Les Israéliens décrochent le contrat pour sécuriser les frontières des Etats-Unis

L’équipe de Boeing, qui mettra en application le programme appelé Initiative de Sécurisation des Frontières le long des frontières nord et sud des Etats-Unis, comprend une entreprise en technologie de surveillance appelé Kollsman Inc., une filiale appartenant à l’entreprise Elbit Systems de Haïfa, Israel.

Le 21 septembre 2006, Michael Chertoff, le Secrétaire du Département de la Sécurité de la Patrie (CSAD), a annoncé qu’un consortium dirigé par l’entreprise Boeing basée à Chicago avait gagné un contrat de milliards de dollars pour installer des détecteurs et un radar le long de la frontière des États-Unis.
Une portion du mur entre les Etats-Unis et le Mexique
Une portion du mur entre les Etats-Unis et le Mexique

Le marché, première partie d’un projet gouvernemental de plusieurs milliards de dollars conçu pour réduire l’entrée illégale le long des frontières canadiennes et mexicaines comprend des caméras, des détecteurs et même des avions sans pilotes.

Quand on a demandé à Chertoff pourquoi le CSAD avait choisi le groupe dirigé par Boeing, il a refusé de commenter.

Pourtant, la raison du silence de Chertoff est parlante : l’équipe de Boeing inclut un sous-traitant de l’armée israélienne qui jouera un rôle principal « dans la sécurité » de la frontière américaine.

Ce qui est intéressant, c’est que la mère israélienne de Chertoff a joué un rôle important dans la création de ce pays dans son enfance.

L’équipe de Boeing, qui mettra en application le programme de CSAD appelé Initiative de sécurisation des Frontières (SBI) le long des frontières nord et sud des Etats-Unis, comprend un Merrimack, une entreprise en technologie de surveillance appelé Kollsman Inc., une filiale appartenant à l’entreprise Elbit Systems de Haïfa, Israel. Elbit Systems Ltd. of Haifa, Israel.

L’équipe Israélo-Américaine comprend Unisys Corp., DRS Technologies Inc., L-3 Communications Holdings Inc., Lucent Technologies Inc., Perot Systems Corp. et Kollsman appartenant aux Israéliens, qui fabrique des caméras infrarouges à images thermiques utilisées pour surveiller les frontières d’Israel.

Alors que Chertoff annonçait l’attribution du contrat, d’une valeur estimée à environ 2.5 milliards de dollars, il accordait un contrat très lucratif et sensible à une entreprise israélienne liée très étroitement à l’armée israélienne. Le contrat n’aurait pas une valeur globale. Des paiements seront annoncés en tant que parties du système commandé.

Le travail sera effectué en plusieurs phases, avec une première partie de 45 km de long près de Tucson, en Arizona, selon Chertoff. Cette première phase coûtera 67 millions de dollars.

La proposition de Boeing inclut environ 1.800 tours d’observations le long des frontières avec des caméras développées par l’entreprise israélienne, Elbit Systems Ltd, qui peuvent repèrer des personnes jusqu’à 15 km.
Le mur d’annexion israélien, devant le camp d’Aïda, à Bethléem. Mai 2006
Le mur d’annexion israélien, devant le camp d’Aïda, à Bethléem. Mai 2006
Elbit Systems indique qu’il est : « le premier fournisseur et intégrateur de systèmes pour le système de contrôle de la police des frontières israéliennes, un système automatisé pour l’enregistrement et le contrôle déployés à chaque passage de frontières israéliennes. [1]

« Elbit Systems a développé et intégré des solutions multicouches incorporant la biométrie tranchante, des technologies d’identifications optiques et de RFID [identification par radiofréquence]. Nos solutions de sécurité de périmètre ont été également adaptées pour des infrastructures d’énergie et des installations en mer », indique le site Internet de l’entreprise.

« Nous recherchons une technologie avancée qui peut sélectionner un visage dans la foule », déclare Wayne Esser, le chef d’équipe de l’équipe Boeing, à Washington Technology.

Elbit fournit à l’armée israélienne un système de surveillance de sécurité des frontières avec des détecteurs intégrés, des radars, « une barrière intelligente » et des caméras.

Liens avec les services de renseignements israéliens :

Kollsman n’est pas le seul intervenant dans l’équipe de Boeing à avoir des liens avec les services de renseignements israéliens. Comme l’avait précédemment indiqué l’AFP, Unisys Corp., présidé par Lawrence A. Weinbach, a intégré le logiciel de sécurité israélien dans les produits informatiques qu’il vend au gouvernement américain et à d’autres clients.

Le logiciel de Check Point Software Technologies de Ramat Gan, Israel, par exemple, est intégré dans les produits d’Unisys.

Elbit Systems est dirigé par un conseil qui est composé d’anciens généraux israéliens, de colonels, d’ambassadeurs, et d’anciens responsables des plus grandes banques et des entreprises israéliennes.

Le seul directeur non-israélien du comité de direction de l’entreprise composé de 18 membres est Timothy Taylor, président d’origine britannique et président d’Elbit Systems aux Etats-Unis. Taylor parle aux médias américains pour l’entreprise appartenant aux Israéliens tandis que les anciens pilotes de combat et les généraux israéliens dirigent l’entreprise à Haïfa.

SBI est une initiative de Chertoff qui est censée être « un plan global pour contrôler nos frontières et pour refouler le flux d’immigration illégale ». « Ce que nous cherchons à faire, c’est construire une barrière virtuelle », dit Chertoff. « Nous voulons savoir quand quelqu’un ou quelque chose franchit la frontière. »

Alors que la presse israélienne était rapide à signaler qu’une entreprise israélienne faisait partie du programme de sécurité des frontières de SBI, Chertoff ne l’a pas mentionné. « La filiale d’Elbit Systems, Kollsman, a annoncé qu’elle assurerait la technologie pour identifier les menaces, décourager et empêcher les passages et appréhenderait les intrus le long des frontières américaines », révélait le quotidien israélien Ha’aretz.

Huntleigh – Etats-Unis, une autre société appartenant aux Israéliens, fournissait le système de détection des passagers à l’aéroport Logan de Boston au matin du 11 septembre 2001.

Huntleigh, qui appartient en totalité à l’entreprise israélienne, International Consultants on Targeted Security (ICTS) n’avait pas apparemment arrêté les terroristes arabes qui ont détourné les deux avions qui ont heurté le World Trade Center, selon la version du gouvernement.

Maintenant, la même administration qui n’a pas arrêté les attaques terroristes du 11 -septembre embauche une entreprise appartenant aux Israéliens pour aider à protéger l’ensemble de la frontière terrestre des États-Unis.

De peur que nous oubliions : Les entreprises israéliennes avaient obtenu les contrats pour la sécurité aux aéroports où les soi-disant « terroristes arabes » ont été autorisés à bord des vols du 11 septembre.

[1] surlignement : CL, Afps

Christopher Bollyn est un journaliste actuellement basé Chicago qui a énormément voyagé à travers le monde et travaille comme chef du bureau pour American Free Press. Il a écrit intensivement sur une grande variété de sujets comprenant la polémique entourant les systèmes de vote automatisés, le conflit Israelo-Arabe et les nombreuses questions sans réponse entourant les attaques terroristes du 11 septembre.

Source : American Free Press http://www.americanfreepress.net

Traduction : MG pour ISM

choix de photos : CL, Afps

voir aussi le quotidien israélien conservateur Jerusalem Post :

http://www.jpost.com/servlet/Satellite ? pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1159125863280



Articles Par : Christopher Bollyn

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