Le piège de la peur

Le grand sujet qui nous préoccupe aujourd’hui est celui d’une orchestration de la peur qui est pratiquée à grande échelle partout dans le monde. Nous devons être vigilants et nous en défendre.

Nous serons toujours étonnés par l’inconscience ou la légèreté de l’être humain, sa faible empathie, ou son empressement défensif à nier la réalité, ce rejet répressif prenant souvent la forme d’une censure mentale, une sorte d’aveuglement dont font preuve les privilégiés de la société moderne, jouissant de leurs privilèges même lorsque ceux-ci sont en réalité minimes ou même inexistants!

Qu’est-ce qui est à l’origine de cet empressement des plus favorisés à nier la condition de ceux qui le sont moins ? On peut se demander, comment des gens sensibles, intelligents même, habituellement honnêtes et bénéficiant d’une culture d’un certain niveau, peuvent cependant se montrer aveugles au point de nier ce qui pourtant est évident ?

Dans ce contexte du coronavirus et celui de son instrumentalisation qui est faite par « l’aristocratie stato-financière » au pouvoir, nous devons faire preuve d’une extrême vigilance, car les dirigeants sont habitués à la manipulation des peuples et connaissent bien les ressorts puissants de la psychologie humaine, qu’ils n’hésitent pas à exploiter sans scrupules. 

Il n’est pas inutile de nous rappeler ces travaux qui ont été menés en psychologie cognitive et comportementale. Ils ont été réalisés maintes fois et depuis longtemps par des chercheurs en psychologie. Ces travaux menés dans les conditions de la rigueur expérimentale ont démontré que la raison pouvait facilement capituler face à une instance jugée supérieure qui leur commande de penser le contraire de ce que spontanément leur propre jugement avait été capable d’identifier. Notre résistance individuelle et collective peut se heurter à nos propres mécanismes de censure. Il faut donc bien les connaître.

Si l’autorité utilisant des médias inféodés, délivre un message en totale opposition avec une conviction pourtant acquise par un grand nombre, ce grand nombre n’hésitera pas à changer son opinion en faveur de ce qui est divulguer par une instance jugée supérieure en alignant et en soumettant sa pensée tout en abandonnant ce qui était auparavant une conviction raisonnable de la pensée. La pensée personnelle et la conviction personnelle sont jugées inférieures à la parole de l’autorité qui représente celle d’un groupe, en soi supérieur à l’individu, ayant accès à des données supérieures, même si cette « croyance » provient de la « pensée magique », une fantaisie irrationnelle qui fait capituler une conscience lucide, informée, rationnelle jugée « inférieure » à la magie de l’autorité, parce que c’est l’autorité qui le dit ! 

Prenons tout d’abord cet exemple d’expérience réalisée plusieurs fois avec un groupe d’une centaine d’enfants âgés de 5 à 7 ans.

Le psychologue, entouré de quelques personnes adultes, est assis à un bureau, dans une salle neutre (sans aucune décoration sur les murs). Il reçoit l’enfant en l’invitant à s’asseoir en face de lui, puis lui fait mettre sur la tête un faux casque relier par câble à une fausse machine présentée, quant à elle, comme étant un « détecteur de mensonges ». Le psychologue lui dit sérieusement que s’il donne une mauvaise réponse, la machine émettra un son lui indiquant qu’il s’est trompé ou qu’il a menti.

Plusieurs questions sont posées par le psychologue qui sait d’avance que les réponses seront forcément justes et donc la machine restera silencieuse. L’enfant a vérifié que la machine sait la vérité et qu’elle approuve ce qui est évident comme par exemple, son nom, sa date de naissance, le nom de ses parents, sa ville… Puis vient le moment où le psychologue va lui poser une question du genre : « Quelle est la couleur d’une orange ? » L’enfant va répondre spontanément « orange ». A ce moment-là, le test consiste à faire marcher le « détecteur de mensonges » indiquant que la réponse donnée était fausse ! Le psychologue déclare à l’enfant : « mauvaise réponse. La couleur de l’orange est bleue » ! Puis il répètera deux autres fois la question à l’enfant, « Quelle est la couleur d’une orange? » avant d’obtenir la réponse qui a été demandée : « Bleu ». Dès que la « bonne » réponse est donnée, le « détecteur de mensonges » ne sonne plus.

Puis le test se poursuit normalement.

A la fin du test, le psychologue fait enlever le casque de l’enfant et se met à parler librement avec lui en lui disant « hors test » : « Tu ne penses pas que cette machine est un peu détraquée et qu’elle fonctionne un peu n’importe comment ? » L’enfant lui répond que non, cette machine est la machine de la « vérité » ! Le psychologue lui dit alors, lorsqu’elle a approuvé la couleur de l’orange comme étant le bleu, tu ne penses pas que cette machine dit n’importe quoi ? L’enfant répond : « mais non, la couleur de l’orange est le bleu ! » Le psychologue lui repose la question juste avant de partir, alors que l’enfant n’a plus le casque : « Quelle est la couleur d’une orange ?» Et l’enfant de répondre résolument : « bleu » !

Ce test a été répété plusieurs fois sur une centaine d’enfants : seuls 7 d’entre eux ont insisté pour affirmer, même en pleurant, jusqu’à la fin, que l’orange était orange et que la machine ne fonctionnait pas bien !

Un autre test a été réalisé par d’autres chercheurs, réunis dans une salle aménagée à cet effet. Un groupe de psychiatres en blouse blanche et représentant une autorité, allait procéder à l’expérimentation, mais cette fois-ci avec des adultes. La différence entre les deux tests c’est que, lorsque la personne faussement testée ne donnait pas la « bonne réponse » selon le protocole de recherche sur le conditionnement et la manipulation, l’adulte coupable de ne pas donner la réponse attendue par l’autorité, devait recevoir une fausse décharge électrique de la part de la personne réellement testée et ignorant la comédie, persuadée qu’elle recevait l’ordre de punir le fautif de n’avoir pas pensé ni donné la bonne réponse, comme l’autorité le lui demandait. Avec l’augmentation des « fausses réponses » augmentait également la puissance de la décharge électrique demandée par l’autorité. Ce test est bien connu de tous, depuis qu’il a été immortalisé par Yves Montand, dans le film I comme Icare. Cette expérience de Stanley Milgram, réalisée entre 1960 et 1963, a démontré que 63% des personnes adultes testées allaient obéir sans résistance aux ordres qui étaient donnés même en étant contraires à leur morale, contraires à leurs convictions intimes et aller jusqu’à envoyer au « fautif » une décharge électrique dont la puissance était théoriquement mortelle.

Tout cela démontre clairement que la parole de l’autorité, représentant en général celle d’un ensemble de personnes exerçant un pouvoir, est toujours considérée comme supérieure à la parole d’un individu isolé et jugé comme inférieur, car ses opinions et convictions sont « forcément » erronées face aux opinions et aux convictions d’un groupe représentant une autorité devant laquelle la raison et la conscience doivent se plier. La voix de l’autorité l’emporte donc à 63% sur celle de la raison, celle de la conscience, celle de la lucidité, celle de la connaissance, de la conviction intime, du savoir et de l’expérience personnelle !

Cette expérience de tests psychologiques a été de nombreuses fois répétée sur de nombreuses personnes à travers le temps et des lieux culturels divers. Chaque fois ils ont confirmé des résultats identiques obtenus à travers le monde.

Pourquoi 63% des personnes intelligentes, informées, cultivées, éduquées, abdiquent-elles leurs convictions personnelles et se mettent à parler selon le formatage de la propagande médiatique ?

Parce que les médias sont aux mains du Pouvoir, d’une classe de gens détenant les rênes du Pouvoir ; parce que les médias sont le porte-parole du Pouvoir, un groupe de personnes responsables qui « détient les bonnes informations » et dicte à l’individu ce « qu’il faut savoir et penser ». L’imagerie médicale a permis depuis les années 80/90 de constater que ce sont les aires cérébrales de la peur qui s’activent lorsqu’un individu seul persiste à dire une évidence face à un groupe et à une autorité morale qui continue de ne pas la voir en allant même jusqu’à affirmer le contraire. C’est à cause de cette peur que la personne va abdiquer ses convictions en préférant celles du groupe jugé supérieur à elle.

La clé est donc là, elle est dans l’angoisse fondamentale des gens qui ont un niveau anxiogène élevé. Les 63% de la population adulte qui se soumet à la manipulation du Pouvoir en place détenant tous les moyens d’exercer le chantage par le mensonge, représentent la portion d’individus qui est concernée par la pathologie anxiogène dominant ces personnes et expliquant pourquoi, bien qu’intelligentes et cultivées, elles vont cependant tenir à leur tour le discours ambiant dicté par le Pouvoir depuis les directions ministérielles, les Administrations, les Assemblées, les Conseils des groupes financiers, et les Rédactions médiatiques, en un mot, depuis toutes les instances de pouvoir et s’y soumettre en tentant de convaincre les autres à faire de même, car c’est un besoin qui permet de maîtriser l’angoisse. 

La preuve est faite, que tous ceux qui se soumettent à la dictature du Pouvoir et servent sa cause, sont de grands angoissés qui ignorent qu’ils sont angoissés. C’est cette ignorance là qui représente le plus grand danger qui soit pour une société capable de basculer dans la violence extrême si la parole du Pouvoir en venait tout simplement à décréter la « légitimité » de cette violence alors appelée « patriotique », « nationale » ou « citoyenne »!

C’est le même phénomène que celui qui a été observé par les psychologues cognitivo-comportementalistes, qui s’est retrouvé dans le comportement de la police à laquelle le Pouvoir a donné l’ordre de brutaliser les contrevenants aux directives de confinement, assaisonnées par un discours de la peur, les listes des morts du coronavirus, « l’ennemi invisible » menaçant la société toute entière. La répression des contrevenants c’est la répression des « criminels » qui menacent indirectement ou directement leurs concitoyens disciplinés…

Voilà pourquoi, le Pouvoir en place ne supporte pas que des médias indépendants, échappant à son contrôle direct, puissent pratiquer une information honnête, rétablissant la vérité des faits et contredisant formellement la désinformation déversée en permanence, par les organes médiatiques sous contrôle, sur une population réceptive et à dessein manipulée par un discours anxiogène. Car, ces médias indépendants cassent la culture d’angoisse qui est produite par le Pouvoir en place et ainsi entraînent les masses à se libérer de leur angoisse fondamentale en se révoltant contre les exploiteurs et les manipulateurs de la soumission.

Nous attendons actuellement la sortie d’une nouvelle loi qui va censurer brutalement la liberté d’expression sur les réseaux sociaux !

Il faut en venir à aimer sa soumission pour accepter de se soumettre. Pour cela il n’y a pas mieux, pas plus efficace que le savoir-faire en matière de réveil des peurs par la menace d’un « ennemi invisible » qui rôde toujours dans l’ombre et contre lequel on est « en guerre » ! Le discours de la caste au pouvoir fait également entendre que la faillite des Etats menace de ruiner tout le monde en un seul instant ; des ennemis invisibles, même imaginaires, guettent le moment opportun pour accomplir leurs méfaits, si nous ne sommes pas disciplinés, obéissants, dressés, « solidaires » ! 

Le remède à l’aveuglement des « élites » privilégiées, (les 35% qui veulent absolument rester dans le confinement, qui soutiennent en réalité le discours du Pouvoir et son projet pervers de dressage à l’amour de la soumission par un cautionnement assuré de la peur), c’est un traitement de l’angoisse fondamentale par l’exemplarité d’une révolte de la vérité contre le mensonge, de la citoyenneté active, participative contre l’anonymat de masses engendré par la dépossession de toute souveraineté et liberté à disposer de sa vie et de sa pensée. La voie de la liberté, de l’égalité et de la solidarité implique la résolution individuelle et collective de l’angoisse existentielle comme pathologie élevée au rang de « normalité » par le discours pervers du Pouvoir.

Le Pouvoir cherche toujours à exclure de chez lui-même l’individu qui ne peut-être bien et dans la normalité qu’à l’intérieur de lui-même. Cette dualité de l’arrachement permanent à soi-même se nomme la psychose. Le Pouvoir veut le comportement psychotique des personnes, comportement appelé par le Pouvoir la « normalité », le comportement décrété « conventionnel ». C’est donc, pour le Pouvoir, le comportement psychotique qui est « normal », puisque la psychose enferme la personne à l’extérieur d’elle même. L’intérieur et l’extérieur ne sont plus différenciés: dans cet ordre social, les citoyens sont, a priori et a posteriori, traités comme des « ennemis » potentiels du Pouvoir et de la société dont il prétend défendre les « seuls intérêts ».

Lorsqu’on entend le Pouvoir s’exprimer sur tout contrevenant aux directives, on peut constater qu’il les place d’emblée et logiquement, vu son projet de Pouvoir, dans l’espace de l’arriération mentale. La nature même du Pouvoir est entièrement dépendante d’un système de croyance : celle d’une sacralisation de l’innocence. Je ne peux pas être conscient ou hors de l’arriération mentale, face au Pouvoir, car celui-ci ne peut exister en tant que tel, que si je fais le deuil de ma conscience et de ma raison. Le Pouvoir est structurellement incompatible avec la conscience. C’est aussi la raison pour laquelle il me demande de me « taire », de « rester chez moi » pour des motifs sanitaires ou d’aller « travailler » parce que c’est son intérêt financier en contradiction avec le dire du « confinement », et de bien vouloir cesser toute protestation, malgré les incohérences ou les contradictions invraisemblables qu’il m’impose; il veut briser tout mouvement de colère et l’étouffer coûte que coûte; il refuse le questionnement sur les faits, sur toutes les violences sociales subies depuis si longtemps; il ne veut pas que le citoyen soit « conscient », éclairé, libre et responsable devant sa conscience, car alors le Pouvoir n’aurait plus aucun sens, ni aucune légitimité, ni aucune utilité… Ce qui est en effet le cas.

Ce que le Pouvoir me « donne à voir et à entendre », c’est sa compétence en matière de savoir et qui implique mon aliénation, ma nécessaire ignorance et incompétence à savoir. Ce que le Pouvoir me donne à voir et à entendre, c’est une déclaration sur la vérité de l’objet exposé par la seule parole compétente du Pouvoir, à mon regard, à ma considération, à mon observation et à mon adoration. Ce qui est donné à voir et à entendre, est la seule chose que je puisse prétendre voir et admirer, car toute la vérité est déclarée au cours de la parole liturgique « révélée » de l’État qui m’invite simplement à la recevoir en prononçant le mot de mon acceptation et de ma soumission émue, à l’écoute de cette parole qui vient de l’innocence sacralisée du Pouvoir !

Je ne peux pas voir autre chose que ce qui m’est imposé de voir dans la déclaration compétente de ceux qui, seuls, savent et disent la vérité, au nom de l’innocence dont ils sont les garants et à laquelle je suis invité à croire religieusement, sous peine de « délit d’incroyance » ou « d’incitation à l’anarchie », ou « d’atteinte à la sécurité de l’État », ou de « pathologie conspirationniste ou populiste», car je ne peux pas douter de l’innocence du Pouvoir: c’est la supercherie de sa seule réelle justification!

L’État est le Pontife de la société laïque. Or, le « Pontife État », est inspiré de l’esprit sain et infaillible, lorsqu’il dit la vérité à voir et à entendre en opérant une censure du désir chez les citoyens se traduisant fatalement par une frustration immense. Le salut et la protection accordés aux moutons de la bergerie du seul bon pasteur, sont le symbole religieux du rapport du citoyen avec l’État. Le citoyen se soumet à ce que l’État lui donne à voir et à entendre en y adhérant par une croyance : celle de la vérité innocente ayant remplacé le désir. La parole de l’État, celle de Philippe, de Véran ou de Macron en personne, tient donc sa légitimité de l’ordre phallique et de sa toute-puissance imaginaire et non pas de la volonté démocratique d’un peuple.

Cette faille qui apparaît dans le discours officiel de l’État, a pour but de nous « morceler ».

Le psittacisme journalistique de la peur qui vient alors au secours de la supercherie étatique, a une force incantatoire. Le compte rendu qui passe en boucle sur le virus menaçant, sur la liste impressionnante des morts qui continue d’augmenter dans le monde, pratiqué par les supports médiatiques officiels, est une exhibition qui s’impose à nous les citoyens. Il n’y a pas de représentation possible, c’est une exhibition et c’est par cela que l’effet de sidération est garanti. La sidération vient de l’impossibilité pour chacun d’entre nous de déchiffrer le réel. Les chiffres, on le sait, ne sont pas justes, les statistiques sont falsifiées, des pressions étranges ont été exercées sur les médecins, sur les hôpitaux, même un chantage existe pour que la liste des morts « par coronavirus » soit étendue. Dans quel but, à part celui des intérêts financiers obscurs et de la peur que l’on peut entretenir ainsi à bon compte… 

L’individu, on le voit, est manipulé grâce aux images triées sur le volet, placées les unes après les autres dans un ordre étudié pour accuser, dénoncer, culpabiliser, apeurer ; la sidération des gens qui regardent leur télévision ne vient pas en soi du drame exhibé lui-même, elle vient du morcellement astucieusement opéré par la manipulation médiatique.

Le citoyen ainsi « morcelé », ne peut retrouver son « unité individuelle » que par une surenchère dans ses paroles d’adhésion à ce qui lui a été assené : c’est la position des 35% qui veulent à tout prix rester enfermés dans le confinement. 

Ensuite, une fusion identification s’opère avec le Pouvoir qui, via les médias inféodés, a montré, nommé, déclaré les faits. « L’unité nationale, la solidarité avec les soignants, la guerre commune que nous menons contre l’ennemi invisible », comme la fusion entre les surveillants et les surveillés, peut se mettre en place. Le Pouvoir a les mains libres pour décréter la dictature pure et dure, le traçage numérique, le moyen de contrôler absolument tout résistant : c’est l’avènement de « 1984 », « Le meilleur des mondes », « Hunder Games », « Divergents »…

Si quelqu’un ose montrer les failles dans le discours du Pouvoir, alors apparaît la psychose qui a pour effet immédiat de supprimer tout mécanisme de défense. Le Pouvoir peut abolir l’État de Droit, installer une authentique dictature : « l’état d’urgence » à perpétuité ; il peut déclarer tout ce qu’il veut, jusqu’à rejeter la vie privée hors des libertés fondamentales, puisque ses « brigades » vont venir dans les foyers vérifier elles-mêmes si tout le monde répond aux consignes de l’Etat « providence qui veille sur ses enfants » et le cas échéant si tout le monde est bien « vacciné », c’est-à-dire « pucé », pisté, surveillé, enfermé avec son consentement, placé sous camisole électronique. 

Le dissident est un résistant. Mais le Pouvoir va faire entendre qu’un seul ou un petit nombre ne peut pas avoir raison contre la majorité. Les chiffres des statistiques sont faciles à manipuler : ceux des contrevenants, ceux qui soutiennent les résistants, ceux qui approuvent les revendications seront déclarés minoritaires. Le dissident deviendra donc le « traître » ou le « complotiste », le « récalcitrant », le « populiste » le partisan de cette « foule haineuse » de ceux qui mettent en danger les autres, qu’il faut faire taire impérativement par tous les moyens. 

Le piège de la peur peut tous nous enfermer si nous ne restons pas vigilants.

Jean-Yves Jézéquel

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Articles Par : Jean-Yves Jézéquel

A propos :

Jean-Yves Jézéquel, philosophe et psychanalyste, diplômé du troisième cycle en sciences humaines, est l’auteur d’une trentaine d’essais en philosophie, spiritualité, religion, psychologie. Il publie également depuis 2014, une série d’analyses sur les grandes questions actuelles de société.

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