IRAK

L’Irak a parlé. Le major général irakien Jafar al-Battat, chef de la sécurité de la zone de Bagdad, a estimé à «plus d’un million le nombre de protestataires dans les quartiers de Karradah et de Jadriyeh à Bagdad». Ces protestataires appelaient au retrait complet de toutes les forces étrangères dirigées par les USA présentes en Irak.
Pour les forces US, quelles sont les options envisageables? Comment les Irakiens réagiront‑ils à la présence de ces militaires sur le point d’être désignés comme une force occupante, légitimant ainsi toute attaque armée de la résistance contre les USA? L’Iran se prépare-t-il à une « guerre par l’entremise de ses alliés »?
Des sources bien informées et établies au bureau du premier ministre Adel Abdel Mahdi à Bagdad croient que « les USA refusent d’entendre raison et de coopérer avec le gouvernement ou le parlement irakien. Ils ont l’intention de se faire entraîner dans une guerre et de transformer l’Irak en un champ de bataille, en refusant de respecter la loi et de retirer leurs forces armées.
L’Irak a perdu sa souveraineté au milieu de la bataille que se livrent l’Iran et les USA. Il ne pourra la recouvrer que lorsque les forces US quitteront le pays, comme le parlement irakien l’a décidé. Cette décision a été prise en réaction à l’assassinat du major général Qassem Soleimani, en sa qualité d’envoyé chargé d’une mission diplomatique.