La Grande Réinitialisation de la Médecine

Analyses:

Dans l’ambiance lancée par le Great Reset du Forum de Davos, nous constatons que la Grande Réinitialisation est destinée à être générale et s’adresse à tous les secteurs de la société, l’économie les concernant tous. Par conséquent la médecine est aussi appelée à une grande mutation ? Toutefois, ira-t-elle dans le sens voulu par les « élites » ?

La situation coronavirale, par ses multiples dimensions comme le covidisme et le coronacircus, a incité les médecins à se positionner tant dans leurs conceptions de la science médicale – qui va de l’art à la techno-science soumise aux aléas des financements – que la perception de leurs pratiques de diverses thérapies et leurs observations des résultats.

Toute mutation permet de garder des éléments classiques, suscite des éclatements et nécessite de percevoir les germes de nouvelles dimensions dans une forme régénérée.

Un événement tout récent illustre cette rupture avec des systèmes hiérarchiques qui cherchent à contenir les populations à tout prix (c’est le cas de le dire !) plutôt que d’accepter une mutation qui respecte la loi cosmique inéluctable de l’évolution des êtres humains. Un médecin praticien généraliste a été sommé de démissionner de son poste de médecin responsable s’il ne s’abstenait pas de se prononcer sur la politique sanitaire du gouvernement. Il a préféré rester fidèle à la pratique et beaucoup de médecins partagent son point de vue. L’article de la Weltwoche(08.21) expose clairement la perception de ce généraliste : « Il lui est apparu assez vite que la politique, l’idéologie et la communauté scientifique en rapport avec le coronavirus ont été massivement amalgamées. Les praticiens comme F. ont été un facteur de perturbation dans les jeux de planification de la politique et de la science. Ils ont été laissés de côté. Que le covid constitue une plus grande menace qu’une grippe habituelle est incontestable. Néanmoins, il considère que le danger est exagéré. « Les jeunes gens souffrent parce que leur avenir est détruit, les personnes âgées malades souffrent parce qu’on ne laisse plus mourir »…

« La politique de verrouillage à la chinoise a conduit à une profonde division de la société. Une minorité croissante de la population a perdu toute confiance dans le système. Dans ce contexte, il pourrait être salutaire de se souvenir des médecins de famille qui nous ont maintenus en vie avec pragmatisme plutôt que par la coercition et les amendes. Ils peuvent eux aussi administrer une vaccination, et aucune nouvelle bureaucratie centrale n’est nécessaire ».

Il est intéressant de mentionner que 6 mois auparavant un médecin cantonal a été suspendu par le Département de la Santé publique du canton de St-Gallen en raison de « déclarations douteuses et politiquement sensibles » sur les mesures pour lutter contre le coronavirus ».

Ainsi nous constatons que ce sont les politiciens qui imposent à des médecins – choisis précédemment pour leurs qualités à des postes de responsabilité – comment leurs consciences de praticiens doit fonctionner…

Certains gouvernements viennent à en perdre le sens de la réalité humaine. Ainsi nous apprenons que l’autorité politique galicienne a décidé d’instaurer une amende allant de 1 000 à 60 000 euros à l’encontre de ceux qui refuseraient de se faire vacciner contre le Covid-19. Cette nouvelle nous vient d’Europe 1 qui donne la parole à un responsable santé au sein du gouvernement galicien : ces sanctions ne seraient appliquées que dans certains cas : « Le personnel sanitaire des résidences pour personnes âgées devrait selon nous se faire vacciner de façon obligatoire dans ce genre de cas précis. Nous avons désormais les outils pour sanctionner ceux qui refuseraient de se faire vacciner ». Bref, l’état de santé est maintenu à coup d’injection et de fric et nous pouvons restés dubitatifs quand un responsable de santé réduit à ce point la complexité de la santé des êtres humains.

En France aussi, les généralistes déplorent avoir été pareillement mis de côté. Le médecin interrogé représente un collectif de 30 000 confrères qui s’intitule « Laissons les médecins prescrire ». « L’État s’est substitué aux médecins, dit-il, alors que le généraliste est le premier maillon de la chaîne de santé. On ne comprend pas pourquoi on a ce défilé d’épidémiologistes, virologues, etc qui donnent l’impression qu’on n’est plus du tout dans une médecine de terrain, humaine et que tout ça est gouverné par des chiffres, décidé selon des courbes, des modélisations … On a l’impression que c’est l’État = l’État-major (puisqu’on est en temps de guerre !) qui décide. Ce système ne va pas ; il s’est internationalisé dans tous les pays occidentaux. Il faudrait se poser la question … Avec l’état d’urgence sanitaire, on met la population sous contrainte, gouvernée par la peur et la contrainte sans grande efficacité… comme le port du masque à l’extérieur… et le couvre-feu. Je ne suis pas sûr que ce soit logique sur le plan sanitaire … On reçoit constamment des messages paradoxaux de ce qu’on doit faire… et les gens sont ainsi dans une confusion totale actuellement ».

Un professeur des universités, infectiologue, déclare : « Il est temps de « gérer cette épidémie comme il faut » et de ne « pas faire n’importe quoi comme on fait aujourd’hui ».

Revenons en Suisse où une chroniqueuse affirme son opinion : « La politique du « risque zéro » adoptée par le Conseil fédéral en matière de covid est incompréhensible et témoigne d’un manque de courage ». Elle déplore : « le Conseil fédéral, uni en bloc derrière son ministre de la Santé, a maintenu la pression sur le pays pour juguler une pandémie qui semble pourtant s’éteindre d’elle-même. La consultation des cantons, dont la majorité souhaitait quelques allégements raisonnables pour la culture et la restauration, n’a pas infléchi l’état d’esprit hyper-sécuritaire de nos sept sages »… Elle souligne aussi la relativité de la valeur des tests : « Cela explique que l’immense majorité des testés positifs soit asymptomatique, ce qui ne renseigne donc pas sur les personnes touchées par la maladie ».

Un médecin, chercheur est nutritionniste, exprime l’ambiance psychique actuelle : « Fabrique de l’ignorance hier et « fabrique des illusions » aujourd’hui !

Un centre de recherche sur la mondialisation nous brosse un large panorama de la situation : « Nous vivons, comme chacun le sait, sous le règne de la quantité dans une société gouvernée par les nombres. Nous sommes dirigés, éduqués, soignés, contrôlés, en un mot gérés, à coup de statistiques comme si nous étions des marchandises …

Ainsi nous nous heurtons au constat pur et dur : « Qualité contre quantité, deux univers irréconciliables ».

Ce qui s’avère dramatique, c’est que la quantité amène la monoculture. Dans des domaines très variés, la soif de la quantité conduit à une réalité unique, unifiée, uniforme. Nous le voyons aussi bien dans les immenses champs agricoles que dans le domaine sanitaire qui s’est réduit actuellement à se focaliser pareillement sur un virus, à le détecter par un test, à développer une prévention par le confinement ou le couvre-feu puis par un vaccin. Le mode de soigner n’est plus confié à la perspicacité des médecins mais à un conseil scientifique ou une task force qui s’accrochent à une voie unique, d’inspiration internationale. Même s’il y a divers arrangements ou amendements depuis un an, l’esprit qui anime les décisions souffle toujours dans le même sens, en évacuant la richesse des pratiques de divers médecins. De même, au premier confinement en tous cas, des thérapeutes alternatifs ont reçu l’interdiction de soigner des patients alors que leurs pratiques présentent de nombreux avantages pour préserver la santé en renforçant l’état général par conséquent le système immunitaire. Même des patients cancéreux en rémission se sont vus privés de soins pendant les 6 semaines du premier confinement alors qu’ils nécessitaient de récupérer leurs états de santé suite aux traitements lourds et opérations.

En conclusion, la grande réinitialisation de la médecine est en germination parmi le corps médical qui veut retrouver sa souveraineté et développer des thérapies qui ne sont pas uniquement suscitées ou déterminées par l’industrie pharmaceutique.

Marie-France de Meuron



Articles Par : Marie-France de Meuron

A propos :

Diplôme Fédéral de Médecine obtenu en 1973, Grand-mère de deux petites-filles majeures, Retirée dans le Canton de Neuchâtel en Suisse.

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