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La nouvelle donne en Syrie.
Par Pierre Van Grunderbeek
Mondialisation.ca, 16 février 2016

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Les insurgés syriens et les djihadistes internationaux viennent d’essuyer une cuisante défaite au nord d’Alep.  On ne sait pas encore si ce sera une déroute ou un simple revers de fortune mais cela mérite qu’on évalue la gravité de la situation dans laquelle se trouvent les combattants qui ont pris les armes contre le gouvernement légitime de Bachar al Assad et de voir quelle pourrait être l’évolution régionale si la ville d’Alep venait à être totalement reconquise par les forces syriennes.

Il est inutile de revenir sur la participation décisive de l’aviation russe, du déploiement des systèmes antiaériens de dernière génération (S-400) ainsi que du performant système de brouillage électronique Krassoukha-4 [1] dans les opérations militaires en Syrie.  [2]  Le matériel de guerre syrien a été modernisé en ce qui concerne l’aviation et il a été renforcé avec du matériel moderne pour l’armement blindé. Tout cela a déjà été lu et relu en long et en large dans tous les médias traditionnels et je n’ai rien de neuf à ajouter.


Accueil des troupes de l’Armée syrienne à Nebbol et Zahraa.Ce qui est plus rarement évoqué, c’est la surprenante métamorphose de l’armée russe qui est passée d’une armée en guenilles dans les années 90 à une armée disposant des équipements les plus sophistiqués en 2016 et cela avec un budget militaire 7,2 fois inférieur à celui des États-Unis [3].  Ceux qui s’intéressent à ce sujet savent que les États-Unis et la Russie sont les seuls pays au monde à disposer d’une capacité de production indépendante pour toutes les armes que leur armée utilise.  Y arriver avec un budget aussi réduit est une performance pour la Russie.

L’explication vient sans doute de coûteuses erreurs de conception ou d’utilité stratégique commises par l’armée étasunienne comme l’avion multirôle F-35 ou le bouclier antimissiles par exemple, de l’épuisement de l’armée US dans des guerres asymétriques, de la dispersion des forces sur l’ensemble de la planète, de la priorité donnée à des systèmes de protections contre les attaques d’ennemis moins puissants pendant plus de 10 ans (guérillas et attaques suicides), de la corruption et des gaspillages divers. 

Pendant ce temps, la Russie a lancé un programme de restructuration de son armée à la fois sur le plan stratégique, tactique et qualitatif qui doit arriver à son terme en 2020.  Les premiers résultats en ce début 2016 atteignent déjà des résultats étonnants alors que la plupart des nouveautés sont encore au stade de prototypes [4].  

Comment expliquer la défaite d’Alep ?

Contrairement à tout ce que les médias mainstream prétendent, ce n’est pas l’Armée arabe syrienne qui a ouvert les hostilités ces derniers jours.  Le groupe terroriste « Front al-Nosra » [5] affilié à Al-Qaïda avait tenté à plusieurs reprises de prendre la localité de Bachkoy située au nord d’Alep.  Lors de leur dernière tentative, l’AAS a contre-attaqué avec l’appui de l’artillerie et des aviations syrienne et russe en provoquant la débandade des terroristes.  L’AAS a profité de la situation pour atteindre les villages chiites de Nebbol et Zahraa qui étaient assiégés depuis trois ans et demi et par la même occasion, de couper la principale route qui relie Alep à la Turquie.  Les 5000 défenseurs de ces deux villages se sont alors joints à l’AAS pour repousser les terroristes encore plus loin.  

Une autre explication de cette défaite est que de nombreux djihadistes, on parle de plusieurs milliers, ont quitté la Syrie pour la Libye.  On peut penser que ces combattants aguerris ont manqué pour faire face à l’AAS.

Les perdants.

On ne peut évaluer que sur base de la situation actuelle qui évolue vers un siège des quartiers tenus par les rebelles.  Il n’est pas possible de prévoir une éventuelle intervention militaire de la Turquie et de l’Arabie saoudite.  Une telle évolution du conflit conduirait la guerre dans une direction imprévisible et je ne me risquerai pas à faire une prospective sans avoir des éléments concrets en mains.

On cite généralement avec raison la Turquie comme principale perdante.  La guerre en Syrie a remis en selle les différents groupes indépendantistes kurdes.  Le comble pour Recep Erdogan est que les États-Unis soutiennent militairement leur ennemi historique kurde qui lutte avec succès contre l’État islamique.  Le soutien russe est seulement diplomatique et ne concerne que des armes légères pour le moment mais que ferait la Turquie si Vladimir Poutine se mettait à fournir des armes lourdes aux Kurdes ?  L’acquisition d’armement de toute nouvelle conception [6] permettra aux Russes de se défaire sans problème de leur armement actuel.  Recep Erdogan devrait peut-être y réfléchir à deux fois avant de se mettre définitivement les Russes à dos.  C’est à lui de trouver la solution pour sortir du bourbier dans lequel il s’est enlisé.

L’Arabie saoudite et le Qatar ont beaucoup dépensé pour renverser Bachar al Assad.  Ce sera une perte sèche pour eux.  

Une invasion de la Syrie pour des » motifs humanitaires » par les deux complices du terrorisme islamique que sont la Turquie et l’Arabie saoudite n’est pas exclue.   Malheureusement, on ne peut pas faire confiance en leur sincérité.  Ce serait une opération destinée à sauver leurs protégés au nord et au sud de la Syrie.  Le tout est de savoir si cela entrainerait une implication des États-Unis sans qui le succès d’une telle opération est impossible.  

Ce qui est probable, c’est que cela entrainerait un embrasement de tout le Moyen-Orient avec la prévisible fermeture du détroit d’Ormuz et toutes les conséquences qui en découleraient pour l’Europe.

 

Le détroit d’Ormuz.

Le risque d’une révolution de palais est élevé en Arabie saoudite.  Le jeune prince Mohammed ben Salmane qui a reçu les rênes du pouvoir de son père, le roi Salmane qui serait gravement malade [7], risque de ne plus longtemps être accepté vu sa gestion désastreuse du pays malgré la vigilance des protecteurs étasuniens. 

Le Qatar ne verra pas la réalisation de son gazoduc à travers la Syrie.  Il lui resterait son championnat du monde de football de 2022… si le scandale de la corruption ne revenait pas à la surface.

La France perdra surtout la face.  Elle qui a été en pointe pour renverser Bachar al Assad et qui a utilisé les moyens les plus retors pour y arriver [8].  On peut s’attendre à voir la presse française écrire comme d’habitude des récriminations dépitées contre la politique étrangère russe.  

Israël a finement joué.  Il a soutenu l’opposition quand elle avait le vent en poupe et accepte une certaine neutralité maintenant que les Russes sont à la manœuvre.  L’ennemi proche est le Hezbollah.  Israël compte sur la Russie pour le contenir.  L’Iran, l’ennemi lointain, a obtenu la réintégration dans la communauté mondiale et n’a plus intérêt à provoquer Israël.  Son ennemi est plutôt l’Arabie saoudite et le wahhabisme conquérant. 

Les gagnants.

On aurait tendance à penser qu’il n’y aura pas de gagnant mais peut-être juste des vainqueurs.  L’Irak et surtout le Syrie sont en ruines et le statu quo ante bellum n’est pas envisageable.  

On ne sait si les Kurdes obtiendront une indépendance ou s’ils devront se contenter d’une autonomie régionale dans leurs pays respectifs.  Et quid des Kurdes de Turquie et de ceux disséminés dans les grandes villes syriennes et irakiennes ?  

Si un Sunnistan de Racca à Mossoul doit être créé, il n’est pas envisageable qu’il soit dirigé par le groupe armé État islamique, mais comment le déloger surtout qu’il semble être en mesure de fabriquer des armes chimiques [9].  Les États-Unis n’ont aucune envie de recommencer une invasion de l’Irak.  Quel autre pays ou coalition est prêt à engager son armée dans une guerre longue et coûteuse sans doute sans l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU ?  La boîte de Pandore a été ouverte et il faudra très longtemps pour éliminer tous les maux qui s’en sont échappés.

À condition qu’elle ne subisse pas de revers, la Russie pourrait tirer son épingle du jeu à court terme mais est-il envisageable qu’elle maintienne des activités militaires aussi intenses pendant de longues années ?  C’est pourtant ce qui risque d’arriver.

C’est peut-être l’Iran qui sera le principal gagnant.  Il est redevenu une puissance régionale courtisée par tous sans avoir fait beaucoup de concessions.  Voir l’Iran prendre de plus en plus d’importance pour les Occidentaux rend les Saoudiens nerveux.

Les États-Unis.

Ses alliés attendaient depuis le début un engagement direct des États-Unis contre les dirigeants syriens.  C’est tout-à-fait contraire à la doctrine que Barack Obama a adopté qui consiste à rester en deuxième ligne.  Les États-Unis sont impatients de se retirer du Moyen-Orient pour pouvoir concentrer leurs forces en Extrême-Orient, là où les grands enjeux du XXIe siècle vont se dérouler.  Ils savent que chaque jour qui passe permet à la Chine de devenir plus puissante.  Une intervention militaire au Moyen-Orient aurait pour conséquence d’encore retarder le basculement vers l’Asie.

Toutes les tentatives de renverser Bachar al Assad ont échoué.  Peu de diplomates, de dignitaires du régime ou de haut gradé ont répondu positivement aux offres en monnaies sonnantes et trébuchantes des Saoudiens.  L’envoi de dizaines de milliers de djihadistes étrangers n’a pas fait s’effondrer l’Armée arabe syrienne.  La distribution massive de centaines de millions de dollars dans les territoires sous contrôle rebelle n’a pas réussi à acheter le cœur des Syriens.  L’intervention des aviations étasunienne et française en septembre 2013 sous un prétexte mensonger [10] n’a pas pu avoir lieu. L’étape suivante ne peut être qu’une confrontation directe avec la Russie mais elle a déjà été repoussée par Barack Obama.

Alep et l’heure de vérité.

L’ASL et les islamistes sont entrés dans la ville alors qu’elle n’était que faiblement défendue [11] en juillet 2012.  Le reste du pays était déjà en effervescence depuis un an. 

 

Alep en 2010.

Ces groupes armés ont recruté des combattants, souvent de force, dans les quartiers qu’ils occupent.  Maintenant que la situation se détériore pour les rebelles, on voit que nombre d’entre eux cherchent un arrangement avec le gouvernement syrien.  Le ralliement ou la neutralité de ces militants sera décisif pour la manière dont la ville sera reprise.

On peut s’attendre à ce que la lassitude, le manque de perspectives victorieuses et les effets de l’arrêt du ravitaillement aient raison de la combativité des groupes armés à Alep. 

L’Europe et son absence de politique étrangère.

Le premier risque viendra de l’arrivée de millions de migrants.  Une victoire militaire de l’AAS signifierait que les vaincus, c’est-à-dire les islamistes de tous bords et leurs familles, prendront le chemin de l’exil.  L’Union européenne s’est déjà engagée à verser 3 milliards d’euros à la Turquie pour qu’elle empêche ces réfugiés de venir en Europe.  Cette somme sera alors à doubler ou à tripler sans garantie que le gouvernement turc tienne ses promesses.

Un deuxième risque viendrait d’un embrasement général du Moyen-Orient dont l’Europe est partiellement dépendante pour son pétrole.

Les hystériques.

La défaite des groupes armés rend complètement hystériques une série de faiseurs d’opinion français.

La perspective d’un retour à la paix et l’éradication des fanatiques islamistes leur sont indifférents.  Ils n’ont qu’une obsession : le départ de Bachar al Assad quitte à ce que cela passe par une guerre avec la Russie.  Avoir eu tort depuis le départ leur est insupportable.  Heureusement, leurs diatribes suscitent de plus en plus de rejets de la part de leurs auditeurs et de leurs lecteurs qui ont la possibilité de s’informer ailleurs.

Voici quelques cas exemplaires.

Un œil sur la Syrie.  C’est un blog du journal Le Monde tenu par Ignace Leverrier mais il s’appelait en réalité Wladimir Glasman [12].  Il est décédé le 21 août 2015 mais il continue à publier des articles incendiaires contre le gouvernement légitime syrien [13].  Comprenne qui pourra !  On ne sait pas si c’était un collectif qui était aux commandes depuis le début ou si ces drôles ont décidé de perpétuer les publications univoques de Wladimir Glasman.  

Daniel Cohn Bendit.  Voici un numéro complètement déjanté sur Europe 1 d’un « has been » des années 60 dont le style « donneur de leçons » devient de plus en plus insupportable [14].

Bernard-Henri Levy.  On ne sait pas si c’est plus un menteur ou plus un tartuffe [15].  Des principes, toujours des principes pendant que les ennemis de l’Occident gagnent partout du terrain.  Mouammar Kadhafi faisait le boulot que Recep Erdogan ne fait pas.  Il ne permettait pas le passage des migrants.  BHL est un imposteur et son discours est plein de contrevérités.  Non seulement, Mouammar Kadhafi bloquait le passage des migrants mais il combattait aussi les islamistes.  Son pays avait le plus haut niveau de développement humain et le plus haut niveau de vie de l’Afrique.  La population profitait des richesses du pays avec la gratuité de la plupart des services.  J’aimerais bien avoir un dictateur pareil.  

De plus, il faisait vivres des centaines de milliers de travailleurs de l’Afrique subsaharienne en Libye et il accordait des aides à ses voisins du sud.  

Tout cela est tombé à l’eau et remplacé par l’insécurité de l’AQMI.  Il ne faut pas chercher plus loin la raison pour laquelle 50 % des migrants (et pas quelques pourcents comme BHL l’affirme) qui arrivent en Europe sont Africains.  

Un autre mensonge est d’affirmer que les migrants du Moyen-Orient sont Syriens.  Il y a aussi des Irakiens, des Afghans, des Pakistanais et d’autres nationalités qui ont acquis de vrais/faux passeports syriens pour 50 $.  La majorité des réfugiés syriens qui fuient les islamistes se réfugient en zone gouvernementale, à Damas et sur la côte méditerranéenne.

Les images récentes de réfugiées qui attendent le passage de la frontière turque montre des femmes en hijab ou en niqab.  Cela indique que ce sont les familles des islamistes qui fuient devant l’AAS.

Conclusion.

La dite opposition syrienne est formée d’une mosaïque de groupes mafieux qui combattent l’armée syrienne tout en faisant régner leur loi sur les régions qu’ils occupent.  

Est-ce que quelqu’un peut citer le nom d’un de ces groupes qui aurait un projet sociétal proche du nôtre et qui serait respectueux du statut de la femme ?  Un groupe qui a réellement du poids sur le terrain évidemment !

Il n’y en a pas.  Alors, pourquoi vouloir les présenter comme des oppositions honorables ?

Ce qu’il y a de plus proche de nos valeurs occidentales, c’est la constitution syrienne actuelle et les lois d’ouverture au multipartisme qui ont été promulguée en 2011 [16].   

Il y a en Syrie et hors de Syrie une opposition qui n’a pas pris les armes.  Elle est opposée à la révolte armée.  Pourquoi est-elle boycottée par les pays occidentaux ?

La vérité, c’est qu’on a cherché un changement d’alliance de la Syrie.  Je précise bien un changement d’alliance et pas un changement de régime.  Bachar al Assad avait été reçu en grandes pompes à Paris dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.  On attendait de lui un rapprochement avec l’Occident et une rupture avec l’Iran et le Hezbollah pour normaliser les relations avec lui.  Depuis la neutralisation de l’Iran, ces ruptures n’ont plus la même importance d’où le revirement du secrétariat d’État étasunien concernant Bachar al Assad. 

Je crois que des accords ont été conclus entre les États-Unis et la Russie.  Un remodelage des frontières régionales semble inéluctable.  Le tout, c’est de tracer ces frontières et ce sera sans doute par les armes.  Une situation de uti possidetis juris s‘ensuivra. 

Une Syrie utile regroupera les grandes villes de l’Ouest et intégrera peut-être Deir ez-Zor et ses champs pétroliers.

 Une raffinerie en feu dans l’est de la Syrie.  


La région de Racca et ses tribus proche des tribus sunnites irakiennes peut former un nouvel État à condition qu’il ne soit pas dirigé par l’État islamique.

Un pays Kurde unifié semble plus difficile à établir.  100 ans de séparation ont eu des conséquences qui me feraient plutôt pencher vers des autonomies régionales mais le débat est ouvert.  Bien sûr, la Turquie est aussi concernée, d’où sa nervosité.

L’autre pays nerveux est l’Arabie saoudite.  Ma connaissance de ce pays me fait plutôt pencher pour un éclatement en plusieurs entités.  Les rivalités entre les clans deviennent de plus en plus tendues

Un élément qui est peu connu c’est que les deux principaux clans rivaux disposent chacun d’une armée de force à peu près égale : l’armée régulière commandée par le Ministre de la Défense, le fils du roi Salman, Mohamed ben Salmane du clan des Soudairi, et la Garde nationale sous le commandement du fils de feu le roi Abdullah, Mutaib bin Abdullah, qui fait partie de la tribu des Chammar.

La succession du roi Salmane éliminera un des deux clans du pouvoir et je ne vois pas quel compromis serait accepté sauf une partition du pays, négociée ou violente.

Les Européens n’ont pas conscience de l’importance des liens tribaux au Moyen-Orient (en Libye aussi) d’où notre erreur de croire que les normes démocratiques sont exportables.

Les États-Unis et la Russie sont bien plus pragmatiques.  Le désintérêt relatif des États-Unis pour cette région pourrait aussi être motivé par leur refus d’être impliqués dans une guerre régionale dans laquelle ils ne voient pas d’intérêt [17].

Il a souvent été écrit que 2016 sera une année dangereuse pour la paix mondiale. Nous sommes proches du moment de vérité sur plusieurs fronts et les Européens ne sont pas prêts.  On parle de réforme de l’orthographe, de la laïcité ou de la théorie du genre… comme les Byzantins parlaient du sexe des anges en 1453 quoi !

 

La prise de Byzance par les Turcs en 1453.

Pierre Van Grunderbeek


[1]  Krassoukha-4 est un système de brouillage de radar de haute technologie qu’on avait déjà vu à l’œuvre en Ukraine.  https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/10/16/larme-ultrasecrete-qui-permet-a-poutine-dassoir-sa-suprematie-dans-la-guerre-electronique-en-syrie/

[2] Les Hazaras sont des Afghans d’origine persane.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Hazaras 

[3] Budgets de la défense en 2014.  États-Unis : 610 milliards de dollars.  Russie : 84,5 milliards de dollars.  Le budget de la défense français est un peu inférieur au russe (62,3 milliards de dollars) mais il n’arrive ni à égaler ni à approcher le large éventail d’armes que la Russie parvient à produire.  http://fr.express.live/2015/04/21/voici-les-pays-qui-ont-le-plus-de-depenses-militaires-au-monde-exp-212875/

[4] L’armée russe semble favoriser le développement de drones de tous types.  Ici, une vidéo du prototype de l’Uran-9.  https://www.youtube.com/watch?v=HE3f7oNFTlE&feature=youtu.be

[5] Il n’y a aucun problème de qualifier le Front al-Nosra de terroriste vu qu’il est appelé comme cela par l’ONU.  http://fr.sputniknews.com/international/20151222/1020493303/Daech-front-Nosra-terroristes.html

[6] En 2020, l’armée russe sera équipée de 70 % d’équipement de dernière génération.

http://reseauinternational.net/lours-se-reveille-la-puissance-militaire-de-la-russie-est-de-retour/

[7]  Les rumeurs indiquant que le roi Salman souffre de la maladie d’Alzheimer sont de plus en plus nombreuses.  J’avais déjà évoqué cela dans un article en 2013 dans le paragraphe « Intrigues et tractation ».  Les traitements médicaux parviennent à maintenir le roi Salmane concentré quelques heures par jour.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/quel-avenir-pour-l-arabie-saoudite-141160

[8] L’accusation d’emploi d’armes chimique contre la population civile de la Ghouta se révèle tous les jours plus inexacte. 

Le rapport de l’OPCW (prix Nobel de la paix 2013)  qui vient de sortir accuse (avec preuves) les rebelles d’être responsables du massacre.  http://www.almasdarnews.com/article/assad-never-used-chemical-weapons-islamist-rebels-did/

Une conférence avec l’ex otage Pierre Piccinin où il répète ce qu’il a entendu.  http://www.agenceinfolibre.fr/gaz-sarin-syrie/

Un article paru en 2012.  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-syrie-et-le-rapport-du-mit-147902

[9] Le groupe État islamique aurait fabriqué des armes chimiques.   http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/isis-has-made-and-deployed-chemical-weapons-says-us-intelligence-official-a6864821.html

[10] Ce que les médias appelaient des frappes était en réalité un acte de guerre qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses.  Le prétexte mensonger est maintenant établi.

[11] Une confirmation que les combattants sont venus de l’extérieur.  https://etudesgeostrategiques.com/tag/bataille-dalep/

[12] Wladimir Glasman s’est octroyé des titres et des activités diplomatiques qu’il n’a jamais eus.  http://www.mondialisation.ca/syrie-grandeur-et-decadence-dun-journal-au-dessus-de-tout-soupcon/5353235

[17] Cependant les États-Unis n’auraient aucun scrupule à fournir des armes à tous les belligérants.

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