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L’AIEA: Touche pas à mon Israël
Par Global Research
Mondialisation.ca, 25 septembre 2006
IRIB 25 septembre 2006
Url de l'article:
https://www.mondialisation.ca/l-aiea-touche-pas-mon-isra-l/3320

5 contre 15. L’Agence internationale de l’Energie atomique est, sans doute, l’une des rares enceintes où la logique mathématique fonctionne en sens inverse. C’est ainsi qu’une minorité de blocage composée de 5 Etats occidentaux, à savoir, les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, la Grande Bretagne et les Pays Bas, est parvenue, sans peine, à bloquer l’adoption d’une résolution que 15 pays arabes + l’Iran et l’Indonésie appelaient de tous leurs voeux, en qualité de signataires du TNP. Mais quel était le risque que faisait courir ledit texte à la sécurité mondiale, pour susciter un si ample rejet? Pas grand chose, si ce n’est qu’Israël, puissance nucléaire proclamée, y est convié à se soumettre aux règles du jeu d’anti-prolifération, tout comme les autres pays du monde. Depuis les années 50, en effet, le régime sioniste bénéficie d’un inexplicable état d’exception qu’aucune Convention, ni loi, digne de ce nom, n’autorise.

Doté de plus de 200 ogives nucléaires, son arsenal militaire menace la paix et la sécurité de toute une région que l’exclusivisme occidental a condamné au silence. Sa centrale atomique de Demona, souvenir du relâchement de l’éthique anti-proliférante de la France, continue, trois décennies après sa construction, à polluer l’air de ses fuites en particules radio-actives, sans qu’aucune instance ne s’en soucie. Et dans ce contexte, c’est l’Iran et ses recherches, en matière du nucléaire civil, mainte fois, vérifiés et revérifiés, qui sont mis en cause !!!

Déplorable paradoxe qui risque d’entraîner, dans son sillage, non seulement, le crédit du concept de lutte contre la prolifération, mais encore, le prestige de tous ceux qui, ici et là, s’en réclament. Que l’AIEA ne soit pas capable de faire passer un simple texte où Israël est tancé, pour ses multiples dérogations aux règles, ne fait qu’ajouter à ce discrédit et donner plus de voix à ceux qui exigent une refonte, de fond en comble, de l’ONU et de tous les appareils attenants. A l’aube du nouveau siècle, il est grand temps que le monde fasse régner la logique, en coupant court à ses contradictions.

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