Le campus de Sidi Abdallah. Le défi de la science pour l’Algérie du futur

Image : Sidi Abdallah, le campus du futur

« Une équation pour moi n’a de sens que si elle exprime la pensée de Dieu.» 

Ramanujan, génie des mathématiques. 

«Avant de demander ce que peut faire le pays pour toi, demande-toi ce que toi tu peux faire pour le pays.» 

John Kennedy, président américain s’adressant à des étudiants.

Le 19 mai 1956, la fine fleur du pays, filles et garçons, quittait les bancs des lycées et des facultés à l’appel de la Révolution. Ce fut une aventure humaine exceptionnelle qui a permis à la Révolution de réussir du fait de l’engagement sans condition et sans calcul des Algériennes et des Algériens. Beaucoup de celles et ceux qui sont montés au maquis sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour l’Algérie de nos rêves. Après l’Indépendance, beaucoup de femmes et d’hommes moudjahidate et moudjahidine ont repris le chemin des universités pour un autre djihad, celui contre l’ignorance. Ils ne se sont pas bousculés pour des postes ou des avantages, ils n’ont fait, comme ils disent, que leurs devoirs. Respect à eux!

Cette contribution traitera de l’importance des mathématiques et de la nécessité absolue de revoir fondamentalement les cursus de formation pour donner une visibilité aux mathématiques qui sont le parent pauvre avec un score de 2%. Dans les pays qui partent à la conquête du futur le pourcentage avoisine les 30 % ! En clair un étudiant sur trois va   en technologie

Les sciences au campus de Sidi Abdallah

Le nouveau challenge du pays est d’avoir une visibilité dans le concert des nations. Cette visibilité est basée sur les mathématiques. Dans le monde dangereux que nous vivons, la vraie richesse et la visibilité à l’international sont étroitement corrélées avec la science et la technique qui sont les seules défenses immunitaires pérennes.La préparation sans tarder des élites scientifiques permettra à notre pays de participer au mouvement du monde.
La science et la technologie sont la voie royale pour revendiquer une place dans le groupe des Brics + la réussite au baccalauréat des élèves de maths et maths techniques avec un bon score en juin 2023. Ceci ne doit pas cacher la réalité du nombre dérisoire de moins de trois pour cent de l’ensemble.

La moyenne mondiale étant de 20%. Le pari sur le futur est de multiplier par 10 d’ici 2030 la proportion d’élèves allant vers les mathématiques. Pour la pérennité du pays, il y a nécessité d’investir dans les disciplines des mathématiques, tant il est vrai qu’une élite bien formée rationnelle dans ses actions est le plus sûr capital pour le pays dans le futur.

Les Olympiades internationales des mathématiques

Tous les pays qui ont une ambition scientifique et technologique forment leurs élites en mathématiques et confrontent leurs savoirs dans des joutes scientifiques; les Olympiades. Lors de la 30e édition des Olympiades panafricaines des mathématiques en 2023, l’Algérie a ravi la première place dans le classement individuel dans la catégorie des garçons, l’Algérie s’est classée à la deuxième place. avec sept élèves (quatre filles et trois garçons). L’École de mathématiques de Sidi Abdallah est un premier jalon. Il serait profitable de faire appel aux compétences de tous les professeurs de mathématiques du pays et de la diaspora pour leurs savoirs, pour la mise en place du continuum de l’enseignement des mathématiques de l’école primaire à l’université. 

Pour cela, j’en appelle solennellement à des assises sur les mathématiques sur la façon de repérer les génies en herbe, la mise en place de l’excellence et les moyens à mettre en oeuvre pour attirer les meilleurs par des systèmes de bourse dans des lycées d’excellence. Si nous visons 20 pour cent d’ici 2030 de bacheliers en mathématiques, au lieu des 2 pour cent actuels, il faut former les enseignants en mettant en oeuvre l’agrégation de mathématiques. Il est temps de former une élite par la compétition et les concours pour repérer les surdoués en mathématiques.

La stratégie de l’Algérie pour prétendre à une place dans les BRICS+

Pour pouvoir mettre toutes les chances de  notre côté Il y a d’abord nécessité de mettre en place des  groupes  de réflexion sur les défis multiples qui nous attendent dans ce challenge de rentrer dans les BRICS+.Ce ne sera pas si simple! C’est avant tout une puissance scientifique et technologique qui est demandée. Des signaux devaient être données aux membres des BRICS+. Les efforts que nous faisons devront être visibles. Pour rappel en 2021 la Chine a formé 450 000 ingénieurs par an, la Russie autour de 450000 ingénieurs puis en 3e position vient l’Inde avec 295000, l’Iran avec 265000 ingénieurs/an, les États-Unis avec 247000 ingénieurs. Dans ces pays, les disciplines mathématiques sont une priorité, en moyenne un bachelier sur 4 ou sur 3 va en technologie. Les BRICS «produisent» 1,5 million d’ingénieurs de qualité par an» (1); 

D’après les chiffres du ministère de l’Enseignement supérieur, la communauté estudiantine est composée de 60% de filles. le personnel d’encadrement en médecine est composé de 70% de femmes. En tout et pour tout, l’université algérienne compte aujourd’hui environ 1700000 étudiants, dont environ 62% de sexe féminin, si elles sont plus nombreuses à sortir des facultés avec des diplômes, les femmes algériennes restent confrontées à des inégalités en matière d’accès à l’emploi. Actuellement l’université produit moins de 10000 ingénieurs qui sont surtout dans les grandes écoles.

L’Algérie est très en retard dans la formation d’ingénieurs. 

Il y a une préparation en amont dans des lycées d’excellence si nous avons l’ambition de former 100000 ingénieurs par an en 2030, nous devons passer de 3% de bacheliers actuels à un minimum de 20% en 2030. Cela veut dire que sur le million de bacheliers en 2030, 400000 iront vers la technologie et les mathématiques.  Il faudrait au minimum 50 lycées dédiés aux disciplines mathématiques et mathématiques techniques et ceci d’ici 2030. Il est important de  restructurer  totalement   cette discipline. La seule façon d’y arriver c’est de déclarer comme l’a fait Boumediene pour la technologie en 1965, que les élèves auront une bourse de 50% plus importante que les élèves des autres disciplines. Nous devons y aller et adopter ce type de méthode mieux encore, l’environnement doit être protégé, notamment en créant des internats. Les élèves devant avoir des semaines de 50 heures d’étude par semaine. Nous pourrons alors relever le défi de la formation de qualité. Quelles que soient nos contraintes financières cela devrait être l’un chantiers importants du Président. Le campus de Sidi Abdallah devrait être intronisé campus des BRICS+.

Comment garder l’élite  dans le pays : Présalaire et garantie d’un emploi avec un niveau élevé

C’est un fait,  il  y a de plus en plus dans la société  et c’est une bonne chose,  un consensus sur la nécessité de former l’élite . Cependant, il faut signaler et c’est un problème nos jeunes ne sont pas  ou peu politisés dans le sens du patriotisme dans les faits. Nous devons former unélite patriote qui veut construire la nation avec un désir de vivre ensemble et de faire ensemble au plus profond d’eux même. C’est dire, qu’il faut s’y atteler !  Sidi Abdallah n’aura pas vocation simplement à former technologiquement les futurs cadres du pays, il aura aussi en forme à forger le caractère  de battant en intégrant dans l’ADN des élèves ingénieurs, le patriotisme qui devrait être pour eux une seconde nature. 

Pour cela, il est impératif que la future élite dirigeante du pays connaisse l’Algérie profonde. Il nous faudra donc prévoir des stages d’immersion dans toutes les régions du pays, c’est l’une des façons de favoriser le vivre-ensemble de ces futurs cadres, ce qui doit pouvoir nous permettre d’avoir des cadres qui ont des caractères forgés naturellement. Il faudra penser à réunir pour les futurs diplômés les différentes grandes écoles avec la possibilité de mettre à leur disposition une sorte de présalaire qui leur permettra d’avoir une vie décente. À la sortie, pour pouvoir les garder dans le pays, il sera, là aussi nécessaire de leur mettre des conditions de travail attractives, un logement de qualité, un salaire conséquent C’est la seule façon de les garder.

La diaspora de l’intelligence: un apport considérable pour une vision du futur

On sait qu’un million de personnes hautement qualifiées quittent l’Inde chaque année, L’Inde figure comme le premier pays pour le nombre de réseaux de diasporas des savoirs Ces milliers d’Indiens travaillent pour certains en Inde pour des compagnies américaines D’autres font le va et vient entre leur pays d’origine et leurs pays de travail . De même, le bond en avant chinois grâce aux physiciens expatriés, la mobilisation des diasporas hautement qualifiées de la Chine est avérée: l’estimation de la population des Overseas Chinese professionals (OCP) dans le monde est de 1 million. 

En novembre 1957, le roi de Suède remettait le prix Nobel de Physique à deux savants américains. de Princeton. Peu après la cérémonie, les deux savants se rendirent à l’aéroport où les attendait leur avion et disparurent. Quelques heures plus tard, Robert Oppenheimer, alors directeur de l’institut de Princeton, recevait une lettre. Les deux prix Nobel américains qui étaient chinois, assuraient Robert Oppenheimer de leur amitié et de leur reconnaissance et lui annonçaient que, leur pays ayant un besoin urgent d’hommes de science, ils estimaient de leur devoir de retourner dans leur patrie.»

Dans  le même ordre, on prête à Mao Tsé Toung  l’htisoire suivante : « Au plus fort de la guerre froide , le président Mao a invité en  Chine  deux physiciens  -dont les parents avaient fui la Chine Communiste- qui ont eu le prix Nobel de physique. Il leur a dédié un toast  avec les mots suivants : «  Soyez de bons américains, mais n’oubliez pas que vous êtes chinois » !

Peut- on dire que le patriotisme est passé de mode? Non? Personne n’a le moment le monopole de l’amour du pays. L’émigration à la «Tati» a vécu, nous devons faire émerger une diaspora de l’intelligence pour faire vibrer la corde patriotique envers la «mère patrie». Si l’on veut aider à l’émergence d’une nouvelle Algérie, il faut répondre à tous ces défis. Il faut tracer une perspective pour le pays. Nous avons un système éducatif poussif qui continue à faire dans le quantitatif, malgré les efforts à souligner. 

Le pôle scientifique de Sidi Abdallah devrait être véritablement une rupture en phase avec la nouvelle Algérie il devra utiliser toutes les opportunités pour réussir.. L’Algérie devra demander l’apport de nos élites expatriés qui, quelque part, ont une dette morale vis-à-vis de leur pays, mais c’est à nous de mettre à leur disposition un environnement qui leur permettra de pouvoir donner le maximum de leurs compétences Le but est d’arriver à terme à constituer un lobby, une diaspora de l’intelligence capable de défendre le pays d’une façon apaisée et convaincante.

L’expatriation renforce le patriotisme. Mon expérience en tant que professeur lors de conférences en France et au Canada du contact avec nos élites se résume à ceci: «Que peut- on faire pour le pays? Ces élites peuvent aider le pays à distance.» C’est à  nous au pays de nous’ organiser, de faire appel à eux dans le cadre de missions de courte durée en les accueillant dignement. De plus avec les miracles de l’Internet faire des cours, des conférences par zoom et autres cours MOOC .

Nous ne connaissons pas culturellement Les BRICS+  qui vont  nous accueillir l’Algérie en octobre prochain à Kazan

L’organisation des BRICS+ n’avait jamais reçu autant d’attention depuis sa création en juin 2009. L’Algérie a formulé une demande explicite d’adhésion aux BRICS+ L’Algérie jouit d’une situation géographique stratégique et de ressources naturelles en abondance,. Cela ne suffit pas! Car, au-delà de la nécessité d’investir dans les sciences et la technologie, il nous faut connaître nos futurs partenaires du point de vue culturel.Un premier effort qui devrait être, c’est la disponibilité de l’Algérie à accueillir des Instituts culturels Confucius, chinois, l’Algérie est le seul pays d’Afrique du Nord à ne pas disposer d’un Institut Confucius. Il en est de même pour la coopération culturelle avec la Russie. Nous sommes le seul pays maghrébin à ne pas avoir de maison de la Science. Le même constat est à faire avec l’Inde. C’est un dossier important car l’acculturation  les Écoles que nous allons placer à Sidi Abdallah permettront aussi de disposer de l’expertise des pays des BRICS+

Les chantiers du futur qui demandent des compétences élevées

Sans conteste et objectivement le quinquennat a vu le lancement de plusieurs chantiers structurants qui seront opérationnels dans les trois ans qui viennent. Il s’agit d’abord du mégaprojet de production de fer jusqu’à 10 millions de tonnes avec aussi un complexe sidérurgique à Béchar qui viendrait s’ajouter à ceux existants. Le grand mérite est de ne pas reculer les difficultés objectives ou artificielles en misant sur le rail. Les 6000 projets d’investissements annoncés par l’Agence algérienne pour la promotion de l’investissement et qui devraient voir le jour dans les prochaines années ne manqueront pas de renforcer cette tendance à la croissance économique qui nous rappelle les années 70 période où l’Algérie était un vaste chantier. 

Le dernier rapport du Fond Monétaire International ( FMI)  confirme   pour 2024 une croissance  3,8% et prévoit un PIB à 267 milliards de dollars, ce qui place l’Algérie à la 3e place des économies africaines tout juste derrière l’Égypte et l’Afrique du Sud et avant le Nigeria. Il nous faut aussi  parler de la transsaharienne électrique qui est un projet structurant  car les transports sont les artères de la vitalité économique et culturelle d’un pays

Nous pouvons très bien à l’instar des Etats Unis, dans les années  30 du siècle dernier Franklin Delanoë Roosevelt a mis en place le New deal avec justement une politique des grands travaux  basée sur le développement des infrastructures de base ; Ce qui permit de développer le réseau  ferrée et routier et dans le même temps contribuer à une résorption du chômage. Mutatis Mutandis, en Algérie,: sur le chemin de la route transsaharienne Alger- Lagos, nous pourrons créer des villes nouvelles avec la disponibilité de l’eau et de l’électricité solaire. 

Imaginons un train qui va d’Alger à Tamanrasset distance de 2000 km; à raison de 160 km heure, il mettrait 12 heures si on peut imaginer le maillage du Sud. Pendant 10 ans de 2025 à 2035. C’est tout le Sud qui va être maillé pour dégorger le Nord. C’est toute la vision du transport artère de tout développement qui va changer sans compter les voyages des passagers qui connaîtraient leur pays et contribueront sur le plan culturel au vivre- ensemble qu’il faut consolider. constamment pour arriver à la Nation qui devrait être de par ce brassage , un plébiscite de tout les jours

Plaidoyer pour une discrimination positive pour les Algériennes compétentes

Nous allons maintenant aborder l’élément humain Nous devons bâtir, une nouvelle Algérie basée sur le savoir et la nécessité de faire appel à toutes les compétences, notamment celles des jeunes Un système éducatif à l’abri des convulsions partisanes qui doit proposer ce qui a de mieux pour cette jeunesse qui doit être la prunelle de nos yeux. L’Algérie du futur se construit par des actes ici et maintenant. La quête continue du savoir doit être la préoccupation essentielle de nos dirigeants. Le Graal, c’est arriver à redonner à l’Algérien (ne) cette fierté d’être algérien(ne) et réconcilier ce peuple avec le savoir et ne pas oublier les pionnières et pionniers de la Révolution à qui nous devons d’être indépendants. 68 ans après, nous devons leur rendre hommage et faire en sorte que ces battantes résilientes servent de repères aux jeunes filles pour les nouveaux combats et la nouvelle révolution qu’elles ou ils doivent livrer pour une  Algérie Nouvelle  que nous appelons de nos voeux.

Dans ce cadre les diplômées, petites filles des résilientes qui ont jalonné le Roman National,  par leur sacrifice , devraient avoir la possibilité de percer le plafond de verre qui l’empêche de donner la pleine mesure de son talent. Si on rappelle que 60% des diplômés sont des jeunes filles, la nouvelle Algérie qui aspire à une visibilité dans le concert des nations, ne doit pas se passer de ses diplômées filles. J’en appelle à une discrimination positive pour atteindre l’égalité parfaite, la femme algérienne ayant montré qu’elle peut sans difficultés prétendre à la majorité des métiers d’hommes, souvent d’une façon beaucoup plus apaisée. Nous avons bien vu des femmes, professeurs d’université, juges, chirurgiennes, enseignantes, pilotes de chasse!  (2)

Plus largement toujours dans le sens d’un sacerdoce pour une fierté patriotique, un excellent signal  qui permettrait de sortir des sentiers battus  est celui  d’envoyer une ingénieure dans l’espace comme l’ont fait plusieurs pays notamment même  5 pays arabes ( Egypte, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis ) et même la Tunisie dont le président en personne suit ce projet qui est d’envoyer une tunisienne en 2025  dans le cadre d’une coopération avec la Russie . Ce serait  en Algérie une utopie mobilisatrice semblable à celle de Kennedy quand il avait déclaré en 1963: «Dans moins de dix ans nous serons sur la Lune.» Apollo a aluni en juillet 1969.

Conclusion

Dans ce XXIe siècle de tous les dangers, des alliances se nouent ou se dénouent. Des civilisations millénaires faibles disparaissent dans l’indifférence. Nous devons retrouver ce feu sacré que la glorieuse Révolution de Novembre nous a transmis. C’est aussi cela, la dette de chaque citoyen pour son pays.

Le citoyen devra honnêtement s’acquitter de sa tâche et le fil rouge de la défense et de l’unité du pays devrait être un horizon indépassable. On le voit, l’Algérie devra plus que jamais ne compter que sur ses filles et fils. Enfin, c’est à l’école que nous formerons l’écocitoyen (ne) de demain. C’est au lycée que nous proposerons un baccalauréat du développement durable. Il y a un train à prendre, celui de la modernité, du développement scientifique et technologique.
Il s’agit des fondations de la nouvelle Algérie qui aura fort à faire dans un environnement impitoyable.

La quête continue du savoir devrait être notre préoccupation essentielle, en pensant aux prochaines générations. Nous avons à construire une Algérie en ordre de marche. Nous devons aller vers le vivre-ensemble, mais aussi vers le faire-ensemble. Une Algérie Nouvelle , une autre révolution de Novembre, basée sur le savoir et toutes nos compétences seront mobilisées

Seul le parler vrai mobilisera la jeunesse si elle est convaincue par les chantiers de la nouvelle Algérie, comme ceux de 1971 avec la transsaharienne, le Barrage vert, les 200 Villages, Hassi Messaoud, car nous sommes dans la même situation avec les chantiers en cours..
Les années prochaines seront déterminantes. Avec le parler vrai, nous y arriverons!

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

Notes :

1.https://www.linkedin.com/posts/michaelaguilarconferencier_classement-des-pays-qui-produisent-le-plus-activity-7076581921303982080-xNwj/?

2. Cheems Edine Chitour : Les Résilientes : la Femme algérienne dans le Roman National Editions Dalimen Alger  8 mars 2024

Professeur Chems  Eddine Chitour https://www.lexpressiondz.com/nationale/le-defi-de-la-science-pour-l-algerie-du-futur-381704  16 05 2024

 

Annexes

Monsieur le Président du Conseil de la Nation

J’ai l’honneur de vous proposer ci-joint une contribution concernant  le campus de Sidi  Abdallah et les défis qui attendent le pays pour devenir une Nation Technologique comme le sont les pays du BRIC ; Nous avons un énorme déficitdans les disciplines de mathématiques et e technologie. Il y a à peine 3 % de bacheliers maths ( 1 bachelier sur 33) . La moyenne dans les pays développés c’est un bachelier sur 3 à 4 !

Monsieur le Président , pour la réussite de l’Algérie  Nouvelle, il est de la plus haute importance de développer les mathématiques et la technologie au besoin en mettant en œuvre des bourses   pour attirer les meilleurs dans des lycées d’excellence pour arriver à terme à former 50000 ingénieur (e)s par an dans les prochaines années, c’est un  atout  très  important pour prétendre intégrer les BRICS+ 

Dans cette contribution je fais ressortir aussi  que 60% des bacheliers sont des filles . Il en est de même des diplômées ( 60% sont des filles) . Mais ces héritières des moudjahidate   étudiantes qui ont quitté les bancs de l’Université le 19 mai 1956   n’arrivent pas à percer socialement du fait d’un plafond de verre injuste, sauf naturellement dans les disciplines de l’enseignement la justice et la santé. Il est souhaitable de faire appel à cette ressource constituée par l’élément féminin   d’une façon plus affirmée

Enfin, j’ai conclu cette réflexion  en appelant à mettre en œuvre un nouveau dialogue avec les jeunes à qui nous devons dispenser les rudiments de ce que c’est que le patriotisme dans un monde qui ne fait pas de place aux faibles.  Dans cet ordre, j’ai proposé à l’instar de ce qu’on fait certains pays montrer notre engagement concernant la femme algérienne en envoyant une femme algérienne ingénieure dans l’espace. C’est un signal qui permettra sans nul doute de  renforcer le vivre ensemble  dans cette Algérie  Nouvelle que nous appelons de nos vœux

Je vous prie d’agréer monsieur le Président l’assurance de   mon profond respect.

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Sénateur 

TP Ancien Ministre 

*

Pieces jointes : Contribution sur l’Expression 

Le 16 05 2024

Monsieur le Président   de la République,

J’ai l’honneur de vous proposer ci-joint une contribution concernant  le campus de Sidi  Abdallah et les défis qui attendent le pays pour devenir une Nation Technologique comme le sont les pays du BRIC ; Nous avons un énorme déficitdans les disciplines de mathématiques et e technologie. Il y a à peine 3 % de bacheliers maths ( 1 bachelier sur 33) . La moyenne dans les pays développés c’est un bachelier sur 3 à 4 !

Monsieur le Président , pour la réussite de l’Algérie  Nouvelle, il est de la plus haute importance de développer les mathématiques et la technologie au besoin en mettant en œuvre des bourses   pour attirer les meilleurs dans des lycées d’excellence pour arriver à terme à former 50000 ingénieur (e)s par an dans les prochaines années, c’est un  atout très important pour prétendre intégrer les BRICS+ 

Dans cette contribution je fais ressortir aussi  que 60% des bacheliers sont des filles . Il en est de même des diplômées ( 60% sont des filles) . Mais ces héritières des moudjahidate   étudiantes qui ont quitté les bancs de l’Université le 19 mai 1956   n’arrivent pas à percer socialement du fait d’un plafond de verre injuste, sauf naturellement dans les disciplines de l’enseignement la justice et la santé. Il est souhaitable de faire appel à cette ressource constituée par l’élément féminin   d’une façon plus affirmée

Enfin, j’ai conclu cette réflexion   en appelant à mettre en œuvre un nouveau dialogue avec les jeunes à qui nous devons dispenser  les rudiments de ce que c’est que le patriotisme dans un monde qui ne fait pas de place aux faibles.  Dans cet ordre, j’ai proposé à l’instar de ce qu’on fait certains pays montrer notre engagement concernant la femme algérienne en envoyant une femme algérienne ingénieure dans l’espace. C’est un signal qui permettra sans nul doute de  renforcer le vivre ensemble  dans cette Algérie  Nouvelle que nous appelons de nos vœux

Je vous prie d’agréer monsieur le Président l’assurance de   mon profond respect.

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Sénateur TP

Ancien Ministre 

Pieces jointes : Contribution sur l’Expression 

Le 16 mai 2024



Articles Par : Chems Eddine Chitour

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