L’empire américain à bout de souffle: Vers l’expulsion des USA du Moyen-Orient?

Les visées hégémoniques et militaires des USA au Moyen-Orient ont atteint un seuil critique. 

L’assassinat du général Soleimani du Corps des gardiens de la Révolution iranienne que le président des États-Unis a ordonné le 3 janvier 2020 est l’équivalent d’une déclaration de guerre contre l’Iran. 

Le président Donald Trump a accusé Soleimani de fomenter des attaques imminentes et sinistres : « Nous sommes passés à l’action hier soir pour mettre fin à une guerre. Nous ne l’avons pas fait pour commencer une guerre (…). Nous l’avons pris sur le fait et l’avons liquidé. »

Le secrétaire à la Défense des USA Mark T. Esper a qualifié l’assassinat de « mesure défensive décisive », tout en confirmant que l’opération ordonnée par le président a été menée par le Pentagone. « Les règles du jeu ont changé », a déclaré Esper.  

Ce que les médias ont omis de reconnaître, c’est le rôle central qu’a joué le général Soleimani contre les terroristes du groupe armé « État islamique » et d’Al-Qaeda en Irak et en Syrie. 

La force Al-Qods du Corps des gardiens de la Révolution iranienne, sous la conduite du général Soleimani, a mené une véritable campagne antiterroriste contre les mercenaires de Daech, qui dès le départ étaient financés, entraînés et recrutés par les USA et leurs alliés. 

Le plan d’action de Trump pour « mettre fin à une guerre » consiste à « protéger » les fantassins affiliés à Daech et Al-Qaeda.

Assassinats extrajudiciaires par les USA

L’assassinat du général Soleimani constitue certes un acte criminel de la part du président Trump, mais la pratique américaine d’assassiner des politiciens étrangers ne date pas d’hier. 

Ce qui distingue l’assassinat du général Soleimani des autres assassinats extrajudiciaires, c’est que le président des USA a annoncé officiellement en avoir donné l’ordre.

C’est un dangereux précédent. Cet assassinat est délibéré et non dissimulé comme le sont les opérations secrètes de la CIA et le soutien de groupes affiliés à Al-Qaeda qui agissent au nom de Washington.  

Il est important de noter que ce n’est pas Trump mais bien Obama qui a officialisé (« légalisé ») la pratique de l’assassinat extrajudiciaire (ordonné par le président) : 

Si le président [Obama] peut tuer n’importe qui sans enquête judiciaire, y compris des citoyens américains, reste-t-il des pouvoirs qu’il ne possède pas? Ainsi fout le camp la distinction la plus formelle entre une démocratie et une dictature présidentielle. (Joseph Kashore, wsws.org, 31 octobre 2012)

La réponse de Trump : davantage de troupes au Moyen-Orient

Pendant que le Pentagone annonçait l’envoi « de milliers de troupes supplémentaires au Moyen-Orient », le parlement irakien votait à l’unanimité en faveur du retrait immédiat de toutes les forces américaines. 

La législation oblige le gouvernement irakien à « mettre un terme à toute présence étrangère sur le sol irakien et interdire l’utilisation de l’espace aérien, terrestre et maritime de l’Irak pour quelque raison que ce soit ». 

Note ; Mort à l’Amérique : fait référence au gouvernement américain, et non au peuple américain

Retour en arrière : Les raids aériens d’Obama (2014-2017)

Le parlement irakien a également suspendu l’accord corrompu de 2014 avec l’administration Obama, qui invitait les USA à diriger une fausse opération antiterroriste contre le groupe armé « État islamique » (Daech), composé de mercenaires financés, entraînés et recrutés par les USA et l’OTAN, avec le soutien de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

La décision du parlement irakien est à cet égard fondamentale. Cette opération a été utilisée par l’administration Obama comme prétexte pour justifier une troisième phase de la guerre contre l’Irak (1991, 2003, 2014). C’est en juin 2014 qu’Obama a lancé cette nouvelle phase de tueries et de destructions sous le couvert d’une opération antiterroriste. 

Pourquoi la US Air Force a-t-elle été incapable d’éliminer Daech qui, au départ, était pour l’essentiel équipé d’armes légères conventionnelles, sans bien sûr oublier leurs rutilantes camionnettes Toyota?

C’est parce que dès le départ, la campagne aérienne du lauréat du prix Nobel de la Paix Barack Obama N’ÉTAIT PAS dirigée contre Daech. La preuve confirme que l’État islamique n’était pas visé, bien au contraire. Les raids aériens visaient à détruire l’infrastructure économique de l’Irak et de la Syrie. 

Regardez l’image du convoi de camionnettes de Daech entrant en Irak en provenance de la Syrie, qui a pu traverser 200 km en plein désert entre les deux pays.

Ce convoi est entré en Irak en juin 2014.

Qu’aurait-il fallu, d’un point de vue militaire, pour anéantir un convoi de Daech dépourvu de capacités antiaériennes efficaces ?

Pas besoin de comprendre les questions militaires pour répondre à cette question. Le gros bon sens suffit.

S’ils avaient voulu éliminer les brigades de Daech, ils auraient pu bombarder intensivement leurs convois de camionnettes Toyota pendant leur traversée du désert de la Syrie à l’Irak en juin 2014. 

Le désert syro-arabe est en terrain ouvert (voir la carte). Avec des avions de chasse à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, F16), l’opération aurait été, d’un point de vue militaire, « un jeu d’enfant », une frappe chirurgicale rapide et efficace, qui aurait décimé les convois de Daech en quelques heures. 

Mais si cela s’était produit, ils n’auraient pu imposer leur campagne de bombardement baptisée « Responsabilité de protéger » (R2P), qui s’est prolongée pendant trois ans (2014-2017).

Dans la réalité, nous avons eu plutôt droit à des raids et à des bombardements aériens sans relâche qui ont culminé avec la soi-disant libération de Mossoul (février 2017) et de Raqqa (octobre 2017) par la coalition dirigée par les USA. 

On nous a fait croire que Daech avait le dessus et ne pouvait être défait que par une puissante coalition militaire formée de 19 pays sous la direction des USA. 

C’était les habitants de l’Irak et de la Syrie qui étaient ciblés. Les bombardements d’Obama visaient à détruire l’infrastructure civile de l’Irak et de la Syrie. 

Daech n’a jamais été visé par l’agression des USA, bien au contraire. L’alliance militaire occidentale le protégeait. 

Retrait des troupes US : Yankee Go Home (2020)

Bien qu’un retrait majeur des troupes US soit peu probable dans un avenir prévisible, la « guerre des USA contre le terrorisme » est menacée. Personne ne croit plus que les USA s’en prennent aux terroristes. 

En Irak et en Syrie, tout le monde sait que les entités associées à Al-Qaeda et Daech sont soutenues par les USA et l’OTAN. 

Le processus menant à l’expulsion des USA (« Yankee Go Home ») a été mis en branle. Les USA sont non seulement chassés de l’Irak et de la Syrie, mais leur présence stratégique dans le grand Moyen-Orient est également menacée. Ces deux facettes sont intimement liées. 

De plus, plusieurs anciens alliés des USA dont la Turquie, Oman, le Qatar et l’Égypte, ont normalisé leurs relations avec l’Iran. 

Bombardements punitifs de Trump. Seront-ils exécutés?

Dernièrement, Trump a averti que si Téhéran riposte à l’assassinat du général Soleimani, il prendra pour cibles « 52 sites iraniens », en laissant entendre qu’ils seront frappés « TRÈS VITE ET TRÈS FORT ». 

Donald Trump veut répliquer. Mais il a un grave problème logistique entre les mains dont il n’est peut-être même pas conscient. 

Normalement, une opération punitive de cette nature dirigée contre l’Iran se ferait à partir du quartier général avancé du USCENTCOM au Moyen-Orient, qui se trouve à la base aérienne d’Al-Udeid au Qatar.

« Le CENTCOM chapeaute les forces US basées dans l’ensemble du Moyen-Orient et certaines autres en Asie centrale, dans des pays comme l’Afghanistan et l’Irak. Son QG principal est à Tampa, en Floride, mais elle mène ses opérations de combat quotidiennes à partir de la base aérienne d’Al-Udeid. »

Comptant 11 000 militaires américains, la base aérienne d’Al-Udeid proche de Doha est « l’une des plus durables et stratégiques qui soit des forces armées des USA sur la planète » (Washington Times). Plusieurs guerres majeures au Moyen-Orient y ont été coordonnées, notamment en Afghanistan (2001) et en Irak (2003). Elle est aussi impliquée en Syrie.

Le problème, c’est que la base avancée du USCENTCOM que constitue la base aérienne d’Al-Udeid se trouve au Qatar, et que depuis juin 2017, le Qatar « couche avec l’ennemi ». C’est que le Qatar est devenu un allié loyal de l’Iran.

Ce que les médias et les analystes spécialisés dans les affaires étrangères et militaires omettent de reconnaître, c’est que le QG de la base avancée du CENTCOM à la base militaire d’Al-Udeid est de facto « en territoire ennemi ». On dirait bien que le président des USA n’est pas du tout au courant de cette situation.

Il y a à peine quelques mois (octobre 2019), le Pentagone a pris la décision DE NE PAS transférer la base avancée du USCENTCOM à Al Udeid ailleurs au Moyen-Orient.

« Le Qatar a toujours été un partenaire exceptionnel, cette base opérationnelle est vraiment extra et le CENTCOM n’a pas l’intention d’aller ailleurs », a déclaré Chance Saltzman, le commandant adjoint du CENTCOM.

Renseignements bâclés ou planification militaire déficiente? Le Qatar n’est pas un « partenaire exceptionnel ». Depuis juin 2017, le Qatar est devenu un allié de facto de l’Iran.

Plus récemment, il a été question de l’établissement de liens militaires bilatéraux entre l’Iran et le Qatar.

Après avoir décidé qu’Al Udeid (situé en territoire ennemi) ne pouvait être déplacé ailleurs au Moyen-Orient, le Pentagone a songé à transférer les opérations aériennes et spatiales d’Al Udeid en Caroline du Sud, « 7 000 milles plus loin ». C’était une simulation. Le déplacement envisagé n’a duré que 24 heures. 

Conclusion : on ne peut effectivement « livrer une guerre » au Moyen-Orient sans avoir de « base avancée » sur place. D’où le ridicule de la proposition de transfert en Caroline du Sud.

Les planificateurs militaires des USA sont-ils au désespoir?

Depuis mai 2017, à la suite du démantèlement du Conseil de coopération du Golfe, le Pentagone N’A PU TRANSFÉRER LA BASE AVANCÉE DU USCENTCOM (y compris la force de frappe aérienne) D’UN TERRITOIRE ENNEMI (LE QATAR) à un « territoire ami » (Arabie saoudite, Israël) dans le grand Moyen-Orient.

Les analystes militaires admettent aujourd’hui qu’en cas de conflit avec l’Iran, Al-Udeid deviendrait une cible prioritaire. « Le système de défense de la base serait apparemment mal équipé pour se protéger des missiles de croisière et drones à basse altitude (…). » 

Monsieur le président, comment diable pouvez-vous lancer vos bombardements punitifs vers l’Iran à partir du territoire d’un proche allié de ce pays? 

D’un point de vue stratégique, cela n’a aucun sens. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Les bombardements et les attaques de missiles peuvent être lancés à partir d’autres bases militaires des USA au Moyen-Orient (voir le diagramme), ou encore de Diego Garcia, de porte-avions, de sous-marins, etc. Mais la base avancée régionale du USCENTCOM à Al-Udeid, au Qatar, joue un rôle de premier plan dans la structure de commandement en liaison avec le QG du USCENTCOM à Tampa, en Floride, et le commandement stratégique des USA (USSTRATCOM), à la base aérienne de Offutt, au Nebraska.

Bien que le Qatar et les USA aient conclu un accord de coopération bilatérale de longue durée en ce qui concerne la base aérienne d’Al-Udeid, le Qatar a conclu aussi des accords de coopération militaire non seulement avec l’Iran, mais aussi avec le Hamas et le Hezbollah, qui sont tous des « ennemis » des USA:

Le problème pour Washington, c’est que le Qatar, où se trouve Al-Udeid, a également des liens d’amitié avec le Mouvement de la résistance islamique basé à Gaza (le Hamas) et est proche des dirigeants du Hezbollah (…) [Le Qatar a aussi] des relations étroites avec l’Iran. En fait, si la plus grande base aérienne des USA ne se trouvait pas au Qatar, le Qatar serait pressé par les USA de mettre fin à son comportement.

Pour couronner le tout, le Qatar a aussi des liens d’amitié avec la Russie. Un accord de coopération technique en matière de défense aérienne a été signé avec Moscou, peu après le clivage entre le Qatar et l’Arabie saoudite.

La base aérienne d’Incirlik en Turquie

Une autre situation de « lit partagé avec l’ennemi » prévaut à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, installée dans les années 1950 par la US Air Force. Incirlik joue un rôle stratégique dans toutes les opérations menées par les USA et l’OTAN au Moyen-Orient.  

Comptant environ cinq mille aviateurs, la US Air Force se trouve aujourd’hui dans un pays (la Turquie) allié à la fois de la Russie et de l’Iran, des pays voisins avec qui la Turquie entretient de bonnes relations. Par contre, les rebelles soutenus par les USA et la Turquie s’en prennent les uns contre les autres au nord de la Syrie. 

Au milieu de décembre 2019, le ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Çavuşoğlu a lâché une bombe en laissant entendre que « les États-Unis pourraient se voir interdire d’utiliser deux bases aériennes stratégiques [Incirlik et Kurecik] en guise de représailles contre des sanctions possibles des USA contre la Turquie », à la suite de l’achat, par les Turcs, du système de missiles de défense russe S-400. 

Les capacités de guerre conventionnelle des USA

Pour plusieurs raisons, l’hégémonie des USA au Moyen-Orient s’est affaiblie, ce qui est dû notamment à la nature changeante des alliances militaires. 

Les capacités de commandement des USA se sont affaiblies. Deux des principales bases aériennes stratégiques, Incirlik (en Turquie) et Al-Udeid (Qatar), ne sont plus sous le contrôle du Pentagone.

Bien que la guerre contre l’Iran demeure sur la planche à dessin du Pentagone, dans l’état des choses actuel, un blitzkrieg (sur un théâtre de guerre conventionnelle) impliquant un déploiement simultané des forces terrestres et navales est impossible. 

Les USA ne possédant pas la capacité de mettre en œuvre un tel projet, diverses formes de « guerre limitée » ont été envisagées, y compris des attaques de missiles, des « opérations coup de poing » (dont le recours à des armes nucléaires tactiques), des manœuvres de déstabilisation politique et des révolutions de couleur (déjà en cours), des sanctions économiques, des manipulations des marchés financiers et des réformes macroéconomiques néolibérales (imposées par l’entremise du FMI et de la Banque mondiale). 

L’option nucléaire contre l’Iran

C’est justement à cause des faiblesses des USA au chapitre de la guerre conventionnelle que l’option nucléaire pourrait être envisagée, une option qui entraînerait inévitablement une escalade. 

L’ignorance et la stupidité sont des facteurs en cause dans le processus décisionnel. Selon l’analyste des affaires étrangères Edward Curtin, « les fous font des folies ». 

Qui sont les fous qui occupent des postes décisionnels clés? 

Les conseillers de Trump en matière de politique étrangère, comme le secrétaire d’État Mike Pompeo, le conseiller à la Sécurité nationale Robert O’Brien et le représentant spécial pour l’Iran et conseiller de Pompeo Brian Hook peuvent « conseiller » au président Trump d’autoriser une « opération coup de poing » contre l’Iran au moyen d’armes nucléaires tactiques (bunker buster B61), que le Pentagone a classées dans la catégorie « inoffensive pour les êtres humains puisque l’explosion est souterraine ». 

L’opération coup de poing désignée par le Pentagone suggère l’idée d’une opération militaire (au moyen d’une arme nucléaire tactique à faible puissance « plus utilisable ») qui « causerait des dommages mineurs ». C’est tout à fait faux, car la capacité explosive d’une arme nucléaire tactique est de 3 à 12 fois supérieure à celle de la bombe lancée sur Hiroshima.

Selon le Bulletin des scientifiques atomistes (juillet 2019) :

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran les entraînent vers un affrontement militaire qui soulève une réelle possibilité que les USA utilisent des armes nucléaires. Tout l’assortiment de capacités asymétriques dont l’Iran s’est doté pour résister efficacement aux USA garantit pratiquement ce genre d’affrontement. Le dispositif nucléaire des USA en place permet à l’administration Trump d’envisager le recours à des armes nucléaires tactiques dans des théâtres conventionnels. Certains au sein de l’administration Trump pourraient bien croire qu’il est dans l’intérêt supérieur des USA d’essayer d’obtenir une victoire décisive rapide dans le carrefour pétrolier du golfe Persique et d’y parvenir en utilisant son arsenal nucléaire.

Nous croyons qu’il y a une possibilité grandissante qu’une guerre USA-Iran entraîne une frappe nucléaire américaine (…)

Fait important, le recours aux armes nucléaires tactiques ne nécessite pas l’autorisation du commandant en chef. Cette autorisation ne concerne que les armes nucléaires stratégiques.

Malgré les avertissements du Bulletin des scientifiques atomistes, les circonstances actuelles ne sont pas en faveur d’une « opération coup de poing » des USA au moyen d’armes nucléaires tactiques. 

L’arsenal d’armes nucléaires tactiques de la US Air Force est stocké et déployé dans des bases militaires situées dans cinq pays européens (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie et Turquie), sous commandement national de ces pays. 

 

Selon Hans Kristensen et Matt Korda (Bulletin des scientifiques atomistes, rapport de 2019), les USA posséderaient 230 armes nucléaires tactiques, dont 180 sont déployées dans cinq pays européens non nucléaires. Certaines bombes bunker B61 munies de têtes nucléaires (bombes à chute libre) sont stockées et déployées sur la base aérienne d’Incirlik, sous l’autorité de la Turquie (voir le tableau). 

Conclusion

  • Un président des USA prêt à commettre des crimes de guerre.
  • Une trame narrative de « guerre au terrorisme » qui s’étiole. 
  • Des structures de commandement affaiblies.
  • Des alliances qui s’étiolent.
  • Un lit partagé avec l’ennemi.
  • Des analystes de la politique étrangère imprévisibles.
  • Des tromperies et des erreurs.

À l’heure actuelle, l’arme la plus puissante des USA demeure la dollarisation, les réformes économiques néolibérales et la capacité à manipuler les marchés financiers. 

Michel Chossudovsky

 

Article publié initialement en anglais :

America, An Empire on its Last Leg: To be Kicked Out from the Middle East?, le 7 janvier 2020.

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca

Lire en anglais le dernier article de Michel Chossudovsky :

Video: Trump Calls Upon Iran: “We Should Work Together”



Articles Par : Prof Michel Chossudovsky

A propos :

Michel Chossudovsky is an award-winning author, Professor of Economics (emeritus) at the University of Ottawa, Founder and Director of the Centre for Research on Globalization (CRG), Montreal, Editor of Global Research.  He has taught as visiting professor in Western Europe, Southeast Asia, the Pacific and Latin America. He has served as economic adviser to governments of developing countries and has acted as a consultant for several international organizations. He is the author of eleven books including The Globalization of Poverty and The New World Order (2003), America’s “War on Terrorism” (2005), The Global Economic Crisis, The Great Depression of the Twenty-first Century (2009) (Editor), Towards a World War III Scenario: The Dangers of Nuclear War (2011), The Globalization of War, America's Long War against Humanity (2015). He is a contributor to the Encyclopaedia Britannica.  His writings have been published in more than twenty languages. In 2014, he was awarded the Gold Medal for Merit of the Republic of Serbia for his writings on NATO's war of aggression against Yugoslavia. He can be reached at [email protected]

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