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Le Covid nouveau est arrivé à Londres : non, c’est vrai, les virus mutent ?
Par Karine Bechet-Golovko
Mondialisation.ca, 22 décembre 2020
Russie Politics 21 décembre 2020
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Décidément, avec le Covid, l’on n’arrête plus les grandes découvertes. Ainsi, Ô surprise, les virus … mutent. Et comme le Covid est un virus … il mute ! Non, vraiment, mais qui aurait pu le penser ? Le vilain mutant vient cette fois-ci de Grande-Bretagne, à une dizaine de jours de la date butoir du Brexit, on peut s’attendre à tout de la part de ces British. Alors on recommence, petit cadeau de Noël, à reprendre ces mesures qui n’ont à ce jour servi à rien puisque le cirque continue : on confine, on ferme les frontières, la France suspend ses vols. Même l’OMS a des doutes quant à la virulence du rejeton de Covid 1er, quand en Russie des médecins déclarent que la nouvelle souche a gagné en vitesse ce qu’elle a perdu en puissance. Bref, on tire sur les gens faute de s’interroger sur un phénomène viral, un parmi d’autres, qui à ce jour à un taux de mortalité autour de 1% et en raison duquel, pour des raisons (sanitaires) étranges, l’on doit réduire nos pays en friche et condamner l’humanité.

Alors que la course au vaccin met face à face les grandes firmes pharmaceutiques pour un marché conséquent, ce satané Covid ose muter. Comme tous les virus, mais lui est le virus couronné, le virus roi de la fête. Il est vrai qu’ainsi, le marché va pouvoir encore se développer.

Le Covid nouveau vient de Londres, qui se retrouve fermée ainsi que le Sud de l’Angleterre. Et la question de la fermeture des frontières avec la Grande-Bretagne se retrouve à la Une, mais les conséquences politico-économiques font encore un peu peur. Finalement, il tombe à pic ce nouveau cru N501Y, car l’immunité naturelle allait finir par se constituer malgré les mesures prises d’isolement individuels ou sociaux. Là, enfin, on va pouvoir tout reprendre à zéro.

Pour autant, la question de sa force laisse les « spécialistes » circonspects, car finalement, ils n’ont strictement aucune données. L’on nous annonçait déjà la fin de l’humanité avec Covid 1er, son rejeton est politico-médiatiquement préparé pour achever le travail. La seule certitude, est qu’il est plus contagieux. Mais ce qui nous intéresse, c’est surtout sa dangerosité, car le rhume aussi est très contagieux, pour autant ça n’inquiète personne. Et, là, c’est beaucoup plus compliqué, car les politiques reprenant le discours de l’OMS, n’osent pas (encore) nous faire le remake « Covid 2 : le retour de la vengeance » :

« Les scientifiques ne disposent pas encore de données suffisantes pour faire la preuve que la mutation N501Y induit des formes plus graves de la maladie, ni d’une sévérité susceptible d’accroître les cas mortels, a reconnu le premier ministre britannique Boris Johnson, samedi, en annonçant des reconfinements locaux. Il n’y a « aucune preuve d’un changement de la gravité de la maladie » à ce stade selon l’Organisation Mondiale de la Santé OMS. Mais outre « des signes préliminaires que la variante pourrait être plus contagieuse », la variante britannique « pourrait affecter l’efficacité de certaines méthodes de diagnostic ».

En Russie, certains estiment que ce virus a perdu en violence ce qu’il a gagné en vitesse : il circulera plus vite, mais sera moins dangereux.  Alors, pourquoi tout ce cirque ? Certainement pas pour des raisons sanitaires.

Même BFM relativise l’utilité des mesures d’isolement du pays :

« Les études scientifiques ont montré que, jusque-là, la fermeture des frontières a, au mieux, retardé l’arrivée de l’épidémie, ajoute sur notre antenne Enrique Casalino infectiologue, directeur médical de l’hôpital Bichat, à Paris. Les frontières ne sont pas complètement étanches. On ne pourra pas complètement bloquer le passage des personnes ».

Surtout que, ne l’oublions pas, la mutation des virus est un processus naturel – à l’inverse de la manière dont celui-ci est traité depuis un an. Il est possible de trouver plusieurs explications tactiques, voire stratégiques, dans la refonte des rapports de pouvoirs, qu’ils soient économiques ou politiques, puisqu’ils sont liés. Mais cela n’explique pas comment ce processus, qui a souvent et longtemps été fantasmé, a été rendu possible. Peut-être faut-il regarder ailleurs, vers ce qui n’est pas. Or, ce qui semble manquer cruellement ces derniers temps, à nos dirigeants autant qu’aux « scientifiques-médiatiques » qui participent à ce putsch globaliste, c’est de l’éthique. Manifestement, une civilisation sans éthique n’est que pulsion de mort.

Karine Bechet-Golovko

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