La guerre s’étend aux parcs nationaux

Militarisation des parcs nationaux et violation grave des droits humains

Cécilia faisait le tour de sa petite maison en bois en montrant du doigt les bananiers et les plants de yucca qui avaient été détruits par la fumigation aérienne qui avait eut lieu huit jours plus tôt. Elle expliquait comment les produits chimiques ont recouvert non seulement les récoltes de coca qu’elle et son mari cultivent pour survivre, mais aussi leurs cultures alimentaires et leurs deux jeunes enfants. Maintenant, la famille est en train de lutter pour survivre dans cette partie de la Colombie où habite Cécilia depuis qu’elle est née : le Parc national de la Macarena. D’après les résultats des premières fumigations, il semble que la décision du président colombien Alvaro Uribe de commencer à pulvériser les cultures de coca dans les parcs nationaux du pays ne fera qu’intensifier le conflit, accroître la crise humanitaire et augmenter les dégâts écologiques dans certaines des zones les plus vierges de la Colombie.


Le Parc national de la Macarena est situé à l’Est des Andes dans le département du Meta, là où les plaines découvertes du Nord, connues comme Los Llanos, rencontrent la forêt amazonienne au Sud. Le parc lui-même offre une géographie montagneuse spectaculaire, des montagnes recouvertes d’une végétation luxuriante, de nombreuses rivières et canyons, la plupart d’entre eux accessibles seulement aux voyageurs les plus hardis. En 1989, le gouvernement colombien a enfin fini par faire de cette merveille naturelle un parc national, tandis que l’UNESCO le classait « patrimoine de l’humanité ».

Alors que l’intérieur du parc est en grande partie non habité, plusieurs milliers de paysans qui ont colonisé la région au cours des 30 années avant la création du parc, continuent à y vivre : une pratique courante dans les parcs nationaux de Colombie. Les premiers colons étaient des paysans fuyant la répression du gouvernement dans les années 1950 et au début des années 1960, pendant la période connue comme La Violencia. Les mouvements d’autodéfense formés par les paysans déplacés, afin de protéger leurs terres et leurs familles de l’armée colombienne, sont finalement devenus en 1966 les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). Aujourd’hui, 40 ans plus tard, les guérilleros des FARC contrôlent toujours le Parc national de la Macarena ainsi que ses environs.

Il est impossible de décrire avec précision la vie dans le Parc de la Macarena sans évoquer le rôle des FARC. Pas seulement parce que les guérilleros tirent profit de la culture de coca – un fait sur lequel ont insisté à maintes reprises les gouvernements états-unien et colombien – mais aussi parce qu’ils sont organiquement liés à la population paysanne locale – un fait que les mêmes gouvernements précités ont décidé d’ignorer. Les conditions qui ont poussé les paysans à coloniser la partie colombienne de l’Amazonie et à former les FARC il y a presque un demi-siècle sont toujours présentes aujourd’hui dans la Macarena. C’est une région qui a été largement négligée par l’Etat de toutes les manières imaginables exceptée une : la répression militaire. La seule présence du gouvernement national dans la région a consisté en des bombardements aériens, des offensives militaires de courte durée et aujourd’hui des fumigations aériennes.

Durant ces 50 dernières années, sans aucun soutien du gouvernement national, la population paysanne locale a construit un réseau primaire de routes de terre à travers la forêt vierge et qui ne sont praticables qu’en 4×4. Les paysans ont mis en place des lignes électriques alimentées par des générateurs à essence, pour leurs villages et petites villes. Et ce sont les FARC qui sont devenues leur gouvernement, leur fournissant des services publics comme, entre autres, la sécurité, une aide sociale et un système judiciaire.

Contrairement à d’autres régions de la Colombie où les FARC -ainsi que les militaires et les paramilitaires de droite- imposent leurs règles aux populations locales, les guérilleros dans la Macarena forment clairement un gouvernement « du peuple ». De nombreux foyers de la région ont au moins un membre de la famille qui fait partie des FARC. La population locale interagit aussi naturellement et aisément avec les rebelles que les citoyens ruraux des pays du Nord le font avec les fonctionnaires de leurs gouvernements locaux et les agents de maintien de l’ordre. Comme l’explique un paysan, « quand quelqu’un a un problème avec une autre personne, une bagarre par exemple ou autre chose, ils peuvent aller se plaindre auprès des FARC, qui enquêtent alors et déterminent qui est fautif et quelle sera la sentence  ». Il continue son explication en insistant sur le fait qu’il n’y a pas de prison avec les FARC, les sentences prononcées à l’encontre des coupables incluent la réparation des routes ou du travail dans les champs des fermes communales.

Pour la plupart, les paysans ont réussi à survivre dans la région de la Macarena grâce à l’agriculture de subsistance, dont l’élevage de vaches, de cochons et de poulets, et les cultures alimentaires diverses comme la banane, le yucca, la papaye et les avocats. Ce n’est qu’il y a 20 ans que de petites cultures de coca ont fait leur apparition afin de permettre aux familles paysannes de compenser le manque d’infrastructure, qui les empêchait de transporter leurs récoltes de denrées alimentaires jusqu’aux marchés éloignés. Cependant, ce n’est que durant ces cinq dernières années que la plantation de coca est devenue la culture la plus importante dans la région de la Macarena. Les paysans font pousser les plants de coca, récoltent les feuilles et les transforment en pâte qu’ils vendent aux trafiquants de drogue, qui ensuite la transforment en cocaïne. Les FARC profitent de la culture de coca dans la Macarena en prenant une part sur toutes les transactions de la drogue dans la région.

La récente intensification de la culture de coca dans la Macarena a coïncidé avec la mise en place du Plan Colombie soutenu par les Etats-Unis, qui en prenant pour cible les cultures de coca du Sud du pays a provoqué une démultiplication des cultures de coca dans tout le pays. Pour répondre à ce changement des modèles de culture, les fonctionnaires états-uniens de lutte contre la drogue ont commencé à faire pression sur le président Uribe pour approuver des fumigations aériennes sur les parcs nationaux colombiens, qui étaient restés épargnés des opérations de pulvérisation.

Au lieu d’autoriser des fumigations aériennes, Uribe a annoncé un plan alternatif en décembre 2005 consistant à envoyer 1 000 « éradicateurs » manuels dans le Parc national de la Macarena, sous la protection de 3 500 militaires. Dans les mois qui ont suivis, plus d’une douzaine de militaires on été tués dans des attaques de rebelles. En réponse, les militaires ont bombardé les positions des FARC par voie aérienne dans le parc. La dureté de la vie dans ce dernier, situé dans un endroit retiré, et les attaques répétées des FARC contre les opérations d’éradication ont finalement provoqué le départ de nombreux « éradicateurs » qui sont rentrés chez eux, hors de la région. Finalement, après la mort de six d’entre eux, le 2 août, Uribe a donné l’ordre de commencer les fumigations aériennes sur les cultures de coca dans le Parc national de la Macarena.

Quelques jours après, des avions vaporisateurs fournis par les Etats-Unis et des hélicoptères de combat ont commencé les opérations de fumigation dans les zones du parc où la culture de coca progressait, en pulvérisant une concoction chimique dont l’usage n’a jamais été autorisé aux Etats-Unis : l’herbicide gyphosate mélangé avec du Cosmo Flux 411-F, un agent tensioactif, et d’autres additifs. Après une semaine de pulvérisation, la police colombienne anti-drogue a affirmé avoir détruit l’entièreté des 4 548 hectares de coca du parc.

Il est apparu très rapidement que le gouvernement colombien avait exagéré le succès de l’opération de fumigation aérienne ; du moins dans cette partie du parc visitée par l’auteur de ces lignes huit jours après la fin des fumigations. Alors que la plupart des cultures de coca ont été pulvérisées, 20% environ sont restées intactes. En plus, des paysans ont sauvé quelques récoltes de coca pulvérisées en coupant le haut des plants avant que les substances chimiques ne puissent atteindre et détruire les racines. Par conséquent, ces plants continueront à donner cinq récoltes de feuilles de coca par an. Entre temps, la fumigation a aussi tué de nombreux arbustes et buissons dans le périmètre de forêt tropicale se trouvant autour des champs de coca.

Alors que les paysans qui agissent rapidement peuvent sauver leurs cultures de coca en les coupant en en coupant le sommet, le même procédé est inefficace avec des cultures alimentaires moins résistantes comme la banane, la papaye ou l’avocat, ou sur des plantes plus petites comme le yucca. Pratiquement toute la coca dans la région de la Macarena est cultivée par des paysans locaux sur de petites exploitations de 5 hectares ou moins. L’argent que gagnent ces paysans de leurs récoltes de coca leur permet de compléter les produits alimentaires qu’ils cultivent avec d’autres biens. Par conséquent, parce que la culture de coca ne leur fournit pas de gros revenus, la destruction des récoltes de denrées alimentaires a provoqué pour beaucoup de foyers une crise alimentaire majeure.

De plus, de nombreux membres des familles et des ramasseurs de coca salariés étaient présents dans les exploitations agricoles quand la pulvérisation a ciblé de façon indifférenciée les maisons situées au milieu des cultures alimentaires et de coca. C’est ainsi que de nombreux enfants et ramasseurs de coca, qui gagnent approximativement 10 dollars par jour de récolte, ont été aspergés par des substances chimiques qui leur ont causé différents problèmes gastro-intestinaux. Cécilia a décrit comment ses deux enfants ont tous les deux commencé à vomir peu de temps après la pulvérisation et comment ils ont souffert de diarrhée pendant plusieurs jours.

Des enfants ont également souffert de traumatismes psychologiques dus à la nature militaire de l’opération de fumigation. Des hélicoptères de combat sont descendus en piqué fort bas au-dessus des exploitations seulement quelques minutes avant que les avions ne pulvérisent les zones, afin de déclencher les tirs de barrage des mitrailleuses dans les périmètres autour des champs de coca. La terre est vérolée de trous faits par les balles des fusils-mitrailleurs alors que des centaines de cartouches salissent le sol, souvent dangereusement près des maisons.

Les gouvernements états-unien et colombien prétendent que la destruction des cultures de coca dans la zone de la Macarena contrôlée par les FARC diminuera les ressources financières que les rebelles perçoivent du commerce illégal de la drogue, ce qui les affaiblira militairement. Le ministre de la Défense colombien, Camilo Ospina, a expliqué l’objectif militaire de la campagne d’éradication de la coca : « Nous ne pouvons prétendre qu’éliminer le carnet de chèques des guérilleros sera un processus aisé. Le procédé dans la région de la Macarena consiste à éradiquer la coca dans une des zones du monde qui a les plus hauts taux de culture, et qui représente la plus importante source de financement des groupes subversifs, en particulier les FARC. »

Pour sa part, l’administration Bush a été comblée par le fait que le président Uribe ait finalement répondu à ses demandes répétées de déployer des avions pulvérisateurs sur les parcs nationaux du pays. James O’Gara du Bureau national pour la politique de contrôle des drogues de la Maison blanche (White House’s Office of National Drug Control Policy) a déclaré : « Si les FARC pensaient que le gouvernement allait autoriser les cultures de coca à prendre de l’ampleur éternellement dans ses parcs nationaux, elles se sont manifestement trompées.  » Cependant, selon un commandant local des FARC, « les fumigations ont touché les paysans plus que les guérilleros. Ce sont eux qui sont les plus dépendants des cultures de coca pour leur survie ». Bien que les fumigations affectent probablement à un certain degré les finances des FARC, l’application durant plus de six ans du Plan Colombie n’a que peu démontré que cette stratégie affaiblit de façon notable la capacité militaire des groupes rebelles. Si effet il y a, de telles tactiques ne font que renforcer le soutien populaire des guérilleros dans les régions reculées du pays telles que la Macarena.

En plus des opérations de lutte contre la drogue du Plan Colombie, les militaires colombiens ont aussi mis en oeuvre le Plan Patriota soutenu par les Etats-Unis, une opération de grande envergure de contre- insurrection qui a pour but de prendre le contrôle des régions contrôlées par les FARC dans le Sud et l’Est de la Colombie, dont la région de la Macarena. Mais le Plan Patriota a montré son inefficacité, consistant souvent uniquement en des offensives sporadiques au sol dans les régions contrôlées par les FARC. Selon des paysans de la région de la Macarena, l’armée tue souvent des civils pendant ces incursions et blâme ensuite publiquement les FARC – des accusations qui sont ensuite rapportées en bonne et due forme par les médias nationaux et internationaux sans qu’il n’y ait aucune enquête sur les crimes.

Il y a eu aussi plusieurs incidents dans le cadre du Plan Patriota : des paysans de la région de la Macarena ont été arrêtés arbitrairement par les troupes colombiennes et emmenés à la base militaire de Vista Hermosa, située du côté de la rivière Guapaya qui est contrôlée par l’Etat. Lors d’un incident en janvier 2006, l’armée a rassemblé huit paysans et les a emmenés à la base militaire. Des agents de l’Etat prétendent que tous ceux qui furent arrêtés ont été relâchés par la suite bien qu’un seul d’entre eux n’ait été revu jusqu’à présent. Les sept autres paysans, semble-t-il, « ont été disparus » par les paramilitaires de droite qui, selon plusieurs résidents de Vista Hermosa, sont toujours actifs dans la région en dépit de leur supposée démobilisation .

La situation pour les paysans qui vivent dans la Macarena a peu changé depuis qu’ils s’y sont installés il y a de cela 50 ans. Jusqu’à ce jour, les politiques du gouvernement national de Bogota se sont limitées à des opérations militaires qui se sont souvent terminées par de flagrantes violations des droits humains. Avec le Plan Patriota sous le mandat d’Uribe, il n’y a eu aucune tentative de fournir aux paysans qui habitent traditionnellement dans les régions contrôlées par les rebelles, des programmes économiques et sociaux afin de gagner la bataille « des coeurs et des esprits » de la population locale. L’ampleur de cet échec a été clairement expliquée à un comité du Congrès états-unien en juin 2004 par Adam Isacson, un analyste de longue date de la Colombie qui travaille pour le Center for International Policy basé à Washington :

Ces dernières années en Colombie sont pleines d’histoires d’offensives militaires soi-disant réussies. Le modèle est connu : des milliers de militaires déferlent sur un bastion de la guérilla, les guérilleros offrent une résistance minimale et se retirent dans la jungle. Les troupes restent quelques semaines, voire même quelques mois, mais le gouvernement colombien ne consacre aucune ressource pour amener le reste du gouvernement dans la zone. Ils ne peuvent pas rester éternellement – et puisqu’ils agissent avec une impunité virtuelle, ce n’est pas toujours une mauvaise nouvelle pour les civils qui habitent dans la zone. Quand les militaires doivent finalement rentrer à leur base, on voit pourtant qu’aucun changement n’a été fait pour installer des juges, des policiers, des professeurs, des docteurs, des constructeurs de routes, ni aucun autre service d’un gouvernement civil dont a besoin toute société et toute économie pour fonctionner.

La région de la Macarena est un exemple parfait du processus décrit par Isacson. Cependant, cette histoire ne se répète pas seulement depuis ces dernières années mais depuis un demi-siècle. Avec l’échec total du gouvernement pour même essayer de fournir à la population locale quelques services de base, ce sont les FARC qui ont pris en charge de remplir ce vide en aidant à construire des routes, à fournir l’électricité, à veiller au maintien de l’ordre, à installer des juges et d’autres services publics qui sont traditionnellement assurés par l’Etat. Comme le fait remarquer un paysan local, « quand les fermiers ou quelqu’un de leur famille tombe malade et qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter des médicaments, ce sont les FARC qui leur donnent de l’argent pour acheter ce dont ils ont besoin  ».

La population paysanne de la région de la Macarena ne voit aucune raison de faire confiance à un gouvernement qui ne leur a rien offert si ce n’est la répression, ou au mieux, un abandon total. En août, le gouvernement s’est assuré que cette méfiance se renforce en lançant cette campagne de fumigation militarisée qui a rendu les enfants malades tout en détruisant des récoltes alimentaires essentielles pour les habitants. Une fois de plus, c’est la population civile qui a été victime de la stratégie de contre-insurrection du gouvernement. Pour la population paysanne locale, les seules personnes vers qui ils peuvent se tourner en cas de besoin, ce sont les guérilleros, ce qui sape les très précieux objectifs de la contre-insurrection que le gouvernement devrait essayer d’atteindre : gagner les coeurs et les esprits des gens.

En fin de compte, il est peu probable que les fumigations éliminent la culture de coca dans la région de la Macarena. Un pourcentage significatif des cultures a survécu à la pulvérisation et beaucoup de celles qui ont été détruites seront simplement remplacées par de nouvelles. Parfois, ces replantations se feront sur les mêmes terrains, parfois les paysans abattront plus d’arbres de la forêt afin de pouvoir replanter. Mais comme l’a souligné un paysan, « si vous commencez simplement à abattre des arbres pour planter plus de cultures, les FARC vous condamneront à une amende. Nous devons obtenir l’autorisation des guérilleros pour pouvoir abattre des arbres de la forêt.  » Il n’est pas toujours facile d’obtenir cette autorisation, parce que les FARC tentent de trouver un équilibre entre le financement de leur rébellion par les cultures de coca, qui permettent aux paysans de vivre, et la maîtrise de la destruction d’un des trésors écologiques les plus précieux du pays.

Rien ne prouve que le gouvernement colombien soit disposé à essayer de trouver un équilibre de son côté afin de mettre en place une stratégie de contre-insurrection plus globale. Tant que le gouvernement n’offrira pas aux paysans comme Cecilia autre chose que la répression militaire, les populations locales des régions telle que la Macarena continueront à voir leur bien-être social et leur survie comme inextricablement entremêlés aux FARC. Par conséquent, la violence continuera à faire des ravages sur un autre trésor national du pays : sa population.

Source : Colombia Journal (www.colombiajournal.org), 3 septembre 2006.

Traduction de l’espagnol : Raphaëlle Barret, pour le RISAL.



Articles Par : Gary Leech

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