Nicaragua : crise et renaissance du sandinisme

Depuis qu’il s’est vu forcé d’abandonner le pouvoir, à la suite de la défaite électorale de 1990, le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN, Frente Sandinista de Liberación Nacional) a traversé plusieurs crises politiques qui ont amené une bonne partie de ses fondateurs et leaders les plus charismatiques à abandonner le parti. Aux désertions se sont ajoutées les remises en question éthiques dont souffre son principal dirigeant, Daniel Ortega, ce qui se traduit par la division entre ce que l’on pourrait appeler « les deux sandinismes ».

Lors des élections présidentielles et législatives du 5 novembre, les sandinistes seront divisés en deux : Daniel Ortega mène la liste du FSLN tandis qu’Edmundo Jarquin et le chanteur compositeur Carlos Mejía Godoy conduisent celle de l’Alliance Mouvement Rénovateur Sandiniste (MRS, Alianza Movimiento Renovador Sandinista) [1], à la suite de la mort subite de Herty Lewites, candidat présidentiel de ce secteur dissident qui regroupe les principales personnalités historiques du sandinisme. Un long entretien avec la commandante Mónica Baltodano permet d’expliquer quelques points fondamentaux de cette division [2].

Crise éthique et politique

Le premier grand scandale qui a suivi le retrait du pouvoir des sandinistes en 1990 [3] fut ladite piñata, nom donné à la répartition des biens après la défaite. Elle a bénéficié à des milliers de paysans, par de la terre, et à des milliers de citadins, par des logements, mais elle a aussi dissimulé la répartition illicite de capital entre de hauts fonctionnaires sandinistes qui se sont ainsi enrichis illégalement. En 1992, 30 grandes entreprises étaient la propriété du FSLN ou de ses dirigeants [4]. Avec le temps, la direction a continué à s’enrichir grâce à des pactes et des alliances avec les puissants du pays.

En 1994, de vieux dirigeants ont abandonné le FSLN et ont créé, deux ans plus tard, le Mouvement Rénovateur Sandiniste (MRS, Movimiento Renovador Sandinista). Selon Mónica Baltodano, « depuis 1994, d’importants groupes de militants ont quitté, par vagues, le parti. La première grande vague a eu lieu avec la formation du MRS avec Dora María Téllez, Sergio Ramírez Mercado et Ernesto Cardenal. Ensuite, avec l’expulsion de Herty Lewites et de Víctor Hugo Tinoco, le Mouvement pour la rénovation du sandinisme (MPRS, Movimiento por el rescate del sandinismo) a été créé, et notre groupe, Gauche démocratique (Izquierda Democrática), s’y est intégré  ».

En 1999, on est arrivé à une situation inédite, puisque Daniel Ortega a signé un pacte avec le président Arnoldo Aleman – ensuite accusé et jugé pour corruption -, au moyen duquel ils se sont répartis les principaux pouvoirs de l’Etat. « A travers ce pacte, Ortega a obtenu un contrôle qui, s’il n’est pas total, est néanmoins important sur les principales institutions du pays. En échange, il a garanti la gouvernabilité des gouvernements néolibéraux successifs, en démobilisant le peuple et en permettant ainsi les lois et décisions qui nous ont plongé dans l’abandon le plus absolu », remarque Baltodano.

Plus directe, la revue Envío a défini le pacte comme une « obscénité politique » [5]. Selon la publication de l’Université centraméricaine, les nouvelles règles du jeu établies par ce pacte ont deux objectifs : « Rendre les organes électoraux bipartites et canaliser par la force la volonté des votants vers le bipartisme. Et ils ont une philosophie : les majorités s’imposent, les minorités ne sont pas respectées. » [6].

Par la suite, le pouvoir serait réparti entre le Parti Libéral Constitutionnaliste (PLC, Partido Liberal Constitucionalista) d’Aleman et le FSLN d’Ortega. Le pacte Aleman-Ortega a même eu pour conséquence la destitution et l’emprisonnement du Contrôleur général de la nation, Augusto Jarquín. Selon Baltodano, « dans notre pays, il existe la perception que nous sommes contrôlés par deux groupes de mafieux, celui d’Aleman et celui de Daniel Ortega, qui utilisent des espaces de pouvoir pour favoriser les deux groupes. Très fréquemment, des scandales éclatent à cause de verdicts favorables à des narcotrafiquants, dont on dit qu’ils payeraient des « bakchichs » élevés, ou à cause d’assassinats politiques jamais éclaircis comme celui du journaliste Carlos Guadamuz, un des principaux protégés d’Ortega, qui s’en était éloigné après que celui-ci l’avait dessaisi d’une des plus importantes radios du Nicaragua, Radio Ya. Dès lors, Guadamuz était devenu un ennemi juré d’Ortega et de son groupe  ».

Guadamuz a critiqué avec véhémence les députés du FSLN, parti auquel il appartenait et dont il fut expulsé pour avoir critiqué le pacte [entre Aleman et Ortega, ndlr], et il a affirmé que Daniel Ortega était « le nouveau Somoza du Nicaragua ». Selon la revue Envío, Guadamuz, « par peur de représailles de la part d’Ortega, a abandonné la bataille juridique pour défendre ses droits en tant que militant du FSLN  » [7]. Autant Ortega a été implacable avec les dissidents de son parti, autant il a été docile avec les ennemis du sandinisme : le 26 novembre 2003, le pacte a recommencé à fonctionner, puisque la « justice » a remis Aleman en liberté, pourtant « inculpé de délits de corruption extrêmement graves » [8].

Le cas Zoilamérica

Ce cas est, du point de vue éthique, le plus grave auquel font face Ortega et les dirigeants du FSLN. Il met en exergue, comme l’affirme la poétesse nicaraguayenne Gioconda Belli, « l’œuvre de notre Prince machiavélique créole Daniel Ortega » [9]. En mars 1998, la fille adoptive de Daniel Ortega, Zoilamérica Narváez (fille de Rosario Murillo, épouse d’Ortega), a publiquement accusé le leader du FSLN d’inceste, déclarant qu’elle avait été victime d’abus sexuels de sa part durant 19 ans [10]. La révélation de Zoilamérica a secoué le Nicaragua et le sandinisme, mais pas Daniel Ortega, ni son épouse, ni l’appareil sandiniste, qui a resserré les rangs autour de son dirigeant. Un vétéran sandiniste, Alejandro Bendaña, a confirmé la dénonciation et a demandé pardon : « Aujourd’hui en tant qu’homme je te demande pardon, Zoilamérica, de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour arrêter l’agression de Daniel Ortega contre toi, agression à laquelle il m’est arrivé d’assister (…). Je demande pardon pour tous les hommes et femmes qui étaient aussi au courant de cette situation et qui n’ont pas eu le courage ni alors ni aujourd’hui de parler et de prendre parti pour la justice  » [11].

Des hommes et femmes sandinistes, quelques-unes ouvertement féministes, ont soutenu Ortega. Le Front a diffamé Zoilamérica, l’a accusée de faire le jeu de l’ennemi et de faire partie d’une conspiration dirigée par la CIA. Gioconda Belli a fait remarqué que si le FSLN était incapable d’écouter Zoilamérica, c’est qu’« il [était] devenu un parti au service de la carrière politique d’un homme ».

Le cas a été ignoré par une bonne partie des gauches du continent, peut-être parce qu’ils le considèrent comme une affaire privée et parce qu’ils croient que Daniel Ortega est un camarade en lutte contre l’ennemi, qui constitue une vraie alternative de pouvoir face au néolibéralisme au Nicaragua. On a beaucoup parlé de la corruption des dirigeants sandinistes à cause de la piñata, qui leur a permis de devenir de très riches chefs d’entreprises. On a beaucoup critiqué aussi le pacte Aleman-Ortega, par lequel les sandinistes ont acquis le contrôle d’importants ressorts de l’appareil d’Etat. Mais on a peu parlé, voire pas du tout, du cas Zoilamérica.

Margaret Randall, une féministe états-unienne qui a vécu et milité au Nicaragua dans les années 80, auteure, entre autres, du livre Les filles de Sandino, s’est plongée dans cette affaire pour arriver à la conclusion qu’il n’y aura pas de changement social tant que le pouvoir n’aura pas été revisité depuis le point de vue des femmes. « J’en suis arrivée à croire, dit-elle dans un article de la revue Envío de janvier 2000, que l’incapacité des mouvements révolutionnaires à écouter tous les groupes sociaux, à analyser leur potentialité et à en assurer la pleine gestion, a été en grande partie responsable de l’échec de ces mouvements à rester au pouvoir. L’ennemi externe était sans aucun doute écrasant. Mais l’ennemi interne a contribué à la mort de la révolution d’une manière que nous commençons tout juste à comprendre  ».

Vers un nouveau sandinisme ?

L’ex-commandante Baltodano affirme qu’au Nicaragua, il existe deux sandinismes : « Le FSLN de ses dirigeants a été privatisé par Daniel Ortega, qui le gère comme une entreprise dans laquelle il est l’actionnaire majoritaire. Cette entreprise sert des intérêts matériels concrets et permet l’obtention de privilèges de toutes sortes pour un groupe réduit de personnes, triés sur le volet selon leur engagement inconditionnel envers Daniel  » [12]. Elle affirme qu’à la suite de la défaite électorale de 1990, la direction sandiniste « a reculé vers l’autocratie : le pouvoir aux mains d’une seule personne  », dans la mesure où Daniel Ortega n’a permis aucune rénovation de la direction du parti. Il s’est également emparé de la candidature présidentielle, affirme Baltodano, en établissant comme doctrine que, sans sa propre candidature, le sandinisme était condamné au chaos. Lorsque les bases se rebellent, « la réponse est la répression interne, les campagnes de discrédit, l’isolement. Et même l’usage du pouvoir dans les institutions judiciaires, pour « créer des affaires » et faire des procès contre ceux qui se rebellent. Ni le débat, ni la diversité des opinions, ni l’information alternative et ni la formation politique ne l’intéressent ».

Désormais, l’immense majorité des sandinistes critiques se sont regroupés dans le MRS, avec l’espoir de gagner les élections. La mort subite, au mois de mai, de Herty Lewites, candidat à la présidence [pour l’Alliance MRS, ndlr], a laissé un vide important dans ce groupe. « Herty Lewites a fait du bon travail lorsqu’il a été ministre du Tourisme dans les années 80 puis maire de Managua [capitale du Nicaragua, ndlr]. Il bénéficiait d’une grande reconnaissance des citoyens. Il avait aussi en sa faveur une excellente communication, simple et attractive pour les gens. Il a aussi été reconnu pour son courage à affronter Ortega. Sa mort est un coup dur pour l’alliance et c’est pour cela que nous avons choisi une formule composée d’Edmundo Jarquin, qui était son candidat à la vice-présidence, et de Carlos Mejía Godoy, un leader populaire et le chanteur compositeur nicaraguayen le plus prestigieux et le plus reconnu sur le plan national et international. Avec ce binôme, nous espérons faire face aux défis, dans une situation effectivement moins avantageuse ».

Dans une situation d’extrême faiblesse pour les mouvements, l’alternative électorale semble être la seule qui puisse apporter des changements. Les grandes organisations, celles créées dans les années 80, sont étroitement contrôlées par Daniel Ortega et, d’une certaine manière, continuent de subordonner leurs luttes aux intérêts de la machinerie du parti. Leurs principaux leaders sont toujours sur les listes de candidats pour être députés ou sont présents dans les institutions publiques réparties par le pacte.

En 2005 s’est constitué le Comité d’action global, qui se mobilise contre la mondialisation capitaliste et contre le traité de libre-échange entre l’Amérique centrale et les Etats-Unis (CAFTA, sigles en anglais). Le Mouvement autonome des femmes a aussi maintenu son propre agenda, dans lequel ressort sa critique du système et la revendication d’une politique allant au-delà des partis. Un des mouvements sociaux autonomes les plus emblématiques a été celui des ouvriers et des paysans victimes du Nemagon (produit agrochimique synthétique qui a été utilisé dans les bananeraies plusieurs années après avoir été retiré du marché dans les pays développés, du fait de ses effets nocifs sur la santé), qui regroupe aujourd’hui des organisations de producteurs de bananes, de canne à sucre et de victimes d’insuffisance rénale chronique, qui ont fait de leurs plaintes contre les entreprises transnationales responsables de l’usage de pesticides une dénonciation intégrale du néolibéralisme [13]. Ce mouvement a organisé plusieurs rassemblements avec des milliers de paysans devant l’Assemblée nationale, exigeant la satisfaction d’une série de revendications qui ont suscité la solidarité d’importants secteurs de la société nicaraguayenne.

Les Etats-Unis, à travers l’ingérence de l’ambassadeur Trivelli, ont essayé par tous les moyens d’unir les deux groupes libéraux qui, pour la première fois, se présentent séparément à une élection. En 1990, toutes les forces de droite ont intégré l’Union nationale d’opposition ; en 1996 et 2001, elles se sont regroupées dans le Parti Libéral Constitutionnaliste (PLC, Partido Liberal Constitucionalista). Aujourd’hui, ce dernier et l’Alliance libérale-conservatrice se présentent séparément [14]. « Les Etats-Unis ont déployé des efforts éhontés pour essayer de faire en sorte que la droite se présente unie aux élections, ils ont été d’une ingérence ouverte », affirme Baltodano. Cette intromission a aussi été accompagnée d’une disqualification d’Arnoldo Aleman et de son groupe, à qui les Etats-Unis ne pardonnent pas certaines opérations de blanchiment d’argent sur leur territoire, ni son pacte avec Ortega parce que, selon eux, il lui a donné le contrôle des pouvoirs de l’Etat. Aleman ne leur sert plus et la Maison blanche cherche à contrôler une droite unie, bien qu’elle n’y soit encore pas arrivée.

Baltodano et un large noyau de vétérans sandinistes cherchent à refonder ce qui fut le principal courant pour les changements au Nicaragua. Pour cela, ils savent qu’il leur faut récupérer le meilleur du passé tout en critiquant les erreurs de cette expérience. En ce sens, elle affirme que « notre révolution n’a pas suffisamment développé les mécanismes démocratiques » et elle souligne que « nous ne recommencerions pas à piétiner la liberté d’expression, et nous ne devons pas nous mettre inutilement au centre des conflits internationaux  ». Il lui semble que « la soif étatisante de la révolution  » a été une erreur, tout comme « le mépris pour les équilibres macro-économiques » parce que, « en fin de compte, ce sont les secteurs populaires qui paient l’inflation ».

Mais elle souligne l’attitude anti-impérialiste et la solidarité, le rôle de l’Etat réellement préoccupé par les problèmes des gens et qui a consacré d’énormes efforts à l’éducation, l’alphabétisation et la santé gratuite. A l’heure du bilan, elle soutient que la décennie sandiniste a laissé quelques résultats positifs qui ne sont en rien méprisables : « L’ouverture à la démocratie formelle comme un dépassement de la dictature », « la conquête de la dignité et de l’indépendance nationale, la prise de conscience des droits des femmes, l’abolition des organes répressifs, au service de la dictature, et la construction d’institutions professionnelles et constitutionnelles pour la défense et l’ordre interne ».

Avec ce bagage, les sandinistes critiques du FSLN pensent être en condition de conjuguer la lutte politique pour le pouvoir avec l’éthique, chose qui, pour une génération de Nicaraguayens, paraissait impossible. Le père Ernesto Cardenal, peut-être le plus grand symbole vivant du sandinisme, nous rappelle que, pour récupérer le meilleur de la tradition sandiniste, il a été nécessaire de rompre avec les dirigeants du FSLN : « C’est Daniel Ortega qui fait cela, c’est lui qui a détruit la révolution, c’est lui qui a trahi Sandino (…) Tous les désastres que nous vivons, c’est à lui que nous les devons » [15].

Notes:

[1] Le Mouvement rénovateur sandiniste (créé en 1996), le Parti socialiste nicaraguayen, le Parti d’action citoyenne, le Parti vert écologique, Gauche démocratique et différents mouvements sociaux comme le Mouvement autonome des femmes (MAM) et l’association des victimes d’insecticides (Nemagon) participent à l’Alliance mouvement rénovateur sandiniste.

[2] Mónica Baltodano a été ministre des Affaires régionales pendant le gouvernement sandiniste. En 1996, elle a été élue députée de l’Assemblée nationale mais a été expulsée du Front en 1999 pour avoir dénoncé le pacte Aleman-Ortega, par lequel le président d’alors et le leader de l’opposition se sont réparti pouvoir et impunité au Nicaragua.

[3] [NDLR] En 1990, l’Union nationale d’opposition menée par Mme Violeta Chamorro a gagné les élections contre les sandinistes qui étaient arrivés au pouvoir à la suite de la révolution de 1979.

[4] Revue Envío, janvier-février 2000, p. 17.

[5] Idem, p. 4.

[6] Idem, p. 7.

[7] Idem, p. 6.

[8] Revue Envío, décembre 2003, p. 3.

[9] Gioconda Belli, La gritería que necesitamos, El Nuevo Diario, Managua, 10 décembre 2003.

[10] e témoignage complet peut être consulté sur www.sandino.org/zoila.htm.

[11] Revue Envío, mars 1998.

[12] Brecha, 11 août 2006.

[13] [NDLR] Consultez à ce propos le dossier La loi des compagnies bananières sur le RISAL.

[14] [NDLR] Le candidat du PLC est José Rizo et celui de l’Alliance Libérale Nicaraguayenne – Parti Conservateur (ALN-PC), Eduardo Montealegre.

[15] Revue Envío, décembre 2003, p. 9.

Source : IRC Programa de las Américas (http://www.ircamericas.org/), 24 août 2006.

Traduction : Marie-Anne Dubosc, pour le Risal.


Articles Par : Raúl Zibechi

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