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La Méditerranée fosse commune pour les Damnés de la Terre
Par Chems Eddine Chitour
Mondialisation.ca, 06 mai 2015

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 «Mais pourquoi t’obstines-tu à partir. A traverser les mers en nous laissant Tu t’aventures à mettre en péril ta précieuse vie. Pour t’exiler, en renonçant à nous L’embarcation est petite et en bois pourri. Et tu risques de te noyer sans pouvoir nous revenir»

 Merzak Ouabed (Poèmes, Les raisons de la colère)

 

Encore une fois Mare Nostrum a pris sa dîme des damnés de la Terre. Encore une fois des larmes de crocodile sont versées par les gardes-chiourmes du supermarché que constitue la forteresse Europe. De quoi s’agit-il cette fois? Seulement de 1 600 individus qui appartiennent au genre homo. En 2015, un migrant meurt toutes les deux heures en moyenne en Méditerranée. 1 600 c’est le nombre de migrants portés disparus en mer Méditerranée depuis le 1er janvier 2015, 1600 personnes qui rêvaient d’une vie tranquille, qui voulaient échapper à la mort en se noyant.  Dernier meurtre à responsabilité collective  en date, hier 5 mai, 40 vies humaines fauchées à la fleur de l’âge en se noyant.

Des dizaines d’enfants dont le destin a été de mourir sans éclore à la vie. Quand on pense à tout le tintamarre occidental: quand un Occidental meurt, on convoque la planète pour défiler et désigner du doigt l’ennemi héréditaire, l’islam qui n’en peut plus d’être accusé de tous les maux de la Terre. Quand on pense que le président Obama s’est excusé pour la mort de deux Occidentaux touchés par un drone. Ces mêmes drones qui font des ravages dans les populations afghanes yéménites; l’excuse étant les victimes collatérales. Décidément, il y a quelque chose de pourri dans ce vaisseau Terre.

Pour en revenir aux dernières tragédies d’il y a dix jours, le moins que l’on puisse dire est que tous les acteurs ont été hypocrites dans ce drame sauf les noyés. La forteresse Europe laisse en première ligne l’Italie qui n’en peut plus à elle seule. Nous allons tenter d’y voir clair en précisant le rôle macabre de chacun.

Tout d’abord nous devons noter le travail remarquable des bénévoles  mus par l’empathie à l’endroit de ces déshérités. Ainsi contre  l’immobilisme européen, certaines initiatives privées ont cependant tenté d’y pallier, chacune à leur manière. Christopher et Regina Catrambone font partie de ces particuliers qui ont décidé de venir en aide à ceux qui tentent de pénétrer la «forteresse Europe». Ce couple italo-américain millionnaire, dont la société d’assurance est installée à Malte, a déboursé plusieurs millions de dollars pour monter un projet de sauvetage de migrants. Ils ont ainsi acheté un navire de 40 mètres de long, le Phoenix, et créé une équipe d’une vingtaine de personnes, «avec pour but de prêter main forte aux autorités italiennes dans le secours des migrants». L’ONG qu’ils ont créée, MOAS (pour The Migrant Offshore Aid Station), a ainsi permis en 2014 d’éviter la noyade à près de 3000 personnes. (1).

Même Amnesty International s’en est émue. Deux cents sacs mortuaires noirs ont été alignés sur la plage de Brighton, dans le sud de l’Angleterre, par des militants de l’ONG Amnesty International. L’action vise à mettre en évidence la réponse «honteuse» de la Grande-Bretagne à la crise des migrants en Méditerranée, où plus de 800 personnes se sont noyées samedi 20 avril sur une embarcation qui a coulé au large des côtes de la Libye.

Les analystes prédisent que jusqu’à 30.000 migrants, dont 2500 enfants, pourraient mourir en tentant de traverser la mer Méditerranée cette année». (2)

La dimension coloniale et ses conséquences

On croit, à tort, que ces noyés ont jailli du néant et qu’ un jour, ils ont décidé d’aller à la conquête de cette Europe opulente qui cultive à tort le «chauvinisme de la prospérité». Il me semble que le premier responsable de cette débâcle humanitaire est encore et toujours le colonialisme, puis le néocolonialisme qui permet au colonialisme initial de perdurer en adoubant des tyrans tant qu’ils servent l’intérêt des anciennes puissances et qu’on jette ensuite aux chiens quand ils ont fini de remplir le rôle qui leur est assigné au profit d’autres tyrans quelle que soit leur couleur «islamiste»modéré» «moderniste», laïc; «despote éclairé», bref pourvu que le siphonage des potentialités du pays colonisé continue…

Les mots de  prononcés par Michel Rocard  – La France, ne peut pas accueillir toute la misère du monde- dans un autre contexte, raisonnent encore et toujours à nos oreilles; tant il est vrai qu’il ne faut pas parler de solde de tout compte, quelque part, il y a une responsabilité de l’Europe coloniale puis post ou néo- coloniale dans ces désastres humanitaires qu’il s’agit de l’accueil d’épaves humaines scories de l’histoire coloniale dont aucune nation anciennement colonisatrice, ne veut reconnaître sa responsabilité.

Les invasions postcoloniales

Dans le droit fil de ce que nous venons d’écrire, des voix s’élèvent en France pour imputer cette situation de désastre humanitaire, de crimes de masses sans responsables, à la politique désastreuse du précédent locataire de l’Elysée Nicolas Sarkozy. «Ne cherchez plus, lit-on dans cette contribution, ils l’ont trouvé. Ils ont trouvé le responsable du drame des migrants en Libye.

«Comment se fait-il qu’après une intervention [en Libye] il y a plus de trois ans et demi, il n’y ait eu aucune réflexion sur ce qui devait se passer après? […] Maintenant, il s’agit de réparer les erreurs d’hier», a tranché le président de la République François Hollande à son arrivée au sommet européen extraordinaire consacré aux migrants. Celui que le chef de l’Etat critique sans nommer, c’est son prédécesseur à l’Elysée, Nicolas Sarkozy. En reconnaissant immédiatement la légitimité du Conseil national de transition (CNT) libyen puis en appuyant une résolution à l’ONU, l’ancien président avait joué un rôle moteur avec le Premier ministre britannique L’accusation est sévère.» (3)

On oublie, aussi, de citer l’architecte de cette imposture, l’éminence grise de son appartenance tribal comme il l’a proclamé, Bernard-Henry Levy qui est l’âme du complot Mieux encore, François Fillon, l’ex numéro 2 du gouvernement Sarkozy fait preuve d’une amnésie curieuse.

Dans une conférence faite à Londres sur le thème «Lutter contre le terrorisme aujourd’hui: quelles politiques? Quelles perspectives pour la France et le Royaume-Uni? Quel impact sur le secteur privé?»; il déclare: «Avec les printemps arabes, nous espérions la victoire de la démocratie mais la démocratie ne s’improvise pas, et à bien des égards, l’Occident – USA en tête – s’est comporté en apprenti sorcier. L’invasion de l’Irak en 2003 et la démocratisation improvisée de ce pays ont précipité le chaos.» (4) Voilà un aveu bien tardif contredit immédiatement après:

 «(…) Quant à l’opération française en Libye – aussi juste fût-elle sur le plan moral – elle aura eu pour conséquence de disloquer cet État et de métastaser le Sahel.» Là, écrit Françoise Petitdemange dont les propos sont rapportés dans une contribution de Gilles Munier: «(…) où monsieur Fillon a tout à fait raison, c’est lorsqu’il compare «l’opération française en Libye» à un cancer qui fait des métastases au Sahel. Cependant, pris au piège des mots, voilà une comparaison terrible pour lui… Car, en dehors de lui, à qui viendrait-il l’idée de considérer et de dire qu’un cancer est «juste» «sur le plan moral»… Enfin, le fin mot de l’histoire est dans le but visé et obtenu de cette guerre: «disloquer l’État», c’est-à-dire l’État des masses, pour arracher au peuple libyen le pouvoir politique et économique, empêcher la création des États-Unis d’Afrique avec une monnaie commune, une armée commune de défense pour tout le continent. Est-il possible poursuit Françoise Petitdemange de se voiler la face en utilisant un mot pour un autre… En 2011, en fait d’«opération en Libye», il s’est agi d’une véritable guerre menée, durant huit mois, par des attaques systématiques – de nuit comme de jour – dirigées contre la population civile, tuant hommes, femmes, enfants jusque dans leur sommeil. Le président Sarkozy, avec la complicité active du gouvernement est à l’origine d’une guerre qui a fait plus de 100 000 mort(e)s sur une population de six millions d’habitant(e)s, un grand nombre de blessé(e)s dont des handicapé(e)s à vie» (4)

Cette fois-ci encore et malgré l’horreur du drame,  l’Union européenne lors d’une réunion convoquée à grandes pompes avec  ses rodomntades qui n’impressionnent plus grand monde, s’est contentée du minimum syndical. Ce fut la montagne qui a accouché d’une souris Pas de décision majeure. Frontex- le gendarme  sans peur, contre les sans dents et avec tous les reproches-  sera  renforcé et plus coercitif que jamais. L’Italie et à un degré moindre la Grèce se sentent bien seuls. Personne ne veut accueillir les épaves humaines restantes. On ne voit un bateau ou un hélicoptère comme le font le Royaume-Uni et la France pour rabattre les migrants sur les côtes italiennes. C’est à elle de se débrouiller. Ces deux pays qui ont semé le chaos en Libye alors que feu El Gueddaffi maîtrisait l’émigration et surtout donnait du travail à plus d’un million d’Africains.

Le triste rôle de l’Union européenne et des Nations unies

De ce fait, «L’Europe tourne le dos à certains des migrants les plus vulnérables dans le monde, et risque de transformer la Méditerranée en un vaste cimetière», a dénoncé le Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad al-Hussein.  Cependant , Ban Ki-moon a beau accuser l’Europe de faillir à son devoir, il eut été plus courageux de s’opposer à la résolution proposée par la France pour l’invasion de la Libye et qui a vu ce pays être bombardé moins de quatre heures après le vote de la résolution. C’est le même pays qui a mis à feu et à sang la Syrie en armant les terroristes d’ Al Nosra et en piaffant d’impatience en tant que coalition vassale de l’empire,  pour en découdre,  et heureusement sauvé en définitive du fait que les Etats-Unis n’ont pas choisi la voie directe du bombardement.

Quelle est la solution?

Le moins que l’on puisse dire est que chacun se défausse sur l’autre. L’historien Patrick Weil appelle à la tenue d’une conférence internationale. Après les récents drames survenus en Méditerranée, un consensus semble se dégager: ce serait de la faute de l’Europe… Je ne vois pas à quel titre. Ceux qui condamnent l’Europe se trompent de cible. Une autre responsabilité est politique. Elle vient des Etats qui ont créé le désordre dans les régions du monde où sont «produits» aujourd’hui des centaines de milliers, voire des millions de réfugiés. Je parle du Monde arabe et en premier lieu de la région irako-syrienne. Il y a une responsabilité de la coalition qui est intervenue en Irak il y a douze ans, en violation du droit international. En intervenant en Libye au-delà du mandat de l’ONU, Nicolas Sarkozy a rendu la France aussi coresponsable d’avoir créé une zone qui produit énormément de réfugiés. Ce qui se passe en Syrie, c’est la plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale. La réponse ne doit et ne peut être uniquement européenne. L’Australie donne l’exemple du cynisme le plus absolu. Elle a soutenu militairement la guerre en Irak en 2003 et elle accueille 4400 réfugiés en 2014 soit 2% des demandes d’asile en Allemagne. L’Europe n’a pas l’obligation légale de sauver des vies. Mais elle le fait.» (5)

Cette dernière phrase terrible dans le continent des «droits de l’homme». Il y a désormais un libre arbitre de l’Europe avec une obligation légale ou illégale de sauver une vie humaine.

Le sociologue Saïd Bouamama parle lui aussi d’une néo-colonisation qui crée la misère dans ces pays et pousse les jeunes à l’émigration. Il écrit:

«Le premier angle mort des discours politiques et médiatiques est celui des causes économiques poussant des dizaines de milliers d’Africains à risquer leurs vies dans des traversées qu’ils savent meurtrières… Les accords de coopération économique, financière et monétaire que les différents pays européens imposent aux pays africains impliquent une vente des matières premières à des coûts inférieurs à celui du marché mondial et interdisent la taxation des produits importés d’Europe. Le caractère exploiteur de ces accords est tel que le professeur Chukwuma Charles Soludo, déclare le 19 mars 2012 que l’APE d’Afrique de l’Ouest constitue un (AO) «second esclavage». (…) »(6)

«  Ces réponses se concrétisent depuis 2005 par l’action de l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (Frontex). Concrètement l’agence organise des patrouilles militaires afin de refouler les migrants vers des pays voisins, d’une part et signe des accords avec des États tiers pour qu’ils fassent barrage en amont sur les candidats à la migration, d’autre part. Ayant occulté les causes structurelles de la hausse de la pression migratoire et les causes de sa traduction en décès dans la Méditerranée, il ne reste au discours médiatique qu’à ne se centrer que sur les passeurs. Certes, l’assassinat de ces migrants n’est pas direct. Il est en revanche le résultat inéluctable des politiques de l’Union européenne tant dans sa politique africaine que dans sa politique migratoire, tant dans la hausse de la pression migratoire que dans sa traduction en décès à grande échelle.» (6)

Il est toujours possible  quand la volonté existe de contribuer à trouver une solution même partielle. Ainsi  on apprend que depuis cinquante ans l’Allemagne aide des organisations caritatives chrétiennes Berlin veut ainsi,  favoriser le rôle de la religion dans l’aide au développement. Depuis les attentats du 11 septembre lit, la religion est surtout considérée comme une source de conflit. Mais elle peut parfois jouer un rôle positif, notamment dans les États autoritaires, où l’aide des gouvernements étrangers n’est pas toujours la bienvenue.  « La religion peut rapprocher les gens, et les motiver à être solidaires et à respecter l’environnement. Nous négligeons ce potentiel depuis bien trop longtemps », a estimé Gerd Müller, ministre allemand du Développement.(7)

 « Un projet de recherche mené entre 2008 et 2015 par l’Institut Giga, basé à Hambourg, montre qu’en Afrique la religion a tendance à jouer un rôle destructeur dans 22 des 48 conflits étudiés. Cependant, le directeur du projet, Matthias Basedau souligne que presqu’aucune recherche ne se penche sur le rôle de la religion sur la gestion des conflits. Selon lui, la religion est plus souvent une force positive qu’un accélérateur. D’ici la fin de l’année, le ministère du Développement allemand souhaite présenter une initiative visant à utiliser la religion comme « puissance créative positive » dans le processus de développement. Depuis 50 ans, le ministère allemand soutient des programmes de développement affiliés à des églises partout dans le monde. Rien qu’en 2014, ces projets représentaient 218 millions d’euros. Le sujet a été débattu à deux occasions : à la banque de développement KfW et chez Misereor, une organisation caritative catholique. Martin Mauthe-Käter, du ministère du Développement, a souligné que la Banque mondiale, le ministère du Développement britannique et d’autres donateurs internationaux se penchent de plus en plus sur le rôle de la religion dans le développement depuis quelques années(7) ».

Tout est bon à prendre pour tarir ces migrations mortelles fruit d’un désespoir ultime. Ce type d’initiative en direction des pays où des conflits peut contribuer à diminuer l’entropie et à donner un espoir aux populations en leur évitant de risquer leur vie dans des aventures sans lendemain

En définitive, pour le moment,  la forteresse Europe, véritable miroir aux alouettes pour les jeunes du Sud, se barricade plus que jamais. Cette Europe qui a mis en place le Sives qui permet de surveiller les côtes espagnoles de Ceuta et Mellila et qui permet de les voir, aussitôt qu’elles quittent l’Afrique. Cette Europe qui met en place une marine et une aviation de guerre Frontex pour repérer à l’avance les embarcations maudites et les rediriger sur leur pays d’origine.

C’est justement, l’augmentation des contrôles aux frontières qui oblige les migrants à prendre des itinéraires plus dangereux, les migrants sont devenus plus dépendants des trafiquants d’êtres humains.

Avec sa lucidité coutumière, Manlio Dinucci dénonce à la fois l’hypocrisie de l’Italie et plus globalement de l’Europe. Il écrit: «Honte et horreur»: ce sont les termes utilisés par le président de la République, Napolitano, à propos de la tragédie de Lampedusa. Dans cette Libye, environ un million et demi d’immigrés africains trouvent du travail. Quand en mars 2011 commence la guerre États-Unis/Otan contre la Libye (avec 10.000 missions d’attaque aérienne et de forces infiltrées, les premières victimes sont les immigrés africains en Libye, qui, persécutés, sont contraints de s’enfuir.» (8)

La réalité est au-delà des larmes de crocodile. La grande majorité des responsables politiques ne se soucient pas de ce problème – car c’est un sujet très complexe. Dans ces pays, le populisme progresse. Assurément, les valeurs de l’Europe étaient factices. Il faut espérer – encore un voeu pieux – que la Méditerranée qui a été le carrefour de tant de civilisations ne soit pas un cimetière pour les damnés de la terre et qu’elle puisse rassembler dans le cadre d’un codéveloppement qui a pour vertu ultime le partage, l’empathie, la solidarité. Les ressources existent en Afrique; qui empêcherait une coopération de l’égale dignité? (8)

Plus largement, les Nations unies devront s’impliquer réellement,-au nom de l’humanité- si ce mot veut encore dire quelque chose, dans la recherche d’une solution politique en Libye; en Syrie et même dans le Sahel. Tous ces conflits ont été créés, d’une façon ou d’une autre, par les puissants de ce monde. Pire encore, certains pays torpillent les efforts de l’Algérie qui croit plus que jamais à une solution politique et non une  autre solution  française à la hussarde  dont on connait les performances çà et là.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Notes

1. http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/23/initiative-pour-sauver-les-migrants-face-immobilisme-europe_n_7114728.html?xtor=AL-32280680

2. http://www.toolito.com/news/amnesty-200-sacs-mortuaires-migrants-mediterranee/

3. https://fr.news.yahoo.com/trouv%C3%A9-responsable-drame-migrants-libye-085636382.html

4. Gilles Munier http://www.france-irak-actualite.com/2015/05/francois-fillon-et-les-metastases-de-la-guerre-de-libye.html Françoise Petitdemange 2 Mai 2015

5.Patrick Weil Interview Jean Quatremer 19 avril 2015 http://www.liberation.fr/monde/2015/04/19/la-reponse-ne-doit-pas-etre-limitee-a-l-ue_1252050

6. Saïd Bouamama  http://www.millebabords.org/spip.php?article27686 25 mars 2015

7.http://www.euractiv.fr/sections/aide-au-developpement/berlin-veut-favoriser-le-role-de-la-religion-dans-laide-au

8. Chems Eddine Chitour  http://www.legrandsoir.info/tragedie-de-lampedusa-europe-ou-sont-tes-valeurs.html

 

 

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/215434-la-mediterranee-fosse-commune-pour-les-damnes-de-la-terre.html

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

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