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La campagne de vaccination massive pendant la période covid ne change rien à la catastrophe de santé publique en cours aux États-Unis
Par Prof Denis Rancourt, Marine Baudin, et Jérémie Mercier
Mondialisation.ca, 08 août 2022
Communiqué de presse OCLA
Url de l'article:
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La campagne de vaccination massive pendant la période covid ne change rien à la catastrophe de santé publique en cours aux États-Unis

Résumé

Un article scientifique écrit par Pr Denis Rancourt, Dr Marine Baudin et Dr Jérémie Mercier publié entre autres sur denisrancourt.ca (https://denisrancourt.ca/entries.php?id=116) démontre après analyse de la mortalité toutes causes confondues aux États-Unis depuis 1999 (chiffres du CDC) que :

  • La vaccination n’a pas réduit la mortalité aux États-Unis. La campagne de vaccination massive a été inutile en termes de mortalité toutes causes confondues.
  • La mortalité excédentaire pendant la période covid aux États-Unis représente 1,27 million de décès. Celle-ci n’est pas liée à l’âge de la population mais corrélée à des facteurs socio-économiques tels que la pauvreté, le revenu médian des ménages, l’obésité, l’invalidité ou les pensions d’invalidité. La distribution en âge de cette surmortalité est incompatible avec une mortalité de maladies virales respiratoires, et selon l’hypothèse la plus probable résulte des mesures institutionnelles, politiques et médicales consécutives à la déclaration de pandémie par l’OMS le 11 mars 2020.
  • Les auteurs proposent le modèle que les conditions sociétales et économiques imposées par les gouvernements durant la période covid ont généré un important stress psychologique chronique et un isolement social sans précédent qui ont affaibli le système immunitaire des citoyens américains les plus vulnérables (pauvres, obèses, invalides, personnes souffrant de troubles mentaux…), augmentant fortement leur risque de succomber à une épidémie de pneumonie bactérienne de grande ampleur non traitée aux États-Unis.Au vu des résultats de leur étude, les auteurs appellent à une enquête médico-légale transparente, indépendante et responsable sur les décès de la période covid aux États-Unis, dans le but de prévenir toute catastrophe de santé publique similaire à l’avenir.Contacts presse : Denis Rancourt : [email protected] ; Marine Baudin : [email protected] ; Jérémie Mercier : [email protected]

Communiqué de presse

La campagne de vaccination massive pendant la période covid ne change rien à la catastrophe de santé publique en cours aux États-Unis

Rupture de mortalité et entrée dans la période covid (mars 2020)

La mortalité toutes causes confondues aux États-Unis suit des cycles saisonniers d’augmentation de mortalité l’hiver et de diminution de mortalité l’été depuis au moins 1999 (depuis le début des relevés de mortalité aux États-Unis, non visible dans le graphique ci- dessous). Ces cycles sont réguliers et attendus d’une année à l’autre. Cependant, à partir de mars 2020 – mois au cours duquel l’OMS a déclaré la pandémie de covid – la mortalité augmente brusquement et suit un tout nouveau régime qui comprend plusieurs importantes anomalies de mortalité. C’est le début de la période covid.

Anomalies de mortalité de la période covid

Les anomalies de mortalité détectées pendant la période covid sont les suivantes :

  • Un fin pic de mortalité arrivé tardivement dans la saison hivernale 2020 et jamais vu aux États-Unis depuis plus de deux décennies, centré sur la mi-avril 2020 (cvp1).
  • Un très large pic de mortalité à l’hiver 2021, plus important que ce qui est habituellement observé à cette période de l’année (cvp2).

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2

• Des pics de mortalité survenus aux étés 2020 et 2021 (smp1 et smp2), jamais vus en période estivale dans l’histoire de l’épidémiologie américaine (hors canicule).

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Surmortalité de la période covid

La période covid connaît une mortalité excédentaire comparée à la tendance historique, un excédent en grande partie expliqué par les anomalies et pics de mortalité inédits que les auteurs ont décrits. La surmortalité durant la période covid – de mars 2020 à janvier 2022 – est de 1,27 million de décès aux États-Unis, tous âges confondus.

Non-association avec l’âge

La surmortalité de la période covid est largement distribuée à travers les groupes d’âge et ne montre aucune relation avec l’âge. Il n’existe aucune association avec les populations les plus âgées (les plus de 65 ans, les plus de 75 ans ou les plus de 85 ans). Au contraire, cette surmortalité est relativement plus importante chez les jeunes adultes (les 25-44 ans).

cvp2 cvp1

smp2

smp1

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Association avec des facteurs socio-économiques

La surmortalité de la période covid est corrélée à plusieurs facteurs socio-économiques :

  • Pauvreté (proportionnalité)
  • Revenu médian des ménages
  • Obésité
  • Invalidité
  • Aides sociales liées au handicap

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Échec de la campagne vaccinale

La campagne de vaccination massive aux États-Unis n’a eu aucun effet bénéfique sur la mortalité toutes causes confondues :

  • Elle n’a pas réduit la mortalité à des niveaux équivalents à ceux observés avant la période covid (avant mars 2020).
  • Elle n’a pas empêché un pic anormal et massif de mortalité à l’été 2021.

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Conclusions

Les auteurs estiment la surmortalité observée pendant la période covid aux États-Unis à 1,27 million de décès, et démontrent que celle-ci ne peut pas correspondre à une maladie virale respiratoire comme le COVID-19.

Cette surmortalité est en effet :

  • Non corrélée à la proportion de personnes âgées dans la population
  • Non distribuée exponentiellement vers les âges avancés
  • Sur-représentée chez les jeunes adultes
  • Proportionnelle à la pauvreté
  • Fortement corrélée à l’obésité et au revenu médian des ménages
  • Modérément corrélée à l’invalidité et aux aides sociales relatives au handicapL’association de la surmortalité de la période covid avec ces facteurs socio-économiques indique que les populations les plus vulnérables ont été impactées par les conditions imposées lors de la période covid.

Le modèle proposé par les auteurs pour tenter d’expliquer cette surmortalité est le suivant : les bouleversements institutionnels, sociétaux et économiques imposés pendant la période covid ont généré un stress psychologique et un isolement social ayant gravement affaibli le système immunitaire des personnes les plus vulnérables, ce qui favorise la mortalité de ces résidents vulnérables par pneumonie bactérienne (surtout si elle est non traitée).

Par ailleurs, la couverture médiatique d’un effet bénéfique de la vaccination est en décalage total avec la réalité observée de façon objective. La campagne de vaccination n’a eu aucun impact positif sur la mortalité toutes causes confondues aux États-Unis, et pourrait même avoir eu un impact négatif sur les populations jeunes fragiles immunodéprimées dans certains états.

Enfin, la non-médiatisation de la surmortalité toutes causes confondues colossale observée dans la population américaine pendant la période covid interpelle. Ce phénomène est pourtant bien plus préoccupant pour la santé des américains que le COVID-19 et devrait être considéré comme une catastrophe nationale historique de santé publique.

Denis G. Rancourt, PhD
Marine Baudin, PhD
Jérémie Mercier, PhD

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