Lockdown Files, la fin de l’histoire du Covid au Royaume-Uni

TRIBUNE/LOCKDOWN FILES – Au Royaume-Uni les Lockdown Files** défraient la chronique depuis plusieurs semaines. Il s’agit d’une énorme fuite de conversations privées entre Matt Hancock, le secrétaire d’État à la santé pendant la crise, et de nombreuses autres personnalités, politiques ou scientifiques. Ce sujet ne fait pas grand bruit en France, alors que les conclusions à en tirer sont immenses : les politiques placés comme gestionnaires de la “crise sanitaire” savent pertinemment que les mesures qu’ils ont prises n’ont absolument servi à rien. Matt Hancock se moque carrément de ceux qui y croient.

En France, dans de nombreux médias, ou même sur YouTube, il a été, et est encore bien souvent, interdit de contredire la doxa. Les politiques comme Matt Hancock savent donc parfaitement que le mur de censure, et le prétendu “consensus,” imposés par les média n’est qu’un écran de fumée. Le vrai visage des prétendus “journalistes” qui continuent encore de rabâcher le discours de la peur et de vanter les mérites de la politique gouvernementale est désormais dévoilé : ils n’ont servi que de “kapo” à un système qui les méprise ! Les commanditaires politiques n’ont jamais cessé de rire sous cape. Les rares qui vont oser se réveiller risquent de subir une terrible gueule de bois.

Lockdown Files : même les politiques à la manœuvre ne croient pas à l’escroquerie pandémique. 

La journaliste Isabel Oakeshott a été missionnée par Matt Hancock lui-même pour écrire son journal de la pandémie  “Pandemic Diaries”. À cette occasion, il lui a fourni ses conversations privées avec des politiques (Boris Johnson, le Premier Ministre, les Ministres de la Santé etc.), des “scientifiques officiels” du gouvernement, des conseillers politiques et des hauts fonctionnaires.

Après l’écriture du livre, la journaliste a fourni toute cette matière au journal “The Telegraph” qui l’analyse et publie presque tous les jours de nouveaux articles démontant point par point toutes les prétendues justifications des mesures prises au Royaume-Uni depuis 3 ans. 10 points saillants des révélations sont en lecture libre.

On y apprend par exemple que Matt Hancock n’a pas voulu mettre en place de test systématique dans les maisons de retraite anglaises en mars 2020 pour ne pas “semer la confusion”. Il a choisi limiter les tests aux personnes âgées transférées dans les hôpitaux. En Angleterre, ce ne sont donc que les personnes “très malades” quelle qu’en soit la cause, et les “mourants” qui ont été testés.

Cela a complètement biaisé la perception des tests positifs : si on ne teste que des mourants, on va découvrir un taux de mortalité très élevé des personnes testées positives. On va alors attribuer la mort au “virus” détecté par le test. Si l’Angleterre avait testé tout le monde, ils auraient alors découvert qu’il y a bien plus de personnes en parfaite santé parmi les testés positifs (comme le montrent les statistiques de la DREES), que de personnes malades.

Ils auraient donc trouvé un taux de mortalité parfaitement ridicule parmi les testés positifs et n’auraient pas pu entretenir la peur du virus. De la même manière, ils auraient découvert que la majorité des malades présentent des tests négatifs (comme le montrent les statistiques de la DREES) et n’auraient pas pu étiqueter en tant que “Covid-19” tous les décès constatés en maison de retraite. Ne pas “semer la confusion”, c’est s’arranger pour maintenir un discours unique de la peur.

On y voit clairement Matt Hancock se moquer des 149 personnes, dont des personnalités, revenus en Angleterre et acceptant d’être parquées en quarantaine dans des “boîtes à chaussures” de leur propre volonté ! Hilarant, d’après lui.

On y apprend que les enfants anglais ont porté des masques à l’école, non pas sur la base de résultats scientifiques, mais pour éviter de se disputer avec la Première Ministre Écossaise qui avait déjà opté pour ce choix. Pour information, les seules études publiées avec un protocole sérieux montrent que les masques n’ont aucun impact décelable sur le nombre de malades. Chacun s’habille comme il l’entend, mais sur ce sujet il n’a jamais été question de science, mais bien de scientisme.

On y découvre enfin que pour les confinements, depuis la prise de décision, la discussion de leur durée, et la promotion de leur prétendue “efficacité” n’a rien à voir avec des résultats scientifiques, mais avec des questions politiques.

Il s’agit de réponses à l’opinion publique mesurée par sondage, de pseudo-justifications basées sur des chiffres “erronés” suivies d’un refus de perdre la face en admettant leur inutilité.

Les confinements sont inutiles partout, pas qu’au Royaume-Uni

Le mathématicien Vincent Pavan a montré de multiples manières que la décision de confinement en France n’est en aucun cas basée sur de la science. Il a expliqué ses résultats dans l’émission du CSI du 02/03/2023.

Pour résumer, la panique a été exacerbée par un modèle mathématique de mortalité complètement hors-sol de Neil Ferguson :

–  qui avait déjà prévu la fin de monde lors de l’escroquerie H1N1 en 2009;

–  qui a par la suite continué à promouvoir son modèle grâce à l’intervention de la fondation Bill & Mélinda Gates;

– qui a été d’abord été incapable de présenter son modèle aux autorités anglaises lorsqu’on lui a demandé d’où venaient ses prédictions, mais a fait intervenir en urgence les équipes de Microsoft pour lui produire un programme qui fonctionne.

Ses prévisions alarmistes ont été promues en France par Simon Cauchemez, qui a travaillé avec Ferguson. Le discours dès le début de l’année 2020 fut alors : il faut empêcher les interactions sociales au maximum, donc confiner, en attendant le vaccin. Le confinement n’a été mis en place que parce qu’il a été promu par un modèle mathématique qui s’est révélé par le passé complètement fantaisiste, et qui présuppose, sans preuve scientifique, que le confinement est efficace. La France est dans le même cas de figure que le Royaume-Uni.

Les Lockdown Files montrent qu’au Royaume-Uni, Matt Hancock est parfaitement conscient que les confinements ne servent absolument à rien et qu’ils ne sont qu’une réponse politique à une panique. En ce qui concerne la France, un article frauduleux a été publié par le journal scientifique Science prétendant mesurer la grande efficacité du confinement. Comme l’a montré Vincent Pavan, les deux signataires Simon Cauchemez et Arnaud Fontanet n’ont pas signalé leur conflit d’intérêt évident : en tant que membre du Conseil Scientifique, ils ont intérêt à justifier la décision de confinement qu’ils ont cautionnée.

De plus, Vincent Pavan a montré que les auteurs ont fait l’impasse sur un des résultats majeurs de leur analyse : l’étude prouve que les Français n’ont pas été soignés et sont décédés, non pas à cause du virus, mais par abandon. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure avec la courbe présentant la durée entre l’entrée à l’hôpital et le décès : une énorme part de patient décède le jour de leur arrivée. Ce n’est pas le résultat d’un virus fulgurant, mais une combinaison de la politique de non-soin et de mauvais choix thérapeutiques.

De surcroît, les auteurs ont maquillé la courbe de lissage pour masquer leur incapacité à trouver un modèle mathématique qui corresponde à leur discours. Il s’agit donc d’une fraude scientifique grave réalisée sciemment pour permettre aux auteurs de justifier leur opinion.

Tout ce qu’ont pu coûter les confinements, en termes d’abandon des plus fragiles, de souffrance psychologique ou de destruction de l’économie n’est aucunement justifié par la science et surtout pas pour des questions de santé. Il s’agit de peur et de politique. Les dirigeants comme Matt Hancock le savent très bien, et ça les fait rire.

L’abandon des plus fragiles

Dans mon livre “Covid 19 : ce que révèlent les chiffres officiels”, je rappelle que la hausse de mortalité des plus âgés en France démarre le jour de la publication du décret du 23 marsprescrivant les “mesures nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire”.

Pierre Chaillot couverture livre

C’est à partir de cette date que nos anciens “soupçonnés d’être atteint de Covid-19” vont bénéficier d’un accompagnement palliatif en lieu et place du soin. Seulement, ce choix pose rapidement problème puisque la molécule classiquement utilisée, le Midazolam, est en pénurie en France. Les anglo-saxons adoptant la même stratégie ont accaparé tout le stock disponible. Le 28 mars, le décret sera modifié pour autoriser la distribution du Rivotril en lieu et place du Midazolam, mettant en lumière cet abandon général des plus anciens. Le nombre de boîtes de Rivotril injectable distribuées par les pharmacies de ville explose en France à partir de cette date.

On apprend d’ailleurs grâce à la session extraordinaire de l’assemblée nationale concernant la gestion de la “crise sanitaire” que l’APHP a mis en place des groupes d’intervention rapidedont le but n’était pas de se déplacer pour soigner des patients en détresse, mais bien de leur injecter du Rivotril pour « accompagner » leur fin de vie. Extrait :

« Je pense que des choix ont été faits, en particulier dans les Ehpad. Outre la note ministérielle qui a été évoquée, il y a eu le décret n° 2020-360 du 28 mars 2020, ‘complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire’, dit décret Rivotril. Dans le contexte de la crise liée au covid-19, on a jugé que des patients, essentiellement parce qu’ils étaient âgés, avaient une balance bénéfice-risque qui conduirait les réanimateurs à dire qu’ils auraient du mal à les sortir de la réanimation, mais cela reposait sur des données statistiques et non sur des données réelles, sur des études cliniques. C’est particulièrement vrai au sujet de l’hospitalisation à domicile (HAD) – je pensais qu’Astrid Petit en parlerait. On a mis en place à l’Assistance publique des groupes d’intervention rapide (GIR). Vous imaginez, rien que sur le plan lexical, ce que cela peut vouloir dire – on n’est pas tellement dans le champ hospitalier. Les équipes hospitalières intervenaient dans les Ehpad pour mettre en place un protocole préétabli, faisant notamment appel au Rivotril, pour des personnes âgées présentant une dépression respiratoire », dixit M. Éric Ciotti (président de Les Républicains, député). Le rapporteur a ajouté : « C’est un protocole de fin de vie. » 

M. Olivier Youinou (Co-secrétaire syndicat Sud santé à l’APHP – Hôpitaux de Paris)  a confirmé : « C’est ce qui a été appelé le ‘protocole palliatif Covid’. » 

La hausse de mortalité dans les Ehpad en France, commodément attribuée au Covid-19 s’explique parfaitement par le changement de stratégie concernant la santé de nos anciens : on ne soigne plus, on passe en palliatif. On a même une inversion de sens dans le comptage : il n’y a plus de Midazolam en France, donc la seule manière de donner du palliatif à un patient c’est de le déclarer dans le “protocole palliatif Covid” pour lui donner du Rivotril. Toute personne âgée qui a été mis en protocole palliatif a donc été déclarée comme “décédée de la Covid-19”.

Il est arrivé exactement la même chose outre-Manche. L’excès de mortalité par rapport aux années 2015-2019 peut se calculer grâce aux données fournies par Office National Statistique anglais.

Il épouse parfaitement la surdistribution de Midazolam fourni par le site opendescribing. On comprend alors parfaitement la pénurie de Midazolam en France et la hausse de mortalité des plus âgés au Royaume-Uni : les mêmes décisions ont les mêmes conséquences sur les plus âgés.


Comme expliqué dans mon livre cela explique aussi très bien pourquoi sur les 33 pays européens dont les données de mortalité sont disponibles sur Eurostat, seuls neuf présentent une mortalité significativement supérieure à la normale sur la période de la prétendue “première vague” : la Belgique, la Suisse, Chypre, l’Espagne, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède. Il s’agit de la minorité des pays qui ont abandonné les plus fragiles.

La même “efficacité” fantasmée des vaccins au Royaume-Uni que chez nous 

L’Office Statistique Anglais est le seul à proposer des statistiques de décès toutes causes confondues selon le statut vaccinal. Ces dernières sont les seules nous permettant de savoir si les vaccins ont un effet mesurable sur la santé : si une maladie tue de manière significative et que le vaccin protège efficacement, alors les vaccinés meurent moins que les non-vaccinés. Si on ne réussit pas à le montrer, c’est que le vaccin est inutile, ou pire.

Il ne suffit cependant pas de montrer n’importe quelle courbe pour se convaincre. Il faut qu’elle soit cohérente, ce qui n’est malheureusement pas le cas au Royaume-Uni.

Comme l’a montré l’équipe de Norman Fenton dans un article, ce graphique est absurde. On observe une vague de mortalité des non-vaccinés (en rouge) pendant la campagne de vaccination pour la 1ere dose en février 2021. Puis on observe une vague de mortalité chez les vaccinés 1 dose (violet) pendant la campagne de vaccination pour la 2e dose en mai 2021. Puis on observe une vague de mortalité des vaccinés 2 doses (vert) pendant la campagne de vaccination pour la 3eme dose en décembre 2021.

Ainsi, chaque groupe ayant reçu n doses vivrait un hécatombe pile pendant qu’on lance la campagne pour la dose n+1. C’est complètement incohérent et révélateur d’un problème dans les données. La raison est très simple : les individus qui décèdent juste après une dose de vaccin sont considérés comme non-vaccinés. On fait alors porter les décès des primo-vaccinés sur les non-vaccinés, les décès des vaccinés 2 doses sur les vaccinés 1 dose etc. L’efficacité vantée des vaccins au Royaume-Uni repose uniquement sur une supercherie de calcul facilement décelable

Les mêmes “coïncidences” entre les décès soudains et le nombre de vaccins distribués 

Le compte Twitter « O.S. », qui se présente comme un simple citoyen, a publié une analysemettant en parallèle la surmortalité des jeunes anglais pour les cas de “morts subites” et le nombre de vaccins distribués. La corrélation est stupéfiante.

 

On observe avec la courbe bleue sur ce graphique, l’excès de décès en Angleterre, chaque semaine, relativement aux années précédentes, chez les jeunes pour les causes de “mort subite”. Et l’on fait apparaître en jaune le nombre de première dose de vaccins anti-Covid-19 distribuées et en vert le nombre de deuxième dose de vaccins anti-Covid-19. Les courbes sont parfaitement corrélées.

J’ai téléchargé les données officielles anglaises pour les mettre sur une Google sheet en ligne, afin que chacun puisse vérifier ce calcul. En ajoutant la 3eme dose, on obtient même une corrélation encore plus forte.

C’est fou le nombre de jeunes qui meurent subitement partout pile pendant les campagnes de vaccination à cause de cacahuètes, de pizzas, ou de secouer ses draps un peu trop fort.

Si on résume ce qui se passe au Royaume-Uni : nous avons les Lockdown Files qui montrent que les gouvernants savent pertinemment que toutes les mesures prises depuis 3 ans n’ont rigoureusement rien à voir avec la santé, mais ont répondu à des enjeux politiques, de communication et des petits arrangements entre amis.

La prétendue “science” n’a jamais été qu’un prétexte, une caution à ce qui s’est passé. Le Royaume-Uni, comme la France, conseillé par les mêmes personnes, a mis en place la même stratégie d’abandon des plus âgés et a obtenu la même hausse de mortalité attribuée commodément au méchant Covid-19. Le Royaume-Uni, comme la France, a défendu la vaccination à l’aide de données tronquées. Et enfin le Royaume constate lui aussi des coïncidences entre les décès des jeunes et les campagnes de vaccination. Les Lockdown Files lèvent le voile sur une partie de la supercherie. La vérité est en chemin.

En France ce n’est pas encore gagné et les chiens de garde n’ont pas baissé les bras. On risque bien d’être les derniers à se réveiller, mais quand cela arrivera, le réveil risque d’être douloureux pour beaucoup : pour ceux qui découvriront avoir été trompés, et pour les responsables.

Pierre Chaillot

Pierre Chaillot est analyste, statisticien. Il est le créateur de la chaîne YouTube Décoder l’éco.

Les Lockdown Files, les « dossiers du confinement », sont un ensemble de 100 000 messages, échangés au cœur du pouvoir britannique via la messagerie WhatsApp, obtenus grâce à la journaliste Isabel Oakeshott. Divulgués au fur et à mesure de leur investigation par le journal britannique The Daily Telegraph depuis le 28 février 2023, ils offrent au grand public un éclairage unique quant aux choix et à la méthode opérés par l’exécutif anglais, dans le cadre de la gestion de l’épidémie de Sars-CoV 2.



Articles Par : Pierre Chaillot

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