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La politique des Etats-Unis dans le Caucase tend à intégrer tous les pays de la région (diplomate américain)
Par Global Research
Mondialisation.ca, 24 janvier 2007
Ria Novosti 24 janvier 2007
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EREVAN, 24 janvier – RIA Novosti. La politique des Etats-Unis tend à assurer l’intégration de tous les pays du Caucase du Sud, a déclaré mercredi devant les journalistes le chargé d’affaires américain en Arménie, Anthony Godfrey.

« La politique des Etats-Unis tend à assurer l’intégration de tous les pays du Caucase du Sud, voilà pourquoi nous estimons que tous les pays de la région doivent coopérer les uns avec les autres. Et l’ouverture de la frontière arméno-turque apportera une plus grande stabilité dans la région », a estimé le diplomate.

Le chargé d’affaires américain s’est refusé à commenter quelle voie ferrée, Kars (Turquie) -Gumri (Arménie) ou Kars – Tbilissi – Bakou était préférable aux yeux de Washington.

« Les Etats-Unis ne souhaitent pas que des voies de transport contournent l’Arménie. Mais si l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie veulent construire un chemin de fer sans l’assistance financière des Etats-Unis, nous ne pouvons nous y opposer », a indiqué le diplomate.

Le projet de création du couloir de transport international Kars-Tbilissi-Bakou prévoit la construction d’un tronçon de 98 km et la réhabilitation d’une voie ferrée. Son coût est estimé à 400 millions de dollars. Le trafic marchandises sur cette voie qui reliera la Turquie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan devra s’élever dans les premières années de son exploitation à 2-3 millions de tonnes par an, avec une possibilité de le porter à 5-8 millions de tonnes.

Officiellement, Erevan estime la construction de cette voie qui contournera l’Arménie injustifiée du point de vue économique, arguant l’existence du chemin de fer Kars – Gumri (Arménie) – Tbilissi – Bakou, aujourd’hui non utilisé. L’Arménie propose de rouvrir cette voie, en vue de contribuer à l’intégration économique des pays de la région. Selon les responsables arméniens, ce projet ne demandera pas d’investissements.

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