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L’invasion de l’Europe est-elle la conséquence de la « standardisation » mise en œuvre par les néoconservateurs US ?
Par Valentin Vasilescu
Mondialisation.ca, 06 avril 2016
reseauinternational.net
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Certaines allégations dans ce texte relèvent, comme le souligne l’auteur, de théories qui « collent » à ce que nous observons, mais qui ne sont pas vérifiées. Réseau International 

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Selon le Daily Mail, le commandant des forces de l’Otan en Europe, le général états-unien Philip Breedlove, a tenu devant la Commission des forces armées du Sénat US un discours dans lequel il affirme que la Russie et le gouvernement d’el-Assad ont essayé de transformer la crise des migrants en une arme pour détruire la structure de l’UE et casser la détermination des Européens. Le discours de Breedlove est simplement une continuation des aberrations de George Soros selon qui l’objectif de Poutine est d’accélérer la dissolution de l’Union Européenne et le moyen le plus efficace pour y parvenir est de forcer les Syriens à chercher refuge en Europe. Il omet de rappeler que l’afflux massif de réfugiés a commencé via la Libye, et que le réseau des médias et les 12 fondations mondiales « pour la démocratisation » de Soros ont guidé, pas à pas, certains réfugiés pour les amener au cœur de l’Europe depuis 2005.

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Le milliardaire George Soros a déclaré que son objectif est la protection des réfugiés et que les frontières des États en Europe (et donc les identités nationales) sont des obstacles à la réalisation de cet objectif. Il a proposé à l’UE un plan pour résoudre la crise migratoire en établissant des « voies sécurisées de circulation » pour les demandeurs d’asile, leur permettant de passer sans contrôle de la Grèce et de l’Italie vers les pays de destination. Soros exhorte l’UE à recevoir au moins un million de réfugiés par an, d’abroger la législation européenne pour l’obtention de l’asile, et d’accorder à chaque réfugié 15 000 euros par an, pendant les deux premières années passées en Europe. La tendance actuelle des Européens, induite par la Maison-Blanche, nous montre qu’il suffit que quelques « progressistes » US de la stature de Soros ou de Breedlove disent que c’est Poutine qui s’oppose à ce que l’Europe fasse quelque chose, pour que toute l’Europe fasse exactement le contraire, quitte à aller au suicide, juste par esprit d’opposition à Poutine, pour ne pas lui permettre d’enregistrer une « victoire ». Le paradoxe est que cette « sombre » logique commune de Breedlove et de Soros va encore plus loin en continuant à donner l’ordre à l’Europe de montrer à la Russie qu’elle n’est pas déstabilisée. Comment ? En se suicidant, en prenant en charge tous les réfugiés (parmi lesquels se trouvent des terroristes, livrés par la politique de la Maison-Blanche et ses alliés, les monarchies du Golfe et la Turquie), d’après le principe selon lequel « encourager l’immigration est la solution mondiale ». Le plus grave, c’est que les immigrants en Europe sont encouragés à croire que leur loyauté devrait être exercée envers d’autres immigrants à venir, plutôt qu’envers les intérêts de la société européenne qui les a reçus.

En 2001, les États-Unis ont inventé un nouveau concept militaire, la guerre contre le terrorisme pour leur permettre d’intervenir militairement en Afghanistan, en utilisant le réseau terroriste Al-Qaïda. Par la suite les États-Unis ont envahi l’Irak, la Libye pour renverser Kadhafi, et le « printemps arabe » soutenu par des fondations, a entraîné l’invasion de ce pays par des groupes terroristes islamistes. Toutes ces zones « pacifiées » et « démocratisées » par les Etats-uniens sont devenues du jour au lendemain un réservoir de migration. En réalité, au lieu de lutter contre le terrorisme, nous constatons que les États-Unis l’ont plus généré et l’ont dirigé à leur avantage.

Les terroristes visent à effrayer la population civile, afin de pousser les responsables politiques européens à commencer à faire des erreurs. Ensuite, entrent en jeu les leaders d’opinion qui sont financièrement motivés pour faire leur « devoir civique », amplifié par les médias, pour entretenir l’état de panique. Ils peuvent ainsi orienter et diriger les opinions, les sentiments et le comportement du troupeau. Ils coopèrent avec ceux qui dirigent les terroristes, ce qui augmente de façon exponentielle les conséquences des actes terroristes. Après les attentats à l’aéroport et le métro à Bruxelles, l’opinion publique a été amenée à voir l’instabilité existant dans certaines zones échappant au contrôle des États au cœur des grandes villes en France (plus de 400) et de Belgique. Les faiseurs d’opinions n’avaient jamais parlé de ces endroits où le terrorisme recrute ses effectifs.

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Les attentats en France et en Belgique ont été commis par les Européens eux-mêmes, des personnes ayant la citoyenneté européenne, nés en Europe (France et Belgique). La propagande occidentale orchestrée par les faiseurs d’opinion transforme les auteurs des attentats terroristes de Paris et Bruxelles en immigrés, modifiant l’évidente réalité : ces gens sont bien des Européens, radicalisés, ayant grandi et ayant été éduqués dans leur propre milieu à part, à savoir des quartiers où les forces de l’ordre hésitent à pénétrer. Peut-on dire des noirs états-uniens qu’ils sont Africains, alors que leurs parents et grands-parents sont nés aux États-Unis ? Selon l’opinion des faiseurs d’opinions européens, ces Européens qui ont commis des actes de terrorisme à Bruxelles et à Paris, ont bel et bien réalisé leurs actes après qu’ils aient rejoint les terroristes en Syrie, ces terroristes que leurs gouvernements soutiennent alors qu’ils commettent des actes terroristes contre les Syriens, au nom de la « nécessité » de renverser el-Assad.

L’Europe est donc simultanément sous les coups du terrorisme et envahie par des immigrants d’une manière qui semble orchestrée. Les Européens, qui ont été soumis aux États-uniens par un long processus de lavage de cerveau, ne font aucun lien entre ces détails et le fait qu’ils doivent maintenant se réorganiser et se mélanger avec d’autres populations. Et pour cette nouvelle expérience de laboratoire, tirée apparemment de la doctrine Wolfowitz, il y a besoin d’un catalyseur comme une série de révolutions colorées, intitulées « printemps arabes » pour porter la démocratie. Au lieu de la démocratie, le « printemps arabe » a généré un énorme chaos dans les populations.

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Récemment, plusieurs théories du complot sont apparues sur internet, affirmant la volonté de Washington de prendre le contrôle total de la planète, la colonisation massive de l’Europe en étant l’un des éléments clés. Si c’est le cas, y aurait-il quelqu’un pour s’y opposer ? Les opportunistes de l’UE, dirigés par Angela Merkel ont oublié les règles imposées par l’Allemagne aux autres pays de l’UE et invitent maintenant des millions de réfugiés du Proche-Orient à venir en Allemagne. L’argument selon lequel l’UE a besoin de travailleurs supplémentaires pour couvrir le déficit de la main-d’œuvre allemand est faux. Le taux de chômage moyen dans l’Union Européenne dépasse 11 %, en Espagne et en Grèce il atteint 25 %. En Espagne et en Grèce le chômage des jeunes est de plus de 55 %. Qu’est-ce qu’il se passera si la croissance stagne et que l’Allemagne commence à générer des chômeurs ? L’UE va-t-elle renvoyer des millions d’immigrants chez eux ?

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Selon une de ces théories conspirationnistes, il fallait détruire l’identité nationale et religieuse de toute l’humanité pour arriver à une « gouvernance planétaire », dirigée depuis Washington. L’exemple le plus pertinent est l’expérience tragique de la manipulation, de l’extérieur, des conflits identitaires ethniques et religieux, à laquelle a été soumise la Yougoslavie. Des moudjahidin musulmans armés ont été amenés en Bosnie et des Albanais au Kosovo, pour se battre contre les Serbes orthodoxes. La Croatie et la Slovénie catholiques, se sont battues, à leur tour contre les Serbes orthodoxes, soutenues toutes deux par l’Otan. Si l’identité nationale se perd plus facilement par l’immigration massive, l’identité religieuse est plus difficile à neutraliser, et donc une guerre de religion permanente à travers la planète a été créée et entretenue artificiellement, à partir du modèle expérimenté dans l’ex-Yougoslavie. Cela met en évidence que la religion est la source des problèmes mondiaux qui doivent être éradiqués, pour faire place à une religion unique, éventuellement une croyance dans le Grand Architecte de l’Univers.

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L’échelle de Kardashev (conçue en 1964 par l’astronome soviétique Nikolai Kardashev) est une méthode de mesure du niveau technologique d’une civilisation basée sur l’énergie consommée dans l’effort de communication de cette civilisation. Des théories conspirationnistes affirment que le « Project for the New American Century » a repris ce concept, l’adaptant pour les intérêts US de domination planétaire. Or, selon les néoconservateurs états-uniens, nous sommes une civilisation de type « 0 », et eux, en tant que dirigeants de la planète, vont nous envoyer rapidement à l’étape suivante de l’évolution, à savoir une civilisation de type « 1 », l’objectif déclaré étant » la survie de l’espèce humaine ». Ce processus n’est possible que s’il y a un effort global à l’échelle planétaire dans cette direction. Comment cela pourrait-il se réaliser, alors qu’il y a des États-nations ayant des intérêts différents, des ressources et des économies différentes ? Par le biais du mot-clé standardisation. En premier lieu, en unifiant les économies nationales. Il existe déjà l’Union Européenne et l’Union Africaine. Il y a une tentative de former une Union trans-pacifique. L’objectif poursuivi est le mélange des populations, c’est à dire amener les Africains et les Asiatiques en Europe, ce qui signifie tout standardiser, étant donné que certains sont bons dans certains domaines, d’autres dans d’autres.

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Dans le livre de George Orwell « 1984 », écrit en 1948, il décrit le « ministère de la Vérité, de la Paix et de l’Amour », dont l’une des attributions est le contrôle des faits, des pensées et des sentiments de chacun, d’après le modèle « Big Brother », de désinformation, de mystification, etc. Le principal délit poursuivi est le « crime de pensée », ce qui signifie que les citoyens ne sont pas autorisés à remettre en question ni à penser à certaines choses. Dans le vocabulaire officiel le mot « coup » se réduit à l’impact physique entre deux corps, et il est interdit d’utiliser le terme « coup d’État » ou de le relier à d’autres idées, attitudes, etc. Aujourd’hui, à l’ère du « politiquement correct » nous sommes assez près de l’atmosphère décrite par Orwell, dans le sens où nous ne sommes pas autorisés à dire certaines choses, la « Police de la Pensée » veillant à tout ramener à des termes génériques condamnables tels que fascisme, racisme, homophobie, etc. ou autres termes à la mode tels que russophilie ou autres.

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Les graines du Mal ne sont pas apparues du jour au lendemain en Europe, mais datent de plusieurs décennies, sapant les fondements de la civilisation européenne. Cela a été induit par le multiculturalisme concomitant avec l’entretien du sentiment de minorisation de la majorité indigène, la tolérance excessive pour le mariage homosexuel, l’encouragement à la non appartenance à une  Nation, le manque de respect pour le passé et les ancêtres, le choix d’une seule grande puissance, les États-Unis, comme leader,  alors même que ce dernier sélectionne les dirigeants d’autres nations, l’irresponsabilité envers la postérité, etc… Il semble donc y avoir quelque chose de plus grave et de très bien planifié, au-delà de la tendance généralisée à blâmer les Russes pour tous les maux causés par les États-uniens dans le monde. L’Europe serait-elle la cible finale de ce plan diabolique conçu par les États-Unis depuis 15 ans ? Le 6 janvier 2000, le journal Libération a publié un rapport de la Division de la population des Nations Unies, qui montre que l’Europe est confrontée à un déclin démographique accéléré. La solution des auteurs US du rapport était d’amener en Europe 160 millions de migrants au cours des 25 prochaines années. Les experts US de l’Onu avaient déjà affecté des « quotas » nécessaires pour préserver l’équilibre démographique comme suit : la France devait avoir reçu 23 millions d’immigrés en 2025, l’Italie 26 millions, l’Allemagne 44 millions, etc… [1]. Ce que refusent d’accepter les politiciens de Bruxelles, c’est que, sur cette question, la Russie se trouve du côté des intérêts des nations européennes, s’opposant à la migration sous la forme conçue par Washington et désormais dictée à l’Union Européenne.

Valentin Vasilescu

Notes

[1] « L’immigration, un remède pour la vieille Europe », Nathalie Dubois, Libération, 6 janvier 2000. Le rapport originel de l’Onu est disponible en anglais ici : http://www.un.org/esa/population/publications/migration/migration.htm

Traduction du roumain : Avic – Réseau International

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