Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre : 15 ans de dénigrement médiatique

Note de l’auteure : Le 10 septembre 2016, Radio-Canada International publiait un texte à mon sujet: Qui ne croit pas à la version officielle du 11 Septembre? J’y répondrai sous peu dans un autre article. Ce nouveau chapitre dans l’histoire du dénigrement du mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, écrit par Gaétan Pouliot, vient involontairement appuyer l’analyse ci-dessous. 

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« Tu crois aux théories de conspiration?  Tu penses que le gouvernement est derrière les attaques? » Voilà les deux questions que l’on pose systématiquement à un militant pour la vérité sur le 11-Septembre. Elles démontrent deux choses : 1) la propagande des médias et du gouvernement étasunien a fonctionné à merveille; 2) la plupart des gens, y compris, malheureusement, les journalistes, ignorent ce mouvement et ce que ses militants sérieux réclament et affirment.

Militante depuis très longtemps, je fais souvent l’exercice suivant lorsque j’aborde le sujet du 11-Septembre. Je demande aux gens : « Combien de tours se sont effondrées ce jour-là et pourquoi? » Ils répondent invariablement : « Deux tours. Elles se sont effondrées après avoir été frappées par des avions. » Je réplique alors ceci : « Faux. Trois tours se sont effondrées et sont tombées en chute libre. La troisième, la tour 7 (Salmon Brothers Building), n’a pas été percutée par un avion. Or, l’explication officielle veut que le kérosène des avions ait affaibli la structure et provoqué leur démolition totale. Le groupe Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11-Septembre (AE911Truth) a démontré scientifiquement que la troisième tour s’est effondrée par démolition contrôlée. Des centaines de témoins, dont des pompiers et des premiers intervenants ont entendu des explosions à la base des tours avant qu’elles ne s’effondrent, ce qui concorde avec la preuve scientifique. Cet aspect de l’événement à lui seul ne vaut-il pas que l’on se questionne et que l’on exige une enquête indépendante? »

Pour ceux qui sont au courant de l’effondrement de la mystérieuse tour 7 du World Trade Center, il est à la fois marrant et frustrant de lire dans un article d’août 2011 du Daily Mail :

« Ce que disent les conspirationnistes : Les tours jumelles ont été détruites par démolition contrôlée.

Ce que disent les rapports officiels : Les avions ont coupé et endommagé les poutres de soutènement et déplacé le revêtement ignifuge. Environ 10 000 gallons de kérosène ont aspergé les tours, déclenchant ainsi les incendies. Des températures atteignant 1000 degrés Celsius ont provoqué l’affaissement des planchers et fait plier des poteaux de périphérie, causant des bruits d’explosion. Les démolitions contrôlées se font à partir des étages du bas alors que cet effondrement (sic) est parti du haut. »

« Ce que disent les conspirationnistes : [La tour 7] a été détruite par démolition contrôlée […]

Ce que disent les rapports officiels : L’écroulement de l’édifice a été causé par des incendies, déclenchés par l’effondrement de la tour Nord, et qui ont brûlé durant 7 heures. (Alanah Eriksen, One in seven believe U.S. government staged the 9/11 attacks in conspiracy, Daily Mail, 29 août 2011.)

Outre le fait que l’effondrement du WTC 7 a été rapporté par la clairvoyante BBC 20 minutes avant les faits, la version officielle veut que trois tours se soient écroulées exactement de la même façon, en chute libre, mais pour des raisons complètement différentes. Jugez par vous-même :

Que s’est-il passé le 11 septembre 2001?

Le 11 septembre 2001, les États-Unis ont vécu le plus important attentat terroriste de leur histoire. En 24 heures le coupable était désigné, sans même que l‘on ait le temps d’avoir l’idée d’enquêter. Trois jours plus tard, le 14 septembre, le Congrès déclarait la guerre au terrorisme et moins d’un mois plus tard, le 7 octobre, les États-Unis envahissaient l’Afghanistan. Selon les autorités gouvernementales, ce pays servait de refuge aux terroristes responsables des attaques.

Les États-Unis sont un État de droit. Or, on traite de paranoïaques et de faibles d’esprit les gens qui réclament une enquête, posent des questions et relèvent des incohérences entre les faits et la version officielle du gouvernement des États-Unis, le pays même qui est à l’origine d’Al-Qaïda, auteur présumé des attentats.

Les États-Unis sont bien connus pour leurs innombrables opérations clandestines et leurs coups d’État aux quatre coins de la planète en faveur de dictatures sanguinaires. « L’Amérique », qui prétend être un parangon de démocratie, a, entre autres, fait du trafic de drogue pour financer des mercenaires dans le but de renverser un gouvernement de gauche au Nicaragua (Affaire Iran-Contra), et renversé de nombreux gouvernements légitimes en employant systématiquement le mensonge et la manipulation médiatique pour parvenir à ses fins. Cela est connu et amplement documenté dans le livre de William Blum publié en 1995, Killing Hope. U.S. Military and CIA Interventions since World War II, lequel recense 21 pays victimes d’interventions militaires et d’opérations clandestines entre 1945 et 1995.

N’est-il pas tout à fait normal, légitime et rationnel de douter des déclarations d’une institution dont l’histoire des 60 dernières années se caractérise par le mensonge et la manipulation?

Pourtant, on ridiculise ceux qui posent des questions, réclament une enquête sur le plus gros attentat terroriste en sol américain et réfutent, preuves à l’appui, les affirmations des autorités d’un pays connu pour ses décennies de mensonges. En revanche, on présente comme des personnes intelligentes, informées et rationnelles ceux qui ne posent pas de questions et avalent toute crue la version officielle que nous ont servie les médias alors que les tours fumaient encore.

C’est d’une absurdité sans nom.

Qui est derrière les attaques? C’est ce que les ténors du mouvement pour la vérité veulent savoir. Ils n’accusent personne. Ces dernières années, un travail d’enquête consciencieux et rigoureux a été fait par des journalistes et des groupes indépendants comme Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11-Septembre et Consensus 911. Ces deux groupes ont récolté à eux seuls suffisamment de preuves démontrant que la version officielle est un véritable tissu de mensonges. Les grands médias, eux, se sont contentés de mener une lamentable campagne de dénigrement, illustrant à grands coups d’insultes et d’attaques ad hominem leur manque total d’arguments.

Conspirationnistes, Illuminati, extra-terrestres et… Paul McCartney!

Il existe 7 niveaux d’argumentation, selon l’auteur Paul Graham. L’insulte et l’attaque ad hominem sont les formes les plus primitives d’argumentation. Elles se trouvent complètement en bas de ce qu’il appelle « la hiérarchie du désaccord ». Au sommet de la hiérarchie, on retrouve la réfutation, soit ce que fait le mouvement pour la vérité, en démontrant, preuves à l’appui, que la version officielle n’est rien d’autre qu’une œuvre de fiction.

L’insulte, cette tactique de bas étage, est vieille comme le monde. Au temps de l’Inquisition, on traitait d’hérétiques ceux qui questionnaient les autorités. Cette forme de discours a pour but de discréditer les dissidents et de les exclure de tout débat. De nos jours, les débats sont circonscrits par les médias. Ils tiennent à l’écart le mouvement pour la vérité, dépeint depuis le début comme un ramassis d’individus douteux à la santé mentale fragile, des conspirationnistes paranoïaques qui croient que le gouvernement, les extra-terrestres ou les Illuminati sont derrière les attaques, des bizarroïdes sans éducation qui lisent n’importe quoi, s’enivrent sur des blogues obscurs coiffant leurs billets de dessins médiocres avec un œil qui bouge dans une pyramide, (symbole Illuminati par excellence illustrant le texte de Radio-Canada à mon sujet, même si je n’ai JAMAIS de ma vie écrit quoi que ce soit sur les Illuminati), des hurluberlus qui croient qu’Elvis n’est pas mort et se gavent d’anecdotes sur les extra-terrestres.

Quinze ans plus tard, j’attends toujours que l’on m’explique le rapport entre les questions entourant la version officielle d’un attentat terroriste réel et hyper-médiatisé, les Illuminatis, Elvis Presley et l’existence des extra-terrestres. À ce sujet, je ne peux m’empêcher d’offrir une mention spéciale à Normand Baillargeon, auteur du livre Petit cours d’auto-défense intellectuelle, cité dans l’article de Radio-Canada.

Il nous donne une bouffée d’air frais en remplaçant « Elvis n’est pas mort » par « Paul McCartney est mort ». Quel est le rapport avec le 11-Septembre et Paul McCartney? Les théories de conspiration sur Paul McCartney, sont rigolotes, celles sur le 11-Septembre — lesquelles, cela n’est pas clair — sont « dangereuses », car elles « nient la science ».

Quelle « théorie de conspiration » sur le 11-Septembre nie la science? La démonstration sur l’effondrement de la tour 7 par Richard Gage, fondateur d’AE911Truth, n’est pas une théorie de conspiration, c’est une analyse scientifique. Elle démontre que les explications gouvernementales sont fausses. Qui nie la science? L’architecte et ingénieur Richard Gage et les 2626 architectes et ingénieurs qui l’appuient ou le philosophe Normand Baillargeon?

La majorité des gens, même les personnes les mieux « informées », y compris, voire surtout les journalistes mainstream, ignorent ce que les ténors du mouvement pour la vérité réclament vraiment. Pire encore, ils ignorent ce qui s’est produit ce jour-là. Non seulement la masse est désinformée, la plupart des journalistes le sont eux aussi. Après 15 ans de militantisme pour la cause et de multiples tentatives de discussion avec des journalistes des grands médias, dont des professeurs, j’en sais quelque chose. Je sais également que les journalistes des grands médias qui admettent en secret que la version officielle est un mensonge, n’oseront jamais l’avouer publiquement, puisqu’une telle déclaration équivaut à un suicide professionnel.

Plusieurs chercheurs ont perdu leur emploi pour avoir osé questionner le mensonge officiel. Le cas du physicien Steven Jones, qui a dévoilé l’existence de « thermite » dans les résidus du WTC est exemplaire :

« Le professeur Steven Jones s’est vu forcé de quitter un poste permanent simplement pour avoir rappelé au monde entier que les lois de la physique, sur lesquelles il n’y a absolument aucun désaccord, sont en contradiction avec la théorie officielle de l’effondrement des tours du World Trade Center. » (David Ray Griffin, Left-Leaning Despisers of the 9/11 Truth Movement: Do You Really Believe in Miracles?, Global Research, 6 juillet 2010.)

Je répète, qui nie la science? Le physicien Steven Jones et les nombreux intellectuels et scientifiques membres de Scholars for 911 Truth ou le philosophe Normand Baillargeon?

Ce phénomène de censure et d’autocensure prouve que nous sommes soumis à une sorte de fascisme intellectuel, et c’est pour cette raison que la grande majorité des gens ne savent pas ce qu’il s’est vraiment passé le 11 septembre 2001, ni ce que le mouvement pour la vérité revendique. Les personnes rationnelles et les libres penseurs qui osent questionner la version officielle et réfuter des arguments invalides ont été expulsés du débat public en étant amalgamés à des phénomènes paranormaux et à des croyances farfelues n’ayant non seulement aucun lien avec leurs affirmations et leurs revendications, mais aucun lien avec le 11-Septembre non plus.

« Gérer les perceptions »

Il ne faut pas s’étonner que les médias s’attaquent à ce mouvement, puisqu’ils sont un outil de « gestion de la perception ». Développé par le département de la Défense des États-Unis, le concept de perception management est né de l’ambition des États-Unis de demeurer le maître du monde, de « [c]ette volonté de contenir le désir de puissance des nations ou blocs en cours de constitution ». (Christian Harbulot, Une nouvelle approche de l’action offensive, La Revue historique des Armées, 2è semestre 2002, p.5)

« De plusieurs façons, le perception management combine l’apport d’informations authentiques avec des opérations de sécurité, de dissimulation et d’intoxication et des opérations psychologiques. Cette politique très structurée de surveillance et de recherche d’informations est complétée par une politique de communication destinée à influencer l’opinion des élites au niveau mondial. Il s’agit d’un processus centré sur la connaissance qui consiste à dominer, encercler ou fragiliser le système de pensée adverse. L’épisode irakien a permis de mieux cerner l’ampleur tactique des moyens mis en œuvre par les États-Unis pour atteindre de tels objectifs. » (Ibid. p.6)

En 2014, Amber Lyon, journaliste à CNN a quitté son poste parce qu’elle considérait ne plus être en mesure de faire un travail honnête. Après s’être vu refuser la diffusion d’un reportage sur le Bahreïn, elle et son équipe ont découvert que ce royaume ainsi que d’autres régimes pro-étasuniens étaient des clients de CNN et payaient le réseau pour qu’il produise et diffuse du contenu favorable à leur endroit : « CNN fait des publireportages pour des dictatures », a-t-elle déclaré. Sachant cela, en plus de tout le reste, comment peut-on s’étonner qu’un mouvement qui remet en question le 11-Septembre, pilier de la guerre au terrorisme, soit conspué par les grands médias?

Le mouvement pour la vérité tente depuis 15 ans de faire passer son message qui est le suivant : la version officielle est fausse, les preuves, y compris des preuves scientifiques, sont innombrables et indéniables, et une enquête indépendante s’impose. Les enquêtes officielles sont des œuvres de camouflage puisqu’elles n’ont eu pour seul but que de renforcé le mensonge officiel.

La commission d’enquête officielle sur le 11-Septembre ayant vu le jour à la suite de pressions exercées en grande partie par les familles des victimes a été désavouée par ses propres commissaires, Thomas Kean et Lee Hamilton, qui ont tous deux admis qu’elle était « vouée à l’échec ».

La vérité finit toujours par se savoir. Il faudra toutefois attendre que les grands médias fassent leur travail pour le public et non pour l’élite et sa machine de guerre, et que les journalistes fassent preuve de neutralité en cessant de dénigrer le mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre.

De toute évidence, nous ne sommes vraiment pas rendus là.

La lutte continue.

Julie Lévesque

 



Articles Par : Julie Lévesque

A propos :

Julie Lévesque is a journalist and researcher with the Centre for Research on Globalization (CRG), Montreal. She was among the first independent journalists to visit Haiti in the wake of the January 2010 earthquake. In 2011, she was on board "The Spirit of Rachel Corrie", the only humanitarian vessel which penetrated Gaza territorial waters before being shot at by the Israeli Navy.

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