Ne pas opposer une explication anxiogène à la propagande de la peur

Analyses:

En mars 2019 démarrait la crise du coronavirus, que dis-je, la pandémie de covid191.  Presque aussitôt la machine à terroriser s’est mise en branle pour nous nous servir un discours toujours plus anxiogène, toujours plus contradictoire.  D’abord les masques étaient interdits, puis ils sont devenus obligatoires, et vous aurez remarqué qu’à aucun moment vous n’aurez eu le choix d’en porter un ou non.  Vous pourriez croire qu’il s’agissait là d’erreurs de communication ou tout simplement d’une impréparation des gouvernements à faire face à une urgence sanitaire mais il n’en est rien.

C’est volontairement qu’on a arrosé la population d’informations terrifiantes et contradictoires,  pour maintenir les gens dans un état de sidération :

Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.

Hannah Arendt

Cela n’a pas empêché les plus éveillés de commencer rapidement à se poser des questions, puis, ayant surmonté leurs propres inquiétudes par la raison, ils se sont logiquement mis en devoir de tenter d’éveiller leurs contemporains de l’espèce de transe morbide dans laquelle ils étaient plongés.

Il faut comprendre que si la peur, et particulièrement la peur de la mort est un puissant moteur s’agissant d’imposer un pouvoir toujours plus totalitaire, son action est essentiellement négative, et paralysante.   Instinctivement, l’être humain soumis à pareil stress le ressentira comme une agression, et deviendra agressif à son tour.  C’est la raison pour laquelle le gouvernement, au moment d’imposer tant et plus de mesures coercitives, insiste bien sur le fait que c’est à son corps défendant, et que si on en est là, c’est parce que la population n’a pas respecté les mesures précédentes.    Il ne suffit plus de terroriser désormais, encore faut-il en rejeter la responsabilité sur les victimes elles-mêmes.  On canalise les velléités de révolte par la culpabilisation.

Éviter la confrontation d’idées également anxiogènes

Ceux qui sont éveillés le savent bien, il est des plus difficiles de convaincre parfois même nos proches du bienfondé de nos analyses, de les sortir du cauchemar éveillé dans lequel ils sont plongés malgré eux.  Je ne compte plus les témoignages que j’ai reçus en ce sens, et essentiellement, ils nous disent tous la même chose.  Dès qu’on essaie de leur ouvrir les yeux sur la réalité, les gens se braquent, et plus vous insisterez, plus la réaction risque d’être violente.

Pourquoi?  Eh bien c’est très simple, c’est parce que l’explication que vous leur donnez est encore nettement plus terrifiante que la propagande elle-même.  Elle est de nature à faire s’effondrer le système de croyance sur lequel la personne a fondé la plupart de son existence.  À la limite, vous risquez juste de les faire décompenser brutalement et de les plonger dans la détresse psychologique aigüe.

Pour comprendre ceci, plaçons-nous d’un point de vue purement objectif, dans la contemplation de deux objets que sont, d’une part, la propagande anxiogène, et de l’autre, le point de vue d’un éveillé.  Imaginez que le moutruche auquel vous vous adressez aura tout aussi difficile à accepter votre point de vue que vous en auriez à accepter l’idée que le point de vue donné par les médias serait le bon.  C’est juste irréconciliable sans un travail préalable de prise de conscience, et que vous le vouliez ou non, ce travail doit être accompli par votre interlocuteur lui-même.   C’est un cheminement personnel, et il peut être plus ou moins long selon le vécu et le caractère de la personne.

Semer les graines

Une manière simple de contourner le problème, et de permettre aux gens de s’éveiller par eux-mêmes est de semer dans leur esprit les graines de l’analyse critique, et pour cela, quoi de mieux que de démontrer, par un exemple simple, que tel ou tel point de la propagande est manifestement faux.  On peut passer par l’humour, et la mise en exergue du caractère saugrenu voire totalement improbable des déclarations officielles, ou s’attacher à un simple point technique impossible à contredire.

Il faut à tout prix éviter de se laisser entraîner dans un mille-feuilles argumentatif qui mêlera rapidement des arguments scientifiques sur lesquels vous n’avez aucune prise.  Eh oui, si les médecins parviennent à ne pas être d’accord entre eux, comment pourriez-vous espérer convaincre qui que ce soit que votre point de vue serait le bon?  Ainsi, plutôt que de rentrer dans une discussion stérile sur les bienfaits ou pas de l’hydroxychloroquine, on pourra se contenter de faire remarquer, preuve à l’appui, qu’il existe quand même plus d’une centaine d’études scientifiques à l’heure actuelle qui attestent de son efficacité clinique, et que parmi les études disant le contraire, au moins deux ont été rétractées après s’être avérées des bidonnages grossiers.  Ce sont des faits, et les faits sont têtus.

De même vous éviterez habilement d’utiliser les hochets opportunément agités par le pouvoir et les médias à la botte pour vous embobiner.   Ainsi, si l’on vous parle de « cas », souvenez-vous que le nombre de cas positif détectés augmente mécaniquement avec le nombre de tests réalisés et que le taux de positivité de ces tests dépend énormément du nombre de cycles d’amplifications réalisés : toutes choses sur lesquelles le gouvernement peut aisément jouer comme avec des variables d’ajustement.

Ainsi, si vous voulez parler statistiques, veiller à n’utiliser que des chiffres que le gouvernement ne pourrait pas caviarder, comme par exemple le nombre de morts, toutes causes confondues, sur une période donnée.  Les chiffres sont des alliés solides.

Veillez à sourcer vos affirmations systématiquement, en allant chercher de préférence les informations sur les sites des médias mainstream eux-mêmes ou directement auprès des administrations ou organisations internationales (ECDC, CDC, INSEE, StatBel, OMS…).

Rompre la spirale de la peur

Souvenez-vous que les personnes que vous vous attachez à réveiller sont, avant tout,  terrorisées.  La peur a aboli leur jugement, et ils seraient bien en peine de produire un raisonnement articulé, étant directement contrôlés non plus par leur intellect mais bien par leur cerveau reptilien.  Ils sont en mode flee or fight, et plus exactement maintenus dans la prostration à coup d’injonctions paradoxales.

Ainsi la première chose à faire est de rassurer, de prouver par les faits que le covid n’a strictement rien de plus dangereux qu’une grippe saisonnière, et que l’âge médian des décès est autour de 84 ans, soit bien au-delà de l’espérance de vie qui est de 82 ans.  Et que la plupart de ceux qui sont décédés sont morts non pas du covid, mais avec le covid, principalement en raison de leur grand âge et des comorbitités dont ils souffraient préalablement.  Le CDC avait reconnu que sur l’ensemble des décès attribués au covid aux États-Unis, seuls 6% d’entre eux avaient pu être attribués au seul covid192.

Sortir de l’emprise de la terreur est la première étape, indispensable à toute prise de conscience ultérieure, la condition sine qua non pour retrouver sa capacité d’analyse, et finalement, sa souveraineté.  En tant que cible du terrorisme d’État vous devenez vous-même un sujet, un objet qu’on peut manipuler à sa guise.  Aussitôt que vous refusez la peur, vous redevenez libre, émancipé de la tutelle mortifère.

Pour terminer sur une note positive, on peut affirmer sans crainte que si des millions de personnes sur la planète se sont éveillées à la réalité, et sont sorties de la caverne de Platon pour contempler le monde au grand jour, je crois que vous seriez bien en peine de trouver une seule personne qui aurait fait le cheminement inverse.

  1. Pandémie de Sars-Cov-2 dont on sait aujourd’hui qu’il n’est pas plus létal qu’une grippe ordinaire, avec cet avantage qu’il ne touche que les sujets les plus âgés et non les jeunes enfants comme dans le cas de la grippe.
  2. Comorbidités : Le tableau 3 montre les types de problèmes de santé et les causes contributives mentionnés en conjonction avec les décès liés à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Pour 6% des décès, le COVID-19 était la seule cause mentionnée. Pour les décès avec des conditions ou des causes en plus du COVID-19, en moyenne, il y avait 2,6 conditions ou causes supplémentaires par décès. Le nombre de décès pour chaque condition ou cause est indiqué pour tous les décès et par groupes d’âge.

Philippe Huysmans

Notes :

1.Pandémie de Sars-Cov-2 dont on sait aujourd’hui qu’il n’est pas plus létal qu’une grippe ordinaire, avec cet avantage qu’il ne touche que les sujets les plus âgés et non les jeunes enfants comme dans le cas de la grippe.

2.Comorbidités : Le tableau 3 montre les types de problèmes de santé et les causes contributives mentionnés en conjonction avec les décès liés à la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Pour 6% des décès, le COVID-19 était la seule cause mentionnée. Pour les décès avec des conditions ou des causes en plus du COVID-19, en moyenne, il y avait 2,6 conditions ou causes supplémentaires par décès. Le nombre de décès pour chaque condition ou cause est indiqué pour tous les décès et par groupes d’âge



Articles Par : Philippe Huysmans

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