Le libre échange contre l’intégration nationale

Les difficultés auxquelles doit faire face l’intégration régionale sont dues aux distorsions provoquées par le libre-échange, qui crée des asymétries, des inégalités et des contradictions quasi-insurmontables.

Les politiques de libre-échange interdisent une intégration régionale qui bénéficie aux peuples latino-américains, qui permette la mise en œuvre de politiques pour surmonter la pauvreté et la dégradation systématique des conditions de vie et de l’environnement sur le continent. Elles créent au contraire de fortes inégalités régionales – tant entre les pays qu’à l’intérieur de ceux-ci – et une polarisation entre des îlots de forte croissance avec une technologie de pointe et des poches de pauvreté et de déprédation de la nature. Ces profonds déséquilibres consolident un rapport de forces défavorable aux plus faibles et contribuent à concentrer encore plus la richesse parmi les plus puissants.

Les graves difficultés apparues dans les relations entre le Brésil et l’Argentine et entre le Paraguay et le Brésil, qui ont paralysé le Mercosur [1] et menacent de provoquer l’effondrement de la toute nouvelle Communauté sud-américaine des nations (CSN) [2], ne tiennent leur origine d’aucune malignité intrinsèque des gouvernants ni de l’incapacité de chacune des nations à établir des liens plus solides. C’est le libre-échange – l’une des pièces maîtresses du modèle néolibéral – qui a rendu l’intégration régionale plus difficile à atteindre et qui fait diverger de plus en plus les stratégies des différents pays de la région. Dans le Mercosur, d’un côté, de graves divergences commerciales et politiques apparaissent entre les deux principaux pays sud-américains (le Brésil et l’Argentine) ; de l’autre, les deux petits pays membres de l’alliance (le Paraguay et l’Uruguay) demeurent dans une situation très précaire, et l’unique « alternative » qui leur est offerte est la signature de traités de libre-échange (TLC, sigles en espagnol) avec les Etats-Unis, qui aggraveront leurs problèmes à long terme.

Dans ce contexte, le triomphe du mouvement continental contre la Zone de libre-échange des Amériques (ALCA, sigles en espagnol) [3] -en parvenant à un blocage des négociations et à une paralysie qui ressemble à un échec – pose des défis encore plus grands. Les succès des mouvements [campagnes et mouvements sociaux] se transforment, par une ironie cruelle, en leurs propres prisons. Afin de surmonter le blocage, le gouvernement de George W. Bush a commencé à tisser un réseau d’accords bi et plurilatéraux qui vont dans le même sens que l’ALCA. Pour certains analystes, ce réseau de traités « est même plus dangereux que l’ALCA elle-même, car il réduit à néant la possibilité pour les pays de la région de négocier en bloc et sur des positions communes ; à cela il faudrait ajouter les marques d’approbation et même de remerciements avec lesquelles les gouvernements jusqu’à maintenant « choisis » ont reçu la notification de leur inclusion dans le réseau ». [4]

La signature d’accords bilatéraux est une forme de sujétion verticale et directe qui va bien au-delà des affinités avec les politiques de Washington de la part des gouvernements disposés à signer des accords de libre-échange. Face au blocage visible du Mercosur et aux frictions constantes avec le Brésil, son voisin, le gouvernement paraguayen a décidé d’accueillir des soldats du Commandement Sud [5] et de leur accorder l’impunité juridique, et il est disposé à signer un traité de libre-échange. Dans le cas du gouvernement de gauche uruguayen, la délicate situation économique à laquelle il doit faire face, ajoutée aux difficultés commerciales avec les membres du Mercosur, a amené le Président Tabaré Vasquez à envisager la possibilité de signer un traité de libre-échange avec les Etats-Unis malgré les divergences idéologiques entre les deux gouvernements [6]. Dans un monde globalisé, où prédominent des relations cannibalisées entre les Etats et les entreprises, les pays les plus faibles et les plus pauvres craignent de se retrouver à la dérive : sans pouvoir accéder aux grands marchés et sans la moindre possibilité de capter des investissements significatifs qui leur permettraient d’envisager des projets productifs de longue haleine.

Brésil – Argentine : des chemins opposés

L’évolution des économies de l’Argentine et du Brésil dans les années 90 est le meilleur exemple des distorsions créées par le libre-échange et des obstacles qu’il impose à l’intégration régionale. Historiquement, l’Argentine s’est caractérisée comme pays producteur de céréales et de viande ; elle s’est transformée ensuite, dans la deuxième moitié du siècle dernier, en un pays industriel exportateur de produits manufacturés. Pour le Brésil, au contraire, le passage de producteur agricole à celui de producteur de biens manufacturés s’est réalisé plus tardivement, le processus s’étant accéléré avec la dictature militaire installée en 1964 [7].

Jusqu’à la mise en place du modèle néolibéral, l’Argentine était un pays plus industrialisé que le Brésil : en 1977, l’industrie manufacturière représentait 37% du produit intérieur brut (PIB) argentin, contre 29% pour le Brésil. [8] Mais après presque vingt ans de néolibéralisme, la situation s’est inversée : l’une des clés, et là où l’Argentine « dépasse » ses voisins, est l’énorme flux de capitaux privés qui certaines années a été supérieur à 20% du PIB (un pourcentage astronomique), tandis qu’au Brésil il a rarement dépassé 15%. Cela a provoqué une forte « financiarisation » de l’économie argentine, qui l’a rendue plus vulnérable. [9]

Mais voyons comment a évolué l’intégration régionale à la lumière des différences entre les deux pays. Après la signature du Traité d’Asunción [capitale du Paraguay] en 1991, qui créa officiellement le Mercosur, les flux commerciaux entre les deux pays/les deux principaux membres ont crû de façon significative : entre 1991 et 1997, les exportations du Brésil vers l’Argentine ont augmenté à un rythme annuel de 22,1%, tandis que dans le sens inverse elles ont crû de 24,7%. Le commerce bilatéral a été multiplié par 4,5 dans ces années-là. Entre 1999 et 2003, dans une situation de crise, le commerce est revenu au niveau du début de la décennie. [10]

Mais à la fin de la crise, dans les années 2003 et 2004, la physionomie du commerce entre les deux pays a changé radicalement. Les importations brésiliennes de biens de capital argentin se sont réduites de 9,5% du total dans la période 1997-1998, à 6,8% en 2003-2004 ; celles des biens de consommation sont tombées de 40,3% à 17,1% ; dans le même temps, les importations brésiliennes de produits argentins à moindre valeur ajoutée ont occupé l’espace laissé vacant par les biens durables. Les importations par le Brésil de véhicules et de pièces automobiles argentines ont connu une chute retentissante, passant de plus d’un tiers en 1997-1998 (35% du commerce total entre les deux) à 15% à peine dans la seconde période. Les exportations argentines vers le Brésil ont retrouvé des caractéristiques d’exportations de matières premières : le pétrole et les produits agricoles ont occupé presque la moitié du volume des importations du Brésil.

Pour résumer, l’Argentine s’est vue lésée quant aux termes de l’échange avec le Brésil, générant ainsi une forte asymétrie dans le commerce bilatéral. Parallèlement, au moment où les associés du Brésil dans le Mercosur ont besoin d’accéder à son marché, le Brésil a diversifié ses exportations et se trouve de moins en moins dépendant du marché régional. En 1997-1998, les exportations du Brésil vers le Mercosur représentaient 17,2% de son commerce extérieur, passant à seulement 5,5% en 2002 et à 9,2% en 2004. A l’inverse, les exportations des trois pays associés au Brésil représentaient dans la première période [1997-1998] 31,3% de leurs exportations totales ; en 2004, elles étaient à peine de 16,4%. [11]

Du point de vue des relations commerciales, la dernière crise régionale (1999 au Brésil [12], 2001 en Argentine [13], 2002 en Uruguay) a causé du tort à tous, mais elle a surtout redessiné les relations entre les membres du Mercosur. Par ailleurs, si l’on n’observe que le volume des échanges, on peut en conclure que les flux commerciaux se sont réduits de moitié. Mais aujourd’hui, la vigoureuse industrie brésilienne inonde de ses marchandises – à bas prix et subventionnées par l’Etat – les marchés de la région, et particulièrement le vaste et compétitif marché argentin. En 1998, 13% des machines à laver et 11% des réfrigérateurs à deux portes qui se sont vendus en Argentine provenaient du Brésil ; en 2003, les chiffres étaient montés respectivement à 41 et à 63%. [14] La conclusion semble claire : « L’évolution récente du commerce à l’intérieur du bloc ne semble pas correspondre à l’équation des intérêts qui ont servi de fondement au projet d’intégration régionale ». [15] L’industrie argentine doit se protéger pour pouvoir survivre, ce qui fait s’éloigner de plus en plus l’intégration.

Les divergences sont encore plus importantes si nous prenons en compte d’autres variables économiques. Entre 1990 et 2003, le PIB de l’Argentine a crû de 40%, contre 33,8% pour celui du Brésil. Il semble évident que jusqu’à la fin des années 90 l’évolution de chacun des pays n’était pas très différente. Le problème a été la crise, ou plutôt son envergure et sa nature. Comme on le sait, durant la période 1999-2002, l’Argentine a connu une forte chute de sa production, tandis que le Brésil a continué sa croissance, quoique à un rythme plus modeste. En 1980, l’économie du Brésil était 1,1 fois supérieure à celle de l’Argentine. Autrement dit, elles étaient comparables, mais l’économie argentine était supérieure si l’on tient compte du fait que le Brésil a quatre fois plus d’habitants. En 1992, cette différence est passée à 1,7 en faveur du Brésil, pour atteindre 4,9 en 2002. La différence entre les économies de l’un et l’autre pays a été multipliée presque par cinq en vingt ans. C’est une seconde asymétrie de taille qui s’ajoute à l’asymétrie commerciale.

La troisième, qui est déjà décisive par sa capacité de déterminer des tendances, est que le flux régional des investissements productifs s’est concentré au Brésil. Jusqu’en 1999 les deux pays ont capté les investissements étrangers directs de façon plus ou moins similaire, en fonction de la taille de leurs économies, dans un panorama mondial caractérisé par un flux important de capitaux vers ce qu’on a appelé les « économies émergentes ». L’Argentine a attiré des investissements, qui sont passés de 0,4% du PIB en 1991 à 9,5% en 1999, avec des pics très supérieurs comme nous l’avons vu. Pendant ce temps, les investissements au Brésil sont passés de 0,3% du PIB en 1991 à 5,4% en 2000. Mais la chute des investissements régionaux a affecté davantage l’Argentine, qui a connu une importante fuite de capitaux. Entre 1990 et 1999, le Brésil avait attiré 60% des investissements étrangers directs dans la région, tandis qu’au cours de la période 2000-2003, elle en a attiré pas moins de 85,5%. En 2003, les investissements directs étrangers à destination du Brésil représentaient 95,5% du total de la région. [16] Ceci est le sens profond du libre-échange : un pays absorbe une énorme quantité d’investissements tandis que les autres sombrent dans le marasme et l’incertitude, ils ne reçoivent que les investissements spéculatifs qui causent des distorsions dans leurs économies.

Mais regardons de plus près les changements dans les flux d’investissements. Durant les périodes analysées, l’Argentine n’a reçu des investissements supérieurs à ceux du Brésil que dans les secteurs pétrolier et minier, ce qui révèle une tendance à l’investissement dans le secteur primaire. Entre 2001 et 2002, les investissements étrangers directs dans l’industrie manufacturière du Brésil furent 23 fois supérieurs à ceux de l’Argentine (14,5 milliards de dollars contre 645 millions). Dans le secteur automobile, l’Argentine a perdu 165 millions de dollars d’investissements directs étrangers alors que le Brésil en gagnait 3, 4 milliards. Au total, pendant ces deux années, 39,82 milliards de dollars ont été investis au Brésil contre 2,94 milliards en Argentine : presque 14 fois plus. [17]

La fragilité des faibles

Le résultat de ce rapide processus est que l’Argentine s’est transformée en pays exportateur de matières premières et de produits à faible valeur ajoutée alors que le Brésil est demeuré un exportateur de biens davantage industrialisés. C’est ainsi que les entreprises mondiales – avec leur capacité d’investir ou de retirer leurs investissements – ont modifié en quelques années la relation entre les deux principaux pays de la région. Et elles l’ont fait de façon à ce que leurs économies soient moins compatibles maintenant qu’auparavant, car elles sont en compétition pour les mêmes marchés et, comme dans le cas des matières premières (comodities ?), pour les mêmes produits.

L’Argentine a vécu une profonde désindustrialisation : l’industrie représentait en 2003 à peine 22,5% du PIB, alors qu’au Brésil, elle atteignait cette même année 33,6%. Le libre-échange a démantelé la vigoureuse industrie automobile argentine, dont la production est passée de 408.000 unités annuelles en 1994 à seulement 169 000 en 2003, alors que celle du Brésil a continué à augmenter à un rythme modéré. Entre 1998 et 2004, aucune usine de montage ne s’est ouverte en Argentine, alors qu’il s’en est ouvert dix au Brésil. [18] Quant à l’investissement en recherche et développement, qui marque l’évolution immédiate des entreprises, les différences sont également importantes : les entreprises brésiliennes ont investi dix fois plus que les argentines (deux milliards de dollars annuels contre 186 millions), ce qui représente 0,7% de leurs dépenses, contre 0,2% en Argentine. [19]

Si pour un pays comme l’Argentine la crise du début du siècle fut terrible, pour les petits pays de la région elle fut beaucoup plus dévastatrice. Dans le cas de l’Uruguay, les relations commerciales avec son voisin le Brésil sont passées du succès à l’échec complet. Dans les années précédant le Mercosur, les relations commerciales favorisaient l’Uruguay, et continuèrent à lui être favorables jusqu’en l’an 2000. Entre 1995 et 1999, l’Uruguay a connu un excédent commercial [20] de 207 millions avec le Brésil. Mais, entre 2000 et 2004, les chiffres se sont inversés, et le déficit de l’Uruguay a atteint 460 millions de dollars. [21] De plus, les exportateurs de riz se plaignent de l’attitude du Brésil – tout comme d’autres exportateurs industriels se plaignent de celle de l’Argentine – à cause des entraves qu’ils mettent à l’entrée du riz uruguayen. Sans ce marché, où sont vendues 56% de toutes les exportations de riz, l’industrie connaîtrait une faillite immédiate. Ils ajoutent que le secteur qui a été le plus favorable au Brésil est celui de l’agrobusiness, où l’Uruguay a perdu la moitié de ses exportations. Dans ce sens, il ne faut pas oublier que les grandes entreprises de l’agrobusiness réalisent d’importants investissements au Brésil, qui est devenu le premier exportateur mondial de viande bovine, et en Argentine, qui est le leader de l’exportation de soja.

Il est donc intéressant de souligner, sur la base des chiffres qui précèdent, que les petits pays de la région se voient presque abandonnés à leur sort, et sont tentés de sortir de l’impasse grâce aux traités de libre-échange, qui leur ouvrent un marché gigantesque tel que les Etats-Unis. Pour ces derniers, le coût d’une telle ouverture n’est pas considérable : le total des exportations de l’Uruguay est d’environ 3,8 milliards de dollars annuels, celui du Paraguay et de la Bolivie de 1, 5 milliard chacun et celui de l’Equateur de 5,7 milliards. Les exportations de ces quatre pays, pour prendre un exemple, représentent moins de 1% des importations totales des Etats-Unis. [22] De telle sorte que si à travers un traité de libre-échange Washington décidait d’acheter toutes les exportations d’un petit pays d’Amérique du Sud, cela représenterait une fraction marginale de l’ensemble de ses achats.

Politique et économie

La crise a été le moyen de réorienter la politique -et par ce biais, les investissements – à l’intérieur du continent. Nous ne pouvons pas perdre de vue que dans les années 90 l’Argentine avait été le « bonne élève » pour les organismes financiers internationaux. Puis vint le saccage. [23] Maintenant c’est le Brésil qui s’est attribué ce rôle de bon élève. Peu importe que dans les années 90 l’Argentine ait été gouvernée par un péroniste néo-libéral (Carlos Menem [24]) et que maintenant le Brésil soit gouverné par un homme de gauche (Luiz Ignacio Lula da Silva).

Le problème de fond subsiste, c’est l’énorme capacité du libre-échange à modeler les relations entre les pays de la région. Ce faisant, il introduit des asymétries et des contradictions qui produisent un double effet : établir des relations verticales entre les pays et les organismes financiers internationaux, les grandes entreprises et les pays du Nord, et parallèlement, empêcher ou rendre plus difficiles les relations horizontales d’intégration commerciale et politique entre pays. Dans ce contexte, les petits pays ont encore plus de difficultés que les grands à prendre leur place dans les relations internationales. Ce n’est par conséquent pas par hasard que face à l’échec de l’ALCA les Etats-Unis ont commencé à négocier des traités de libre-échange avec les petits pays.

C’est une manière d’isoler les grands pays qui ne se sont pas encore complètement subordonnés (l’Argentine et le Brésil). Au cours des dernières années, le Paraguay s’est transformé en un grand producteur et exportateur de soja et l’Uruguay est sur la voie de devenir un grand exportateur de bois et de cellulose, avec l’installation de trois grandes usines dans les prochaines années. Mais tant le soja que la cellulose supposent des relations commerciales exclusives avec le Nord, car l’Argentine est déjà le plus grand exportateur mondial de soja et le Brésil un grand producteur de cellulose. Le « développement » s’est produit selon les besoins du Nord, et a pour effet la compétition entre les membres du Mercosur pour ces marchés.

Enfin, plane l’ombre d’un méga projet d’« intégration » conçu à l’extérieur de la région avec d’autres objectifs, dont l’analyse dépasse les possibilités de ce travail : l’Initiative pour l’Intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA). Ce projet trouve son origine dans le Premier sommet des présidents d’Amérique du Sud, convoqué par Fernando Enrique Cardoso [25] à Brasilia en août 2000, et il est financé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Banque mondiale. Parmi ses objectifs figure la création d’« axes synergiques d’intégration et de développement » qui sont les « zones concentrant des flux de commerce et d’investissement  », « conçues avec de grandes économies d’échelle en fonction du négoce et des chaînes de production pour la consommation intérieure de la région ou pour l’exportation vers les marchés globaux  ». [26] Il s’agit de huit axes d’« intégration et développement » qui sont déjà impulsés, et dont la mise en place éloignera définitivement les possibilités de convergence des pays sud-américains dans un processus de liens économiques, politiques, sociaux et culturels.

NOTES:

[1] [NDLR] Le Mercosur, créé en 1991, est une zone régionale de coopération économique du cône Sud (marché du cône Sud) qui rassemble le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, et depuis décembre 2005 le Venezuela.

[2] Raúl Zibechi, Amérique du Sud : l’intégration régionale à la croisée des chemins, RISAL, 19 octobre 2005.

[3] [NDLR] Área de Libre Comercio de las Américas – ALCA ; Free Trade Area of the Americas – FTAA ; Zone de libre-échange des Amériques – ZLEA.
Consultez le dossier « L’ALCA en panne » sur RISAL.

[4] Estay Jaime, « El actual (des)orden economico en los niveles hemisferico e internacional : conflictos en la negociacion » (PDF), Osal n°13, Buenos Aires, janvier-avril 2004, p. 285.

[5] [NDLR] Lire Raul Zibechi, « La crise brésilienne affaiblit la région sud-américaine », RISAL, 22 septembre 2005.

[6] Búsqueda, Montevideo, 22 septembre 2005.

[7] [NDLR] Le régime démocratique du président Joao Goulart a été renversé par les militaires en avril 1964. Goulart avait annoncé qu’il allait mettre en pratique une réforme agraire radicale et qu’il allait procéder à la nationalisation des raffineries de pétrole. Il fut renversé par les militaires. Le lendemain du coup, les Etats-Unis reconnaissaient le nouveau régime militaire. La dictature prendra fin en 1985.

[8] Institut d’études et de formation de la CTA : « Diferencias entre Brasil y Argentina », avril 2003, http://www.cta.org.ar/.

[9] Id.

[10] Fernando Ribeiro. « Exportaçoes argentinas para o Brasil ». Revista Brasileira de Comercio Exterior. N°81 octobre-décembre 2004 p.32.

[11] Ricardo Andres Markwald « Politica externa comercial do governo Lula : o caso do Mercosul ». Revista Brasileira de Comercio Exterior. N°83 avril-juin 2004. p.24.

[12] [NDLR] Lire Arnaud Zacharie, Le Brésil, de la crise samba à la corde au cou, RISAL, 24 janvier 2003.

[13] [NDLR] Consultez le dossier « Argentinazo » sur RISAL.

[14] Dante Sica « Mudança estrutural, investimento externo e intercambio comercial nas duas maiores economias do Mercosul  » Revista Brasileira de Comercio Exterior. N°83 p.29.

[15] Ricardo Andres Markwald. Op.cit. p.26.

[16] Ricardo Andres Markwald. Op.cit. p.26.

[17] Dante Sica. Op.cit. p.19.

[18] Idem. P.20.

[19] Idem. P.20-21.

[20] [NDLR] La balance commerciale d’un pays mesure la différence entre ses ventes de marchandises (exportations) et ses achats (importations). Le résultat est le solde commercial (déficitaire ou excédentaire). Si l’on tient compte également des opérations sur les services, comme les frais de transports, les commissions bancaires, les frais d’assurances, les achats et vente de brevets ou les versements de redevances, on obtient alors la balance des biens et services. Elle inclut aussi les dépenses des touristes, et les paiements de salaires, d’intérêt et de dividendes à des étrangers ou de la part d’étrangers. Source : http://www.cadtm.org/.

[21] O Estado de Sao Paulo 2 octobre 2005.

[22] Arroz N°42. Juin 2005.

[23] Chiffres de l’année 2002. World Developement Indicators, de la Banque Mondiale.

[24] [NDLR] Carlos Menem, président « péroniste » de l’Argentine de 1989 à 1999. Son gouvernement est associé à la corruption et à l’imposition de politiques néolibérales agressives.

[25] [NDLR] Fernando Henrique Cardoso, président du Brésil de 1995 à 2003.
Lire Emir Sader, Huit années qui ont laminé le Brésil, RISAL, octobre 2002 ; Gilberto Ferreira da Costa, François Polet, Bilan de Cardoso et défis de Lula, RISAL, 29 octobre 2002.

[26] ¿Qué es IIRSA”, en http://www.iirsa.org/.

:

RISAL – Réseau d’information et de solidarité avec l’Amérique latine
URL:
http://risal.collectifs.net/

Source : IRC Programa de las Américas (www.americaspolicy.org/), 6 octobre 2005.

Traduction : Marie-José Cloiseau, pour RISAL (www.risal.collectifs.net/).

 



Articles Par : Raúl Zibechi

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