Non à la date butoir !

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Montréal, le 22 février 2003: Le Collectif Échec à la Guerre dénonce la position de Jean Chrétien sur la nécessité de fixer une date butoir pour que l’Irak se conforme à la résolution 1441. Alors que le Premier Ministre dit vouloir attendre avant d’engager le Canada, ses gestes indiquent au contraire que sa position est déjà prise, à l’encontre de la volonté clairement exprimée par la population du Canada, entre autres lors des manifestations historiques du 15 février dernier.

Fixer une date butoir, c’est passer de la guerre « comme dernier recours » (Charte des Nations Unies) à la guerre comme prochaine étape. Selon Francine Néméh, porte-parole du Collectif Échec à la guerre, « fixer une date butoir, c’est fixer une date pour le début de la guerre. C’est accepter d’être complice d’un crime prémédité car cette guerre est illégale et illégitime. C’est aussi accepter les dangereuses conséquences de ce crime contre l’humanité. »

« Une date butoir, poursuit Francine Néméh, c’est la condamnation certaine de centaines de milliers de gens à l’errance, à la faim, à la maladie et à la mort. Et c’est notre propre condamnation à subir l’accroissement du terrorisme visant les intérêts et les populations des pays occidentaux. »

Le Collectif Échec à la Guerre dénonce aussi la participation concrète du Canada aux préparatifs de guerre. Le départ du destroyer NCSM Iroquois dans le Golfe persique pour prendre la tête d’une coalition navale internationale d’une vingtaine de navires patrouillant les eaux de cette région, la présence d’une vingtaine d’officiers canadiens dans le Golfe, l’entraînement en cours des militaires canadiens prêts à partir, les communiqués qui pressent les Canadiens en poste au Moyen-Orient de rentrer au pays — tout ceci démontre que le Canada a, en fait, accepté de participer à cette guerre.

« Seule une menace réelle et imminente à la paix et à la sécurité mondiale peut légitimer un recours à la force de la part du Conseil de sécurité, ce qui n’a rien à voir avec le prétendu manque de diligence d’un pays déjà sous haute surveillance à appliquer telle ou telle résolution » souligne Raymond Legault, porte-parole du Collectif. « En ce moment, le déploiement militaire des Etats-Unis et leurs tractations belliqueuses représentent clairement la plus grande menace pour la paix et la sécurité mondiale ».



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