Les montres magnétiques

Les montres magnétiques

Image optique de la région du pulsar Vela. Crédit NOAO/CTIO

 Stephen Smith, 28 novembre 2008

    Dans l’espace, les champs magnétiques extrêmes seraient engendrés par la grande vitesse de rotation des étoiles à neutrons. C’est l’un des nombreux exemples de théories construites sur la supposition erronée d’une autre théorie.

    Plusieurs articles de la série Picture of the Day ont abordé le problème des étoiles à neutrons ainsi que la manière dont elles affectent le progrès de la recherche en astronomie. Selon la théorie stellaire électrique, les étoiles à neutrons font partie de la même catégorie que les licornes roses invisibles. Dans la cosmologie gravitationnelle, seul le déficit de gravité rend nécessaire la notion d’étoile à neutrons, afin de justifier la force soi-disant infinie de la gravitation.

    La notion d’étoile à neutrons fut suggérée en réponse au comportement des pulsars. Les pulsars sont des étoiles dont la luminosité varie dans une court laps de temps. Les pulsars sont importants pour les modèles en astrophysique, car ils servent d’outils de mesure. On pense que ceux dont la distance est « connue, » alliés aux variations de leur luminosité, balisent les itinéraires spatiaux, de sorte que la distance des autres étoiles ayant des caractéristiques similaires peut être déterminée.

    Les pulsars sont décrits comme des « phares » de faisceaux d’énergie concentrée à des points spécifiques. Le consensus de la théorie gravitationnelle exige que toute nouvelle donnée se conforme à sa doctrine plutôt que l’inverse, de sorte qu’un mécanisme rotatif a été proposé pour expliquer les pulsations. Quand la rotation d’un pulsar met son faisceau en alignement avec un télescope sur Terre, un éclair de lumière est visible.

    Cependant, quand la mesure du rythme de rotation de certains pulsars fut de l’ordre de la seconde ou moins (même chez ceux dont la masse dépasse de beaucoup celle de notre Soleil), les « étoiles à neutrons » furent inventées. On pensa que seul un matériaux hyper-dense, du genre neutronium, est capable de résister à ces vitesses centrifuges. Le neutronium est un matériau hypothétique dans lequel tous les électrons sont écrasés dans les noyaux atomiques ; dans lequel les protons et les électrons ont fusionné pour former des neutrons.

    Les « magnétars » sont des étoiles anormales assimilées à des pulsars à rayons X (AXP) ou à des répéteurs de rayons gamma à faible énergie (SGR). Ils sont censés être créés par des étoiles à neutrons dont le champs magnétiques atteint plus de 1015 gauss. Par comparaison, le champ magnétique de la Terre se chiffre aux alentours du demi-gauss, de sorte que ces « pulsars magnétiques » sont des foyers incroyablement puissants. Cependant, il faut souligner que les preuves sont indirectes et que pas une seule étoile à neutrons n’a été observée.

    Ce qui est observé, ce sont d’intenses champs magnétiques pulsant parfois en une fraction de seconde. Certains magnétars ont aussi été aperçus en train d’émettre des salves de rayons gamma, attribuées à des « tremblements d’étoiles » à la surface ultra-solide de l’étoile à neutrons. À cause d’une aussi grande masse par unité de volume, tout mouvement rapide dans la croûte crée une intense « reconnexion magnétique » qui émet des rayons gamma. Il est inutile de rappeler la problématique de la reconnexion magnétique, sauf pour dire qu’elle appartient aussi à la catégorie des constructions imaginaires, créées par les astrophysiciens pour essayer d’expliquer les événements énergiques en l’absence de gravité suffisante.

    C’est un fait bien établi que les champs magnétiques sont induits par des courants électriques. Par conséquent, un courant électrique doit générer le champ intense du magnétar. Il est aussi incontestable que l’amenée du courant doit faire partie d’un circuit, puisque tout flux électrique permanent doit se propager dans un circuit fermé.

    L’hypothèse de l’Univers Électrique ne nécessite ni étoile affaissée sur elle-même ni vitesses de rotation si grande que la matière ordinaire ne supporterait jamais sa tension. Les oscillations dans les magnétars (ou pulsars, en général) sont provoquées par des effets de résonance dans des circuits électriques. La libération soudaine de l’énergie électrique stockée dans une « double couche » est responsable du déchaînement de rayons gamma. Ce débordement commence par un brusque pic d’énergie, puis décline petit à petit, comme un coup de foudre.

    Don Scott, l’auteur de The Electric Sky (Ciel électrique), écrivait récemment : « La notion d’étoile à neutrons est tout simplement encore une autre extravagance, suscitée cette fois pour éviter de faire face à l’idée de la nature électrique du phénomène des salves de pulsars. Aucun noyau atomique ou atome sans charge électrique, constitué juste de neutrons, n’a jamais été synthétisé en laboratoire, ni ne pourra jamais l’être. En fait, toute recherche sur Internet du mot ‘’neutronium’’ ne donnera que des références à un jeu informatique, et non à quelque discussion ou description scientifique réelle. Les neutrons seuls se désintègrent en paires de proton-électron en moins de 14 minutes ; des assemblages d’atome de ce genre éclateraient en morceaux presque instantanément. »

    Il semble plus vraisemblable que nous voyons dans les magnétars une immense concentration d’électricité focalisée par une sorte de « canon à plasma. » Comme le courant circule à travers des nuages de poussière de plasma, il concentre les forces à cause de l’effet Biot-Savart, se rassemble et forme une zone hélicoïdale de striction longitudinale énorme, connue sous le nom de « z-pinches » ou « Bennett pinches. » Les étoiles se forment dans ces zones de striction, et, dépendant de la quantité de courant passant dans le circuit, le champ magnétique d’une étoile sera plus grand là où il y a le plus de courant.

Texte original en anglais:
thunderbolts.info/tpod/2008/arch08/081126magnetic.htm, 26 novembre 2008.

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



Articles Par : Stephen Smith

Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) accorde la permission de reproduire la version intégrale ou des extraits d'articles du site Mondialisation.ca sur des sites de médias alternatifs. La source de l'article, l'adresse url ainsi qu'un hyperlien vers l'article original du CRM doivent être indiqués. Une note de droit d'auteur (copyright) doit également être indiquée.

Pour publier des articles de Mondialisation.ca en format papier ou autre, y compris les sites Internet commerciaux, contactez: [email protected]

Mondialisation.ca contient du matériel protégé par le droit d'auteur, dont le détenteur n'a pas toujours autorisé l’utilisation. Nous mettons ce matériel à la disposition de nos lecteurs en vertu du principe "d'utilisation équitable", dans le but d'améliorer la compréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux. Tout le matériel mis en ligne sur ce site est à but non lucratif. Il est mis à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent dans le but de faire de la recherche ainsi qu'à des fins éducatives. Si vous désirez utiliser du matériel protégé par le droit d'auteur pour des raisons autres que "l'utilisation équitable", vous devez demander la permission au détenteur du droit d'auteur.

Contact média: [email protected]