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Journalistes ou politiciens, qui sont les pires criminels ?
Par Serge Charbonneau
Mondialisation.ca, 17 septembre 2013

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Qui sont les pires criminels ?
Ces fous qui bombardent ou ceux qui véhiculent le mensonge cautionnant ces odieux bombardements ?

Criminels, ils le sont tous, mais qui sont les pires ?
Qui sont les pires criminels?

Dans quelle position se retrouveraient nos dirigeants criminels qui veulent la guerre si on démontrait leur hypocrisie et surtout leurs mensonges ?

Ils seraient dans une position insoutenable.  La population serait massivement dans les rues pour dénoncer leur massacre envisagé.

Si le quatrième pouvoir servait la Paix plutôt que ces fous de la guerre, ces politiciens véreux et criminels seraient désarmés malgré leur armement.  On peut alors dire que les pires criminels sont ceux qui calment l’opinion publique et endorment les cerveaux.

Les pires criminels sont ceux qui nous cachent délibérément la réalité.

La réalité !

La réalité c’est qu’il n’y a absolument aucune preuve que le gouvernement de Bachar al-Assad ait utilisé des armes chimiques.

Il est évident que l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien aurait entraîné cette attaque imminente contre son Pays.

La réalité c’est que Bachar al-Assad et l’armée arabe syrienne défendent de leur mieux leurs concitoyens contre le terrorisme depuis près de trois ans.  Le gouvernement Assad défend sa population et son Pays exactement comme la défendraient tous nos gouvernements contre un tel terrorisme.

Nous pouvons tous, sans même avoir suivi le cours de stratégie 101, être conscients qu’une utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien entrainerait un soulèvement international.  Nous savons tous que l’emploi d’armes chimiques était la signature de l’arrêt de mort du gouvernement syrien.  Bachar al-Assad et les stratèges syriens qui sont doués d’une intelligence au moins égal à la nôtre le savent tout autant que nous.  On peut aussi dire avec certitude que ces gens ne sont pas ni des fous ni des suicidaires.   Ils n’ont donc, de façon évidente, pas utilisé d’armes chimiques contre leur propre population.  Une population d’ailleurs qu’ils défendent courageusement contre des fanatiques terroristes.  Le terrorisme islamique est flagrant en Syrie et la lutte du gouvernement syrien pour le contrer est aussi une évidence qui crève les yeux.

Le mensonge est toujours utilisé pour justifier (sic) la guerre.

La réalité c’est qu’on se prépare à bombarder la Syrie en utilisant un autre odieux mensonge.  Cette fois-ci on soutient «sans l’ombre d’un doute» (comme pour le mensonge irakien ou le mensonge koweïtien) que le gouvernement Assad a utilisé des armes chimiques.  C’est, jusqu’à preuve irréfutable du contraire, un odieux mensonge.

Nos journalistes criminels ne questionnent personne pour les pousser à démontrer clairement leurs fameuses preuves.  Ils formulent leurs nouvelles comme si la démonstration de cesdites preuves avait été faite.

Hier, la guerre a été retardée !  La réalité a été plus forte que la propagande.

Hier on pensait nous jouer le grand coup médiatique de l’éprouvette.  La grande scène n’a pas été jouée.  Hier matin on annonçait qu’on allait présenter « la preuve » (sic) que Bachar el-Assad était le responsable de ladite attaque chimique.  On disait avoir la preuve sur un enregistrement audio !  Une sorte de scénario à la Colin Powell à la veille du massacre irakien. Il nous avait montré théâtralement des preuves fictives.  On se souvient de l’éprouvette spectaculaire, mais on a oubliéle fameux message audio (à 40 sec. du début) comme quoi, on ne renouvelle pas beaucoup les méthodes.

En 2003, tout ce cirque onusien et très médiatique n’était qu’un odieux tissu de mensonges.  Nous le savons tous maintenant et, bien sûr, les hypocrites le savaient tous en 2003 au moment même des présentations médiatisées.

La présentation du même type prévu hier n’a pas eu lieu.  On ne l’a sans doute que reportée.  Dans quelques jours, on va probablement nous servir ce genre de scène de la preuve.  On peaufine sans doute le scénario.  L’exhibition de la preuve (sic) se fait normalement dans une ambiance spectaculaire.  Ensuite le bataillon médiatique prend la relève et nous sert le mensonge sur un plateau de convictions.

Les « journalistes criminels » se garderont bien de demander des précisions.  Ils se garderont aussi de scruter trop à fond ces dites « preuves » (sic).  Cette bande audio arabe présentée comme preuve sera probablement de mauvaise qualité.  En plus, nous n’aurons qu’un court extrait et on nous dira que le reste est un secret d’État.

Aucun journaliste du mainstream n’insistera pour obtenir l’enregistrement complet et aucune expertise journalistique sérieuse de l’enregistrement ne sera faite.  En plus, aucun journaliste ne soulignera que c’est un jeu d’enfant de falsifier des bandes audio.

Rien n’est plus facile que de créer de toutes pièces un enregistrement audio par montage, mixage et par clonage du timbre de la voix  (exemple de logiciels amateurs).

Pourquoi donc nos journalistes criminels mettront-ils ainsi l’épaule à la roue pour nous faire avaler cette simili-preuve ridicule ?  Mystère.

En réalité il n’y a aucune preuve.

Absolument aucune preuve n’existe concernant ces allégations calomniatrices contre ce gouvernement syrien qui lutte depuis près de trois ans contre de dangereux fous du «allah wakbar». Des fous dont nous avons tous vu les agissements.

Ces accusations mensongères d’utilisation de gaz ne servent qu’à justifier (sic) cette immonde invasion que l’on désire faire depuis que la destruction de la Libye a été complétée.   Une invasion meurtrière et sanglante qui coutera des milliers de vies.
L’OTAN se prépare à refaire couler comme en Libye, des rivières de sang.
Du sang que nos criminels des médias nous cacheront.

Ces fous qui, pour tuer, déploient leurs bombes ainsi que ces criminels journalistes qui nous présentent la tuerie comme un jeu anodin, devraient être jugés pour crime contre l’humanité parce que la guerre est un crime contre l’humanité.

Serge Charbonneau

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