Le Serment d’Hippocrate versus le Serment d’Asclépios

Analyses:

Image : Asclépios arrivant sur Cos. Hippocrate à gauche et un habitant de Cos à droite. Mosaïque datant du 2ème ou 3ème siècle av. J.C. Musée Archéologique de Cos. Photographie par Dr. phil. Heinz Schmitz. (Source: Wikimedia Commons/ Licence: CC BY-SA 2.5)

Le Serment d’Hippocrate, avec sa devise magistrale «Premièrement ne pas nuire», est bien bafoué depuis quelques temps. Il a atteint une apogée avec la covidémie, tant par les vaccins présentés comme unique solution, les confinements avec ses conséquences catastrophiques sur bien des plans, les masques étouffant au propre comme au figuré.

Il est temps de le restaurer et de réhabiliter ce qui a été réprimé depuis bien des années de telle sorte que l’art médical en a été quasi réduit à une technoscience médicale aiguillée trop souvent par des manœuvres financières et politiques.

Des professionnels de santé de terrain, sans conflit d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique ou du numérique, gardantl’éthique et la déontologie de l’art médical, ont créé un collectif. Ils sont inspirés par Asclépios qui représente le Dieu de la médecine dans la mythologie grecque. Ils ont établi le «Serment Universel des Soignants», le Serment d’Asclépios. Ce serment s’adresse à tous les soignants. Rappelons que l’étymologie de «thérapeute» signifie «serviteur, celui qui prend soin». Nous voici donc loin du praticien conventionnel qui détient un voire des diplômes honorifiques qui lui donnent un certain sentiment de prépondérance.

Le Serment universel des Soignants a été présenté au 150e CSI de Saintes :

«Le Serment D’Asclépios n’est absolument pas destiné à remplacer les serments d’Hippocrate et de Galien. Il est d’abord fait pour les compléter. Mais surtout, il se situe en amont, il les coiffe».1

L’intention profonde est de revenir aux fondamentaux de la médecine. Un tel objectif s’avère urgent dans notre époque où l’être humain est trop souvent réduit à un diagnostic auquel un protocole correspond. Ainsi, selon le nombre de pathologies diagnostiquées, les traitements s’agglutinent les uns aux autres particulièrement chez les personnes âgées.

L’alerte fut récemment donnée :

«Polymédication dans les EMS En Suisse, 50’000 résidents reçoivent un cocktail de pilules… Malgré les avertissements de la Confédération, près de 43% des résidents ingurgitent neuf substances actives ou plus».2

En réalité, le corps exprime les désarrois d’une entité unique, propre à chacun. Il s’agit de les percevoir afin d’y répondre de manière la plus appropriée donc globale que possible, ce à quoi tend la médecine intégrative. Dans cet esprit, le Serment d’Asclépios est ouvert pour la 1ère fois à tous les professionnels de santé. Il pourra aider au décloisonnement et au dialogue entre les différentes professions de santé. On pense même que ce Serment pourrait servir à relativiser le pouvoir hiérarchique qui est particulièrement fort dans la santé, en amenant tous les professionnels à croiser leur regard sur la base de valeurs communes et universelles, quel que soit leur statut ou leur métier.

Avec la science actuelle très développée sous divers angles, les scientifiques ont pu analyser jusque dans leurs détails les plus microscopiques la structure et le fonctionnement du corps humain. L’étymologie grecque d’analyser nous permet de percevoir l’acte qu’il sous-tend : «défaire une trame, dissoudre, décomposer et examiner en détail». Une telle approche suffit-elle à connaître (= naître avec) un être humain, microcosme composé d’un corps, d’une âme et d’un esprit ? Dans un être vivant, tout est relié, tout communique, aussi bien par les circuits électriques que représentent nos nerfs que par les systèmes circulatoires des différents liquides corporels. Constamment, un processus de régulation – l’homéostasie – permet de maintenir les différentes constantes du milieu intérieur. Le Serment d’Asclépios incite à participer «à promouvoir, préserver et rétablir la santé des personnes, dans toutes ses dimensions, physique, mentale, sociale, émotionnelle et spirituelle».3

Ces dimensions définissent l’envergure de l’être humain que tout professionnel devrait garder toujours en conscience, qu’il pratique ou non une thérapie focalisée, dépendante de sa formation tant technique que personnelle.

On est loin ainsi du traitement délimité selon une vision microscopique ou radiologique. Certes, ces visions sont très utiles pour approcher la dynamique d’une symptomatologie mais ne doivent pas remplacer l’écoute et l’examen attentif du patient. En effet les symptômes ou une maladie bien définie sont la manifestation d’une cause plus profonde. Cette recherche à un niveau plus intime permet une médecine davantage curative que de se limiter à «gommer» les symptômes, ou encore de juger les symptômes comme non graves et ne pas leur accorder l’attention qu’un feu rouge clignotant (comme dans une voiture signalant la limite du niveau d’huile !) nécessite.

Ainsi, la médecine précoce trouve sa juste valeur et peut diminuer nettement les «coûts de la santé» terme du reste très inapproprié pour évoquer les coûts de la médecine conventionnelle !

La médecine précoce nécessite aussi de tenir compte de la réalité énergétique des êtres vivants, telle que la médecine chinoise l’a beaucoup développée et structurée. En Europe, la médecine homéopathique uniciste l’a aussi magistralement développée et pratiquée, malheureusement incomprise par la mentalité matérialiste occidentale qui se rit des petits granules sans tenir compte de ce qu’ils contiennent. La physique quantique nous permet enfin d’en comprendre le mécanisme scientifique.4

Dans le Serment d’Asclépios, le professionnel de la santé promet aussi «de ne jamais transgresser le caractère sacré de la vie humaine et de m’opposer à toute forme de commercialisation du corps humain».

Que penser de la médecine qui permet que : «Les usines ukrainiennes à bébés engrangent des profits records au milieu du chaos de la guerre ?»5. Quelle conscience a-t-on de l’âme de ces bébés conçus dans une ambiance de guerre puis vendus à l’étranger ?

Le respect du caractère sacré de la vie humaine se retrouve aussi dans la promesse «de ne jamais chercher à prolonger abusivement les agonies et de m’interdire de provoquer intentionnellement la mort».

Plus fortement que jamais, un courant veut modifier les lois de fin de vie. On joue avec les appellations «Euthanasie, Suicide assisté, Aide à mourir». Or, l’étymologie grecque de l’euthanasie signifie heureuse mort. En fait, on cherche par des lois humaines, des juridictions, à en faire une mort rapide, économique, en apparence confortable, sans tenir compte que la fin de vie est l’aboutissement de l’existence humaine animée d’un corps, d’une âme et d’un esprit. Lorsqu’on parle du trépas d’une personne, ce vocable évoque clairement le passage dans une autre dimension de tout l’être par conséquent aussi de son âme et son esprit. Croire qu’un produit absorbé va accompagner quelqu’un est un simplisme caractéristique de l’existence matérialiste d’aujourd’hui.

J’ai l’expérience d’avoir suivi des cancéreux en fin de vie et lorsque le corps montrait une défaillance définitive mais que le malade ne rendait pas son dernier souffle, c’est qu’il avait encore à accepter de lâcher prise sur un élément de son existence humaine. Quand il en prenait conscience, il rendait son souffle très rapidement. Pour les accompagnants proches, c’était aussi un moment très important et utile pour traverser leur épreuve en ayant bonne conscience d’avoir accompagné leur proche de leur mieux.

Le Journal International de Médecine rapporte : «L’opposition au suicide assisté monte chez les soignants»6. Un cardiologue affirme avec vigueur :

Plutôt que de regarder la mort en face, je proposerais plutôt de regarder jusqu’au bout la vie intensément : la fin de vie c’est encore la vie qui peut apporter de la joie et du bonheur partagé».

La technoscience médicale donne l’illusion d’une toute-puissance à certains médecins et chirurgiens. Ainsi se croient-ils autorisés à effectuer des modifications profondes du corps humain : «Réassignation génitale, long et pénible parcours du changement de sexe».7

De plus, ces différents porteurs de diplômes médicaux ne tiennent pas compte de tout ce qui anime les personnes qui s’offrent à de telles procédures, entre autres chirurgicales avec les complications postopératoires immédiates ou à moyen et long terme.

À quoi s’ajoutent les conséquences définitives :

«Quant aux traitements chirurgicaux, notamment la mastectomie autorisée en France dès l’âge de 14 ans, et ceux portant sur l’appareil génital externe (vulve, pénis) il faut souligner leur caractère irréversible».

Selon des lois immuables, la réalité rattrape les excès. Des associations de détransitionneurs dont des associations professionnelles de l’enfance, lancent l’alerte :

«Il est urgent d’informer le plus grand nombre de citoyens, de tous métiers, de tous bords, de tous âges, sur ce qui pourrait bien apparaître demain comme un des plus grands scandales sanitaire et éthique, que nous aurions regardé arriver sans mot dire : la marchandisation du corps des enfants».

Il est cocasse aussi de mentionner que, dans un (ou des ?) pays, «contrairement aux lunettes et prothèses auditives, aux fauteuils roulants de qualité, etc, toutes ces interventions mutilantes sont remboursées à 100%»…Et dire qu’on alarme actuellement très fortement sur «les coûts de la santé ou de la sécurité sociale» !

Quelle dynamique psychique anime de tels praticiens mais aussi les individus qui focalisent pareillement sur une dimension de leur identité, au détriment de la globalité de leur être ? Il me vient la notion de l’enfant-roi qui est une phase normale du développement de l’enfant entre 2 et 4 ans. N’en va-t-il pas de même du chirurgien qui se permet de modifier à vie les organes d’une personne qui passe par la perception d’être d’un autre sexe ?

On retrouve la même inconscience chez l’individu qui semble n’avoir pas renoncé à la dynamique de toute-puissance de son enfance et qui imagine qu’il s’agit de recevoir des hormones et d’être opéré pour changer de genre…

Dans cet ordre de pensée de toute-puissance, nous trouvons un exemple caricatural :

«Un mannequin allemand dépense 160 000 dollars pour allonger ses jambes de 14 centimètres, mais rencontre de graves complications !»8

«Les multiples chirurgies, qui ont eu lieu entre 2016 et 2022, ont impliqué la rupture et la stabilisation des os de la cuisse et du tibia avec des tiges métalliques, ce qui a entraîné des années de récupération».

À souligner aussi que

«la chirurgie d’allongement des membres, bien qu’elle traite les problèmes de croissance osseuse, comporte des risques significatifs tels que des dommages aux nerfs et aux muscles, des contractions articulaires et de l’arthrite».

Ainsi cette unique visée d’être une superbe mannequin a coûté très cher à cette femme, au propre et au figuré. La grave question demeure : comment des médecins peuvent-ils s’engager dans une pareille distorsion déontologique ?

La focalisation sur un mécanisme sur lequel on mise tout se perçoit dans l’aboutissement de ce qu’est devenue la vaccinologie : «En France le système veut imposer 15 vaccins aux nouveaux-nés».9

Alors que La Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations existe depuis 70 ans10, la population s’éveille maintenant et plus en plus, par exemple avec une pétition : STOP à cette fuite en avant. Elle exprime avec un profond bon sens :

«Quel recul avons-nous sur l’injection d’autant de vaccins dans le corps d’un nourrisson d’à peine quelques kilos ?

Peut-on vraiment garantir qu’un tel cocktail chimique ne présente aucun risque sur le long terme pour nos enfants ?»(10)

Le Collectif Citoyen s’est créé en Belgique avec des visées politiques.11

Une journaliste a recueilli des centaines de témoignages de victimes de vaccination. Elle met en évidence «10 points pour une politique éthique en matière de vaccination»12 dont le «droit à l’intégrité physique, garantir une science indépendante et calculer le coût global de la vaccination».

Une autre focalisation arrive à échéance : «Le spectre de l’antibiorésistance hante la communauté scientifique»13

«Les dangers de l’antibiorésistance inquiètent de plus en plus les scientifiques et certains craignent l’avènement d’une ère post-antibiotique».

Le Serment d’Asclépios qui réunit donc tous les professionnels de santé arrive à temps en apportant des solutions beaucoup plus globales et des produits beaucoup plus adaptés à chaque patient, à chaque terrain – entre autres paramètres – où les microbes se donnent la licence de prospérer.

La toute-puissance dévolue à un produit mène d’une part à des conséquences énormes mais aussi étouffe la vision globale qu’un patient a de lui et des moyens propres à se reprendre en main, de prendre conscience de ses erreurs et d’apporter les modifications nécessaires pour un meilleur état de santé. Après le scandale du Mediator, nous avons celui de l’Ozempic.14

Cette façon actuelle de rester en périphérie du patient conduit à ce que «40 à 50% des examens médicaux ne servent à rien».15

«Les traitements inutiles contribuent fortement à l’explosion des coûts de la santé, a calculé la NZZ am Sonntag, qui a enquêté auprès du corps médical. 40 à 50% des examens médicaux ne servent à rien, racontent dans le journal des médecins qui ne souhaitent pas être nommés. Les exemples, nombreux, vont d’une surconsommation due aux médecins de famille qui envoient les gens chez des spécialistes coûteux au lieu de les examiner eux-mêmes, aux patients qui exigent toutes sortes d’examens, en passant par les incitations monétaires pour les soignants».

À noter que les médecins de famille sont surveillés par la faîtière des assurances-maladie selon leur statistique des coûts pas patient et par année. Ainsi, un médecin qui prend le temps pour un patient peut se voir jugé par des juristes susceptibles de le conduire au tribunal et de le condamner gravement. (cas connu d’un médecin qui arrivait à l’âge de la retraite, avait donc une riche expérience et qui a dû vendre sa maison pour payer le montant exigé…) Il est donc temps que la médecine change de cap. Il est dans l’ordre des choses que cette bascule ne se fasse pas sans heurt, comme un changement de saison ! Ce mouvement de transmutation est bien illustré par un médecin qui s’engage pleinement dans la médecine d’Asclépios. Il répond à un reportage qui l’avait dénigré, où une journaliste se pose en juge face à un praticien porteur d’un riche bagage et qui appelle à revenir à l’humain.16

Marie-France de Meuron

Cet article a été publié initialement sur le site Réseau international.

Notes :

1.https://www.collectifdesprofessionnelsdesantepourlebiencommun.com/le-serment-dasclepios-au-csi-de-saintes

2.https://www.24heures.ch/50-000-residents-dems-ingurgitent-un-cocktail-depilules

3.https://www.collectifdesprofessionnelsdesantepourlebiencommun.com/le-serment-dasclepios

4.https://www.editions-tredaniel.com/homeopathie-et-physique-quantique

5.https://histoireetsociete.com/2023/08/05/les-usines-ukrainiennes-a-bebes-engrangent-des-profits-records-au-milieu-du-chaos-de-la-guerre

6.https://www.jim.fr/viewarticle/lopposition-au-suicide-assisté-monte-chez-soignants

7.https://docteur.nicoledelepine.fr/reassignation-genitale-long-et-penible-parcours-du-changement-de-sexe

8.https://www.msn.com/un-mannequin-allemand-dépense-160-000-dollars-pour-allonger-ses-jambes-de-14-centimètres-mais-rencontre-de-graves-complications

9.https://www.nexus.fr/tout-petits-obligatoires

10.https://www.leslignesbougent.org/bientot-15-vaccins-obligatoires-pour-les-bebes-stop-a-cette-fuite-en-avant

11.https://collectifcitoyen.be

12.https://sentadepuydt.substack.com/10-points-pour-une-politique-ethique

13.https://www.jim.fr/spectre-lantibior-asistance-hante

14.https://www.rts.ch/les-derives-de-lozempic-medicament-antidiabetique-detourne-pour-son-effet-coupefaim

15.https://www.bluewin.ch/revue-de-presse-du-dimanche-2-juin-2024

16.https://essentiel.news/dr-fouche-repond-au-reportage-accusatoire-de-cecile-tran-tien



Articles Par : Marie-France de Meuron

A propos :

Diplôme Fédéral de Médecine obtenu en 1973, Grand-mère de deux petites-filles majeures, Retirée dans le Canton de Neuchâtel en Suisse.

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