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Les États-Unis, toujours en crise, font retentir les trompètes de la guerre
Par Cristóbal Alamo Pérez
Mondialisation.ca, 08 juillet 2010
Agence Cubaine D´Information 8 juillet 2010
Url de l'article:
https://www.mondialisation.ca/les-tats-unis-toujours-en-crise-font-retentir-les-tromp-tes-de-la-guerre/20066

La Havane, 6 juillet  (AIN)  –  Les trompètes de la guerre se font entendre au Moyen-Orient  alors que la crise économique continue ses dégâts aux États-Unis, tel a été le thème de l´émission informative de la télévision Cubaine La table ronde de mardi dernier.

Le journaliste Oliver Zamora a souligné qu´après l´approbation des sanctions par le Conseil de Sécurité, les États-Unis et ses alliés européens ont ajouté de nouvelles mesures à la liste pour tenter d´asphyxier l´Iran ou pour le faire réagir à des provocations d´une manière qui puissent justifier une action militaire.

Zamora a expliqué qu´au Moyen-Orient, il y a cinq nations, dont Israël, qui possèdent des armes nucléaires, ce qui rend plus dangereux tout conflit. Il a également considéré que le véritable motif de la guerre en germes dans cette zone est, en réalité, la situation géographique du pays perse, car il est situé sur la route terrestre et maritime d´une grande partie du pétrole mondial et que, de plus, son territoire abrite de grandes richesses naturelles.

Le directeur du Centre d´Études Hémisphériques et des États-Unis a analysé qu´après les événements du 11 septembre 2001, et en raison de la proximité des élections législatives nord-américaines, l´Iran se trouve sous la menace d´un conflit armé.

Le groupe de ¨tanks pensants¨ des États-Unis considère cette action comme nécessaire pour améliorer les positions du gouvernement. Dans le cas de l´Afghanistan, on observe également une recrudescence des actions militaires, la négation de la déroute et l´affirmation de la possibilité d´atteindre les objectifs de l´invasion.

Olivier Zamora a expliqué que la réforme financière nord-américaine, en réalité, a pour objectif de mettre en norme le fonctionnement des institutions pour porter remède au niveau élevé de corruption, mais sans qu´il y ait une transformation des structures ou que soient instaurés de impôts nouveaux sur les banques qui sont les vrais responsables de la situation actuelle.

La crise, a-t-il expliqué, provoque la faillite de plusieurs états nord-américains, et il a donné l´exemple  de la Californie, l´État qui manie le budget le plus élevé de l´Union, qui a décidé de réduire drastiquement ses dépenses, et tout spécialement dans le domaine des dépenses sociales.

La relation existante entre guerre et économie, a-t-il expliqué, démontre que les situations de conflit armé sont considérées comme bénéfiques car elles permettent de réduire le chômage, sans que l´on se préoccupe des pertes humaines et des dommages causés au pays attaqué.

Aux États-Unis, le chômage persiste et influe négativement sur la récupération économique. Les experts opinent qu´il faudrait créer 300 000 nouveaux emplois dans les deux prochaines années pour revenir à la situation de 2008, a ajouté la journaliste Barbara Betancourt.

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