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L’aventure franco-américaine en Syrie : Un remake de Mayssaloun
Par Chems Eddine Chitour
Mondialisation.ca, 01 septembre 2013

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« Rien n’est stupide comme vaincre ; la vraie gloire est convaincre. »

Victor Hugo

Cette citation de Victor Hugo résume à elle seule le drame de la condition humaine qui érige la force brutale comme vertu du dialogue. Nous avons un exemple avec la curée prévisible de l’Occident et de quelques potentats arabes tarés pour aller porter le malheur et la désolation dans les chaumières syriennes  Après le refus du Parlement britannique de participer à une action militaire en Syrie, les Etats-Unis sont plus que jamais esseulés mais restent convaincus de la nécessité d’une intervention contre le régime de Bachar al-Assad. François Hollande droit dans ses bottes a quant à lui assuré sa « détermination à agir en Syrie » malgré une opinion publique défavorable à 64% selon un sondage BVA et une opposition qui demande un vote. Le président Obam n’a même pas parlé de l’accord du Conseil de Sécurité, il pense passer outre si le Congrès est d’accord. Cette affaire d’armes chimiques est ancienne. On apprend que Le chef d’une délégation parlementaire iranienneAllaeddine Boroujerdi, en visite à Damas, a affirmé que l’Iran « avait informé officiellement les Etats-Unis » en 2012 que les groupes rebelles syriens avaient en leur possession des armes chimiques, rapporte l’agence officielle Irna. les Etats-Unis n’ont pas tenu compte de cet avertissement », a t-il déclaré.

 Pourquoi Obama temporise avant de déclencher le malheur sur le peuple syrien ?

Il est curieux de constater comment les médias occidentaux mains stream se délectent « quand cela saigne ». Ils attendaient avec avidité le starter de la curée pour commencer à  Parmi les boutefeux  le sénateur américain John McCain dénonce la volonté du président Barack Obama de procéder à des actions « limitées » en Syrie. « Apparemment, le président veut une sorte de frappe cosmétique, lancer quelques missiles et dire: ça y est, on a réagi », a lancé l’élu républicain sur la chaîne NBC. « Il s’agit du même président qui, il y a deux ans, disait que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir. C’est aussi le président qui a dit que l’utilisation d’armes chimiques constituait une ligne rouge. Peut-être que la ligne était tracée à l’encre invisible? »

Le président américain Barack Obama a pris le monde par surprise en annonçant sa décision de principe de frappes contre la Syrie, mais pas avant un feu vert du Congrès, écartant ainsi une action militaire à court terme. « Barack Obama est embarrassé. Il tergiverse parce qu’il ne sait pas quoi faire. Il sait qu’il doit reculer par rapport à sa promesse d’intervenir si la ligne rouge est franchie, constate André Kaspi. Il faut qu’il trouve une solution pour conserver sa crédibilité sans engager les Etats-Unis dans une affaire dont on ne sait pas comment il sortirait. »

La Chambre des représentants indique que les débats sur la Syrie au Congrès américain débuteront la semaine du 9 septembre. Les élus sont en effet actuellement en congés d’été et les dirigeants de la Chambre n’ont pas souhaité avancer la rentrée parlementaire.

Pour justifier ces tergiversations américaines, l’historien François Durpaire explique que la décision britannique de ne pas s’engager aux côtés de Barack Obama a beaucoup pesée. « Les Etats-Unis peuvent faire une guerre sans l’ONU, mais ils ont déjà plus de mal à faire une guerre sans la Grande-Bretagne« , a-t-il affirmé au micro de France Info.

Ce changement de direction soudain traduit la volonté de Barack Obama de gagner du temps et des soutiens avant de s’engager dans ce conflit, au risque d’apparaître indécis et hésitant dans sa gestion des conflits internationaux. Certains, sénateurs républicains  comme John McCain et Lindsey Graham, ont d’ores et déjà averti qu’ils voteraient contre toute résolution trop timorée, qui ne viserait pas à ébranler le pouvoir de Bachar Al-Assad.

Pour autant après la défection de la Grande Bretagne sauvée par son parlement, on apprend que même Israël est réticente sur la méthode en effet une équipe de choc israélienne s’est rendue d’urgence, lundi 26 août, à Washington pour faire part à l’administration Obama de ses doutes sur l’intérêt et l’efficacité d’une action militaire contre la Syrie. C’est même un véritable conseil de guerre israélien de haut niveau, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale Yaakov Amidror, qui s’est déplacé aux États-Unis. (1)

Selon certains officiels américains, les Turcs, avec les Israéliens et les Saoudiens, auraient dit à Barak Obama que s’il ne se décidait pas à réagir à l’usage d’armes chimiques et biologiques, le président américain perdrait toute crédibilité à l’égard de l’Iran  Peut être que la solution se fera lors de la rencontre du G20 entre Vladimir Poutine et Barack Obama Un pis-aller à défaut d’un mandat en bonne et due forme du Conseil de sécurité, inenvisageable

Enfin pour le politique Ziad Madjed   les  Occidentaux pensaient que le domino syrien allait tomber facilement : « les Etats-Unis et leurs pairs occidentaux espéraient au début du conflit que la Syrie «constitue un piège pour l’Iran et le Hezbollah. […]. Or, cette hypothèse ne tient plus […]. Aujourd’hui, Téhéran contrôle une partie du pays, tandis que les zones libérées risquent de basculer dans le chaos, avec une présence accrue des djihadistes. […] Cela commence à inquiéter de plus en plus les américains». En effet, au côté de l’armée régulière de Bachar el-Assad, des «brigades internationales» formées de pasdarans, de combattants du Hezbollah et de chiites irakiens sont présentes aujourd’hui sur le sol syrien. En face, les rebelles syriens, soutenus par certains pays étrangers, tentent de se battre sur deux fronts, dont celui interne des groupes djihadistes comme «l’Etat islamique d’Irak et de grande Syrie» (Al-Dawla al-islamiyya fi al-irak wal-sham) ou encore le front al-Nosra.

Qu’en pensent les Arabes  de la mise à mort de l’un des leur?

D’une façon ou d’une autre les révolutionnaires des printemps arabes ont dans leur feuille de route la préservation des intérêts de l’Occident  et ceux d’Israël et on dit que tout ce qui est  entrain de se faire est pour le bénéfice exclusif d’Israêl  . Ainsi en avalisant les 13 points du Protocole de Doha de novembre 2012 –secret, comme l’étaient les Accords Sykes-Picot de 1916 – l’opposition syrienne pro-occidentale s’est engagée, notamment, à « geler » les relations économiques et militaires de Damas avec Moscou, Pékin et Téhéran ; à ne faire valoir les droits de la Syrie sur le plateau Golan que par des moyens uniquement politiques – on l’aura compris, des négociations en trompe l’œil qui ne déboucheront sur rien.

Les chrétiens d’Orient unis contre une intervention Même dans les rangs des chrétiens opposés à Bachar al-Assad, le rejet de frappes étrangères est net:  De plus nous dit René Naba , il en est de même des personnalités syriennes opposés au régime de Damas: « Deux personnalités syriennes de premier plan, Moaz Al Khatib, l’ancien chef de la coalition de l’opposition syrienne, un religieux nationaliste qui a démissionné de son poste pour protester contre les ingérences du Qatar dans les affaires de l’opposition, ainsi que Haytham Mannah, chef de l’opposition démocratique syrienne ont mis en garde contre les graves répercussions d’une intervention occidentale dans un pays au nationalisme chatouilleux. M. Mannah n’a pas hésité à mettre en doute la version occidentale de l’usage de l’arme chimique en territoire syrien. (…) Tous les nouveaux alliés de l’Occident dans la sphère arabo musulmane se trouvent en état de perfusion permanente de Hamid Karzai, (Afghanistan) à Mahmoud Abbas (Palestine) à Saad Hariri (Liban) à Ahmad Jarba (Syrie), y compris les pétromonarchies du golfe, principalement l’Arabie Saoudite et le Qatar, parmi les principaux foyers de la régression et de la répression dans le Monde, les principaux d’islamophobie dans le monde et néanmoins les meilleurs amis des «Grandes démocraties occidentales». (3)

Tous les potentats du golfe avec le Maroc qui en plus est membre du Conseil de Sécurité  , pour le mois d’aout, veulent abattre le régime. La Tunisie , l’Egypte la Jordanie et l’Irak seraient contre. Le vote de la résolution le 3 septembre ne se fera donc pas à l’unanimité: l’Algérie, le Liban et L’Irak ont déjà émis des réserves. Quant à l’Égypte, « elle a mis en sourdine son opposition à toute solution militaire en Syrie » sous la pression de Riyad qui lui a récemment versé une aide d’urgence de 5 milliards de dollars,  De quoi alimenter un peu plus la tension générale.

Dans un article publié le 6 août dernier, le journal libanais Al-Akhbar résumait le plan du prince saoudien pour le conflit syrien. Selon des responsables politiques du Moyen-Orient qui l’ont rencontré, Bandar ben Sultan s’est donné huit mois pour armer et renforcer les rebelles syriens dans le but d’équilibrer les forces entre les belligérants sur terrain.   (…) Le prince espère que les rebelles réalisent des percées dans le nord, notamment dans la région d’Alep, et dans le sud, où il tente de convaincre le roi Abdallah de Jordanie de laisser passer armes et combattants dans la région de Deraa. (…) (4)

Un autre scoop : On apprend que Les rebelles et les résidents locaux à Gouta accusent le prince saoudien Bandar bin Sultan d’avoir fourni les armes chimiques à un groupe rebelle lié à Al -Qaida . selon de nombreux entretiens avec des médecins, des résidents à Gouta, des combattants rebelles et leurs familles, le tableau est différent. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz.   (…) Ingersoll a fait référence à un article dans le quotidien britannique The Daily Telegraph au sujet de négociations secrètes russo-saoudiennes alléguant que Bandar avait offert au président russe Vladimir Poutine du pétrole bon marché en échange de son abandon d’Assad. Bien que l’Arabie Saoudite a officiellement affirmé qu’elle soutenait les rebelles plus modérés , le journal a rapporté que « des fonds et des armes ont été discrètement acheminées à des groupes radicaux, simplement pour contrer l’influence des islamistes rivaux soutenus par le Qatar.  (5)

L’alignement de la France une tradition de la Gauche

Le président français tient à « punir » le président Assad, le choix délibéré de ce mot  est  là pour blesser , on punit un élève, un être inférieur à soi. Curieusement les pouvoirs de gauche à une propension à casser de l’arabe et à le punir . Souvenons la gauche de Guy Mollet (SFIO) avec un certain François Mitterrand s’était illustré pour avoir à la guillotine 200 patriotes algériens pendant la révolution . A la même période s’alliant à la perfide Albion et avec l’aide d’Israël , ils partirent « punir » l’Egypte en 1956. Vingt cinq plus tard le même Mitterrand devenu président est allé guerroyer dans les sables irakiens en 1991. Il n’est donc pas étonnant que l’actuel président continue le sacerdoce en allant punir Bachar Al Assad. Pour la vérité, la France a eu tout de même son heure de vérité en 2003 quand le président Chirac a refusé l’aventure que lui a proposé Bush. Le discours de de Villepin est resté dans les annales

Pour l’histoire les anciens se rappellent de la tendresse de la France à leur égard . Après les accords iniques de Sykes Picot, La bataille de Khan Mayssaloun  fut   livrée le 24 juillet 1920 en Syrie,  par l’armée française commandée par le général Henri Gouraud qui écrase l’armée syrienne menée par Youssef al-Azmeh, ministre de la guerre du roi constitutionnel de Syrie Fayçal ben Hussein . Cette bataille est considérée comme la fin du rêve nationaliste panarabique. Après la bataille on dit que le général Gouraud appelé le  « Saigneur » en rentrant à cheval  dans la Mosquée des Omeyyades et foulant le catafalque du tombeau de  Saladin,  en 1919 à la tête du corps expéditionnaire français. aurait dit : « «  Saladin ! Réveille-toi ! Nous sommes revenus ! »  Il aurait même ajouté : « le petit fils de Godeffroy de Bouillon est devant toi, où sont les tiens ? » Près d’un siècle ,la sensation d’appartenir à la race des élus est toujours là. Il serait intéressant de savoir ce que fera le président Hollande si le président  Obama Saubé par le refus du Congrès- décide de ne pas attaquer la Syrie….

Dans un exposé  prophétique Georges Stanechy nous décrit la situation actuelle de la politique de la France en  Syrie  en faisant appel au  général Gouraud  qui en fut l’artisan il y a près d’un siècle: « Se croyant au temps des croisades, formaté par les bains de sang des guerres coloniales et les tueries des combats de tranchées, le général Henri Gouraud devint ainsi le «  Saigneur » de la Syrie, lors de son « proconsulat » de 1919 à 1923. Un des artisans les plus furieux du dépeçage de la Syrie : le plus gros morceau arraché étant le Liban et la Transjordanie. Dans les massacres, tortures, humiliations ; villages rasés, montagnes incendiées, charniers à profusion. Chars, aviation, bombardements navals. Toute la panoplie mortifère, dans le contentement de soi. Avec pour vecteur idéologique en guise de vision : un racisme anti-arabe, islamophobe, poussé à son paroxysme ».(6)

« Inaugurant une trentaine d’années d’occupation française, l’implacable application de La Loi du Plus Fort, dans la sauvagerie d’une colonisation méprisante face au Peuple Syrien qui jamais ne l’accepta. Révoltes multiples, répressions sauvages. C’est ainsi qu’en 1945, le lendemain de l’armistice de la 2° guerre mondiale, la France tirait encore au canon sur la population de Damas :  Le 29 mai 1945, après dix jours de manifestations ininterrompues, les Français, sous l’ordre du général Oliva-Roget bombardent Damas pendant 36 heures d’affilée. Les morts et les blessés se comptent par centaines.    (..) Il est vrai que l’encre à peine séchée de l’armistice du 8 mai 1945 avec l’Allemagne, la France tout juste libérée, nos Gouraud de l’époque couraient, fusaient dans tous les sens, pour «  reprendre en main notre empire colonial » qui montrait quelques velléités d’indépendance. Ce furent des semaines et des mois d’atrocités depuis l’Indochine jusqu’au Cameroun, avec les sommets de l’horreur dans les tueries à Sétif en Algérie et à Madagascar. Des massacres de populations par dizaines de milliers.  Le Peuple Syrien ne put échapper à cette folie répressive. Mais, quelle que soit son appartenance ethnique et religieuse, il a toujours résisté. La France ne l’a jamais supporté ».(6)

« La paix, conclut  Georges Stanechy  lorsqu’on la souhaite véritablement, nait de la coopération économique et culturelle. Non pas du mépris, de la menace, de la diabolisation, de l’agression. Surtout au Moyen-Orient, le plus grand foyer actuel de tensions et de risques de guerre mondiale. C’est une action d’apaisement, de désarmement atomique, d’incitation au respect du droit international qui doit être encouragée. Une action d’incitation à l’application des multiples résolutions de l’ONU non encore mises en oeuvre à ce jour, notamment en Palestine. Certaines depuis plus d’un demi-siècle. Comme ils viennent de le faire pour la Libye. Dans l’euphorie de la veulerie pour ne pas changer, les « représentants du Peuple Français » à qui ils ne demanderont surtout pas son avis, dans un vibrant élan pour «  la promotion de La Démocratie – la défense de notre civilisation et de nos libertés… » nos députés voteront la guerre coloniale contre la Syrie. Qui ne nous a rien fait. Ni, menacés. Ni, provoqués. Et, nos Gouraud d’aujourd’hui astiqueront frénétiquement leurs bottes, devant TV et imprécateurs de la propagande, rêvant d’en essuyer les semelles sur la tombe de Saladin.

Nous sommes loin de la position élégante qui a redorer le blason de la France. Souvenons nous d’une autre guerre. Dominique de Villepin était aux premières loges, en 2003, pour assister aux grandes manœuvres américaines qui usèrent d’un mensonge éhonté pour envahir l’Irak L’ancien Premier ministre, dont a prononcé un  discours mémorable : «  L’option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n’oublions pas qu’après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. (…) Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d’un idéal, nous sommes les gardiens d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. (7)

Malgré tous les plans échafaudés dans les officines contre les peuples faibles du fait de l’incurie de leurs dirigeants arabes plus soucieux de garder le pouvoir que d’offrir une alternative crédible à la nation arabe, il arrivera un moment ou par un effet boomerang, ces nations prédatrices à auront à rendre des comptes car il n’y a pas dans l’histoire des civilisations des « fins de l’histoire » qui ne soient suivis de  déclin comme l’avait si bien prédit  Ibn Khaldoun, le père de la sociologie universelle dans son oeuvre majeure : « Ma Mouquadima, Introduction à l’histoire des Berbères »  Chris Hedges  fait une analogie de la situation actuelle vécue par les sociétés arabes et leur malvie avec ce beau texte de Victor Hugo Dans « Les misérables » Victor Hugo décrivait la guerre contre les pauvres, comme une guerre entre « les égoïstes » et les « parias ». Les égoïstes, selon Hugo, avaient en commun « la prospérité qui émousse les sens, la peur de souffrir qui va parfois jusqu’à haïr tous ceux qui souffrent, et une suffisance à toute épreuve, un ego si enflé qu’il étouffe l’âme ». Les parias, qu’on ignore tout le temps que les persécutions et les privations qu’ils endurent ne dégénèrent pas en violence, étaient « avides et envieux, jaloux du bonheur des autres, ils luttaient pour trouver un peu de bonheur, le coeur empli de confusion, de souffrance, de besoins, de fatalisme et de simple et impure ignorance. » Le système de pensée que les opprimés embrassent peut être intolérant mais ces systèmes de pensée sont une réponse à l’injustice, à la violence d’état et à la cruauté qui leurs sont infligés par les élites mondiales. Notre ennemi n’est pas l’Islam radical, c’est le capitalisme mondial. C’est un monde dans lequel les pauvres sont obligés de se soumettre aux diktats des marchés, où les enfants ont faim pendant que les élites qui dirigent les multinationales et la finance mondiale siphonnent la richesse mondiale et les ressources naturelles de la planète, et où notre armée et les armées étrangères soutenues par les Etats-Unis massacrent les gens dans les rues. Si ça continue, les guerres pour la survie marqueront le stade final de la présence humaine sur la planète. Et si vous voulez savoir de quoi ça aura l’air, faîtes un tour dans n’importe quelle morgue du Caire.(8)

Chems Eddine Chitour

 

1.http://www.slate.fr/story/76912/israel-doute-efficacite-frappes-syrie

2.http://www.slate.fr/story/76970/syrie-revirement-americain

3.http://www.renenaba.com/syrie-dix-ans-apres-lirak-la-syrie/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+enpointdemire+%28En+point+de+Mire+-+Ren%C3%A9+Naba%2C+Actualit%C3%A9+et+Flashback%29&utm_content=Yahoo%21+Mail

4.http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/08/27/013-syrie-conflit-arabaie-saoudite-bandar-ben-soultan-washington-barack-obama.shtml

5.http://www.mintpressnews.com/witnesses-of-gas-attack-say-saudis-suppli… http://www.legrandsoir.info/exclusif-temoignages-syriens-a-gouta-ce-sont-les-rebelles-fournis-par-l-arabie-saoudite-qui-sont-a-l-origine-de-l-attaque.html

6.Georges STANECHYhttp://www.legrandsoir.info/syrie-la-france-asservie.html

7Dominique de Villepin Discours prononcé à l’ONU lors de la crise irakienne – 14 février 2003

8.Chris Hedges  http://www.truthdig.com/report/item/murdering_the_wretched_of_the_eart… http://www.legrandsoir.info/le-meurtre-des-pauvres-de-la-terre.html

 

 

 

 

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