix a toujours été à l’avantage des piliers de l’OTAN. Le mandat de Ban Ki-moon expire à la fin de cette année et il n’est pas dit que le rapport de forces habituel n’ait pas été substantiellement altéré d’ici là, du fait des événements survenus notamment au Proche-Orient ces dernières années ; auquel cas la perspective de sanctions à l’encontre des piliers de l’OTAN – et d’un changement radical de paradigme, tel qu’annoncé récemment par le Kremlin – n’est pas absolument inenvisageable.

Il serait temps ! Le plus tôt serait le mieux.

Dominique Arias

 

Dominique Arias est traducteur free-lancer pour  Mondialisation.ca et Investigaction et occasionnellement auteur de synthèses d’informations sur les mêmes sujets. 

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