1 – Les politiques nationales étant déterminées par le cadre intérieur du Marché unique, de la monnaie unique et des règles uniques de l’UE, les Gouvernements de chaque pays formant l’UE, sont des exécutants dociles de ses règles, au mieux, des « fondés de pouvoir satisfaits de leur impuissance », écrivait Coralie Delaume, dans le FigaroVox du Mardi 26 Février 2019. 

L’Union européenne n’est pas une organisation intergouvernementale mais c’est une structure supranationale. Les juristes disent que la Cour de justice des communautés a « constitutionnalisé les traités » via deux jurisprudences de 1963 et 1964. Autrement dit, « la Cour de justice a fait naître un ordre juridique inédit et posé les bases d’un proto-fédéralisme sans que les peuples soient consultés – ni même avertis – de la venue au monde d’une quasi-Constitution, dès 1964, » disait encore Coralie Delaume. ( idem)

La fin du principe de l’unanimité au sein du Conseil européen allait encore aggraver davantage le problème. Le lien naturel qui aurait dû continuer à exister entre les Nations et le Conseil Européen était rompu pour de bon, faisant des élections nationales une mascarade pitoyable, le vote des citoyens étant absolument devenu inopérant. Quelle que puisse être son issue ou son alternance vers la gauche ou vers la droite, le vote des Français ne changerait plus rien aux directions prises par des acteurs politiques inconnus, hors de portée, anonymes et non élus de Bruxelles. 

Le faux Parlement de l’UE n’était pas le principal législateur du droit communautaire. Ce rôle revenait en réalité, selon le Traité, à la Cour de Luxembourg, laquelle émet de la norme en continu, « de manière jurisprudentielle » et sans en référer à personne. Enfin, le Parlement européen n’avait aucune possibilité actuelle de modifier les traités, même lorsque ceux-ci contiennent des éléments de politique économique. 

Les Gouvernements des pays membres ne peuvent plus pratiquer aucune politique industrielle volontariste, puisque les traités interdisent de «fausser la concurrence» par le biais d’interventions étatiques. Aucune politique protectionniste commerciale ne leur est possible puisque la politique commerciale est une «compétence exclusive» de l’Union Européenne. Aucune politique de change n’est possible puisque dans le cadre de la monnaie unique euro, les pays ne peuvent plus dévaluer. Aucune politique monétaire n’est possible puisque c’est la BCE qui la conduit. Aucune politique budgétaire n’est possible, puisque les pays qui ont adopté la monnaie unique sont soumis à des «critères de convergence», notamment la fameuse règle – arbitraire – des 3 % de déficit public. En outre, depuis 2010 (dans le cadre d’un calendrier appelé «Semestre européen»), la Commission Européenne pilote méticuleusement l’élaboration des budgets nationaux. Dans ces conditions, nos Gouvernants n’ont plus que deux outils à leur disposition: la fiscalité et le «coût du travail». 

Concernant la fiscalité, le capitalisme sauvage parasitaire financier pouvait exercer sur chaque État un odieux chantage en menaçant de se délocaliser vers les États voisins. Les pays membres de l’UE se livraient aussitôt à une concurrence fiscale déloyale, certains d’entre eux, comme le Luxembourg et l’Irlande, et aussi la Belgique, s’étant constitués comme des « paradis fiscaux » vivant grassement et se développant grâce à l’impôt détourné massivement par les multinationales invitées chez eux pour un traitement de faveur. Pendant toutes ces années, les autres peuples pillés légalement, grâce à cette organisation mafieuse de l’UE, allaient se débattre dans le chômage de masses et le dépeçage de toutes leurs richesses nationales. 

La France était la première concernée par ce chantage et la victime de la logique politique de l’UE qui protégeait, par ses règles, le renard dans le poulailler.

Concernant les revenus et le droit du travail, ceux-ci sont devenus les cibles privilégiées de l’échelon supranational. Les documents de cadrage incessant produits par la Commission européenne, le prouvent clairement. Ils donnent des «lignes directrices pour l’emploi», pour «l’examen annuel de croissance». Il y a aussi des «recommandations du Conseil» rédigées chaque année dans le cadre du « Semestre européen ». Toutes les réformes du droit du travail qui ont été mises en place dans les pays membres, comme la loi « El Khomri » en France, ont été prescrites de façon détaillée dans ces documents. 

Les services de santé ont été délabrés pour cette raison ultra libérale de rentabilité du capital et nous avons découvert à travers la crise du COVID-19, dans quel état pitoyable se trouvait l’hôpital et dans quelles conditions catastrophiques le personnel de santé devait travailler.

Les multinationales sont plus riches que les Etats. Le financement des politiques et de leurs acteurs se fait par les multinationales et le Pouvoir de la constellation bancaire. Ce financement doit être payé en retour par l’impôt prélevé sur les peuples. Les industriels européens (Table Ronde des Industriels européens) sont les vrais décideurs du programme du marché commun (CEE). Le financement de l’économie se fait habituellement par le vol des cotisations sociales placées en bourses. L’ISF a été aboli pour que les actionnaires (personnes morales en fiscalité) ne paient plus d’impôt sur la fortune et ne soient donc plus tentés, par la même occasion, de « fuir à l’étranger ». En cas de faillite, dégradation du triple A en zéro A, ce sont donc nos comptes en banques qui seraient saisis. La dette bancaire de 2008 était devenue une dette des Etats « pour sauver les banques » et puisqu’elle va fatalement se renouveler en 2020, cette nouvelle « crise » bancaire se transformera logiquement en dette, non plus des Etats, mais du peuple. Cette fois-ci, tout aura été volé de fond en combles. 

Voilà la situation de pillage programmé sur la sueur du travail des masses populaires et les avoirs des classes moyennes. Les Gilets-jaunes ne faisaient que révéler et manifester extérieurement la réalité d’une hémorragie qui était déjà là à l’œuvre dans l’obscurité du système dont nous étions devenues les victimes d’abord largement abusées avant de devenir conscientes de cet abus. 

2 – Dès octobre 2018, nous allions être des millions de Français à vouloir nous réapproprier la politique qui avait été prise en otage par le capitalisme sauvage représenté, lui, à son plus haut sommet, par les banques qui font élire les dirigeants, qui dictent les « constitutions » leur permettant ensuite de dicter les lois issues des « constitutions ». Nous avions enfin compris que les politiques ne rendent pas de comptes aux électeurs, ils rendent des comptes à ceux qui les ont financés, eux et leurs campagnes. Le peuple ne choisissait plus ceux qui le représentaient. Nous savions enfin clairement, grâce à Macron, que l’oligarchie financière choisit bel et bien ceux qui seront proposés au vote du peuple soit dans une liste de droite soit dans une liste de gauche. Toute liberté et toute responsabilité échappaient perpétuellement au peuple dépossédé de sa souveraineté. 

Brissot déclarait dans un discours du 8 août 1791 : « Un Pouvoir délégué sans un autre qui le surveille et le contrôle, tend naturellement à violer le principe de sa délégation, et à transformer cette délégation en souveraineté ! »

L’Union Européenne, comme la monarchie républicaine française actuelle, se comportent tous deux très justement de cette manière dénoncée par Brissot… 

Michel Onfray a proposé la création de parlements des idées, ouverts à tous, et organisés dans toutes les communes du pays ; il a également proposé de « décoloniser les Provinces » et aujourd’hui il a créé une revue de réflexion citoyenne nommée « Front populaire ». (Front Populaire, la revue de Michel Onfray et de tous les souverainistes. Réflexions et débats d’idées pour rebâtir notre monde et penser les « jours d’après ».)

La France insoumise a proposé les assemblées constituantes, partout sur le territoire national. Les Gilets jaunes avec l’aide de gens comme Etienne Chouard, allaient organiser de nombreux ateliers constituants à travers toute la France. Dans une saine démocratie, la loi n’est pas supérieure au peuple, elle est toujours relative au peuple qui commande à un Etat qui obéit. Dans le Traité européen qui nous sert de Constitution, l’insurrection est criminalisée et sévèrement condamnée. 

Nos libertés s’étaient peu à peu diluées. Il fallait tout recommencer : les luttes sociales allaient reprendre le collier mais risquaient d’entraîner la colère des dominants qui choisissent traditionnellement la solution facile de faire massacrer les dominés… En effet, les violences judiciaires et policières contre les Gilets-jaunes allaient éclater spectaculairement sur toute la France livrée à l’abus de pouvoir. 

Si le peuple accepte d’être gouverné par un Gouvernement, c’est dans la mesure où l’exercice de son service est encadré, limité, contrôlé par la Constitution que le peuple lui-même a rédigée et que lui seul peut modifier.

Dès qu’une représentation se permet de toucher ou de modifier, une Constitution, il n’est plus une représentation mais une usurpation, un délit de pouvoir, une forme de putschisme politique, un coup d’État juridique, illégal. 

Depuis la loi Gayssot du 13 juillet 1990, jusqu’aux dernières sur les « fake news » de Macron en novembre 2018, et maintenant la loi Avia de mai 2020, concernant la répression de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, cette liberté d’expression est devenue dérisoire en France. 

Les citoyens peuvent être sévèrement condamnés pour un oui ou pour un non, au nom d’un soi-disant «discours de haine » ou «d’incitations à la haine raciale» ou «d’antisémitisme», alors que la Constitution française garantit la liberté d’expression. Mais c’est le Traité Européen qui la domine en la rendant caduque ! Aujourd’hui, en France, il est interdit de plaisanter, de rire, de faire de l’humour, de pratiquer l’auto dérision traditionnelle ou même la satyre. 

Dans les « élites » politiques, il n’y a plus personne aujourd’hui en France qui pourrait prononcer cette parole attribuée traditionnellement à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement. » Cette liberté est devenue impensable en France ! Comment en est-on arrivé là ? 

Ce que constataient les Gilets-jaunes qui représentent une moyenne de 70% des Français, c’est qu’il y a des sens interdits de tous les côtés. Quelle que soit la direction dans laquelle les citoyens se tournent, toutes les routes, tous les chemins, toutes les voies, tous les sentiers sont barrés par des sens interdits européens. Les initiatives sont bloquées, les entreprises détruites, le travail est marchandisé, c’est-à-dire transformé en emploi, les humains sont « employés », utilisés comme des objets à vendre ; ils doivent d’ailleurs apprendre à bien se « vendre » sur le marché de l’emploi ! La loi du profit limite toute volonté de vivre décemment et librement. 

Depuis la crise du Covid-19, et le massacre du « confinement radicalisé policier », le désastre économique et le chômage de masse sont là. Les règles ont été perverties, la vie a été ouvertement interdite et seule la survie dans la terreur est restée une solution autorisée tout en étant inacceptable. 

Bruxelles continue d’imposer ses règles intransigeantes au bénéfice des grandes entreprises transnationales qui ont tous les droits. Les lobbies règnent en maîtres et imposent leur tyrannie, notamment le lobby pharmaceutique qui se cache derrière le lynchage médiatique actuel du Pr Raoult. Les citoyens comprennent clairement qu’ils doivent se soumettre et se taire : tout leur a été volé. Il s’agit maintenant pour eux de se réapproprier leur souveraineté et le politique. 

George Orwell écrit dans 1984 : «Pour que les grands gardent perpétuellement leurs places, la condition mentale dominante doit être la folie dirigée.» (P.307)

Philippe Séguin, avec la pensée et l’action duquel nous avions le droit de ne pas toujours être d’accord, disait le 05 mai 1992, dans son célèbre discours à l’Assemblée nationale française que: 

« Aucune assemblée n’a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d’habilitation générale dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. À fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu’elle n’exerce qu’au nom du peuple. » 

«Tout traité contraire à la Constitution est nul», disait-il. 

Le problème qui est celui du peuple, c’est la dépossession du politique par des Constitutions qui n’en sont pas. Les marchands, les financiers, les spéculateurs se sont emparés du pouvoir en écrivant les lois à la place du peuple. Ils ont donc rédigés les lois en vertu de leurs intérêts marchands, contre ceux du peuple dépossédé de sa souveraineté constitutionnelle. De fausses constitutions ont remplacé la Constitution. 

Le principe du vote tel qu’il est imaginé actuellement dans tous les pays occidentaux, est foncièrement infantilisant: les citoyens sont, par le vote, tenus à l’écart de toute responsabilité. Le citoyen fait de l’élu, un homme de pouvoir ayant le droit de le tyranniser durant toute la période d’exercice de son mandat. C’est l’élu qui détient toute la responsabilité du politique pendant que le citoyen en est dépouillé. L’institution du vote telle qu’elle existe chez nous, infantilise le citoyen, le déresponsabilise, et donc le décourage de toute implication politique. 

Nous ne disposons plus d’aucune souveraineté politique à partir du moment où nous avons accepté de perdre la souveraineté monétaire. En France, cette capacité à fabriquer sa propre monnaie a été abandonnée le jour où l’Union Européenne a décidé de passer de la monnaie commune (l’écu) à la monnaie unique (l’euro) et de créer les fondations de la BCE. Le 1er juin 1998, la Banque centrale européenne prenait la place de l’Institut monétaire européen. Six mois plus tard, le 1er janvier 1999, onze États membres (sur les 15 qui composaient alors l’Union européenne) intégraient la troisième phase de ce projet de monnaie unique et acceptaient la fixation irrévocable des taux de conversion de leurs monnaies. La zone euro était en place et la souveraineté des peuples irrévocablement perdue. 

Ce qui anime les Gilets-jaunes encore aujourd’hui après le confinement, constitue une menace extrême pour ce pouvoir des dominants de l’oligarchie européenne. La revendication du RIC est pire que le FREXIT lui-même. Car c’est toute la mécanique souterraine de la fabrication de l’UE telle qu’elle est qui est fondamentalement remise en cause par cette volonté de réappropriation de la souveraineté du peuple et de la politique… Voilà le cauchemar absolu pour les prédateurs de l’UE au pouvoir partout en Europe. Mais Macron a été placé là où il se trouve par la volonté du capitalisme sauvage ultra libéral au pouvoir en Europe: il a donc des obligations vis-à-vis de ses parrains. Ce qui veut dire qu’il ne peut pas faire autrement que de pratiquer la répression à haute dose. 

Jean-Yves Jézéquel

à suivre

 

Première partie : France: Requiem en Ré mineur pour une liberté défunte

Deuxième partie : France: Requiem en Ré mineur pour une liberté défunte. 2ème Partie

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VIDÉO – Artemisia annua: la chloroquine 2.0…

mai 31st, 2020 by Vincent Gouysse

La chloroquine de Didier Raoult a scandalisé Big Pharma : pas assez chère et trop efficace… Ce n’est rien à côté de l’Artemisia annua sous sa forme naturelle !

A voir absolument : le documentaire « Malaria Business » (2017) du réalisateur belge Bernard Crutzen.

Un remède connu depuis 2000 ans par la médecine traditionnelle chinoise, employée de longue date par les chinois contre le paludisme (sans que cela ait créé de résistance) et qui a servi à protéger l’Armée d’Hô Chi Minh du paludisme pendant la Guerre du Vietnam…

Le film documentaire de 1H12 « Malaria Business » (2017) est super intéressant, si vous arrivez à le trouver. Y sont déjà pointés Big Pharma et la fondation Gates, et surtout le fait qu’une étude made in Africa (dont les occidentaux ne veulent évidemment pas), effectuée selon les standards de l’OMC par un jeune médecin africain sur 1000 volontaires en double aveugle, a démontré que la forme de tisane d’armoise annuelle (3 fois par jour pendant une semaine) était beaucoup plus efficace encore (disparition complète du parasite dans 99 % des cas, et sans effets secondaires) que la forme « Big Pharma » ACT (Artemisinin-based combination therapy) aujourd’hui autorisée par l’OMC… car produite par les labos (mais qui n’emprunte à la plante que le seul principe artémisinine), forme ACT qui commence déjà à engendrer des résistances… comme la chloroquine depuis déjà plusieurs décennies…

Produite en masse à Madagascar (et dans d’autres pays d’Afrique), elle n’est sans doute pas étrangère aux bons résultats de Madagascar dans la lutte contre le COVID-19… Peu de cas… et peu de morts !

Sinon, voici un petit aperçu (le Média) des enjeux sur le paludisme par une des intervenantes du documentaire original : Cette plante peut sauver des millions de vies (et l’OMS n’en veut pas), mis en ligne le 9 novembre 2018.

Vincent Gouysse

Auteure du livre « Artemisia : une plante pour éradiquer le paludisme », Lucile Cornet-Vernet raconte les combats de scientifiques et de citoyens venus des quatre coins du monde, pour faire admettre à l’OMS et à l’industrie pharmaceutique les vertus de l’artemisia annua, une plante qui peut terrasser la malaria. Au passage, elle évoque les impasses et les manquements d’une recherche scientifique soumise aux intérêts du monde de l’argent, et bien peu sensible à l’opensource et au « non-profit ».

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Par sa politique étrangère ratée, l’administration américaine est devenue, à son insu et contre son gré, le principal soutien de l’Axe de la Résistance dirigé par l’Iran. De concert avec Israël, Washington encourage globalement les pays à se rebeller contre sa domination. Israël a effectivement entraîné la création du Hezbollah en envahissant le Liban en 1982. Les USA ont contribué à la création des Hachd al-Chaabi en 2014 en refusant d’aider l’Irak à vaincre Daech. Israël et les USA ont tous les deux encouragé la création des groupes de la résistance syrienne et poussé le président Bachar al-Assad à se joindre à l’Axe de la Résistance pour s’opposer à leur volonté de créer un État failli au Levant. Lorsque le président Donald Trump a offert à Israël les hauteurs du Golan occupé, Jérusalem et la Cisjordanie, il n’a laissé aux Palestiniens aucun autre choix que de rejoindre l’Iran et l’Axe de la Résistance. Une troisième intifada est-elle à prévoir?

Malgré la présence de nombreux spécialistes de haut niveau au sein de l’administration américaine, auxquels s’ajoutent bien des centres d’études stratégiques et groupes de réflexion, Washington démontre encore et toujours sa connaissance limitée de la dynamique et de la culture locale au Moyen-Orient. L’effet dévastateur de la politique étrangère des USA entraîne de nombreux pays et groupes du Moyen-Orient à joindre l’Iran pour lutter contre les décisions et les opérations américano-israéliennes.

Le premier ministre Benjamin Netanyahou a déclaré à maintes reprises qu’il était le « consigliere » du président Donald Trump qui viole les lois internationales et les accords déjà conclus. Netanyahou a conseillé à Trump de révoquer illégalement l’accord sur le nucléaire iranien, d’autoriser l’annexion par Israël des hauteurs du Golan occupé, de reconnaître Jérusalem comme « la seule capitale d’Israël », d’assassiner le brigadier général iranien Qassem Soleimani et, plus récemment, de laisser Israël commettre le « vol du siècle » (l’annexion de la Cisjordanie).

Un officier et des troupes de l’armée britannique devant l’hôtel King David, qui avait été bombardé par le groupe sioniste clandestin l’Irgoun, Jérusalem, juillet 1946 : Les terroristes juifs | par Assaf Sharon | The New York Review of Books

Pour plaire au puissant lobby israélien aux USA et ainsi obtenir les votes des Juifs américano-israéliens, Trump viole toutes les lois internationales en offrant ce qui ne lui appartient pas à Israël. Netanyahou cherche à redorer son blason sur le plan intérieur, où il est accusé de corruption et risque la prison s’il perd son poste de premier ministre. Le PM israélien ne se soucie guère de la sécurité des Israéliens et des réactions de l’Iran, de la Syrie et des Palestiniens, qui sont aujourd’hui plus unis que jamais face à leur ennemi commun (Israël), mais ces derniers sont encore loin d’être unis entre eux.

Le président Mahmoud Abbas a décidé de suspendre toute forme de collaboration avec les Américains et les Israéliens, notamment en ce qui concerne les questions de sécurité les plus sensibles  partagées avec la CIA. Abbas a refusé de parler à Trump au téléphone, les USA n’étant plus considérés comme un partenaire pour la paix. Cette décision, même si elle est tardive, pourrait ouvrir la voie à une troisième intifada, à l’approche du jour où Israël confisquera encore plus de territoires palestiniens en Cisjordanie et expulsera davantage de Palestiniens vers Gaza, la Jordanie ou l’Occident, qui pourrait bien survenir cet été. L’autorité palestinienne en Cisjordanie a toutefois promis d’opprimer tout soulèvement civil (palestinien), même si la collaboration avec les Israéliens a été suspendue. Mais pendant combien de temps encore le président Abbas arrivera-t-il à contenir la réaction naturelle de la population devant l’illégalité des mesures israéliennes?

Même l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est maintenant consciente qu’Israël, qui n’a aucunement l’intention de donner un quelconque État aux Palestiniens, ne comprend que le langage de la force. En fait, Israël n’a jamais eu l’intention de laisser quelque lopin de terre que ce soit aux Palestiniens et s’apprête à créer un passage entre la Cisjordanie et Gaza pour transférer les habitants de la Cisjordanie à Gaza. Bref, une deuxième Nakba. Il ne fait aucun doute qu’Israël veut annexer la Cisjordanie, mais il doit aussi se débarrasser des Palestiniens qui y vivent.

La saisie de nouveaux territoires palestiniens de manière plus douce vise à créer une nouvelle génération de chrétiens et de musulmans au Moyen-Orient se souciant peu du droit au retour des Palestiniens (résolution 194  du CSNU) et de leur droit à recouvrer les territoires de leurs ancêtres usurpés en 1948. Pour les Palestiniens, il est important que leur histoire reste gravée dans la mémoire de toutes les générations, parce qu’ils sont des millions de Palestiniens à vivre comme des réfugiés sans identité en Jordanie, en Syrie, au Liban et dans d’autres parties du Moyen-Orient. L’Occident s’est empressé de fournir des passeports occidentaux aux réfugiés palestiniens afin d’encourager la nouvelle génération à oublier la Palestine et son droit au retour. Voilà comment Trump et Netanyahou jouent en faveur de l’Axe de la résistance dirigé par l’Iran et de son projet de rébellion contre l’hégémonie des USA au Moyen-Orient.

En réponse aux remises en question de leur confiscation des territoires palestiniens, les Israéliens adaptent leurs arguments selon les circonstances. Ben-Gourion, le père de la Haganah et le premier PM d’Israël, a prétendu s’être emparé du territoire après avoir été attaqué par les pays arabes. Israël a acquis sa force avec l’aide de la première organisation terroriste, l’Irgoun (1937-1948), qui a commis le premier « acte de terrorisme » contre l’hôtel King David en 1946, qui a tué 90 personnes, et le massacre de Deir Yassin en 1948, qui a tué 107 Arabes palestiniens. En fait, les actes terroristes de l’Irgoun ont été condamnés  et documentés dans les études sur le terrorisme en tant que « terrorisme récompensé qui fonctionne », car il a mené à la création d’une entité  qui prend ses assises sur les cadavres des Palestiniens et les territoires de leurs descendants.

La puissante influence médiatique israélienne dans le monde entier est parvenue à effacer de la mémoire collective les atrocités commises en Palestine avant le 15 mai 1948. En voici quelques-unes qu’il ne faudrait jamais oublier:

En décembre 1947, la Haganah fait irruption à Bilad al-Cheikh (Tall Ghanan) et massacre 600 civils. L’unité responsable du raid avait reçu l’ordre de « tuer le maximum d’hommes adultes », a déclaré Benny Morris, un professeur d’histoire de l’université Ben-Gourion au Néguev. La plupart des corps sont retrouvés dans leurs maisons. Quatre mois plus tard, la Haganah lance une attaque contre Deir Yassin qui détruit des maisons arabes et tue environ 360 Palestiniens, principalement des personnes âgées, des femmes et des enfants. L’historien Ilan Pappe a établi que Deir Yassin n’était qu’un des nombreux villages palestiniens détruits de cette manière.

Un mois plus tard, en janvier 1948, c’est au tour du village d’Abu Shusha  de subir une attaque de la Hagannah qui tue de 30 à 70 Palestiniens. Trois mois plus tard, en mai, la brigade Alexandroni s’en prend au village de Tantoura et tue 90 personnes qui sont enterrées dans une fosse commune transformée depuis en aire de stationnement au sud de Haïfa. Le reste des habitants d’Abu Shusha sont expulsés. Toujours en mai, le 51e bataillon des Giv’ati israéliens capture Sawafir al Sharqiya et Sawafir al Gharbiyya. Benny Morris relate que les Israéliens n’avaient qu’un ordre : « Expulser l’ennemi des villages… nettoyer la ligne de front… conquérir les villages, les nettoyer des habitants – les femmes et les enfants doivent également être expulsés – faire plusieurs prisonniers et brûler le plus grand nombre possible de maisons. »

Des unités de la brigade du Néguev effectuent des raids sur Al Muharraqa et Kaufakha, au sud de Burayr, et expulsent leurs habitants. Beit Tima, au nord de Burayr, subit l’attaque du 7bataillon de la brigade du Néguev, qui tue 20 Arabes. La brigade du Néguev s’en prend à Huj, à sept kilomètres au sud de Burayr, même si ses habitants sont considérés comme des amis, parce qu’ils avaient déjà permis à des membres de la Haganah d’échapper aux Britanniques en les cachant. La même Haganah expulse les habitants du village, puis pille leurs maisons avant de les faire sauter. Partout, les ordres sont de « tuer, expulser ceux qui restent et démolir toutes les maisons ». Les mêmes ordres sont encore donnés aujourd’hui, car le nettoyage ethnique d’Israël n’a jamais cessé.

En octobre 1953, Ariel Sharon attaque le village de Qibya  et fait sauter toutes les maisons alors que les habitants se cachent à l’intérieur, tuant ainsi 56 personnes. En 1956, Israël attaque Qalqiliya, tuant 70 personnes. En octobre de la même année, Israël commet le massacre de Kafr Qassem  à Toul Qarm, tuant 49 Palestiniens. En novembre, Khan Younes au sud de Gaza est attaquée et 250 Palestiniens y perdent la vie. Six jours plus tard, une deuxième vague d’attaques tue 275 Palestiniens. En 1990, les soldats israéliens ouvrent le feu à l’intérieur de la Grande Mosquée de Jérusalem et tuent 21 civils. En février 1994, Baruch Goldstein  se cache derrière la colonne du Sanctuaire d’Abraham (al-Haram al-Ebrahimi) et tue 29 personnes (9 autres civils sont tués par l’armée israélienne qui croit à tort que des Juifs sont attaqués), en plus d’en blesser 28 autres parmi ceux qui étaient venus y prier avant le lever du soleil. La mémoire de Goldstein est aujourd’hui commémorée en Israël et sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage.

Chaque mesure et attaque israélienne visait à persuader les Palestiniens d’abandonner leurs territoires et de partir. En 1948, 750 000 Palestiniens ont fui par crainte d’être exterminés par les Israéliens, ce qui a permis à leurs persécuteurs de loger des Juifs du monde entier venus en Palestine pour accaparer les maisons des Palestiniens et construire de nouvelles demeures sur des terres appartenant aux Palestiniens.

L’exode des Palestiniens ne s’arrête pas là. Le président Trump a donné à Israël  ce qui ne lui appartient pas. Les médias de partout dans le monde n’osent pas écrire la vérité par crainte de perdre leur emploi ou d’être durement attaqués par les lobbys israéliens bien organisés et apparemment tout-puissants. Les Palestiniens de Cisjordanie ont accepté de déposer les armes et ont renoncé à la résistance armée contre les forces d’occupation. Les Israéliens eux, qui avaient été si impitoyablement persécutés et tués par les Européens pendant la Seconde Guerre mondiale, ont commis des crimes similaires contre les Palestiniens, personnes âgées, femmes et enfants compris, alors que la communauté internationale apparemment impuissante « fermait les yeux ».

Des dizaines  de résolutions des Nations Unies condamnant les actes israéliens en Palestine ont été adoptées, mais en vain. Il s’agit des résolutions 575910119423724826527131746846959260560760863664167267368169472679934143516 et bien d’autres encore concernant la Palestine adoptées entre 1947 et 2016 et qu’Israël a toutes rejetées. Les Nations Unies ont condamné la « violation persistante de la Convention de Genève, les politiques et pratiques israéliennes, l’annexion de parties des territoires occupés, l’établissement de colonies et le transfert de population étrangère, la destruction et la démolition de maisons arabes, la confiscation et l’expropriation de propriétés arabes, la déportation, l’expulsion, le déni du droit au retour, les arrestations massives, la détention administrative et les mauvais traitements infligés à la population arabe, le pillage de biens archéologiques et culturels, l’atteinte à la liberté religieuse, l’exploitation illégale des richesses naturelles, le changement de la composition démographique ». Pourtant, Israël se présente au monde comme l’entité la plus « démocratique » du Moyen-Orient.

Israël n’a que faire des accords de Camp David ou d’Oslo. L’accord d’Oslo favorisait Israël, car il forçait l’OLP à déposer les armes et à abandonner sa lutte armée. Israël veut occuper toute la Palestine à l’exception de Gaza, où une résistance est née et où les Palestiniens ont décidé de riposter. L’Iran a décidé d’intervenir pour soutenir la cause palestinienne sans condition. Les responsables iraniens ont déclaré aux Palestiniens que Téhéran soutient tous les efforts des Palestiniens.

Les Palestiniens, notamment le Hamas, ont fait fausse route pendant toutes ces années de guerre en Irak et en Syrie. De nombreux militants du Hamas se sont fait exploser en Irak en combattant des chiites, alors que l’Iran et ses alliés les avaient entraînés pour lutter pour la libération de leur territoire. En Syrie, de nombreux Palestiniens ont combattu aux côtés de l’armée syrienne, mais bien d’autres ont rejoint les rangs d’Al-Qaïda et du groupe armé « État islamique » (Daech). Le Hamas a soutenu l’opposition syrienne aux côtés du Qatar, l’un des principaux bailleurs de fonds du projet de création d’un État failli en Syrie.

Cependant, la victoire du gouvernement central à Damas et de ses alliés, qui a fait sombrer l’espoir d’un « nouveau Moyen-Orient », a fait échouer l’objectif d’Israël de faire de Daech une force dominante en Syrie. Les dirigeants palestiniens ont depuis réalisé leurs erreurs et ont décidé d’écarter les responsables qui ont fait détourner leur objectif vers la Syrie et l’Irak.

L’Iran n’a jamais cessé de soutenir financièrement les groupes palestiniens qui veulent recouvrer leur territoire et s’est concentré sur la Palestine plutôt que sur l’Irak ou la Syrie. L’Iran a expliqué aux Palestiniens que l’ère des « tueurs à gages » est révolue et que le retour à l’objectif principal qui est la libération de la Palestine ne peut être remis en cause ou troqué. Les Palestiniens ont investi du temps, de l’argent et des milliers d’hommes dans des combats et des guerres internes en Jordanie, au Liban et en Syrie.

Aujourd’hui, le Hamas et la plupart des groupes palestiniens présents à Gaza occupent un seul centre de commandement militaire pour lutter ensemble contre toute tentative israélienne d’imposer une nouvelle règle d’engagement. Une dissuasion palestinienne s’impose désormais sur Israël : Tel-Aviv sera bombardée si Israël attaque Gaza ou l’étouffe au point de menacer la survie de ses habitants. L’esprit des commandants qui ont lutté les forces d’occupation Izz ad-Din al-QassamYahia Ayache and Mohamed Al-Daif (Abou Khaled) s’est revitalisé.

Cela a poussé Israël à se tourner vers le maillon faible de la Palestine, l’OLP en Cisjordanie où son président, contrairement à Gaza, ne croit pas à la lutte armée  et à la pression de la résistance armée pour reprendre le territoire occupé. Israël ne trouve ainsi aucune raison de faire des concessions à l’OLP et forcera les Palestiniens à quitter leurs maisons, une pratique que les Israéliens maîtrisent depuis les années 1940. Israël contrôle la sécurité, l’économie, les permis de construction, l’eau et tout ce qui se trouve en Cisjordanie depuis 1967. La colonisation n’a jamais cessé et Israël ne se soucie guère de la réaction internationale, car il prétend dominer les grands médias du monde entier.

Lorsque l’imam Khomeini a demandé que le dernier vendredi du mois sacré du Ramadan devienne le « Youm al-Quds », la « Journée mondiale pour la libération de Jérusalem », il a déclaré ceci : « La Palestine n’appartient ni aux Palestiniens, ni aux Arabes, ni aux musulmans, ni aux chrétiens. Elle appartient à ceux qui sont prêts à s’engager dans la lutte contre l’injustice et contre les oppresseurs. »

La seule voie qui reste aux Palestiniens est de se rendre ou d’imposer à Israël ce que le Liban a réussi à obtenir il y a 20 ans : le retrait inconditionnel (d’Israël du Liban) après 18 ans de résistance armée. Le prix a été élevé, mais la récolte a été abondante et stratégique. Aujourd’hui, les choix qui s’offrent aux Palestiniens de Cisjordanie sont très limités. Il ne sert à rien de compter sur la communauté internationale ou les Nations Unies pour changer le plan israélien d’annexion de la Cisjordanie et d’expulsion des Palestiniens qui suit son cours. Les Palestiniens devront partir, tous autant qu’ils sont, ou rester et se battre. Une troisième intifada frappe à la porte et l’Iran se tient derrière, prêt à l’appuyer.

Elijah J. Magnier

 

Traduit de l’anglais par Daniel G.

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Julian Assange – Audience de ce premier juin à Londres

mai 31st, 2020 by Free Assange Belgium

En ce premier juin se tiendra à Londres à 10h (heure locale) une audience supplémentaire dans la procédure concernant la décision d’extradition vers les Etats-Unis de Julian Assange.

Il s’agit d’une audience de présentation de Julian Assange normalement via lien vidéo pour une courte durée, requise par la Cour. Ces audiences sont censées se dérouler tous les 28 jours au maximum.

Elles sont indépendantes des audiences périodiques sur la gestion de cas au cours desquelles les avocats de la défense et de l’accusation discutent et se mettent d’accord concernant la procédure même.

Cela fait que même si l’on ne compte que depuis janvier 2020, en dehors de la première semaine de procès (du 24 au 27 février), ce premier juin sera déjà la 9ème audience. (1)

Cette procédure est longue, le report de la seconde partie du procès au 7 septembre l’allonge encore.
Malgré le risque accru par la pandémie, Julian Assange n’a pas obtenu de libération conditionnelle. Il reste donc en prison dans la seule attente de son procès puisque la condamnation britannique du 15 avril 2019 est purgée depuis plusieurs mois.

Comme on le voit, cette procédure longue s’émaille d’audiences parfois purement réglementaires et cela même si depuis la pandémie, Julian Assange n’a plus la possibilité d’y assister par lien vidéo. Il reste complètement isolé et sans aucun contact avec ses avocats.

Le Comité Free.Assange.Belgium (2) a choisi cette date pour organiser une première action depuis l’arrêt de ses rassemblements le 16 mars (rassemblements qui se sont poursuivis de façon virtuelle) (3).

Notre action se fera dans le respect des règles de protection, port du masque et distance physique de 1m50. Il s’agira d’une action visuelle marquant clairement que nous ne sommes ni habitués à ces procédures lourdes, ni résolus à accepter que la justice soit rendue dans un contexte aussi…injuste.

Nous n’accepterons jamais que Julian Assange soit emprisonné sans aucune raison au Royaume-Uni, ni extradé vers les Etats-Unis qui veulent le condamner pour avoir fait son travail de journaliste.

Nous défendrons sans relâche notre droit à l’information.

Pour le comté Free.Assange.Belgium

Marie France Deprez

Adresses de contact:

Michel Staszewski: [email protected] 

0474 76 60 16.

Marie France Deprez: [email protected]

0495 93 91 75

(1)Déjà 9 audiences (13 et 23 janvier, 19 février, 25 mars, 7 avril, 27 avril, 4 mai, 11 mai, et 1er juin)

Les dates futures ne sont pas encore connues mais il devrait y avoir deux audiences par mois.

Procès proprement dit:

24-27 février et suite, 3 semaines à partir du 7 septembre

(2) https://www.facebook.com/ComiteAssangeBelgium/?modal=admin_todo_tour

(3) https://www.facebook.com/events/736354570486601/

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La culpabilité, une arme de destruction massive

mai 31st, 2020 by Dominique Muselet

L’autre jour, après avoir entendu, à la TV, tout un plateau de vertueux imbéciles culpabiliser « les Français » (comme ils disent depuis que nous sommes redevenus une nation à la faveur d’une épidémie justifiant même des frontières intérieures), qui ne portaient pas de masques dans l’espace public (ce qui n’a rien d’obligatoire, ni même de sain), il m’a pris l’envie de taper les mots coronavirus et culpabilité sur Google, et j’ai été surprise du grand nombre d’entrées. On dirait que beaucoup de monde en France s’est senti coupable pendant l’épidémie. Les médias grand public qui adorent et encouragent à longueur de journée ce sentiment avilissant à coups de : « Regrette ! Condamne ! Dénonce ! », nous en donnent quelques exemples.

Pas responsables mais coupables

Des sportifs se sentent coupables d’avoir organisé et/ou participé à un match de foot autorisé : Coronavirus – Valence : la culpabilité de Dani Parejo

Des confinés, de ne pas se montrer assez reconnaissants de l’offre culturelle offerte généreusement (La culpabilité culturelle des confinés) ou de bronzer et écouter de la musique au lieu de participer à l’effort de guerre (De la culpabilité en temps de coronavirus).

Des parents, de ne pas réussir à faire l’école à leur grands enfants tout en faisant du télétravail et en s’occupant des petits (Coronavirus. École à la maison : « Pas de pression ni de culpabilité »)

L’école à la maison. Un élève de CM2 en classe virtuelle sur son téléphone / © Thierry Gachon/MaxPPP. Source : france3-regions.francetvinfo.fr

Des étudiants en médecine d’avoir attrapé le virus en travaillant sans protection dans les hôpitaux pour un euro de l’heure, et de l’avoir transmis à leur parents sans le le savoir, vu qu’il n’y avait pas plus de tests que de masques et de blouses (Coronavirus : entre «culpabilité» et «psychose», récit d’une famille confinée.

Des généralistes d’avoir dû se mettre en quarantaine parce qu’ils avaient attrapé le virus en soignant des malades, sans protection, vu qu’il n’y en avait pas pour eux non plus. Les malheureux se vivent comme des « déserteurs »  (Coronavirus : entre culpabilité et peur de contaminer, des généralistes en quarantaine racontent)

Vous remarquerez que toutes les personnes que je viens de mentionner se sentent coupables sans aucune raison. Aucune d’elle n’a rien fait de mal, bien au contraire, elles ont fait leur devoir, et parfois bien au-delà, en remplaçant les enseignants, ou en soignant des malades sans protection, puisque l’Etat avait détruit les stocks de matériel de protection pour se livrer à son jeu favori qui est de faire ruisseler toute la richesse du pays dans les poches des nouveaux aristocrates. Avec l’aide des journalistes, qui sont payés pour les protéger et faire ruisseler la culpabilité dans le cœur des premiers de corvée.

Et ça marche car, si l’on en croit les publications psychologiques, le phénomène est encore beaucoup plus large qu’il n’y paraît. Il touche à peu près tout le monde, enfin en dessous d’un certain niveau de responsabilité, car, bizarrement, plus on est responsable de la situation catastrophique du pays, moins on est susceptible de se sentir coupable. Quoiqu’il en soit, les psychologues ont des solutions adaptées à chaque type de culpabilisé.

Les psychologues au secours des confinés culpabilisés

D’après les psychologues, c’est d’abord le confinement lui-même qui engendre des sentiments de culpabilité…

 « Le confinement peut causer un fort sentiment d’isolement, de rejet et de culpabilité. Pour d’autres personnes, la première image qui leur vient à l’esprit lorsqu’ils sont à l’isolement, c’est la prison. Ce qui signifie symboliquement qu’ils sont dangereux pour l’autre et qu’ils ont fait quelque chose de mal. D’où le sentiment de culpabilité alors qu’ils sont victimes » explique Sandra Dachraoui (Coronavirus : « Le confinement peut causer un fort sentiment de rejet et de culpabilité »).

Puis la peur de contaminer ses proches :

« Je reçois des appels de soignants en grande détresse qui ont peur de transmettre le virus à leurs patients et à leur famille » ajoute Sandra Dachraoui. Elle dit en substance aux personnes qui l’appellent que « c’est normal d’avoir peur » et elle leur conseille de « limiter les sources d’information anxiogènes ».

« Les enfants aussi peuvent ressentir des émotions fortes, comme la peur, la culpabilité, la honte, après l’annonce de la fermeture de leur école. Comment en parler avec eux ? Comment les rassurer ? Et comment vivre ce confinement de manière enrichissante ? Brune de Bérail, psychologue clinicienne et docteure en psychopathologie, répond à toutes ces interrogations dans un article intitulé La fermeture des écoles ; les mots pour rassurer vos enfants et en faire une expérience enrichissante.

Personnellement, j’aurais pensé que ce serait l’hystérie autour de l’épidémie et non pas la fermeture des écoles qui aurait traumatisé les enfants car la plupart détestent l’école, à juste titre à mon sens, étant donné que le pédagogisme moderne a tourné le dos aux méthodes Freinet et à toutes les méthodes actives qui partaient de l’intérêt de l’enfant.

La psychologue Nadia Gagnier, quant à elle, veut aider les milliers de parents, qui « doivent relever le défi de travailler à la maison tout en s’occupant des enfants, à ne pas laisser la culpabilité participer à cette épreuve » (Coronavirus: comment concilier travail, famille et confinement sans culpabilité?)

France info Guadeloupe a consulté plusieurs psychologues sur la manière d’aider les malheureux qui ramènent le virus à la maison. Le traumatisme ne sera pas facile à guérir, explique la psychologue Manick Siar-Titeca : « Au départ l’entourage est bienveillant … Mais les reproches viendront après. Le temps passant, les langues vont se délier et se faire plus accusatrices et virulentes. »

Santé magazine tente de répondre à la question : Comment ne pas culpabiliser de ne pas tout faire bien pendant le confinement ?  Il s’agit de « la culpabilité associée au sens du devoir, et aux différentes injonctions morales concernant, par exemple, la productivité au travail, ou le maintien du lien avec ses proches. Certains peuvent se sentir mal « à l’idée de ne pas pouvoir se rendre au travail, mais d’être payé malgré tout ».

Mais alors, que pouvons-nous faire pour sortir de cette spirale culpabilisante ? « Personne n’est coupable de la situation actuelle », rappelle Patrick Ange Raoult. « Il faut donc transformer la culpabilité en responsabilité. » Nous sommes en effet responsables de nos enfants, de notre travail, de nos proches, et nous pouvons les aider. Nous sommes également responsables de notre comportement envers la société, c’est pourquoi il est important de respecter les gestes barrières. »

Jamais dans ces articles, il n’y a de mise en perspective économico-socio-spirituelle de la situation qui engendre ces sentiments négatifs, injustes et destructeurs. L’épidémie est acceptée comme un fait de dieu ainsi que tout ce qui en résulte. On se contente de rassurer les gens à coups de lieux communs : c’est normal d’avoir peur et personne n’est parfait. Il n’y a pas de remise en cause politique – au contraire même, on conseille aux confinés culpabilisés d’attendre un hypothétique vaccin en se tenant à l’écart du débat public – ni de remise en cause existentielle. On ne se demande pas pourquoi les gens ont si peur de mourir, pourquoi ils ont si peur de tout. Pourquoi ils se sentent si coupables, coupables de tout…

Vous me direz « Mais ce n’est pas le rôle de la psychologie ! » Pourtant, la seule manière de résoudre un problème de santé physique ou psychique n’est-elle pas l’approche holistique? Tout comme le corps, l’esprit et le cœur ne peuvent fonctionner l’un sans les autres, nous fonctionnons à l’intérieur d’une société donnée, imprégnée de valeurs spécifiques, sans lesquelles nous ne pouvons pas vivre et qui ont forcément un impact sur nous. Pour ma part, j’ai trouvé mon équilibre en associant, dans ma compréhension des choses de la vie, quatre domaines d’expérience : la psychologie, la sociologie, la spiritualité et la géopolitique.

Au bout du compte, que nous disent tous ces psychologues ? Les sentiments d’angoisse, de honte et de culpabilité que vous éprouvez sont normaux dans la situation. Il est de votre responsabilité de les surmonter. Et surtout n’oubliez pas les gestes barrières ! En clair, gérez au mieux votre culpabilité et surtout obéissez aux ordres sans vous poser de question… Pour moi, la psychologie, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui est l’alliée objective des puissants, exactement comme l’Eglise qu’elle a largement remplacée.

Responsables mais pas coupables

Il est frappant de constater qu’à l’inverse de leurs administrés, les gens au pouvoir, les politiciens et autres élites, qui ont détruit notre système de santé, géré l’épidémie en dépit du bon sens, interdit aux médecins de soigner les malades comme ils le jugeaient bon pour des motifs obscurs et probablement malhonnêtes, tous ces décideurs et ces milliardaires qui auraient de bonnes raisons de ressentir de la culpabilité, n’en ressentent aucune.

Source : Pinterest.com

Lorsque les journalistes parlent de leur culpabilité, il s’agit de culpabilité juridique, celle qui vous envoie en prison, pas chez le psy. Et ils prennent bien soin de la distinguer de la responsabilité. Et d’ailleurs, la responsabilité non plus n’a pas le même sens que pour leurs administrés ou subordonnés. Pour les puissants cela veut dire « Responsable mais pas coupable » et donc en fait irresponsable, assuré de l’impunité… La formule a été inaugurée avec l’affaire du sang contaminé.

Les autorités temporelles reçoivent, comme à l’accoutumé, un bon coup de main des autorités spirituelles dans leur opération de blanchiment. Dans un article précisément intitulé “Responsables
mais pas coupables
”, le théologien protestant Élian Cuvillier se porte vivement au secours de nos dirigeants cyniques, cupides et incompétents, en parlant de « responsabilité collective » :

« Ce qui caractérise l’état d’adulte, c’est de se savoir, à sa mesure et dans le domaine qui le concerne, être responsable de ses choix. Être adulte, c’est cesser d’accuser les autres de ce qui nous arrive. Bien évidemment, il peut se faire que nous nous trouvions victimes de l’incompétence, de la maladresse, de la méchanceté ou de la malhonnêteté de tel ou tel. Il est alors normal de demander des comptes, de réclamer justice. Mais, en cette affaire qui osera accuser un responsable politique de n’avoir pas, à la mi-mars, pris la mesure de ce qu’il fallait faire exactement ? Qui lui reprochera de n’avoir pas pris les « bonnes décisions » au « bon moment » ? Il faut un brin de mauvaise foi — ou faire preuve de cynisme politique à courte vue — pour désigner des coupables alors que personne, je dis bien personne, ne savait exactement ce qui allait se passer. »

En clair, renonçons à jouer les victimes cyniques et de mauvaise foi, absolvons les irresponsables politiques, soyons heureux d’être encore en vie et préparons-nous, en adultes responsables, à endurer joyeusement le chômage, l’esclavage, le traçage, la misère !

Les médias aussi s’emploient à blanchir nos irresponsables politiques en nous répétant sur tous les tons que, bien sûr, la crise économique arrive et que nous n’avons encore rien vu, mais que c’était inévitable. Il n’y avait pas d’autre solution que celle qui nous a été imposée. On connait la chanson !

Quant aux irresponsables politiques en question, après avoir organisé leur impunité, ils travaillent d’arrache-pied à détourner d’eux-mêmes la colère de leurs victimes en désignant d’autres coupables, des coupables par procuration, qu’ils accusent de ce qu’ils ont fait selon leur bonne habitude.

Coupables par inversion accusatoire

En ce moment, il y en a eu deux : nous et la Chine.

Les pays occidentaux, avec à leur tête les Etats-Unis, qui ont presque tous très mal géré la crise se sont donc dépêchés d’accuser la Chine de tous nos maux. Pour cela aussi ils ont reçu l’aide de dieu, à travers le cardinal birman Charles Bo, qui « tance dans une déclaration l’attitude « négligente » du régime chinois face à la pandémie du Covid-19. Il accuse la Chine d’un « échec » aux graves conséquences mondiales. » (Coronavirus : le cardinal Bo dénonce la « culpabilité morale » de la Chine)

Peu importe que ce ne soit sans doute pas vrai, ni que la Chine ne se laisse plus faire.

Le professeur Raoult et tous les défenseurs du traitement qu’il propose ont aussi servi de bouc émissaire. Le Prof. Raoult veut dépister, isoler, traiter, tandis que le gouvernement français veut dépister, isoler, tracer. Du coup, le gouvernement, le ministre de la santé et Big Pharma lui mènent une guerre grotesque et sans merci à coup d’accusations sordides et de décrets abusifs. Mais ils auront beau faire, ils ne réussiront pas à en faire un coupable ! Les dindons de la farce, c’est bien nous finalement, et rien que nous…

Le totalitarisme sanitariste mondialisé

Peut-être tout n’est-il pas perdu. Dans l’océan de mensonges, de faux semblants et de confusion qui nous entoure, il reste quelques îlots de vérité et de sincérité, quelques vrais penseurs, qui, en mettant des mots sur ce que nous ressentons confusément, nous empêchent de tomber dans la folie ou le désespoir.

Dans un article au titre provocateur : Crise sanitaire : « Pour les dictateurs en herbe, il n’est plus très difficile d’abattre toutes les libertés » paru le 22 mai dans Marianne, le philosophe Robert Redeker explique que, pendant l’épidémie : « les hommes firent l’objet de la simulation d’une nouvelle forme d’Etat totalitaire» Les peuples ont été gérés comme des troupeaux d’animaux. Tout était interdit, même de critiquer le pouvoir, puisque la police faisait enlever les banderoles contre Macron « comme si, au lieu de protéger les Français, les forces de l’ordre étaient en guerre contre eux ». Pour lui : « La célèbre affirmation de Joseph de Maistre selon laquelle  » toutes les maladies sont des châtiments » hante l’esprit des gouvernants modernes … A la maladie, il faut un coupable ; le coupable c’est le peuple !

Danièle Linhart, interviewée par Le collectif Citoyens Résistant d’hier et d’aujourd’hui, dénonce le fait que les dirigeants de la start up Nation ont profité de l’épidémie pour étendre aux citoyens le rapport de subordination qui règne dans l’entreprise :

« Nous sommes traités, dans le monde citoyen, à peu près comme dans le cadre du salariat, comme des masses que l’on manœuvre, que l’on déplace, que l’on soumet à des exigences, que l’on cherche à culpabiliserSelon elle, « ce sentiment de culpabilité, d’impuissance, de peur peut pousser les gens à s’en remettre à une autorité supérieure, à ceux qui savent …».

Marco Bersani dans un article de Bastamag intitulé Et maintenant on culpabilise les citoyens enfonce le clou :

« Une des stratégies les plus efficaces mises en œuvre dans toute situation d’urgence par les pouvoirs forts consiste à culpabiliser les individus pour obtenir d’eux qu’ils intériorisent la narration dominante sur les événements en cours, afin d’éviter toute forme de rébellion envers l’ordre constitué ».

Selon lui, la crise révèle « la fragilité intrinsèque d’un modèle économico-social entièrement fondé sur la priorité aux profits d’entreprise et sur la prééminence de l’initiative privée ».

Conclusion

La classe dirigeante a profité de la crise sanitaire pour faire une simulation grandeur nature d’emprisonnement de la population. Elle a utilisé notre propension à la culpabilité pour diminuer notre résistance à l’oppression et mettre en place des systèmes de surveillance qui, espère-t-elle, vont lui permettre d’endiguer les luttes sociales qui vont s’intensifier avec l’augmentation de la pauvreté dont elle est responsable.

Malgré ce que disent les psychologues, il n’est pas normal, de se sentir coupable de ne pas maîtriser une situation dont on n’est pas responsable (il y a des responsables, mais ce n’est pas nous !) Et il est impossible de se montrer à la hauteur quand les règles changent tout le temps et que ce qu’on exige de nous est irréalisable.

Pour la plupart, nous avons combattu ce gouvernement comme les précédents. Qui plus est, c’est nous qui avons fait tourner le pays, pendant que les irresponsables censés nous gouverner pédalaient dans le yaourt. Cessons donc de culpabiliser. Refusons de céder au chantage. Relevons la tête et débarrassons-nous de tous ces parasites qui, tout en nous méprisant, vivent à nos crochets et nous mènent à l’abîme. Prenons en main notre destin, car, comme dit Danièle Linhart :

« Il est plus que jamais nécessaire de remettre au centre du débat les grands enjeux sociaux politiques, c’est à dire comment devons-nous produire et consommer à l’avenir pour cesser d’être les prédateurs de notre planète et de notre santé ? »

Dominique Muselet

 

Image en vedette : Capture d’écran. Source : shutterstock.com

Cet article a été publié initialement par salaireavie.fr

Je ne sais pas pourquoi, mais quand quelqu’un me lance « Merci pour tout ce que vous faites, merci beaucoup ! », ma première réaction est l’incrédulité et j’ai juste envie de lui dévisser la tête. Merci pour quoi au juste ?

En mai 2006, il y a 14 ans de cela, j’obtenais mon diplôme d’infirmière. Et c’était déjà difficile d’être infirmière. Entre la compétition, le « bitchage » entre collègues, la suprématie des médecins et le manque de reconnaissance, beaucoup quittaient déjà la profession un an après avoir reçu leur diplôme. Alors, super COVID-19 ou pas, la vie d’une infirmière était déjà l’enfer ; maintenant, on vient juste de passer au scénario apocalypse.

En 2005, quand j’étais préposée aux bénéficiaires dans une unité de gériatrie la nuit, nous n’étions que 2 préposées et 1 infirmière pour 70 patients. Vous trouvez que ça a du sens ?

Cette année, le slogan des revendications des infirmières de la FIQ est « soigner à s’en rendre malade, c’est terminé ». Et ça aussi, c’était avant la COVID-19. Alors, moi, ce que j’aimerais vous entendre dire avec cette intonation timide, ce n’est pas merci, mais « Désolé, on s’excuse vraiment ! ».
On s’excuse de quoi au juste ? On s’excuse d’être devenus complètement aveuglés par une société de surconsommation capitaliste qui mise avant tout sur des bonus aux riches entreprises telles que Bombardier, au lieu d’investir dans le capital humain. Notre vraie plus-value.

On s’excuse de dormir au gaz. De ne pas avoir défendu avant le droit de nos aînés, pas ceux des CHSLD non, nos aînés. De ne pas s’impliquer politiquement pour revendiquer et demander du changement dans la société. D’accepter d’élire des gouvernements qui n’investissent pas et ne réforment pas là où ils le devraient.

On s’excuse de dormir au gaz et de ne pas revendiquer une société plus saine. De ne pas revendiquer de repenser la semaine de travail de cinq jours et les trois semaines de vacances par année. Parce qu’on n’a plus le temps de rien, tout ce que l’on fait, c’est travailler pour que des plus riches continuent de s’enrichir pendant qu’ils nous regardent dépérir.

D’accepter que l’on soit stressés, au bout du rouleau, qu’on n’en puisse plus comme société. Le système de santé est malade parce que notre société est malade. Et c’est à tout un chacun de se lever pour en revendiquer une meilleure.

Pas juste aux infirmiers, aux professeurs, aux préposés et aux travailleurs sociaux. Toutes ces belles gens qui prennent soin de vous et de votre famille parce que vous dormez au gaz. Assis tranquillement devant Netflix avec votre verre de vin. Vous avez laissé votre santé physique et mentale entre nos mains, mais c’est sur nos épaules au complet que ça repose aujourd’hui, et nous vous disons que nous ne pouvons plus vous soutenir.

C’est ça que j’aimerais entendre : « Désolé d’avoir tenu mon bien-être pour acquis en laissant le soin aux autres de voir à ma santé ».

Et pour monsieur Legault qui se dit déçu des postes à temps plein non pourvus… S’t’une joke,oui ?

Danica Dragon Jacimovic

Image en vedette : Capture d’cran. Source : La Voix de l’Est.

Danica Dragon Jacimovic: Infirmière clinicienne au Nunavik, Québec, Canada.

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Ces dernières semaines, les armées sahéliennes ont été accusées de commettre de graves exactions envers les populations civiles et le drame survenu récemment au Burkina Faso vient encore apporter de l’eau à ce moulin. Ces faits ne sont pourtant pas nouveaux…

Cette note a été publiée dans le journal en ligne Sputnik.

Moins d’un mois après qu’une ONG, Human Rights Watch, a dénoncé les exécutions arbitraires de 31 personnes, appartenant toutes à la communauté peule, commises par les forces de défense burkinabè dans la ville de Djibo, un autre drame, susceptible de constituer un nouveau crime de guerre, est survenu.

« Froid dans le dos »

Les faits se sont déroulés les 11 et 12 mai derniers dans une commune proche de la localité de Tanwalbougou, située dans l’est du Burkina Faso. Selon le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), vingt-cinq personnes, âgées de 20 à 70 ans, ont été arrêtées devant la mosquée par des gendarmes de Tanwalbougou accompagnés des jeunes Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), supplétifs civils de l’armée. La plupart de ces individus auraient été torturés et certains auraient été tués d’une balle dans la tête le même jour. À la date du 26 mai, douze corps ont été retrouvés.

Parmi ces victimes se trouve un parent du député-maire de la commune de Dori, Aziz Diallo, qui a déclaré devant l’Assemblée nationale : « Je tiens à préciser que les douze victimes de Tanwalbougou n’ont pas été arrêtées dans une opération antiterroriste –parmi elles figure un de mes cousins, qui a fui le terrorisme pour aller se réfugier avec sa famille à Fada [Est] et qui a été exécuté. J’étais à la morgue avec le procureur et des agents de l’hôpital et nous avons vu qu’il a été exécuté d’une balle dans la tête. Il n’y a eu aucune identification des victimes. Ça fait froid dans le dos, cela fait des jours que nous n’arrivons pas à dormir parce que l’on ne peut pas s’imaginer qu’en 2020, nous vivions encore ce genre de situation ».

Ces événements tombent au plus mauvais moment pour le gouvernement burkinabè et son ministre de la Défense, Cherif Sy. Comme dans de nombreux pays d’Afrique francophone, les institutions sont calquées sur celles de l’ancien colonisateur, le corps de gendarmerie est placé sous l’autorité de la Défense. En effet, depuis plusieurs semaines les exactions commises envers les populations civiles par les armées de certains pays du G5 Sahel font l’objet d’une attention toute particulière.

Avertissements

Le 20 avril, Human Rights Watch dénonçait les événements de Djibo. Dix jours plus tard, la mission des Nations unies au Mali (Minusma) diffusait une note sévère envers les forces de défense et de sécurité malienne. Dans ce document repris par toute la presse nationale et internationale, la Minusma les accusait d’avoir commis 101 exécutions extrajudiciaires au cours des seuls trois premiers mois de l’année. Au passage, l’ONU tapait également sur les doigts de l’armée nigérienne pour avoir exécuté une trentaine de personnes dans la  région de Ménaka. Le 4 mai, c’est le Haut-comité pour les réfugiés (HCR) qui condamnait l’armée burkinabè pour violence à l’encontre de réfugiés du camp de Mentao. Le 20 mai, Acled, une ONG peu connue du grand public, mais suivie par un grand nombre d’institutions, spécialisée dans l’analyse de données et qui reçoit, entre autres, des financements du département d’État, des ministères des Affaires étrangères allemand et néerlandais, publiait une étude cinglante:

« Les données d’ACLED montrent que les abus des forces gouvernementales sont inhérents à la dynamique des conflits qui prévaut dans le centre du Sahel, et ces acteurs commettent régulièrement des atrocités en toute impunité. Des informations faisant état de telles violences émanent désormais simultanément des trois pays du G5-Sahel confrontés à l’insurrection sous-régionale et il est de plus en plus clair qu’ils ne peuvent plus être ignorés. »

Les morts ne se taisent pas

Ces faits ne sont pourtant pas nouveaux. Sans remonter à des temps très anciens, il suffit de se reporter aux données publiées par la Minusma qui prennent en compte la période de janvier 2016 à juin 2017. Ces chiffres indiquent que presque la moitié des cas de violation et abus des droits de l’Homme envers les civils, qui comprennent les exécutions extrajudiciaires, les arrestations, les disparitions forcées, qui ont eu lieu au Mali pendant cette période, ont été commises par les forces maliennes (tous corps confondus). La majorité des autres exactions a été perpétrée soit par les factions armées signataires de l’Accord d’Alger, soit par les groupes terroristes.

Ces proportions sont à comparer avec les derniers chiffres divulgués qui, certes, ne concernent que le premier trimestre de l’année 2020, mais ils correspondent à ce que les observateurs constatent depuis de nombreux mois. Les forces maliennes sont responsables d’un peu plus d’un tiers des violations du droit international humanitaire. Elles sont largement dépassées par les milices communautaires, dont les exactions ont connu une augmentation exponentielle au cours de l’année 2019 et en ce début 2020. Les crimes de la part des factions armés signataires de l’Accord d’Alger ont, eux, fortement régressé. Quant aux groupes terroristes, tous confondus, et il ne s’agit pas ici de minorer leur capacité de nuisance ni leurs responsabilités dans la situation dramatique que vit toute la bande sahélo-saharienne, ils commettent statistiquement moins d’exactions. La raison en est simple : ils ne veulent pas s’aliéner les populations pour pouvoir s’implanter dans les zones et recruter des civils. Ils s’en prennent donc principalement aux militaires et aux symboles de l’État.

Si les exactions des armées nationales ne sont pas nouvelles, il est clair que la montée en puissance des milices a incontestablement et considérablement augmenté le niveau de violence. D’autant qu’il n’est pas rare de constater que ces milices, Koglweogos, alliées aux VDP au Burkina Faso ou Dan Na Ambassagou au Mali, et armées nationales œuvrent ensemble. Les exemples où toutes ces forces se rejoignent sur le théâtre d’événements dramatiques sont nombreux : Barga, Tanwalbougou, Ogossagou, ou plus récemment à Débéré au Mali, où des militaires maliens ont été vus accompagnés de Dozos en train de voler du bétail, pour ne citer que ceux-là.

Un grand gâchis

Ces faits éclairent d’une lumière crue la situation chaotique qui prévaut dans le Sahel et il faut comprendre le nombre et la simultanéité des parutions qui incriminent les gouvernements à travers le comportement de leurs armées comme un signal fort. Ces questions auraient même dû faire l’objet d’une réunion programmée le 14 mai au siège du Conseil de sécurité. Mais, selon le site Africa Intelligence, à la demande du Niger, cette réunion a été annulée. Il n’empêche, les rappels des droits de l’Homme servent toujours de moyens de coercition avant la mise en place de sanctions. Le timing n’est pas innocent non plus, les élections présidentielles au Niger (décembre) et au Burkina Faso (novembre) se profilent, la pression sur les chefs d’État est d’autant plus forte.

Tout ceci, néanmoins, ne devrait pas faire oublier que les armées nationales payent aussi un lourd tribut à la lutte antiterroriste et ce n’est pas sans un certain malaise que la plume se porte dans la plaie. D’autant que la débandade des militaires ne devrait pas être mise sur leur seul compte, c’est un échec collectif, celui des États concernés d’abord, celui des « partenaires » extérieurs ensuite.

L’Union européenne dépense des centaines de millions dans des formations en tout genre, notamment au Mali avec EUTM où depuis quatre ans, elle dispense des cours de droit international humanitaire aux corps habillés. La France ensuite qui, depuis les indépendances, aide à la structuration de ces armées et qui a basé toute sa stratégie dans le Sahel sur la montée en puissance de celles-ci. La Minusma enfin, qui s’avère toujours incapable de protéger les populations civiles, quel que soit leur agresseur. Tous ces milliards déversés dans le sable…

Leslie Varenne

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A partir des attentats de 2015, nous allions donc voir une avalanche de mesures liberticides tomber sur la France volontairement placée en état de choc, de « sidération » qui laissait les mains libres au Pouvoir.

Le 13 novembre 2015, « L’état d’urgence » était décrété au niveau national. 

Le 16 novembre 2015, François Hollande proposait une révision de la Constitution française dans une précipitation inexplicable si l’on ne se reporte pas à ce contexte. 

Le 17 novembre 2015, Manuel Valls annonçait que cette réforme de la Constitution se ferait sans consultation du peuple par referendum.

Le 18 novembre 2015, les manifestations à l’occasion de la Cop21 seraient interdites et des perquisitions seraient commanditées aux domiciles de responsables syndicaux. 

Le 19 novembre 2015, sans le moindre débat, ni au Parlement ni ailleurs, la prolongation de « l’état d’urgence » était adoptée à l’unanimité, pour trois autres mois. Le 19 novembre 2015, le Parlement déposait un amendement qui avait pour but celui de contrôler les medias dans leur ensemble. 

Le 19 novembre 2015, le Gouvernement était autorisé à censurer tout service de communication, comme Internet, sans le moindre délais ni l’autorisation d’un juge. (Cf. http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/3237/an/57.asp)

Le 19 novembre 2015, à la suite des perquisitions « sauvages » accomplies sans autorisation d’un juge, les cow-boys du RAID lançaient un assaut hollywoodien chez un habitant du Gard en manquant d’abattre sa fille! 

Le 20 novembre 2015, le premier Ministre, Manuel Valls, contestait le Conseil Constitutionnel qui voulait se saisir de l’affaire des prolongements injustifiés de « l’état d’urgence ».

Le 20 novembre 2015, les cow-boys du RAID se trompaient de logement où ils allaient intervenir en blessant gravement une fillette de 6 ans à Saint-Denis. 

Le 21 novembre 2015, un Couvre-feu était décrété dans la ville de Sens.

Le 23 novembre 2015, 58 citoyens bravaient l’interdiction de manifestation décrétée par « l’état d’urgence ». Ils étaient interpellés, leur identité était livrée au Parquet et ils étaient condamnés à 6 mois de prison avec 7500 euros d’amende.

Le 23 novembre 2015, pour lutter « contre le terrorisme », la ville de Paris mettait en place une restriction de la circulation d’argent liquide! (CF., http://www.letemps.ch/economie/2015/11/23)

Le 23 novembre 2015, le régime totalitaire instauré en France déclenchait 26 perquisitions administratives en Dordogne avec comme résultat la saisie d’une arme de chasse! (Cf., http://www.sudouest.fr/2015/11/23)

Le 24 novembre 2015, les quelques députés socialistes frondeurs qui avaient voté contre la prolongation de « l’état d’urgence » seront convoqués au siège du Parti et menacés d’être rayés des listes du PS.

Le 26 novembre 2015, le Conseil Européen aménageait des « dérogations » à la Convention des Droits de l’Homme, sous prétexte de « lutte contre le terrorisme »!

Le 28 novembre 2015, vingt quatre militants écologistes de gauche étaient assignés à résidence juste avant la tenue de la COP21.

Le 28 novembre 2015, l’État faisait interdire à la vente tout produit qui serait inflammable sur toute l’agglomération parisienne en vue de la COP21. 

Le 30 novembre 2015, on relevait 289 interpellations musclées à Paris, suite à des manifestations interdites par « l’état d’urgence », à l’occasion de la COP21.

Le 1er décembre 2015, le Gouvernement allait encore prolonger « l’état d’urgence » pour une période indéterminée. 

Le 1er décembre 2015, le directeur du DLPAI du Ministère de l’Intérieur, déclarait à FranceTVInfo, que les décrets votés dans le cadre de « l’état d’urgence », avaient été rédigés en l’espace de deux heures, le soir même des attentats et avant que ne soit décrété « l’état d’urgence » et encore avant l’assaut des cow boys du RAID au Bataclan (intervention qui continue de poser de graves questions non résolues.) 

Le 3 décembre 2015, François Hollande parlait de reconduire « l’état d’urgence » à 6 mois.
Le 3 décembre 2015, la toute première loi de surveillance généralisée des Français avait montré sa totale inefficacité à protéger les citoyens du terrorisme, (étant donné que ce terrorisme entre dans une pratique d’un management de la terreur, faisant partie de la manipulation collective). Nonobstant, le Gouvernement se saisissait de l’occasion du choc du Bataclan pour proposer de nouvelles lois liberticides généralisant encore plus la surveillance des Français. 

Le 3 décembre 2015, BFMTV faisait des révélations sur l’assaut des cow boys du RAID, le 18 novembre à Saint Denis. Nous apprenions alors que de nombreux éléments contredisaient la version du Ministère de l’Intérieur qui s’avérait fausse et destinée à couvrir des bavures et irrégularités importantes dans les perquisitions réalisées à Saint Denis sous « état d’urgence ». 

Le 3 décembre 2015, le Parlement refusait la constitution d’une Commission d’enquête sur la participation de la France au financement des terroristes de DAECH, dont les membres « faisaient du bon boulot en Syrie » (dixit Laurent Fabius)!

Le 4 décembre 2015, le Gouvernement fasciste de la France, décidait que la réforme de la Constitution, sans l’avis du peuple français, ne préciserait pas de durée à « l’état d’urgence » qui deviendrait donc ipso facto perpétuel: une sorte de dictature à la française ! 

Le 4 décembre 2015, deux militants écologistes manifestant pacifiquement contre la COP21, allaient être condamnés à la prison ferme !

Le 9 décembre 2015, selon la nouvelle dictature fasciste mise en place en France, le Gouvernement prévoyait de pouvoir placer en détention des citoyens, sans procès, à partir d’une simple suspicion de « terrorisme »! 

Le 16 décembre 2015, des médias nous apprenaient qu’à la suite du vote favorable du Parlement pour une loi luttant contre l’évasion fiscale, le Gouvernement « socialiste » au service du fascisme ultra libéral, ordonnait, dans ce qui est devenu sa tradition dictatoriale, que le Parlement revote le soir même en faveur d’une abolition de cette loi… Ainsi, les plus grands délinquants fiscaux (ceux qui détournent des dizaines de milliards d’euros de l’impôt) seraient efficacement protégés pendant que les braves citoyens honnêtes seraient encore plus abusivement harcelés par une armée de 90.000 inspecteurs du fisc n’ayant rien d’autre à faire que d’infernaliser l’existence difficile des plus humbles qui sont contraints à la survie… 

Le 17 décembre 2015, les États-Unis sous l’influence déclarée du lobby sioniste, s’opposait de toutes ses forces à l’enquête de la justice française et au travail du juge anti-terroriste, sur les attentats du Bataclan. Le Gouvernement Hollandien faisait donc la promotion d’un attentat « islamique », qui n’avait rien à voir avec l’islam, et en profitait pour faire une déclaration de guerre contre la Syrie sous le prétexte de lutter contre « le terrorisme » !

Le 20 décembre 2015, un nouveau décret de la dictature française autorisait la police politique à surveiller en direct les conversations des citoyens sur Skype, sous prétexte de lutte « contre le terrorisme ». 

Le 22 décembre 2015, la ministre de la justice proposait de maintenir les perquisitions de nuit permises par « l’état d’urgence ».

Le 22 décembre 2015, le Conseil Constitutionnel était amené à valider les assignations à résidence des écologistes sanctionnés par les décisions du Pouvoir grâce à « l’état d’urgence ». 

Le 04 janvier 2016, Cambadélis, le patron du PS, voulait élargir la déchéance de nationalité à l’ensemble des Français !

Le 19 janvier 2016, le ministre de l’Intérieur Cazeneuve décidait que les Préfets de police puissent faire appel à des forces d’interventions dont le nombre permettrait de les trouver à moins de 20 minutes de n’importe quel point du territoire national. 

Le 28 janvier 2016, une loi donnait désormais à la police politique le droit de procéder à une saisie de matériel informatique, sans autorisation d’un juge, grâce à « l’état d’urgence » perpétuel prévu par la nouvelle « Constitution » réformée sans l’avis du peuple français. 

Le 2 février 2016, le premier ministre déclarait à l’Assemblée que la déchéance de nationalité s’appliquerait, comme le voulait Cambadélis, à tous les Français en ajoutant que le problème insoluble des apatrides n’était pas le sien !

Le 2 février 2016, le Sénat acceptait et autorisait l’utilisation de « chevaux de Troie », sans autorisation d’un juge, pour faciliter la surveillance totalitaire informatique des citoyens sans distinction. 

Le 2 février 2016, le Sénat confirmait que la simple visite d’un site web à caractère jugé « non conventionnel » (donc terroriste) serait passible d’une condamnation pénale !

Le 9 février 2016, « l’état d’urgence » était inscrit dans la Constitution à perpétuité : 103 députés votaient pour et 26 voix contre en précisant qu’il y avait 441 parlementaires absents ! 

Le 30 mars 2016, un projet de loi pour lutter contre les « fake news » allait être proposé au sénat, par la sénatrice Nathalie Goulet, s’inspirant du « Décodex », du « CrossCheck » et du « PropOrNot »… La loi prévoyait 1 an de prison et 15.000 euros d’amende pour toute personne qui aurait diffusé de fausses informations ! Seuls, des médias inféodés (comme Le Monde) pourraient diffuser en permanence des « Fake News » sans être inquiétés et même publier un « decodex » qui identifierait ceux qui seraient considérés comme des contrevenants au système de manipulation de l’information…

Le lundi 8 mai 2017, nous avions le résultat final des fausses élections présidentielles françaises. Macron lui-même aurait plus tard ce mot : « Je suis entré à l’Elysée par effraction ! »

Le 6 novembre 2018, la loi pour la lutte contre les « fake news » a été rejetée par le Sénat, faute de pouvoir définir clairement la « factualité », pas plus que « l’objectivité », ni la liberté d’opinion qui ne peut pas être « fondée sur des faits » ! 

Mais, dès le 20 novembre 2018, le Sénat revenait sur sa décision en adoptant les volontés totalitaires de Macron.

Ce même jour, mardi 20 novembre 2018, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, accusait les « Gilets jaunes » de complicité de terrorisme. Ainsi, il allait pouvoir justifier les violences policières contre le mouvement social en fonction de cette déclaration ! 

Jean-Yves Jézéquel

(à suivre)

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Discussion entre l’avocat Rocco Galati et Stéphane Blais (Fondation pour la protection des libertés citoyennes) à propos de la crise du COVID-19 et du viol des droits constitutionnels par les gouvernements.

 

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Mise à jour: 18h00 (Heure avancée de l’Est)

Le document qui accuse le policier Derek Chauvin de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire dans la mort de George Floyd révèle que Chauvin a cloué le cou de Floyd au sol avec son genou pendant près de neuf minutes, dont trois minutes après que Floyd soit devenu inconscient. Pendant cette même période, deux autres policiers, Thomas Lane et J. A. Keung, aidaient Chauvin à maintenir Floyd cloué au sol, l’un sur son dos et l’autre sur sa jambe. Un quatrième policier, Tou Thoa, s’occupait de retenir les passants qui plaidaient pour la vie de Floyd. Les quatre policiers ont été renvoyés, mais seul Chauvin a été arrêté.

Mise à jour: 14h00 (Heure avancée de l’Est)

Le policier qui a tué George Floyd a été mis en détention par les enquêteurs, a annoncé le commissaire à la sécurité publique du Minnesota, John Harrington, en fin de matinée vendredi. Derek Chauvin a été licencié après que la vidéo le montrant en train d’enfoncer son genou dans le cou de Floyd jusqu’à ce que celui-ci perde connaissance et meure a été publiée sur Internet et visionnée par des millions de personnes dans le monde, ce qui a provoqué des manifestations à Minneapolis et dans d’autres villes américaines. Les trois policiers qui ont aidé Chauvin dans le meurtre ont également été licenciés, mais ils n’ont pas été arrêtés jusqu’à présent.

***

Des manifestations ont éclaté partout aux États-Unis en réaction explosive au meurtre de George Floyd par la police à Minneapolis, dans le Minnesota.

À Minneapolis, des milliers de personnes se sont rassemblées dans le quartier où Floyd s’est fait tuer et ont défilé jusqu’au bâtiment du troisième commissariat de police de Minneapolis. De nombreux incendies ont éclaté jeudi, y compris au Troisième commissariat de police (Third Police Precinct), qui est toujours en feu au moment où nous écrivons ces lignes. La Garde nationale du Minnesota a annoncé tard jeudi soir que 500 soldats ont été mobilisés et se préparaient à être déployés.

Jeudi soir également, le président américain Donald Trump a menacé de déployer l’armée contre les manifestants et de tirer sur eux. «Je ne peux pas rester en arrière et regarder cela arriver dans une grande ville américaine, Minneapolis», a tweeté Trump. «Soit le très faible maire de la gauche radicale, Jacob Frey, se ressaisit et met la ville sous contrôle, soit j’envoie la Garde nationale et je fais le travail correctement».

La police se déplace dans une zone pendant les manifestations du jeudi 28 mai 2020 à Saint Paul, Minnesota. (AP Photo/Julio Cortez)

Trump a appelé les manifestants «DES VOYOUS» et a dit qu’il «vient de parler au gouverneur [du Minnesota] Tim Walz et lui a dit que l’armée est avec lui tout le temps. En cas de difficulté, nous prendrons le contrôle, mais quand les pillages commencent, les tirs commencent».

Des manifestations ont également eu lieu à New York, où 33 manifestants ont été arrêtés après une mêlée avec la police. Des centaines de personnes ont également participé à des manifestations à Columbus (Ohio), Albuquerque (Nouveau-Mexique), Pensacola (Floride), Louisville (Kentucky) et Los Angeles (Californie). À Columbus, les manifestants ont tenté de s’introduire dans le parlement (Statehouse) de l’Ohio.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Louisville et ont défilé dans les rues pour demander l’arrestation des policiers qui ont tué Breonna Taylor en mars. À Denver, dans le Colorado, un manifestant s’est fait renverser par une voiture qui a foncé sur la foule.

Floyd a été assassiné lundi après avoir été saisi par quatre flics de Minneapolis qui répondaient à une prétendue «contrefaçon en cours». Jeudi, aucun des flics impliqués dans le meurtre n’avait été arrêté ou inculpé.

Floyd a crié à plusieurs reprises à l’aide, criant «Je ne peux pas respirer» et «Je vais mourir» alors que Derek Chauvin s’agenouillait sur son cou et que Tou Thao aidait à empêcher la foule d’intervenir.

Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi après-midi, le maire démocrate Jacob Frey a tenté d’apaiser les manifestants et les a suppliés d’«être meilleurs que nous ne l’avons été». Le chef de la police de Minneapolis, Medaria Arrodondo, s’est joint à l’appel pour rétablir l’ordre dans la ville. «Je sais qu’actuellement un déficit d’espoir existe dans notre ville… Mais je ne permettrai à personne de continuer à augmenter ce déficit en traumatisant à nouveau les gens dans notre communauté.»

La colère populaire a encore été alimentée jeudi par les commentaires du procureur qui a compétence sur l’affaire, le procureur du comté de Hennepin, Mike Freeman. Il a déclaré aux journalistes que nous avons «d’autres preuves qui ne soutiennent pas une accusation pénale… Je ne précipiterai pas le cours de la justice».

Freeman est responsable de la décision de ne pas porter d’accusations contre l’officier qui a tué Jamar Clark en 2016. Cela a suscité des jours de manifestations. Il était aussi responsable d’un retard de plus de six mois dans la décision d’inculper et d’arrêter l’officier qui a abattu Justine Damond en 2017.

L’explosion de colère ne concerne pas seulement le meurtre de George Floyd. Ce n’est que le dernier d’une série ininterrompue de meurtres et de brutalités. Chaque année, la police américaine tue 1.000 personnes dans les villes et les États du pays, peu importe qu’ils soient dirigés par des démocrates ou des républicains.

À l’indignation suscitée par la violence policière s’ajoute la situation explosive créée par la réaction de la classe dirigeante à la pandémie de coronavirus. Des billions (1000 milliards) de dollars ont été distribués aux riches, tandis que des dizaines de millions de travailleurs sont sans emploi et n’auront pas de travail à retrouver.

Le gouvernement Trump cherche à utiliser la détresse sociale de masse pour forcer un retour au travail qui entraînera une forte augmentation du nombre de cas et de décès. Déjà, plus de 100.000 personnes sont mortes du coronavirus.

Les représentants de l’élite au pouvoir ont fait les déclarations hypocrites habituelles qui suivent chaque horrible assassinat de policiers. Le candidat démocrate à la présidence Joe Biden a déclaré que le meurtre de Floyd «fait partie d’un cycle d’injustice systémique bien ancré qui existe toujours dans ce pays». Le département de la justice d’Obama a blanchi à plusieurs reprises les meurtres de la police, refusant de porter des accusations fédérales contre des flics tueurs.

Cela s’ajoute aux efforts de personnalités du Parti démocrate comme Al Sharpton et Jesse Jackson pour présenter la violence policière comme le produit d’un conflit racial. Ils l’ont fait de nouveau dans leurs discours lors de la manifestation de Minneapolis jeudi.

Il ne fait aucun doute que le racisme était impliqué dans le meurtre de Floyd et d’autres incidents horribles de violence policière. On recrute délibérément dans la police les éléments les plus arriérés et les plus fascisants. Le gouvernement Trump, en particulier, a encouragé en toute impunité la violence policière sans retenue.

Cependant, la police est fondamentalement un instrument de l’oppression de classe. Alors que les tensions sociales atteignent un point de rupture aux États-Unis, la classe dirigeante se tourne de plus en plus directement vers la mobilisation de son appareil de répression.

Anthony Bertolt

 

Article paru en anglais, WSWS, le 29 mai 2020

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Tu ne découvriras jamais la vérité si tu n’es pas prêt à accepter l’inattendu – Héraclite.

Le roi-virus est nu. C’est maintenant un fait reconnu par tout ceux qui ont le courage de regarder les faits en face. Je ne vais pas dans cet article décliner l’immense série de preuves qui existent. Chacun d’entre vous a fait, fait ou fera se propre recherche. Je citerai seulement ce rapport sorti la semaine passée du ministère de l’intérieur allemand: 

“Le corona virus est une fausse alarme globale. […] La dangerosité du virus a été sur-évaluée (pas plus de 250 000 morts avec Covid-19 dans le monde, contre 1,5 million pour la grippe saisonnière 2017-18)”.(1)

Le but de cet article n’est pas de discuter ce thème. En deux mois, comme beaucoup d’autres, j’ai pu rassembler assez de faits pour ne plus avoir beaucoup de doutes sur la gravité de ce “virus”. Pour pouvoir focaliser cet article sur son thème principal, je laisserai le lecteur faire sa propre recherche hors des pensées battues sur cette question.

Commençons donc par une question: Si la pandémie létale ne l’était pas, alors que penser du confinement mondial ? 

Incompétence ? Aveuglement ? Conspiration ?

Il est important pour répondre à cette question de se baser sur les faits. D’où vient que le monde est devenu fou ? Qui a décidé le confinement ? Qui l’a justifié ? Qui l’a imaginé ?

Commençons par cette dernière question. Aucun manuel de médecine ne recommande de mettre en quarantaine les populations saines, encore moins des pays entiers. Cela n’a jamais été pratiqué, ni même recommandé. L’idée est d’origine militaire. 

En 2005, sous l’égide de Donald Rumsfeld, chef du Pentagone sous Bush Jr., le Dr. Hatchett, actuel CEO de la “Coalition for Epidemic Preparedness Innovations” (CEPI), crée un plan de confinement total de la population américaine en cas d’attaque bio terroriste.(2) Cette idée fut reprise par un think tank étasunien, la Rockefeller Foundation, en 2010 dans son document “Scenarios for the Future of Technology and International Development”.(3) Elle présente un confinement autoritariste mondial de plus de 10 ou 20 ans dû a une épidémie comme un des quatre possibles futurs imminents pour l’humanité. Qui a imaginé le confinement ? Des militaires et un lobby étasunien. Pas de scientifiques. Encore moins de médecins.

Voyons maintenant qui a justifié, préconisé le confinement ? Il est important pour cela de faire maintenant connaissance avec le directeur du SAGE (Scientific Advisory Group for Emergencies, Royaume-Unis): Neil Fergusson.(4) En 2002, il calcula que la maladie de la vache folle tuerait environ 50 000 britanniques et 150 000 de plus lorsque elle se transmettrait aux moutons. Il y en eu en réalité 177. En 2005, il prédit que la grippe aviaire tuerait 65 000 Britanniques. Il y en eu au total 457. Un autre acteur important est l’Organisation Mondiale de la Santé. En 2009, elle lanca un avis de pandémie de grippe H1N1, déclenchant l’achat de millions et millions de vaccins ($10 la dose) par les gouvernements. La pandémie n’arriva jamais. Les vaccins chèrement aquis furent détruits, car inutilisés. De plus, il contenait du mercure ayant crée de nombreux cas de narcolepsie chronique et autres problèmes de santé chez les vaccinés.(5) Aucun état ne demanda des comptes à l’organisation qui leur avait fait perdre des milliards, ni au entreprises pharmaceutiques qui produisirent un vaccin toxique.

En mars dernier, l’OMS lança son cri “Pandémie !”, malgré que le nombre de cas et de mort soit nettement inférieur à celui d’une grippe saisonnière. Elle fut en cela bien aidée par les tests virologiques très peu fiables.(6) Neil Ferguson, de son côté, fidèle à ses déclarations alarmistes, prédit grâce a son “modèle mathématique” que 550 000 britanniques allaient mourir du Covid, ainsi que plus de 2 millions d’étasuniens si un confinement féroce n’entrait pas en vigueur. Peu avant, il avait communiqué le même genre de chiffre au président Macron.( 7) Du jour au lendemain, la Grande Bretagne appliqua le plan du Dr. Hatchett (CEPI), qu’avaient déjà appliqué tant de pays. Lockdown total. Peu importe qu’après le SAGE revoit ses nombres très à la baisse et que Ferguson soit viré. L’OMS, le SAGE et le CEPI ont justifié le confinement aux yeux fermés du monde entier. 

Un détail intéressant: qui est la très généreuse personne qui finance ces trois institutions ? Bill Gates.

Incompétence ? Aveuglement ? Conspiration ? Coïncidence ?

Nous savons maintenant qui a imaginé le confinement, qui l’a justifié et qui l’a appliqué. Il reste une question fondamentale. Pourquoi les populations l’ont-elles accepté sans broncher (du moins, au début) ? La réponse tient en quatre lettres: PEUR. Une peur savamment orchestrée par des médias qui formerait une merveilleuse chorale tant ils sont tous harmonieusement accordés. Tiens, au fait, qui est le généreux philanthrope qui a donné des millions de dollars aux journaux européens les plus importants ? Bill Gates.(8) Mais revenons à la peur. Peur de quoi, d’abord ? Peur de mourir, bien sûr ! Sans cela, rien n’aurait été possible. La peur a paralysé bien des penseurs… La peur… Nous allons y revenir.

Ainsi, le tableau se complètent. Comme dans une pièce de théâtre, nous pouvons présenter les personnages. 

Cela dit, il faut reconnaître qu’il y a bien une pandémie. Mais pas forcément celle qu’on croît, pas celle de coronavirus. Pour la comprendre, faisons un parallélisme avec notre merveilleux corps humain. 

Notre corps est composé d’un nombre incroyables de cellules vivantes. Celles-ci sont ses unités vivantes et autonomes les plus petites. Elles travaillent toutes à un unique objectif: maintenir l’organisme global (notre corps) vivant et en bonne santé. De cette manière, celui-ci peut servir de véhicule à une entité supérieur, que je pourrais appeler notre Moi. Ces cellules se rassemblent en organes, niveau intermédiaire entre la cellule et le corps complet. Maintenant, que se passerait-il si les cellules cessaient de travailler pour le but supérieur et se mettaint à vivre seulement pour elles-mêmes, de manière égoïste, détournant les nutriments du corps pour leur propre croissance ? Elles formeraient alors ce qu’on appelle un cancer. Un cancer est un groupe de cellules qui ne ne travaillent pas pour le corps, mais pour elles-mêmes, le parasitant.

Maintenant que cela est compris, passons à une autre échelle. La société est un organisme vivant et complexe, comme le corps humain. Elle est constituée d’organes qui lui permenttent d’assumer ses fonctions basiques: banques, écoles, hopitaux, entreprises, gouvernements,… Les unité de bases sont les êtres humains, nous. 

Si l’égoïsme des cellules crée un cancer, que crée l’égoïsme des individus ? Combien d’individus dans notre société sont au service d’un principe supérieur positif ? En d’autres mots, qui connaissez-vous qui mette au centre de sa vie le service aux autres ? Et combien de personnes vivent quasi exclusivement à leur propre service ?

Si le corps humain avait autant de cellules égoïstes que la société a d’individus égoïstes, comment cela s’appellerait-il ? Evaluez la proportion entre les gens que vous cotoyez… On arriverait facilement au niveau d’un cancer métastase en phase terminale.

Vous le voyez comme moi ? Cet égoïsme matérialiste apeuré par la mort est le cancer de notre société. Pendant des années, il a avancé discrètement, presque sans symptôme. Et maintenant, ça commence à faire mal. Notre vie sociale est pleine de tumeurs malignes. Les plus grandes, comme l’économie spéculative, surpassent en volume les organes sains, comme l’économie réelle. Les plus petites constellent nos relations familiales, laborales, notre culture et nos formes de gouvernement. Ces comportements antisociaux devenus banals ont formé le terrain pour que, maintenant, le Grand Cancer se dévoile dans toute sa splendeur et passe à l’attaque générale.

Il est fondamental de voir cela en toute clarté. Il est clair qu’il existe des grands « méchants égoïstes ». Mais ils n’auraient rien pu faire si nous n’étions pas méchamment égoïstes et matérialistes nous aussi. Ce serait si confortable de pointer du doigt les tumeurs principales, espérant qu’un révolution nous débarrassent d’eux comme une chimiothérapie. Mais ce serait oublier que ma propre couardise a fait leur lit. Tuer des méchants ne fait pas disparaître le mal. Celui-ci saute seulement d’une personne à un autre, d’un Louis XVI à un Robespierre.

Nous sommes dans une crise qui n’a pas d’autre échappatoire que la transformation individuelle et sociale. De fait, j’ai déjà vu plusieurs personnes, de celles réveillées très tôt, se transformer en bien peu à peu à travers de leur lutte contre le Grand Cancer. 

Et c’est ici que naît la beauté, c’est ici que naît l’espoir! Lorsque je touche le fond, je peux donner un coup de pied et commencer à remonter. Qui guérit le cancer ? La chimio l’attaque avec ses propres armes, et le principe du cancer reste dans l’organisme jusqu’à renaître un peu plus tard, un peu pus loin. Non, on ne peut guérir le mal par le mal. Ce qui guérit le cancer, c’est que le Moi reprenne le contrôle sur ses cellules. Une connexion se rétablit entre la cellule et le principe supérieur. Les cellules reprennent alors leur travail au service du grand tout, ou meurent. Pour nous autres, c’est la même chose en différent. C’est pareil parce que ce qui nous sauve de notre mal, c’est le bien des autres. Lorsque j’œuvre pour le Bien des autres, je « détricotte » peu à peu mon poisseux égoïsme et me lie aux forces du Principe Supérieur de l’Humanité, à ce qu’il y a de plus Humain dans l’homme. C’est différent parce que ce Principe Supérieur ne va jamais venir s’imposer à nous pour nous remettre dans le droit chemin. Il respecte notre liberté. Il EST notre liberté. C’est à nous de rétablir la relation avec Lui.

Qu’est-ce que le bien ? Le Bien ? Pendant des siècles, le Grand Cancer nous a fait croire qu’il n’existait pas, qu’il était relatif. Ou alors qu’il réside dans le bonheur égoïste du plus grand nombre. Oh illusion matérialiste! Mais maintenant, le Grand Cancer est sorti de sa tanière, et la porte s’est refermée derrière lui. Il est devenu extrêmement visible, ainsi que, à côté de lui, discret mais bien présent, invitant mais non contraignant, l’amoureux Bien.

Donc, comment lutter ? Il faut bien comprendre que cette lutte est fondamentale. Ne pas lutter, c’est déjà mourir. C’est pire que mourir, c’est devenir mauvais, à petits pas inconcients, doucement, comme quelqu’un qui, étourdi par la fumée de sa maison en feu, va se mettre au lit pour une petite sieste. Il est si fatigué, le pauvre! Il ne fait que suivre les conseils de son médecin.

Comment lutter, donc ? Il faut d’abord y voir clair. La lutte a deux directions. Premièrement, à l’intérieur de tout-un-chacun. Le travail spirituel individuel est la clé. Se ré-ouvrir à la perception du monde spirituel, et se défaire petit à petit de la peur, de l’égoïsme, du matérialisme, et de tout ces petits défauts qui font de moi une personne moyenne. Comme le disaient les anciens grecs: “Connais-toi toi-même, et donne-toi des coup de pieds au cul!”

La seconde direction nécessite de connaître le monde. En particulier, de connaître le Grand Cancer, sa manière d’agir, ses objectifs. L’observer, écouter ceux qui l’ont étudié, comme David Icke,(9) Thierry Meyssan, (10) et tant d’autres. 

Par exemple, regardons d’un peu plus près ce confinement auquel les gouvernements tiennent tellement qu’il veulent le conserver même lorsque le soi-disant virus est parti en vacance. Quelles en sont les conséquences? En voici une liste rapide.

  • Installation d’antennes 5G à grande vitesse dans la plus part des pays industrialisés (tous?), passant outre les oppositions des habitants ou des scientifiques.
  • Mise en banqueroute de beaucoup de petits commerçants et producteurs. Les grandes entreprises survivent, merci pour elles. Les petites gens deviennent dépendant de l’état pour leur pain quotidien.
  • Les droits fondamentaux comme se réunir, se toucher, protester sont suspendus.
  • Les enfants n’ont plus le droit à avoir de contacts physiques avec d’autres personnes. Peu importe la nécessité vitale de ces contacts pour leur sain développement.(11)
  • Les écrans monopolisent notre vie et la leur, imposant leurs effets plus que nocifs comme la panacée.(12)
  • Plus de gens meurent à cause du confinement que du “virus”.(13)
  • La censure (Youtube, Facebook, médias mainstream,…) bloque ceux qui mettent en doute les bienfaits des vaccins, du 5G, du lockdown, ou simplement la narration officielle.
  • Les entreprises pharmaceutiques et de comuncation voient leurs bénéfices exploser.

Tentons maintenant de suivre la logique derrière cette destruction de l’homme libre pour prévoir son prochain coup. Comme aux échecs. Tout ce qui suit est hypothétique, mais basé sur des technologies déjà existantes ou en cours d’élaboration, sur des déclarations d’autorités gouvernementales ou de super riches, ou de simples déductions.

Imaginons qu’une deuxième vague arrive, ou semble arriver. On re-confine encore plus fort. Tous les effets de la liste augmentent. L’état et les grandes entreprises deviennent les sauveurs du monde. Mais pour protéger la population d’elle-même, les sauveurs mettent en place un passeport sanitaire, bien vite intégré à une identité numérique (financée par qui ? Devinez)(14), qui dit qui est sain et qui ne l’est pas. Si vous refusez le vaccin et l’identité numérique, comment pourrons les braves gens savoir que vous n’êtes pas un danger pour eux. Vous n’aurez plus le droit de les fréquenter. Plus de train, d’avions, de supermarché ou de banque. Vous êtes dangereux.

Tout cela est déjà en route. Il suffit de regarder ce qu’il se fait en Chine, ou ce que prévoit le Forum Économique Mondial sur son propre site web. Que se passera-t-il après ? La santé, la communication, l’éducation, les transports ont été stérilisés et mis dans les mains de l’état orwélien. Que reste-t-il? L’argent, le cash. Et la nourriture.

Dû aux conséquences des confinements répétitifs, les chaînes de productions et d’approvisionnement de la nourriture seront mises à mal. L’état, à nouveau vétu de son slip rouge de Superman sauveur de l’humanité, interviendra une nouvelle fois. Il interdira, pardon, remplacera l’agriculture biologique et biodynamique, trop peu rentable, par une agriculture intensive mise dans les mains d’entreprises qui savent ce qu’elles font. Monsanto, par exemple. Vous n’êtes pas d’accord. Et bien ne mangez pas! Plus jamais…(15)

De toutes façons, vous n’aurez plus d’argent. Le liquide, transmettant dse germes pathogènes, disparaîtra. Les monnaies virtuelles, intégrées à notre identité numérique (un numéro dans une base de donnée reprenant toute notre vie), deviendront l’unique mode de payement. Qui les contrôlera ?

Les gens qui ne voudront pas se plier devront s’exiler autour de low-tech fermes-villages autonômes, nouvelles arches de Noé dans un déluge de mensonges cancéreux.

Quel triste panorama! On en aurait facilement peur, tant les forces contre nous semblent démesurées. Et pourtant! Et pourtant…

Le Grand Cancer a un point faible. Une croustillante fêlure dans sa carapace de carton barbelé: il s’affaiblit lorsqu’il est vu. Il déteste la lumière. Comme un champignon délétère, il ne croît que dans l’obscurité, dans la pieuse inconscience collective. Et puis, il a un grand ennemi: le Principe du Bien. Cette entité spirituelle a reçu de nombreux noms dans l’histoire: Dieu, Tao, Christ, Hado, le Je-Suis, Aum, Amour Divin, l’Univers… Le nom importe peu. Ce qui importe, c’est la connexion avec Lui. Faire du centre de nos initiatives Sa demeure. La confiance en Lui, en Eux, leur recherche active, l’application ici et maintenant de ce qu’Ils sont; voilà ce qui peut nous permettre de passer entre les gouttes et préparer le futur. 

L’Empire Romain aussi avait le cancer en phase terminale. Il a été détruit par la “barbarie” du Nord, un simple rhume en comparaison des innombrables peuples vaincus précédemment. Des îles d’une nouvelle spiritualité subsistèrent sous forment de monastères. De là resurgirent les impulsions qui permirent à l’Humanité européenne de croître à nouveau. Cela se répètera-t-il d’une forme nouvelle ?

Le Grand Cancer sera vaincu, je le sais. Cela se fera dans la douleur, mais l’humanité survivra et en sortira meilleure. Quant à nous, la question n’est pas tellement de savoir si nous survivrons. Nous savons que nous mourrons tôt ou tard; est-ce si grave ? Si les matérialiste ont raison, alors oui, c’est dramatique, et il faut se battre contre notre propre mort, au prix de la vie des autres, et devenir cancer.  Si le Principe du Bien et le monde spirituel ont une existence, alors la question n’est plus de savoir si nous mourrons un jour ou l’autre, mais plutôt: comment avons-nous vécu ? Comment avons-nous permis aux autres de vivre ?

Confiance et Amour à vous.

Benjamin Bourgeois

Notes :

1.Rivolta dei medici tedeschi: https://kybalion.tv/rivolta-dei-medici-tedeschi-il-virus-corona-e-un-falso-allarme-globale

2..https://www.voltairenet.org/article209774.html

3.Lire le rapport à partir de la page 18: https://www.academia.edu/attachments/62449111/download_file?st=MTU5MDE4ODQ0MCwxNzkuNy41NC42MQ%3D%3D&s=swp-splash-paper-cover

4.https://www.voltairenet.org/article209740.html

5.“Peut-on faire confiance à l’OMS”, William Engdahl, https://www.mondialisation.ca/peut-on-faire-confiance-a-loms/5643772

6.Il existe deux tests. Le premier relève la présence d’anticorps au corona virus actuel ou à d’autres anticorps similaires. Il est très peu fiable et indique seulement que le coronavirus, ou un autre virus similaire, a été vaincu ou est en phase d’être vaincu. Le second, le test PCR, basé sur la découverte du “grossissement d’ADN” par le Prix Nobel de Chimie Kary Mullis, tend aussi à être positif même lorsque vous n’êtes pas malade. Il détecte que le virus existe dans les cellules étudiées, sans en déterminer la quantité. Beaucoup de médecins ont refusé ces diagnostiques à base de test selon laquelle quelqu’un est considéré un “cas actif” seulement avec un test est positif, même lorsque la personne n’est pas malade. (https://www.davidicke.com/article/564277/cdc-begins-testing-americans-coronavirus )

Les tests PCR sont à l’origine du scandale des années 90 sur le lien entre HIV et Sida. Mullis accusa le très contesté Dr. Anthony Fauci (actuel leader de task force de la Maison Blanche contre le corona virus) et son collaborateur d’alors, le Dr. Robert Gallo,  d’avoir tué des milliers de personne en déviant son test de sa fonction. (https://uncoverdc.com/2020/04/07/was-the-covid-19-test-meant-to-detect-a-virus/)

7. “C’est [Fergusson] qui fit parvenir le 12 mars une note confidentielle au président français Emmanuel Macron annonçant un demi-million de morts en France. Affolé celui-ci prit la décision de confinement généralisée le soir même.” https://www.voltairenet.org/article209740.html

8 https://www.voltairenet.org/article209831.html

9. https://www.davidicke.com

10.https://www.voltairenet.org

11 .“Appel des pédiatres belges: les enfants doivent retourner à l’école et en collectivité”, Une carte blanche du collectif de pédiatres de la task force pédiatrique belge et  d’université belges, La libre Belgique. (https://www.lalibre.be/debats/opinions/les-enfants-doivent-retourner-a-l-ecole-et-en-collectivite-5ec2af4ad8ad581c54f7ac13)

12. “La Fabrique du Crétin Digital : les dangers des écrans pour nos enfants”, Michel DEMURGET, édition Seuil, 2019, France

13 .“Leaked study from inside German government warns: lockdown will kill more people than coronavirus”. https://www.infowars.com/leaked-study-from-inside-german-government-warns-lockdown-will-kill-more-people-than-coronavirus/

14 .“La pandémie de coronavirus COVID-19: le vrai danger est “l’agenda ID2020””, Peter Koenig, (https://www.mondialisation.ca/la-pandemie-de-coronavirus-covid-19-le-vrai-danger-est-lagenda-id2020/5642924)

15. “La Tyrannie du coronavirus – et la mort par la famine”, de Peter Koenig (https://www.mondialisation.ca/la-tyrannie-du-coronavirus-et-la-mort-par-la-famine/5645298)

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Percée perse dans la cour arrière des USA

mai 30th, 2020 by Elijah J. Magnier

Des pétroliers iraniens se trouvaient à 2 200 km des côtes américaines lorsque le « Fortune », battant pavillon iranien, est entré dans les eaux vénézuéliennes, en faisant fi de l’embargo et des menaces des USA. Le message de la République islamique était on ne peut plus clair.

Un premier message avait déjà été adressé à l’administration américaine en réponse à ce message direct des dirigeants des pays arabes et du Golfe à l’intention des dirigeants iraniens : « Washington est déterminé à empêcher les pétroliers iraniens de naviguer vers le Venezuela ». La réponse de l’Iran était que « les cinq pétroliers navigueront vers le Venezuela et que si l’un d’eux est intercepté, la réponse de l’Iran se fera dans le détroit d’Ormuz, le golfe d’Oman ou n’importe où ailleurs où il le jugera bon ».

« Ces cinq pétroliers – le Clavel, le Fortune, le Petunia, le Forest et le Faxon – signalent tout bonnement le début de l’approvisionnement du Venezuela. L’Iran a le droit d’envoyer ses pétroliers n’importe où dans le monde et toute interception par les USA sera considérée comme un acte de piraterie qui entraînera une riposte directe », a déclaré un décideur iranien qui a transmis la réponse iranienne à l’administration américaine par l’entremise des porteurs de leurs messages.

« L’Iran avait décidé d’éviter la corne de l’Afrique, car le plan prévu était que le premier pétrolier atteigne les eaux vénézuéliennes le premier jour de l’Aïd el-Fitr. L’objectif était de faire coïncider une journée importante pour la République islamique à sa présence dans la cour arrière des USA et de rejeter les sanctions imposées à l’un des principaux alliés de l’Iran. C’est aussi un message lancé à l’Axe de la Résistance que l’Iran n’abandonnera pas ses amis et alliés partout dans le monde, peu importe les obstacles. L’Iran affronte directement les USA en imposant une nouvelle règle d’engagement », d’expliquer la source.

L’Iran est resté sourd à toutes les menaces des USA en donnant l’ordre à ses cinq pétroliers de ne pas contourner la Corne de l’Afrique, mais plutôt passer par le golfe d’Aden (via le détroit de Bab al-Mandeb), le canal de Suez et Gibraltar pour atteindre l’océan Atlantique, où les USA ont une forte présence et de l’influence. Cela permettait à la fois de raccourcir la distance et de connaître les intentions de la marine américaine. L’Iran a également informé ses alliés de sa volonté de riposter aux USA si jamais une escalade se profilait à l’horizon, afin que l’Axe de la Résistance soit prêt en cas d’affrontement à plus grande échelle.

Le premier pétrolier iranien, le « Fortune », a atteint la mer des Caraïbes le premier jour de l’Aïd al-Fitr, le dimanche 24 mai, là où des navires de la US Navy mouillaient à proximité. Les pétroliers transportent plus de 10 millions de barils de pétrole, mais aussi de l’alkylat et des pièces de rechange pour commencer à réparer l’une des huit raffineries « hors service » du Venezuela afin de permettre à ce pays riche en pétrole d’être autosuffisant à l’avenir. Les sanctions des USA contre le Venezuela ont paralysé les raffineries du pays et provoqué des pénuries d’essence, dans l’espoir de renverser Nicolas Maduro, le président légitimement élu.

L’Iran s’oppose à l’administration américaine et estime avoir obtenu une victoire en ayant mené son premier pétrolier à bon port sans avoir été intercepté. Téhéran trouve que ce défi de l’autorité américaine est bien plus important que la destruction du drone le plus perfectionné des USA ou le bombardement de la plus grande base militaire des USA à Ayn al-Assad, en Irak.

« Nos alliés se demandaient pourquoi l’Iran n’affrontait pas la domination américaine directement. En fait, nous nous préparions en vue de cette journée et ce qui nous a aidés le plus, ce sont les sanctions américaines qui obligent ce pays à être autonome à bien des niveaux. Aujourd’hui, l’Iran et ses alliés partagent tous une idéologie et une motivation fortes pour contrer l’hégémonie américaine, en disposant d’un soutien militaire et financier suffisant pour tenir tête aux USA et à leurs alliés, aussi bien au Moyen-Orient qu’à l’extérieur du Moyen-Orient. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les USA n’ont jamais connu d’opposition à leur hégémonie similaire à celle que représente l’Iran, d’autant plus que son principal ennemi (les USA) croit que les sanctions et la pression maximale qu’il exerce depuis 40 ans ont paralysé les capacités de l’Iran. L’imam Khamenei a informé tous nos alliés que le soutien militaire et financier qui leur est accordé augmentera et répondra à tous leurs besoins en Palestine, au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. L’Axe de la Résistance est dorénavant prêt et uni en un seul front », a déclaré la source.

Le Venezuela avait demandé l’aide du président Vladimir Poutine. Mais la Russie a clairement indiqué qu’elle n’était pas prête à envoyer des navires près des côtes américaines, par crainte que cela aide le président Trump en créant une fausse menace susceptible de mener à l’unification du sentiment national derrière lui. C’est ce qui a amené Poutine à ne pas répondre favorablement à la demande du Venezuela. L’Iran a répondu présent au premier appel, car il ne demandait pas mieux que d’avoir la possibilité de défier les USA et de remercier le Venezuela pour son aide accordée en 2008, lorsque l’Iran était dans le besoin et sous le coup de lourdes sanctions américaines lui interdisant le transfert de technologie pour lui permettre de construire ou réparer ses propres raffineries. Depuis, l’Iran a construit 11 raffineries (auxquelles s’ajoutent 3 autres en construction à Pars, Anahita et Bahman Geno) et est devenu le troisième pays en importance dans le monde à avoir développé le procédé de conversion du gaz naturel en carburant liquide.

Depuis l’assassinat du brigadier général Qassem Soleimani à l’aéroport de Bagdad, l’Iran a imposé de nouvelles règles d’engagement aux USA. Il insiste sur l’inévitabilité d’une riposte contre ses ennemis s’ils le frappent et la menace qu’aucune attaque restera impunie. Il semble que l’Iran ne soit plus disposé à tendre l’autre joue et ait décidé de prendre des mesures spéciales pour répondre à toute attaque contre ses troupes ou ses intérêts, y compris en Syrie (plus de détails seront fournis dans un autre article). De plus, l’Iran et ses alliés ont relevé leur état de préparation à son niveau maximal au cas où l’administration américaine déciderait de s’en prendre aux intérêts de l’Iran, plus particulièrement à la flottille en route vers le Venezuela.

L’Iran n’affronte pas les USA directement et ne demande pas à ses alliés de faire le travail en son nom. Après 40 ans de sanctions, le « tisserand persan » a terminé ses préparatifs et a atteint la capacité voulue. Cela signifie que l’Iran sera plus déterminé que jamais et jouera plus dur, ce qui est manifeste à l’élection du nouveau parlement et du nouveau gouvernement. Le président Trump a abusé de toutes les avenues proposées par le président Hassan Rouhani et les a épuisées. Par conséquent, toute nouvelle négociation entre l’Iran et les USA sera très difficile, car l’Iran n’a plus aucune confiance en la signature des USA apposée sur le moindre document.

Que ce soit le candidat républicain ou démocrate qui arrive à la Maison Blanche à la fin de 2020, il devra s’armer de patience pendant de longues années s’il imagine que l’Iran prendra l’initiative de convier les USA à une réunion. Il appartiendra dorénavant aux USA de prouver à l’Iran qu’il vaut la peine de négocier avec eux.

L’Iran s’est solidement implanté en Afghanistan, en Palestine, au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. Son soutien s’étend maintenant au Venezuela et au président Maduro, un allié stratégique plutôt qu’idéologique, afin de s’opposer à l’hégémonie et aux sanctions des USA. D’autres pétroliers devraient suivre dans un avenir très proche. L’Iran est prêt à affronter le président Trump et à l’amener à s’engager dans un affrontement quelques mois à peine avant la tenue des élections présidentielles. La mauvaise gestion du coronavirus, le rejet par les USA de leurs accords avec la Russie, la position belliqueuse de Trump à l’endroit de la Chine et de l’Organisation mondiale de la santé, et son rejet de l’accord sur le nucléaire iranien représentent tout autant d’exemples frappants de possibilités de nuire à sa réélection. C’est pourquoi l’Iran prépare d’autres surprises pour Trump, afin de démontrer que sa politique au Moyen-Orient met en péril non seulement la sûreté et la sécurité des USA et de leurs alliés en Europe et au Moyen-Orient, mais aussi la sécurité mondiale.

Elijah J. Magnier 

 

Traduit de l’anglais par Daniel G.

Les deux parties ont envoyé des renforts à la frontière de la région contestée du Ladakh, alors que Pékin fait jouer ses muscles à travers l’Asie.

Il serait contre-productif pour les membres du BRICS et de l’Organisation de Coopération de Shanghai, l’Inde et la Chine, d’en venir aux mains à cause de certains cols de montagne enneigés extrêmement isolées – bien que stratégiquement importants.

Mais quand on regarde la Ligne de Contrôle Réel de 3 488 kilomètres de long, que l’Inde définit comme « non résolue », on ne peut jamais l’exclure totalement.

Comme l’a rapporté l’Hindustan Times : « L’Inde a envoyé des troupes de guerre en haute altitude avec des éléments de soutien sur le théâtre du Ladakh oriental pour contrer la posture agressive de l’Armée Populaire de Libération Chinoise (APL) destinée à intimider le gouvernement pour qu’il arrête de construire des infrastructures frontalières dans le secteur de Daulat Beg Oldie, car cela pourrait menacer l’autoroute Lhassa-Kashgar à Aksai Chin ».

L’autoroute va du Tibet au sud-ouest de la province du Xinjiang, où l’autoroute du Karakoram – la partie nord du Corridor Économique Chine-Pakistan – va de Kashgar à Islamabad. De là, une route traverse le Baloutchistan jusqu’au port stratégique de Gwadar au Pakistan, dans le cadre de l’Initiative Ceinture et Route chinoise.

« Les troupes indiennes spécialisées connaissent bien la Région Autonome Tibétaine de Chine et sont préparées pour opérer à haute altitude », rapporte l’Hindustan Times. « L’ampleur du déploiement de l’APL – deux brigades et plus – indique que le mouvement a été approuvé par Pékin et qu’il ne se limite pas aux commandants militaires locaux ».

Nul autre que Donald Trump a proposé sa médiation.

La flambée actuelle a commencé fin avril et a conduit à une série d’échauffourées début mai, décrites comme « un comportement agressif des deux côtés », avec des combats à mains nues et des jets de pierres. Selon la version indienne, les troupes chinoises ont franchi la Ligne de Contrôle Réelle, avec des véhicules et du matériel, pour bloquer la construction d’une route par l’Inde.

La zone clé se trouve autour d’un lac spectaculaire de 135 kilomètres de long et de 5 à 7 kilomètres de large, le Pangong Tso. Il se trouve au Ladakh, qui est une extension de facto du plateau tibétain. Un tiers est détenu par l’Inde et deux tiers par la Chine.

Le lac Pangong, à la frontière entre l’Inde et la Chine. Photo : AFP / Antoine Boureau / Biosphoto

Les plis montagnes autour du lac sont appelés « doigts ». Les Indiens disent que les troupes chinoises sont proches du Doigt Deux – et bloquent leurs mouvements. L’Inde revendique des droits territoriaux jusqu’au Doigt 8, mais son emprise de facto ne s’étend qu’au Doigt 4.

Depuis près de dix ans, New Delhi développe régulièrement le développement des infrastructures – et aussi le déploiement de troupes – au Ladakh. Les unités passent maintenant des périodes de déploiement plus longues que les six mois qui constituaient auparavant la rotation standard.

Ces unités sont appelées « bataillons en boucle » : Ils font un aller-retour sur le glacier de Siachen – qui a été le théâtre d’une mini-guerre localisée entre l’Inde et le Pakistan en 1999 que j’ai suivie de près.

Les Indiens affirment qu’il n’y a pas moins de 23 zones « contestées et sensibles » le long de la Ligne de Contrôle Réel, avec au moins 300 « transgressions » des troupes de l’Armée Populaire de Libération chaque année.

Franchir la ligne

Les Indiens sont maintenant particulièrement attentifs à la situation dans la vallée de Galwan, au Ladakh, qui, selon eux, a été percée sur une distance de 3 à 4 km par les troupes de l’APL qui sont en train de creuser des défenses.

Sur le plan diplomatique, tout cela reste assez flou. Le Ministère chinois des Affaires Étrangères a accusé les troupes indiennes de « franchir la ligne » au Ladakh et au Sikkim, ainsi que de « tenter de modifier unilatéralement le statut du contrôle des frontières ».

Le Ministère indien des Affaires Étrangères a préféré maintenir que les « mécanismes établis » devraient finalement prévaloir, justifiant son silence relatif par l’explication que la diplomatie discrète entre les commandants militaires et les fonctionnaires doit primer.

Cela contraste fortement avec ce que soulignent des sources indiennes sur le terrain : affrontement entre les troupes en au moins trois points au Ladakh et au Sikkim ; trop de troupes chinoises dans les zones de la Ligne de Contrôle Réel patrouillées par l’Inde ; et blocage des patrouilles indiennes dans les zones de Doigts sur le Pangong Tso.

Il est intéressant de noter que des sources de la Défense indienne nient l’existence d’une accumulation de troupes chinoises dans le secteur central de la Ligne de Contrôle Réel, en Uttarakhand ; elles voient ce que l’on pourrait qualifier de « mouvements locaux » de routine.

Les questions frontalières entre l’Inde et la Chine sont généralement réglées à la frontière lors de réunions entre les commandants locaux et les responsables politiques. Photo : AFP / Ministère indien de la Défense

Il est significatif qu’un ancien commandant de l’Armée du Nord ait déclaré à The Hindu : « Normalement, les affrontements se produisent dans une zone locale, mais ils sont résolus au niveau local. Cela résume à peu près toute la situation le long de la frontière entre l’Inde et la Chine, ainsi que de la frontière entre l’Inde et le Pakistan.

Mais maintenant, ajoute le commandant, il semble qu’il y ait un « niveau plus élevé en Chine » en termes de planification, de sorte que les escarmouches devraient être traitées diplomatiquement. Le Premier Ministre indien Narendra Modi examine la situation actuelle de la Ligne de Contrôle Réel.

Pékin a été plutôt silencieux à ce sujet. Pourtant, le Global Times semble distiller le récit chinois prédominant : Les pauvres de l’Inde « sont confrontés à une menace de famine de plus en plus grave ».

« Dans un tel contexte, il est concevable que l’exacerbation des tensions frontalières à ce stade fasse éclater le sentiment nationaliste et augmente l’hostilité intérieure envers les capitaux chinois, exerçant une pression inutile sur le commerce bilatéral et portant un coup supplémentaire à l’économie indienne déjà en proie à des difficultés liées à la récession ».

Le Global Times insiste sur le fait que la Chine « n’a clairement pas l’intention d’aggraver les conflits frontaliers avec l’Inde » et préfère souligner « l’amélioration générale » de leurs « liens économiques et commerciaux bilatéraux ».

Les suspects habituels du diviser pour régner préfèrent, quant à eux, spéculer sur la possibilité d’une mini-guerre entre l’Inde et la Chine sur la Ligne de Contrôle Réel. Il est peu probable que cela se produise.

Le Conseiller indien à la Sécurité Nationale Ajit Doval et le Ministre chinois des Affaires Étrangères Wang Yi, désignés comme représentants spéciaux de l’Inde et de la Chine, se sont rencontrés en face à face pour la dernière fois en décembre 2019, discutant d’un « règlement rapide de la question de la frontière ». Il semble qu’ils devront bientôt se rencontrer à nouveau.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais  : India, China teeter toward a border clash, Asia Times, le 27 mai 2020.

Traduit par Réseau International

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France: Requiem en Ré mineur pour une liberté défunte

mai 29th, 2020 by Jean-Yves Jézéquel

Nous n’avions rien vu venir. Nous étions dans l’insouciance et dans l’inconscience… Tout, autour de nous, mourait en silence comme nos « libertés chéries » sont mortes en silence !

1 -Lorsque les Français ont voté «non» à 55% le 29 mai 2005, (auxquels il faut ajouter les 30,26% d’abstentions) à la formule ultra libérale de la Constitution Européenne, les «élites» ont dit «oui» en faisant ce coup d’État, par le biais du Congrès réuni à Versailles, qui brisait le contrat social, le 4 février 2008. 85% des Français ne voulaient pas entendre parler de ce traité européen et pourtant les « gouvernants » n’ont pas hésité à l’imposer à tout le pays ! 

2 -Les Français anesthésiés ou sous hypnose politique votaient en 2007 pour un Sarkozy qui allait livrer la France à l’OTAN! Cette expérience de l’ultra libéralisme de droite n’allait pas empêcher les Français de «remettre le couvert» en plébiscitant cette fois l’ultra libéralisme de gauche, par le vote en 2012 en faveur du socialiste libéral François Hollande qui allait délibérément enfoncer le clou du cercueil de la France totalement vassalisée et devenue la servante zélée de l’atlantisme sectaire. Puis, toujours endormis, des Français allaient à nouveau voter, en 2017, pour un ultra libéralisme mondialiste pendant que d’autres Français allaient s’abstenir en masse de voter Macron. 

3  A la suite de « l’affaire Mérah », toujours non élucidée par une enquête de justice digne de ce nom, nous avions eu le droit à une nouvelle loi parfaitement inutile, mais qui entamait un processus liberticide volontaire de la part de l’oligarchie au pouvoir.

Dans cette loi dont l’origine remontait à 2006, la surveillance des connexions Internet, la géolocalisation, l’examen détaillé des factures de téléphone, étaient déjà possibles, mais ce droit devait être périodiquement renouvelé. A l’époque, le groupe socialiste s’était abstenu pour le vote de ces dispositions. En 2012, c’est lui qui les rendait pérennes ! Toutes ces propositions d’aménagement de la loi de 2006, faites par Sarkozy, sévèrement critiquées en 2007 par le groupe socialiste, étaient unanimement adoptées par la totalité de l’Assemblée nationale, mis à part le groupe du Front de Gauche ! 

4 -La Loi LOPPSI 2, adoptée le 8 février 2011, sous le règne de Sarkozy, allait jusqu’à autoriser la police à s’introduire clandestinement chez n’importe quel citoyen Français pour y placer des « mouchards » informatiques capables de surveiller tout individu dont le « comportement serait jugé non conventionnel », précisait le texte de la nouvelle loi Valls, sous le règne de Hollande, adoptée précipitamment par l’Assemblée nationale, le 12 décembre 2012. 

Cette nouvelle loi était donc nécessaire, non pas pour y ajouter quelque chose d’essentiel en soi, mais pour y ajouter cette « simple » assertion : « tout individu dont le comportement serait jugé non conventionnel » et non plus seulement : « tout individu se livrant à des actes qualifiés de terroristes », ces actes étant précisés et énumérés par le texte de la loi LOPPSI 2 ! Cette nouvelle loi ne pouvait pas mieux proclamer l’obligation de la pensée unique, l’obligation de se soumettre au « politiquement correct » à un « comportement conventionnel », c’est-à-dire nivelé, ajusté à la norme qui définit ce qui est « normal » et ce qui ne l’est pas ! 

5 -Nous avons eu le droit à de nouvelles mesures à travers la Loi « Terrorisme » qui a été adoptée après Charlie. Je renvoie le lecteur au texte et aux aménagements de textes qui ont été globalement adoptés par le Parlement, en se reportant directement au site.

La marche républicaine, à la suite des attentats des 7,8 et 9 janvier 2015, a été qualifiée de protestation contre ceux qui ont « voulu toucher à la liberté d’expression ». Or, la loi venant s’ajouter à toutes les autres lois déjà excessives, attaquait directement et précisément la liberté d’expression, elle visait Internet comme moyen de communication et tout citoyen qui veut s’informer. C’est comme si l’on disait aux Français: « Pour mieux protéger votre liberté d’expression, nous allons vous bâillonner, vous bander les yeux et vous attacher les mains! » 

6 -Les lois sécuritaires excessives de décembre 2012, comme chacun le sait, n’ont absolument pas empêché le drame de janvier 2015 et pas plus celui du 13 novembre 2015, à Paris, ni celui du 14 juillet à Nice.

En 2017, sous le règne de Macron qui voulait dresser les journalistes, la résistance des animateurs de la parole sur les médias allait commencer. En 2018, on verrait les Frédéric Taddeï, les Natacha Polony, les Éric Zémour, les Michel Onfray se faire virer des TV ou des Radios de France et de Navarre. D’autres journalistes avaient déjà été radicalement censurés, comme Jean-Loup Izambert sur la Syrie en 2015 ou Paul Moreira sur l’Ukraine en 2016… 

Le Pouvoir et ses élites oligarchiques voulaient bâillonner le peuple en se donnant la possibilité de pratiquer les « perquisitions administratives » dans une dérive totale de dictature au nom d’un « état d’urgence » que les attentats allaient tout naturellement justifier. 

Depuis juin 2015, la Loi sur le Renseignement, théoriquement faite pour qu’un nouveau Charlie Hebdo ne soit plus possible en France, a autorisé l’installation de « boîtes noires » chez les fournisseurs d’accès Internet. Cette Loi permettait la pose de micros, de balises de localisation, l’installation de caméras et de logiciels espions. 

7 -Avec l’inversement du calendrier électoral, la majorité parlementaire étant subordonnée à l’élection du Président de la République, le parlement n’a pas les moyens de faire les lois. C’est pourquoi, 90% des lois viennent directement de l’exécutif et non pas d’un Parlement censé représenter la « volonté du peuple » sur la vie collective de la nation ! Le droit d’amendement lui aussi est un pur simulacre. Malgré la « réforme » de 2008, l’ordre du jour des assemblées est totalement sous le contrôle du Gouvernement. Lorsqu’on voit la souveraineté parlementaire réduite à néant en France et lorsqu’il faut encore ajouter à cela le transfert massif de souveraineté aux instances supra nationales européennes non élues par le peuple, on ne doit plus s’étonner de constater l’abstentionnisme aggravé dans l’hémicycle et la tentation du cumul des mandats. 

8 -La monarchie absolue présidentielle n’hésite plus dans sa pratique de la dictature : elle utilise couramment l’article 49-3 de la « Constitution » de 1958 pour imposer sa loi en réduisant au silence, lui aussi absolu, les « représentants du peuple ». Cela a été le cas pour la loi dite Macron sous Hollande. En 2017 ce fut la même chose avec la loi El Khomri imposée de force par l’usage du 49-3, alors que la majorité parlementaire et toutes les classes sociales de la nation ne voulaient pas en entendre parler ! Encore une fois, le Sénat aggravait le contenu de la loi El Khomri, manifestant par là son mépris incompréhensible pour les revendications et manifestations des mouvements citoyens partout en France. De son côté, et là encore, Hollande avec son Gouvernement étaient aux ordres de la Troïka (BCE, FMI, Commission Européenne) qui dictait sa loi sans qu’aucune de ces instances, ci-avant nommées, ne soit élue par les peuples européens ! 

9 -La Déclaration du Conseil National de la Résistance avait proclamé que les médias devaient être libérés des forces de l’argent, car sans la possibilité de se forger librement une opinion électorale, la « libre expression d’une opinion électorale n’aurait aucun sens ». La libre formation de l’opinion électorale est un préalable aux élections et à l’existence d’une démocratie… Nous en sommes très loin aujourd’hui. Les faux sondages sont légions et ils étaient à l’œuvre en France pour les élections de 2017.

Jean-Yves Jézéquel

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«Hares al Qods», ou Le Gardien de la cause sacrée

mai 29th, 2020 by Michel Raimbaud

Entre la pandémie des sanctions, les incendies criminels ici et là (l’oasis de Palmyre est à nouveau en feu) et les menées tortueuses du mégalomane Mamamouchi, le Ramadan n’a amené aucun répit à la Syrie martyrisée. Gavée de blocus et d’embargos, harcelée par des agresseurs pourtant sinistrés, elle attend de pied ferme les lois « Caesar » bêtes et méchantes de l’oncle Donald.

L’intox et l’infox ayant fait très bon ménage avec le Coronavirus, il est toujours dans le vent d’ostraciser la Syrie et de lui prêter tous les péchés du monde, y compris celui d’intolérance. Certes il serait vain d’attendre des « dévots » qu’à l’instar de Saint Paul il y a deux mille ans ils trouvent leur chemin de Damas, mais on pourrait rêver que le ciel éclaire leur lanterne en leur rappelant le lien indestructible entre le christianisme et son berceau syrien. Ils comprendraient alors pourquoi le « cœur battant du monde arabe », haut lieu d’un Islam prestigieux et œcuménique, respecte tant une diversité religieuse qui fait partie de son patrimoine. La vénérable Grande Mosquée des Omeyades n’héberge-t-elle pas le tombeau de Saint Jean le Baptiste tandis que son minaret de Jésus veille sur la « perle de l’Orient » ? Non, les chrétiens – au nombre de 2,5 millions (10% de la population) au début du conflit – n’ont pas été persécutés par le gouvernement, n’en déplaise aux imposteurs. Ceux-ci seraient-ils amnésiques ou aveugles au point d’absoudre les fanatiques travestis en démocrates qui à l’été 2011 promettaient le tombeau aux alaouites (le « tabout ») et sommaient les chrétiens de partir « à Beyrouth ».

Il semble donc juste de saluer les hardiesses d’un Etat mal traité mais résilient, où l’on sait avoir du courage et de la tenue. En témoigne la décision de produire et présenter à la télévision nationale une série dont le héros est un prêtre syrien natif d’Alep, devenu évêque de l’Eglise melkite de Jérusalem. Il fallait en outre de la détermination et de la clairvoyance pour choisir un calendrier porteur d’une symbolique si lourde : il n’est pas anodin d’avoirchoisi le Ramadan pour proposer un feuilleton tel que Hares al Qods (le Gardien de Jérusalem). Mais le personnage vedette n’a rien de banal.

Ordonné prêtre en 1947, Hilarion Cabbougi est nommé archevêque de Césarée en Palestine et Vicaire patriarcal melkite de Jérusalem en juillet 1965.

Sa «consécration» épiscopale par le Patriarche d’Antioche intervient en septembre. S’imposant vite comme une icône de la résistance palestinienne et une figure de proue de la cause arabe, il est arrêté en 1974, emprisonné et torturé par l’occupant israélien, il est libéré en 1977 après des tractations difficiles entre Tel-Aviv et la papauté qui lui imposent un exil à vie loin de la Palestine et de tout pays arabe. Il sera donc propulsé de poste en poste jusque dans la lointaine Amérique du Sud. Bien que son nom soit déjà célèbre, c’est grâce à l’impact de cette série à succès en trente épisodes qu’un certain grand public arabe ou arabophone verra désormais en Mgr Cabbougi, le Gardien d’un lieu saint pas comme les autres.

Arabe depuis des siècles, Al Qods est en effet pour les croyants des trois religions abrahamiques l’objet d’une vénération commune qui résulte de leur parenté. Elle est au cœur de la « Terre Sainte », région centrée sur la Palestine et se confondant avec la Grande Syrie (incluant le Liban, la Jordanie, une partie de l’Irak et un morceau de Turquie) : c’était le cadre prévu pour le « grand royaume » promis aux Arabes pour l’après-califat mais qui n’avait pu voir le jour suite aux « bricolages » franco-anglais (Sykes-Picot, Balfour), la Syrie historique étant dépecée, l’immigration juive lancée et l’Etat d’Israël créé (peu après le départ des Français de Damas en 1946). Le feuilleton met bien en lumière la nostalgie d’une appartenance commune restée vivace, en Syrie, au Liban, en Palestine, ce qui est loin de déplaire aux autorités de Damas dans le contexte actuel.

C’est cette aspiration « arabe » que Mgr Cabbougi assumera avec une ardeur particulière, se posant comme un évêque loyal mais engagé, témoin indigné de la nakba (catastrophe) de 1948 et du calvaire infligé aux Palestiniens, de la négation de leurs droits et libertés, des arrestations et détentions sans jugement, des expulsions. « Gardien » de Jérusalem, ilconserve pieusement les reliques du monde d’avant, la clé d’une maison confisquée symbolisant l’exil, et le couteau la lutte contre l’usurpateur. Sayedna Hilarion le martèlera en toute occasion, la Palestine appartient aux Palestiniens, ses habitants autochtones, et elle restera à jamais leur propriété, quand bien même auraient-ils tous été chassés. On croirait entendre le discours tenu à Damas ces années passées, face à la sauvagerie, à l’arbitraire, aux crimes des occupants, au silence indigne de la « communauté internationale ». Mais c’est par conviction et non pour plaire que l’évêque Cabbougi évoque avec flamme l’unité de destin entre son pays natal et la Palestine, cause sacrée des Arabes. Le Père Elias Zahlaoui, conseiller du réalisateur, aura veillé à la fidélité du récit.

Les responsables syriens ne brillent pas toujours par leur sens de la communication. Mais cette fois-ci, ils auront visé juste en choisissant un héros qui cultive avec soin ses racines. S’il est palestinien parmi les palestiniens, Mgr Hilarion Cabbougi est un militant, qui inscrit sa lutte, sans ambigüité, dans un cadre syrien et palestinien à la fois, au nom d’une identité arabe pleinement revendiquée : « L’arabité n’est pas une question de religion ou d’ethnie, elle est fondée sur les bases de la langue, de la culture, de la civilisation », clame-t- il. Les identités de circonstance dénichées par des intellectuels qu’inspire un air du temps délétère surgissent de partout et nulle part : « Nous ne sommes pas arabes, nous sommes phéniciens, cananéens, chaldéens, syriaques, assyriens, coptes, Berbères, kurdes etc… ».

Cet évêque qui n’a pas la langue dans sa poche les récuse, et son franc-parler résolu vient à point nommé dans un Etat en guerre où les requêtes identitaires dégagent souvent un parfum d’ailleurs ou d’autrefois. Mais il est bien en phase avec le Président Assad qui répète volontiers : « La Syrie est arabe, les Syriens sont viscéralement arabes ». Dans l’un des derniers épisodes, en présence d’un nonce apostolique tétanisé, l’indomptable Mgr Cabbougi réitère sa profession de foi, en guise d’apothéose en quelque sorte: «Mon christianisme et mon arabisme ne font qu’un; chrétien ou musulman, tout palestinien est mon frère, tout arabe est mon frère, tout pays arabe est ma patrie». Un encouragement pour la Syrie d’aujourd’hui, une bouffée d’espoir pour la Palestine devenue prison et objet de «transaction», un défi pour les «régimes arabes» et Israël toujours appliqué à assimiler Arabes et musulmans pour mieux isoler les chrétiens, banalisant la judéité de l’Etat d’Israël.

Entre l’évêque militant et la Syrie résiliente, il y a à l’évidence tant de proximité que cela méritait bien un feuilleton de Ramadan…

Michel Raimbaud

 Le 27 mai 2020

Photo en vedette : La sahn de la mosquée des Omeyyades, le 4 septembre 2007, auteur Lofo7. Source : Wikipédia.

 

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Chine: un pays, deux sessions, trois menaces

mai 29th, 2020 by Pepe Escobar

Les principales conclusions des deux sessions de la 13e Assemblée Nationale Populaire à Pékin sont déjà dans le domaine public.

En bref : pas d’objectif de PIB pour 2020 ; un déficit budgétaire d’au moins 3,6% du PIB ; un billion de yuans en obligations spéciales du Trésor ; charges/impôts des entreprises réduits de 2,5 billions de yuans ; une modeste augmentation du budget de la défense de 6,6% ; et des gouvernements à tous les niveaux qui s’engagent à « se serrer la ceinture ».

L’objectif, tel que prévu, est de mettre l’économie chinoise post-Covid-19 sur la voie d’une croissance solide en 2021.

Comme on pouvait s’y attendre, la sphère anglo-américaine s’est concentrée sur Hong Kong – et sur le nouveau cadre juridique, qui doit être approuvé la semaine prochaine, conçu pour prévenir la subversion, l’ingérence étrangère « ou tout acte mettant gravement en danger la sécurité nationale ». Après tout, comme le souligne un éditorial du Global Times, Hong Kong est une question de sécurité nationale extrêmement sensible.

C’est le résultat direct de ce que la mission d’observation chinoise basée à Shenzhen a appris de la tentative de la cinquième colonne et des black blocs armés de presque détruire Hong Kong l’été dernier.

Pas étonnant que le front anglo-américain des « combattants de la liberté » soit livide. Les gants sont enlevés. Plus de repas gratuit. Plus de protestations financées. Plus de black blocks. Plus de guerre hybride. Papa Pékin a un sac tout neuf.

Les trois menaces

Il est absolument essentiel de positionner les Deux Sessions dans le contexte géopolitique et géoéconomique plus large et incandescent de la nouvelle Guerre Froide de facto – guerre hybride incluse – entre les États-Unis et la Chine.

Concentrons-nous donc sur un initié américain : l’ancien Conseiller à la Sécurité Nationale de la Maison Blanche, le Lieutenant Général HR McMaster, auteur du prochain « Battlegrounds : The Fight to Defend the Free World ».

Il n’y a pas plus clair sur la façon dont le « monde libre », en pentagonais, perçoit l’essor de la Chine. Appelez cela la vision du complexe industrie-militaire-surveillance-médias.

Pékin, selon McMaster, poursuit une politique de « cooptation, coercition et dissimulation », centrée sur trois axes : Made in China 2025 ; les Nouvelles Routes de la Soie, ou Initiative Ceinture et Route ; et une « fusion militaro-civile » – sans doute le vecteur le plus « totalitaire », centrée sur la création d’un réseau mondial de renseignements en matière d’espionnage et de cyber-attaques.

Appelez cela les trois menaces.

Malgré le discours tenu par Washington, « Made in China 2025 » reste bien vivant, même si la terminologie est ignorée.

L’objectif, à atteindre grâce à des investissements de 1,4 billions de dollars, est de tirer profit des connaissances accumulées par Huawei, Alibaba, SenseTime Group et d’autres pour concevoir un environnement d’IA sans faille. Ce faisant, la Chine devrait réinventer sa base technologique et restructurer toute la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs pour qu’elle soit basée sur le marché intérieur. Tous ces éléments ne sont pas négociables.

Ceinture et Route, en pentagonais, est synonyme de « clientélisme économique » et de « piège à dette impitoyable ». Mais McMaster dévoile le jeu lorsqu’il décrit le péché capital comme « le but de déplacer l’influence des États-Unis et de ses principaux partenaires ».

Quant à la « fusion militaro-civile », en pentagonais, il s’agit de « technologies volées à l’armée dans des domaines tels que l’espace, le cyberespace, la biologie, l’intelligence artificielle et l’énergie ». Cela équivaut à de « l’espionnage et du cyber-vol ».

En résumé : la « pression comme réponse » est essentiel pour éviter que les cocos chinois ne deviennent « encore plus agressifs dans la promotion de leur économie étatique et de leur modèle politique autoritaire ».

La diaspora chinoise parle

En dehors de cette évaluation binaire, assez réductrice, McMaster fait valoir un point intéressant : « Les États-Unis et les autres nations libres devraient considérer les communautés d’expatriés comme une force. Les Chinois à l’étranger – s’ils sont protégés contre l’ingérence et l’espionnage de leur gouvernement – peuvent constituer un contrepoids important à la propagande et à la désinformation de Pékin ».

Comparons donc avec les idées d’un véritable maître de la diaspora chinoise : le redoutable professeur Wang Gungwu, né à Surabaya en Indonésie, qui aura 90 ans en octobre prochain et qui est l’auteur d’un livre de mémoires merveilleux et poignant, « Home is Not Here ».

Pour les étrangers, il n’y a pas de meilleure explication de l’état d’esprit prédominant en Chine :

« Au moins deux générations de Chinois ont appris à reconnaître que l’Occident moderne a des idées et des institutions précieuses à offrir, mais les bouleversements d’une grande partie du XXe siècle leur ont également fait sentir que les versions européennes occidentales de la démocratie n’étaient peut-être pas si importantes pour le développement national de la Chine. La majorité des Chinois semblent approuver les politiques qui placent l’ordre et la stabilité au-dessus de la liberté et de la participation politique. Ils pensent que c’est ce dont le pays a besoin à ce stade et n’apprécient pas d’être régulièrement critiqués comme étant politiquement peu libres et arriérés ».

Wang Gungwu souligne que les Chinois pensent différemment de la trajectoire « universaliste » de l’Occident, et touche ainsi au cœur du problème : « Si la RPC parvenait à offrir une voie alternative vers la prospérité et l’indépendance, les États-Unis (et d’autres pays occidentaux) y verraient une menace fondamentale pour leur domination (et celle de l’Europe occidentale) dans le monde. Ceux qui se sentent menacés feraient alors tout leur possible pour arrêter la Chine. Je pense que c’est ce que la plupart des Chinois croient que les dirigeants américains sont prêts à faire ».

Aucune évaluation de l’État Profond américain ne peut tenir la route en ignorant la richesse de l’histoire chinoise : « La nature de la politique chinoise, que ce soit sous les empereurs, les seigneurs de guerre, les nationalistes ou les communistes, était tellement enracinée dans l’histoire chinoise qu’aucun individu ou groupe d’intellectuels ne pouvait offrir une nouvelle vision susceptible de plaire à la majorité du peuple chinois. En fin de compte, cette majorité semblait avoir accepté la légitimité de la victoire de la RPC sur le champ de bataille, associée à la capacité d’apporter de l’ordre et un but renouvelé pour une Chine rajeunie ».

Long Télégramme remixé

Le Procureur Fédéral Francis Sempa, auteur de « America’s Global Rôle » et professeur adjoint de Sciences Politiques à l’Université Wilkes, a comparé l’évaluation de la « menace » chinoise par McMaster au légendaire « long télégramme » écrit par George Kennan en 1947, sous le pseudonyme X.

Le « long télégramme » a conçu la stratégie ultérieure visant à contenir l’Union Soviétique, avec la mise en place de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. C’était le principal plan de la Guerre Froide.

, à son crédit, admet au moins que « les timides recommandations politiques de McMaster ne conduiront pas à l’éclatement progressif ou à l’affaiblissement du pouvoir communiste chinois ».

Il suggère – quoi d’autre – « l’endiguement », qui devrait être « ferme et vigilant ». Et il reconnaît, à son crédit, qu’il devrait être « basé sur une compréhension de l’histoire chinoise et de la géographie indo-pacifique ». Mais une fois de plus, il dévoile le jeu – à la manière de Zbigniew Brzezinski : ce qui importe le plus est « la nécessité d’empêcher une puissance hostile de contrôler les principaux centres de pouvoir de la masse continentale eurasiatique ».

Il n’est pas étonnant que l’État Profond américain identifie Ceinture et Route et ses dérivés tels que la Route de la Soie Numérique et la Route de la Soie de la Santé à travers l’Eurasie comme des manifestations d’une « puissance hostile ».

Depuis la Seconde Guerre Mondiale, la politique étrangère des États-Unis a toujours eu pour objectif d’empêcher l’intégration eurasiatique – aujourd’hui activement poursuivie par le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine. Les Nouvelles Routes de la Soie à travers la Russie – qui font partie du Grand Partenariat Eurasiatique de Poutine – sont appelées à fusionner avec Ceinture et Route. Poutine et Xi se rencontreront à nouveau, en face à face, à la mi-juillet à Saint-Pétersbourg, à l’occasion des deux sommets du BRICS et de l’Organisation de Coopération de Shanghai, et en discuteront plus en détail.

Ainsi, en silence, les Deux Sessions seront présidées par les dirigeants chinois, qui ont compris que le retour rapide aux affaires intérieures est essentiel pour donner une nouvelle impulsion au grand échiquier. Ils savent que le complexe industrie-militaire-surveillance-médias ne reculera devant rien pour déployer toutes les stratégies géopolitiques et géoéconomiques possibles afin de saboter l’intégration eurasiatique.

Made in China 2025 ; Ceinture et Route – l’équivalent post-moderne de l’Ancienne Route de la Soie ; Huawei ; la prééminence manufacturière de la Chine ; les percées dans la lutte contre le Covid-19 – tout est une cible. Et pourtant, en parallèle, rien – du long télégramme remixé aux ruminations sur le Piège de Thucydide – ne fera dérailler une Chine rajeunie de ses propres objectifs.

Pepe Escobar

Article original en anglais : China: one country, two sessions, three threat, Asia Times, le 22 mai 2020.

Traduit par Réseau International

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Chaque agression majeure au Moyen-Orient catalyse la création d’un contre-pouvoir se dressant contre l’agresseur. Il n’est donc pas surprenant que l’invasion israélienne du Liban en 1982 ait donné naissance au Hezbollah, devenu depuis une force de dissuasion  plus imposante que bien des armées du Moyen-Orient. Quand Israël et les USA ont décidé de dégonfler le ballon du Hezbollah et de briser l’Axe de la Résistance, la Syrie s’est fait imposer une guerre  et Al-Qaïda et les takfiris étrangers ont servi d’outil sectaire pour atteindre l’objectif des USA. Une nouvelle résistance syrienne a alors vu le jour et l’Iran et le Hezbollah ont établi une de leurs bases les plus fortes au Levant. Après 2003, lorsque les USA ont décidé d’encercler l’Iran en envahissant l’Irak et en menaçant la Syrie de subir le même sort, une nouvelle force est apparue et a tôt fait de joindre l’Axe de la Résistance. Cette force redoutée à la fois par les USA et par Israël, ce sont les « Forces de mobilisation populaire » ou Hachd-al Chaabi. Vingt ans après le retrait inconditionnel d’Israël du Liban, le Hezbollah a étendu son activité à l’Irak et a changé la donne. La création de l’Axe de la Résistance, on la doit à Israël et aux USA.

L’Iran a fait le vœu de soutenir tous les peuples opprimés dans sa constitution (articles 2 et 3), à commencer par la Palestine dont les dirigeants ont été informés par l’Iran qu’« aucune sanction ne pourra réduire le soutien financier et l’entraînement fourni par l’Iran aux Palestiniens pour qu’ils reprennent leur territoire volé ». L’Iran a soutenu les Libanais quand Israël a envahi leur pays. Il a soutenu aussi la Syrie lorsque l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les pays occidentaux ont permis aux djihadistes de créer leur émirat islamique au Levant, créant ainsi une situation menant dangereusement à un État failli. Enfin, il a soutenu les Irakiens lorsque les USA ont occupé l’Irak et ont laissé Daech s’emparer du tiers du pays.

Les politiciens chiites irakiens – promis démocratie et stabilité – ont appuyé les USA dans leurs efforts pour éliminer Saddam Hussein. La résistance sunnite irakienne s’est plainte auprès du Hezbollah du manque d’unité nationale irakienne contre les forces US, notamment de la position chiite favorable à l’occupant. La position du Hezbollah avait été clairement annoncée par son secrétaire général Sayyed Hassan Nasrallah avant l’invasion américaine. Pour le Hezbollah, malgré les atrocités commises par Saddam Hussein contre les Irakiens en général et les chiites en particulier, l’opposition aux USA prévalait sur le renversement de Saddam Hussein. Le règne de Saddam arrivait à son terme avant l’invasion américaine de 2003. Une décennie de sanctions avait paralysé son pouvoir et la résistance chiite, soutenue par l’Iran, prenait déjà de l’ampleur lorsque les USA ont décidé d’intervenir sous le prétexte d’éliminer les « armes de destruction massive » inexistantes.

Même s’ils pouvaient compter sur le soutien des chiites irakiens, les USA n’ont pas caché leurs intentions agressives contre l’Axe de la Résistance, ni leur objectif de priver totalement l’Iran de tout allié. L’Iran est entré en Irak pour soutenir la résistance sunnite en premier lieu, puis a entraîné les quelques chiites prêts à se battre contre les forces d’occupation US. Le Hezbollah est devenu attrayant aussi bien pour les sunnites que pour les chiites.

De nombreux politiciens chiites irakiens se sont plaints au Hezbollah de l’entraînement  qu’il donnait à l’Armée du Mahdi de Sayyed Moqtada al-Sadr pendant les premières années de l’occupation  des USA. Le Hezbollah entretenait des relations étroites avec les politiciens irakiens qui demandaient sa médiation pour former leur gouvernement et aplanir les divergences entre eux. Des réunions interminables ont eu lieu à Beyrouth entre les responsables du Hezbollah et les politiciens sunnites et chiites avant la formation de chaque gouvernement.

Quand Daech a occupé le tiers du pays, l’Irak avait déjà trouvé dans le Hezbollah, qui avait forcé Israël à se retirer en le vainquant en 2006, un allié fiable et convenable vers qui se tourner lorsque les USA ont envahi le pays. Le premier ministre Nouri al-Maliki a contacté Sayyed Hassan Nasrallah pour qu’il envoie des conseillers et des instructeurs afin d’enrayer l’avancée de Daech. Vingt-quatre heures plus tard, le Hezbollah a envoyé  des dizaines d’officiers qui ont commencé à entraîner des Irakiens prêts à prendre les armes, à stopper Daech et à défendre leur pays.

Les USA ont refusé de prêter main-forte en ignorant au moins six demandes verbales et écrites du premier ministre irakien appelant Washington à livrer toutes les armes que l’Irak avait déjà payées  bien avant l’attaque de Daech. D’après le témoignage du général américain Michael Flynn, les USA ont vu Daech croître et passer de l’Irak à la Syrie  afin d’établir un califat dans les deux pays. L’Irak avait forcé les USA à se retirer en 2011 et la Syrie avait refusé de se soumettre aux exigences menaçantes de Colin Powell l’appelant à cesser de soutenir le Hezbollah et les groupes de résistance palestiniens. Les USA voulaient atteindre leurs objectifs par tous les moyens et les djihadistes constituaient la solution la meilleure et la moins coûteuse pour diviser le Moyen-Orient et écarter le danger pour Israël. La deuxième guerre contre le Liban en 2006 avait illustré de façon significative l’impuissance d’Israël  face au Hezbollah.

En restant en retrait, les USA ont donné au Hezbollah la possibilité de s’installer en Irak en 2014, et à la Marjaya d’appeler à la formation des Hachd al-Chaabi, une force populaire prête à prendre les armes pour défendre leur pays. L’Iran a été le seul pays à aider à la fois Bagdad et Irbil : sunnites, chiites, chrétiens et Kurdes ont reçu des armes de l’Iran pour lutter contre Daech, sous l’œil attentif des Américains. Les USA ont rendu possible la création des Hachd al-Chaabi et ont permis à l’Iran et au Hezbollah de s’implanter solidement en Irak. L’entraînement de l’armée irakienne par les USA s’est avéré inefficace. L’armée irakienne manquait de conviction patriotique et de combativité. Le Hezbollah avait les deux et en a profité pour améliorer sa capacité militaire, en combattant dans un espace ouvert en plein désert, une expérience différente de celle vécue au Liban et en Syrie.

En 2020, l’Axe de la Résistance a gagné toutes les guerres qu’il a menées en Palestine, au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. Le Hezbollah était présent partout. L’assassinat par les USA de Qassem Soleimani, le chef de l’Axe de la Résistance, a été dur sur le moral, mais n’a pas diminué pour autant la volonté de l’Iran, ni ses obligations financières envers ses alliés. Au Yémen, Sayyed Abdel Malek Badreddine al-Houthi a demandé à l’Arabie Saoudite d’échanger un pilote et 9 officiers saoudiens qu’il avait capturés pendant qu’ils bombardaient le Yémen contre Mohammad al-Khodary, un ancien représentant du Hamas, et 60 autres Palestiniens et Jordaniens arrêtés à Riyad, ce qui fait ressortir le lien unissant l’Axe de la Résistance par-delà les frontières.

« Il est plus facile de négocier l’échange d’otages avec les Israéliens ou les Américains qu’avec les Saoudiens, dont les responsables sont dépourvus de toute considération envers leurs propres officiers capturés », a rapporté un chef de l’Axe de la Résistance.

La position du Hamas a changé. Il est passé de la lutte contre le président Assad à la conviction que la seule façon de récupérer les territoires palestiniens usurpés est de s’unir solidement à l’Axe de la Résistance. La « Journée mondiale pour la libération de Jérusalem », promulguée par l’imam Khomeini et qui tombe le dernier vendredi du mois de Ramadan, unit plus que jamais tous les membres de l’Axe de la Résistance. Téhéran a informé les Palestiniens que la « pression maximale » des USA ne change en rien l’engagement iranien envers la Palestine, et que l’Iran continuera de soutenir la cause tant que les Palestiniens seront prêts à se battre pour récupérer leur territoire.

Israël et les USA ne renonceront pas et se méfient de la croissance et de l’influence du Hezbollah. Ils essaient de nuire à ses partisans à l’étranger, en plaçant le Hezbollah sur la liste noire du terrorisme du Département d’État, une mesure totalement inefficace. Les USA estiment que la crise financière mondiale en cours offre une occasion d’obtenir ce qui était impossible de gagner par la guerre. On peut donc s’attendre à une riposte de leur part, mais dans l’intervalle l’Axe de la Résistance continuera à résister et à trouver d’autres moyens de réduire l’influence des USA au Moyen-Orient.

Tout cela arrive à un moment où la Chine et la Russie sont disposées à privilégier une approche plus amicale et économiquement plus agressive en faveur des pays du Moyen-Orient. Les succès régionaux du Hezbollah laissent présager des enjeux d’envergure mondiale pour la puissance américaine. De nombreux dirigeants de l’Axe de la Résistance pourraient être tués sans que cela ait un impact irréversible sur les objectifs et les stratégies du camp qui résiste à Israël et à l’hégémonie des USA. L’objectif et les réalisations de l’Axe de la Résistance sont aujourd’hui irréversibles.

Elijah J. Magnier

 

Traduit de l’anglais par Daniel G.

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Ramadhan et Aïd au temps du coronavirus

mai 28th, 2020 by Chems Eddine Chitour

«Les hommes ne reconnaissent plus aucune autorité effective dans l’ordre spirituel, aucun pouvoir légitime dans l’ordre temporel. Les profanes se permettent de discuter des choses sacrées (…) c’est l’inférieur qui juge le supérieur, l’ignorant qui impose des bornes à la sagesse, l’erreur qui prend le pli sur la vérité. L’humain qui se substitue au divin. La Terre qui l’emporte sur le Ciel (…)»

René Guénon (philosophe) 

*

Pour la première fois dans l’histoire de l’islam, la fête de l’Aïd el Fitr s’est passé d’une façon différente de tout ce que nous avons connu depuis l’aube de l’islam. Les musulmans ne pourront pas prier en mosquée. Ils ne pourront pas aussi se saluer mutuellement autrement qu’en respectant la distanciation nécessaire pour éviter la contagion. Peut-on imaginer la mosquée de La Mecque sans ses pèlerins depuis deux mois? Et encore mieux, il n’y aura pas de prière le jour de l’Aïd! C’est dire si la tradition est fondamentalement remise en cause, du moins provisoirement. Il faut noter que le coronavirus, par sa brutalité et sa rapidité, a pris la planète entière de court et a mis en confinement la moitié de ses habitants. 

Le Covid-19 s’est invité sur Terre d’une façon brutale et terrorisante; lui aussi dicte la norme de ce qu’il faut faire pour ne pas mourir. Le Covid-19 va plus loin, il interdit les contacts même pour ceux qui souhaitaient se rencontrer. Il interdit les salutations, les embrassades, les poignées de main. On comprend dans ces conditions que les croyants quelles que soient leurs espérances soient désemparés, d’autant qu’ils ont toujours vécu dans une pratique de groupe et la prière en groupe fait partie pour eux de leur relation à l’islam. Du même coup, les autorités religieuses qui s’investissant dans les rassemblements sont les mêmes qui appellent à faire la prière chez soi. C’est dire si en définitive que seule la dimension verticale vers la transcendance du croyant peut lui permettre de vivre sa religion.

Cette pandémie de Covid-19, a poussé de nombreux pays musulmans à prendre des mesures préventives pour enrayer la propagation du virus, en particulier au cours du Ramadhan. La contribution suivante nous présente les réactions de pays musulmans face au coronavirus: «La Malaisie a prolongé les mesures de confinement jusqu’au 9 juin, bien au-delà de l’Aïd el-Fitr. (…) Le Pakistan, même en décrétant des mesures de confinement qui ont été assouplies depuis le 7 mai, a fait le choix de laisser les mosquées ouvertes pendant le mois du Ramadhan et l’Aïd el-Fitr… En revanche, l’Inde a prolongé le confinement total jusqu’au 31 mai.

L’Iran a allégé les mesures de confinement dès la mi-avril. Dans les zones où la situation épidémique s’est améliorée, les autorités ont autorisé la réouverture temporaire des mosquées. La Turquie, avec 4 200 morts au compteur, La réouverture des mosquées pour les prières est prévue pour le 12 juin. En Arabie saoudite, aucun allègement des mesures n’est en vue pour l’Aïd el-Fitr.» (1) 

«Les mosquées n’ont pas été autorisées à rouvrir pour la fin du Ramadhan. Plus encore, le ministère de l’Intérieur a indiqué la mise en place d’un couvre-feu total du 23 au 27 mai, afin de limiter les risques d’une augmentation exponentielle du nombre de cas de coronavirus. La Jordanie, qui n’a pas autorisé le culte dans les mosquées pendant le mois du Ramadhan, a aussi annoncé un couvre-feu total et l’interdiction de circulation des véhicules, mais uniquement pour le premier jour de l’Aïd. L’Egypte, qui avait annoncé dès avril l’interdiction des rassemblements au-delà de l’Aïd el-Fitr, prévoit aussi de renforcer les mesures avec un couvre-feu de 24 heures le premier jour de la fête de fin du Ramadhan. Les mosquées en Algérie, au Maroc et en Tunisie restent également fermées au-delà de l’Aïd el-Fitr. Les autorités religieuses de ces pays du Maghreb ont toutes insisté sur la nécessité d’accomplir les prières à domicile afin de préserver les vies.» (1) 

Dans une analyse  singulière intitulée «Le confinement, cette sacrée religion universelle», le docteur Jaouad Mabrouki, psychiatre marocain, ose la comparaison qui amène à faire du coronavirus une nouvelle et puissante force du mal.

«En ce moment tragique, écrit-il le confinement est devenu la seule religion universelle et la seule à être capable d’unir tous les peuples de la Terre, en un temps record, contre le seul ennemi commun à tous les hommes. Autrefois, le seul ennemi commun aux hommes était Satan, mais maintenant la religion du confinement montre du doigt le corona, qui, encore plus dangereux, tue au lieu d’éloigner l’humanité du droit chemin.» (2) 

L’auteur s’interroge sur le fait religieux dans le futur et appelle à une cause sacrée des humains contre «le mal» représenté par le coronavirus. Il écrit:

«(…) Ne voyez-vous pas que la Terre entière a oublié momentanément toutes ses querelles religieuses, tribales et nationales afin de combattre «Corona» le néo-Satan unificateur? (…) Maintenant, nous entendons que seul le confinement peut sauver nos vies.» Nous voilà donc en ce moment, tous, indépendamment de la nationalité, la couleur, la classe socio-économique et la croyance, unis dans la détresse et le désarroi. Nous voilà tous unis sous la même foi, le même drapeau qui est le confinement, non pas en tant qu’hommes défendant une nation, mais en tant qu’espèce luttant pour notre survie.
Nous voilà tous des soldats de la Terre, des soldats d’une seule et même armée, les adeptes d’une seule religion, comme si la Terre n’était qu’un seul pays et nous tous ses citoyens (….) Nous combattons notre seul ennemi, le coronavirus, l’ennemi invisible! Nous constatons que finalement, l’humanité entière n’est qu’une seule famille. Nous voilà les doigts d’une seule main, les feuilles d’un seul arbre, les citoyens d’un seul pays!» (2)

Le confinement est devenu la religion universelle 

 C’est un fait ! Ce que n’ont pas pu faire les guerres, un petit virus l’a fait ! La moitié de la planète est assignée à résidence d’une façon brutale. Pour la première fois des « certitudes », culturelles, cultuels et économiques ( Le marché ) que l’on croyait gravées dans le marbre, sont remises fondamentalement en cause. Sociologiquement parlant, c’est un tremblement de Terre à la fois , économique, culturel ? Ce que l’on croyait établi définitivement comme étant le mouvement inexorable du monde , à savoir la mondialisation, les échanges, les voyages , a brutalement cessé d’avoir une signification !  Mieux encore l’aspect cultuel  en terme de rituel  et de traditions  a volé en éclat !

 «Le confinement, lit-on sur cette contribution, prive les fidèles des principales confessions religieuses de leurs rendez-vous collectifs, Elles appréhendent la non-célébration commune de grandes fêtes du calendrier religieux à venir comme Pessah (à partir du 8 avril), Pâques (12 avril) et le jeûne du mois de Ramadhan (environ 24 avril-23 mai). Les croyants sont renvoyés à une pratique familiale, sinon individuelle. Comment s’accommodent-ils de ce contexte exceptionnel qui tient chacun à bonne distance de l’autre, quand, étymologiquement, religion signifie «ce qui relie»? Dès le début du confinement, la plupart des mosquées ont fermé leurs portes, ainsi que les synagogues et les lieux de culte protestants. Catéchèses, cours de religion, études bibliques ou talmudiques, conférences, groupes de prière, activités caritatives communes: toutes ces activités ont cessé jusqu’à nouvel ordre.» (3)

«Les gens ont été désemparés, confirme Mohamed Bajrafil, imam à Ivry. On a entendu des discours catastrophistes, parlant de malédiction de Dieu pour nos péchés.» Vivons notre foi en utilisant nos méninges. «Une foi sans réflexion est une bêtise. « Ecoutons les scientifiques!», a twitté l’imam le 16 mars. Les nouvelles sur le front de l’épidémie ont conduit les fidèles à «faire de nécessité vertu et à faire preuve de bon sens, même s’ils sont un peu amers», explique Dan Arbib, enseignant-chercheur de philosophie à l’Ecole normale supérieure. «La vie est ce qu’il y a de plus précieux, rappelle Mendel Samama, rabbin à Strasbourg. Au nom de quoi pourrait-on risquer une vie? Le Dieu qui vous demande d’aller à la synagogue est le même que celui qui vous dit de rester chez vous aujourd’hui. Le Talmud dit: transgresse un shabbat pour que tu puisses en faire d’autres en demeurant en vie.» (3)

Aucune religion n’est épargnée !

«Le 27 mars, lit on sur cette contribution, le pape François était inhabituellement seul, sur une place Saint-Pierre déserte et pluvieuse, pour accorder une bénédiction urbi et orbi exceptionnelle, à l’intention toute particulière des malades et des soignants. Elle résumait l’un des bouleversements qu’entraînent l’épidémie et le confinement: la suspension des rites collectifs des croyants des grandes religions. Le confinement décrété, les confessions religieuses ont été confrontées à un défi collectif sans précédent: comment permettre à leurs fidèles de pratiquer malgré la suspension de tout regroupement? Au-delà de la promiscuité induite par la cérémonie religieuse, les contacts physiques font partie intégrante des rites. Chacune à sa façon, toutes ces traditions accordent à la prière collective une valeur particulière et elles en font un élément essentiel d’une vie de foi. Les perturbations causées par la pandémie concernant le fait religieux Une religion, suggère l’étymologie, est ce qui relie les membres d’une communauté entre eux, et les hommes à Dieu.» (4) 

«Elles sont aujourd’hui, poursuit l’auteur, mises au défi de surmonter l’épreuve du chacun-chez-soi. Sous la pression des circonstances, l’audience des émissions religieuses sur le service public et celle des médias confessionnels ont bondi. Des contenus numériques se sont rapidement développés. Offices, cours, prêches, études se sont multipliés en ligne.

De nouvelles questions sont soulevées: un minyan (quorum de dix hommes juifs nécessaire pour un office) peut-il être numérique, voire de balcon à balcon? Un prêche sur Internet permet-il de faire dans les règles la prière collective du vendredi? Un sacrement peut-il exister hors de la rencontre physique? à ces questions, la réponse est le plus souvent négative. Ces religions font du collectif une dimension incontournable de leur pratique. Or, il est plus que probable que les regroupements du vendredi, du samedi ou du dimanche demeureront prohibés de manière durable, ou en tout cas soumis à des conditions sanitaires drastiques, même quand le processus de déconfinement aura commencé. Les fidèles comme les religieux doivent s’y préparer, comme ils ont déjà dû surmonter la douleur de cérémonies funéraires organisées dans une intimité contrainte, rendant le deuil encore plus difficile.» (4)

L’imagination d’un prêtre – qui tient au sacerdoce- a permis de faire une messe à l’américaine. Les fidèles suivent la messe en étant en voiture «Cette messe en voiture, c’est plus qu’un dépannage. C’est une vraie messe. C’est une victoire de la vie», explique à l’AFP Mgr Touvet. à l’intérieur de l’habitacle, l’autoradio est déjà branché sur RCF Coeur de Champagne, la radio diocésaine «Il faut innover. L’église est dans le monde. Elle s’adapte On est catholiques. On a des idées», ajoute en écho Mgr Touvet avant de gagner son autel de campagne installé dans une remorque de camion. «La consigne c’est: si les gens veulent recevoir la communion, ils mettront leurs feux de détresse»» (5). 

De même, pour parachever leur mois de jeûne, les musulmans doivent donner la zakat al-fitr. Le confinement ayant entraîné la fermeture des mosquées, plusieurs d’entre elles ont mis en place des solutions en ligne pour permettre la collecte de la zakat al-fitr…

En fait, de plus en plus les croyants sont attaqués dans ce qui leur reste comme repère identitaire Dans une contribution précédente que j’avais appelé «l’Aïd au temps du Web 2.0, j’avais pointé du doigt après bien d’autres, l’immixtion du temporel, en l’occurrence le néolibéralisme dans le spirituel pour en faire un produit marchand. On sait par exemple que La Mecque est appelée la Las Vegas des Sables, en ce sens que rien ne la distingue en termes d’hôtels de cette ville Nous sommes à l’évidence loin dans ce XXIe siècle de toutes les débâcles multidimensionnelles de la signification de la repentance et du pardon.

Un exemple: partout dans le monde, les musulmans s’effritent à qui mieux mieux pour le pouvoir, la puissance encouragés en cela par un Occident sûr de lui et dominateur. L’effritement de la symbolique du pardon par paresse, voire par calcul, commence par les villes et gagne inexorablement la campagne. On est conduit à se distancier de l’Autre soit par calcul pour survivre, soit par peur du Covid-19. 

Dans le mouvement de l’évolution  sociale confortée par les inventions l’introduction de la lettre comme système d’intermédiation qui permet de garder un lien sans la rencontre physique fut encore confortée par l’invention du téléphone, puis ce fut véritablement la débâcle avec les technologies de l’information et de la communication, notamment l’Internet et le portable  qui permettent de répondre au rituel de «Bonne fête», sans se déplacer, sans voir, sans compatir, sans s’impliquer. Le Covid-19 codifie encore plus cette pratique en imposant par la terreur la nécessité de ne pas approcher l’Autre. Le SMS, voire le Viber et autres produits dérivés comme l’application Zoom sont véritablement le sommet du divorce d’avec les rencontres physiques avec les connaissances (famille et autres) que l’on tient à distance d’autant qu’ils ne savent pas où nous sommes, on se fend d’un bout d’écriture anonyme et on pense à autre chose. 

Il vient que le lien familial se distend et c’est ainsi qu’inexorablement, la famille s’effrite, on ne connaît pas les membres, notamment les plus jeunes et à l’occasion d’un enterrement, on se rend compte du danger de l’effritement des valeurs de solidarité familiale et on se prend à envier les autres, ceux considérés à tort comme ne s’étant pas émancipés de la tutelle de la tradition. Ce ciment invisible qui permet aux sociétés au fil des siècles de perpétuer un vivre ensemble fait de solidarité, d’empathie, loin de la fureur et de la frénésie de la civilisation du toujours plus, cette machine du diable qui dénature, uniformise, cybernétise et en définitive crée de la névrose. Nous sommes tous en manque d’affection, d’empathie bref, de nous sentir sécurisés dans un monde de plus en plus crisique» (6).

Le money-théisme remplace la religion

Dans ce cadre et parmi les dégâts importants qui ont été inoculés aux populations du Sud. Les prothèses identitaires induites par l’utilisation de la parabole ont fait voler en éclats les cellules familiales C’est comme le I phone une véritable instance d’intermédiation qui permet à l’internaute de s’évader au figuré d’un quotidien banal et sans perspective. Une autre conséquence de l’effritement des traditions religieuses et commence à inonder la blogosphère, est constituée par les voeux de l’Aïd que l’on s’envoie par SMS ou Internet avec des formules rituelles «importées» du Moyen-Orient. qui remplacent le «Saha Aïdkoum» maghrébin et vieux de 1400 ans immortalisé par le regretté Abdelkrim Dali. Souvenons-nous de la contagion de la joie des belles journées, des prières communes, des rires des enfants tout beaux et fiers, habits neufs et bonbons plein la bouche, les chaleureuses salutations aux voisins, à la famille» (7). 

François Villon en son temps se plaignait avec nostalgie du bon vieux temps. D’ailleurs le mot nostalgie veut dire retour d’un passé jugé avec indulgence..

«Dites-moi où, n’en quel pays…est Flora la belle Romaine.. Mais où sont les neiges d’antan?».  Mutatis mutandis nous pourrions dire : « Mais où sont les voeux de l’Aïd d’antan? »  Les sociologues devraient se pencher sur ce phénomène nouveau, la substitution symbolique du pardon à l’occasion de l’Aïd par un ersatz virtuel (le SMS, le viber…) qui permet de faire par paresse et peut-être par calcul, «le minimum religieux» sans la contrainte de la rencontre physique. Pis encore, les musulmans en terre étrangère sont astreints à un rituel de plus en plus vide concernant la pratique de l’islam; on apprend par exemple, que lors de la fête, les musulmans qui tiennent encore aux préceptes, achètent par Internet un mouton, le payent d’une façon anonyme et viennent récupérer une carcasse numérotée. Où est la symbolique du sacrifice rapportant le songe d’Abraham?» (7) 

On l’aura compris, nous allons inexorablement vers un délitement de toutes ces valeurs qui permettaient aux sociétés d’exister.  Quand  on pense que le Père Noël   invention  utile qui permet à l’enfant  de grandir dans un univers magique,   a été très vite « récupéré » pour en faire un produit marchand. Obligation est faite par Coca Cola  en effet,  au Père Noël de porter un uniforme rouge    au début du XXIe siècle. Plus largement, un autre exemple est, donné par la lutte perdue d’avance par l’Eglise pour combattre une fête païenne: Halloween importée du temple du libéralisme, les Etats-Unis et qui fait des émules concurrençant la fête de Noël. L’Eglise crée, pour la circonstance, un slogan qu’elle pensait porteur: «Holy Winn!», «le sacré vaincra!» Il n’a pas vaincu… On le voit, la civilisation du Veau d’or aura raison de toutes les religions au nom du money-théisme.

L’adaptation des rites à la pandémie 

Quelle sera la forme, à titre  d’exemple, de la société algérienne future avec cette disparition par pans entiers de pratiques, de traditions, de cultures qui ont mis des siècles et qui peuvent disparaître dans une génération si on ne fait rien pour résister à ce torrent impétueux de la mondialisation sans état d’âme. Sous les coups de boutoir de la post-modernité, responsable de la débâcle planétaire multidimensionnelle avec notamment les changements climatiques, le divorce d’avec la nature et comme bouquet final le Covid-19 risque d’amener l’humanité vers une épreuve qu’elle n’a jamais connue; 350000 morts en quatre mois d’une façon brutale de la part d’un ennemi invisible a laissé les humains désemparés et prêts à abdiquer toutes les conquêtes sociales et de liberté chèrement acquises pour «qu’ils s’en sortent», la civilisation telle que nous l’avons connue risque de disparaître rapidement dans sa forme actuelle.

On ne devrait cependant, jamais oublier que des civilisations millénaires peuvent s’éteindre en quelques lustres. Les religions devraient aussi épouser les contraintes de leur temps comme elles l’ont fait durant cette difficile épreuve en prônant la solidarité humaine et en se désengagement du rituel qui comme nous l’avons vu ne saurait remplacer la relation directe et verticale avec le créateur. C’est un fait que des traditions et pratiques, voire rituels millénaires ont brutalement été remises en cause, laissant les fidèles sans leur clergé  et sans liens  assignés à vivre en solitaire, leur relation verticale à  Dieu  au lieu de la vivre en partage avec les autres fidèles. 

La Terre ne s’est pas arrêtée de tourner, les religions sont toujours là c’est le rituel qui a été remis en cause, mais la relation du croyant envers le divin est intacte. Cela prouve que les religions ne devraient pas avoir  fondamentalement de clergé  intercesseur ! Elles ont besoin de retrouver le message originel dépouillé des apparats des clergés Plus globalement ce sont les fidèles – bien ancrés dans leur foi- qui doivent faire la part des choses entre le message divin intemporel et les accommodements raisonnables pour adapter les rituels aux contingences du moment.

Nul doute  que pour la première fois dans l’histoire  avec cependant  moins de 350.000 morts,  ( moitié moins  qu’une grippe saisonnière),   trente fois que la famine dans le monde, cette pandémie boostée par des médias  qui font dans la comptabilité macabre, laissera pourtant,  des traces et à ce titre, c’est un autre monde qui nous attend celui d’une vulnérabilité permanente voire de plus en plus récurrente, maintenant que l’homme en  Prométhée des temps modernes ne respecte plus  la  Nature et  par son comportement prédateur met en danger les espèces  qui y vivent amenant  inexorablement, à Dieu  ne plaise,  l’humanité vers la sixième extinction     

Cependant, si les  sirènes nous disent que  plus rien ne sera jamais comme avant avec cette pandémie du Covid 19 du point de vue économique, il et fort à parier que le néolibéralisme cherchera de nouveaux créneaux pour rebondir.  On l’aura compris , ceux qui en pâtiront seront toujours les mêmes ! Peut être que l’humain oubliera ce qu’il a enduré, peut être qu’il reviendra aux fondamentaux de la vie, d’une sobriété multiforme et d’un progrès en pente douce. 

Amen 

Professeur  Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

 

Notes :

1.Sara Ibrahim et Hanan Ben Rhouma https://www.saphirnews.com/La-celebration-de-l-Aid-el-Fitr-2020-a-l-epreuve-de-la-crise-du-Covid-19-dans-le-monde-musulman_a27158.html

2.Docteur. Jaouad Mabrouki https://fr.hespress.com/136740-coronavirus-le-confinement-cette-sacree-religion-universelle.html

3.  https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/23/coronavirus-les-croyants-ne-peuvent-plus-vivre-leur-foi-en-communaute_6034115_3224.html

4. https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/11/les-religions-a-l-epreuve-du-confinement_6036326_3232.html

5. http://www.ipreunion.com/coronavirus/reportage/2020/05/17/messe-en-voiture-dans-la-marne-pour-la-confession-allumez-vos-feux-de-detresse,119069.html

6.Chems Eddine Chitour : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19532

7.Chems Eddine Chitour https://oumma.com/laid-au-temps-du-web-2-0/

Article de référence :  https://www.lexpressiondz.com/chroniques/l-analyse-du-professeur-chitour/le-nouveau-satan-s-appelle-covid-19-318323

 

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Bien que leur genèse soit beaucoup plus ancienne, les entités regroupées sous le vocable d’organisations non gouvernementales (ONG) ont eu un essor fulgurant dans les années 80 et 90 du siècle dernier et leurs domaines d’intervention se sont diversifiés : urgence humanitaire, alimentation, droits de l’homme ou environnement.

D’après les spécialistes, cet accroissement coïncide avec la montée du néolibéralisme impulsé durant les années Reagan-Thatcher. Selon la militante Ana Minski,

« la prolifération des ONG au Sud, dans les années 1990, est indubitablement liée à l’affaiblissement des capacités gouvernementales à fournir des services publics, résultat des politiques néolibérales qui se sont imposées dans le contexte d’un capitalisme mondialisé et fortement financiarisé ».

À cause des politiques d’austérité et de réduction des dépenses publiques, les gouvernements se sont tournés vers les ONG pour fournir des services à bas prix, services qu’ils assuraient naguère dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la culture, etc. Abondant dans ce sens, l’écrivaine indienne Arundhati Roy précise que les ONG distribuent « au compte-gouttes, sous forme d’aide ou de bénévolat, ce à quoi les gens devraient normalement avoir droit ». Ce qui amène certains spécialistes à qualifier les ONG de « cheval de Troie » du néolibéralisme.

L’ONG-isation de la résistance (par Arundhati Roy)

Extrait d’une conférence donnée à San Francisco, Californie, le 16 août 2004

Avec la fin de la Guerre froide, les ONG ont été utilisées à d’autres desseins. Il s’agissait de la « démocratisation » des pays de l’Est anciennement dans le giron soviétique, afin de les extraire de l’influence russe. Dans cet objectif, les États-Unis ont déployé un arsenal d’organismes spécialement dédiés à cette tâche. Citons, à titre d’exemple : l’USAID (United States Agency for International Development), la NED (National Endowment for Democracy) et ses quatre satellites, Freedom House et l’Open Society. À part ce dernier qui est privé, tous les autres organismes sont financés directement ou indirectement, partiellement ou entièrement par le gouvernement américain.

Les satellites de la NED sont bien connus : l’IRI (International Republican Institute), le NDI (National Democratic Institute), le Solidarity Center et le CIPE (Center for International Private Enterprise).

Pour se prévaloir de la dénomination d’ONG, une organisation doit satisfaire au moins aux cinq conditions suivantes : l’origine privée de sa constitution, le but non lucratif de son action, son indépendance financière, son indépendance politique et la notion d’intérêt public de sa mission. Dans le cas de ces organismes américains et des groupes qu’ils financent dans les pays visés, ces conditions ne sont jamais réunies.

L’utilisation de ces organismes a prouvé l’efficacité du « soft power » étasunien dans les opérations de « regime change ». Cela a été manifeste dans les révolutions colorées en Serbie, en Géorgie ou en Ukraine. Lors du « printemps » arabe, ces mêmes organismes américains d’« exportation » de la démocratie ont été impliqués en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie et au Yémen et le résultat désastreux de leur implication est maintenant connu, tout particulièrement dans les trois derniers pays.

Le modus operandi de cette « démocratisation » est toujours le même. Des activistes locaux, regroupés ou non dans des ONG locales sont choisis, financés, formés et réseautés dans leur région d’appartenance (dans le cas des pays arabes, il s’agit de la région MENA – Middle East and North Africa). Lors d’éventuelles protestations populaires légitimes causées par de réels problèmes sociaux, ces activistes se mettent aux premières loges des manifestations et tentent de les diriger selon des agendas concoctés à l’étranger.

Pour illustrer ce propos, citons des activistes comme Slim Amamou (Tunisie), Mohamed Adel (Mouvement du 6 avril – Égypte), Ali Ramadan Abouzaakouk, (Libya Human and Political Development Forum – Libye), Aussama Monajed (Movement for Justice and Development – Syrie) et Tawakkol Karman (Women Journalists Without Chains – Yémen).

En Algérie, plusieurs ONG locales financées par les organismes américains ont été très visibles lors des manifestations, aussi bien en 2011 que lors du Hirak, en 2019-2020. Il s’agit, entre autres, de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), du Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), etc. Il est quand même curieux de constater que les ONG qui reçoivent des subsides étrangers sont toutes sur la même longueur d’onde concernant leurs revendications. Pas un seul petit bémol?

Qualifiés d’ONG – Organisations Non Grata-, les organismes américains d’« exportation » de la démocratie ont été bannis de certains pays comme la Russie qui a interdit USAID pour « ingérence dans la vie politique russe ». La liste des ONG « indésirables » en Russie s’est allongée et englobe actuellement la NED, le NDI, l’IRI, Freedom House et l’Open Society.

En Amérique du Sud, les pays de l’ALBA (Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América) ont signé une résolution en 2012 demandant l’expulsion immédiate de l’USAID des pays membres de l’alliance (la Bolivie, Cuba, l’Équateur, la Dominique, le Nicaragua et le Venezuela).

D’autre part, certains pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se sont dotés de lois interdisant ou renforçant le contrôle des ONG sur leurs sols.

Depuis 2014, les ONG travaillant en Égypte ont l’obligation de s’enregistrer auprès des autorités sans quoi, elles risquent la saisie de leurs biens ou des poursuites judiciaires. En outre, les autorités doivent également approuver tout financement venant de l’étranger.

Parmi les autres pays arabes, les Émirats arabes unis (EAU) ont procédé, en 2012, à la fermeture des bureaux de plusieurs ONG étrangères dont le NDI.  De son côté, le député jordanien Zakaria Al-Cheikh a demandé, en janvier 2016, à la chambre basse du Parlement de Jordanie de mettre fin aux activités de ce même organisme arguant qu’il « constitue un danger pour la sécurité nationale ».

Il faut savoir que de telles activités sur le sol américain sont régies par le « Foreign Agents Registration Act » qui est une loi américaine exigeant l’enregistrement des lobbyistes représentant des intérêts politiques ou économiques étrangers.

Finalement, il ne faut absolument pas croire que les ONG américaines sont les seules actives sur le sol algérien. D’autres, européennes, y sont très présentes.

Faut-il alors légiférer pour encadrer, contrôler voire interdire le financement étranger des ONG en Algérie? C’est certainement un point sur lequel il est impératif de se pencher sérieusement dans un avenir très proche.

Ahmed Bensaada

Image en vedette : Capture d’écran.

Source de l’image : Huit ONG nationales expliquent pourquoi elles appellent à marcher ce vendredi, Algérie Patriotique, le 28 février 2029.

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« Mon seul combat, c’est le pays. Je ne cherche pas à voir Grand-chose pour moi » (Ganard Joseph)

Je fis connaissance de Ganard Joseph via une amie commune, Tina Lorquet. Je n’avais jamais eu le privilège de rencontrer l’homme en personne. Cependant, nos multiples échanges via téléphone et autres moyens m’avaient permis de vérifier son caractère exceptionnel. Deux sujets reviennent toujours dans nos mille et une conversations : sa fille et son pays. Deux thèmes fondamentaux qui me sont aussi très chers, ce qui avait permis une connexion automatique entre nous. Famille et Patrie.

Ganard Joseph fut ce qu’on pourrait considérer de plus noble qu’un pays pouvait produire. Son désintéressement, son humanisme et ses engagements socio-politiques sont les principaux jalons de sa courte vie. Né le 6 juin 1988, fauché brutalement par une mort soudaine, il n’avait pas eu la chance de voir matérialiser son rêve de progrès social pour tous. 

Ganard Joseph vivait pour sa communauté, « Cité Soleil », le plus grand bidonville du pays, où la vie semble s’arrêter depuis le 16 mai 2020, quand les criminels du pouvoir l’avaient lâchement abattu.

Le vendredi 22 Mai, plusieurs milliers descendaient dans les rues de « Cité Soleil » pour rendre hommage a Ganard Joseph et pour exiger que justice soit rendue en sa faveur.  Des hommes lourdement armés firent apparition et commencent à tirer dans toutes les directions, ce qui a dispersa les manifestants dans une grande confusion. C’était exactement ce qu’il combattait, la prise en otage des habitants de la zone.

Toutefois, l’assassinat de Ganard suscita beaucoup de réactions de la classe politique et de la société civile.

Antonio Cheramy, allias Don Kato, un ancien sénateur de la république, publia une note dans laquelle il déclara et je cite :

« Ganard Joseph avait beaucoup d’aspiration, c’est ainsi qu’il avait pu tenir le flambeau de la mobilisation populaire dignement contre l’injustice et l’exclusion dans sa commune, Cité Soleil, là où il avait pris naissance. Il avait démontré sa conviction a travers sa réaction contre les multiples tentatives d’acheter sa conscience par des offres alléchantes de plusieurs milliers de dollars. Il se tenait debout et ferme pour exiger de meilleures conditions de vie pour tous, sans exclusion de race, de classe ou d’éducation. » 

Pierre-Louis Marie Avriette, une amie de combat, ce qui l’avait toujours frappé en Ganard, c’était « sa modestie, sa jovialité, son amour pour les autres, en particulier les plus vulnérables de la société haïtienne, son perpétuel optimisme et son pays. »

André Michel, porte-parole du secteur démocratique et populaire réagissait avec colère et pointa du doigt l’actuel ministre de l’intérieur comme « un traitre qui connait très bien les militants de l’opposition démocratique et populaire pour les voir côtoyés. Avant même d’entrer en fonction, Mr. Audain Fils Bernadel, une responsabilité pour laquelle il n’est pas du tout qualifié, le pouvoir PHTK savait l’utiliser pour identifier et faire abattre des militants d’avant-garde. »

Des organisations défendant les droits humains et civiques, des personnalités du monde politique et de l’intelligentsia… toutes dans un concert de dénonciation, avaient mis en le pouvoir en garde contre cette campagne de répression sanglante contre l’opposition. A rappeler, qu’au mois de septembre de l’année dernière, Josemano Victorieux, dit Badou, membre du parti politique « Pitit Dessalines » (les fils de Dessalines, le fondateur de la patrie haïtienne) a été abattu de plusieurs balles, un farouche opposant du régime en place. Au mois de Novembre 2019, Arnel Bélizaire, un ancien député, Semelus Pierre Killick et 5 autres furent arrêtés et jetés en prison, tous des opposants qui vivent a cité soleil ou zones environnantes.

 « Cité Soleil », une banlieue extrêmement appauvrie, représente stratégiquement la clef du pouvoir politique en Haïti. Nul ne peut espérer d’être élu président en Haïti sans les votes des citoyens de cette favela tropicale. Aujourd’hui on estime à plus de 500.000 le nombre d’habitants qui partagent les 21.81 kilomètres carrés. Á rappeler que l’actuel président d’Haïti fut « élu » officiellement avec 590.927 voix, ce qui donne une idée du poids électoral de ce bidonville considéré par plus d’un comme une forgeuse de gouvernement.

Dans un pays où la faiblesse des institutions politiques et étatiques est remarquable, l’option privilégiée reste la monétarisation et la gangstérisassion de la vie politique. Le militant socio-politique, Ganard Joseph, s’opposait vigoureusement à cet état de fait. Il optait pour la démocratie.  Il se trouvait enclaver entre un pouvoir totalitaire qui maintient indéfiniment ses griffes sur le pouvoir et un groupe de politiciens totalement motivés et aguerris à s’en emparer aussi. 

Il y a plus d’une douzaine de gangs armés à « Cité Soleil » disputant chaque mètre carré de ce territoire. 80% d’entre eux sont contrôlés par le pouvoir en place.  Voilà l’environnement dans lequel évoluait Gannard Joseph. Des camarades essayaient de le convaincre de quitter la cité, d’aller vivre ailleurs là où les jeunes vivent plus longtemps ; mais, il en avait toujours refusé. Car, sa présence maintenait le fragile équilibre entre les fractions armées_ un atout nécessaire pour empêcher toute la zone de sombrer dans une violence inouïe. Il le savait pertinemment, et il ’était aussi conscient du risque encouru. Il ne voulait pas lâcher les pauvres citoyens vulnérables  livrés à eux-mêmes aux jeunes lourdement armés qui dictent aujourd’hui encore leurs lois.  

Maintenant, Ganard Joseph n’est plus. Le pire est à craindre.

D’après ce qu’on dit, la date des élections générales approche.  Il est donc urgent de sauter tout potentiel obstacle au contrôle de l’électorat de la Cité. Ganard Joseph fut un emmerdeur ; il fallait l’abattre. C’est ainsi que beaucoup de militants pour la démocratie qui refusent de courber devant la peur qui s’installe, de la corruption qui gangrène, et la militarisation des ghettos sont assassinés.  Des massacres orchestrés par le gouvernement pour établir ou rétablir sa mainmise sont enregistrés périodiquement. Le 13 novembre 2018, un massacre  eut lieu à Lasaline, un quartier défavorisé de Port-au-Prince D’après un rapport du « Réseau National de Défense des Droits Humains-RNDDH », « 38 personnes furent tuées, 4 femmes violées et plusieurs portées disparues.» Le nom du délégué présidentiel départemental de l’ouest, Joseph Pierre Richard Duplan, fut cité comme le principal instigateur de l’acte.

Selon un autre rapport du RNDDH, du 5 au 13 juillet 2019, un autre massacre fut perpertré, coutant la vie à 20 personnes, 2 portées disparues et 6 blessées. Encore une fois, le nom du délégué du président Jovenel Moise, Joseph Pierre Richard Duplan fut cité en plus du directeur du ministère de l’intérieur, M. Fednel Monchery, deux inconditionnels défenseurs du pouvoir en place.

De plus, on enregistra une escalade de la violence à une vitesse disproportionnée durant les mois qui avaient précédé l’assassinat de Ganard Joseph. Des militants du camp populaire et démocratique n’avaient pas trop beaucoup de choix : gagner la terre d’exil, mourir ou se battre contre la dictature. 

Depuis le 15 janvier 2020, l’une des branches de l’état, le parlement haïtien, cessa d’exister. Le gouvernement avait délibérément choisi de ne pas organiser les élections qui devraient renouveler cette institution vitale. La justice est totalement vassalisée et intégralement incorporée à l’exécutif. Donc, le président dirige par décret, ce qui est en flagrant contraste avec la constitution haïtienne et qui constitue un accroc majeur au fonctionnement normal d’un état de droit. Tous les pouvoirs étatiques se trouvent concentrés entre les mains du « président » de la république. Il fait et défait comme bon lui semble, sous les applaudissements et l’approbation de Washington.  

 La démocratie est en veilleuse en Haïti. La république est en émoi. Les libertés publiques cessent d’exister. Les militants, qui résistent, meurent dans le silence de la communauté internationale. Ainsi est défini l’avenir de plus de 12 millions d’hommes et de femmes à l’aube du 21e siècle. Ganard Joseph, la dernière victime en date du combat pour l’établissement d’un état de droit en Haïti. 

Joël Leon

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L’Aigle et le Dragon

mai 28th, 2020 by Bruno Guigue

La propagande anti-Pékin déchaînée aux États-Unis a conduit le chef de la diplomatie chinoise à dénoncer « certaines forces politiques américaines qui prennent en otage les relations entre la Chine et les États-Unis et poussent nos deux pays au bord d’une nouvelle Guerre Froide ». Une saillie inhabituelle qui intervient peu de temps après la déclaration de Donald Trump dans laquelle il accusait le gouvernement chinois d’avoir commis une « tuerie de masse » en laissant se propager le Covid-19. La critique mutuelle entre Pékin et Washington n’est pas une nouveauté, mais l’innovation sémantique dont témoigne la riposte chinoise n’est pas anodine. Franchissant un nouveau cap symbolique, cet échange verbal se situe en effet à la rencontre de deux tendances contradictoires.

La première, c’est la radicalisation idéologique de la présidence Trump. Élu pour redresser l’économie en inversant la tendance à la désindustrialisation, le locataire de la Maison Blanche sait que le bilan qu’il va présenter aux électeurs en novembre prochain n’est pas enthousiasmant. Le déficit commercial avec la Chine a diminué en 2019, mais c’est après avoir augmenté au cours des deux années précédentes. Avec la récession économique, le déficit budgétaire atteindra des sommets inégalés. La gestion calamiteuse de la pandémie et ses 100 000 morts seront portés au passif de l’administration actuelle. Bref, Trump est aux abois, et il lui faut impérativement avoir recours à une ficelle aussi vieille que la politique : la désignation d’un bouc-émissaire. 

Pour jouer ce rôle malgré lui, Pékin est tout trouvé. Après tout, le nouveau virus est supposé venir de Chine (même si c’est de moins en moins sûr), et il suffit de l’appeler « virus chinois » pour instiller dans l’opinion l’idée absurde que la Chine est coupable. Personne n’aurait songé à commettre ce genre d’amalgame lors des crises précédentes (VIH, Sras, Ebola, H1-N1, vache folle, etc.)  mais l’Amérique est par essence le pays où rien n’est impossible. Ayant proféré tout et son contraire, félicité la Chine et l’OMS avant de les stigmatiser, moqué les mesures de protection et appelé les anti-confinement à manifester les armes à la main, Donald Trump a fini par exiger une indemnisation de Pékin pour compenser l’effet désastreux de sa propre incurie, voire, et c’est encore plus grave, de son indifférence au sort des victimes. 

Car les États-Unis, il faut le rappeler, sont l’un des rares pays où l’on a ouvertement recommandé de faire prévaloir la croissance économique sur la santé publique. Lorsque le vice-gouverneur du Texas a dit qu’il fallait sacrifier les vieux à l’économie, il a révélé la pensée profonde d’une oligarchie qui noie toute considération humaine « dans les eaux glacées du calcul égoïste », comme disait Marx. Profond mépris pour les faibles, eugénisme néolibéral dont on voit le résultat aux États-Unis, où l’hécatombe qui frappe les Afro-Américains les plus âgés en dit long sur une société vermoulue. Que l’espérance de vie moyenne y régresse et que les pauvres n’aient pas accès aux soins est sans importance. Pour Washington, la cause est entendue : c’est la faute de ces communistes chinois qui ont toujours le mensonge à la bouche, alors que l’Amérique est un pays dont les dirigeants, animés d’une foi inébranlable dans la démocratie, disent toujours la vérité au bon peuple. 

Or cette radicalisation d’un Donald Trump en état d’hystérie pré-électorale, manifestement, vient percuter la montée en puissance d’une Chine qui n’a pas l’intention de tendre la joue gauche. Ce pays a longtemps adopté sur la scène internationale un profil bas qui recoupait l’inflexion de sa politique économique : il fallait attirer dans le pays les capitaux et les technologies qui lui faisaient défaut. La Chine s’est donc mise en congé de la politique internationale pour se consacrer à son propre développement. Elle a joué le jeu de la globalisation des échanges en renonçant à toute initiative susceptible de froisser l’Occident. Mais cette époque est aujourd’hui révolue. Depuis 2014, elle est la première puissance économique mondiale si l’on calcule le PIB en parité de pouvoir d’achat. Elle a accumulé du capital à des hauteurs vertigineuses, accompli des prouesses en matière d’innovation, construit des équipements colossaux et noué des partenariats tous azimuts. 

Il n’y a aucun exemple dans l’histoire où un tel accroissement des capacités matérielles d’un pays ne transfuse d’une manière ou d’une autre dans la sphère géopolitique. C’est aujourd’hui le cas du « pays du milieu ». Cet empire sans impérialisme ne fait aucune guerre depuis 40 ans, il n’inflige aucun embargo à personne et ne finance aucune organisation subversive dans aucun pays. Le principe sacro-saint de sa politique étrangère tient en deux mots : respect de la souveraineté nationale. La Chine s’interdit de se mêler des affaires des autres et ne tolère aucune ingérence étrangère dans les siennes. Toute intrusion dans ses affaires intérieures, à Hong Kong ou au Xinjiang, sera combattue sans ménagement. Mais la Chine entend aussi respecter ses engagements à l’égard de ses alliés : lorsque Washington prive de médicaments les enfants vénézuéliens, la Chine en livre aussitôt des dizaines de tonnes à Caracas. On sait bien ce que vaut la diplomatie des droits de l’homme à l’occidentale, et celle de la Chine soutient fort bien la comparaison. 

Ce qui rend notre époque passionnante, c’est qu’elle voit le croisement périlleux du déclin américain et de la poussée chinoise. Nous sommes entrés dans une zone de turbulences dont il y a deux façons de sortir. Soit par une aggravation des tensions qui aura pour effet de relancer la course aux armements. C’est la stratégie de Trump, et ceux qui le considèrent comme l’adversaire de « l’État profond » oublient qu’aucun président n’a mieux servi le complexe militaro-industriel. Mais cette militarisation des relations internationales ne mène nulle part. La guerre avec la Chine n’aura pas lieu, car elle signifierait la destruction mutuelle. Les États-Unis ne la font de préférence qu’à plus faible qu’eux, et même dans ce cas ils trouvent le moyen de la perdre. Cette stratégie ne mènera pas non plus à la paix, car la militarisation se fait toujours au préjudice du développement, et c’est ce qui risque de nourrir les conflits du futur. 

L’autre façon de sortir de l’affrontement actuel, c’est de laisser le temps travailler en sa faveur. Ce sera évidemment la stratégie chinoise. Après tout, les bouledogues de Washington peuvent bien aboyer autant qu’il leur plaira. L’essentiel, c’est le mouvement qui s’effectue en profondeur, loin de cette agitation de surface chère aux démocraties, loin de cette politique-spectacle dont elles raffolent. Tandis que les Occidentaux sont aliénés au court terme, les Chinois excellent dans la gestion du temps long. Leur stratégie visera avant tout l’évitement du conflit de haute intensité. Elle n’empêchera pas l’expression des différends, mais elle inhibera leur dégénérescence en lutte armée. A quoi bon précipiter les choses, quand l’évolution du monde rogne les prérogatives d’un empire déclinant ? Cette stratégie du mûrissement compte sur « les transformations silencieuses », pour reprendre l’expression du philosophe François Jullien. Elle laisse lentement venir, au lieu de chercher à prendre un avantage immédiat. Sachant que le basculement du monde est irréversible, la Chine prendra son parti des crises de nerf d’une Amérique en perte de vitesse. Ce sera la longue patience du Dragon face à la vaine impétuosité de l’Aigle. 

Bruno Guigue

Faits versus Fake… des tests Covid fiables?

mai 28th, 2020 by Mondialisation.ca

Sélection d’articles :

Trump « violeur en série » de traités

Par Manlio Dinucci, 23 mai 2020

Le président Trump a annoncé le retrait des États-Unis du Traité Open Skies (Ciel ouvert). Signé en 1992 immédiatement après la fin la Guerre Froide et entré en vigueur en 2002, il permet à chacun des 34 États-partie de survoler les territoires des autres avec des avions de reconnaissance (non armés), dotés de senseurs pour le recueil de données sur des forces et activités militaires. Chaque État-partie doit accepter chaque année un certain nombre de survols de son propre territoire et a le droit d’en effectuer autant sur les territoires de ceux qui ont accompli ces survols.

 

L’Angleterre falsifie les données de la COVID-19: Plus de cent mille tests de coronavirus ont été « comptés deux fois ».

Par Prof Michel Chossudovsky, 23 mai 2020

Selon le Daily Telegraph (21 mai 2020) : « des échantillons prélevés sur le même patient sont enregistrés comme deux tests distincts dans les chiffres officiels du gouvernement ».« Des dizaines de milliers de tests pour dépister la Covid-19 ont été comptés deux fois dans le décompte officiel du gouvernement, ont admis les responsables de la santé publique ».(…) Il ne s’agit pas d’une « erreur » ou d’une « incompétence ». Il s’agit d’une intention délibérée de falsifier les données et de gonfler le nombre de cas positifs en vue de soutenir la campagne de la peur du coronavirus.

 

Alors que le vaccin COVID-19 de Moderna arrive en tête, la promotion récente de « vaccins à modification génétique » par son médecin en chef est mise en lumièrePar Whitney Webb, 23 mai 2020

De plus en plus souvent, des fonctionnaires, des experts politiques et des « experts en santé mondiale » autoproclamés comme le milliardaire Bill Gates disent au public que les rassemblements de masse et tout semblant de « normalité » ne reviendront pas avant qu’un vaccin contre le nouveau coronavirus Covid-19 soit créé et ensuite distribué aux populations. Au cours des dernières semaines, il est rapidement devenu évident que le principal candidat vaccin contre la Covid-19 est le vaccin à ARN messager (ARNm) développé par la société Moderna Inc. de Boston.

 

Selon le Dr Anthony Fauci, la réouverture de l’économie étasunienne mettrait en danger la santé des gens

Par Prof Michel Chossudovsky, 24 mai 2020

Il y a 15 ans, la chloroquine était recommandée par le CDC comme « un puissant inhibiteur du coronavirus du SRAS ». Pourquoi Fauci le bloque-t-il?

Anthony Fauci, directeur de l’IHSS, joue au « jeu des reproches ». Il veut que le confinement  se poursuive, sans réouverture de l’économie américaine, car cela mettrait en danger la santé des gens. Le Dr Fauci laisse entendre que l’hydroxychloroquine et la chloroquine sont dangereuses. Les preuves sont anecdotiques, dit Fauci. Les médias d’entreprise la présentent comme un médicament non testé.

 

Les chiens aboient et la caravane persane passe!

Par Bruno Guigue, 25 mai 2020

Des matamores de Washington qui disent que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher les pétroliers iraniens de rejoindre le Venezuela ; Téhéran et Caracas qui annoncent qu’ils sont « prêts à tout » pour défendre leur droit légitime à emprunter les routes maritimes internationales et à coopérer pacifiquement dans le domaine des hydrocarbures ; des navires iraniens qui parviennent à bon port sous escorte vénézuélienne, au nez et à la barbe des bellicistes de Washington…

 

Le Covid-19 a-t-il agi comme révélateur de notre degré de déshumanisation?

Par Dominique Muselet, 26 mai 2020

Au Moyen-Âge, on cherchait à concilier le salut de son âme et l’appât du gain, comme en témoigne  la formule « Au nom de Dieu et du profit» qu’on trouve notée pour la première fois en 1253 dans un registre de comptabilité. L’Église tentait de modérer les appétits des commerçants sans se mettre à dos les élites urbaines. En même temps, elle encourageait ses ouailles à accepter leur sort. A l’époque, il n’y avait pas de statistiques et on ne parlait pas de productivité…

 

Le COVID-19 pour les nuls: Virus Gates et « influenza mentale »

Par Maryse Laurence Lewis, 26 mai 2020

Il est facile de traiter quelqu’un de conspirationniste ou d’extrémiste. Mais le répéter ne constitue pas un argument. Et des arguments, il en existe à profusion. Surtout, dans un cas vide menant à un contrôle social. En voici quelques-uns : 1) Chaque année,  le paludisme contamine environ un million de personnes. Jamais on n’a interdit aux gens des régions touchées de fermer les commerces non essentiels ou de se confiner…

 

Un médecin africain présente le Covid-19 comme un instrument du nouvel ordre mondial pour asservir l’Afrique

Par Dr Emma Djingh’s et Peter Koenig, 26 mai 2020

Le Dr Emma Djingh’s, médecin du Burundi, qui pratique la médecine depuis plus de 20 ans, a parfaitement compris ce que la diabolique élite puissante se trouvant derrière cette « pandémie » entend faire avec le monde. Il décrit la catastrophe du coronavirus comme un instrument du nouvel ordre mondial…

 

COVID-19: le côté obscur de la science révélé

Par Dr Pascal Sacré, 26 mai 2020

L’hydroxychloroquine ou HCQ pour les intimes.  Nom commercial en Belgique : Plaquenil° Big Pharma a encore financé une étude parue dans The Lancet du 22 mai pour discréditer le protocole de l’IHU Méditerranée-Infection et de Didier Raoult, à Marseilles. Encore une étude à charge, aussi mauvaise que toutes les autres. Quel acharnement !

 

L’armée USA reprend ses grandes manoeuvres en Europe

Par Manlio Dinucci, 27 mai 2020

L’US Army Europe (Armée USA en Europe), “après une attentive évaluation et planification”, a décidé qu’elle effectuera en Pologne, du 5 au 19 juin, l’exercice Allied Spririt dans le cadre de la grande manoeuvre Defender-Europe 20 (Défenseur de l’Europe 2020). Y participeront 4.000 soldats étasuniens d’unités blindées et d’infanterie, avec 2.000 soldats polonais à leurs côtés. L’exercice, qui aurait dû se dérouler en mai, a été renvoyé car, à cause du Covid-19…

 

Les faits versus le Fake. Un verrouillage mondial de tout!

Par Peter Koenig, 27 mai 2020

Savez-vous qui a inventé la malédiction, la « théorie de la conspiration » ou l’accusation, « vous êtes un théoricien de la conspiration ! » ? Ce n’était rien de moins que la CIA dans les années 1950, pour faire taire ceux qui comprenaient le mensonge de la guerre froide contre l’Union soviétique.  (…) Une expression similaire est apparue ces dernières années. Celle de « fausses nouvelles ». Les personnes qui disent des vérités bien fondées sont accusées de répandre de « fausses nouvelles » – et ce par les médias qui diffusent les vraies fausses nouvelles et les mensonges en tout premier lieu.

 

Les tests: talon d’Achille du château de cartes COVID-19

Par Dr Pascal Sacré, 28 mai 2020

Des tests pas aussi fiables que ça ! Des faux négatifs (vrais malades non dépistés); Des faux positifs (des malades qui n’en sont pas) ; Des tests qui repèrent des fragments de virus et non le virus lui-même !; Des tests qui ne quantifient pas la charge virale, l’élément le plus important ; Des kits de tests infectés par le virus lui-même : vous pourriez l’attraper en vous faisant dépister ! Alors, ça y est, vous avez été testé ? Négatif ? Positif ?

 

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« L’outil n’est pas le problème, c’est ce que nous en faisons. »

  • Des tests pas aussi fiables que ça !
  • Des faux négatifs (vrais malades non dépistés)
  • Des faux positifs (des malades qui n’en sont pas)
  • Des tests qui repèrent des fragments de virus et non le virus lui-même !
  • Des tests qui ne quantifient pas la charge virale, l’élément le plus important
  • Des kits de tests infectés par le virus lui-même : vous pourriez l’attraper en vous faisant dépister !

Alors, ça y est, vous avez été testé ? Négatif ? Positif ?

Peut-être êtes-vous comme tout le monde ou presque, impatient de savoir si vous l’avez fait ou mieux, prouver que vous êtes immunisé contre le machin en VID.

Par cet article, je ne veux pas rajouter une couche de peurs à la pandémie de panique diffusée par nos chers médias ces derniers mois.

Néanmoins, même si certains ne veulent « rien savoir » et feront tout ce qu’on leur dit de faire [1], je pense que chercher plus de vérité et s’en rapprocher restent le meilleur antidote à la peur.

Alors, ces tests !

Introduction : diagnostiquer la maladie COVID-19 

Les gens confondent la maladie et l’agent accusé de la causer.

COVID-19 désigne la maladie caractérisée par une atteinte des voies respiratoires avec des tableaux de symptômes très variés (voir plus bas).

Elle est causée par un virus, le SRAS-CoV-2, de la famille des coronavirus [2], SRAS pour Syndrome respiratoire aigu sévère. 

Un autre coronavirus de ce type, le SRAS-CoV-1, avait déjà sévi en 2003, moins contagieux mais plus mortel.

D’une part, vous avez une maladie marquée par l’existence de signes ou symptômes [3]. 

Le diagnostic est clinique !

Signes/symptômes majeurs : 

  1. Toux
  2. Dyspnée (difficulté respiratoire)
  3. Douleur thoracique
  4. Anosmie (disparition de l’odorat) 
  5. Dysgeusie (anomalie du goût) sans autre cause apparente.

Signes/symptômes mineurs :

  1. Fièvre
  2. Douleurs musculaires
  3. Fatigue
  4. Rhinite (rhume)
  5. Maux de gorge
  6. Maux de tête
  7. Anorexie (perte d’appétit et amaigrissement)
  8. Diarrhée aqueuse sans cause apparente
  9. Confusion aiguë
  10. Chute soudaine sans cause apparente

Vous le voyez, c’est un peu tout et n’importe quoi.

Un peu de fièvre et un trouble de l’odorat (qui peut être causé par un déficit en zinc) et hop, vous êtes cliniquement suspect de COVID-19.

D’autre part, vous avez le virus causal, le SRAS-CoV-2, lié à ce tableau clinique avec éventuellement (forme grave) un syndrome respiratoire aigu sévère qui peut aller jusqu’à une hospitalisation, voir une admission aux soins intensifs.

La technique principale utilisée dans le monde, dans les hôpitaux comme chez les médecins généralistes ou dans les centres de dépistage mobile, pour mettre en évidence la présence du virus s’appelle la RT-PCR. Cette technique confirme la présence de SRAS-CoV-2 (un fragment en fait), pas la maladie !

Tests pour le diagnostic de la présence du coronavirus SRAS-CoV-2

1- La RT-PCR

Pour Reverse Transcription-Polymerase Chain Reaction, inventée en 1985 par le prix Nobel de chimie (1993) Kary Mullis.

C’est une machine capable de détecter la plus petite quantité d’ADN ou D’ARN (acides nucléiques) présente dans la cellule étudiée. Elle détecte puis amplifie le matériel détecté, un peu comme une photocopieuse-agrandisseuse. 

Le matériel détecté est de l’ARN dans le cas du coronavirus SRAS-CoV-2.

Il suffit de disposer des amorces spécifiques au matériel génétique du virus étudié, ici le SRAS-CoV-2, pour en repérer la moindre trace dans les cellules prélevées.

Quelques définitions avant d’aller plus loin :

  • La sensibilité du test est la facilité avec laquelle le test identifie la cible.
  • La spécificité du test est la capacité du test à identifier la cible et pas une autre.

Le test idéal est à la fois très sensible (100%) et très spécifique (100%).

La RT-PCR est-elle très sensible et très spécifique ? Cela dépend.

  • Faux négatifs : la RT-PCR revient négative pour le SRAS-CoV-2 alors que le patient est pourtant infecté. Moins le test est sensible, plus il y aura de faux négatifs
  • Faux positifs : la RT-PCR revient positive pour le SRAS-CoV-2 alors que le patient n’est pourtant PAS infecté. Moins le test est spécifique, plus il y aura de faux positifs.

Vous imaginez les conséquences dramatiques possibles liées à de telles erreurs, en matière de contagion, de contamination, de confinement abusif ou d’évaluation épidémiologique ?

Dans la littérature [4], la technique PCR  est dite « rapide, sensible et reproductible ». 

Pour l’OMS, nos instituts de santé, la plupart des médias, tout va bien.

Ce n’est pourtant pas si idyllique que ça !

Première déception, la RT-PCR ne détecte pas le virus, mais une trace génétique (ARN) de ce virus, ce qui n’est pas la même chose. 

Un test RT-PCR positif n’indique pas nécessairement la présence de virus complet. Or c’est le virus complet, intact, qui est l’acteur transmissible de la maladie COVID-19.

Ainsi que la FDA l’admet [5], la détection d’ARN viral par la technique de la RT-PCR ne traduit pas obligatoirement une infection virale active (avec syndrome clinique) !

Deuxième déception, la RT-PCR  ne permet pas de quantifier la charge virale puisqu’elle amplifie (multiplie) artificiellement le matériel génétique détecté. Elle dit seulement que le virus est présent ou non, et encore, des traces de virus, pas le virus complet.

Troisième déception, la technique est complexe et ses limites nombreuses ! Encore plus pour détecter les virus ARN comme dans le cas du SRAS-CoV-2. 

 « L’interprétation des résultats de PCR est difficile. Toute PCR doit être effectuée sur un prélèvement de bonne qualité et adapté à l’indicationDans le cadre de certaines infections virales, une PCR positive n’est pas synonyme de maladie… Le dialogue entre le clinicien et le microbiologiste est primordial pour un bon diagnostic. » (RMS, 2007, Vol 3).

Dans la plupart des cas, les cellules étudiées proviennent des voies respiratoires supérieures, et sont prélevées au moyen d’un long coton-tige introduit dans les fosses nasales, assez profondément [6]. On dit que pour être efficace, le geste doit être douloureux pour la personne testée.

Si les cellules contiennent le plus petit fragment nucléique (ARN) du coronavirus SRAS-CoV-2, la théorie dit qu’il sera détecté par la RT-PCR. Mais pas que le patient est forcément malade et atteint du COVID-19 !

Dans cet article de la Revue Médicale Suisse de 2005 [7], on y lit que :

« Pour certaines infections, les tests PCR sont considérés comme une méthode de référence alors que pour d’autres, ils sont seulement une aide au diagnostic. Un contact avec le laboratoire effectuant l’analyse est important afin d’interpréter les résultats PCR correctement. »

Pour les infections respiratoires,

« La sérologie (analyse sanguine-voir plus bas) reste cependant la preuve définitive d’une infection ayant causé une réponse immune et est donc toujours considérée…comme un test de référence. »

Pour les coronavirus, la culture est difficile et la détection par RT-PCR est la technique de choix.

Mais de nombreuses étapes sont nécessaires pour amorcer puis amplifier le matériel génétique spécifique et c’est un processus complexe et très sophistiqué, comportant de nombreuses occasions de se tromper ou de fausser le résultat [8] :

Une mauvaise manipulation, un équipement mal calibré ou contaminé (venant de la personne testée, du technicien de laboratoire ou de l’environnement), une erreur de conservation ou d’acheminement et tout le résultat peut être compromis.

Les tests PCR peuvent être faussés lorsque l’échantillon est contaminé par d’autres souches, notamment bactériennes.

Il existe un risque non négligeable de faux négatifs, comme le rapporte le site Alternatif Bien-Être [9] :

1- Le test est mal fait

2- Le virus est ailleurs (pas dans le site où le prélèvement est effectué)

3- Les tests n’ont pas été homologués

4- Le virus mute déjà

Il existe un risque encore plus élevé de faux positifs, comme le souligne la journaliste indépendante Pryska Ducoeurjoly [10] qui se base sur la Revue Médicale Suisse (8 avril 2020) et la revue française Prescrire [11].

2- Test antigénique rapide

Une variante de la PCR dont le résultat peut prendre 24 à 48h avant d’être connu, est un test antigénique plus rapide (résultats en 15 minutes), certifié par l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé en Belgique [12]. Il permet la mise en évidence d’antigènes (protéines virales), toujours au départ d’un prélèvement nasopharyngé.

C’est par contre beaucoup moins spécifique !

Dans une étude, seuls 50% des patients confirmés positifs par la RT-PCR étaient détectés par ce test antigénique.

Ce test n’est pas conseillé par l’OMS dans le dépistage de la maladie COVID-19. 

C’est tout dire.

Tests pour la confirmation de l’infection virale et son suivi 

1- Les tests sérologiques

Ces tests reposent sur une prise de sang suivie d’une analyse dans un laboratoire spécialisé.

On recherche la présence d’anticorps développés par le patient. Cela permet de savoir si la personne a vraiment été en contact avec le SRAS-CoV-2 (IgM) et si elle s’est immunisée contre lui (IgG). 

C’est le test que beaucoup de Belges attendent avec impatience et qui sera en priorité réservé aux personnels soignants.

2- Les tests ELISA

Ces tests sérologiques particuliers (des dizaines d’échantillons traités en une fois) sont réalisés dans les laboratoires universitaires pour suivre l’évolution des anticorps au cours du temps et apprécier le type et la durée d’immunité induite par l’infection due au SRAS-CoV-2.

Quel est le tarif de ces tests en Belgique ?

  1. Pour le test de détection moléculaire (PCR), l’INAMI rembourse 46,81 EUR.
  2. Pour le test de détection d’antigènes, l’INAMI rembourse 16,72 EUR.
  3. Pour le test de détection d’anticorps (test sérologique), l’INAMI rembourse 9,60 EUR.

Ces montants incluent tous les frais liés au test : le matériel de prélèvement, l’appareillage, les réactifs, les frais d’investissement, la surveillance de la qualité, les frais de personnel, la supervision, le matériel de protection, les frais de transport, etc.

Il n’y a aucune part à charge du patient (pas de ticket modérateur) [13].

Des kits de prélèvements infectés !

Comme si ce n’était pas suffisant, nous apprenons que des lots de kits de détection sont infectés par le SRAS-CoV-2 !

Notamment aux USA [14], au Québec [15], au Royaume-Uni [16], en Afrique (Tanzanie) [17]… 

« Alors que le nouveau coronavirus commençait à se propager à travers le pays, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont envoyé début février aux différents États des kits de tests contaminés, selon une enquête fédérale. »

« Des milliers d’écouvillons commandés par Québec pour dépister la COVID-19 se sont avérés potentiellement contaminés… On a découvert une contamination fongique sur plusieurs écouvillons. Ceux-ci viendraient d’une livraison reçue de la Chine selon Nicolas Vigneault, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux. »

« Un lot de tests de dépistage du coronavirus, sur les millions attendus par le Royaume-Uni, a été contaminé par le virus lui-même. Le gouvernement britannique avait commandé à un laboratoire des lots de tests de dépistage du coronavirus. Mais un de ceux-ci a été infecté par… le Covid-19 lui-même, explique le Telegraph, sans donner d’explication sur les raisons de cette contamination malencontreuse. La livraison de ces tests a immédiatement été annulée. »

« Le Président tanzanien estime que l’épidémie du Coronavirus n’a pas encore l’ampleur que lui collent les chiffres officiels. Selon lui, les données sur la Covid-19 seraient trafiquées par des autorités alarmistes, a-t-il dénoncé, dans son discours… Il affirme avoir lui-même secrètement testé une chèvre, une caille et une papaye mais qu’à son grand étonnement, les résultats se sont avérés positifs. Il met donc en doute la fiabilité des tests. Ces résultats positifs sur des animaux et même végétaux sont, pour lui, la preuve que des personnes déclarées positives au virus pourraient ne pas en être porteur en réalité. Cela voudrait dire que la situation réelle n’est pas aussi alarmante en Tanzanie. »

Cela fait beaucoup d’erreurs, partout dans le monde, vous ne trouvez pas ?

Bizarre, l’absence d’écho dans les principaux journaux occidentaux. 

C’est très grave pourtant, et cela remet en cause toute la campagne de dépistage massif de ce coronavirus.

L’avis d’un expert international

John P. A. Ioannidis n’est pas n’importe qui sur la scène médicale internationale.

« John P. A. Ioannidis est un professeur de médecine et un chercheur de l’école de médecine et de l’école d’humanité et de sciences de l’université Stanford. Directeur du Stanford Prevention Research Center, il codirige, avec Steven N. Goodman, le Meta-Research Innovation Center at Stanford. » Wikipédia [18].

C’est un des spécialistes les plus reconnus de l’épistémologie en matière de santé.

Il est formel :

« Alors que la pandémie de coronavirus s’installe, nous prenons des décisions sans données fiables. » [19]

Il confirme que les tests PCR utilisés dans la crise COVID-19 ne sont pas aussi fiables que ça, malgré les efforts déployés par les médias et par nos instituts de santé (Sciensano en Belgique) pour nous le faire croire.

Voyez son interview en anglais : Perspectives on the Pandemic | Dr. John Ioannidis Update: 4.17.20, à la minute 27  pour ses commentaires sur les tests PCR dans le contexte de la maladie COVID-19.

En résumé 

Quel fiasco.

Les tests de diagnostic représentés surtout par la RT-PCR, technique d’amplification génique, ont loin d’avoir la fiabilité espérée, fiabilité pourtant cruciale dans une crise comme celle que nous traversons.

Même positif, le test RT-PCR ne traduit que la mise en évidence d’un fragment ARN du coronavirus SRAS-CoV-2, pas la maladie COVID-19 elle-même. Pour dire cela, il faut un tableau clinique correspondant ! Il faut envisager toutes les autres pathologies du patient et s’il meurt, en tenir compte avant d’attribuer le décès au COVID-19 !

C’est effrayant quand on imagine les conséquences peut-être injustifiées résultant de décisions prises sur base de ces tests !

  • Confinements/mises en quarantaine
  • Mesures liberticides sans précédent
  • Bouleversements hospitaliers et des centres de soins
  • Diagnostics graves peut-être assénés à tort à des personnes terrorisées en réalité en bonne santé
  • Distanciation sociale aux conséquences lourdes sur les rapports humains
  • Impact économique et social majeur dont on ignore aujourd’hui la portée réelle
  • Suspension de toutes les activités sociales (écoles, restaurations, loisirs)
  • Projets de traçage et de flicage de populations entières

Je pense que face à autant de folie auto-entretenue, malgré le virus de la peur qui s’est largement répandu, le meilleur antidote est de garder son calme.

Revenir à du bon sens.

Réévaluer la véritable portée de cette maladie (mortalité inférieure à 3% au 26 mai 2020-[20]).

Le coronavirus SRAS-CoV-2 devra prendre sa juste place parmi tous les autres problèmes de santé, ni plus, ni moins.

Et nous, puissions-nous rapidement revivre sans masques, sans distance sociale et sans lois liberticides excessives.

Et prendre la leçon de tant d’erreurs.

Dr Pascal Sacré

Anesthésiste-intensiviste

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Notes :

[1] Porter un masque partout tout le temps, rester loin de ses proches et de ses amis, ne plus oser sortir ou prendre les transports en commun sans son armure et sa visière, ne plus rien oser toucher sans porter des gants collés à la peau par la transpiration… 

[2] Coronavirus Les coronavirus (CoV) forment une grande famille de virus qui provoquent des manifestations allant du simple rhume à des maladies plus graves tels que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

[3] PRISE EN CHARGE D’UN PATIENT POSSIBLE OU CONFIRMÉ DE COVID-19

[4] PCR en microbiologie : de l’amplification de l’ADN à l’interprétation du résultat, Revue Médicale Suisse, RMS 106, 2007, Vol 3

[5] FAQs on Testing for SARS-CoV-2 U.S. Food and Drug Administration FDA

[6] Tutoriel prélèvement nasopharyngé : Un geste technique, essentiel à la fiabilité du test COVID-19

 [7] Détection et quantification des acides nucléiques en infectiologie : utilité, certitudes et limites « Nous présentons ici une revue de l’utilité des techniques PCR pour identifier les pathogènes les plus courants ainsi que des commentaires permettant de guider l’interprétation de ces résultats dans un contexte clinique. », Revue Médicale Suisse, RMS 13, 2005, Vol 1

[8] The Inconsistences of Quantitative Real Time Polymerase Chain Reaction in Diagnostics Microbiology Acta Scientific Microbiology Vol 1 Issue 2 February 2018

[9] 4 explications à l’échec des TESTS du Covid-19 , 9 avril 2020

[10] Tests du covid-19, attention aux faux positifs !, Pryska Ducoeurjoly  5 mai 2020

[11] Valeur prédictive des résultats des tests diagnostiques : l’exemple des tests covid-19 23 avril 2020

[12] COVID-19 : le dépistage Le test a été développé par le Laboratoire Hospitalier Universitaire de Bruxelles, le LHUB – ULB : un des cinq plus grands laboratoires hospitaliers universitaires en Europe, à la pointe en matière de biologie clinique.

[13] Remboursement des tests de détection du Coronavirus pendant la pandémie de Covid-19

[14] Les tests de dépistage fournis par les centres de contrôle aux USA étaient infectés par le Covid-19 

[15] Des milliers d’écouvillons importés de Chine par Québec sont inutilisables. D’autres provinces signalent des tests de dépistage contaminés. 22 avril 2020

[16] Coronavirus. Des tests de dépistage commandés par le Royaume-Uni contaminés par le Covid-19 

[17] Tanzanie, Coronavirus : le Président John Magufuli dénonce des « statistiques trafiquées et revues à la hausse » 4 mai 2020

[18] John P. A. Ioannidis

[19] Un fiasco en devenir? Alors que la pandémie de coronavirus s’installe, nous prenons des décisions sans données fiables Nous manquons de preuves fiables sur le nombre de personnes infectées par le SRAS-CoV-2 ou qui continuent de l’être.

[20] Le coronavirus (COVID-19) – Faits et chiffres, 26 mai 2020

Pascal Sacré est diplômé en médecine, en Belgique, depuis 1995. Il a entamé une spécialité en anesthésie-réanimation en 1997, terminée en 2002 et complétée par une spécialisation en soins intensifs (critical care) en 2003. Il travaille en milieu hospitalier depuis cette date, en soins intensifs, avec un passage de 2,5 ans dans un centre pour grands brûlés (l’hopital militaire Reine Astrid HMRA à Bruxelles) entre 2009 et 2011. Depuis 2011, il travaille dans un centre de soins intensifs médico-chirurgical à Charleroi, Belgique. Il est  formé en hypnothérapie en milieu médical depuis 2014 et à ce titre, il est responsable de formations en gestion du stress pour le personnel de son hôpital. Il collabore pour le Centre de recherche sur la Mondialisation depuis 2009.

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Savez-vous qui a inventé la malédiction, la « théorie de la conspiration » ou l’accusation, « vous êtes un théoricien de la conspiration ! » ? Ce n’était rien de moins que la CIA dans les années 1950, pour faire taire ceux qui comprenaient le mensonge de la guerre froide contre l’Union soviétique. C’était un mensonge absolu des stratèges de guerre étasuniens, pour installer la peur dans la population en général et chez les Européens en particulier et ce pour renforcer le complexe militaro-industriel étasunien – et tout en présentant une menace constante à l’Union soviétique communiste.

Une expression similaire est apparue ces dernières années. Celle de « fausses nouvelles ». Les personnes qui disent des vérités bien fondées sont accusées de répandre de « fausses nouvelles » – et ce par les médias qui diffusent les vraies fausses nouvelles et les mensonges en tout premier lieu. C’est effectivement un monde dystopique, mais la majorité des gens ne le comprenne pas.

Un monde dystopique. Une scène du film « Blade Runner 2049 » Photo : Associated Press / Warner Bros. Pictures

« Populiste » est un autre terme dénigrant qui a récemment fait son entrée dans le vocabulaire mainstream. Il fait référence à des personnes ou des idées de gauche, de centre ou de droite – du moment qu’elles ne s’en tiennent pas au discours en place. Selon la définition du dictionnaire Webster, un populiste est quelqu’un qui représente les points de vue du peuple, une opinion majoritaire, en fait, c’est un terme très démocratique, parce qu’un vrai leader devrait représenter les idées du peuple. Mais la manipulation des médias a fait du « populisme » quelque chose de « moins intellectuel » – et, bien sûr, personne ne veut être « moins intellectuel », c’est pourquoi ce terme est devenu péjoratif. C’est ainsi que les médias et la propagande, la guerre psychologique, peuvent modifier ce que les gens appellent « mon bon sens ».

Le facteur peur est toujours un élément crucial pour diviser les gens, et pour les rassembler dans des « chambres de peur » à l’abri des soi-disants dangers- qui permet à quoi que ce soit d’extérieur de se produire comme développer l’industrie d’armements, de simuler une course aux armements. On invente ainsi des  menaces. L’Union soviétique est sortie de la Seconde Guerre mondiale – où elle a perdu entre 25 et 30 millions de personnes pour sauver l’Europe et le monde du fascisme.

Mais les livres d’histoire occidentaux disent que ce sont les États-Unis et leurs alliés européens qui ont vaincu Hitler en premier lieu. Cette fausse nouvelle est continuellement propagée, la dernière fois lors de la récente célébration de la victoire de la Seconde Guerre mondiale le 9 mai 2020 – sans aucune considération du rôle clé de l’Union soviétique – la Russie d’aujourd’hui – dans la défaite des nazis d’Hitler.

Après cet énorme sacrifice, l’Union soviétique n’avait ni l’intention ni les moyens de constituer une armée pour vaincre l’Occident – comme le propageaient les États-Unis, puis l’Europe, justifiant ainsi 40 ans de guerre froide fondée sur la peur. La guerre froide a détruit la relation naturelle (commerciale, diplomatique, culturelle) entre l’Europe et la Russie actuelle.

Aujourd’hui, cependant, quiconque ose rappeler aux médias, aux politiciens et aux amis occidentaux le véritable conquérant d’Hitler, à savoir l’Union soviétique, est un « théoricien du complot » ou quelqu’un qui répand de « fausses nouvelles ».

La crise du coronavirus

Le dernier exemple récent de conspiration à grande échelle est la crise du coronavirus. Ce qui se joue sous nos yeux, un verrouillage mondial de tout, suivi par presque tous les gouvernements de ce monde avec une sévérité similaire, une quarantaine, un confinement chez soi pour presque tout le monde sous le « prétexte » de vous protéger – vous les gens – d’un ennemi invisible – le coronavirus. Et chaque gouvernement SAIT que c’est un désastre pour l’économie nationale et mondiale – c’est un suicide social. Et pourtant, ils suivent les ordres de qui ?

Comme la plupart d’entre nous qui recherchons nos propres sources d’information, en dehors du mainstream (courant dominant ), le gouvernement a dicté ou soutenu des mensonges, la collecte de données et les statistiques sur les infections dues au COVID-19, ainsi que les taux de mortalité, sont largement gonflées et volontairement falsifiées, pour augmenter le facteur de peur et prolonger le verrouillage tout à fait destructeur. Voir ici. Cette horrible tricherie n’est pas seulement pratiquée aux États-Unis, mais aussi en Europe. L’Italie en est un exemple, voyez ceci.

Un autre exemple est la Suisse. L’Office fédéral suisse des statistiques (BAS, pour « Bundesamt für Statistik » en allemand) tient un registre de tous les décès survenus dans le pays chaque semaine. Au cours des 18 premières semaines de 2020 (se terminant le 3 mai 2020), le nombre de décès a en fait diminué par rapport aux 18 premières semaines de 2015 – 25 400 (2020) contre 26 596 (2015). Comment cela est-il possible si le nombre officiel de décès par coronavirus en Suisse est de 1 642, au 24 mai 2020. En d’autres termes, le nombre de personnes qui meurent chaque année avec ou sans coronavirus est à peu près le même. Voyez ceci.

La Suisse ayant le 8e taux de mortalité dû au coronavirus le plus élevé d’Europe, il est fort probable que des chiffres similaires de décès totaux soient enregistrés dans d’autres pays européens et aux États-Unis, c’est-à-dire pratiquement inchangés au cours des 18 premières semaines de 2019 et 2020.

À moins que des preuves solides ne soient présentées, comme par le député italien et un certain nombre de médecins, virologistes et microbiologistes d’Italie et d’autres pays européens, ainsi que des États-Unis, quiconque fait référence à la fausseté et au manque de fiabilité de la statistique est appelé un théoricien du complot – un menteur. Et dans certains pays, les personnes qui disent la vérité sont même passibles d’amendes et de poursuites judiciaires. Ces menaces et ces accusations de conspiration devraient nous faire taire. Mais elles ne le font pas et ne le feront pas. Nous voulons que la vérité éclate et soit connue du monde entier.

La crise économique mondiale

Nous nous rendons déjà compte que les des dégâts sont d’une ampleur inouïe. Au cours des quatre premiers mois de cette pandémie dite « de l’OMS », nous assistons à une catastrophe mondiale dont les proportions dépassent de loin celles de 1929-1933 et de 2008-2009. Jamais dans l’histoire de l’humanité on n’a créé autant de misère.

Les faillites abondent, la bourse a plongé jusqu’à présent de plus de 30 % (avec quelques hauts et bas – appelés « prise de profit rapide » par les riches et les puissants sur le dos des petits investisseurs). Cependant, les milliardaires étasuniens ont augmenté leur richesse au cours des 4 premiers mois de 2020 de 406 milliards de dollars, selon la CNBC du 1er mai 2020.

Les milliardaires étasuniens ont augmenté la richesse collective de 406 milliards de dollars alors que les marchés rebondissent dans la pandémie de coronavirus, selon le rapport publié le vendredi 1er mai 20201:01 AM EDTMise à jour vendredi, 1er mai 20201:23 AM EDT

Capture d’écran de CNBC

Le verrouillage universel de Covid-19 a également provoqué un effondrement des actifs productifs, qui deviennent désormais des proies faciles pour les grandes entreprises – le chômage atteignant des sommets jamais vus auparavant par l’humanité moderne, avec actuellement 40 millions d’Étasuniens sans emploi. Cela ne tient pas compte de ceux qui ont renoncé à chercher un emploi ou à demander l’indemnisation du chômage.

Selon Fox Business News, jusqu’à 40 % des personnes concernées pourraient ne jamais retrouver d’emploi. La FED prévoit que le chômage pourrait atteindre 50% d’ici la fin de l’année (dans la pire période de récession de 1929, le chômage a atteint 25%). Ce ne sont que des statistiques étasuniennes. La situation en Europe, plus chaotique, pourrait être encore pire.

Le Bureau international du travail (BIT) a annoncé que d’ici quelques mois, le chômage mondial pourrait toucher 1,6 milliard de personnes, soit la moitié de la population active mondiale. Nombre de ces personnes, en particulier dans les pays du Sud, ont déjà été au seuil de la pauvreté ou sous le seuil de pauvreté, vivant au jour le jour, sans aucune épargne. Elles sont maintenant condamnées à mendier – et beaucoup, peut-être des centaines de millions, à mourir de famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Nombre d’entre eux, si ce n’est la majorité, n’ont pas accès aux services de santé, ni à un abri, ni à aucune autre forme de filet de sécurité sociale, car l’effondrement économique causé par le COVID-19 a anéanti les structures de sécurité sociale, même les plus fragiles, que les pays pauvres avaient pu mettre en place.

La misère n’a pas de fin. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le pire est encore à venir – quand, dans quelques semaines ou mois, on aura une idée plus précise des industries qui vivront ou mourront – et que davantage de personnes seront reléguées dans la pauvreté économique.

La véritable conspiration

Si l’on prend un peu de recul, il est clair que ce n’est pas un hasard si le monde entier est frappé par le même virus et pratiquement en même temps. Cela n’arrive pas naturellement – mais peut arriver, comme cela s’est produit, lorsque le virus est implanté artificiellement dans chaque pays – et cela en même temps. Il y a donc un plan diabolique derrière cette soi-disant crise du coronavirus qui ne doit même pas être une crise, si nous regardons les taux réels de maladie et de mortalité – et non pas les taux gonflés et provoquant la peur (voir ci-dessus, les cas de l’Italie et de la Suisse).

Pour aller plus loin : Bill Gates et le programme de dépeuplement. Robert F. Kennedy Junior demande une enquête

Alors, qui est derrière tout cela ? – Eh bien, sans citer de noms et sans vous laisser aller à des suppositions, il existe plusieurs rapports et événements qui ont « prédit » une telle pandémie. L’un des plus importants est le rapport Rockefeller de 2010, qui décrit de manière étonnamment détaillée ce qui se passe actuellement et l’appelle le scénario « Lock Step ». Selon ce rapport, la situation devrait s’aggraver et la pandémie actuelle pourrait être suivie d’une vague plus forte plus tard dans l’année ou en 2021. Curieusement, les projections économiques du FMI pour une « économie post-Covid » prévoient 3 scénarios, dont deux envisagent une autre épidémie au cours du second semestre de 2020, ou en 2021.

L’événement 201 du 18 octobre 2019 à New York, qui simule entre autres des atrocités dont une pandémie de coronavirus qui ferait 65 millions de morts en 18 mois (voir ceci). Il s’agissait de la dernière attaque avant l’épidémie prévue. Disons simplement que les cerveaux maléfiques derrière cette crise monstrueuse sont quelques psychopathes très riches et assoiffés de pouvoir, ainsi que leurs familles et leurs amis. Ils planifient un gouvernement mondial unique, également appelé le Nouvel ordre mondial, ou l’Ordre mondial unique – qui est en préparation depuis la fin du siècle dernier. Il exige un contrôle total de la population et une réduction importante de celle-ci.

C’est là que l’eugénisme entre en jeu. De nombreux membres du Rockefeller club, de la « Bilderberg Society », préconisent la réduction de la population depuis des décennies, dont Bill Gates. Il s’en est même vanté lors d’un discours du TED en Californie du Sud en 2010, « Innover pour atteindre le zéro », il a déclaré : « quand nous faisons un vrai travail d’orfèvre en matière de vaccination, nous pouvons réduire la population mondiale de 10 à 15 % ». (voir ceci). Il veut éliminer la pauvreté, littéralement.

Cependant, en parler, et relier les points de ce que nous vivons aujourd’hui – est qualifié de théorie de la conspiration.

Pourquoi les nouveaux vaccins anti-coronavirus de Bill Gates pourraient être mortels ? – Voici comment cela fonctionne. La Fondation Gates a d’abord créé la société pharmaceutique « Moderna » à Seattle, dans l’État de Washington, non loin de son empire Microsoft, essentiellement pour produire des vaccins sur mesure pour la Fondation Gates. Ensuite, la fondation a donné 20 millions de dollars à Moderna pour le développement d’un vaccin contre le COVID-19. Il y a quelques jours, Moncef Slaoas a démissionné du conseil d’administration de Moderna pour devenir directeur à la Maison Blanche de l’opération « Warp Speed », un plan visant à accélérer la mise au point d’un vaccin anti-COVID. Personne ne semble se soucier du conflit d’intérêts flagrant – sans parler du risque sanitaire qui en découle. Voir Robert F. Kennedy Jr. sur le sujet.

Mais il y a encore mieux. La Defense Advanced Research Project Agency (DARPA) du Pentagone, une agence peu connue qui ne fait guère parler d’elle, avait, selon Whitney Webb (Last American Vagabond), connaissance de l’apparition de la pandémie au moins depuis novembre dernier, peut-être même avant.

Cela signifie que le président Trump était au courant, mais qu’il n’a rien fait, il a plutôt laissé faire. Le fait qu’il blâme aujourd’hui la Chine pour sa mauvaise gestion de la crise du coronavirus est un pur mensonge et un bluff de propagande pour dénigrer la réputation de la Chine, son économie en pleine croissance et sa monnaie solide, le yuan – qui pourrait bientôt prendre le relais du dollar comme monnaie clé de réserve mondiale.

La DARPA est également soutenue financièrement par la Fondation Bill Gates. Ils travaillent sur de nouvelles technologies de vaccins depuis plusieurs années. L’épidémie de la COVID-19 a mis en évidence ces travaux de recherche. LA DARPA collabore étroitement avec Bill Gates pour appliquer cette nouvelle technologie au vaccin que Bill Gates veut développer et imposer à la population mondiale.

Selon Whitney Webb, lA DARPA et ses agences partenaires prévoient de

« produire des vaccins à ADN et à ARN, des classes de vaccins qui n’ont jamais été approuvés pour l’usage humain aux États-Unis et impliquent l’injection de matériel génétique étranger dans le corps humain. C’est notamment cette même classe de vaccins, actuellement produite par des sociétés partenaires du DARPA, qui, selon le milliardaire et « philanthrope » de la santé mondiale Bill Gates, est « la plus enthousiaste », par rapport aux autres candidats vaccins Covid-19″.

Ce n’est pas une théorie de conspiration ; c’est une véritable conspiration. Cela ressemble plus aux essais médicaux du Troisième Reich. Les auteurs ont été condamnés à Nuremberg. Dans notre monde dystopique, personne ne sera puni, même si des milliers ou peut-être des centaines de milliers de personnes seront touchées par la ruée vers un vaccin non testé soutenue par l’OMS. Mais cela correspondrait à l’agenda de l’eugénisme.

Le vaccin COVID-19 est « la plus grande escroquerie jamais perpétrée sur la race humaine« . Il s’agit d’un mensonge multigénérationnel qui est devenu une « fausse norme », déclare le Dr Sherry Tenpenny, fondatrice du Tenpenny Integrative Medical Center. Elle a 20 ans d’expérience dans la recherche sur les vaccins et ses articles sont traduits en 12 langues. Elle apparaît aussi fréquemment à la radio et à la télévision pour informer les parents.

« En introduisant des vaccins dans notre corps, nous introduisons des matières étrangères, des toxines, dans nos cellules, comme le mercure et l’aluminium ». En termes juridiques, les vaccins sont « inévitablement dangereux ». Grâce au lobbying des pharmaciens, le Congrès a adopté en 1986 la loi nationale sur les vaccins pour les enfants, une loi qui interdit aux entreprises pharmaceutiques d’être poursuivies pour tout dommage causé par leurs vaccins, y compris la mort. La Cour suprême des États-Unis se prononce en faveur de la protection des fabricants de vaccins contre les poursuites judiciaires des États (5 mai 2020).

Les vaccins ont d’énormes effets secondaires, en particulier chez les jeunes enfants, provoquant diverses maladies durables, comme les allergies aux arachides, l’asthme, l’eczéma et – oui – l’autisme.

Les vaccins particulièrement nocifs sont le ROR (rougeole), la polio et le DTC (diphtérie, tétanos et coqueluche) fabriqués en Occident. Les vaccins de fabrication russe ont des compositions différentes et ont contribué à prévenir des millions de cas de polio et d’autres maladies débilitantes, invalidantes ou mortelles. Depuis 2002, lorsque les revenus des vaccins pour les sociétés pharmaceutiques étasuniennes se sont élevés à environ 8 milliards de dollars, les recettes et les profits ont grimpé en flèche pour atteindre plus de 60 milliards par an d’ici 2020. Chaque nouveau vaccin vaut environ un milliard de dollars. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Quiconque s’oppose à la vaccination, quelles que soient les preuves fournies, est qualifié de théoricien du complot par les médias, et souvent par la société médicale cooptée par les pharmaciens.

Les gens commencent à comprendre que c’est Bill Gates et sa Fondation Bill et Melinda Gates (FBMG) qui décident de la santé publique dans le monde entier, en particulier de la vaccination – et maintenant de la vaccination contre le virus COVID-19. Les sinistres nouveaux vaccins qui seront développés par Bill Gates en tandem avec le Dr Anthony Fauci, directeur du NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases), l’une des 27 agences du National Institute of Health (NIH), et soutenus par les CDC et l’OMS – et en coopération avec la DARPA – sont décrits ci-dessus. Tous les vaccins promus par Gates sont fabriqués par des sociétés pharmaceutiques occidentales.

Vous devez savoir que la Fondation Bill Gates finance aussi généreusement le NIAID, le NIH et le CDC. Le CDC et les NIH possèdent tous deux plusieurs centaines, voire milliers, de brevets de vaccins. Ils ont donc tout intérêt à promouvoir la vaccination, quel que soit le préjudice qu’elle cause à la population.

Mais cela ne peut être remis en question, et encore moins critiqué – sinon vous serez dénigré comme un théoricien du complot. En fait, les gouvernements occidentaux engagent des psychologues, des sociologues et des médecins pour donner des interviews et parler aux médias des théories du complot, dans un ultime effort pour dissuader les gens de penser et de croire la vérité, si elle est présentée par des médias non traditionnels, ou simplement si elle ne correspond pas au discours politique en cours. Et beaucoup tombent encore dans le mensonge, mais de plus en plus de personnes deviennent méfiantes et s’en tiennent à leurs propres informations, et manifestent et protestent, souvent en désobéissant civilement, contre les mesures sévères prises par le gouvernement à l’encontre de la police et, souvent, de l’armée.

Ils s’insurgent contre Bill Gates et l’OMS, une organisation corrompue qui reçoit entre la moitié et les trois quarts de son budget annuel de donateurs privés, principalement de l’industrie pharmaceutique, de Bill Gates, mais aussi des industries des télécoms (c’est pourquoi l’OMS est restée silencieuse sur les effets potentiellement néfastes de la 5G). Bill Gates est le plus grand donateur de l’OMS. Les conflits d’intérêts ne sont jamais abordés dans les médias. Ceux qui connaissent la vérité et qui n’hésitent pas à la dénoncer sont réduits au silence en étant traités de conspirateurs, de menteurs par les médias et – bien sûr – par une grande partie de la communauté médicale. En fait, Bill Gates prend littéralement les rênes sur des questions de santé publique qui touchent le monde entier.

Soyez tous conscients !

Le Dr Judy Mikovits, micro-biologiste de longue date du NIAID, s’est également prononcée contre les vaccins et les virus produits en laboratoire dont sont finalement dérivés les vaccins. Elle a été sévèrement punie par le Dr Fauci pour avoir défendu les résultats de ses recherches que ce dernier voulait cacher. Son livre, « Plague of Corruption », est actuellement le best-seller numéro un d’Amazon. Cela raconte en soi l’histoire de l’éveil de l’opinion publique.

En faisant référence au Dr Judy Mikovits et à ses nombreuses entrevues, à des articles scientifiques évalués par des pairs et à son livre, on parle de conspiration, et même son propre franc-parler est qualifié de conspiration – tout cela dans le but de faire taire les critiques du système actuel, de la « nouvelle-normale » actuelle qui nécessitera bientôt la vaccination universelle (Bill Gates, avec un sourire sournois, veut vacciner 7 milliards de personnes dans les dix prochaines années). Sera-t-elle obligatoire ? Contre la plupart des pays Droits constitutionnels et démocratiques ? Nous ne le savons pas. Sept milliards est une légère exagération, car la Russie et la Chine ne vaccineront certainement pas leur population avec des vaccins produits sous le financement et la supervision de Bill Gates.

Mais même si ce n’est pas obligatoire, il se peut qu’il y ait tellement d’obstacles « légaux » mis en place par les gouvernements occidentaux que la plupart des gens finiront par se retourner et accepter le vaccin potentiellement mortel que Bill Gates et son association de produits pharmaceutiques (GAVI), soutenue par l’OMS, imposeront à l’humanité.

Par exemple, vous pourriez ne pas pouvoir recevoir ou renouveler votre permis de conduire, aller à des concerts, au cinéma, à des manifestations sportives, prendre l’avion, etc. Tout cela a été évoqué et fait partie du scénario « Lock Step » du rapport Rockefeller de 2010, dans lequel nous naviguons actuellement de façon désespérée – sous le coup d’un confinement et avec une « mise à distance sociale » – afin que personne ne puisse se réunir et éventuellement organiser un complot contre ces mesures inhumaines draconiennes.

Robert F. Kennedy Jr, neveu de JFK, fondateur de « Children’s Health Defense », une organisation de défense des ONG, a déclaré ceci:

« Bill Gates est le plus grand producteur de vaccins au monde et le plus grand donateur de l’OMS et de la Fondation CDC. Ces agences commercialisent maintenant des armes pour son empire du vaccin. »

En janvier 2019, M. Gates a fait déclarer par l’OMS que « l’hésitation en matière de vaccins » était la principale « menace mondiale pour la santé » (avec le virus Ebola, le cancer, la guerre et les agents pathogènes résistants aux médicaments), signalant ainsi une ruée vers l’or de l’industrie pharmaceutique mondiale pour rendre les vaccins obligatoires pour tous.

Le comité d’action politique (PAC) du président du comité de renseignement Adam Schiff a agi au nom de Big Pharma et de la Fondation Gates. En février 2019, Schiff a écrit à Facebook, Google, Amazon et Pinterest, leur demandant de censurer la « désinformation sur les vaccins », terme qui signifie tout scepticisme à l’égard des déclarations des gouvernements et de l’industrie sur la sécurité ou l’efficacité des vaccins, qu’elles soient vraies ou non. – « Les vaccins sont à la fois efficaces et sûrs », a écrit M. Schiff.

« Il n’y a pas de preuve que les vaccins provoquent des maladies mortelles ou invalidantes ».

C’était de la désinformation. Un an plus tôt, Schiff avait poussé un projet de loi visant à augmenter le budget de l’administration de la Vaccine Court à 11 200 000 dollars afin de réduire le nombre de blessures dues aux vaccins. La Cour avait déjà versé 4 milliards de dollars pour les décès et les handicaps liés aux vaccins.

Facebook et Pinterest ont déclaré qu’ils s’en remettront à l’OMS et au CDC de Gates pour déterminer quelles déclarations en ligne sont « de la désinformation ou des canulars ». Facebook et Google ont engagé « FactChecker » (Politifact) pour censurer la désinformation sur les vaccins. La Fondation Gates est le principal bailleur de fonds de « FactChecker ». Dans son article « Fact Checker, un dispositif de propagande », le journaliste d’investigation Jeremy Hammond conclut que « Facebook est coupable de désinformer ses utilisateurs sur la sécurité des vaccins…

« Ils n’ont aucun problème avec les mensonges sur la sécurité et l’efficacité des vaccins, tant qu’ils visent à persuader les parents de vacciner leurs enfants ».

Le 4 mai 2017, le FactChecker a déclaré comme fausse la déclaration de Del Bigtree :

« Les vaccins contiennent de l’aluminium et du mercure, qui sont des neurotoxines, et les vaccins provoquent l’encéphalopathie ».

Le FactChecker a expliqué : « Les données actuelles montrent que les vaccins sont sûrs et ne causent pas de toxicité ou d’encéphalopathie. » Cependant, les notices des fabricants révèlent que de nombreux vaccins contiennent de l’aluminium et du mercure et provoquent des encéphalopathies. – Enfin, les dons massifs à NPR & PBS achètent à Gates une couverture vaccinale biaisée.

Cette déclaration provient de l’agence de presse publique Highwire.

« Je ne suis pas (Robert Kennedy) anti-vaccins. Je suis contre les vaccins dangereux, mal testés, à responsabilité zéro et contenant des ingrédients toxiques. Si quelqu’un proposait un vaccin testé à fond, totalement sûr et efficace, qui fonctionne comme promis, qui rend les gens plus sains plutôt que malades, je serais pour. – En effet, seul un idiot s’y opposerait.

Mais en aucun cas, je ne serais favorable à la vaccination obligatoire. Le gouvernement n’a pas le droit de forcer les citoyens à prendre des médicaments non désirés ou à se soumettre à des interventions médicales involontaires ».

Et il ajoute :

« Google est une entreprise de vaccins. Il a un partenariat de 760 millions de dollars avec Glaxo, le plus grand fabricant de vaccins au monde, et des accords similaires avec Sanofi et Merck pour exploiter vos informations médicales. La société mère de Google, Alphabet, a 4 développeurs de vaccins qui travaillent sur des vaccins contre la grippe et d’autres maladies ».

Google et Youtube suppriment les vidéos de médecins, épidémiologistes, biologistes et virologistes très expérimentés – la censure est également la nouvelle norme – mais ils font la promotion d’un développeur de logiciels milliardaire et d’un « expert » du changement climatique de 16 ans sur les virus et les vaccins – qu’est-ce que cela signifie pour les médias, pour les gouvernements qui soutiennent et financent les médias.

La stratégie derrière les cris de conspiration – Théoricien du complot

Il y a beaucoup de psychologie derrière cette stratégie – amener les gens à un état de dissonance cognitive, à croire qu’un récit qu’ils savent être une fiction, c’est-à-dire, vous savez qu’il y a quelque chose qui ne va pas tout à fait, mais vous n’osez pas le remettre en question. Pourquoi ? Parce qu’on vous traite de théoricien du complot. Et pourquoi est-ce important ? Parce que c’est un terme dégradant, qui prive l’accusé de sa crédibilité (bien pensée par la CIA dans les années 1950). Quelqu’un estampillé comme un théoricien du complot, qui croit aux théories du complot – aux fausses nouvelles, fait de vous une personne moins importante aux yeux de vos amis. Ainsi, ils peuvent vous éviter – et si vous vous en tenez à votre opinion, vous risquez de vous isoler progressivement. Être isolé, sans amis, est une source de peur. Alors, mieux vaut croire le récit officiel.

La lueur d’espoir qui entoure ce nuage sombre est de plus en plus visible et de plus en plus claire.

Soyez sûr de vous. Ne cédez pas.

Tenez-vous en à vos propres recherches, à votre opinion fondée sur les faits, même si vous êtes insulté en tant que théoricien du complot. Défendez ce que vous croyez – et faites-le avec passion. D’autres personnes ont également des doutes, et lorsqu’elles voient des gens défendre leurs convictions avec passion, elles peuvent se joindre à vous. Et ainsi, une masse critique se développe. Et la stratégie de la théorie du complot perd rapidement de son efficacité et s’estompe. L’effacement est déjà visible dans les villes européennes et étasunienne, où des dizaines de milliers de personnes descendent dans la rue pour défendre leurs droits civils, humains et constitutionnels.

Ce sont là des signes encourageants. L’espoir ne s’efface jamais – jusqu’à ce que « nous vainquions ».

Peter Koenig

*

Article original en anglais :

Facts Vs. Fake. A Worldwide Lockdown of Everything

Traduit par Maya pour Mondialisation

Image en vedette : Capture d’écran. Une scène du film Hunger Games.

 

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Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et de l’eau. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, New Eastern Outlook (NEO), RT, Countercurrents, Sputnik, PressTV, The 21st Century, Greanville Post, Defend Democracy Press, The Saker Blog, et d’autres sites Internet. Il est l’auteur de Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité des entreprises – une fiction basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde entier. Il est également co-auteur de The World Order and Revolution ! – Essais de la Résistance.  Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

 

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L’US Army Europe (Armée USA en Europe), “après une attentive évaluation et planification”, a décidé qu’elle effectuera en Pologne, du 5 au 19 juin, l’exercice Allied Spririt dans le cadre de la grande manoeuvre Defender-Europe 20 (Défenseur de l’Europe 2020).

Y participeront 4.000 soldats étasuniens d’unités blindées et d’infanterie, avec 2.000 soldats polonais à leurs côtés. L’exercice, qui aurait dû se dérouler en mai, a été renvoyé car, à cause du Covid-19, la Defender-Europe a été partiellement modifiée. Mais, précise l’US Army Europe, quand en mars a été suspendu l’envoi de forces depuis les États-Unis, “plus de 90% des équipements destinés à la Defender-Europe 20 étaient déjà à bord d’avions et navires se dirigeant vers l’Europe”. Au total sont arrivés plus de 3.000 pièces d’équipement, en commençant par des chars d’assaut, auxquels se sont ajoutés plus de 9.000 véhicules blindés et autres véhicules provenant des dépôts “pré-positionnés” que l’Armée USA maintient en Allemagne. 

Des États-Unis sont arrivés plus de 6.000 soldats, intégrés à d’autres milliers basés en Europe. Malgré “l’ajustement dû au Covid-19”, communique l’US Army, “de nombreux objectifs de rapidité stratégique ont été réalisés”. Il annonce ainsi que, pour rattraper le temps perdu, “l’US Army Europe est en train de planifier des exercices supplémentaires dans les prochains mois, basés sur de nombreux objectifs originaux de la Defender-Europe 20 visant à accroître la rapidité et l’inter-opérabilité des forces US et alliées”.

L’Allied Spirit est ainsi la première d’une série d’exercices dans le même cadre stratégique clairement anti-Russie. Ce n’est pas par hasard qu’il se déroule en Pologne. C’est là -selon ce qui a été stipulé dans la Déclaration signée par le président Trump avec le président polonais Duda en septembre dernier- que les États-Unis sont en train de fortement augmenter leur présence militaire. Le nombre de soldats qui y sont maintenus en permanence, avec un système de rotation, se trouve augmenté de 4.500 à 5.500. 

Source de l’image : ilmanifesto.it

À Poznan l’US Army installe son propre quartier-général de division sur base avancée. À Drawsko Pomorskie les forces armées US ouvrent un Centre d’entraînement au combat. À Wrocław-Strachowice l’US Air Force réalise une grande escale aéroportuaire de débarquement. À Lask l’US Air Force déploie un escadron d’avions sans pilote, y compris drones Reaper. À Powidz, une brigade aérienne de combat. 

À Powidz comme à Lubliniec, les Forces USA pour les opérations spéciales constituent leurs propres bases. Dans une localité qui reste à définir, sera déployée en permanence l’escadre de combat d’une brigade blindée USA. Tout l’équipement est déjà stocké à Bergen-Hohne en Allemagne.

L’US Army Europe communique en outre que la 173ème Brigade aéroportée, basée à Vicence, est en train de planifier des opérations dans les Balkans et dans la région de la Mer Noire, tandis que le 10ème Commandement de défense aérienne et de missiles participera à des exercices dans la Baltique. 

L’US Air Force communique que les trois types de bombardiers stratégiques  étasuniens à double capacité conventionnelle et nucléaire -B-2 Spirit, B-1B Lancer et B-52H- ont accompli en mai, en partant des États-Unis, des missions en Europe. Ceci a démontré que “la pandémie du Covid-19 n’a pas compromis la rapidité et la portée des bombardiers stratégiques USA”.

Ces faits, ignorés par les grands médias qui avaient annoncé en mars l’effacement de la Defender-Europe 20 à cause du Covid-19, confirment que les USA n’ont pas effacé mais seulement remodelé l’opération stratégique, en la prolongeant. L’objectif de Washington reste celui d’accroître la tension avec la Russie en utilisant l’Europe comme première ligne de la confrontation. Cela permet au États-Unis de renforcer leur leadership sur les alliés européens et d’orienter la politique étrangère et militaire de l’Union européenne, dans laquelle 22 des 27 membres appartiennent à l’OTAN sous commandement USA.

Manlio Dinucci

 

L’esercito Usa riprende le grandi manovre in Europa

Édition de mardi 26 mai 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/lesercito-usa-riprende-le-grandi-manovre-in-europa/ 

Traduction par Marie-Ange Patrizio.

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COVID-19: le côté obscur de la science révélé

mai 26th, 2020 by Dr Pascal Sacré

L’hydroxychloroquine ou HCQ pour les intimes. 

Nom commercial en Belgique : Plaquenil°

Big Pharma a encore financé une étude parue dans The Lancet du 22 mai pour discréditer le protocole de l’IHU Méditerranée-Infection et de Didier Raoult, à Marseilles. 

Encore une étude à charge, aussi mauvaise que toutes les autres [1,2].

Quel acharnement !

Je n’ai aucun lien d’intérêt avec l’IHU Méditerranée-Infection ni avec Didier Raoult que je ne connaissais même pas il y a encore trois mois et dans ma spécialité (anesthésie-soins intensifs) je n’ai encore jamais dû prescrire du Plaquenil°. 

Pourtant, là, je me pose des questions, pourquoi cette débauche d’efforts et d’argent pour diaboliser un traitement parmi d’autres qui est, je le rappelle :

  • Bien connu, avec des effets antiviraux bien étudiés [3] 
  • Avec des effets secondaires bien connus et faciles à contrôler en médecine générale
  • Utilisé depuis des dizaines d’années (traitement anti-paludique utilisé aussi dans des maladies rhumatologiques) sans drames sanitaires ni scandales, ni procès retentissants toutes ces années qui ont précédé le COVID-19
  • En particulier très bien connu de l’IHU Méditerranée-Infection et de Didier Raoult

À ma connaissance et pour la première fois dans un pays comme la France, les autorités politiques ont interdit aux médecins de prescrire un médicament à leurs malades ! 

Cela va très loin, encore aujourd’hui :

Coronavirus : l’hydroxychloroquine bientôt interdite dans le traitement du Covid-19

Pourtant, le professeur Didier Raoult fait le bilan de son protocole de traitement face à la maladie COVID-19 (association HCQ et Azythromycine) et rapporte des résultats positifs chez 4000 personnes traitées :

Le Pr Raoult met les points sur les « i » – 4000 patients traités VS Big Data : qui croire ?

La polémique HCQ va donc bien au-delà de la preuve ou non de son efficacité contre le COVID-19, elle démontre l’intrusion inacceptable du politique dans la liberté de prescription des médecins et le côté de plus en plus obscur de la science médicale.

Voilà pour moi le véritable drame révélé par l’affaire HCQ, médiatisée au travers de diatribes journalistiques et politiques violentes à l’encontre du professeur Raoult.

D’autant que cette science médicale est de plus en plus corrompue : Bad Science.

The Lancet = Industrie Pharmaceutique.

Ce n’est pas moi qui l’affirme mais son rédacteur en chef, le Dr Richard Horton, Volume 385 du 11 avril 2015 The Lancet :

 « Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse, affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalides, et de conflits d’intérêts* flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris le mauvais tournant vers les ténèbres. »

Source image : https://i.pinimg.com/originals/77/48/48/774848a455d03a09676133a8b36b7a66.jpg 

(*Conflits d’intérêt : autre nom pour corruption).

Pour y faire écho, nous trouvons le même constat dans l’autre grand journal de référence en médecine, le New England Journal of Medicine (NEJM) :

NEJM = Industrie Pharmaceutique (Shocking Report from Medical Insiders, F William Engdahl, 2015).

À nouveau, ce n’est pas moi qui le dis, mais une de ses rédactrices en chef, Dr Marcia Angell :

  « Il n’est tout simplement plus possible de croire une grande partie de la recherche clinique publiée, de se fier au jugement des médecins de confiance, ou à des directives médicales faisant autorité. Ça ne m’amuse pas d’en arriver à pareilles conclusions, mais j’ai dû y arriver lentement et à contre cœur pendant les vingt années que j’ai travaillé comme éditrice du New England Journal of Medicine. »

Source image :  https://pbs.twimg.com/media/EXlSccrWoAE6E5b.jpg 

Marcia Angell a par ailleurs écrit en 2005 un livre excellent sur les firmes pharmaceutiques et leur pouvoir de nuisance en médecine :

La vérité sur les compagnies pharmaceutiques – Comment elles nous trompent et comment les contrecarrer, paru en français le 3 novembre 2005.

En novembre 2019, encore The Lancet publiait la tribune du docteur Patricia Garcia intitulée Corruption in global health: the open secret, PDF, dans laquelle l’auteure relevait :

« La corruption fait partie intégrante des systèmes de santé. Tout au long de ma vie de chercheuse, de spécialiste en santé publique et de ministre de la santé, j’ai pu constater que la malhonnêteté et la fraude étaient ancrées partout. Mais bien qu’elle soit l’un des principaux obstacles à la mise en place d’une couverture médicale universelle à travers le monde la corruption est rarement évoquée ouvertement. »

 Nous retrouvons un discours similaire dans une autre grande revue médicale internationale, BMJ (British Medical Journal) :

Richard Smith : Journals, fraud, science, and misaligned incentives

« La plupart des études scientifiques sont erronées, et elles le sont parce que les scientifiques s’intéressent au financement et à leurs carrières plutôt qu’à la vérité. »

Dr Richard Smith, ancien rédacteur en chef du British Medical Journal

Source image : https://blogs.bmj.com/bmj/files/2014/12/richard_smith_2014.jpg 

« La profession médicale est achetée par l’industrie pharmaceutique, non seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes d’enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays se permettent d’être les agents rémunérés de l’industrie pharmaceutique. Je pense que c’est honteux. »

C’est affligeant. 

On le sait mais beaucoup de médecins continuent de travailler en faisant comme si de rien n’était. 

Pas qu’ils soient corrompus eux-mêmes, pas directement.

Lors de nos études de médecine, nous ne sommes pas entraînés à lire les articles scientifiques de manière critique. Beaucoup se contentent de l’abstract et de la conclusion.

Depuis des années, comme les éminents Dr Horton, Smith et Angell l’attestent, il existe un énorme problème de validité en ce qui concerne les publications médicales.

Cela vient surtout de l’instrumentalisation de la recherche par l’industrie pharmaceutique et/ou par des financeurs privés.

 Par exemple, la fondation Bill et Melinda Gates a racheté la collaboration Cochrane [4] réputée jusqu’ici pour son indépendance, justement [5]. 

Finie, cette indépendance : en tout cas, il faudra être très vigilant.

Le journal Le Monde travaille aussi pour Bill [6] : Le journal LE MONDE travaille pour Bill Gates 

Bill Gates est omniprésent et montre un intérêt pour la science médicale qui frise l’adoration.

N’oublions pas son implication majeure dans les projets de vaccination contre le COVID-19.

Source image : https://pbs.twimg.com/media/EYsOBCbXgAUkm02.jpg 

« Le NIAD et la Fondation Bill et Melinda Gates collaborent en vue de développer un vaccin COVID-19 » [7].

Cette accusation de corruption ne vise pas la plupart des médecins, mais la médecine à sa source : académies, instituts, grandes revues, universités, labos… 

Et encore, pas tout le monde, il suffit de corrompre la bonne personne au bon endroit, au bon moment et le tour est joué.

Comme peut-être, aux États-Unis dans la crise actuelle, le docteur Anthony Fauci, « personnage clé de la réponse du gouvernement étasunien au coronavirus » [8].

Ces pratiques constituent un élément très souvent occulté, la chose dont on ne parle jamais mais c’est réel et le nier est la porte ouverte aux abus.

L’industrie des statines sera un des plus grands scandales sanitaires du siècle [9].

Nous connaissons cela aussi avec le paracétamol : Le paracétamol plus dangereux qu’on le pensait ?

Et avec l’oséltamivir (TAMIFLU°), antiviral de la firme Gilead, firme pharma que nous retrouvons aux premières loges de la crise du coronavirus avec le Remdesivir.

Grippe : balance bénéfices-risques incertaine de l’oséltamivir (Tamiflu°), paru dans la Revue Prescrire, 1er Nov 2015, revue un peu plus indépendante que les autres.

Revenons à l’HCQ et à cette étude du LANCET de ce 22 mai.

Il s’agit d’une étude observationnelle sur près de 100 000 patients. 

Les opposants au Professeur Didier Raoult n’ont pas cessé de lui reprocher d’utiliser les études observationnelles plutôt que les essais randomisés en double aveugle (RCT’s) qu’eux considèrent comme la seule bonne méthode.

Donc, quand il s’agit de l’équipe de Didier Raoult, les études observationnelles sont à jeter.

Quand il s’agit d’une étude observationnelle financée par l’industrie et parue dans The Lancet, c’est tout bon.

De plus, ces RCT’s sont-elles vraiment meilleures ?

La situation d’urgence d’une épidémie/pandémie rend ces essais randomisés en double aveugle (RCT’s) éthiquement problématiques [10].

De plus ces RCT’s n’ont pas une supériorité si probante sur les études observationnelles [11].

Et quand ces RCT’s sont financés par l’industrie pharmaceutique, la validité des résultats en pâtit [12] ! 

Cette étude du Lancet à plus de 50 millions d’euros avec le but évident de discréditer Raoult et l’HCQ pose de sérieuses questions méthodologiques et éthiques et je vous renvoie à l’analyse du collectif de médecins #COVID19-LaissonsLesMédecinsPrescrire [13], qui ne relève pas moins de 13 biais (malfaçons), et surtout des conflits d’intérêt majeurs avec l’industrie pharmaceutique en première ligne de cette crise du coronavirus, c’est édifiant :

Ont participé au financement de l’étude (page 9) : 

« Abbott, Medtronic, Janssen, Mesoblast, Portola, Bayer, Baim Institute for Clinical Research, Nupulse CV, FineHeart, Leviticus, Roivant et Triple Gene« , c’est à dire des entreprises privées ayant intérêt à discréditer l’HCQ.

En effet, l’hydroxychloroquine (HCQ) est un traitement pratiquement gratuit (0,04 euro le comprimé de Plaquenil° en Belgique) et est aujourd’hui composé de molécules tombées dans le domaine public, ce qui nuit aux perspectives de business de Big Pharma.

Participent au financement de la Harvard Médical School dont est issu l’auteur principal de l’étude :

  1. La fondation Bill et Melinda Gates, la revoilà !
  2. Mark Zuckerberg (Facebook)
  3. Lakshmi N. Mittal (ArcelorMittal)
  4. La fondation Rockefeller (faut-il encore la présenter ?) [14].

Tous impliqués dans des projets de vaccination contre le Covid 19, des projets à plusieurs milliards de dollars de bénéfice et, si l’on en croit certains milieux bien informés, un prétexte pour mettre en place une série de mesures inavouables (contrôle des populations, eugénisme, hold-up financier mondial) [15]. 

L’ensemble de ces informations est accessible dans l’étude elle-même et sur les sites de la Harvard Business School ou sur les sites des fondations évoquées plus haut.

Comprenez-moi bien :

Tester un traitement préconisé (HCQ + Azythromycine) à un stade précoce de la maladie sur des patients hospitalisés en état grave avancé comme dans l’étude du Lancet n’apporte simplement aucune réponse à la question de l’efficacité du traitement tel qu’il est proposé au départ par l’équipe du professeur Raoult.

« Rappelons que l’IHU Méditerranée-Infection a toujours indiqué que le traitement qu’il préconise est utile lors des phases précoces de la maladie (lorsqu’il s’agit de réduire la charge virale) mais pas dans les phases critiques au cours de laquelle la virémie ne joue plus aucun rôle » [16].

D’accord, objectivement il n’y a pas encore à l’heure actuelle de preuve définitive (RCT’s) que l’HCQ prescrite comme le préconise l’IHU Méditerranée-Infection soit efficace contre le Covid. 

Mais des indices sérieux, si.

Affirmer l’inverse, comme essaient de le faire The Lancet, des chercheurs, des politiciens et des journalistes est tout aussi faux – et la scandaleuse étude du Lancet du 22 mai n’y change rien.

Mais la question est-elle vraiment là ? Pourquoi cette polémique sur l’HCQ ? 

Une chasse aux sorcières comme il n’y en a jamais eu sur aucun médicament, au point d’interdire les médecins de ville d’envisager cette molécule avec leurs patients s’ils l’estiment judicieux !

Se poser la question de l’efficacité de l’HCQ avec ou sans Azythromycine dans le COVID-19 est quelque chose de sain et d’important, c’est certain, mais tout faire pour démolir cette hypothèse et légitimer une violation sans précédent du droit de prescrire des médecins est indéfendable. 

C’est très grave, même !

Envisageons toute cette histoire sous un autre angle :

Pour les gouvernements qui ont interdit à leurs médecins de prescrire l’HCQ, découvrir que cette thérapeutique serait finalement utile, efficace, les exposerait à des poursuites judiciaires pour non-assistance à personne en danger et même homicide involontaire ou par négligence !

À ma connaissance, aucune jurisprudence dans l’ordre juridique et le droit à la santé ne justifie la privation du droit de prescrire comme elle a été faite aux médecins généralistes avec l’HCQ. 

Si cette attitude a résulté en morts par milliers, alors, ces ministres et directeurs de santé impliqués, responsables, risquent la Cour d’Assises.

Dans la crise du coronavirus, les poursuites sont déjà impressionnantes [17] : 63 plaintes contre des membres du gouvernement français.

Nous comprenons que dans ces conditions, il n’y a plus de place pour la recherche de vérité. 

Sauve qui peut !

Accepter en public ce que l’équipe du professeur Raoult prouve depuis des mois serait synonyme de suicide politique, voire de suicide tout court pour plusieurs personnes au pouvoir.

Enfin, et cette raison n’est pas la moindre, en acceptant l’efficacité de l’HCQ, médicament presque gratuit et sans retour financier possible pour les firmes, cela mettrait un terme définitif à tout espoir de gains faramineux pour l’industrie pharmaceutique.

Celle-ci, toutes firmes confondues lancées dans la course aux vaccins comme des croisés se jetant sur Jérusalem, veut gagner beaucoup d’argent avec les antiviraux comme le Remdesivir (Gilead [18], encore lui, après le Tamiflu déjà cité), malgré son échec cuisant dans le COVID-19 [19].

Mais plus que tout, cette industrie veut un vaccin. Et surtout vous convaincre que c’est la seule solution valable à tous nos problèmes !

Vous imaginez ?

La population mondiale comme client !

8 milliards de doses à x € ou $ = le pactole !

Oui, et c’est un point positif, cette polémique à propos de l’HCQ met en lumière ce mal qui rampait dans l’ombre de l’humanité :

  • La corruption avancée des plus grandes revues médicales de référence (NEJM, Lancet…) qui n’hésitent pas à se compromettre et ne s’en cachent même plus. Qui va encore les croire, à présent ?
  • Notre santé prise en otage par l’industrie pharmaceutique toujours plus avide et gourmande, insensible aux souffrances engendrées.
  • L’existence de riches opportunistes qui profitent de ces crises dont ils tirent peut-être les ficelles.
  • Le manque de courage de nos politiciens, à quelques exceptions notables près comme ici en Autriche [20], ou encore ici en Italie [21].

Le côté obscur de la science est de plus en plus mis en lumière.

Les secrets ne peuvent plus être cachés comme auparavant.

Grâce à tous ces chercheurs de vérités et lanceurs d’alerte.

Si c’est ça qu’on appelle « conspirationniste » : chercher la vérité sans concessions et aller au fond des choses sans détourner le regard même si on n’aime pas ce qu’on voit, alors oui, on peut m’appeler ainsi, si vous le voulez.

Dr Pascal Sacré

Image en vedette : pixabay.com

Sources :

[1] Observational Study of Hydroxychloroquine in Hospitalized Patients with Covid-19, NEJM 7 mai 2020

[2] Trial of Treatments for COVID-19 in Hospitalized Adults (DisCoVeRy)

[3] Effects of chloroquine on viral infections: an old drug against today’s diseases, Lancet Infect Dis. 2003 Nov ; 3(11) : 722–727.

[4] About Cochrane, Cochrane s’adresse à toute personne intéressée par l’application d’informations fiables aux décisions en matière de santé. Que vous soyez médecin ou infirmier, patient, soignant ou aidant, chercheur ou financeur, les données probantes Cochrane sont des outils puissants pour améliorer vos connaissances et vos prises de décisions en matière de santé.

[5] Gates Foundation Buys Cochrane Collaboration Group.

[6] This database includes grant payments made by the Bill & Melinda Gates Foundation and previous foundations of the Gates family (William H. Gates Foundation, Gates Library Foundation, and Gates Learning Foundation) from 1994 onward.

[7] Coronavirus – Aucun vaccin n’est nécessaire pour la guérison, Peter Koenig, 4 avril 2020

[8] Alors que le vaccin COVID-19 de Moderna arrive en tête, la promotion récente de « vaccins à modification génétique » par son médecin en chef est mise en lumière

[9] Des fortes doses de statines en prévention de l’infarctus et de l’AVC ? Si les géants de la pharmacie veulent continuer à gagner de l’argent avec des ventes de médicaments anticholestérol il faut alors décréter des taux sanguins acceptables de LDL-CHOL extrêmement plus bas afin de vendre des statines plus dosées ou combinées, très chères, voire des produits injectables, abominablement dispendieux. Comment s’y prend-on pour habiller tout cela d’un vernis scientifique ? Bonne lecture… sur le site de l’AIMSIB, Association Internationale pour une Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante.

[10] Selecting the Right Tool for the Job, Pubmed, Am J Bioeth. 2015 ; 15 (4) : 4-10.

[11] Why All Randomised Controlled Trials Produce Biased Results, Pubmed, Ann Med 2018 ; 50 (4) : 312-322

[12] Association between industry funding and statistically significant pro-industry findings in medical and surgical randomized trials

[13] LANCET : PUBLICATION MEHRA et al. SUR L’HYDROXYCHLOROQUINE*, CHERCHER L’ERREUR ! LES ERREURS !

[14] Plan USA: contrôle militarisé de la population, la Fondation Rockefeller a présenté le “Plan d’action national pour le contrôle du Covid-19”.

[15] Le « gouvernement mondial » et la crise COVID-19… sélection d’articles sur le site Mondialisation.ca 

[16] Hydroxychloroquine : The Lancet dans de sales draps… Blog de Jean-Dominique Michel, phare de bon sens dans la nuit de la désinformation COVID-19

[17] Coronavirus : déjà 63 plaintes contre des membres du gouvernement français pour leur gestion de la crise sanitaire

[18] MARCHÉ : GILEAD GRIMPE EN BOURSE, SPÉCULATION SUR L’EFFICACITÉ DU REMDESIVIR CONTRE LE CORONAVIRUS

[19] Echec d’un essai clinique de l’antiviral remdesivir contre le Covid-19

[20] VIDÉO: L’ex-ministre de l’Intérieur autrichien dénonce la manipulation Covid19 devant le gouvernement

[21] La députée Sara Cunial accuse Bill Gates de « Crime contre l’Humanité » et demande son arrestation

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Brillante intervention de la députée Sara Cunial au parlement italien.

Elle accuse Bill Gates de crimes contre l’humanité et le gouvernement italien de soutenir un agenda de contrôle total.

 

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Introduction par Peter Koenig

Le Dr Emma Djingh’s, médecin du Burundi, qui pratique la médecine depuis plus de 20 ans, a parfaitement compris ce que la diabolique élite puissante se trouvant derrière cette « pandémie » entend faire avec le monde.

Il décrit la catastrophe du coronavirus comme un instrument du nouvel ordre mondial (également appelé l’ordre mondial unique) visant à subjuguer la population mondiale – et finalement la réduire.

Il est pleinement conscient que l’OMS (1) a été entraîné dans cette monstrueuse manipulation de l’opinion publique – par l’utilisation d’un ennemi invisible, un virus, comme instrument d’une campagne de peur atroce – pour un arrêt total de toutes les activités sociales et économiques dans le monde entier, et en apportant ainsi une plus grande pauvreté, la misère et la famine des gens les plus démunis.

Afrique, réveillez-vous !

Nous ne serons pas à nouveau conduits en  esclaves obéissants, ni trompés à recourir à la vaccination qui contribuera à réduire la population africaine – afin de faciliter l’accès à nos richesses et nos ressources.

« Vive l’Afrique ! »

Peter Koenig

 

(1) L’organisation des Nations unies dont le mandat, en vertu de la Charte des Nations unies, est responsable de la prévention des maladies, d’établir des lignes directrices et des politiques visant à alléger la charge de morbidité de manière cohérente, et d’éradiquer les épidémies et les pandémies.

 

L’Afrique se soulève contre le nouvel ordre mondial

Vidéo en français avec sous-titre en espagnol :

(vidéo 5 min. – 22 mai 2020- en français)

Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans pour la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé autour du monde dans les « anciens de l’environnement et de l’eau ». Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research ; ICH ; New Eastern Outlook (NEO) ; RT ; Countercurrents, Spoutnik ; PressTV ; The 21st Century ; Greanville Post ; Defend Democracy Press ; The Saker Blog et d’autres sites Internet. Il est l’auteur de « Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction et l’avidité des entreprises »– une escroquerie basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde entier. Il est également co-auteur de « The World Order et la Revolution ! – Les essais de la Résistance. »

Peter Koenig est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation

 

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Autriche – Le 22 Avril 2020 devant le gouvernement autrichien, l’ancien ministre de l’intérieur Herbert Kickl dénonce ouvertement la manipulation par la peur construite sur des prévisions catastrophiques et à l’aide des médias pour instaurer un confinement strict, présenté comme la seule possibilité pour éviter une hécatombe due au Coronavirus.

Pourtant la Suède, jugée irresponsable pour ne pas avoir appliqué de confinement n’a eu ni hécatombe, ni destruction de son économie, ni restriction des libertés de ses citoyens.

Malgré cela, le discours de la peur se maintient et on ne parle pas de ces alternatives, pourquoi ?

 

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Il est facile de traiter quelqu’un de conspirationniste ou d’extrémiste. Mais le répéter ne constitue pas un argument. Et des arguments, il en existe à profusion. Surtout, dans un cas vide menant à un contrôle social. En voici quelques-uns :

1) Chaque année,  le paludisme contamine environ un million de personnes. Jamais on n’a interdit aux gens des régions touchées de fermer les commerces non essentiels ou de se confiner. Il en est de même pour les ravages issus SIDA. Ce serait un tollé si on obligeait « les gens à risque » à se confiner;

2) Selon un article publié le 2 avril 2020, sur le site de Radio Canada, l’infection nommée influenza provoque autant de décès que les grippes saisonnières, bien qu’on en parle beaucoup moins. Selon les années, cette maladie fauche entre 290,000 et 650,000 victimes dans le monde. Soit, davantage que le Corona virus; ¹

3) Au Canada, incluant le Québec, les grippes saisonnières représentent la dixième cause de mortalité et Santé Canada précise que, malgré les vaccins, le nombre de décès varie peu annuellement;¹

4) La brochure distribuée par le gouvernement de mon pays stipule que «  80% des personnes infectées guérissent sans traitement particulier ». Les cas à risque de décès concernent les gens dont le système immunitaire est déjà affaibli par une maladie pulmonaire ou cardiaque, un cancer, le SIDA, la vieillesse ou un diabète sévère;²

5) Il est indéniable que la majorité des habitants de la Terre n’ont pas été éliminés par le Corona virus, en 2009. Et si 80% de ceux qui en sont atteints s’en sortent bien, comme pour n’importe quelle autre grippe, alors ce 20% d’individus vulnérables ne représentent qu’une minorité, même au niveau mondial;

6) Donc, parce qu’une minorité de gens risquent déjà de mourir, d’un cancer, du SIDA ou du diabète, on prétend indispensable la vaccination des gens non atteints par le Covid-19 et qui ne risquent pas d’y succomber, et cela, même si on ajoute que ce vaccin (qui n’aura pas le temps d’être mieux testé), pourrait entraîner la mort d’au moins 10% de ceux qui le reçoivent! Dites-moi où est le bienfait de risquer la vie de gens sains, parce qu’un pourcentage à peine plus élevé de gens déjà faibles peuvent être contaminés?

7) Peut-on croire à la neutralité d’une entreprise dont le responsable est le beau-fils du Président des États-Unis? Et quand Donald Rumsfeld, ancien Secrétaire à la Défense, détenait des actions dans une entreprise qui fit des milliards de profits, lors des grippes aviaire et porcine de 2005 et 2009 ?

8) Combien de temps va-t-on subir la propagande de peur et la paranoïa des gens qui s’écartent de nous, à la fin du mois de mai, comme si nous avions la peste? Si le Covid-19 est si terrible, les gens qui en sont atteints ne devraient pas être capables de sortir plus loin que leur balcon;

9) Jusqu’à quand les individus sains vont-ils porter un masque qui entrave leur respiration et qui les fait réavaler du gaz carbonique nocif, éjecté à l’expiration? Jusqu’à ce que la température monte à 30º Celsius, qu’ils s’évanouissent, respirent difficilement et se croient infectés de covid-19 ?

Si l’Organisation Mondiale de la Santé et les gouvernements qui régissent l’Europe et les États-Unis étaient préoccupés par la santé publique et prenaient des mesures humanitaires : 

► Ils n’interdiraient pas la vente ou la production de médicaments génériques, peu coûteux, dans les pays moins nantis, pour soigner les populations les plus pauvres;

► Ils ne permettraient pas la continuité de fabrication et de vente de substances dont la nocivité est prouvée, jusqu’à ce qu’un brevet de vingt ans prenne fin, mais le retirerait du marché dès qu’une toxicité élevée est avérée;

► Ils ne superviseraient pas de programmes de stérilisation massive, uniquement de gens démunis, à peau foncée ou autochtones, et ce serait un scandale décrié si une seule femme blanche, de classe moyenne ou aisée mourait des suites d’une intervention de ce type. Mais en Inde, on n’empêcha pas un médecin de stériliser vingt-sept femmes en une heure. Ces programmes furent subventionnés par l’Autorité de développement international suédoise, la Banque mondiale, le Fonds pour la population des Nations-Unies et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), dont Henry Kissinger fut un des ardents instigateurs;³

► En 2019, ils n’auraient jamais pris la décision de fermer les petits commerces indépendants, devant lesquels attendre en ligne n’est pas plus dangereux que s’aligner devant un grand magasin;

► L’OMS et les États « démocratiques » n’accepteraient pas qu’un pays comme les Philippines incite les sentinelles à tuer les gens qui ne respectent pas le confinement;

► On ne permettrait pas de dissoudre les libertés civiles, comme en temps de guerre, en emprisonnant les individus qui sortent sans détenir un permis de « représentant de famille » s’occupant de l’achat de nourriture, comme on le fait en Argentine.

► L’Organisation Mondiale de la Santé donnerait suite aux plaintes des Japonais qui ont utilisé le Tamiflu, en 2005, un vaccin aux résultats nuls chez les adultes et neurotoxiques pour les jeunes. 

CETTE OPÉRATION, EN DEHORS DE SON APPARENCE DE MESURE DE SANTÉ PUBLIQUE, AURA PERMIS :

A) L’élimination temporaire et parfois définitive de petits commerces, au profit des grandes filiales;

B) La mise en congé sans solde de nombreux employés;

C) Une augmentation exorbitante des profits des plus riches détenteurs de sites de vente électronique;

D) Un test mondial de contrôle de la liberté des citoyens et l’attestation de la docilité de la majorité;

E) Le risque de ruine de certains pays, ce qui permettra l’entrée d’investisseurs étrangers et des multinationales, ou un endettement envers la Banque Mondiale qui leur imposera des mesures de privatisation et la réduction de leurs services publics;

F) La possibilité pour les pharmaceutiques d’engranger des milliards par la vente de vaccins, même aussi inutiles que le Tamiflu© utilisé pour la grippe aviaire (H5N1) et la grippe porcine (H1N1);

G) Le tri, dans les hôpitaux, de ceux qui seront reçus et soignés, en sachant que les personnes âgées sont les plus fragiles, pour éliminer ceux que l’on juge « improductifs »;

H) La fin des manifestations contre d’injustes mesures salariales ou de pensions (en France, par exemple);

I) La possibilité, pour les magnats du pétrole, d’exercer des pressions sur le gouvernement libéral du Canada, afin d’entériner leurs demandes, sans que les gens s’assemblent pour protester;

J) L’audace d’arrêter des gens suspects d’être des « asymptomatiques » potentiellement porteurs de virus, comme en Argentine, ce qui représente un abus de pouvoir envers quiconque déplaît aux autorités.

Le plus préoccupant, dans cette opération de contrôle mondial, n’est pas un virus qui se propage plus rapidement que ceux de l’Internet. C’est la dangereuse docilité humaine. À voir le nombre de gens masqués, dont la plupart sont jeunes et en excellente santé, je crains pour l’avenir… de la pensée critique. Nombreux d’entre eux sont moins prudents lors de relations sexuelles, alors que les maladies vénériennes sont plus dangereuses qu’un virus de la grippe. 

La solidarité s’appauvrit, au profit de l’obéissance et de la distanciation sociale. Certes, avec les téléphones cellulaires et les écrans portables, chacun errait déjà dans des mondes virtuels préfabriqués en usines, même entouré d’amis vivants! 

Le magnat Bill Gates et les instances internationales ci-haut mentionnées, souhaitent réduire la population mondiale. Je leur suggère de stériliser le faible pourcentage de citoyens qui possèdent la majorité des richesses, en vivant de spéculation boursière (sans production) et en consommant plus que la moitié des Terriens, tout en monopolisant davantage de maisons et de territoires que nécessaire. Voilà les véritables humains nuisibles pour l’ensemble des êtres vivants et la planète.

AINSI, À TOUTES LES VICTIMES D’UN CONFINEMENT, DE LA PERTE DE LIBERTÉ CIVILE, D’EMPRISONNEMENT, DE VACCINATION FORCÉE, FAILLITE DE PETIT COMMERCE, OU ENDETTEMENT ÉTATIQUE AVEC SOUMISSION OBLIGÉE À LA BANQUE MONDIALE, 

JE RECOMMANDE DE VOUS ASSOCIER, SELON LES MAUX ENCOURRUS, AFIN DE RÉCLAMER LES DÉDOMMAGEMENTS VOULUS À LA COUR INTERNATIONALE.

Si des entreprises privées peuvent gagner en Cour, contre les lois d’un pays, et se faire compenser pour « perte de profits anticipés », alors tous les travailleurs et les petits commerçants devraient en appeler à la Justice pour perte de salaire vital!!!

Que les magnats du commerce électronique et de l’Internet paient pour les séquelles personnelles, étatiques, commerciales, puisqu’ils en ont les moyens et en ont pleinement profité. 

Quelques suggestions pour l’avenir, correspondant aux normes des promoteurs de virus

Les accidents de la route coûtent chers, du moins, dans les pays où l’État en gèrent les frais, par l’intermédiaire des impôts. Il s’agit, en plus, de la cause la plus importante de décès des jeunes. 

Nous pourrions donc adopter la même stratégie qu’avec le Covid-19, et diffuser, chaque vendredi en fin d’après-midi, un film montrant un accident de voiture, un conducteur blessé, une salle d’opération, un jeune qui se retrouve en fauteuil roulant, ou encore, des images de corps exposés à la morgue… 

Ainsi, dès le vendredi soir, les jeunes de moins de vingt-cinq ans hésiteraient davantage à conduire à toute vitesse. De même, à chaque publicité d’alcool, au lieu de ne montrer que des gens qui fêtent, on exhiberait de belles images d’alcooliques traînant dans les rues ou de radiographies de foie cirrhosé. On le fait déjà avec de jolies photos de poumons encrassés, sur les paquets de cigarettes. Les restaurants à service rapide, les emballages d’aliments gras, trop salés, trop sucrés, remplis d’additifs chimiques, devraient afficher des portraits de gens obèses et des photos d’artères bloquées. 

Bien entendu, aucun gouvernement ne prendra ces mesures, puisque la consommation de cigarettes et d’alcool apporte des milliards de bénéfices annuels. Dispenser des cours pour que les adolescents apprennent à manger sainement, tout au long de leur existence, ce ne serait pas rentable pour les entreprises pharmaceutiques qui soignent les gens avec des remèdes dont les résultats sont souvent nuls ou suivis d’effets secondaires presque aussi dommageables que la cause à traiter.

Vous pensez que je suis extrémiste? Alors pourquoi ne réagissez-vous pas à l’afflux d’images de cercueils, de cadavres étendus dans une morgue ou sur la glace d’une patinoire? Pourquoi acceptez-vous, chacun de votre côté, de perdre vos salaires, de frôler ou entrer en faillite avec votre commerce? De perdre votre liberté de circuler sans vous faire suspecter? De vous masquer comme si nous étions en guerre et que l’air s’ennuageait de gaz toxiques et de bombes explosées? Même le bétail, mené à l’abattoir, sait ce qui l’attend. Il résiste autant qu’il peut et n’attend pas sagement dans une file.

Maryse Laurence Lewis

 

 

Notes et références :

1.  150.statcan.gc.ca>tbl1>tv.action et un article publié le 2 avril 2020 sur le site de Radio Canada.

2.  Le document intitulé Guide autosoins, distribué à chaque domicile par le gouvernement du Québec, page 4. 

3.  La Presse canadienne du11/11/2018, concernant la stérilisation de femmes autochtones, dénoncée par Kristy Kirkup.

► Le programme promu par Henry Kissinger s’appelait Memorandum-200. 

► En Inde, c’est d’abord sous l’ancienne présidente Indira Gāndhi, que le programme de stérilisation fut appliqué, supervisé par son fils Sonjay, entre 1976 et 1977. Puis sans eux, entre 2009 et 2012, ainsi qu’entre 2013 et 2014. 

► Au Pérou, les femmes autochtones furent massivement stérilisées, durant le régime du Président Fujimori.

☼ Le discours du Président des Philippines a été retransmis par Amnistie Internationale à ses membres. 

☼ Des témoignages de gens confinés en Argentine, ne pouvant travailler et qui ne seront pas compensés par l’État. (J’ai vécu dans ce pays, avec un époux toujours en lien avec ses compatriotes). 

☼ L’excellent discours de l’ancien Ministre des Affaires intérieures d’Autriche, Herbert Kickl : 

VIDÉO: L’ex-ministre de l’Intérieur autrichien dénonce la manipulation Covid19 devant le gouvernement

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Au Moyen-Âge, on cherchait à concilier le salut de son âme et l’appât du gain, comme en témoigne  la formule « Au nom de Dieu et du profit » qu’on trouve notée pour la première fois en 1253 dans un registre de comptabilité. L’Église tentait de modérer les appétits des commerçants sans se mettre à dos les élites urbaines. En même temps, elle encourageait ses ouailles à accepter leur sort. A l’époque, il n’y avait pas de statistiques et on ne parlait pas de productivité.

Capitalisme et esclavage

L’équilibre entre le matériel et le spirituel s’est progressivement rompu à mesure que l’Occident s’enrichissait, et que les grandes découvertes de la Renaissance ouvraient une nouvelle ère. C’est là que le capitalisme a pris son essor comme le montre Alain Bihr dans le premier tome (L’expansion européenne) de son histoire du Premier Âge du capitalisme (1415 à 1763). Il fallait des capitaux pour construire des caravelles et financer des expéditions qui pouvaient mettre des années à revenir ou même disparaître entièrement. C’est là aussi que l’exploitation « scientifique » des hommes et des ressources a commencé en Occident, avec la colonisation et l’esclavage.

Le rejet des valeurs du Moyen-Âge et le retour à celles de l’antiquité ont accompagné ces évolutions. La société romaine était très inégalitaire. Elle était basée sur l’esclavage, et les femmes n’avaient aucun droit. C’est pourtant ce modèle qui a inspiré les Pères fondateurs des Etats-Unis.

« Cela a commencé avant l’indépendance (1776), quand l’élite coloniale éprise de culture classique prétendait incarner l’idéal de la République romaine. L’identification avec la République romaine fut d’ailleurs si forte que Washington, la capitale que se choisirent les pères fondateurs de la République américaine, est truffée de références à Rome, à commencer par le siège du pouvoir législatif, le Capitole », nous explique Thomas Lepeltier.

Marché aux esclaves à Zanzibar, deuxième tiers XIXe.. Photo par Bojan Brecelj/Corbis. Source : Wikipédia.

Edward Watts, historien à l’université de Californie, rend ces inégalités responsables de la décadence étasunienne comme de celle de la Rome antique, dans son dernier ouvrage, Mortal Republic : How Rome Fell Into Tyranny (République mortelle : comment Rome est tombée dans la tyrannie), paru en novembre 2018, nous dit Marie Charrel :

« Les inégalités économiques et sociales sont un poison. Lorsqu’elles se creusent et ne sont pas traitées, elles font vaciller les régimes politiques. Et parfois elles mènent à leur chute… Edward Watts raconte comment, après des siècles de succès et de prospérité, la puissante République romaine a sombré dans l’autocratieAu fil des guerres et conquêtes, un cercle de nobles accumulent des richesses et se détournent de l’intérêt général. Ils pervertissent le système pour bloquer les réformes susceptibles de leur nuire. Une nouvelle classe d’hommes d’affaires prospère grâce au commerce et au crédit. Clientélisme et corruption se développent. »

Le système économique étasunien a sans doute dépassé son modèle en matière d’iniquité et d’amoralité, car outre qu’il a justifié le génocide des peuples indigènes, l’exploitation des hommes et des ressources y est devenue scientifique et systématique. Ainsi que nous l’explique Matthew Desmond, « le berceau de l’amoral capitalisme étasunien particulièrement impitoyable et débridé », est à rechercher dans « les champs couverts de mouches de Géorgie et d’Alabama, les maisons du coton, et les criées d’esclaves ».

Les méthodes de management moderne, qui donnent « une impression d’avant-garde », ont été élaborées dans les plantations où « les corps des esclaves et leurs tâches étaient gérés avec une exactitude rigoureuse » aussi bien au niveau individuel que collectif. Lorsqu’aujourd’hui, « un comptable déprécie un actif pour payer moins d’impôt ou lorsqu’un cadre intermédiaire passe l’après-midi à remplir des colonnes d’un tableau Excel, il reproduit des procédures qui ont leur source dans les camps d’esclaves ». Les esclaves, considérés comme du capital, étaient gérés statistiquement pour augmenter sans cesse leur productivité : « Tout est suivi, enregistré et analysé, via des systèmes de reporting vertical, de dossiers en partie double et de quantification précise. Les statistiques et les données semblent présider à chaque opération ». Tout était calibré, depuis la vitesse de progression des colonnes d’esclave dans les champs de coton, le poids de chaque panier, le nombre de paniers, et même les coups de fouet.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à s’enrichir grâce à l’esclavage. L’Angleterre, reine des mers, se taille la part du lion du commerce triangulaire. Ce sont les profits de ce commerce qui ont financé sa révolution industrielle, comme l’explique Marx :

« Ce fut la traite négrière qui jeta les fondements de la grandeur de Liverpool ; pour cette ville orthodoxe le trafic de chair humaine constitua toute la méthode d’accumulation primitive (…) En somme, il fallait pour piédestal à l’esclavage dissimulé des salariés en Europe, l’esclavage sans phrase dans le nouveau monde ».

La fabrique (plant) anglaise, dans laquelle les paysans, chassés de la campagne par le mouvement des enclosures, étaient exploités dans des conditions proches de l’esclavage, était en effet directement inspirée de la plantation, comme le confirme Robin Blackburn:

« En réunissant les travailleurs sous un même toit, et en les inféodant à une même discipline, les nouveaux employeurs industriels ont été en mesure de tirer profit de la coopération et de la surveillance – comme s’ils adaptaient le modèle de la plantation ».

Mais, bien évidemment, l’Occident, devenu riche, prospère et hégémonique, a, tel un arrogant parvenu, oublié l’origine rien moins qu’honorable de sa bonne fortune et attribué son développement économique à son « esprit entrepreneurial », ses innovations technologiques et « son ouverture au progrès et à la science ».

L’Occident en a conçu une foi absolue dans le progrès infini, la science invincible et la croissance triomphante à laquelle il a entrepris de convertir, de gré ou de force, toutes les nations et tous les peuples, jouant tour à tour de la main de fer de ses soldats et du gant de velours des droits de l’homme.

L’homme occidental, enivré de sa richesse et de sa puissance, s’est pris pour Jupiter. Et c’est dans cet état de toute-puissance absolue, d’auto-satisfaction sans faille et de mépris total pour le reste de l’humanité, que nous a surpris la « pandémie ».

On peut le dire sans crainte d’être lynché, maintenant que de plus en plus de médecins osent avouer à la TV que l’épidémie est finie, le monstre, qui nous a tous terrorisés par le biais des médias stipendiés, a finalement accouché d’une souris. Et pourtant, tout est détruit. Telle la statue de Saddam Hussein, il a suffi d’une petite poussée pour nous faire tomber de notre piédestal.

Comment est-ce possible, nous demandons-nous, ébahis ?

Eh bien ce n’est pas l’épidémie qui nous a vaincus. Elle n’a été qu’un révélateur. Nous sommes tout simplement tombés sous le poids de nos aveuglements, de nos contradictions et de nos excès.

Le risque zéro

Comme l’explique David Cayley, Ivan Illitch ne souscrivait pas à l’idée du progrès infini. Il pensait qu’à moment donné apparaissait nécessairement « dans toute forme d’institution, de bien ou de service, ce qu’il appelait une certaine contre-productivité. Il y avait « en chacun d’eux un seuil, un point limite, au-delà duquel ils se trouvaient en excès et dysfonctionnels ». Il avait choisi la santé comme exemple. Il pensait qu’à force de vouloir couvrir tous les risques dans une société où la mort est vue comme un échec, au lieu d’être une chose naturelle, « l’intervention médicale perdrait du terrain face à ses objets, et serait plus nuisible que bienfaisante ».

J’ai moi-même expliqué dans un article du 6 avril dernier intitulé La Bourse ou la vie ou Comment l’obsession du profit tue le profit, comment Macron en voulant à toutes forces sauver les profits du CAC 40, n’avait sauvé ni l’économie, ni les Français.

Yvan Illitch considérait la « prévention des risques », comme « l’idéologie la plus religieusement célébrée de l’époque », mais

« le risque est une construction statistique qui appartient au domaine des populations. Le risque ne laisse pas de place aux expériences individuelles ou aux jugements pratiques. Le risque vous annonce simplement ce qui arrivera en général » nous explique David Cayley.

« Le risque est un « concept strictement mathématique. » Il n’appartient pas aux personnes mais aux populations – personne ne sait ce qu’il arrivera à telle ou telle personne, mais ce qui attend l’agrégat de ces personnes peut être exprimé par des probabilités ».

Le risque zéro est une chimère. Mais ce n’est pas étonnant, notre société s’est spécialisée dans la poursuite de chimères : une vie sans fin, une croissance sans fin, un progrès sans fin, une productivité sans fin, des profits sans fin.

Contrôler l’incontrôlable

David Cayley résume bien le dilemme dans lequel nous nous sommes enfermés :

« L’effort massif et coûteux déployé pour endiguer et limiter les maux causés par le virus est-il le seul choix qui s’offre à nous ? Cet effort est-il une sorte de réponse évidente, inévitable, dictée par la simple prudence, afin de protéger toutes les personnes les plus vulnérables ? Ou bien n’est-il pas une forme désastreuse, qui cherche à contrôler ce qui est clairement hors-contrôle ? Un effort qui doublera les dégâts provoqués par la maladie d’autres problèmes, qui auront une incidence dans un futur plus ou moins éloigné ? »

Poser la question, c’est y répondre. Et comment cherchons-nous à contrôler l’incontrôlable ? Par la science, la norme, la statistique, les probabilités, les sondages, les courbes, les tableaux, les chiffres, les nombres. On traite « de plus en plus des cas particuliers comme des cas généraux, comme représentants d’une catégorie ou d’une classe, plutôt que comme des situations délicates uniques ».

Nous ne sommes plus des êtres humains, nous sommes des corps sans âme, des corps en série :

« Le monde qu’Illich redoutait, se trouve là, sous nos yeux, cela ne fait aucun doute. Un monde d’êtres sans corps qui traversent des espaces hypothétiques, un monde où l’urgence est permanente et où la prochaine crise n’est jamais bien loin, un monde où le babillage permanent de la communication a poussé le langage dans ses retranchements, un monde où la science étroite est devenue impossible à distinguer de la superstition. »

On pense au biopouvoir de Michel Foucault.

« C’est un type de pouvoir qui s’exerce sur la vie : la vie des corps (pour les discipliner)  et celle de la population (pour la contrôler). Il a pris le relais du gouvernement des âmes exercé par les ministres de l’Église et du droit de vie ou de mort du monarque absolu. L’élément commun au corps et à la population, c’est la norme. La norme statistique. C’est elle qui fait en sorte que ce biopouvoir s’exerce, de manière rationnelle, à la fois sur un ensemble statistique (une collectivité) et sur un individu/un particulier ».

La norme, la courbe et la statistique dominent le discours sur le coronavirus, ainsi que le montre un article de The Conversation, De la difficile équation entre science et politique, qui porte sur le rôle joué par « la modélisation statistique des dynamiques d’épidémies » dans les efforts de l’Office parlementaire scientifique pour analyser et commenter l’évolution de l’épidémie.

Dans le chapitre « Quand un paramètre mathématique devient un enjeu sanitaire », on apprend que « Si l’immunité collective n’est pas au rendez-vous, et tant qu’un vaccin n’est pas disponible, le contrôle de l’épidémie passe par une diminution du coefficient de reproduction R₀ ». C’est un «  enjeu de vie ou de mort pour notre système de santé collectif » car « de la valeur du coefficient, dépend la croissance du nombre de cas, et la possible saturation du système » mais malheureusement « sa mesure est fort délicate ».

En fin de compte, l’auteur n’a qu’une seule certitude : « Pour contenir R₀, il faudra garder des mesures contraignantes ». Mais que tout cela ne vous empêche pas de faire confiance aux scientifiques, qui « au-delà de leurs saines controverses, se chargeront de comparer les expériences de différents pays, et d’en tirer tous les enseignements. Attentifs à rester fidèles, dans toutes les situations, à l’idéal humaniste et universaliste qui sous-tend toute la science ». En réalité la statistique mais science sonne mieux.

Notre maître à tous ne nous montre-t-il pas l’exemple ? « Dès le 12 mars, dans son adresse aux Français, Emmanuel Macron donne le ton : « Un principe nous guide pour définir nos actions (…) : c’est la confiance dans la science ». Ou plutôt dans la statistique : « La première des sciences inexactes », selon Edmond et Jules de Goncourt. Vous vous rappelez des prédictions alarmantes qui ont inspiré les choix d’Emmanuel Macron, de Donald Trump ou de Boris Johnson ? Eh oui, il parait que ce sont les prédictions complètement fantaisistes de l’épidémiologiste britannique Neil Ferguson qui sont responsables du désastre…

Mais cela n’empêche pas le mathématicien, Cédric Villani, de se vanter de ce que « Le nouveau groupe Ecologie, démocratie, solidarité s’appuiera sur la science ». Pour lui, « s’appuyer sur la science va au-delà de l’écologie mais s’applique à toute la vie publique. La science est indispensable au conseil politique« .

Continuons donc à faire toujours plus de la même chose, cela nous réussit si bien…

De toute façon, il y a longtemps que les Autorités ne se préoccupent plus de la réalité. Macron ne vient-il pas de nous affirmer que nous n’avions « jamais été en rupture de masques », après nous avoir assuré que tout allait changer à l’hôpital : fini les coupes budgétaires et les tableaux excel !

Peu importe que sur le terrain ce soit tout le contraire, comme nous l’indique Politis,

« Si, de concert, Emmanuel Macron et Olivier Veran ont annoncé l’ouverture de discussions pour remettre en question le système de gestion hospitalière, force est de constater que celui-ci a la vie dure. Les réflexes budgétaires reprennent dans certains hôpitaux qui voient la pression monter sur les reprises d’activités. Une pression qui s’appuie sur un outil désormais bien connu : le tableau Excel … Censés donner une image de l’activité d’un service, ces tableaux Excel sont surtout l’outil d’une gestion budgétaire et d’une pression de rentabilité ».

Quant à la promesse de cesser de couper les vivres à l’hôpital, Marianne a vite douché nos espoirs : 2,6 milliards d’économies : comment le gouvernement Macron a continué d’essorer les hôpitaux.

Liberté et santé publique

Pendant que nous courons à l’abîme derrière des dirigeants hors-sol, empêtrés dans des habitudes et des croyances mortifères, pendant que nous laissons nos aînés mourir seuls dans les Ehpad pour le plus grand désespoir de leurs proches, il y a des pays, en Europe même, qui se comportent de manière pragmatique, empirique, et qui ont de bien meilleurs résultats que nous :

« La Grèce est un pays que nous regardons de haut dans l’Union. C’est la population la deuxième plus âgée de l’Union, 55% des Grecs sont en surpoids ou obèse, l’hôpital compte 4,2 lits pour 1000 habitants (8 en Allemagne), et depuis 2009, 18 000 médecins ont quitté le pays. Et c’est un pays sans véritable frontière simple à fermer. Tout pour être la victime désignée du Covid-19. Or, la Grèce, au 23 avril 2020, compte 12 morts par million d’habitants, contre 68 pour l’Allemagne, 178 pour la Suisse, 267 pour la France, 415 pour l’Italie. Aux premiers signes de maladie, chloroquine et l’antibiotique azithromycine sont prescrits, des médicaments à coût très bas.

De fait, les Grecs ont suivi les recommandations du Pr Raoult, des recommandations pour pays pauvres. La France recommande de rester chez soi en cas de fièvre … qui doit disparaître en quelques jours … puis en raccourcis de se rendre à l’hôpital … devenu exsangue. C’est une démarche de pays riche. Si l’expression « pays pauvre » gêne, il faut la remplacer par « start-up ». Les start-up se débrouillent avec les astuces et moyens du bord, les grandes entreprises se réfèrent à des processus … et ne savent plus innover ».

En France, nous préférons nous désoler de ne pas avoir de traitement et sortir étude sur étude pour prouver – plus ou moins malhonnêtement, comme le montre cet article de France-soir – que le professeur Raoult est un charlatan…

« Il est possible que d’ici un mois, il n’y ait plus de cas du tout dans la plupart des pays tempérés », déclare le scientifique dans une vidéo, filmé par son équipe. PHOTO AFP – AFP

Source de la photo : La voix du Nord

Il y a moins de morts là où on a appliqué son traitement ? Quelle importance, puisque, selon la TV, les statistiques disent le contraire…

De toute façon, morts ou vifs, on est sous contrôle. La pandémie a été l’occasion de tous nous mettre « sous surveillance bio-numérique 24h/24h ». On le craignait, Paul B. Preciado nous le confirme :

« Il faut sortir de cette fausse dialectique entre liberté et santé publique, mais plutôt comprendre comment la santé publique implique aussi une gestion des corps, une régulation, une spatialisation des pouvoirs très stricte et que ce sont ces régulations du corps et cette spatialisation du pouvoir qui sont en train de changer aujourd’hui. Nous vivons une mutation planétaire des paradigmes qui est semblable à celle que nous avons vécue au 15ème siècle, le passage d’une société orale à une société écrite, avec l’invention de l’imprimerie. Au moment des changements de paradigmes, on invente des nouvelles techniques de subjectivation. Dans cette transition de la culture orale à la culture écrite, il a fallu faire apprendre aux gens à rester assis, en silence, apprendre à lire. Pour Foucault, cela a pu se produire grâce aux expérimentations qui ont eu lieu dans les cellules monastiques. Aujourd’hui, on rentre à l’intérieur de nouvelles cellules monastiques, qui sont numériques, on y sera sous surveillance bio-numérique 24h/24h. Ça a été mis en place pendant le confinement avec la demande de rester dans nos intérieurs, qui sont électrifiés et numérisés. »

Pour conclure, je me joins au cri de révolte de cette médecin allemande, Katrin Korb :

« Depuis le début de cette crise du coronavirus nous sommes maintenus en état de choc par des messages si terrifiants que nous ne pensons même pas à les mettre en doute. Nos gouvernements nous disent que des millions vont mourir si nous ne nous protégeons pas : Nous savons ce qui est mieux pour vous car nous avons des experts. Vous ne pouvez pas décider pour vous-mêmes, vous êtes trop bêtes. Nous devons vous isoler, suspendre vos droits, vous réduire au silence avec un masque, mais c’est pour votre protection.

Le mantra des autorités est que nous ne pourrons pas revenir à la normale tant qu’il n’y aura pas de vaccin. Ça prend normalement des années de mettre un vaccin au point, mais là ils font déjà des essais sur les humains. Je ne me ferai pas vacciner, je ne ferai pas vacciner mes enfants et je conseillerai à mes patients de ne pas se faire vacciner. La Constitution ne dit pas que nous avons droit à la santé mais droit à l’intégrité physique. Un vaccin douteux est une atteinte à cette intégrité.

 La victoire sur la peur est la voie pour sortir de cette crise. Les gens positifs, qui ont des amis et mènent une vie saine ne tombent pas malades facilement. Et quand vient l’heure, ils s‘unissent à la mort, sachant que c’est ainsi que la vie se termine en ce monde. Vous ne pouvez pas faire peur à de telles personnes, vous n’avez aucun pouvoir sur elles. Ce corps n’a été qu’emprunté, un jour je vais le rendre mais tant que je vis dans ce corps, que je pense, ressens et agis, c’est mon corps. J’en suis responsable et personne d’autre ».

Dominique Muselet

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Cet article a été publié initialement par le site salaireavie.fr
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La médecin allemande Katrin Korb discute du COVID-19, du confinement et du vaccin lors d’une manifestation à Oldeburg.

Vous trouverez ci-dessous la transcription de son discours.

***

Chers concitoyens,

Je suis heureux de pouvoir me tenir ici aujourd’hui. Je m’appelle Katrin Korb, j’ai trois enfants et je suis médecin ici à Oldenburg.

Je suis ici parce que je me sens responsable de la santé de mes parents, de mes enfants et de moi-même.

Je suis ici parce que je suis furieuse contre les tentatives de contrôler davantage les gens, en les attaquant avec la peur. Je ne suis pas sûre de ce qui se passe exactement, même si je suis sûre que cela a un rapport avec l’argent et le pouvoir.

 

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Dans une interview récente du docteur Jérôme Munyangi sur l’artemisia dans le traitement du paludisme, publication de mondialisation.ca que j’ai partagée sur ma page LinkedIn, je me posais la question de savoir qu’elle est la responsabilité des gouvernements africains dans ce dossier de l’utilisation de l’artemisia pour enrayer le paludisme sur le continent africain malgré l’opposition de l’organisation mondiale de la santé (OMS)?

Quelques jours après ce partage de publication, c’est de Madagascar que nous vient une nouvelle inédite à laquelle personne ne s’attendait : l’arrivée de Covid-Organics. Il ne s’agit pas seulement du traitement du paludisme, mais d’une décoction pour traiter du Covid-19, la pandémie actuelle à laquelle notre planète est confrontée.

Dans les deux cas de traitement (le paludisme et le Covid-19), l’opposition de l’OMS est claire et nette. L’artemisia (sous les formes présentées par les Africains), ne saurait être la solution à ces deux maladies auxquelles notre humanité fait face. Cette opposition de l’organisation onusienne, suscite beaucoup d’incompréhensions de la part des observateurs. Entre autres, certains se demandent pourquoi une solution ou une piste de solution visant à résoudre un problème mondial serait-elle rejetée par une instance dont le mandat est de travailler à la santé des populations de notre planète? Face à cette question, des spéculations vont bon train. 

La polémique

Pour certains, les remèdes à base d’artemisia tels que présentés, valent la peine d’être essayés au lieu de laisser les humains mourir -par le paludisme et/ou par le Covid-19-. D’autres vont jusqu’à taxer l’OMS d’être une caisse de résonance des grandes puissances Occidentales tout en dénonçant l’institution internationale de mépris pour les chercheurs malgaches voire africains. 

Dans certaines capitales africaines, l’on se demande pourquoi l’OMS ne s’associerait-elle pas avec les scientifiques malgaches pour organiser des essais cliniques et avoir des résultats scientifiques à faire valoir au lieu de demander à ce petit pays de l’Océan Indien de produire seul les dites preuves?

L’on se rappelle de la polémique à propos de la Chloroquine avec le Dr. Raoult; certains pays en Afrique par exemple, n’ont pas attendu des essais cliniques venant de la France pour administrer le traitement défendu par le médecin chercheur marseillais. Car il s’agissait de sauver des vies humaines. Autrement dit, il y a urgence et il faut parer au plus pressé pour sauver des vies au lieu de verser dans la polémique. L’OMS devrait se rapprocher plutôt de Madagascar pour travailler à établir les preuves scientifiques, surtout qu’il s’agit d’un pays dit sous développé, donc avec des moyens limités. 

Dans cette polémique, certains Africains soulignent qu’il faut absolument des preuves scientifiques  quelle que soit l’urgence. Selon eux, nombre de malades guéris du Covid-19 (105 sur 171 à la date du 11 mai 2020 à Madagascar) ne saurait être une preuve scientifique suffisante pour une homologation et une utilisation à grande échelle des remèdes proposés par la Grande Ile.

Dans la réalité, l’organisation mondiale de la santé elle-même parle de prudence. Pour elle, le Covid-organics ne saurait être utilisé pour le traitement des populations sans les tests scientifiques. La représentante de l’OMS pour l’Afrique Dr. Matshidiso Moeti affirme que « même lorsque des traitements sont issus de la pratique traditionnelle et de la nature, il est primordial d’établir leur efficacité et leur innocuité grâce à des essais cliniques rigoureux » Selon elle, même si « des plantes médicinales telles que  l’artemisia annua sont considérées comme des traitements possibles du Covid-19, des essais devraient être réalisés pour évaluer leur efficacité et déterminer leurs effets indésirables ».

Dans une interview à deux médias français le 11 mai 2020, le président malgache Andy Rajoelina a répondu à l’OMS sur l’efficacité de son Covid-organics tout en dénonçant la condescendance des institutions internationales, plus précisément, l’OMS envers la médecine et les recherches africaines. 

De cette polémique et de cette réponse du président malgache, que pouvons-nous retenir pour le développement de notre continent?

Le président Malgache Andry Rajoelina buvant la décoction de Covid-organics (photo-Alliance/dpa)

Des solutions locales pour une pandémie globale : Une opportunité pour l’Afrique…

En ce qui nous concerne, la crise sanitaire avec son prolongement en crise socio-économique que traverse actuellement l’humanité devra être pour l’Afrique une opportunité. Une opportunité pour le continent noir de prendre conscience de ses potentialités. Une prise de conscience qui ne doit laisser aucun de ses fils et filles indifférents. À mon humble avis, si la crise est mondiale, les solutions devront d’abord être locales et endogènes.

Les dégâts causés ça et là, justifient ma prise de position selon laquelle les solutions devront être d’abord locales. Alors que nombre, surtout à l’extérieur de l’Afrique prédisaient le chaos pour notre continent, la catastrophe ne s’est pas [encore] produite, au moins pour l’instant.

L’Afrique semble se porter mieux et travaille assidûment pour contrer les effets de la pandémie. À la date du 12 mai 2020, les statistiques affichées (67 957 cas confirmés de coronavirus, et 2 340 décès) confirment bien que l’Afrique s’en sort plus ou moins bien par rapport à d’autres pays dits développés (Canada : 71 200 cas environ avec 5200 décès, France : 178 500 cas environ dont 27 000 décès) et par rapport au reste du monde (4 300 000 de cas pour 290 000 décès), malgré la faiblesse dit-on du système sanitaire de l’Afrique.

Cette faiblesse du système sanitaire, est à mon avis, une raison de plus pour justifier la mise en œuvre [l’idée] des solutions locales.

Pendant que l’Occident s’efforce avec ses méthodes dites modernes, le continent noir se tourne vers sa phytothérapie traditionnelle. La coopération scientifique entre le Burkina Faso et le Bénin pour la mise en œuvre d’essais cliniques sur un phyto-médicament, l’Apivirine, mis au point par le docteur Agon, est un exemple de solution locale à cette pandémie. Au Cameroun, Monseigneur Samuel Kleda, archevêque [métropolitain] de Douala et son équipe travaillent sur une phytothérapie locale et mettent gratuitement à la disposition des malades une décoction curative du Covid-19.

Bien que des efforts restent à fournir pour convaincre de leur efficacité, toutes ces initiatives ô combien salutaires sur le continent africain, sont à mettre au compte des efforts de solutions locales et endogènes.

N’avons-nous pas l’habitude, en tant que citoyens, de nous soustraire des erreurs commises par le passé, en n’accusant que nos dirigeants, nos gouvernants et autres?

Cette crise nous donne l’occasion de redire que nul ne sera de trop et que nul ne doit se soustraire pour apporter sa contribution. Le développement de l’Afrique incombe à tous ses fils et filles sans exception. Que nous soyons de l’intérieur ou de la diaspora, que nous soyons lettrés ou illettrés, intellectuels ou analphabètes, paysans ou artisans, commerçants ou autres, le continent a besoin de tous ses fils pour rebondir. Et cette crise nous en donne l’opportunité. Comme le rappelle bien la métaphore de la jarre de Ghézo (roi du Danhomê 1818–1858), si tous les fils et filles du continent venaient boucher, à l’aide de leurs doigts la jarre trouée, celle-ci pourra retenir de l’eau de boisson indispensable à la survie de l’espèce humaine, donc du continent.

… en collaboration avec le reste du Monde

S’il est primordial pour l’Afrique de travailler à trouver des solutions locales et endogènes à la situation d’une crise globale, la collaboration avec le reste du monde n’est pas à exclure. Cette crise nous donne l’occasion de comprendre que l’humanité a un destin commun. N’avons-nous pas appris, rien qu’avec le confinement, que nous sommes tous (nantis et pauvres, développés et sous développés) logés à la même enseigne? Et que les problèmes auxquels l’humanité fait face, mérite une collaboration pour leur résolution. 

Sur le plan micro-économique par exemple, il faut un rééquilibrage des efforts des uns et des autres (que les nantis participent plus aux efforts de développement et d’épanouissement des faibles sans se faire imposer comme il est malheureux de le constater jusqu’à date. Par Exemple pour la répartition des ressources nationales : Les gros salaires des président-directeurs au détriment de ceux qui font les vrais travaux à la base.

« Que les cerveaux pensent plus aux gros bras ». On peut citer comme exemple, les cas de l’Allemagne et du Japon au sortir de la deuxième guerre mondiale, où les plus nantis ont été taxés de 50% (en Allemagne) jusqu’à 90% (au Japon) de leur revenu, pour relancer l’économie et lutter contre les inégalités sociales. Autrement dit, repenser le système des transferts sociaux pour corriger les inégalités. 

Sur le plan macro-économique, le système du modèle économique qui veut que les ressources soient tirées des pays du Sud et les transformations se fassent dans les pays du Nord avec des valeurs ajoutées qui ne profitent qu’aux pays dits développés doit être repensé. Autrement dit cette mondialisation qui ne profite qu’aux pays développés tout en laissant le reste du monde en rade doit être revisitée.

Dans cette optique, l’économiste togolais Kako Nubukpo, rappelle aux Africains que la « perpétuation d’une insertion primaire du continent au sein du commerce international est proprement mortifère». Il souligne que «l’urgence pour l’Afrique, c’est la transformation sur place des matières premières, qui seule est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois et de diversifier la base productive de l’économie. C’est de cette manière que l’Afrique pourra alimenter son futur marché intérieur de plus de 2 milliards d’habitants grâce à sa propre production et réduire sa vulnérabilité vis-à-vis du reste du monde».

Sur le plan sanitaire, comme constaté et fortement médiatisé, le système sanitaire des pays africains mérite une attention toute particulière. Le système sanitaire dans notre monde reste à développer surtout dans les pays du Sud (les pays du Nord ne sont pas épargnés non plus) mais surtout dans les pays africains, où les dirigeants, au moindre mal de tête, prennent l’avion pour se faire soigner en Occident, alors qu’ils ont la possibilité de construire et d’équiper les hôpitaux dans leur propre pays.

Quelques leçons de la pandémie donnant des opportunités pour l’Afrique. 

Il a été constaté pendant cette pandémie du Covid-19, l’importance de l’outil Internet. Les vidéos conférences ont pris de l’avance sur les réunions en personne pour cause de confinement, de la distanciation physique et de la non-disponibilité des moyens de transport. Les réseaux sociaux ont fonctionné à plein régime.  Ainsi donc, un exemple de changement direct du Covid-19 dans notre vie serait : l’importance accrue de l’internet. Les gouvernements des pays africains sont plus que jamais convaincus qu’ils étaient sur la bonne voie. Celle d’investir dans les infrastructures des connexions Internet. Cet effort doit être poursuivi.

Sur le plan philosophique, moral, humain et écologique, il nous faudra « plus d’humilité pour que vive notre humanité ». Cette pandémie vient de nous révéler notre vraie nature : la nature humaine. Un élément de l’écosystème qui n’est pas plus important que les autres éléments de la nature auxquels nous devrons respect et protection. L’Afrique doit éviter les erreurs commises par les autres nations dans le domaine de la protection de la nature.

Une autre leçon forte et marquante de cette pandémie est la force du contact humain. Les rapports entre les humains sont très importants. Cette leçon a été révélée par les nombreux cas de dépressions rapportés par les spécialistes des sciences sociales notamment les psychologues. D’ailleurs la difficulté du confinement en Afrique tel imposé en Europe, illustre bien l’importance des rapports humains dans nos sociétés africaines.

On a vu qu’en Afrique, le confinement n’est pas possible comme il a été demandé en Occident par exemple. Au Bénin on a parlé de barrière de sécurité ou de zone sanitaire pendant qu’au Mali et au Niger, il s’est agi de couvre-feux et de confinements allégés. Tout ceci montre la diversité de nos sociétés et la nécessité de tenir compte de cette diversité dans les politiques de développement et des relations internationales. Néanmoins, malgré le succès des réunions par vidéo conférence, on comprend bien qu’elles ne peuvent pas remplacer les convivialités des réunions en personnes. Ces e-réunions sont intéressantes pour régler des urgences, limiter les déplacements, réduire la consommation énergétique et autres. Mais elles manquent de chaleur humaine qui est l’une des caractéristiques de notre société humaine.

Outre l’importance de la nature (environnement) cette crise a permis de jeter un regard d’empathie sur nous mêmes. Un regard sur l’essentiel dirait l’autre. Ce que nous sommes réellement : des humains, avec nos forces, mais surtout sur nos limites. C’est l’occasion de penser à nous en tant qu’humain, mais surtout en tant que citoyen. « Que le citoyen reprenne sa citoyenneté », s’implique davantage dans le mode de fonctionnement et surtout dans la gouvernance de sa localité. Remettre l’humain au centre de tout au lieu de laisser les mégastructures étatiques gouverner le monde.

Que les préoccupations de la ville de Wuhan (en Chine) par exemple, soient d’abord l’affaire des citoyens de Wuhan et que celles de Savalou au Bénin soit réglées d’abord par les populations locales de Savalou. Que des mégastructures étatiques comme l’OMS, l’ONU… soient modérées dans leurs approches de généralisation et de « solutionnement » des problèmes de la planète.

Sur le moyen et long terme, l’après Covid-19 sera fait de rêves, de souhaits, de discours et même d’utopies dans beaucoup de domaines (culture, santé, sociale, économie, écologie…) de l’intervention humaine. Il nous faut éviter les erreurs du passé. Par exemple, entre mars et avril 2020, il y eu 33 millions de chômeurs aux États-Unis et plus de 3 millions au Canada.

Les gouvernements se sont vus obliger de débourser de fortes sommes d’argent à leurs citoyens pour lesquels ils refusaient de payer de petits avantages financiers que réclamaient les syndicats un mois plus tôt. C’est le cas en Ontario, une province du Canada, où les enseignants étaient en grève le mois de février 2020 pour des revendications salariales. Le gouvernement conservateur de Doug Ford, qui refusait de satisfaire ces revendications corporatives, a dû débourser des millions de dollars pour payer ses enseignants forcés de rester à la maison depuis bientôt trois mois. Que ces exemples inspirent nos dirigeants en Afrique pour un mieux-être partagé sur le continent.

Comme le signale Achile Mbembé, philosophe, politologue et écrivain camerounais, le Covid-19 est un « symptôme de notre course folle vers le néant ». Il nous faut réinventer l’économie locale, se baser sur ce qui existe chez les populations et non sur ce qui est exporté. (Quoique ce qui est exporté a son mot à dire). Il s’agit d’une crise de civilisation quoique ce soit d’abord une crise sanitaire et il faut réinventer notre mode de vie. Il nous conseille de revoir le rapport intra-sociétal.

«Demain ne saurait être simplement une répétition d’hier. Ce dont l’Afrique a besoin, c’est d’une grande transition. La prospérité n’est pas synonyme de ponction indéfinie des corps humains et des richesses matérielles. Elle est affaire de qualité des liens sociaux, de sobriété et de simplicité. L’impératif aujourd’hui est à la décélération et à la désaddiction. Un tel programme suppose que nous élaborions ensemble, à petite échelle, des actions de relocalisation de l’économie».

Cette nouvelle économie doit être orientée vers « les besoins locaux, ceux de premières nécessités. Car, c’est à travers la satisfaction des besoins de premières nécessités que nous restaurerons à tous la dignité perdue. Réhabiliter la localité exige, de son côté, de soutenir les pratiques de résilience territorialisées dont regorge le continent».

En Afrique et pendant très longtemps, «l’État a été, et est encore dominé par une classe de prédateurs qui utilisent leurs positions de pouvoir au sein de la bureaucratie pour maximiser des profits personnels. Dans sa formule actuelle, l’État ne réinvestit guère dans l’entretien et le renforcement des capacités génératives des communautés». Tout cela doit changer pour que le continent prenne sa place dans le concert des nations.

Le philosophe, écrivain sénégalais Felwine Sarr décrit la crise actuelle comme une crise « antropocène » (signifie littéralement « l’âge de l’Homme ». Ère géologique actuelle se caractérisant par des signes visibles de l’influence de l’être humain sur son environnement, en particulier sur le climat et la biosphère). « Elle résulte de nos modes de vie, de la dévastation de la biodiversité et de la réduction de l’habitat naturel d’espèces non humaines ». Il souligne que la pandémie « nous montre la nécessité radicale de changer notre rapport à l’écologie, la surconsommation et les excès économiques et industriels.» Pour donner une chance sérieuse aux générations montantes, le continent africain doit tirer grandement leçon de cette orientation malencontreuse prise par d’autres sociétés, plus précisément les communautés dans les pays occidentaux.

 Le développement et l’indépendance réelles du contient sont à ce prix. Autrement dit, dans la recherche et la mise en œuvre des solutions endogènes et locales. Souhaitons vivement que cette option de lucidité sera celle de l’Afrique dès maintenant, pour que vive cette humanité dont elle est le berceau.

Sovi L. Ahouansou

 

Références : 

https://www.aa.com.tr/fr/afrique/covid-19-loms-pr%C3%A9vient-contre-ladoption-du-covid-organics-sans-tests-scientifiques-/1833700

https://www.bbc.com/afrique/region-52584844 

https://www.lepoint.fr/afrique/madagascar-ce-que-l-on-sait-sur-le-covid-organics-09-05-2020-2374816_3826.php  

https://www.camer.be/80331/13:1/cameroun-covid-19-yaounde-sabreuve-a-la-source-mgr-kleda-cameroon.html (13/05/2020)

http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200507-l-afrique-post-covid-19-la-grande-transition (12/05/2020)

 https://www.seneplus.com/societe/les-europeens-sinquietent-pour-nous-et-nous-nous-inquietons-pour (interview de Felwine Sarr à TV5 Monde le 30/04/2020)

 https://www.jeuneafrique.com/917053/economie/tribune-et-si-le-coronavirus-etait-une-chance-pour-les-economies-africaines/ (consulté le 14/05/2020)

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Les chiens aboient et la caravane persane passe!

mai 25th, 2020 by Bruno Guigue

Des matamores de Washington qui disent que « toutes les options sont sur la table » pour empêcher les pétroliers iraniens de rejoindre le Venezuela ; Téhéran et Caracas qui annoncent qu’ils sont « prêts à tout » pour défendre leur droit légitime à emprunter les routes maritimes internationales et à coopérer pacifiquement dans le domaine des hydrocarbures ; des navires iraniens qui parviennent à bon port sous escorte vénézuélienne, au nez et à la barbe des bellicistes de Washington ; le chef de la diplomatie chinoise qui déclare, le même jour, qu’un « virus politique » s’est déclaré aux États-Unis, où l’administration Trump semble décidée à mener une « nouvelle guerre froide ».

Un Trump en état d’hystérie pré-électorale qui accuse la Chine des turpitudes les plus invraisemblables pour se disculper de sa nullité et de son irresponsabilité criminelles dans le traitement de la crise sanitaire ; des fuites au plus haut niveau qui laissent entendre que les États-Unis envisagent de reprendre les essais nucléaires, quelques jours après avoir annoncé leur retrait d’un nouvel accord de limitation des armements au grand dam de leurs alliés européens ; ces mêmes alliés, eunuques patentés de la géopolitique, réduits au rôle de spectateurs impuissants d’un bellicisme US dont ils sont les complices masochistes depuis des années et qui leur revient aujourd’hui en pleine figure.

Quand tout arrive de la sorte, en même temps, on se dit à la fois que tout reste comme avant et pourtant que tout est train de changer.

Tout reste comme avant parce que les États-Unis sont fidèles à eux-mêmes : la ploutocratie génocidaire qui se prend pour la nation élue de Dieu obéit à cette pulsion impériale qui la pousse à vouloir réduire à néant quiconque défie sa suprématie. Elle étale les breloques de luxe de son matériel militaire sur tous les continents et pratique une intimidation à grande échelle au moyen des 700 bases militaires qu’elle a réparties sur la surface du globe. Mais comme ça ne suffit pas à empoisonner la vie des autres nations, il faut encore qu’elle tente de détruire par inanition, en leur coupant les vivres, celles qui osent manifester la moindre velléité de résistance.

Véritable maniaque du blocus, cette arme des lâches qui n’hésitent pas à priver des enfants de médicaments pour accroître leur puissance, la nation exceptionnelle dont le Tout-Puissant a fait don à l’humanité est aujourd’hui la seule au monde, et la seule dans l’histoire, à imposer des sanctions économiques à 39 pays ! Cibles privilégiées de cet empire du crime, l’Iran et le Venezuela lui font un formidable bras d’honneur, mais ne mésestimons pas le danger : l’Amérique est un gigantesque arsenal contrôlé par des sociopathes qui rêvent de domination planétaire. Elle utilise l’arme économique faute de pouvoir employer la force armée ; et sa capacité de nuisance n’a d’égale que son obstination à vouloir plier le monde à ses désirs.

Et pourtant on se dit aussi que tout est en train de changer. Car lorsque l’impérialisme se contente d’aboyer au lieu d’agir, c’est qu’il est au bout du rouleau. Les bouledogues du Pentagone peuvent toujours montrer les crocs : pendant qu’ils aboient, la caravane pétrolière en provenance des montagnes perses atteint les rivages de la Caraïbe. Ils peuvent toujours débarquer des mercenaires dans une nouvelle Baie des cochons, cette expédition de ribouldingues est vouée à se fracasser sur les forces bolivariennes. Nouveau bégaiement de l’histoire, qui montre que la coalition des nations souveraines n’a pas perdu sa capacité de résistance à l’impérialisme. La caravane pétrolière qui relie Téhéran à Caracas symbolise l’alliance des vieilles nations historiques (Russie, Chine, Iran) et des jeunes nations issues de l’effondrement du colonialisme, dont la Syrie et le Venezuela représentent aujourd’hui le prototype. Adossée à l’alliance continentale russo-chinoise, elle risque de donner du fil à retordre aux fauteurs de guerre reconvertis en fauteurs de blocus.

Bruno Guigue

Image en vedette : Capture d’écran à partir d’une carte : Un pétrolier iranien est arrivé dans les eaux du Venezuela.«Des produits pour faire marcher les raffineries », almanach.com, le 24 mai 2020.

Cuba – Henry Reeve, « capitaine de brigade »

mai 25th, 2020 by Luciano Del Sette

Le personnage. 

Anti-esclavagiste confédéré, révolutionnaire cubain. C’est son nom que porte la Brigade de médecins cubains venue au secours de l’Italie au moment le plus critique de l’urgence Covid-19.

George W. Bush, le président qui utilisait les jumelles à l’envers, n’arriva pas cette autre fois non plus, à voir plus loin que le bout de son nez républicain et férocement anti-communiste. Cette fois-là c’était le 30 août 2005. L’ouragan Katrina avait submergé les State (États-Unis)  emportant avec lui 1800 morts rien qu’à New Orleans, réduite à un amas de décombres et de boue. 

« Des médecins et des infirmières de la Brigade médicale internationale Henry Reeve de Cuba posent avec un portrait du défunt leader cubain Fidel Castro alors qu’ils font leurs adieux avant de se rendre en Italie, durement touchée, pour aider à lutter contre la pandémie de coronavirus COVID-19, à l’Unité centrale de coopération médicale de La Havane, le 21 mars 2020. » Photo: Yamil LAGE / AFP via Getty Images. Source : commondreams.org

De Fidel

C’est là que George “Dabeliou” reçut un appel téléphonique inattendu. Au téléphone, Fidel Castro prêt à lui offrir une Brigade de 1586 médecins choisis parmi les milliers qui, Cubains ou pas, apportaient leur aide dans le monde. La santé publique avait été dès le départ une des priorités du nouveau gouvernement, et en quelques années le service sanitaire à Cuba était devenu partout synonyme d’excellence. En 1960, le tremblement de terre de Valdivia, au Chili, le plus grand jamais constaté par son intensité, avait poussé Fidel à lancer un projet d’internationalisme médical sur une base strictement volontaire.

Aujourd’hui ce réseau peut compter sur 55.000 médecins, dits premiers répondants, qui jusqu’à présent sont intervenus dans environ 70 pays. Depuis 1999, la formation des volontaires se fait à l’Elam, la Escuela Latinoamericana de Medicina de La Havane. 

Mais revenons au 30 août 2005. Evidemment et de façon obtuse Bush refusa l’offre. Pour toute réponse, Castro décida que la Brigade allait constituer l’International Contingent Specialized in Situations of Disasters and Serious Epidemics, et qu’elle porterait le nom d’Henry Reeve. Baptême non dépourvu d’une pointe d’ironie vénéneuse. 

En quinze années d’activité, la Henry Reeve a été présente, par exemple, en Guinée, Liberia et Sierra Leone pour la crise Ebola de 2014 ; à Haïti pour l’épidémie de choléra de 2010, où elle a isolé la bactérie apportée là dans les déchets d’une mission ONU. À l’hôpital de Tarará, Cuba, elle a soigné plus de 20.000 enfants et 4.000 adultes, victimes des radiations de Tchernobyl. En Italie nous avons appris à  la connaître avec la diffusion du Covid-19.

Au mois de mars, à Crema, sont arrivés 63 de ses opérateurs (ils repartiront le 25 mai) ; 38 autres travaillent depuis avril dans les locaux des ex-OGR, Officine Grandi Reparazioni (Services des Grandes Réparations) de Turin. Et si nos médias ont raconté le travail de la Brigade, aucun, sauf brève mention, ne s’est jamais demandé qui était Henry Reeve, tout au plus en le liquidant d’un générique “Héros de la révolution cubaine”. Héros, Henry sans aucun doute le fut. Mais d’une guerre, celle des Dix Ans, 1868/1878, contre les colonisateurs espagnols.

Qui était donc Henry Reeve et pour quelle raison se trouva-t-il dans les combats de quatre cent batailles, dans les rangs puis à la tête de l’armée rebelle, et subissant dix graves blessures ? 

L’histoire requiert toujours un ordre de dates et d’événements. Partons donc du 4 avril 1850, jour et année de la naissance d’Henry à Brooklyn. Ses parents, presbytériens, veulent pour lui une solide formation scolaire et culturelle. L’assassinat d’Abraham Lincoln suscite chez le très jeune Reeve un sentiment anti-esclavagiste très fort qui le pousse à s’engager chez les Confédérés et à participer à la Guerre de Sécession. Au terme du conflit il trouve du travail dans une boutique de livres du quartier, où il entre en contact avec les émigrés cubains qui soutiennent les mouvements indépendantistes de l’île. Leurs idéaux libertaires le fascinent. À 19 ans seulement il s’enfuit de chez lui pour s’embarquer sur le navire Perrit du général nord-américain Thomas Jordan, qui apporte à l’armée rebelle 300 hommes, des armes, munitions et vivres. Reeve s’engage sous le faux nom d’Henry Real. Il ne parle pas un mot d’espagnol, son dictionnaire sera une édition de Don Quichotte.

L’expédition accoste à la péninsule d’El Ramón le 11 mai 1869, et là, le jour même, Henry affronte le baptême du feu. Le 20, harcelées par les Espagnols, les troupes de Jordan sont obligées de se retirer à Las Calabazas, théâtre d’un affrontement dans lequel Reeve est fait prisonnier et condamné à être fusillé. Les quatre balles qu’il reçoit ne le tuent pas. Il arrive à s’échapper et à rejoindre le campement du général Luis Figueredo. Une fois guéri, il obtient de retourner avec Jordan, entre-temps nommé chef d’état-major, charge qu’il quittera en 1870, quand Henry entre dans l’escadron de cavalerie de la Brigade Norte de Camaguey et devient chef des éclaireurs. 

El Inglesito

Commence alors pour lui une impressionnante série de batailles. À celle de Tana, qui lui vaudra la seconde blessure, suivent, en moins de deux ans, Hato, Potrero (autre blessure), La Entrada, El Mulato, La Redonda, San Ramón de Pacheco,  San  Tadeo, La Matilde, Sitio Potrero (quatrième blessure)…Touché à l’abdomen pendant les combats d’El Carmen il frôle la mort et sera contraint à une longue convalescence. La réputation d’El Inglesito, surnom que les mambisa, les rebelles, lui ont donné, croît avec le nombre des batailles. Le 27 juillet 1873, le général Màximo Gomez le nomme chef de la Première division de cavalerie. Le 28 septembre, dans une tentative de neutraliser un canon espagnol, un coup de fusil atteint Reeve à une jambe mais ne l’arrête pas. Les ennemis sont obligés de s’enfuir. Mais tout ce courage lui coûtera l’amputation de la jambe, qu’il remplacera par une prothèse.

Promu commandant de Brigade, il doit rester éloigné de la guerre pendant environ une année. Le 4 juillet 1874, à San Antonio de Camujiro, deux projectiles le touchent à la poitrine et à une main. La figure de l’Inglesito entrera dans la légende le 4 août 1876, à Yaguaramas. Les forces adverses écrasent celles des mambisa, Henry donne l’ordre de se retirer. Dans la manoeuvre de couverture, deux rafales à la poitrine et à l’aine le désarçonnent. Après avoir refusé le cheval de son aide de camp, il reste sur le champ de bataille, machete et revolver au poing. Sa dernière munition sera pour lui, El Inglesito se tire une balle dans la tête.

Internationalisme 

Sept de ses vingt-six années, il les a dédiées à la liberté de Cuba, qui paiera un immense tribut de sang : 300.000 morts, militaires et civils. Henry Reeve n’a pas de tombe. À sa mémoire et en son honneur, Fidel a voulu faire construire un monument entre Yaguaramas et Horquitas, appelant l’endroit, non fortuitement, “El Cayo del Inglés” (« récif de l’Anglais » radiorebelde.cu ). Non loin de là, sur une grande fresque le long de la route, se trouvent le portrait d’Henry et l’inscription “Exemple de solidarité et d’internationalisme”. 

Avec tout le respect dû à George W. Bush. Et maintenant à Donald J. Trump.

Luciano Del Sette

 

 

Article original en italien

Édition de samedi 23 mai 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/henry-reeve-capitano-di-brigata/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Anthony Fauci, directeur de l’IHSS, joue au « jeu des reproches ».

Il veut que le confinement  se poursuive, sans réouverture de l’économie américaine, car cela mettrait en danger la santé des gens.

Le Dr Fauci laisse entendre que l’hydroxychloroquine et la chloroquine sont dangereuses. Les preuves sont anecdotiques, dit Fauci. Les médias d’entreprise la présentent comme un médicament non testé.

« Le seul outil dont nous disposons actuellement pour lutter contre le coronavirus est la distanciation sociale », dit le Dr Fauci. Et bien sûr l’enfermement, « rester à la maison ». Aucune de ces « recommandations » n’est une solution médicale, c’est-à-dire un médicament qui peut être utilisé pour prévenir et inhiber l’infection.

Le Dr Fauci est opposé au traitement de la COVID-19 par la chloroquine.  Ce qu’il veut, c’est que nous soyons tous vaccinés.

Selon CNN, c’est la faute de Trump :

Trump a fait pression sur les responsables fédéraux de la santé pour que les médicaments – l’hydroxychloroquine et la chloroquine – soient plus largement disponibles, malgré le peu de preuves fiables de leur efficacité pour traiter le virus. (c’est nous qui soulignons)

Fauci jette de l’eau froide sur la déclaration de Trump selon laquelle la chloroquine, médicament contre le paludisme, « change la donne ».
Fauci dit que la chloroquine n’a pas été étudiée sur le coronavirus
Par Anne Flaherty et Jordan Phelps

« Fauci dit que la chloroquine n’a pas été étudiée sur le coronavirus ».

Ce que Fauci omet de mentionner, c’est que la chloroquine a été « étudiée » et testée il y a quinze ans par le CDC (Centre de contrôle des maladies) comme médicament à utiliser contre les infections à coronavirus.

D’après le NYT, la chloroquine a été « étudiée » et testée il y a quinze ans par le CDC comme médicament contre les infections à coronavirus,

L’agence fédérale dirigée par le Dr Anthony Fauci a publié des directives le [21 avril] qui stipulent qu’il n’existe aucun médicament éprouvé pour traiter les patients atteints de coronavirus » (c’est nous qui soulignons)

Le rapport fait écho à ce que les médecins frustrés savent déjà : On n’en sait pas assez sur ce virus hautement infectieux ni sur la manière de le combattre.

« Aucun médicament n’a été prouvé » : « On n’en sait pas assez ». Des déclarations absurdes et irresponsables.

La chloroquine a été utilisée en 2002 et testée contre le coronavirus du SRAS-1 dans une étude sous les auspices du CDC publiée dans le Journal of Virology.

Un rapport d’août 2005 dans le Journal of Virology (résumé ci-dessous) a été publié en 2005.

La principale conclusion de l’article était la suivante :  La chloroquine est un puissant inhibiteur de l’infection par le coronavirus du SRAS et de sa propagation. Elle a été utilisée lors de l’épidémie de SRAS-1 en 2002. Elle a été approuvée par le CDC et l’IHSS.

 

La chloroquine est un puissant inhibiteur de l’infection par le coronavirus du SRAS et de sa propagation

Martin J Vincent, Eric Bergeron, Suzanne Benjannet, Bobbie R Erickson, Pierre E Rollin, Thomas G Ksiazek, Nabil G Seidah & Stuart T Nichol

Virology Journal volume 2, Numéro d’article : 69 (2005) Citer cet article
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Résumé

Contexte
Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) est causé par un coronavirus récemment découvert (SRAS-CoV). Aucune thérapie prophylactique ou post-exposition efficace n’est actuellement disponible.

Résultats

Nous signalons cependant que la chloroquine a de forts effets antiviraux sur l’infection par le SRAS-CoV des cellules de primates. Ces effets inhibiteurs sont observés lorsque les cellules sont traitées avec le médicament avant ou après l’exposition au virus, ce qui suggère un avantage à la fois prophylactique et thérapeutique. En plus des fonctions bien connues de la chloroquine telles que l’élévation de…

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Martin J Vincent, Eric Bergeron, Suzanne Benjannet, Bobbie R Erickson,

Pierre E Rollin, Thomas G Ksiazek,Nabil G Seidah & Stuart T Nichol

Virology Journal volume 2, Numéro d’article : 69 (2005)

Faites défiler la page vers le bas pour voir des extraits de l’article paru dans le Journal of Virology, publié par l’IHSS. Accès à l’article complet.

L’auteur principal, le Dr Martin J. Vincent, ainsi que plusieurs de ses collègues, étaient affiliés à la branche des pathogènes spéciaux du CDC d’Atlanta, avec les co-auteurs de deux institutions de recherche partenaires basées à Montréal.

Les principales conclusions de cette étude sont que la chloroquine est un médicament testé et peut être utilisé pour les infections causées par le virus du SRAS :

« Le traitement de préinfection à la chloroquine rend les cellules Vero E6 réfractaires à l’infection par le virus SRAS-CoV ».

« Le traitement à la chloroquine post-infection est efficace pour prévenir la propagation de l’infection par le SRAS-CoV »

Le Dr Anthony Fauci ne propose pas de traitement pouvant être appliqué contre le COVID-19.

Ce qu’il fait, c’est bloquer un médicament qui avait été approuvé par le CDC et l’IHSS il y a 15 ans pour le traitement du coronavirus SRAS-1. Plus récemment, il a été largement utilisé dans un certain nombre de pays en relation avec l’épidémie de coronavirus du SRAS-2 (COVID-19).

Il a également été approuvé par plusieurs virologistes chinois. (Voir ci-dessous) :

Le médicament a rapidement été soumis à des essais cliniques en tant que traitement expérimental en Chine ; le 15 février 2020, il a été inclus dans la sixième version des directives de traitement COVID-19 par la Commission nationale de la santé de la République populaire de Chine. Cette directive a établi l’utilisation de la chloroquine dans tout le pays pour les patients atteints de COVID-19, à une dose recommandée pour les adultes de 500 mg deux fois par jour pendant 10 jours au maximum.1

Le Dr Antony Fauci n’a pas proposé de traitement préventif ou efficace du COVID-19.

Il fait actuellement pression pour le développement d’un vaccin de plusieurs milliards de dollars pour le compte de Big Pharma et de la Fondation Gates.

Michel Chossudovsky

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Article original en anglais :

According to Dr. Anthony Fauci the Reopening of the US Economy Would Endanger People’s Heath

Traduit par Maya pour Mondialisation.

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ANNEXE

Pour plus de détails sur le coronavirus actuel du SRAS-2 (alias COVID-19) ainsi que sur le coronavirus du SRAS-1, voir l’article d’Anthony Fauci et des co-auteurs Clifford Lane et Robert Redfield, directeur du CDC, publié dans le numéro de mars du New England Journal of Medicine

Extrait de l’article de J of V intitulé  

La chloroquine est un puissant inhibiteur de l’infection et de la propagation du coronavirus du SRAS

Martin J Vincent, Eric Bergeron, Suzanne Benjannet, Bobbie R Erickson, Pierre E Rollin, Thomas G Ksiazek,Nabil G Seidah & Stuart T Nichol

Virology Journal volume 2, Numéro d’article : 69 (2005)

Résultats
Nous signalons cependant que la chloroquine a de forts effets antiviraux sur l’infection par le SRAS-CoV des cellules de primates. Ces effets inhibiteurs sont observés lorsque les cellules sont traitées avec le médicament avant ou après l’exposition au virus, ce qui suggère un avantage à la fois prophylactique et thérapeutique. En plus des fonctions bien connues de la chloroquine, telles que l’élévation du pH endosomal, le médicament semble interférer avec la glycosylation terminale du récepteur cellulaire, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2. Cela peut avoir une influence négative sur la liaison virus-récepteur et mettre fin à l’infection, avec des ramifications supplémentaires par l’élévation du pH vésiculaire, ce qui entraîne l’inhibition de l’infection et la propagation du CoV du SRAS à des concentrations cliniquement admissibles.

Conclusion
La chloroquine est efficace pour prévenir la propagation du CoV du SRAS en culture cellulaire. Une inhibition favorable de la propagation du virus a été observée lorsque les cellules ont été traitées à la chloroquine avant ou après l’infection par le CoV SRAS. En outre, le test d’immunofluorescence indirecte décrit ici représente une méthode simple et rapide pour le dépistage des composés antiviraux du CoV SRAS.

Pour en savoir plus, cliquez ici (article complet)

Révisions

 Le remdesivir et la chloroquine inhibent efficacement le nouveau coronavirus (2019-nCoV) récemment apparu in vitro

M Wang, R Cao, L Zhang, X Yang, J Liu, M Xu, Z Shi… – Recherche cellulaire, 2020 – nature.com

En décembre 2019, une nouvelle pneumonie causée par un agent pathogène jusqu’alors inconnu a fait son apparition
à Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants en Chine centrale. Les premières affaires étaient liées à
des expositions dans un marché de fruits de mer à Wuhan. 1 Depuis le 27 janvier 2020, les autorités chinoises …

Cité par 1137 Les 8 versions

[PDF] oup.com
Activité antivirale in vitro et projection d’une conception optimisée du dosage de l’hydroxychloroquine pour le traitement du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS …

X Yao, F Ye, M Zhang, C Cui, B Huang… – Clinical Infectious …, 2020 – academic.oup.com

Contexte Le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) a d’abord fait son apparition
en 2019 et s’est ensuite répandu dans le monde entier. La chloroquine a été utilisée sporadiquement
dans le traitement de l’infection par le SRAS-CoV-2. L’hydroxychloroquine partage le même mécanisme de …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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VIDÉO – L’université algérienne et les défis du futur

mai 24th, 2020 by Chems Eddine Chitour

L’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle» et devrait donc, à ce titre, tout faire pour prendre le train de la modernité», celui, «de la science, du savoir-faire et des nouvelles technologies», pour «penser son futur».

La chance qu’a le pays de posséder le campus de Sidi Abdallah, «qui n’est pas encore opérationnel», mais dont l’ambition, est d’y implanter toutes les grandes écoles permettant de donner une visibilité d’avenir à la nation. Parmi les établissements appelés à être créés sur ce site, citons les écoles de mathématiques, de physique, d’informatique, d’intelligence artificielle, de robotique et d’un ensemble de matières pour y développer les technologies de pointe et cela, ajoute-t-il, «quelle que soit la santé financière du pays».Le plus important sera aussi de garder les éléments qui y auront été formés, et pour cela, leur créer des statuts particuliers, de manière à ce qu’ils choisissent de rester dans un pays qui, jusqu’alors, « a formé pour l’étranger », avançant les chiffres de 20.000 à 25.000 hauts diplômés « qui partent vers d’autres cieux ».

Dans ce campus,, vont également être implantées, au titre « d’une autre vision », des écoles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux, «afin, d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs». Progressivement, poursuit-il, il faudrait, ce faisant, changer le cursus de l’université traditionnelle, dont, il faut absolument protéger les 20.000 cadres dont elle dispose présentement. Pour contribuer à donner corps à ce grand chantier, il va être fait appel aux chercheurs expatriés algériens installés notamment aux États-Unis, en France, en Australie, lesquels, i vont venir y enseigner leur savoir. 

Sur la rentrée universitaire, elle va se dérouler à partir de la troisième semaine d’août, il va s’agir de rattraper le mois et demi des cours manquants et, par la suite, organiser les examens. Pour ce qui concerne les examens des étudiants de dernière année, tout va être fait afin qu’ils soutiennent entre les mois de juin et septembre. S’agissant de la session du baccalauréat, elle dépend de l’Éducation nationale, il est prévu, « si tout se passe bien » de l’organiser dans la troisième semaine du mois de septembre. il se passera une période d’un mois et demi entre les corrections, les résultats et la répartition des étudiants à travers les diverses spécialités.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique

Interview « L’invité de la Rédaction » avec Madame Souhila El Hachemi  Le 18 mai 2020

Vidéo :

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De plus en plus souvent, des fonctionnaires, des experts politiques et des « experts en santé mondiale » autoproclamés comme le milliardaire Bill Gates disent au public que les rassemblements de masse et tout semblant de « normalité » ne reviendront pas avant qu’un vaccin contre le nouveau coronavirus Covid-19 soit créé et ensuite distribué aux populations. Au cours des dernières semaines, il est rapidement devenu évident que le principal candidat vaccin contre la Covid-19 est le vaccin à ARN messager (ARNm) développé par la société Moderna Inc. de Boston.

Aujourd’hui, Moderna a annoncé que son candidat vaccin, appelé ARNm-1273, « semblait produire une réponse immunitaire chez huit personnes qui l’ont reçu ». La réponse de Moderna est étrange étant donné que « l’étude » en question est axée sur la sécurité et « n’est en fait pas conçue pour mesurer l’efficacité du vaccin », selon un rapport publié dans TIME. Notamment, aucune des conclusions de l’étude sur la sécurité du vaccin n’a été rapportée, si ce n’est qu’il est « généralement sûr« . Il convient également de noter que cette étude « axée sur la sécurité » n’a commencé qu’en mars et ne représente donc, à ce jour, qu’un examen des effets du vaccin à très court terme.

Les principaux médias de plusieurs pays ont fait la une des journaux en annonçant que le vaccin contre la Covid-19 de Moderna « montre des résultats préliminaires prometteurs » et a présenté des « signes préliminaires encourageants » en raison de sa prétendue capacité à produire des anticorps anti-Covid-19 chez l’homme. En outre, ces rapports médiatiques n’ont pas réussi à soulever d’autres questions simples mais nécessaires, comme par exemple comment un échantillon de seulement huit personnes peut se traduire par des résultats scientifiques d’une réelle importance sans que des tests supplémentaires impliquant des échantillons plus importants soient effectués. Ils ont également omis de noter que l’étude en question n’est même pas terminée, car un communiqué de presse du gouvernement étasunien a noté que les résultats en question ne sont que des « résultats provisoires ». En outre, l’étude est menée par l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), lui-même dirigé par le Dr Anthony Fauci, qui est un personnage clé de la réponse du gouvernement étasunien au coronavirus.

Bien que l’on ne sache pas si ces « premiers signes encourageants » seront reproduits dans les futurs tests sur des échantillons plus importants qui sont en fait conçus pour tester l’efficacité du vaccin, la nouvelle est certainement la bienvenue chez Moderna, étant donné que leurs anciens vaccins à ARNm n’ont produit pratiquement aucune réponse immunitaire, ce qui explique pourquoi la société n’a jamais mis sur le marché un vaccin à ARNm dans toute son histoire en tant que société.

Cependant, depuis l’automne dernier au moins, Moderna a cherché à résoudre ce problème en ajoutant des « nanoparticules » à son vaccin à ARNm, une modification financée par l’Agence des projets de recherche avancée de la défense du Pentagone (DARPA). Moderna est un « allié stratégique » de la DARPA et a reçu des millions de la DARPA et de la Fondation Bill et Melinda Gates plusieurs années avant la crise actuelle du coronavirus. Les projets de la DARPA concernant les nanoparticules et les nanotechnologies et leurs applications potentiellement orwelliennes ont fait l’objet d’un récent rapport intitulé « Le dernier vagabond américain« .

Grâce aux « résultats provisoires » de cette nouvelle étude, Moderna est en passe de prendre la tête de la course pour obtenir l’approbation du gouvernement pour un vaccin contre la Covid-19. Moderna avait déjà devancé d’autres vaccins candidats contre la Covid-19 au cours des dernières semaines, étant le premier vaccin aux États-Unis à passer les essais sur l’homme (après avoir été autorisé à sauter les essais sur l’animal) et bénéficiant également d’un fort soutien du gouvernement étasunien. Par exemple, le vaccin contre la Covid-19 de Moderna a récemment reçu l’approbation accélérée de la Food and Drug Administration (FDA) après avoir reçu le « feu vert » pour passer à la phase 2 des essais avant que les résultats de la phase 1 ne soient publiés. Le président de Moderna, le Dr Stephen Hoge, a récemment déclaré que la société s’attendait maintenant à commencer la troisième phase finale des tests cet été.

En plus du soutien de la FDA, Moderna a également reçu un financement considérable du gouvernement étasunien (438 millions de dollars) de la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA), une division du HHS supervisée par le secrétaire adjoint du HHS pour la préparation et la réponse (ASPR) Robert Kadlec. Moderna a également déclaré qu’il collabore directement avec le gouvernement étasunien pour mettre son vaccin candidat sur le marché.

L’avance considérable de Moderna est également le résultat du soutien qu’il a reçu en janvier de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), qui a été fondée en 2017 par les gouvernements de Norvège et d’Inde avec le Forum économique mondial (WEF) et la Fondation Bill et Melinda Gates. Le vaccin contre la Covid-19 de Moderna a également reçu des millions supplémentaires de la part de Bill Gates, qui soutient Moderna depuis longtemps. M. Gates a récemment écrit un article dans lequel il décrit le vaccin à ARNm de Moderna pour la Covid-19 comme le « plus excitant » et en a longuement parlé.

L’affinité de M. Gates pour Moderna tient peut-être au fait que le co-fondateur de Moderna, Robert Langer du MIT, est un associé de M. Gates dont le laboratoire a développé le marqueur d’identification du vaccin « tatouage quantique » financé par M. Gates, qui est « visible grâce à une application spéciale de caméra et de filtre pour téléphone intelligent » et a été décrit par Science Alert comme « un système de suivi à faible risque ». Un autre partenariat Langer-Gates est une « micropuce dans la pilule contraceptive » insérée dans le corps qui libère des contraceptifs et peut être activée et désactivée sans fil.

Édition de gènes

Moderna prenant fermement la tête par rapport aux autres espoirs d’un vaccin contre la Covid-19, il est intéressant de s’intéresser de plus près à l’homme qui a supervisé son développement, l’actuel médecin en chef de Moderna, le Dr Tal Zaks. Zaks, qui a commencé sa carrière chez GlaxoSmithKline, supervise « le développement préclinique, le développement clinique et les affaires réglementaires » pour Moderna et toutes ses filiales.

Lors d’une conférence TED en 2017, deux ans après avoir rejoint Moderna, le Dr Zaks a longuement parlé de sa vision des vaccins à ARNm et de leurs modalités, y compris ceux qu’il produit chez Moderna. Dans un discours intitulé « Le potentiel d’éradication des maladies de l’édition génétique« , la description que le Dr Zaks a faite des produits à ARNm de Moderna comme étant des éditions permanentes de gènes humains, contredit les affirmations selon lesquelles le matériel génétique des vaccins à ARNm « se dégrade » avec le temps et n’altère pas de façon permanente la génétique humaine comme les vaccins à ADN.

Au début de son intervention, M. Zaks a déclaré que Moderna et d’autres entreprises similaires « piratent en fait le logiciel de la vie et que cela change notre façon de penser et de traiter les maladies ». Il décrit l’ARNm comme « une information critique qui détermine ce qu’une cellule va réellement faire » et déclare ensuite que, si l’on pouvait « introduire une ligne de code ou changer une ligne de code » dans le génome d’une personne, cela a « de profondes implications pour tout ».

Le résumé de l’exposé de Zaks résume son point de vue sous la forme de la simple question suivante :

« Si nos cellules sont le matériel et notre matériel génétique le système d’exploitation, et si nous pouvions changer quelques lignes de code ? »

Il dit également que Zaks considère que l’avenir de la « médecine personnalisée » passe par « l’édition de gènes de vaccins adaptés au système immunitaire de chaque patient ».

Le Ted Talk recommandé après avoir visionné le discours de Zaks sur le site web du Ted Talk aborde notamment un point clé que Zaks néglige, à savoir que l’édition de gènes peut « changer une espèce entière – à jamais« .

Les déclarations de Zaks sont remarquables et préoccupantes pour plusieurs raisons, notamment le fait que la DARPA – « allié stratégique » de Moderna – finance aussi ouvertement des recherches visant à « reprogrammer les gènes » et à « manipuler les gènes ou contrôler l’expression des gènes pour combattre les virus et aider le corps humain à résister aux infections » causées par Covid-19.

Le projet soutenu par la DARPA utiliserait une méthode dont on sait qu’elle provoque de graves dommages génétiques dont il a été démontré qu’elle aggrave les conditions qu’elle est censée guérir.

Avec une telle technologie de modification génétique permanente sur le point de devenir le premier vaccin anti-Covid-19 largement disponible, il est profondément préoccupant que ce vaccin expérimental aux conséquences potentiellement considérables soit en train d’être mis au point grâce au soutien fervent du gouvernement étasunien et de philanthropes controversés qui ne semblent guère intéressés par des études examinant les effets à long terme du vaccin à ARNm.

Étant donné que le terrain est déjà préparé pour les vaccinations obligatoires qui seront « distribuées » dans l’ensemble des États-Unis par l’armée, le moment est venu de sensibiliser vigoureusement le public à la capacité gravement sous-estimée du vaccin Moderna de « pirater le logiciel de la vie » d’une manière qui pourrait nuire à la santé publique.

Whitney Webb

 

Article original en anglais :

As Moderna’s COVID-19 Vaccine Takes the Lead, The Issue of “Gene-editing Vaccines”

Traduction par Maya pour Mondialisation

Toutes les images de cet article sont tirées de The Last American Vagabond

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Selon le Daily Telegraph (21 mai 2020) : « des échantillons prélevés sur le même patient sont enregistrés comme deux tests distincts dans les chiffres officiels du gouvernement ».

« Des dizaines de milliers de tests pour dépister la Covid-19 ont été comptés deux fois dans le décompte officiel du gouvernement, ont admis les responsables de la santé publique ».

« Les tests de diagnostic qui impliquent le prélèvement d’échantillons de salive et de nez sur le même patient sont comptés comme deux tests, et non comme un seul.

Le ministère de la santé et des affaires sociales et celui de la santé publique d’Angleterre ont chacun confirmé le double comptage. Cela gonfle de plus de 20 % les chiffres des tests de diagnostic rapportés quotidiennement, cette proportion étant beaucoup plus élevée au début de la crise, avant que les kits de tests à domicile ne soient ajoutés aux totaux quotidiens ».

Il ne s’agit pas d’une « erreur » ou d’une « incompétence ».

Il s’agit d’une intention délibérée de falsifier les données et de gonfler le nombre de cas positifs en vue de soutenir la campagne de la peur du coronavirus.

Il s’agit de bien plus que des « dizaines de milliers » comme le rapportent les médias britanniques. Ce sont les chiffres :

« Près de 350 000 tests supplémentaires ont été signalés dans les données du gouvernement par rapport aux personnes testées depuis le début de la pandémie ».

« Divergence » ou fraude pure et simple ?

« L’écart s’explique en grande partie par la pratique consistant à compter deux fois les échantillons de salive et de nez d’une même personne » (Telegraph)

Quand cela a-t-il commencé ? Et pourquoi le personnel de santé publique ne s’est-il pas exprimé ? Ou bien on leur a demandé de se taire ?

Et qui était chargé d’apprendre au personnel de santé « à compter les données en double ». Y aura-t-il une enquête ?

Le gouvernement de Boris Johnson pris en train de manipuler les données

Gardez à l’esprit que les chiffres du « double comptage » sont utilisés par le gouvernement de Boris Johnson pour maintenir le verrouillage et retarder la réouverture de l’économie britannique. Il n’est pas surprenant que le Royaume-Uni ait le plus grand nombre de cas dits « confirmés » en Europe.

Et maintenant, les autorités sanitaires anglaises font la promotion de « kits de test à domicile » qui sont dits « fiables » et « précis ». (Et ceux-ci sont également inclus dans les « cas confirmés ».)

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement est pris en train de manipuler les données des tests. Il a été accusé le mois dernier d’avoir inclus des milliers de tests à domicile qui avaient été affichés mais non réalisés dans le but d’atteindre son objectif de 100.000 tests« .

L’ « incroyable » objectif de 100.000 Covid-19 du gouvernement suscite une controverse sur les kits de tests « envoyés par la poste
Plus de 40 000 de ces tests comprennent des kits de prélèvement envoyés à des foyers privés et des sites de tests satellites qui n’ont pas encore été livrés à un laboratoire

par Henry Bodkin , correspondant santé et Harry Yorke , correspondant politique
1 mai 2020, 21h03

Déjà vu : L’épidémie de grippe porcine H1N1

Pendant l’épidémie de grippe porcine H1N1 en 2009, les mêmes autorités sanitaires en Angleterre ont traité les données pour les « cas suspects » sans effectuer de test en laboratoire, alors qu’en Écosse, les données étaient basées sur les « cas confirmés » (tests en laboratoire). Pour la même période, il y a eu 43 cas confirmés en Écosse contre 3906 en Angleterre, soit un ratio de plus de 1 pour 9. Je dois mentionner que ces fausses données (Angleterre) ont donné le feu vert à la vaccination de masse au Royaume-Uni par Glaxo Smith Kline, qui a provoqué des lésions cérébrales chez les enfants.

Les victimes britanniques ayant subies des dommages cérébraux à cause du vaccin contre la grippe porcine seront indemnisés à hauteur de 60 millions d’euros
Par Tom Porter
2 mars 2014 14:40 GMT

Ne laissons pas cela se reproduire. Dites NON au vaccin.

L’Angleterre n’est pas la seule à falsifier les données du COVID.

Les États-Unis

Le CDC (centre pour le contrôle des maladies) signale régulièrement les « cas présumés » comme des « cas confirmés ».

Et les cliniques de santé reçoivent une somme substantielle de l’assurance santé  (Medicare) pour chaque admission due au COVID-19.

Le double comptage est également pratiqué aux États-Unis. Un rapport récent confirme que l’État de Virginie est

« pour commencer à compter deux fois les cas de coronavirus positifs multiples. [la même personne a été testée plusieurs fois] ».

« La nouvelle politique peut servir à augmenter fortement le nombre de cas, ce qui pourrait à son tour retarder considérablement la réouverture de l’État« .  (c’est nous qui soulignons)

Un même individu peut être compté « positif » plus d’une fois, ce qui signifie également que la réouverture de l’économie de la Virginie sera retardée en raison de l’introduction d’une méthodologie de « fausses » données qui a été initiée au début mai.

Cui bono.

Davantage de personnes au chômage. Davantage d’entreprises au bord de la faillite.

***

Il est essentiel que les médecins, les épidémiologistes et les professionnels de la santé du monde entier s’expriment et réfutent les déclarations de leurs gouvernements qui agissent au nom des grandes entreprises pharmaceutiques.

Michel Chossudovsky

 

Article original en anglais :

England Falsifies COVID Data: More than A Hundred Thousand Coronavirus Tests were “Double-counted”

L’image en vedette provient d’OffGuardian

Traduit par Maya pour Mondialisation

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Trump « violeur en série » de traités

mai 23rd, 2020 by Manlio Dinucci

Le président Trump a annoncé le retrait des États-Unis du Traité Open Skies (Ciel ouvert). 

Signé en 1992 immédiatement après la fin la Guerre Froide et entré en vigueur en 2002, il permet à chacun des 34 États-partie de survoler les territoires des autres avec des avions de reconnaissance (non armés), dotés de senseurs pour le recueil de données sur des forces et activités militaires. Chaque État-partie doit accepter chaque année un certain nombre de survols de son propre territoire et a le droit d’en effectuer autant sur les territoires de ceux qui ont accompli ces survols.

Sur la base de ce Traité, depuis 2002, ont été effectués au total plus de 1.500 survols, y compris ceux réciproques entre États-Unis et Russie. Même si les satellites peuvent aujourd’hui fournir des informations plus détaillées que celles recueillies par les avions, le Traité garde son utilité technique puisque tous les États-Partie ne disposent pas de capacités satellitaires. Reste importante la signification politique du Traité, comme acte de distension.

C’est justement ce que cible la décision de l’administration Trump de se retirer du Traité, dans le but évident d’accroître la tension avec la Russie. À cette fin a été adopté le même scénario que le 1er février 2019, quand le secrétaire d’Etat Mike Pompeo annonça que, après six mois de suspension, les États-Unis se retireraient du Traité sur les Forces Nucléaires Intermédiaires (FNI), comme en effet il advint en juillet de la même année. En annonçant que les États-Unis se retireront dans les six mois du Traité Ciel Ouvert, Mike Pompeo emploie pratiquement les mêmes mots : il déclare que “la seule Russie porte la responsabilité de ces développements”, il l’accuse de “continuelle érosion de l’architecture de contrôle des armements”, la qualifie de “serial violeur de nombreux engagements pris”. Cette fois aussi aucune réelle preuve n’est apportée pour ces accusations.

En déclarant que “cette histoire ne se réfère pas exclusivement au Traité Open Skies” le secrétaire d’État pré-annonce d’autres décisions de l’administration Trump dans la même direction. Depuis plus d’une année le président Trump répète qu’il ne renouvellera pas le nouveau Traité Start, conclu en 2010 par États-Unis et Russie. Ce traité, comme nous le mîmes en évidence en 2010 sur il manifesto, a de nombreuses limites : il n’établit qu’un plafond pour les “têtes nucléaires déployées”, c’est-à-dire prêtes au lancement par des vecteurs stratégiques de portée supérieure à 5.500 km, prévu à 1.550 par partie ; il ne prévoit en outre aucun contrôle effectif sur la montée en puissance qualitative des forces nucléaires. Malgré cela, le retrait des États-Unis y compris du nouveau Traité Start rendrait la confrontation nucléaire encore plus dangereuse. Le président Trump a dit qu’il ne pourrait renouveler le nouveau Traité Start que si la Chine aussi y participait, possibilité jusqu’à présent refusée par Pékin. Mais quand bien même elle y participât, la Chine, sur la base des termes actuels, pourrait accroître le nombre de ses têtes nucléaires d’environ 300 à plus de 1.500 (en excluant l’hypothèse que Washington et Moscou fussent disposés à diminuer les leurs à 300).

Un autre traité dont les États-Unis pourraient se retirer est celui sur la totale mise au ban des essais nucléaires, que Washington a signé en 1996 mais jamais ratifié, alors que Moscou l’a ratifié en 2000. 

Sur un tel fond, le retrait annoncé des États-Unis du Traité Ciel Ouvert constitue le pas ultérieur d’une véritable stratégie de la tension. Étant donné qu’adhèrent au Traité 23 pays européens de l’OTAN, parmi lesquels l’Italie (et la France, ndt), le retrait des États-Unis, en augmentant la tension avec la Russie, implique automatiquement l’OTAN. C’est exactement ce qu’on veut à Washington. Dans un communiqué conjoint publié hier, huit pays OTAN (Belgique, France, Allemagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, République Tchèque et Espagne), plus la Finlande et la Suède, expriment leur “regret” sur l’intention du Gouvernement USA de se retirer du Traité Ciel Ouvert, “bien que nous partagions ses préoccupations relatives à la mise en oeuvre des dispositions du Traité par la Fédération de Russie”. Ils déclarent toutefois que “nous continuerons à mettre en œuvre le Traité Ciel Ouvert”. Prudent mais appréciable signal d’ouverture, tandis que l’ombre menaçante de la guerre nucléaire s’étend de plus en plus dans les cieux.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Trump, Stracciatore Seriale di Trattati

Édition de samedi 23 mai 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/trump-stracciatore-di-trattati-la-strategia-della-tensione-usa/ 

Traduit par Marie-Ange Patrizio.

 Vidéo en italien (le texte en français correspond au contenu de la vidéo) :

Les JO de Tokyo menacés d’être annulés

mai 22nd, 2020 by Observateur Continental

A la BBC, le président du CIO, Thomas Bach, a expliqué la raison pour laquelle  les Jeux Olympiques de Tokyo ne pourraient pas être reportés une nouvelle fois s’ils n’étaient pas organisés à l’été 2021. 

Le président du Comité international olympique (CIO), a déclaré mercredi à la BBC que les Jeux Olympiques de Tokyo devraient être annulés s’ils ne pouvaient pas se tenir en 2021 à cause de l’épidémie du Covid-19. Il a expliqué que «vous ne pouvez pas employer éternellement entre 3 000 et 5 000 personnes dans le comité d’organisation» et qu’ «on ne peut pas changer chaque année tout le programme mondial des événements pour les fédérations majeures (les Mondiaux de natation et d’athlétisme ont été décalés à 2022)» en rajoutant que  «vous ne pouvez pas laisser les athlètes dans l’incertitude».

Il a expliqué  sa décision en disant que «quand nous aurons une vision claire de ce à quoi le monde ressemblera le 23 juillet 2021, nous prendrons les décisions appropriées» et ajouté que «la préparation des JO de Tokyo, reportés en mars dernier à l’été 2021, continue», que «tous les différents scénarios  y compris de placer les athlètes en quarantaine, sont envisagés, et cela demande de travailler d’arrache-pied car il y a tellement d’options différentes que ce n’est pas facile de faire des choix maintenant. Quand nous aurons une vision claire de ce à quoi le monde ressemblera le 23 juillet 2021, nous prendrons les décisions appropriées».

En avril dernier le Premier ministre Japonais, Shinzo Abe, a déclaré que les Jeux ne pouraient pas avoir lieu en 2021 si la pandémie n’était pas contenue. Le nouveau coronavirus a affecté au Japon plus de 17 000 personnes et tué 797 personnes.

Les Jeux de Tokyo, qui devaient initialement s’ouvrir le 24 juillet 2020, ont été reprogrammés du 23 juillet au 8 août 2021.

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Il ne s’agit pas seulement de survivre physiquement à la « pandémie ». Les gens sont privés des autres et de lieux de vie, parfois désespérément. Et lorsqu’ils sont séparés, ils meurent.

Nous sommes bombardés de rapports et de chiffres. Nous sommes effrayés par des histoires médicales horribles, par des images choquantes, et puis, simultanément, par des prédictions de chute économique et sociale. Jour et nuit, encore et encore.

Mais d’une manière ou d’une autre, si souvent pendant cette soi-disant urgence coronavirus, nous avons tendance à oublier que les gens sont des personnes, pas des chiffres, et que la simple survie est loin de tout.

Pendant des décennies, on nous a dit : « Vous vivez dans un monde globalisé. Les frontières sont devenues superflues ». Certains ont accepté à contrecœur, d’autres avec joie.

Les riches Occidentaux ont envahi tous les coins du monde avec leurs yachts, leurs villas et leurs résidences secondaires et tertiaires.

De pauvres domestiques et employés d’hôtel philippins et indonésiens ont émigré dans le Golfe, à la recherche d’emplois décemment rémunérés.

Les mariages et les relations interraciales et intercontinentales sont devenus la norme.

Fin 2019, des centaines de millions de personnes vivaient simultanément dans plusieurs parties du monde. Pour différentes raisons, des individus riches et pauvres. Pour certains, c’est devenu un mode de vie, pour d’autres, une simple nécessité.

Pour le meilleur ou pour le pire, les cultures se sont progressivement entremêlées. Pour beaucoup, la couleur de la peau n’avait plus d’importance. Du moins pour les quelques centaines de millions de personnes qui vivent sur cette planète Terre pas seulement en Asie ou en Europe, en Océanie, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud ou du Nord.

J’ai beaucoup écrit sur cette tendance. Certains de ces écrits étaient clairement positifs, mais j’en ai aussi critiqué, avec détermination, de nombreux éléments.

Mais c’était la réalité, et comme beaucoup d’entre nous le croyaient, une réalité irréversible, permanente.

Les êtres humains brisaient les chaînes de leur passé. Soudain, ils se sentaient libres de sortir de leurs cultures, religions, habitudes traditionnelles. Ils ont noué des relations avec des êtres humains venant d’autres parties du monde. Ils se mariaient avec des personnes de cultures et de milieux complètement différents. Ils s’installaient dans des endroits éloignés. Et pas seulement les jeunes. Souvent, leurs parents, séduits par l’errance, décidaient de prendre leur retraite à des milliers de kilomètres de là.

Des hommes et des femmes faisaient des recherches dans les forêts tropicales profondes, certains d’entre eux décidant d’y rester, pour toujours. D’autres ruinaient ces forêts, devenant riches grâce à un pillage éhonté.

Tant d’histoires, bonnes et mauvaises. Tant de raisons, merveilleuses et horribles, de la vie globalisée ou internationalisée.

Et puis soudain, la fin. Point final !

Le COVID-19, ou appelez-le nouveau coronavirus, est arrivé.

Il est venu de nulle part, son taux de mortalité est relativement faible, très similaire à celui de la grippe ordinaire, mais toujours remarquablement contagieux.

Brusquement, notre monde s’est arrêté.

Presque toutes les libertés traditionnelles ont été retirées aux gens. Si vite, et sans plébiscites, référendums, débats. La police, les drones, la surveillance, ont été rapidement utilisés contre les citoyens, pratiquement partout.

Et puis, presque dès le début de la « pandémie », les frontières ont commencé à se fermer. Les frontières, nous disait-on, étaient là pour rester ouvertes, pour toujours.

Et l’international, ou pour certains d’entre nous la vie internationaliste, a été soudainement arrêtée.

Les changements ont été mis en œuvre si rapidement que la plupart d’entre nous n’ont pas eu le temps de réagir. Nous avons assisté, impuissants, à la fermeture des frontières, à l’annulation des vols par les compagnies aériennes et à l’arrêt brutal des mouvements de population.

De l’autre côté de la frontière, disparaissant au-delà de l’horizon, se trouvaient nos familles, ou nos proches, nos collègues et camarades, ainsi que des pays et des villes que nous chérissions ardemment.

Nous n’avons rien pu y faire, car ce brutal verrouillage mondial a apparemment été effectué « pour notre propre bien ». Nous nous sommes retrouvés en prison, « pour que nous et les autres puissions survivre ». C’est ce qu’on nous a dit.

On ne nous a pas permis de prendre des risques, ni d’oser. Nos proches n’ont pas eu le droit d’oser non plus.

Nous sommes tous devenus mous, et si faciles à manipuler. Tout ce discours sur la liberté et la démocratie a rapidement été oublié.

En un ou deux mois seulement, notre planète s’est fragmentée comme jamais auparavant. Les frontières ont été fermées, même entre les pays d’Europe, d’Asie, d’Amérique Latine, d’Afrique et du Moyen-Orient.

Les Européens, par exemple, qui ont été contraints à de grands sacrifices en échange d’un continent sans frontières, se sont soudainement retrouvés coincés avec ces sacrifices existants, mais aussi avec des frontières réaménagées.

Très rapidement, tous les gains réalisés par l’humanité – des gains vers un monde ouvert – ont été annulés, liquidés.

Je dois le répéter : les peuples n’ont pas été sollicités. Personne ne les a consultés.

Alors que plusieurs sociétés transnationales, au premier rang desquelles les compagnies aériennes, ont commencé à recevoir des milliards de dollars de subventions gouvernementales, il n’y a eu aucune compensation pour les centaines de millions de personnes dont la vie a été virtuellement ruinée, réduite à presque rien par les interdictions de voyager, qui reviennent à emprisonner des foules dans leurs lieux de séjour.

À l’heure actuelle, la quasi-totalité de l’Amérique du Sud est « hors de portée », tout comme l’Asie. Les étrangers ne peuvent pas entrer aux États-Unis. En fait, la plupart des pays se sont transformés en forteresses.

Imaginez que vous ayez des parents qui vivent dans une autre partie du monde. Imaginez que votre conjoint est là-bas, quelque part, ou votre maison, ou un travail important que vous aimez, passionnément.

Imaginez qu’un gouvernement néolibéral utilise le verrouillage du COVID-19 pour couvrir l’accélération de la destruction de ses forêts tropicales, comme cela se produit actuellement dans des endroits comme le Brésil et l’Indonésie. Imaginez que de tels gouvernements dépossèdent les populations indigènes et que vous ne pouvez pas continuer votre travail, qui consiste à dénoncer les crimes contre l’humanité et la nature.

Des millions de personnes dépendent de votre travail d’investigation, mais vous ne pouvez pas partir. Les frontières sont fermées, les avions ne volent pas.

Pourtant, on nous dit : « C’est pour votre bien » et « C’est pour le bien des autres ».

Vous pouvez vous demander : « Qu’en est-il du bien de ces millions de personnes qui sont volées, appauvries, voire tuées par des événements sans rapport, ou juste partiellement liés au COVID-19 ? Ont-ils le droit de vivre ? Ont-ils le droit d’être protégés, défendus ?

Mais il semble que peu de gens se posent ces questions ! Et s’ils le font, les médias n’y prêtent pas attention.

Le nouveau coronavirus, semble-t-il, est maintenant tout ce qui compte, au moins pour certains, ou pour la majorité. Ou pour le régime.

C’est comme les nombreux hôpitaux, qui laissent mourir les gens d’un cancer ou d’un accident vasculaire cérébral, parce que leurs salles d’urgence et leurs lits sont utilisés exclusivement pour traiter les patients atteints du COVID-19.

Il y a quelque chose d’essentiellement et de moralement mauvais dans cette approche. Quelque chose de profondément mauvais, philosophiquement et logiquement aussi.

Les gouvernements, par exemple en Europe, ont-ils le droit de dire à un mari dont la femme est en train de mourir au Japon ou en Corée, qu’il ne peut pas sauter dans un avion et partir, afin d’être avec elle ?

Peut-on empêcher un scientifique de prendre l’avion pour se rendre dans un laboratoire, à l’autre bout du monde, s’il travaille sur un projet urgent qui pourrait améliorer la vie sur notre planète ?

Peut-on, en tant que journaliste, m’empêcher de prendre l’avion pour le Venezuela, où des mercenaires américains et colombiens viennent de tenter un nouveau coup d’État contre un gouvernement légitime ?

Apparemment, la réponse est « oui » !

C’est la « nouvelle normalité ».

Il y a quatre ou cinq mois, tout cela aurait été considéré comme insensé, inacceptable, voire criminel.

Mais aujourd’hui, une « pandémie » de grippe a soudainement créé une nouvelle « moralité », ainsi que des règles et des normes tout à fait nouvelles pour l’humanité.

Et nous ne devons pas couvrir les missions importantes ou les situations de vie ou de mort.

Il y a des centaines de millions, voire des milliards de personnes, qui vivent simplement sur notre belle planète, et pas seulement dans un pays en particulier, et qui ne peuvent pas exister autrement. Leur culture est le multiculturalisme. Je ne dis pas que c’est bon ou mauvais. C’est simplement un fait. Leur santé, et même leur traitement médical, dépendent de ce « style de vie », ainsi que de leur bien-être émotionnel et de leur travail.

Sans pouvoir voyager, leurs relations personnelles s’effondrent, leurs maisons et leurs appartements s’écroulent littéralement et leur vie perd son sens.

Quelqu’un compile-t-il des statistiques sur le nombre de vies humaines qui sont touchées, voire ruinées de cette manière ? Les chiffres doivent absolument être stupéfiants.

Attention, bien sûr ! La prudence est essentielle. Le coronavirus ne doit pas être pris à la légère. Mais pas d’approches extrêmes, qui pourraient, pour les décennies à venir, faire reculer les innombrables acquis positifs de notre civilisation.

Voyager, explorer, connaître « l’autre », essayer de comprendre, vivre ensemble comme une seule humanité : c’est l’une des grandes avancées de l’humanité. Imparfaite, parfois hypocrite ou timide, mais néanmoins une grande avancée. Non pas la mondialisation, mais l’internationalisme, où tout est pour le mieux.

Nous pensions que nous pouvions considérer ces avancées comme acquises. Nous étions convaincus qu’elles ne pouvaient pas nous être retirées.

Nous nous sommes battus pour les autres, pour que les gens de toutes les nationalités et de toutes les races puissent en profiter, bientôt aussi. Nous pensions que nous pouvions gagner.

Et maintenant, tout d’un coup, nous avons réalisé que tout n’était qu’un mirage.

Un coup de plume d’un responsable du gouvernement, et toutes nos libertés peuvent disparaître, être annulées. On nous pousse dans un coin, comme si nous étions du bétail, ou des enfants de maternelle.

Les vrais droits ne sont que ceux qui ne peuvent en aucun cas nous être retirés.

Le plus effrayant est l’absolutisme, l’extrémisme avec lequel les nouveaux règlements ont été introduits.

Un état de siège, peut-être, mais pas d’incarcération pure et simple.

Le voyage aurait pu être rendu plus compliqué, mais toujours possible.

Je vais le dire comme une anecdote, mais il y a une part de vérité : J’ai un masque à gaz de combat, que j’utilise pour couvrir les émeutes, les soulèvements et les révolutions. Il a un énorme filtre. Si je le portais, il serait impossible que je sois infecté, ou que j’infecte d’autres personnes dans un avion. Si cela ne suffit pas, je serais prêt à porter une combinaison jetable en plastique, de l’Amérique du Sud à l’Asie par exemple, avec des points de transit en Europe. Ce serait un moyen de transport extrêmement inconfortable, mais sûr (pour moi et pour tout le monde). Et quand je serai en Asie, disons au Japon, je serais heureux de subir une auto-quarantaine de 14 jours. Et je paierais même des frais raisonnables pour « dérangement ».

Mais si je dois vraiment y aller, si c’est une question de vie ou de mort pour moi, il devrait y avoir une option draconienne pour moi et pour des millions de personnes comme moi. Mais ce n’est pas le cas ! Les frontières de toute l’Asie et de l’Amérique du Sud sont fermées, hermétiquement. Même les frontières des États-Unis sont scellées, malgré le fait qu’ils aient le taux le plus élevé de personnes infectées. Seuls les citoyens et les détenteurs d’une carte verte peuvent monter à bord des avions.

Ainsi, des vies humaines continuent d’être ruinées, à une échelle tout juste inimaginable récemment.

Il semble que rien, absolument rien ne puisse être fait. Nous sommes tous à la merci de nos régimes.

Nous n’en avions aucune idée, mais maintenant nous savons.

Même lorsque ces restrictions seront levées, rien ne sera jamais « normal ». Les gens seront bien conscients du fait que leur vie peut à nouveau être brisée, sous n’importe quel prétexte – à tout moment.

Si un remède, ou une prévention, sont dix fois, voire cent fois plus meurtriers que la maladie, alors il est immoral de les appliquer.

De plus, il est essentiel de se rappeler qu’il existe de nombreuses façons différentes de mourir pour les êtres humains. Certaines personnes peuvent facilement mourir même si leurs poumons sont intacts et que leur cœur bat. Elles peuvent mourir de chagrin, de l’absence d’êtres chers ou de l’insignifiance de la vie en prison.

La lutte d’aujourd’hui, et le combat ne devrait pas être exclusivement contre le COVID-19. Le combat devrait être simplement pour la vie, pour chaque vie humaine, quels que soient les virus, les conditions ou les circonstances qui la mettent en danger.

Andre Vltchek

 

Article original en anglais :

The ‘Battle’ Against COVID-19 in a Fragmented World, Has Ruined Billions of Lives

Traduit par Réseau International

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« Les confinements ont pour but de conditionner les gens à obéir sans poser de questions. Une nation de personnes qui font simplement ce que les « experts » leur disent sans poser de questions est une nation mûre pour une descente vers la tyrannie totale ». – Ron Paul

Donald Trump appelle les médias « l’ennemi du peuple », mais c’est bien pire que cela. Les médias constituent une menace pour la sécurité nationale. Il suffit de voir la façon dont ils ont géré le coronavirus. La couverture hystérique 24/7, fait que les gens sont tellement terrifiés qu’ils se sont enfermés chez eux, infligeant des dommages catastrophiques à l’économie. Ce désastre n’aurait jamais eu lieu si les médias n’avaient pas concentré toute leur énergie à effrayer les gens. Aujourd’hui, le mal est fait, des millions de personnes ont perdu leur emploi, des dizaines de milliers de petites et moyennes entreprises sont menacées de faillite et la plus grande économie du monde a été réduite à un désert fumant. Et qu’a-t-on gagné ? Rien. Voici un extrait d’un article de l’économiste Jack Ramsay :

« L’ampleur et la rapidité de l’arrêt de l’économie réelle aux États-Unis sont sans précédent. Même pendant la Grande Dépression des années 1930, la contraction de l’économie réelle s’est produite sur une période de plusieurs années, et non de plusieurs mois…

… une fois que la contraction de l’économie réelle s’accélère et s’approfondit, elle conduit inévitablement à des défaillances et à des faillites… Les défaillances et les faillites provoquent alors une crise financière qui se répercute sur l’économie réelle, la détériorant encore davantage. Les pertes de revenus des entreprises, des ménages et des collectivités locales qui s’ensuivent provoquent à leur tour une nouvelle baisse. Une fois que les effets négatifs de rétroaction commencent à se faire sentir dans l’économie, il importe peu que la crise sanitaire soit rapidement atténuée. La dynamique économique a été enclenchée … La Fed … peut mettre à disposition une grosse quantité d’argent et des prêts pas chers, mais les entreprises et les ménages peuvent être réticents à emprunter, préférant thésauriser leurs liquidités – et les prêts également. En d’autres termes, plus la contraction est profonde et rapide, plus la reprise est difficile et lente ». (« Le mythe de la reprise économique en V », Jack Rasmus)

Tous les secteurs de l’économie se réduisent rapidement. Les prix du pétrole ont chuté, l’activité est en chute libre, la confiance des entreprises est au plus bas, les dépenses personnelles continuent de se réduire, la confiance des consommateurs chute fortement, le secteur des services s’effondre, la restauration, la production industrielle, l’industrie manufacturière, les bénéfices des entreprises, les investissements des entreprises, la consommation personnelle, les prêts bancaires, les importations et les exportations ; tous ces secteurs sont en train de s’effondrer. Il n’y a plus une lueur d’espoir nulle part. L’économie est en chute libre tandis que les gens restent cloîtrés chez eux, pensant qu’ils arrêtent la propagation d’un virus mortel. Mais le confinement n’arrête pas les infections, au mieux il les reporte à une date ultérieure, et encore ce n’est pas sûr.

L’idée d’isoler les membres sains de la population pour contrer la propagation d’un virus hautement contagieux est illusoire. Il n’y a aucun précédent historique à cette politique. Il n’y a pas eu de mesures de confinement pendant la grippe espagnole en 1918 (qui a fait 50 millions de morts), pendant la grippe asiatique en 1957, pendant la grippe de Hong Kong en 1969, pendant le SRAS en 2002, pendant la grippe porcine en 2009, pendant l’épidémie de MERS en 2012 et pendant l’épidémie d’Ebola en 2014.

Vous avez compris ? Il n’y a pas eu de confinement, à aucun moment, JAMAIS.

Mais demandez à quelqu’un de vous parler du confinement aujourd’hui et il vous dira avec une certitude absolue : « C’est la seule façon de battre cette chose ». Bien sûr, en s’enfermant à l’intérieur et en attendant que l’économie s’effondre, c’est ça ?

Trois points que vous ne verrez pas dans les médias mainstream :

1- Il n’y a aucun précédent historique au confinement

2- Il n’y a aucune base scientifique pour le confinement.

3- Un certain nombre d’experts en maladies infectieuses, comme le professeur suédois John Giesecke, estiment que le confinement n’est pas la bonne politique pour contenir la propagation du virus, qu’il est politiquement dangereux et qu’il sera difficile d’y mettre fin. Voici ce qu’il a déclaré :

« Lorsque vous commencez à examiner les mesures prises par les différents pays, vous vous apercevez que très peu d’entre eux ont la moindre preuve tangible … fermetures de frontières, fermetures d’écoles, éloignement social – il n’y a pratiquement aucune science derrière la plupart de ces mesures ».

Le confinement n’est pas une politique fondée sur la science. Il s’agit d’une concoction basée sur une foi inventée et acceptée comme étant la Sainte Écriture par la grande majorité des gens qui sont si terrifiés par le virus qu’ils se sont laissés duper par des médias manipulateurs et motivés par un agenda qui les a convaincus qu’hiberner pendant que l’économie se désintègre est en quelque sorte l’accomplissement de leur devoir civique. Mais ils ont tort. Le véritable devoir civique est de faire appel à son propre esprit critique, d’analyser avec scepticisme l’idiotie que le gouvernement fait passer pour de la politique sociale et de résister aux directives qui sont clairement destructrices pour les intérêts du peuple. Le confinement répond certainement à ces critères. Voici un extrait du dernier article de Pepe Escobar qui aide à mettre les choses en perspective :

« La notion de confinement obligatoire généralisé n’est justifiée par aucune justification médicale, ni par des recherches épidémiologiques de pointe, lorsqu’il s’agit de lutter contre une « pandémie ». Pourtant, le confinement a été consacré comme la politique hégémonique – avec le corollaire inévitable d’innombrables masses en proie au chômage. Tout cela sur la base de modèles mathématiques délirants et ratés de type Imperial College, imposés par de puissants groupes de pression allant du Forum Économique Mondial (WEF) à la Conférence de Munich sur la Sécurité.

Entre en scène Richard Hatchett, ancien membre du Conseil National de Sécurité sous la première administration Bush Jr., qui recommandait déjà en 2001 l’enfermement obligatoire de toute la population. Hatchett dirige aujourd’hui la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), une entité très puissante qui coordonne les investissements mondiaux dans le domaine des vaccins, et très proche des grandes entreprises pharmaceutiques. Il se trouve que la CEPI est une création du WEF en collaboration avec la Fondation Bill et Melinda Gates.

Hatchett considère la lutte contre le Covid-19 comme une « guerre ». La terminologie – adoptée par tout le monde, du Président Trump au Président Macron – donne le jeu. Elle renvoie à – quoi d’autre – la guerre mondiale contre le terrorisme (GWOT), comme l’a solennellement annoncé Donald « Known Unknowns » Rumsfeld lui-même en septembre 2001.

Rumsfeld a notamment été Président du géant de la biotechnologie Gilead. Après le 11 septembre, au Pentagone, il s’est employé à brouiller la distinction entre civils et militaires pour ce qui concernait la guerre contre le terrorisme. C’est alors que le « confinement obligatoire généralisé » a été conceptualisé, avec Hatchett parmi les principaux acteurs.

Bien qu’il s’agissait d’un concept dérivé de militarisation des grandes entreprises pharmaceutiques, cela n’avait rien à voir avec la santé publique. Ce qui comptait, c’était la militarisation de la société américaine à adopter en réponse au bioterrorisme – à l’époque automatiquement attribué à un Al-Qaïda sordide et dépourvu de technologie.

La version actuelle de ce projet – nous sommes en « guerre » et chaque civil doit rester chez lui – prend la forme de ce qu’Alexander Dugin a défini comme une dictature médico-militaire ». (« Comment la Biosécurité favorise le Néo-féodalisme Numérique »)

Il n’y a donc pas de « justification médicale, ou de recherche épidémiologique de pointe » pour soutenir le confinement. Tout est fabriqué de toutes pièces. Le confinement est le résultat d’une manipulation politique (d’une crise de santé publique) destinée à simuler la loi martiale. « Rentrez chez vous et restez chez vous », c’est le message et non « Rentrez chez vous et soyez en bonne santé ». Cela n’entre pas du tout en ligne de compte dans les calculs du gouvernement.

Alors au nom de qui ces confinements sont-ils imposés ? Certainement pas Trump, qui a voulu les lever dès le premier jour. Non, c’est son entourage, comme l’affable Dr Anthony Fauci, qui a récemment comparu devant le Sénat et l’a mis en garde contre une levée prématurée des restrictions. Ses mises en garde ressemblent beaucoup à celles de son collègue et peut-être bienfaiteur, Bill Gates, dont les tentacules sont étroitement enroulés autour du réseau de la santé mondiale et qui, selon beaucoup, utilise les initiatives philanthropiques comme un moyen de faire avancer sa propre vision malveillante de l’avenir. Pour ce qui est du confinement, laissons Gates parler pour lui-même :

« Tout d’abord, nous devons adopter une approche nationale cohérente du confinement. Malgré l’insistance des experts de la santé publique, certains États et comtés n’ont pas encore complètement fermé leurs portes. Dans certains États, les plages sont encore ouvertes, dans d’autres, les restaurants servent encore des repas aux tables…

Les dirigeants du pays doivent être clairs : la fermeture signifie la fermeture de tout. Jusqu’à ce que le nombre de cas commence à baisser dans toute l’Amérique – ce qui pourrait prendre 10 semaines ou plus – personne ne peut continuer à fonctionner comme si de rien n’était ou relâcher le confinement. Toute confusion sur ce point ne fera qu’étendre la douleur économique, augmenter les chances que le virus revienne et causer plus de morts…

Pour mettre fin à la maladie, nous aurons besoin d’un vaccin sûr et efficace. Si nous faisons tout correctement, nous pourrions en avoir un en moins de 18 mois, ce qui serait le vaccin le plus rapide jamais mis au point. Mais la création d’un vaccin n’est que la moitié de la bataille. Pour protéger les Américains et les habitants du monde entier, nous devrons fabriquer des milliards de doses ». (« Bill Gates : Here’s how to make up for lost time on covid-19 », Washington Post)

Voici une autre lettre de Gates au cas où il y aurait des doutes sur ses intentions :

« L’une des questions qui me sont le plus souvent posées ces jours-ci est de savoir quand le monde pourra revenir à ce qu’il était en décembre, avant la « pandémie » de coronavirus. Ma réponse est toujours la même : quand nous aurons un médicament presque parfait pour traiter le COVID-19, ou quand presque chaque personne sur la planète aura été vaccinée contre le coronavirus ». (« Bill Gates – Gates Notes »)

Mais de quoi parle-t-il ? Gates n’est pas un médecin, un scientifique, un épidémiologiste ou un élu qui définit une politique. C’est un riche dilettante qui a gagné des milliards en dominant impitoyablement l’industrie du logiciel. C’est tout. Cela fait-il de lui un expert en maladies infectieuses ? Est-ce que cela lui donne le droit d’ordonner le confinement de 328 millions d’Américains ? Non, mais les tentacules de Gates sont également enroulés autour des médias (ce qui l’aide à façonner l’opinion publique), comme le souligne cet extrait d’un article de Lew Rockwell :

« La Fondation Gates accorde des subventions de plusieurs centaines de milliers et souvent de millions de dollars à des organisations médiatiques telles que NBCUniversal, Al Jazeera, BBC, Viacom (CBS) et Participant Media … Gates et la Fondation Gates sont tous deux des actionnaires importants de Comcast, … ainsi que … MSNBC et NBC News … En 2009, le New York Times a rapporté que la Fondation Gates s’associait à des entreprises médiatiques pour écrire et façonner des histoires afin « d’intégrer » des messages dans les émissions en prime time :

« Elle [la Fondation Gates] est moins connue pour son influence en coulisses sur l’attitude du public à l’égard de ces questions, en aidant à façonner des scénarios et à insérer des messages dans des divertissements populaires comme les émissions de télévision ER, Law & Order : SVU and Private Practice… »

« Sa richesse énorme et la portée des sociétés médiatiques mères semblent exempter Gates des obligations de divulgation habituelles. … Il donne des interviews de softball dans l’émission Vox, soutenue par Comcast, sans révéler qu’il est un investisseur important de Comcast. Parce que sa participation dans les sociétés de médias est suffisamment blanchie, on suppose qu’elle ne mérite pas d’être mentionnée ». (« Bill Gates, HR6666, Remdesivir, Deaths in Italy », Lew Rockwell)

Bill Gates a des contacts essentiels dans les médias, les soins de santé mondiale et la politique. S’il veut que ses opinions soient largement diffusées, il n’a qu’à le dire. Cela dit, nous ne saurons peut-être jamais si le confinement était son idée, mais il a certainement le pouvoir de le faire appliquer s’il le souhaite. Et pour ceux qui restent sceptiques sur ce point, considérez ces mots d’avertissement tirés de l’excellente série vidéo en trois parties de James Corbett sur la pourriture de Microsoft intitulée « Bill Gates and the Population Control Grid » :

« La prise de contrôle de la santé publique que nous avons documentée dans « Comment Bill Gates a monopolisé la santé mondiale » et la pression particulièrement effrontée pour vacciner tous les habitants de la planète que nous avons documentée dans « Le plan de Bill Gates pour vacciner le monde » n’était pas, à la base, une question d’argent.

La richesse inimaginable que Gates a accumulée est maintenant utilisée pour acheter quelque chose de bien plus utile : le contrôle. Le contrôle non seulement des organismes de santé mondiale qui peuvent coordonner un programme mondial de vaccination, ou des gouvernements qui vont mandater une telle campagne sans précédent, mais le contrôle de la population mondiale elle-même ». (James Corbett, The Off-Guardian)

Le confinement est une question de pouvoir ; un pouvoir politique brut entre les mains d’oligarques non élus et non responsables qui sont déterminés à sauver l’humanité, que cela nous plaise ou non.

Que Dieu nous vienne en aide.

Mike Whitney

 

Article original en anglais :

Is the Lockdown the Greatest Policy Disaster in U.S. History?

L’article en anglais a été publié initialement par The Unz Review.

Traduit par Réseau International

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Covid-19: Quel sort pour l’Artemisia?

mai 22nd, 2020 by Corinne Autey-Roussel

Récemment, une nouvelle venue est arrivée de Madagascar sur la scène encombrée des traitements et vaccins putatifs du Covid-19, l’Artemisia annua (armoise annuelle), un antipaludéen de la pharmacopée traditionnelle africaine. Pour se voir immédiatement opposer une fin de non-recevoir par le chœur unanime de l’intelligentsia scientifico-médiatique qui campe en ce moment jour et nuit sur nos ondes, au prétexte qu’elle « n’a pas été testée ». C’est tout juste si ces esprits d’élite n’ont pas brandi croix, gousses d’ail et eau bénite en s’exclamant Vade retro, Satanas ! 

Le président malgache Andry Rajoelina, pris d’une colère compréhensible, a fustigé le racisme des Occidentaux en ces termes,

Si c’était un pays européen qui avait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doutes ? Je ne pense pas […] Le problème, c’est que cela vient d’Afrique. Et on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar, qui est le 163e pays le plus pauvre du monde, ait mis en place cette formule pour sauver le monde ».

Qu’il se rassure. Ce n’est pas tant de racisme qu’il s’agit que d’un nouveau phénomène sociétal : l’obscurantisme scientiste. Aujourd’hui en Occident, c’est chimie ou rien. La recherche doit se faire exclusivement dans des laboratoires de pointe rutilants, où des chercheurs affairés manient des nouvelles molécules chimiques « prometteuses », voire « révolutionnaires » hors de prix au sein d’officines dûment accréditées par le système de Big Pharma : Sanofi, Gilead, AbbVie, Pfizer, etc.

Tout le reste tombe dans l’une des catégories suivantes : charlatanisme dangereux, poudre de perlimpinpin, terraplatisme/complotisme ou placebos, au choix.

C’est oublier un peu vite que la plupart de nos médicaments ont entamé leur carrière en tant que plantes. A ce jour, 60%, pour être exacte. [1] La pénicilline, médicament chef de file des antibiotiques qui a représenté la plus grande avancée thérapeutique de tous les temps, est issue d’une moisissure, autrement dit d’un organisme de la famille des champignons. L’aspirine, anti-douleur et fébrifuge le plus vendu au monde, vient du saule blanc. La digitaline est issue de la digitale pourpre. Le curare, employé en chirurgie, provient du suc de lianes amazoniennes. La désormais célébrissime chloroquine est la copie synthétique de la quinine, elle-même extraite de l’écorce d’un arbre, le quinquina. Le citron suffit à soigner le scorbut, maladie due à une avitaminose C. Les opiacés issus du pavot (Papaver somniferum) ont une telle efficacité contre la douleur qu’ils sont devenus, à eux seuls, une branche de l’industrie pharmaceutique des USA (avec des résultats parfois mortels, parce qu’on n’a pas encore réussi à résoudre le problème des addictions qu’ils engendrent et des morts par surdosage qui peuvent s’ensuivre, mais qu’importe ! Les prescriptions et les ventes ne s’en poursuivent pas moins. Business is business). Ce ne sont que quelques exemples, auxquels ont peut ajouter 42% des médicaments anti-cancéreux. [2]

Rien que cela.

Le quinquina, dont l’écorce est un vieux remède des colons blancs contre la malaria. Les officiels britanniques en Inde y ajoutaient de l’eau, du sucre, du citron vert et du gin pour la rendre moins amère ; c’est ainsi que le gin tonica vu le jour. Encore aujourd’hui, l’ « Indian tonic » de votre supermarché affiche des extraits d’écorce de quinquina – hélas en trop petite quantité pour être efficaces contre le Covid-19 – dans ses ingrédients.

Auparavant, quand la science était encore de la science et non du scientisme, même les journalistes les plus frileux auraient applaudi les chercheurs qui s’empareraient de l’armoise annuelle préconisée par Madagascar, en isoleraient le principe actif, le testeraient in vitro et en cas de succès in vivo, avant de l’envoyer, si seconde réussite il y avait, dans le processus de synthèse (qui consiste à créer une molécule synthétique de même formule chimique, de façon à pouvoir la produire en masse à moindre coût), puis dans la batterie de tests et de contre-tests destinée à en déterminer les posologies, effets secondaires, interactions, etc, qui lui auraient peut-être permis, en fin de parcours, de décrocher le Graal du médicament: l’AMM (autorisation de mise sur le marché), de s’installer sur les étagères des pharmacies et d’être utile au monde.

Est-ce que, s’ils avaient sévi à l’époque, les obscurantistes scientistes « modernes » auraient également envoyé paître Alexander Fleming avec sa pénicilline, cette humble moisissure à deux francs six sous ?

C’est à craindre.

Heureusement, quelques vrais scientifiques subsistent (bientôt en tant qu’espèce protégée?) et l’armoise annuelle sera bien testée. Merci à eux.

 Corinne Autey-Roussel

 

Références :

[1] Le Figaro, « Les médicaments issus des plantes »
https://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/04/16/20375-medicaments-issus-plantes[2] France Culture, « De la plante à la molécule de synthèse »
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/de-la-plante-au-medicament-24-de-la-plante-a-la-molecule-de-synthese

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L’ennemi héréditaire de l’Amérique est l’Angleterre, pas la Russie. Historiquement, la Russie a peut-être été le principal allié des États-Unis. L’Angleterre reste le premier ennemi de l’Amérique, comme pendant la Révolution américaine.

Le seul ennemi de l’Amérique pendant la guerre révolutionnaire (1775-1783) était l’Angleterre. Depuis qu’elle a été vaincue dans cette guerre, l’Angleterre – contrôlée par l’aristocratie britannique – a tenté de diverses manières de reprendre le contrôle de l’Amérique.

La dernière tentative de l’aristocratie britannique pour reprendre le contrôle de l’Amérique a commencé en 1877 et se poursuit aujourd’hui, par les États profonds des deux pays – comprenant non seulement la CIA menteuse et le MI6 menteur, mais aussi l’ensemble des aristocraties unies de Grande-Bretagne et des États-Unis. Ces deux aristocraties constituent en fait l’État profond et contrôlent les niveaux de direction des deux agences de renseignement et des deux gouvernements, interdisant la démocratie dans les deux pays. L’aristocratie règne sur chacun d’eux. Le plan de 1877 visait à l’unification des deux aristocraties et à ce que la nouvelle puissance mondiale, l’industrie américaine et son gouvernement, alors en pleine expansion, soient contrôlés par les individus les plus riches des deux pays. Franklin Delano Roosevelt avait essayé de briser cette combinaison mondiale-impérialiste, mais il est mort tragiquement avant d’atteindre cet objectif.

La deuxième guerre de l’Amérique contre une puissance étrangère a été la guerre de 1812 (1812-1815), au cours de laquelle les États-Unis, si peu de temps après leur propre révolution victorieuse pour se libérer de la Grande-Bretagne, ont essayé d’aller encore plus loin et d’évincer complètement la Grande-Bretagne de l’Amérique du Nord. Parmi les Américains, certains craignaient toujours que l’Angleterre ne tente de reprendre les États-Unis. L’historien, Don Hickey, a écrit :

«En Amérique du Nord, les États-Unis étaient le seul belligérant à perdre la guerre et à conserver son indépendance. Étant donné que l’indépendance de la Grande-Bretagne était en jeu dans les guerres napoléoniennes, on pourrait soutenir que les États-Unis étaient le seul belligérant de chaque côté de l’Atlantique, pendant la guerre de 1812, qui n’avait rien à craindre pour son indépendance.»

Parce que le roi George III était toujours détesté par de nombreux Américains, les États-Unis voulaient se libérer du contrôle britannique sur ses colonies au nord de la frontière américaine, l’actuel Canada. Mais la plupart des habitants de la région continuaient à se considérer comme des sujets du roi, et les efforts américains échouèrent. De plus, des soldats britanniques, issus de ce qui est maintenant le Canada, ont réussi à mettre en danger l’indépendance de l’Amérique : ils ont incendié Washington. Ce ne sont pas les sujets du roi au nord de la frontière américaine qui ont fait cela ; c’étaient des troupes britanniques. L’armée du roi l’a fait. Les Américains avaient de réelles raisons de craindre le roi George III. L’indépendance de l’Amérique était en effet en jeu dans cette guerre. Ce n’était pas seulement la perception des démocrates-républicains – le parti de Jefferson – c’était une réalité.

Pour revenir au présent, lors d’un appel téléphonique du 25 mai 2018 entre les présidents des États-Unis et du Canada, le président américain inculte, Donald Trump, a partiellement justifié les droits de douane imposés au Canada en disant : «N’avez-vous pas incendié la Maison Blanche ?». En réalité, les troupes du roi George III l’ont fait, le 24 août 1814, en détruisant le Capitole le même jour, et non seulement le Canada n’existait pas à cette époque, mais les troupes du roi l’avaient fait en représailles à une invasion américaine réussie dans le territoire du roi, au nord, territoire qui devait par la suite gagner sa propre indépendance partielle après les rébellions infructueuses des sujets du roi là-bas en 1837-1838.

Bien que les États-Unis aient remporté la guerre de 1812, dans la mesure où ils n’ont pas perdu leur indépendance face à l’Angleterre, ils n’ont pas libéré le Canada. Mais deux ans après la guerre civile américaine (1860-1865), le Canada a finalement obtenu une indépendance partielle confuse en 1867.

La reconstruction de la Maison-Blanche par les États-Unis, détruite par les Britanniques, a été achevée en 1817. Celle du Capitole également détruit par les Britanniques a été achevée en 1826.

La bataille la plus célébrée de la guerre de 1812 a eu lieu à Fort McHenry, à Baltimore, le 13 septembre 1814, où les soldats américains ont hissé le drapeau américain, ce qui a inspiré Francis Scott Key qui écrivit «The Star-Spangled Banner», l’hymne national américain. Cette ode célébrait ce que les Américains considéraient comme la deuxième victoire de leur pays contre la tyrannie impériale britannique.

La prochaine grande tentative de l’Angleterre pour conquérir les États-Unis a eu lieu pendant la guerre civile, lorsque l’Angleterre soutenait le droit des Sudistes de continuer à asservir les Noirs et à se séparer de l’Union fédérale pour perpétuer l’esclavage. Si le Sud avait gagné, cela aurait non seulement considérablement affaibli les États-Unis, mais cela aurait créé au sud de l’Amérique une nouvelle nation, la Confédération du Sud, qui aurait été alliée à l’ennemi des Américains, la Grande-Bretagne.

À l’opposé du soutien de l’Angleterre à l’esclavage et à l’éclatement des États-Unis, la Russie était l’un des principaux partisans mondiaux des États-Unis et de son mouvement pour abolir l’esclavage. Sous le tsar Alexandre II, le gouvernement russe s’est opposé non seulement à l’esclavage mais aussi au servage, et il a donc été immortalisé parmi les Russes comme «Le grand libérateur», pour la fin du servage chez lui, qui était, pour la Russie, ce que l’esclavage était pour l’Amérique – une relique répudiée de l’ancien monarchisme absolutiste des prédécesseurs d’Alexandre II. Lorsque l’érudite Cynthia Chung titrait le 16 octobre 2019, «La Russie et les États-Unis : l’histoire oubliée d’une fraternité», elle évoquait «Cassius Clay». Ce n’était pas une référence erronée au célèbre boxeur américain Muhammad Ali (1942-2016), mais plutôt, à juste titre, à l’individu qui est beaucoup moins connu aujourd’hui, mais en l’honneur de qui le fameux boxeur avait été nommé à l’origine, Cassius Marcellus Clay. L’homonyme du boxeur a été tout à fait correctement mentionné par Chung comme ayant été «peut-être le plus grand ambassadeur américain en Russie (1861-1862 et 1863-1869)». Ce «Cassius Clay» était, en effet, l’un des héros historiques méconnus de l’Amérique, non seulement parce que cet habitant du Kentucky était un champion extrêmement courageux de l’anti-esclavagisme, mais aussi parce qu’il est devenu un grand atout pour son ami Abraham Lincoln dans sa guerre pour émanciper les esclaves américains. Comme le dit l’article de Wikipedia «Cassius Marcellus Clay (politicien)», lorsqu’il décrit le rôle de Clay dans la «Guerre civile et mission en Russie» :

Le président Lincoln a nommé Clay au poste de ministre auprès du tribunal russe de Saint-Pétersbourg le 28 mars 1861. La guerre civile américaine a commencé avant son départ et, comme il n’y avait pas de troupes fédérales à Washington à l’époque, Clay a organisé un groupe de 300 volontaires pour protéger la Maison Blanche et le US Naval Yard d’une éventuelle attaque confédérée. Ces hommes sont devenus célèbres sous le nom des Washington Guards de Cassius M. Clay. Le président Lincoln a remis à Clay un revolver Colt, lors d’une cérémonie de reconnaissance. Lorsque les troupes fédérales sont arrivées, Clay et sa famille se sont embarqués pour la Russie.

En tant que ministre de la Russie, Clay a été témoin de l’édit d’émancipation du tsar. Rappelé aux États-Unis en 1862 pour accepter une mission de Lincoln en tant que général de division dans l’armée de l’Union, Clay refusa publiquement cette offre à moins que Lincoln n’accepte d’émanciper les esclaves sous contrôle confédéré. Lincoln a envoyé Clay au Kentucky pour évaluer l’ambiance d’émancipation là-bas et dans les autres États frontaliers. Après le retour de Clay à Washington, DC, Lincoln a publié la proclamation à la fin de 1862, pour prendre effet en janvier 1863.

Clay a démissionné de sa fonction en mars 1863, il est retourné en Russie, où il a servi jusqu’en 1869. Il a été influent dans les négociations pour l’achat de l’Alaska.

Ainsi, cet ami du «Grand Libérateur», Alexandre II, et du «Grand Émancipateur», Lincoln , les a aidés tous les deux. Comme l’a bien résumé Blake Stillwell dans son article du 16 octobre 2015 «Comment la Russie a garanti la victoire de l’Union dans la guerre civile», l’ambassadeur Clay connaissait et partageait personnellement les valeurs communes bien ancrées des chefs d’État aux États-Unis et en Russie, et il persuadé ainsi le tsar Alexandre II de s’engager à rejoindre les États-Unis dans une guerre pour conquérir l’Angleterre, si celle-ci rejoignait ouvertement et activement la Confédération du Sud contre le Nord. Le tsar Alexandre II a donc stationné des navires de guerre russes à New York et à San Francisco pendant la guerre civile, afin d’empêcher l’Angleterre de soutenir activement la Confédération du Sud, ce que l’Angleterre avait prévu de faire.

Aucun pays n’a probablement été aussi utile à la cause de l’Union que la Russie, et ce n’était pas seulement à des fins de politique de puissance, mais surtout pour des principes démocratiques et progressistes, à la fois présents chez Lincoln et le Tsar – leurs objectifs communs des Lumières pour l’avenir du monde.

L’ennemi impérialiste de l’Angleterre, la France impérialiste, était également pro-esclavagiste, mais pas une menace aussi grande pour les États-Unis que l’Angleterre. La façon dont Michael O’Neill a formulé cela dans son article du 10 mai 2019 «L’implication de la France dans la guerre civile américaine» était :

«Le gouvernement français avait certainement de la sympathie pour la Confédération parce que les deux régimes étaient aristocratiques, tandis que le Nord avait un régime social et économique plus démocratique qui n’était pas aussi rigoureusement hiérarchique. Les perspectives commerciales de la France ont également été affectées par le blocus imposé par le Nord aux ports du Sud. La France a voulu intervenir pour assurer le commerce du coton, du vin, du brandy et de la soie.»

C’était un exemple où les empires anglais et français étaient du même côté – contre la démocratie et pour l’esclavage. L’aristocratie est toujours motivée par une cupidité illimitée, et cette cupidité a conduit les aristocraties française et anglaise à agir ensemble dans la guerre civile américaine. Le tsar Alexandre II était un aristocrate progressiste rarissime – comme le fut le président américain Franklin Delano Roosevelt par la suite.

Comme l’a également noté l’article de Chung, les relations amicales entre la Russie et les États-Unis avaient commencé au moment de la Révolution américaine, et Benjamin Franklin, qui était alors ambassadeur des États-Unis en France, a joué un rôle clé.

En 1877, le futur magnat du diamant britannique Cecil Rhodes a présenté le plan dont il avait rêvé pendant toute sa vie, unir les aristocraties de la Grande-Bretagne et des États-Unis pour finalement conquérir le monde entier. Son plan devait être activé à sa mort, survenue en 1902, lorsque le Rhodes Trust a commencé en créant le noyau d’un mouvement qui s’est propagé aux plus hauts niveaux de la finance dans les deux pays, y compris le Royal Institute of Foreign Affairs (RIFA) alias Chatham House, à Londres, puis le Council on Foreign Relations de New York, branche américaine du RIFA, deux institutions qui se sont unies aux aristocraties européennes au sein du groupe Bilderberg, qui a été créé en 1954 par Bernhard des Pays-Bas,  l’«ancien» prince nazi, et David Rockefeller des États-Unis. Puis, plus tard, la Commission trilatérale, faisant entrer les aristocrates japonais dans le giron de Cecil Rhodes, en 1973, sous l’égide de l’agent de David Rockefeller et stratège en chef anti-russe, Zbigniew Brzezinski. Le stratège en chef anti-russe de Nelson Rockefeller était Henry Kissinger.

Il existe également d’autres ramifications importantes du Rhodes Trust, qui est le tronc de l’arbre dont Cecil Rhodes avait été la graine.

Puis, pendant la Première Guerre mondiale, les États-Unis et la Russie étaient, encore une fois, des alliés cruciaux, mais cette fois l’Angleterre était avec eux, pas contre les États-Unis, car l’aristocratie britannique rivalisait avec celle de l’Allemagne. La révolution marxiste en Russie, en 1917, a terrifié tous les super-riches du monde, tout comme ils avaient été terrifiés en Angleterre par l’ennemi américain à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Historiquement, la Russie a peut-être été le principal allié des États-Unis. L’Angleterre reste leur ennemi suprême, tout comme pendant la Révolution américaine.

Les révolutions ont raté en Europe en 1848, mais celle de Russie, en 1917, prônait une dictature des travailleurs contre la classe moyenne , «la bourgeoisie», et pas seulement contre l’aristocratie. Donc, ce n’était pas un projet des Lumières, et ce n’était certainement pas démocratique. De plus, l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale était encore plus dictatoriale que l’Angleterre. En effet : le Kaiser Wilhelm II a initié la guerre mondiale afin de maintenir et de perpétuer l’ancienne tradition du droit divin des rois – la monarchie héréditaire, la plus rétrograde de toutes les formes de gouvernement, la règle héréditaire. Et l’Allemagne menaçait les navires américains, contrairement à l’Angleterre.

Lors de la conférence de paix de Versailles après la Première Guerre mondiale, quatre chefs influents de la délégation américaine étaient intensément pro-britanniques : le démocrate pro-aristocratie, extrêmement conservateur, et secrétaire d’État américain Robert Lansing, et ses deux neveux, les aristocrates pro-chrétiens, dévots extrêmement conservateurs et républicains, John Foster Dulles, et son frère Allen Dulles, et le dévot chrétien associé de JP Morgan, Thomas Lamont. Tous les quatre étaient favorables à l’obligation faite aux contribuables allemands de verser des réparations aux contribuables français si importantes qu’elles mettraient en faillite le nouveau gouvernement démocratique allemand de Weimar. Ce dépouillement des Allemands – approuvé par la délégation américaine – a contribué à amener le parti nazi extrémiste conservateur populiste de droite à prendre le pouvoir contre le gouvernement démocratique de Weimar.

Les frères Dulles avaient de nombreux amis parmi les aristocrates d’Angleterre et d’Allemagne et sont devenus deux chefs de file de la guerre pour conquérir la Russie, sous le président américain Dwight Eisenhower. Alors que le président américain Harry S. Truman avait cherché à «contenir» l’Union soviétique, les frères Dulles ont plutôt cherché à la «conquérir». Tous deux avaient une haine viscérale de la Russie – pas seulement du communisme. C’était une haine qui était largement partagée par les aristocraties de tous les empires, en particulier l’Angleterre, les États-Unis, l’Allemagne et le Japon.

Le président américain Franklin Delano Roosevelt (FDR) était une exception à la haine presque universelle de la Russie parmi les aristocraties américaines et alliées : il a reconnu et admis que, même si Joseph Staline était un dictateur barbare, il était un anti-impérialiste profondément engagé, comme FDR lui-même, parce qu’il dirigeait l’aile anti-impérialiste du Parti communiste contre l’aile impérialiste de Trotsky. Staline a défendu avec passion le «communisme dans un seul pays» – la doctrine selon laquelle l’Union soviétique doit d’abord établir clairement une économie florissante dans le pays et servir ainsi de modèle qui inspirerait les masses des nations capitalistes à se soulever contre leurs oppresseurs, et c’est seulement après l’établissement d’un tel modèle de réussite économique que le communisme pourra naturellement se propager à d’autres pays.

FDR était absolument opposé à toute sorte d’impérialisme, et il avait des discussions privées passionnés avec Winston Churchill à ce sujet, car Churchill a déclaré : «Il est impossible d’altérer les accords économiques de l’Empire», en réponse à FDR qui avait dit : «Je ne peux pas croire que nous menons une guerre contre l’esclavage fasciste, et en même temps ne pas travailler pour libérer les gens du monde entier d’une politique coloniale arriérée.» Et, par la suite, FDR a dit en privé à son fils Elliott, en parlant de Churchill sur un ton méprisant : «Un vrai vieux Tory, n’est-ce pas ? Un vrai vieux Tory, de la vieille école.»

La vision d’après-guerre de FDR était celle d’une Organisation des Nations Unies qui disposerait de toutes les armes nucléaires et contrôlerait tous les aspects du droit international, mais n’interviendrait pas dans le droit national, sauf peut-être si le Conseil de sécurité est unanime, et seulement à titre exceptionnel. Chacune des grandes puissances serait autorisée à intervenir dans les affaires domestiques des nations limitrophes, mais uniquement pour empêcher toute puissance majeure hostile de prendre le pouvoir, ceci dans un but purement défensif, rien d’autre. Cela aurait été très différent de ce que l’ONU est devenue.

C’est un domaine dans lequel le crédule Truman – qui ne savait, et ne comprenait rien – a pu être trompé par Churchill, et, plus encore, par le général d’alors, Dwight Eisenhower, parce que tous deux étaient des impérialistes engagés et visaient à conquérir la Russie – et pas seulement pour mettre fin à son communisme.

La date cruciale a été le 26 juillet 1945, quand Eisenhower a convaincu Truman de déclencher la Guerre froide. Puis, le 24 février 1990, le président américain George Herbert Walker Bush a défini la politique des États-Unis depuis lors : lorsque l’Union soviétique mettra fin au communisme en 1991, les États-Unis et leurs alliés continueront secrètement la Guerre froide contre la Russie, jusqu’à ce que celle-ci soit conquise pour faire partie de l’empire américain, et ne soit plus une nation indépendante. Ceci est la continuation du plan de Cecil Rhodes : les États-Unis exécutent les ordres de l’aristocratie britannique pour mener la conquête du monde entier.

Le 14 août 1941, au moment où FDR et Churchill élaboraient la Charte de l’Atlantiqueet prévoyaient une guerre commune contre Hitler, ils ont convenu de former «l’accord UK-USA», un «traité secret» entre les deux pays, qui a été officialisé le 17 mai 1943 sous le nom de «Accord BR-USA», puis officiellement signé le 5 mars 1946 par le président Truman, son contenu est finalement devenu public le 25 juin 2010. Il était, et il est encore maintenant, à la base de ce que l’on appelle plus communément «The Five Eyes», entité dérivée du programme de Cecil Rhodes – bien qu’il ne soit pas mentionné – d’opérations de renseignement étranger, dont le noyau est le renseignement britannique et américain, mais qui inclue également les services de renseignement des autres colonies anglo-saxonnes, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. L’Inde et les autres «races inférieures» des pays anglophones – comme Rhodes et Winston Churchill les considéraient – n’étaient pas incluses.

Par exemple : l’effort conjoint du Royaume-Uni et des États-Unis pour conduire Julian Assange à la mort – abomination qui semble susceptible de réussir bientôt – est devenu une partie de ce travail, tout comme les sanctions contrefaites conjointes du Royaume-Uni et des États-Unis contre la Russie concernant Sergei Magnitski en 2012, Sergei Skripal, et les accusations du «Russiagate» contre Donald Trump en 2018.

Cette floraison complète du plan initial de Cecil Rhodes est également connue sous le nom de «Relation spéciale» et de «Anglosphère».

Tout ceci est l’œuvre des aristocraties américaines et britanniques, contre leurs propres nations – contre leurs propre peuples – mais pour les opérations impériales essentielles nécessaires aux sociétés internationales américaines et britanniques, que ces milliardaires contrôlent.

C’est pourquoi toutes les sanctions contre la Russie sont basées sur des mensonges. Certes, cela ne se produit pas par accident. À chaque étape, dans pratiquement chaque cas, les aristocraties américaines et britanniques travaillent ensemble sur ces diffamations – contre le principal allié historique étranger des États-Unis, la Russie.

L’aristocratie britannique a toujours été le principal ennemi du public britannique, de la Russie, et du peuple américain. Cela est tout à fait conforme au plan de Rhodes, qui était d’utiliser les États-Unis pour étendre l’Empire britannique. C’est l’histoire de notre temps.

C’est le succès ultime du plan du roi George III, et c’est une profonde trahison des intentions des fondateurs américains, qui étaient des anti-impérialistes passionnés. Tout comme FDR.

Mais juste après la Seconde Guerre mondiale, les impérialistes, dirigés par les milliardaires américains, ont pris le relais.

Eric Zuesse

 

Article original en anglais :

America’s enemy is England, not Russia. Historically, Russia has been perhaps America’s main Ally; England remains America’s top enemy, just as during the American Revolution, The Saker.is, le 27 avril 2020.

Traduit par jj, relu par Marcel pour le Saker Francophone

1 – Amérique Latine et Monde arabe: deux blocs géopolitiques présentant de fortes convergences.

Vénézuela, Bolivie, Brésil…….la déstabilisation de l’Amérique Latine va de pair avec celle du Monde arabe (Irak, Libye, Syrie, Yémen, Soudan) en ce que ces deux blocs géopolitiques présentent de fortes convergences de par leur positionnement stratégique et leur homogénéité socio culturelle, hors du monde anglo-saxon.

Si la déstabilisation avortée de Nicolas Maduro (Vénézuela) a répondu à la volonté des Etats Unis de châtier un allié privilégié de l’Iran en Amérique du Sud, la propulsion de l’ultra droitier Jair Bolsonaro au Brésil relève, elle, d’une tentative de parasiter le BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le groupe des cinq pays, chef de file du monde multipolaire en devenir, dont le Brésil sous Lula Da Silva en était un membre actif et attractif.

L’Amérique blanche suprématiste de Donald Trump fait la démonstration qu’elle ne tolère pas le brassage humain encore moins le métissage. Avec une population forte de 50 millions de personnes d’origine «latina», elle redoute un débordement démographique qui remettrait en question la suprématie du pouvoir WASP (White Anglo Saxon Protestant) en raison du rôle galvanisateur de l’Hispaniland dans la dynamique contestataire de l’ordre mondial.

L’édification d’un mur d’aparttheid entre les Etats Unis et le Mexique, pourtant tous deux membres de la même zone de libre échange ALENA, se situe dans ce contexte.

Lula Da Silva ja été eté en prison pour corruption, par un plus corrompu que lui, Michel Temer, mais de droite, alors que Lula était affligé de tares irrémédiables en ce que cet ancien syndicaliste est de surcroît Président « métis » d’un Brésil ‘métissé’.

Jair Bolsonaro et la déforestation de la forêt amazonienne

« En 2018, le monde a perdu 12 millions d’hectares de forêts tropicales, soit la superficie du Nicaragua, selon un rapport publié fin 2019 par le World ressources institute (WRI), dont 3,64 millions de forêts tropicales primaires essentielles pour le climat et la biodiversité.

Selon ce rapport annuel mené par Global Forest Watch, 2018 se classe comme la quatrième plus mauvaise année en terme de déforestation de la forêt tropicale, après 2016, 2017 et 2014.

La situation pourrait encore empirer au Brésil car, selon l’ONG Imazon, la déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 54% en janvier 2019 et l’arrivée au pouvoir du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, par rapport à janvier 2018.

EVO Morales

Cinquante ans après la mort du Che, un «coup d’état raciste», a chassé Evo Morales du pouvoir, selon l’expression du cinéaste Jules Falardeau, –auteur du film «Journal de Bolivie» présenté en première mondiale au 41e festival du Nouveau cinéma latino-américain de La Havane, à Cuba, en décembre 2019.

Le coup d’état en Bolivie visait en fait à sanctionner la décision d’Evo Morales d’ordonner l’exploitation industrielle du Lithuim, matière stratégique de premier plan et à élargir la sphère d’influence d’Israël en Amérique latine.

Cf ce lien: https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/bolivie-un-coup-detat-pour-israel-aussi

Out donc aussi Evo Morales, un autochtone, autrement dit un authentique «native american» d’un continent pillé par l’homme blanc venu d’Europe comme les ancêtres allemands de Donald Trump.

En fait l’objectif des Etats Unis est d’édifier des fortins israéliens sur les marches de l’empire américain pour éviter le contournement des Etats Unis par la Chine via le cône sud de la même manière que l’Europe a été contournée via l’Afrique.

Le cas du Vénézuela: La ruse de Nicolas Maduro. Le SEBIN inflige une humiliation à la CIA

L’élection du péroniste Alberto Fernández le 27 octobre 2019, à la présidence argentine à la place du milliardaire Mauricio Macri a quelque peu réduit la pression sur Nicolas Maduro., soumis depuis trois ans à une opération en règle de déstabilisation, menée par l’ultra faucon John Bolton.
Pour renverser le successeur d’Hugo Chavez, le siège du Pentagone (USSOUTHCOM) en charge de l’Amérique centrale et du sud avait mis en place des moyens de l’Espionnage technologique (TECHINT- intelligence technique) afin d’évaluer, d’analyser et d’interpréter les informations relatives au matériel de combat de l’armée vénézuélienne.

Il s’agit de moyens de type MASINT (Measurement and signature intelligence) qui reçoivent à distance, les vibrations, la pression, l’énergie calorique produite par les systèmes de combat. Il y a également d’autres moyens (ELINT) concernant les émissions électroniques des systèmes de radar et de radionavigation qui équipent les systèmes de missiles sol-air, les avions et les navires militaires du Venezuela.
Mais la plupart des moyens d’espionnage ont été utilisés pour intercepter les réseaux de communication (COMINT). L’Agence nationale de renseignement électronique (NSA) a un réseau appelé ECHELON, conçu pour l’interception et l’enregistrement des communications par téléphone, fax, radio et le trafic de données grâce aux satellites espions américains.

Toutefois, le SEBIN, le petit service de contre-espionnage vénézuélien (SEBIN: Servicio Boliviariano de Intellicia Nacional) a infligé une humiliation à la CIA en infiltrant tous les groupes d’opposition par des agents fidèles au régime de Caracas., doublée d’une opération d’intoxication psychologique, notamment des «fuites» en direction de la CIA, concernant l’intention de plusieurs généraux du premier cercle de trahir le président Nicolas Maduro.

La «désertion» du général Manuel Figuera, chef du SEBIN, la libération de Leopoldo Lopez de son assignation à résidence, et la mise à disposition, pour Juan Guaido, d’un peloton de soldats appartenant au SEBIN, pour prendre la garnison Carlota à Caracas, plus de 1 000 militaires, faisaient partie de l’opération d’intoxication des agents de la CIA afin de convaincre Washington du succès du coup d’Etat.

Une deuxième tentative d’invasion est intervenue un an plus tard, en Mai 2020, après l’appel au soulèvement de l’armée lancé par Juan Guaido qui avait en vain tenté, le 30 avril 2019, d’inciter les casernes à se rebeller contre le président Nicolas Maduro.
Le président vénézuélien a brandi les passeports des deux suspects, présentés comme étant Luke Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans. Plus tôt lundi, le parquet vénézuélien avait accusé le leader de l’opposition Juan Guaido d’avoir recruté des «mercenaires» avec des fonds du pays pétrolier bloqués par des sanctions américaines, pour fomenter une tentative d’«invasion» maritime du pays.

Le pouvoir chaviste accuse Juan Guaido d’être impliqué dans des complots contre le président socialiste, avec l’aide de la Colombie et des États-Unis. Nicolas Maduro continue, lui, à jouir du soutien de l’état-major de l’armée, pièce maîtresse du système politique vénézuélien, mais aussi de la Chine, de la Russie et de Cuba.

En fait, les soulèvements du Vénézuela, d’Algérie, du Soudan, de Libye, d’Irak et du Liban visent à la fracture entre la société civile et les institutions légales pouvoir en vue de de démenbrer les armées nationales. De la même manière qu’au moment de l’implosion du bloc soviétique l’OTAN s’était appliqué à démembrer les entités fédérales (URSS, Yougoslavie) qu’il considérait comme un frein à son expansion vers l’EST.

La loi scélérate du «Muslim Ban»

Donald Trump a marqué son entrée en fonction par la mise en vigueur de la loi scélérate du «Muslim Ban» s’employant à criminaliser les contestataires à l’hégémonie américaine dans la sphère musulmane, en priorité l’Iran, leur chef de file, et ses alliés la Syrie, l’Irak, le Yémen, le Liban, privilégiant des rapports tarifés avec les pétromonarchies du Golfe, belliqueux et belliciste, mais d’une impotence humiliante pour le leadership américain.

Du retrait unilatéral de l’accord international sur le nucléaire iranien, à la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, au transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv vers Jérusalem, aux sanctions internationalement illégales contre le Hezbollah libanais, au feu vert à l’annexion des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, à l’encouragement à une alliance entre les pétromonarchies et Israël, Donald Trump vise à promouvoir un «Islam des Lumières», invariablement domestiqué à l’imperium israélo-américain.

La destruction de la Libye et de la Syrie a visé deux pays à structure républicaine, alliés de la Russie et de la Chine disposant de ressources énergétiques, sans endettement extérieur. Il relève du même objectif: la destruction de toute opposition à une mondialisation financière selon le schéma capitalistique américain. Initiée par l’économiste Milton Friedman de l’Ecole de Chicago, la théorie a été d’une grande corrosivité dans son application pour les économies du Cône sud de l’Amérique.…. Avant que la pandémie du coronavirus ne révèle la mystification et les ravages de «la mondialisation heureuse».

L’Amérique latine et le Monde arabe constituent deux blocs qui présentent une grande homogénéité culturelle.

  • La première, majoritairement latine et de culture chrétienne se situent dans l’hinterland stratégique des Etats Unis;
  • Le second majoritairement arabophone et musulman, est une zone de transition entre l’Europe et l’Asie, à l’articulation de trois continents (Europe, Afrique, Asie), à proximité d’importants gisements pétroliers, à l’intersection des grandes routes maritimes (Détroit de Gibraltar, Canal de Suez, Détroit d’Ormuz).

Une conjoncture qui explique la guerre souterraine menée par Israël contre le Hezbollah non seulement en Syrie et au Liban, mais aussi en Afrique et en Amérique, la base arrière d’une guerre planétaire.

Le consensus de Washington: une contrainte abusive.

Bénéficiant du contexte de crise idéologique globale lié à l’effondrement du communisme soviétique, dans la décennie 1980, les Etats Unis ont imposé à l’Amérique latine le terrible «Consensus de Washington», -un corpus de mesures d’inspiration libérale concernant les moyens de relancer la croissance économique, notamment dans les économies en difficulté du fait de leur endettement comme en Amérique latine.

En Amérique latine, la «décennie perdue», les années 1980, avait en effet été marquée par une profonde crise économique, une hyper inflation, dévastatrice, la déstructuration sociale et des instabilités politiques.

La crise de la dette extérieure a écarté ce sous-continent des marchés financiers, le privant d’investissements extérieurs, avec un transfert net (négatif) de ressources financières, de près de 25 milliards de dollars en moyenne annuelle, en direction du Nord.
Élément constitutif du capitalisme, un système lui-même structurellement patriarcal, la dette apparaît comme instrument néocolonial aux impacts désastreux sur les populations du Sud.

Le consensus de Washington a été établi comme de juste entre les grandes institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque Mondiale et Fonds monétaire international) en coordination avec le département du Trésor américain. Inspiré de l’Ecole de Chicago, il reprenait les idées émises par l’économiste américain John Williamson, un disciple de l’économiste ultra libéral Milton Fridedman.

L’auteur, dépité, constatera, dix ans plus tard, avoir été mal compris («le terme est désormais utilisé comme une caricature de ma définition d’origine», écrivait-il en 1999).
Alors que le contre-modèle communiste avait pratiquement disparu, les alternatives au «consensus de Washington» ont du mal à percer, mais quelques ébauches d’autres voies ont émergé, que l’on pourrait qualifier de voie mixte entre les extrêmes du capitalisme sans régulation et du communisme, ont été avancées par les post-keynésiens, et les altermondialistes.
Ainsi, en 2003 nait un consensus concurrent, au sein des économies latino-américaines victimes de la crise de 1982. Le Consensus de Buenos Aires aura cependant peu d’impact hors du sous-continent. Il est de nos jours remis en cause par le retour au pouvoir de la droite dans la région.

Dans un contexte de crise systémique d’endettement des économies occidentales, de la montée en puissance de la Chine au rang de puissance planétaire, de l’instauration du yuan comme monnaie de règlements des transactions pétrolières via la bourse de Shanghai, et du développement d’une économie de troc entre la Russie et ses voisins du Moyen Orient (Iran, Turquie, Syrie, Liban), les Etats Unis, en phase de reflux, s’arc boutent sur ses anciennes chasses gardées en Amérique du Sud et au Moyen Orient.

L’unilatéralisme absolu américain sous Donald Trump marque le début du processus de «déconsidération» de la démocratie à l’occidentale.

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En 1999, Qiao Liang, alors Colonel supérieur de l’armée de l’air dans l’Armée Populaire de Libération (APL), et Wang Xiangsui, un autre Colonel supérieur, ont provoqué un énorme tumulte avec la publication de « Guerre Sans Restriction : Le plan directeur de la Chine pour détruire l’Amérique ».

Guerre Sans Restriction était essentiellement le manuel de l’APL pour la guerre asymétrique : une mise à jour de « l’Art de la Guerre » de Sun Tzu. Au moment de la publication initiale, alors que la Chine était encore loin de son influence géopolitique et géoéconomique actuelle, le livre était conçu pour présenter une approche défensive, loin du sensationnaliste « détruire l’Amérique » ajouté au titre pour la publication américaine en 2004.

Le livre est maintenant disponible dans une nouvelle édition et Qiao Liang, en tant que général à la retraite et Directeur du Conseil de Recherche sur la Sécurité Nationale, a refait surface dans une interview très révélatrice publiée à l’origine dans une édition du magazine Zijing (Bauhinia) basé à Hong Kong.

Le Général Qiao n’est pas un membre du Politburo habilité à dicter la politique officielle. Mais certains analystes avec lesquels j’ai parlé s’accordent à dire que les points clés qu’il fait valoir à titre personnel sont assez révélateurs de la pensée de l’APL. Passons en revue certains de ses points forts.

Danse avec les loups

de son argumentation se concentre sur les lacunes de l’industrie manufacturière américaine : « Comment les États-Unis peuvent-ils aujourd’hui vouloir faire la guerre à la plus grande puissance manufacturière du monde alors que leur propre industrie est en pleine crise ? »

Un exemple, en référence au Covid-19, est la capacité de produire des respirateurs : « Sur plus de 1 400 pièces nécessaires pour un respirateur, plus de 1 100 doivent être produites en Chine, assemblage final compris. C’est le problème des États-Unis aujourd’hui. Ils disposent d’une technologie de pointe, mais pas des méthodes ni de la capacité de production. Ils doivent donc s’appuyer sur la production chinoise ».

Le Général Qiao rejette la possibilité que le Vietnam, les Philippines, le Bangladesh, l’Inde et d’autres nations asiatiques puissent remplacer la main-d’œuvre bon marché de la Chine : « Demandez-vous lequel de ces pays a plus de travailleurs qualifiés que la Chine. Quelle quantité de ressources humaines de moyen et haut niveau a été produite en Chine au cours de ces 30 dernières années ? Quel pays forme plus de 100 millions d’étudiants aux niveaux secondaire et universitaire ? L’énergie de tous ces gens est encore loin d’être libérée pour le développement économique de la Chine ».

Il reconnaît que la puissance militaire américaine, même en période d’épidémie et de difficultés économiques, est toujours capable « d’interférer directement ou indirectement dans la question du Détroit de Taiwan » et de trouver une excuse pour « bloquer et sanctionner la Chine et l’exclure de l’Occident ». Il ajoute « qu’en tant que pays producteur, nous ne pouvons toujours pas satisfaire notre industrie manufacturière avec nos propres ressources et compter sur nos propres marchés pour consommer nos produits ».

En conséquence, il affirme que c’est une « bonne chose » pour la Chine de s’engager dans la cause de la réunification, « mais c’est toujours une mauvaise chose si cela est fait au mauvais moment. Nous ne pouvons agir qu’au bon moment. Nous ne pouvons pas permettre à notre génération de commettre le péché d’interrompre le processus de renaissance de la nation chinoise ».

Le Général Qiao conseille : « Ne pensez pas que seule la souveraineté territoriale soit liée aux intérêts fondamentaux d’une nation. D’autres types de souveraineté – économique, financière, de défense, alimentaire, des ressources, biologique et culturelle – sont tous liés aux intérêts et à la survie des nations et sont des composantes de la souveraineté nationale ».

Pour arrêter le mouvement vers l’indépendance de Taïwan, « en dehors de la guerre, d’autres options doivent être prises en considération. Nous pouvons réfléchir aux moyens d’agir dans l’immense zone grise entre la guerre et la paix, et nous pouvons même penser à des moyens plus particuliers, comme le lancement d’opérations militaires qui ne conduiront pas à la guerre, mais qui peuvent impliquer un usage modéré de la force ».

Dans une formulation graphique, le Général Qiao pense que « si nous devons danser avec les loups, nous ne devons pas danser au rythme des États-Unis. Nous devons avoir notre propre rythme, et même essayer de casser leur rythme, pour minimiser son influence. Si la puissance américaine brandit son bâton, c’est qu’elle est tombée dans un piège ».

En bref, pour le Général Qiao, « la Chine doit tout d’abord faire preuve de détermination stratégique pour résoudre la question de Taïwan, et ensuite de patience stratégique. Bien sûr, le postulat est que nous devons développer et maintenir notre force stratégique pour résoudre la question de Taïwan par la force à tout moment ».

Les gants sont retirés

Comparons maintenant l’analyse du Général Qiao avec le fait géopolitique et géo-économique désormais évident que Pékin répondra par la force des choses à toute tactique de guerre hybride déployée par le gouvernement américain. Les gants sont définitivement retirés.

L’expression « gold standard » est apparue dans un éditorial sans retenue du Global Times : « Nous devons être clairs sur le fait que la stratégie nationale de la Chine sera axée sur la lutte contre la répression américaine. Nous devrions renforcer la coopération avec la plupart des pays. Les États-Unis sont censés contenir les lignes de front internationales de la Chine, et nous devons mettre fin à ce complot américain et faire de la rivalité entre la Chine et les États-Unis un processus d’auto-isolement américain ».

Un corollaire inévitable est que l’offensive tous azimuts visant à paralyser Huawei sera contre-attaquée en retour, en ciblant Apple, Qualcom, Cisco et Boeing, et même « des enquêtes ou des suspensions de leur droit de faire des affaires en Chine ».

Ainsi, à toutes fins pratiques, Pékin a maintenant dévoilé publiquement sa stratégie pour contrecarrer les affirmations du type « Nous pourrions couper toute les relations » du Président américain Donald Trump.

Un cocktail toxique de racisme et d’anti-communisme est responsable du sentiment anti-chinois prédominant aux États-Unis, qui englobe au moins 66% de la population totale. Trump s’en est instinctivement emparé – et en a fait le thème de sa campagne de réélection, entièrement approuvé par Steve Bannon.

L’objectif stratégique est de s’attaquer à la Chine dans tous les domaines. L’objectif tactique est de forger un front anti-Chine à travers l’Occident : un autre exemple d’encerclement, de style guerre hybride, axé sur la guerre économique.

Cela impliquera une offensive concertée, en essayant de faire respecter les embargos et en essayant de bloquer les marchés régionaux aux entreprises chinoises. La loi sera la norme. Même le gel des avoirs chinois aux États-Unis n’est plus une proposition farfelue.

Toutes les ramifications possibles de la Route de la Soie – sur le front énergétique, les ports, la Route de la Soie de la Santé, l’interconnexion numérique – seront stratégiquement ciblées. Ceux qui rêvaient que le Covid-19 puisse être le prétexte idéal pour un nouveau Yalta – réunissant Trump, Xi et Poutine – peuvent reposer en paix.

« L’endiguement » sera accentué. L’Amiral Philip Davidson, chef du Commandement Indo-Pacifique, en est un bon exemple. Il demande 20 milliards de dollars pour un « cordon militaire robuste » de la Californie au Japon et le long du Pacifique, avec « des réseaux d’attaque de précision à haute capacité de survie » le long du Pacifique et des « forces interarmées rotatives basées à l’avant » pour contrer la « nouvelle menace que fait peser la concurrence des grandes puissances ».

Davidson soutient que « sans une dissuasion conventionnelle valable et convaincante, la Chine et la Russie seront encouragées à agir dans la région pour supplanter les intérêts américains ».

Regarder le Congrès du Peuple

Du point de vue de larges pans du Sud, l’incandescence actuelle, extrêmement dangereuse, ou Nouvelle Guerre Froide, est le plus souvent interprétée comme la fin progressive de l’hégémonie de la coalition occidentale sur la planète entière.

Pourtant, l’hégémon demande à des dizaines de nations de se positionner à nouveau dans un impératif de guerre mondiale contre le terrorisme de type « vous êtes avec nous ou contre nous ».

Lors de la session annuelle de l’Assemblée Populaire Nationale, qui débute ce vendredi, nous verrons comment la Chine va gérer sa priorité absolue : se réorganiser sur le plan intérieur après la pandémie.

Pour la première fois en 35 ans, Pékin sera contrainte de renoncer à ses objectifs de croissance économique. Cela signifie également que l’objectif de doubler le PIB et le revenu par habitant d’ici 2020 par rapport à 2010 sera également reporté.

Ce à quoi nous devons nous attendre, c’est à un accent absolu sur les dépenses intérieures – et la stabilité sociale – plutôt qu’à une lutte pour devenir un leader mondial, même si cela n’est pas totalement négligé.

Après tout, le Président Xi Jinping a clairement indiqué en début de semaine que « le développement et le déploiement du vaccin contre le Covid-19 en Chine, lorsqu’il sera disponible », ne seront pas soumis à la logique des grandes entreprises pharmaceutiques, mais « deviendront un bien public mondial ». Ce sera la contribution de la Chine pour assurer l’accessibilité et le caractère abordable du vaccin dans les pays en développement ». Le Sud Global est attentif.

Sur le plan interne, Pékin renforcera le soutien aux entreprises publiques qui sont performantes en matière d’innovation et de prise de risques. La Chine défie toujours les prédictions des « experts » occidentaux. Par exemple, les exportations ont augmenté de 3,5% en avril, alors que les experts prévoyaient une baisse de 15,7%. L’excédent commercial était de 45,3 milliards de dollars, alors que les experts prévoyaient seulement 6,3 milliards de dollars.

Pékin semble identifier clairement l’écart grandissant entre un Occident, en particulier les États-Unis, qui plonge de facto dans le territoire de la Nouvelle Grande Dépression, et une Chine qui est sur le point de relancer sa croissance économique. Le centre de gravité de la puissance économique mondiale continue à se déplacer, inexorablement, vers l’Asie.

Une guerre hybride ? C’est parti.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

China Updates Its ‘Art of Hybrid War’, le 20 mai 2020

L’article en anglais a été publié initialement par Asia Times

Traduit par Réseau International

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Le «gouvernement mondial» et la crise COVID-19…

mai 22nd, 2020 by Mondialisation.ca

Sélection d’articles :

La globalisation du capitalisme, le « gouvernement mondial » et la crise du coronavirus.

Par Prof Michel Chossudovsky, 18 mai 2020

Le monde est trompé sur les causes et les conséquences de la crise du coronavirus. La crise COVID-19 est marquée par une « urgence » de santé publique sous les auspices de l’OMS qui sert de prétexte et de justification au déclenchement d’un processus mondial de restructuration économique, sociale et politique. L’ingénierie sociale est appliquée. Les gouvernements sont poussés à prolonger le verrouillage, malgré ses conséquences économiques et sociales dévastatrices. Ce qui se passe est sans précédent dans l’histoire du monde.

 

Plan USA: contrôle militarisé de la population. L’Art de la guerre

Par Manlio Dinucci, 19 mai 2020

La Fondation Rockefeller a présenté le “Plan d’action national pour le contrôle du Covid-19”, en indiquant les “pas pragmatiques pour ré-ouvrir nos lieux de travail et nos communautés”. Mais il ne s’agit pas, comme il apparaît dans le titre, simplement de mesures sanitaires. Le Plan -auquel ont contribué certaines des plus prestigieuses universités (Harvard, Yale, Johns Hopkins et autres)— préfigure un véritable modèle social hiérarchisé et militarisé. 

 

Baie des Cochons ou «Opération Mangouste»?

Par Maurice Lemoine, 19 mai 2020

Les 3 et 4 mai, en provenance de Colombie, plusieurs groupes armés dirigés et entraînés par des mercenaires américains appartenant à une société de sécurité privée située en Floride on tenté d’infiltrer le Venezuela  avant d’être neutralisés par les forces de sécurité. Sur la base de témoignages et documents irréfutables, on connaît les objectifs qui leur étaient assignés  : séquestrer voire assassiner le président Nicolás Maduro, neutraliser les hauts dirigeants civils et militaires du gouvernement bolivarien et semer le chaos.

 

La Terre promise

Par Dominique Muselet, 19 mai 2020

Depuis le début du déconfinement, on voit revenir peu à peu sur les plateaux les élus du parti du président. Ils ne se bousculent pas. Peut-être n’ont-ils pas encore reçu les éléments de langage nécessaires pour faire face au renversement idéologique qu’a provoqué la pandémie. Et comme ils ne peuvent plus affirmer qu’on dépense trop d’argent pour la santé et les services publics, ils ne disent plus rien…

 

L’opération « Warp Speed ». La poussée à grande vitesse pour les vaccins contre le coronavirus

Par F. William Engdahl, 19 mai 2020

La Maison Blanche américaine a nommé un « tsar des vaccins » contre les coronavirus, issu de Big Pharma, pour superviser l’opération Warp Speed. L’objectif est de créer et de produire 300 millions de doses d’un nouveau vaccin censé immuniser toute la population américaine contre le COVID-19 d’ici la fin de l’année. Pour s’assurer que les grandes sociétés pharmaceutiques donnent le meilleur d’elles-mêmes au projet médical Manhattan, elles ont été entièrement indemnisées par le gouvernement étasunien en cas de décès ou de maladie grave des personnes ayant reçu le vaccin…

 

Les décès COVID-19 des foyers de soins de Montréal. Taux de mortalité COVID-19 à la hausse au Québec?

Par William Walter Kay et Prof Michel Chossudovsky, 20 mai 2020

Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur cet important article de l’auteur William Walter Kay. L’article soulève deux questions fondamentales : La première concerne les conditions déplorables de soins de santé (et le manque de personnel) qui affectent les patients des maisons de soins infirmiers et des services gériatriques du Québec et qui ont inévitablement une incidence sur la mortalité. Et cette mortalité n’a rien à voir avec le COVID-19.

 

L’OMS et l’Union européenne veulent des vaccins pour tous, pas de l’eau

Par Dr Pascal Sacré, 20 mai 2020

COVID-19 : 324 990 morts dans le monde … Ursula von der Leyen, présidente de l’Union Européenne a lancé un Téléthon mondial pour accélérer la venue d‘un vaccin pour tous. Manque d’accès à l’eau : 1 922 148 morts depuis le 1er janvier dans le monde (plus de 5 000 000 morts par an dont un grand nombre d’enfants) ! Pas de Téléthon mondial ?

 

Comment la biosécurité favorise le néo-féodalisme numérique

Par Pepe Escobar, 20 mai 2020

Le maître penseur italien Giorgio Agamben a été en première ligne – controversée – pour examiner quel nouveau paradigme pourrait émerger de notre détresse pandémique actuelle. Il a récemment attiré l’attention sur un livre extraordinaire publié il y a sept ans, qui a déjà tout exposé. Dans « Tempêtes Microbiennes », Patrick Zylberman, professeur d’Histoire de la Santé à Paris, a détaillé le processus complexe par lequel la sécurité sanitaire…

 

COVID-19 – Idolâtrie pour le dangereux, mépris pour le naturel

Par Dr Pascal Sacré, 21 mai 2020

Où est la logique ? Efficacité versus dangers des vaccins Les vaccins sont omniprésents sur les scènes pandémiques. Des gens l’attendent comme le messie, un Saint-Graal chimique : Un vaccin Covid-19 sera un bien public mondial, dit le patron des Instituts américains de santé.  Pourtant, un point récurrent est la minimisation systématique de ses dangers.

 

Une épidémie bien planifiée

Par Mark Taliano, 21 mai 2020

Les preuves démontrent que l’opération Coronavirus a commencé bien avant les « confinements » et les campagnes de peur. Considérons, par exemple, qu’alors que l’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) le 30 janvier 2020, le Coronavirus Aid Relief and Economic Security Act (CARE Act), également connu sous le nom de H.R 748 a été introduit plus d’un an auparavant, le 24 janvier 2019, à un moment où la plupart n’avaient même pas entendu parler du Coronavirus.

 

Les masques faciaux présentent de sérieux risques pour la santé

Par Russell L. Blaylock, 22 mai 2020

Les chercheurs ont découvert qu’environ un tiers des travailleurs développaient des maux de tête avec l’utilisation du masque, la plupart avaient des maux de tête préexistants qui étaient aggravés par le port du masque, et 60 % avaient besoin d’analgésiques pour les soulager. En ce qui concerne la cause des maux de tête, bien que les sangles et la pression du masque puissent en être la cause, la plupart des preuves indiquent que l’hypoxie et/ou l’hypercapnie en sont la cause…

 

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« En portant un masque, les virus exhalés ne pourront pas s’échapper et se concentreront dans les voies nasales, pénétreront dans les nerfs olfactifs et voyageront dans le cerveau ». – Russell Blaylock, MD

Les chercheurs ont découvert qu’environ un tiers des travailleurs développaient des maux de tête avec l’utilisation du masque, la plupart avaient des maux de tête préexistants qui étaient aggravés par le port du masque, et 60 % avaient besoin d’analgésiques pour les soulager. En ce qui concerne la cause des maux de tête, bien que les sangles et la pression du masque puissent en être la cause, la plupart des preuves indiquent que l’hypoxie et/ou l’hypercapnie en sont la cause. C’est-à-dire une réduction de l’oxygénation du sang (hypoxie) ou une élévation du taux de C02 dans le sang (hypercapnie).

Il est connu que le masque N95, s’il est porté pendant des heures, peut réduire l’oxygénation du sang jusqu’à 20%, ce qui peut entraîner une perte de conscience, comme ce fut le cas pour le malheureux qui conduisait seul sa voiture avec un masque N95, ce qui lui a valu de perdre connaissance, d’avoir un accident de voiture et de se blesser. Je suis sûr que nous avons plusieurs cas de personnes âgées ou de toute personne ayant des fonctions pulmonaires déficientes qui s’évanouissent et se cognent la tête. Cela peut bien sûr entraîner la mort.

Une étude plus récente portant sur 159 travailleurs de la santé âgés de 21 à 35 ans a révélé que 81 % d’entre eux souffraient de maux de tête à cause du port d’un masque facial. Certains avaient des maux de tête préexistants qui ont été aggravés par le port du masque. Tous avaient l’impression que ces maux de tête affectaient leur rendement au travail.

Malheureusement, personne n’informe les personnes âgées fragiles et les personnes souffrant de maladies pulmonaires, telles que la BPCO, l’emphysème ou la fibrose pulmonaire, de ces dangers lorsqu’elles portent un masque facial, quel qu’il soit, qui peut entraîner une grave détérioration de la fonction pulmonaire. Cela inclut également les patients atteints d’un cancer du poumon et les personnes ayant subi une chirurgie pulmonaire, notamment avec une résection partielle ou même l’ablation d’un poumon entier.

L’importance de ces découvertes réside dans le fait qu’une baisse du niveau d’oxygène (hypoxie) est associée à une déficience de l’immunité. Des études ont montré que l’hypoxie peut inhiber le type de cellules immunitaires principales utilisées pour combattre les infections virales, appelées lymphocytes T CD4+. Cela se produit parce que l’hypoxie augmente le niveau d’un composé appelé facteur 1 inductible à l’hypoxie (HIF-1), qui inhibe les lymphocytes T et stimule une puissante cellule immunitaire inhibitrice appelée Tregs. Cela ouvre la voie à toute infection, y compris la COVID-19, et rend les conséquences de cette infection beaucoup plus graves. En fait, votre masque peut très bien vous exposer à un risque accru d’infection et, si c’est le cas, avoir des séquelles bien pires.

Les personnes atteintes d’un cancer, en particulier si le cancer s’est propagé, courent un risque supplémentaire d’hypoxie prolongée, car le cancer se développe mieux dans un micro-environnement pauvre en oxygène. Un faible taux d’oxygène favorise également l’inflammation, ce qui peut favoriser la croissance, l’invasion et la propagation des cancers.  Des épisodes répétés d’hypoxie ont été proposés comme un facteur important de l’athérosclérose et donc de l’augmentation de toutes les maladies cardiovasculaires (crises cardiaques) et cérébrovasculaires (accidents vasculaires cérébraux).

Le port quotidien de ces masques présente un autre danger, surtout s’ils sont portés pendant plusieurs heures. Lorsqu’une personne est infectée par un virus respiratoire, elle expulse une partie du virus à chaque respiration. Si elle porte un masque, en particulier un masque N95 ou un autre masque bien ajusté, elle respirera constamment les virus, ce qui augmentera la concentration du virus dans les poumons et les voies nasales. Nous savons que les personnes qui ont les pires réactions au coronavirus ont les plus fortes concentrations du virus au début. Et cela conduit à la tempête mortelle de cytokines chez un certain nombre d’entre eux.

Cela devient encore plus effrayant. Des preuves plus récentes suggèrent que dans certains cas, le virus peut pénétrer dans le cerveau. Dans la plupart des cas, il pénètre dans le cerveau par les nerfs olfactifs (nerfs olfactifs), qui sont directement reliés à la zone du cerveau traitant de la mémoire récente et de la consolidation de la mémoire. En portant un masque, les virus exhalés ne pourront pas s’échapper et se concentreront dans les voies nasales, pénétreront dans les nerfs olfactifs et voyageront dans le cerveau ».

Dr Russell Blaylock

*

Article original en anglais :

Face Masks Pose Serious Risks to the Healthy, le 12 mai, 2020

Traduit par Maya pour Mondialisation

 

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Le Dr Russell Blaylock, auteur du bulletin The Blaylock Wellness Report, est un neurochirurgien, un praticien de la santé, un auteur et un conférencier reconnu à l’échelle nationale. Il a fréquenté la Louisiana State University School of Medicine et a effectué son internat et sa résidence neurologique à la Medical University of South Carolina. Pendant 26 ans, il a pratiqué la neurochirurgie en plus d’avoir une pratique de la nutrition. Il a récemment pris sa retraite de ses fonctions de neurochirurgien pour se consacrer pleinement à la recherche nutritionnelle. Le Dr Blaylock est l’auteur de quatre livres, Excitotoxins : The Taste That Kills, Health and Nutrition Secrets That Can Save Your Life, Natural Strategies for Cancer Patients, et de son dernier ouvrage, Cellular and Molecular Biology of Autism Spectrum Disorders.

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L’information est relative!

mai 22nd, 2020 by Jean-Yves Jézéquel

A la suite de mon dernier texte publié sur mondialisation.ca (Autopsie d’un massacre annoncé), des personnes me remettaient dans « le droit chemin » en me disant que cet article contenait « beaucoup d’erreurs et d’inexactitudes », voire qu’il y avait d’importantes corrections à faire pour rétablir la « vérité » ! 

Je voudrais ici faire un peu de philosophie, sur la question de l’observateur et de l’observation, afin d’aider ceux qui n’ont pas eu l’occasion de la pratiquer au cours de leur vie consacrée à d’autres priorités. 

Il est possible de se laisser troubler de bonne foi à partir de bien des questions, si les idées ne sont pas assez claires au point de départ. C’est la philosophie qui clarifie l’esprit et qui donne à la personne humaine un outil lui permettant un regard constructif sur l’aléatoire des apparences, sur toute réalité qui est relative, y compris ce que la pensée dogmatique ou sectaire appelle « la vérité ». Même la vérité est relative : pour nous les observateurs, il n’y a pas de vérité qui soit absolue, car il y a toujours une différence entre l’observation et la chose observée et plus encore, entre la chose observée et l’observateur lui-même. La philosophie nous permet de comprendre ces questions relevant du jugement ou du discernement, de la connaissance et de sa relativité, de la vérité et de l’erreur…etc.

1 – Les chiffres des organismes qui traitent du Covid-19

Lorsque vous voulez donner votre avis sur une question comme celle d’une « autopsie du massacre Coronavirus », (le sujet du dernier article) vous allez, entre autres choses, rechercher les données existantes, les chiffres qui sont publiés par les organismes spécialisés et informés sur la question, afin d’étayer votre observation et proposer une synthèse permettant d’apprécier le sujet le mieux possible.

C’est ainsi que vous allez consulter les rapports détaillés qui sont donnés régulièrement par une multitude de sources.

Lorsque vous lisez le rapport chiffré du CIDRAP (Center for Infectious Disease Research And Policy) USA ; le rapport chiffré IC (Informations Coronavirus) sur le site www.gouvernement.fr; lorsque vous consultez le « Plan Covid-19 » sur le site de l’ONU ;

  • lorsque vous allez sur la base de données de l’OMS où sont publiées les études faites par la Chine, la Corée du Sud, Taiwan, le Japon… ou de la Croix-Rouge Internationale ;
  • lorsque vous vous documentez sur les pages officielles de « The Lancet » qui a créé un hub dédié au Coronavirus ; lorsque vous regardez les chiffres publiés par ELSEVIER qui a constitué une information actualisée à partir des données SCOPUS (Elsevier Sciverse Scopus est le nom de la base de données transdisciplinaire lancée par l’éditeur scientifique Elsevier en 200
  • lorsque vous allez voir ce que dit l’Institut Pasteur ou le CHU de Rennes ou de la Timone, d’Angers ou de Montpellier; lorsque vous examinez les chiffres publiés par JHU, (Johns Hopkins University, Coronavirus Resource Center),  le CSSE de JHU ; l’IHME, (Institute for Health Metrics an Evaluation, Washington) ;
  • les dépêches en français de EMM (Enterprise Mobility Management); lorsque vous consultez le CEPCM européen (Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies) ou de l’INSERM;
  • lorsque vous allez finalement sur le site de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) qui vous informe précisément de ce qui se passe en terme d’impact chiffré sur la France, après toutes ces consultations poli focales, vous constatez que l’ensemble des chiffres se contredisent, ils sont incompatibles voire incohérents, ils sont disparates, voire contradictoires ;
  • ces chiffres révèlent que l’objectivité est un concept lui aussi relatif et que la pure et transparente « objectivité » rationnelle n’existe pas, car les méthodes sont différentes, les angles d’observation sont différents, les objectifs poursuivis sont différents.

Bref, la réalité observée est tributaire de bien des critères d’observation et des motivations elles-mêmes des observateurs qui observent. Cela confirme qu’il ne peut y avoir une « vérité » « une et indéfectible », « absolue et indiscutable », de laquelle on ne pourrait pas s’éloigner sous peine « d’inexactitude », ou « d’erreur » … !

Je me posais la question qui résume toutes les autres concernant une compréhension générale de la crise « coronavirus » : puisque les modèles mathématiques ne sont pas fiables pour prédire l’avenir, pourquoi nos dirigeants les ont-ils utilisés ?

Les chiffres du massacre imputé au coronavirus dans le contexte d’un confinement radicalisé mis en comparaison avec ceux du contexte sans confinement radicalisé policier, indiquent qu’on obtient un meilleur résultat dans ce dernier cas : pourquoi donc avoir appliqué le modèle mathématique en France comme en Espagne et en Italie, promotionné par Neil Ferguson ?

Pourquoi tout à coup contester ces chiffres dérangeants pour certains défenseurs de la norme établie et quels seront les « bons chiffres » qui vont être alors imposés comme étant les seuls fiables ? Enfin, qui peut se porter garant de leur fiabilité indiscutable ?

La philosophie nous apprend que la prétention à détenir « la vérité », relève de la prétention dogmatique, sectaire, manichéenne, de la pensée linéaire, du conformisme ou de ce qui a été qualifié de « déterminisme » par la philosophie Grec aristotélicienne.

La pensée sectaire ou dogmatique peut ouvertement affirmer une « infaillibilité pontificale », la détention de la pure « vérité » « révélée » dans toute sa splendeur et entraîne une adhésion de foi, de croyance à ce qui est affirmé. 

Toute prétention à la détention d’une pure vérité objective d’un factuel indiscutable relève de la croyance et non pas de l’objectivité, ni d’une pensée rationnelle.

Celui qui prétend détenir toutes les « bonnes informations et rien que les bonnes informations », éliminant de ce fait tout ce qui ne correspond pas à ses « certitudes factuelles », est un imposteur ! Pourquoi ? Nous allons le voir ensemble dans les points qui suivent.

2 –  Le récit journalistique et la transmission des informations

La recherche en psychologie cognitivo-comportementaliste a traité ce thème récurrent, de multiples fois, afin de démontrer qu’il est impossible de faire abstraction du sujet dans l’objet. 

L’expérience consistait à réunir une centaine de journalistes dans un théâtre. Une dizaine de comédiens intervenaient inopinément sur scène, mettant en actes un épisode inattendu, violent et émotionnellement chargé. Puis les psychologues demandaient à chacun des cent journalistes présents de faire le récit de ce qu’ils venaient de voir. Le résultat n’était pas étonnant pour les comportementalistes : il y avait autant de différences entre les récits qu’il y avait de personnes à s’exprimer, comme si les cent journalistes avaient assisté à cent événements différents, alors qu’ils avaient vu la même chose exécutée par un seul groupe de comédiens sur scène ! Quelle leçon tirer de cette expérience ?

C’est la distinction nécessaire qu’il faut faire entre le réel factuel et le réel existentiel.

La « vérité » entendue existentiellement n’est pas la « vérité factuelle » pure et simple de l’événement observé. Ce sont des personnes qui ont observé un événement et qui l’ont vécu, pas une machine. L’objectivité froide et mécanique n’est pas le fait de la personne humaine du journaliste. La personne est faite de son héritage génétique, de son ontogenèse, de sa biogenèse et de sa phylogenèse, d’un inné et d’un acquis, de son propre vécu, de son parcours, de sa formation, de son savoir, de sa culture, de ses conditionnements religieux, psychologiques, familiaux, de sa psycho généalogie, de son parcours de vie y compris professionnelle, de son type d’intelligence rationnelle et d’intelligence émotionnelle représentant quant à elle la part la plus importante chez l’homme, de ses failles, de ses blessures, de ses lacunes, de ses traumas éventuels… Bref, tout cela représente l’intentionnalité consciente et inconsciente qui va conduire l’initiative du journaliste ayant pour mission de raconter les faits qu’il aura observés.

La « vérité » entendue existentiellement est, elle aussi, réelle car elle témoigne de l’impact du réel sur elle. C’est ce réel existentiel perçu par la personne vivante et subjective, quoi qu’elle fasse pour se montrer la plus objective possible, qui peut communiquer une information.

L’information ne peut jamais être purement et simplement factuelle, elle est forcément existentielle et ceux qui pensent encore à cette neutralité anachronique d’un mental au-dessus de toute interprétation émotionnelle ne peuvent être que des personnes inconscientes se berçant d’illusions. On pourrait classer ce comportement illusoire dans « le système inconscient des défenses pathogènes », à la place attribuée au déni, au clivage, au psychotique.

Ici, prenons le psychotique dans le sens où il traduit un trouble du comportement, dans le sens où la personne est en conflit entre l’intérieur d’elle-même et l’extérieur d’elle-même, conflit qu’elle n’a pas résolu et qui se traduit avec le temps par une poussée anxiogène majeure que l’individu concerné veut à tout prix maîtriser sous peine d’être submergé par les situations concrètes échappant à son contrôle absolu. La personne se sent comme menacée dans son intégrité psychique et « enfermée à l’extérieur d’elle-même », comme dépossédée de sa vie intrapsychique, en conflit entre l’intérieur et l’extérieur. 

Ce qu’un récit journalistique dit, fait participer à l’information sur le sens de l’événement mais pas sur l’événement lui-même. Il faut donc distinguer la factualité et l’existentialité.

3 –  L’ordre noétique et le réel

Voilà pourquoi la philosophie nous parle de l’ordre noétique, le « noème » et le « réel » en soi. La parole qui rend compte ou s’exprime sur le réel n’est pas le réel lui-même, mais une parole sur le réel. Il y a donc une grande différence entre le réel lui-même et la parole que l’on formule à propos du réel lui-même. D’ailleurs le réel pour être réel doit être absent de ce qui le traduit en mots. 

Pour dire ce qu’est une pipe, René Magritte avait peint le tableau représentant une pipe et il avait écrit au bas de sa peinture : « ceci n’est pas une pipe » ! Car cette œuvre ne faisait que représenter une pipe. Pour que la pipe fut réelle, il eut fallu que le réel eut été absent de sa représentation. En effet, si cela avait été une pipe, alors le tableau n’aurait pas existé. C’est une pipe qui a été peinte sur le tableau, mais ce n’est qu’un symbole de pipe, pas une pipe réelle. Le vrai sens est donc absent. La vraie pipe est absente mais le signe dessiné est réel et présent. Le signe est réel et présent uniquement parce qu’il est signe et rien que cela. Le récit journalistique est réel et présent mais ne traduit la réalité et son sens que symboliquement.

Le sens doit être absent pour être sens. C’est dans cette traduction en verbe que la subjectivité de la personne humaine s’introduit « naturellement » : toute personne s’exprime toujours à partir de quelque part. Ainsi donc, personne ne détient le monopole de la « vérité » factuelle et ne peut en aucun cas dire que le récit de telle ou de telle personne serait « rempli d’erreurs ou d’inexactitudes »…  L’erreur au regard de quelle vérité transcendante ?

Qui certifie que quelque chose puisse être considéré comme « vérité étalon indiscutable » et au nom de quoi ?

L’inexactitude serait déclarée telle au regard de quelle exactitude échappant à toute relativité ?

On s’aperçoit à cette occasion que la complexité est un paradigme qui n’a toujours pas été intégré par la culture ; on en est toujours à la pensée dualiste, au déterminisme aristotélicien, alors que cette conception de la logique est largement dépassée depuis que nous avons compris l’aléatoire impliquant que la réalité soit relative.

Le théorème de Gödel dit : « une théorie cohérente ne démontre pas sa propre cohérence » ; « l’indécidabilité » est la situation dans laquelle on se trouve face à la réalité qui est complexe ; je ne peux jamais démontrer qu’une « vérité » serait le contraire d’une erreur, ou l’erreur le contraire d’une vérité, mais que le contraire de la vérité c’est une vérité contraire.

Cette façon de voir et de comprendre le réel permet aussi d’éviter l’intolérance. Aujourd’hui, les gens sont devenus intolérants, ils ne supportent pas ceux qui parlent ou qui pensent autrement qu’eux. Ils sont prêts aux lynchages médiatiques, aux expressions de la haine débridée, ils sont prêts aux jugements à l’emporte-pièce, ils sont près à condamner, à dénoncer, à tuer tout ce qui pense autrement, car une pensée différente ou dissidente est hautement anxiogène pour l’individu qui s’est construit sa carapace défensive psychotique avec les encouragements d’un système largement inspiré par la psychopathologie !

4 –  La conviction et la certitude

Il est nécessaire d’avoir des convictions, mais une conviction évolue toujours avec la connaissance et l’expérience : elle est donc relative. La « vérité » imposée comme un absolu est toujours un mensonge, elle est un parti pris sectaire qui ne peut jamais se remettre en cause, ni par la connaissance, ni par l’expérience : c’est habituellement le point de vue des gens bornés et le contraire de la sagesse. Une conviction, même forte, n’est pas une certitude. Le choc des idées (et non pas l’injonction autoritaire de celui qui sait) permet de faire évoluer sa conviction jusqu’à éventuellement la transformer complètement, car la connaissance et l’expérience ne sont jamais un acquis définitif.

L’ignorance est à l’origine de toutes les dérives et du malheur des hommes. Les certitudes sectaires sont le meilleur garant du malheur. Celui qui « croit » dans ce qu’il pense être une évidence est un naïf appelé à un inévitable désenchantement qui peut éventuellement entraîner une mort prématurée. Tout ce qui semble être « évident » ne doit pas engendrer une croyance mais un doute. Le doute relève du rationnel alors que la certitude sectaire, le dogme engageant la croyance, est le symptôme d’une pensée magique, archaïque, on peut dire d’une arriération mentale. Il est rationnel de douter et il est fou de croire en une certitude que l’on déclare être indiscutable, comme c’est le cas avec le dogmatisme ou le formalisme de la pensée unique !

Lorsque le tribunal des Inquisiteurs, représentant les savants de l’époque, les lettrés, ceux qui avaient la science, la connaissance, demandait à Galilée de renoncer à son point de vue « délirant », Galilée seul contre tous avait pourtant raison sur le fait que c’est bien la Terre qui tourne autour du soleil et non pas le soleil autour de la Terre. Mais les humains pensent toujours leur « vérité » à partir d’une conception du réel et non pas à partir du réel qui échappe à tout contrôle. Les dogmes, les catéchismes, les directives, les croyances sectaires sont établies sur des certitudes et non pas sur de simples convictions. L’homme étant créé à « l’image et à la ressemblance de dieu », il était impossible pour les théologiens de l’Inquisition d’imaginer que l’Univers ne tournerait pas autour de la Terre où dieu avait placé l’homme chargé de « dominer la nature entière »…

Puis, nous avons découvert que notre système solaire était lui-même dans une Galaxie dont le centre n’était pas notre petit soleil. Notre Galaxie faisait à son tour partie d’une multitude d’autres Galaxies et le centre de tout cela était de plus en plus éloigné du nombrilisme des hommes abusés par le discours psychopathologique des religions. Puis, dans la conquête de la connaissance, nous allions découvrir la Relativité Générale et la relativité restreinte. D’autres approches de la physique théorique et de la physique quantique, nous obligeraient à modifier peu à peu notre représentation de la réalité dans laquelle nous sommes immergés. Notre conception des systèmes allait beaucoup évoluer au point où nous allions entrer dans « l’indécidabilité ».

Lorsque le physicien veut observer le comportement d’une particule élémentaire de matière dans une chambre de Wilson, il découvre que le comportement de la particule sera dépendant des intentions de celui qui l’observe. La particule s’adapte aux intentions de celui qui veut l’observer et va faire ce que ces intentions même inconscientes lui suggèrent. Le physicien ne peut pas être dans une observation purement et simplement « objective » nommée « scientifique », car il a découvert que la réalité a des interactions et des rétroactions avec lui qu’il le veuille ou non ! L’endo-causalité et l’exo-causalité sont une réalité de la complexité…

Les phénomènes quantiques OBSERVÉS sont radicalement différents des phénomènes non observés. Avant d’être observée, la particule est à la fois corpusculaire et ondulatoire. Dès qu’on observe ou qu’on prétend mesurer, la particule devient immédiatement ou corpuscule ou « onde ». Le paradoxe c’est qu’une réalité est et n’est pas en même temps. Le chat de Schrödinger est et doit toujours demeurer à la fois mort et vivant puisque rien ne peut arrêter la fonction ondulatoire de la matière. La réalité « advient » lorsque nous entreprenons de l’observer. Avant d’être observés, des photons ont été capables de passer à travers deux trous (trous d’Young) en même temps. Dès que l’observation commence, ces mêmes photons choisissent de passer par un seul des trous plutôt que par les deux comme c’était le cas avant l’observation, des capteurs ayant été témoins de cela. Lorsqu’une fonction quantique indéfinie, à possibilités multiples est observée ou mesurée, QUELQUE CHOSE provoque une modification qui fixe le phénomène par un choix rendant réel ce qui n’était qu’en advenir. Et nous ignorons toujours ce qu’est ce « quelque chose » qui échappe à toute « objectivité » !

Dans l’expérience du chat de Schrödinger, à l’ouverture de la cage, on a trouvé le chat mort, d’une manière étrange, précisément et uniquement parce que le chat a été observé. C’est donc l’observation qui a tué le chat. Rien de ce qui paraît être la réalité n’est la réalité. Tout est représentation de la réalité échappant sans cesse au réel. 

CONCLUSION

Je n’impose à personne l’obligation de penser comme moi ; je n’impose à personne une manière de voir les choses qui me convient ; je n’impose à personne l’obligation de lire ce que j’écris avec tout ce que je suis ; je ne force personne à adhérer à mes convictions… Chacun est libre de ses lectures et j’ai personnellement trouvé dans mondialisation.ca une famille de pensée qui partage mon analyse sur les réalités que nous observons ensemble, qui porte un regard convergent sur la vie de la société humaine qui nous entoure. Tous ceux qui s’intéressent à ce média indépendant partagent l’analyse que nous proposons dans la paix de la tolérance. Nous sommes une sensibilité parmi d’autres sensibilités et chacun est libre de l’adopter et de s’y retrouver !

Ceux qui pensent qu’ils détiennent les « bonnes informations » ; ceux qui croient sincèrement qu’ils sont éclairés des lumières supérieures d’une source journalistique exempte d’erreurs ou d’inexactitudes ; ceux qui sont persuadés qu’ils se tiennent droit comme un « i », dans la rigueur « scientifique » de « l’objectivité indiscutable » et quasi « mathématique » ; ceux qui sont convaincus de la « vérité » de leur « Décodex », du bien-fondé de leur « Loi Avia » et autres systèmes de censures ; ceux qui estiment qu’ils sont en position de pouvoir venir corriger les erreurs et les inexactitudes de ceux qui ne pensent pas et ne parlent pas comme eux ; ceux qui affirment la rigueur infaillible de leur vision des choses ; ceux qui pensent comme les grands Inquisiteurs face à Galilée, qu’ils détiennent la « vérité révélée », ceux-là je les invite, dans ce cas, à prendre l’initiative d’écrire eux-mêmes les articles qui vont enfin nous éclairer et nous sortir des ténèbres permanentes de notre pitoyable ignorance et de nos sources sempiternellement erronées! 

« L’enfer est pavé de bonnes intentions » et il faut bien admettre qu’ils sont légions à vouloir imposer au reste du monde la seule vision « orwellienne » autorisée, la bien-pensance, le politiquement correct, l’intolérance sectaire érigée en norme de « vérité », une surveillance acharnée des personnes et un traitement de correction appliqué sur tous les récalcitrants au « meilleur des mondes » qui ne tolère qu’une seule et unique source d’informations : la sienne !

Jean-Yves Jézéquel

Image en vedette : needpix.com

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Une épidémie bien planifiée

mai 21st, 2020 by Mark Taliano

Les preuves démontrent que l’opération Coronavirus a commencé bien avant les « confinements » et les campagnes de peur.

Considérons, par exemple, qu’alors que l’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) le 30 janvier 2020 (1), le Coronavirus Aid Relief and Economic Security Act (CARE Act), également connu sous le nom de H.R 748 a été introduit plus d’un an auparavant, le 24 janvier 2019, à un moment où la plupart n’avaient même pas entendu parler du Coronavirus.

Selon le descripteur, le projet de loi « répond à l’épidémie de la COVID-19 (c’est-à-dire la maladie à coronavirus 2019) et à son impact sur l’économie, la santé publique, les gouvernements des États et des collectivités locales, les individus et les entreprises ». (2) Le président Trump qualifiera par la suite le CARE Act ( un plan de sauvetage de 6,2 billions de dollars) de « plus grand plan d’aide économique de l’histoire américaine » (3).

Tout ceci est significatif, car il contredit l’idée que le virus ou d’autres parties ont causé le krash, car il renforce la probabilité que le krash a été en fait créé, volontairement. Le virus est le bouc émissaire ou le faux drapeau des plans de sauvetage économique, du chômage, de la détresse fiscale et sociale, des lois d’urgence, de l’autoritarisme, des programmes de vaccination et d’une « quatrième révolution industrielle » imposée.

Mais ce n’est pas tout. Le 20 novembre 2018, la Fondation Bill et Melinda Gates, par l’intermédiaire du Pirbright Institute, dont elle est « l’une des principales parties prenantes », a acquis un brevet sur le coronavirus lui-même (4). Ils sont donc les « propriétaires » du « problème ». Ils ont également investi des fonds dans les « solutions » envisagées, qui incluraient des vaccins.

Considérez également, comme le souligne Mike Champine, que l’administration Trump a mené ces « exercices de pandémie » en 2019 :

1. Crimson Contagion par le ministère américain de la santé et des services sociaux de l’administration Trump (janvier-août 2019).

2. Éclosion urbaine, par le Collège de guerre de la marine américaine et Johns Hopkins (septembre 2019). Elle a été suivie immédiatement par la création, par le gouvernement étasunien, d’un groupe de travail sur le vaccin antigrippal.

3. Événement 201, par Johns Hopkins, le Forum économique mondial et la Fondation Gates (octobre 2019).

Alors que les porte-parole des gouvernements appellent maintenant à une « deuxième vague » de la « pandémie », nous pouvons anticiper davantage d’enseignement et de soins de santé numériques, plus d’autoritarisme, plus de pauvreté, des taux de « surmortalité » plus élevés et une sphère publique de plus en plus ravagée.

Nous n’avons pas consenti à tout cela.

Mark Taliano

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Article original en anglais :

A Well-Planned Epidemic, le 14 mai 2020.

Traduit par Maya pour Mondialisation

 

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Notes

(1) Prof. Michel Chossudovsky et Bonnie Faulkner, « COVID-19 Coronavirus : The Crisis/Transcription complète de l’interview du professeur Michel Chossudovsky et de Bonnie Faulkner sur les armes à feu et le beurre ».
Global Research, 27 mars 2020 Guns and Butter 19 mars 2020.
(https://www.globalresearch.ca/covid-19-coronavirus-crisis/5706741?fbclid=IwAR3j3fSb4Sx8JjxhZDwYt2pgZAzJwo1Wg7kzOp8BqcBMcs6qWTZOCga_uhI ) Consulté le 13 mai 2020.

(2) H.R.748 – CARES Act, Sponsor : Rep. Courtney, Joe [D-CT-2] (Présenté le 24 janvier 2009).
(https://www.congress.gov/bill/116th-congress/house-bill/748?fbclid=IwAR0YAAx1kNmSfMeJopDVtxUIBLxZLCZ3NNFYL5-SJkrVjiT_JjdiPAsjf5c ) Consulté le 13 mai 2020. (voir aussi :
https://www.congress.gov/bill/116th-congress/house-bill/748/all-info?fbclid=IwAR1zVMX0k0_DIXZ81MoqX46pQA6OlQuf-XEqPVtUmEa5jpMv4Db5WRHhdXk )

(3) « Remarques du Président Trump lors de la signature de la loi H.R.748, The CARES Act » (
(https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/remarks-president-trump-signing-h-r-748-cares-act/) Consulté le 13 mai 2020.

(4) Mark Taliano, « Problem, Reaction, Solution » www.marktaliano.net
(https://www.marktaliano.net/problem-reaction-solution/) Consulté le 13 mai 2020

Voir aussi :
https://www.facebook.com/donna.durant.5/videos/3137146132972082/?fref=mentions

Mark Taliano est un associé de recherche du Centre de recherche sur la mondialisation (CRG) et l’auteur de Voices from Syria, Global Research Publishers, 2017. Visitez le site web de l’auteur à https://www.marktaliano.netcet article a été publié à l’origine.

 

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À la veille du 1er mai 2020, en pleine pandémie de coronavirus, l’Organisation internationale du Travail (OIT) a publié des statistiques qui font froid dans le dos. Environ 1,6 milliard de travailleurs du secteur informel se retrouvent dans une situation désastreuse du fait des mesures de confinement imposées par les gouvernements pour bloquer la propagation du virus. Selon l’OIT, quelque 60 % des travailleurs dans monde sont employés dans l’économie informelle, sans contrat, dispositif de protection ou épargne.1Selon le pays, les femmes représentent une part plus ou moins importante de la main-d’œuvre informelle, mais dans tous les cas, elles sont moins bien payées que les hommes.2

Maintenant, à cause des quarantaines et des confinements, des arrêts et des couvre-feux, il n’y a pas de travail. Sans travail, pas de revenus. Et sans revenus, pas de nourriture. Sans sources de revenus alternatives, a averti l’OIT, « ces travailleurs et leurs familles n’auront aucun moyen de survivre ».3

Si les travailleurs du secteur informel ne sont pas en mesure de se nourrir eux-mêmes, ils ne peuvent pas non plus continuer à nourrir des millions, voire des milliards d’autres gens. Dans la plupart des pays du monde, c’est le travail informel qui maintient le fonctionnement des systèmes alimentaires : il représente 94 % de la main-d’œuvre agricole dans le monde et une grande partie de la main-d’œuvre dans le commerce, la vente au détail, la préparation et la livraison des aliments dans de nombreuses régions du monde.4

La crise du coronavirus a mis en évidence notre dépendance par rapport à des systèmes de santé et d’alimentation qui fonctionnent bien, mais aussi les injustices flagrantes infligées à ceux qui travaillent dans ces secteurs essentiels en temps « normal » : bas salaires, pas d’accès aux soins de santé, pas de services de garde d’enfants , aucune protection de la sécurité au travail, souvent aucun statut juridique et aucune représentation dans la négociation des conditions de travail. Cela est vrai aussi bien dans le secteur formel que dans le secteur informel du système alimentaire mondial. En effet, il existe un énorme contraste entre la richesse au sommet des plus grandes entreprises alimentaires et le sort de leurs travailleurs de première ligne. Nestlé, par exemple, numéro un mondial de l’alimentation, a octroyé à ses actionnaires 8 milliards de dollars de dividendes fin avril 2020, un montant qui dépasse le budget annuel du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies.5

La seule question qui importe maintenant est de savoir comment garantir à tous l’accès à la nourriture tout en garantissant la sécurité et la santé des populations à chaque étape, de la ferme au consommateur. Malheureusement, ce n’est pas la priorité qui a orienté les systèmes alimentaires au cours des dernières décennies. Mais arriver à cet objectif n’est pas aussi compliqué qu’il y paraît.

L’arrêt de l’économie conduit à la famine

Du fait de l’arrêt d’une grande partie de l’économie mondiale depuis mars 2020, de nombreuses personnes sont confinées à leur domicile ou dans leur communauté et ne peuvent pas travailler. Les usines ont cessé leur production, les projets de construction ont été interrompus, les restaurants et les transports ont été fermés, tout comme les bureaux. Dans de nombreux pays, les travailleurs migrants et les étudiants ont immédiatement essayé de rentrer chez eux, là où ils ont de la famille qui peut les aider, mais beaucoup ont été bloqués faute de moyens de transport ou en raison de la fermeture des frontières.

Ces mesures semblent avoir été mises en œuvre sans avoir bien réfléchi au fonctionnement réel des systèmes alimentaires. Les agriculteurs ont généralement été en mesure (pas toujours) de continuer à travailler dans leurs exploitations, mais ils manquent de main-d’œuvre – précisément au moment de la récolte ou de la mise bas des animaux dans de nombreuses régions du monde – et de moyens pour transporter les produits et le bétail de la ferme vers les coopératives, la points de ramassage, les abattoirs, les commerçants ou les marchés. Les fermetures d’écoles, des bureaux et des restaurants ont étouffé le système et conduit à un énorme gaspillage. En conséquence, du lait est déversé, des animaux sont euthanasiés et des cultures sont enfouies dans le sol. De la même manière, les pêcheurs qui vont à la pêche la nuit dans des pays comme l’Ouganda ont été bloqués à terre du fait des couvre-feux.6

Dans les villes, ces fermetures ont été accompagnées de violences, d’abus et de corruption incompréhensibles. En Afrique de l’Est, comme dans certaines régions d’Asie, les vendeurs de rue surpris en train de continuer leur vente ont été réprimés avec des coups de fouet ou des balles en caoutchouc.7Des émeutes ont éclaté dans les communautés urbaines et périurbaines lorsque la pénurie d’aide alimentaire est arrivée.8 Au Liban, une personne a même été tuée dans ces émeutes.9 Et en Eswatini, anciennement le Swaziland, le gouvernement a simplement décidé de ne pas approvisionner les villes en alimentation, mais de se concentrer uniquement sur les zones rurales.10

Dans le même temps, les entreprises alimentaires ont obtenu des exemptions de confinement qui ont considérablement aggravé la crise sanitaire, sans nécessairement continuer à nourrir les gens.Certains des pires foyers épidémiques de Covid-19 dans le monde sont apparus dans des usines de transformation de viande appartenant à des sociétés multinationales au Brésil, au Canada, en Espagne, en Allemagne et aux États-Unis. Bien que ces usines produisent principalement de la viande destinée à l’exportation, elles ont été considérées comme un « service essentiel » et autorisées à fonctionner à pleine capacité, ce qui a amené à exposer sciemment leurs travailleurs et les communautés environnantes à un grave risque d’infection.11 Aux États-Unis, au 6 mai 2020, 12 000 travailleurs des usines transformation de viande étaient tombés malades et 48 étaient décédés.12 Les usines de transformation de fruits de mer sont également des points sensibles, comme au Ghana, où une épidémie dans une conserverie de thon appartenant à Thai Union est responsable de 11 % des cas de Covid-19 dans tout le pays.13 Les travailleurs des supermarchés et les employés des plateformes de commerce électronique ont également été confrontés à l’énorme difficulté de préserver leur sécurité tout en restant en activité dans le but d’assurer les soi-disant « services essentiels » épargnés par les mesures de confinement. Les plantations de palmiers à huile sont pour la plupart restées opérationnelles – pour permettre la production des savons particulièrement indispensables pour lutter contre la pandémie, selon leurs propriétaires – mais certaines ont enfreint les arrêtés locaux ou n’ont pas fourni les protections nécessaires aux travailleurs.14

Le remède risque de devenir pire que la maladie. Les personnes qui n’ont ni travail ni salaire depuis l’apparition de la pandémie – la plupart du secteur informel, mais aussi des travailleurs du secteur formel – sont désormais confrontées à la réalité croissante de la faim. Le PAM estime que le risque le plus élevé à l’heure actuelle se situe dans une dizaine de pays, la plupart d’entre eux plongés dans des conflits armés, comme la Somalie ou le Soudan du Sud. Mais la pénurie d’accès aux aliments causée par les fermetures des entreprises en raison du Covid-19 et la récession mondiale qui, nous dit-on, durera des mois, menace désormais de nombreux autres pays. En Inde, 50 % des populations rurales mangent moins du fait du confinement.15 Dans le monde, le nombre de personnes souffrant de faim aiguë pourrait doubler, passant de 135 millions aujourd’hui à 265 millions d’ici la fin de l’année, selon le PAM.16

Les plus durement touchés en ressentent déjà les terribles effets. Selon des informations parues dans la presse, l’expression « Je préférerais mourir du coronavirus plutôt que de faim » est couramment entendue en Haïti, en Angola, au Liban, en République démocratique du Congo, à Mayotte, en Inde et en Amérique latine.17En Belgique, la formule est « Nous, on doit choisir : mourir de faim ou crever du coronavirus. »18 En Afrique de l’Ouest, elle est : « La faim nous tuera avant le coronavirus. »

Ce qui est clair, c’est que si cette propagation de la famine atteint l’ampleur d’une crise mondiale, ce ne sera pas à cause d’un déficit de production ni même les achats excessifs. L’offre est abondante. C’est le système de distribution qui a montré son incapacité à nous nourrir en toute sécurité – en particulier sa partie extrêmement concentrée et mondialisée qui est incapable de répondre à la crise.

Réponses créatives des communautés

L’une des premières mesures que de nombreuses autorités ont prises pour arrêter la propagation du coronavirus a été de fermer les restaurants, les cafés, les étals de nourriture et les marchés de produits frais. En réponse, les communautés ont imaginé de nombreuses autres façons de faire parvenir l’alimentation là où elle est nécessaire, souvent en utilisant les réseaux sociaux. Des groupes se sont constitués sur Facebook et Whatsapp pour identifier collectivement où se trouvent les stocks alimentaires ou pour se procurer collectivement des produits auprès des agriculteurs. Des restaurants et des cantines se servent de leurs moyens pour obtenir et reconditionner des aliments fournis en vrac comme la farine ou les céréales, les réemballer et les vendre en petites quantités. La « reconversion » est devenue le mot du jour et des communautés se réunissent ou se constituent pour trouver et acheminer la nourriture par des moyens créatifs.

Les agriculteurs ont également mis au point des moyens innovants de vendre et d’acheminer leurs produits. En Europe, ils ont commencé des ventes à domicile, des livraisons aux hôpitaux et des ventes en ligne, en plus de travailler directement avec les consommateurs dans le cadre de projets communautaires de type AMAP et de marchés de producteurs.19 En Asie, les agriculteurs se connectent aux réseaux sociaux ou aux outils de commerce électronique pour organiser des marchés alternatifs.20 Par exemple, dans le Karnataka, en Inde, des agriculteurs ont commencé à utiliser Twitter pour publier des vidéos de leurs produits et communiquer avec les acheteurs. D’autres ressuscitent les systèmes traditionnels de troc, pour pallier leur manque d’argent et faire correspondre l’offre et la demande.21 En Indonésie, un syndicat de pêcheurs d’Indramayu, dans l’ouest de Java, a lancé une initiative de troc avec des groupes d’agriculteurs locaux dans le cadre d’une action collective appelée la « grange des pêcheurs ». Les restaurants et les marchés étant fermés, les pêcheurs n’ont plus d’acheteurs. Ils échangent donc du poisson contre du riz et des légumes avec les agriculteurs. Cela assure l’alimentation et la sécurité des moyens de subsistance des différentes communautés.22

En Amérique latine, les communautés rurales sont les moins touchées par le virus. Beaucoup d’entre elles s’organisent pour donner de la nourriture aux pauvres des villes. À Cauca, en Colombie, les populations autochtones Nasa – qui se considèrent comme des survivants de longue date des virus, des guerres et des incursions de l’agro-industrie – ont collectivement organisé une « marche alimentaire » et apporté des produits de leur récolte dans les quartiers pauvres des villes, défiant le confinement.23 Au Brésil, sans aucun soutien de l’État, le Mouvement des sans-terre a fait don de 600 tonnes d’aliments sains aux hôpitaux, aux sans-abri et à d’autres communautés vulnérables dans 24 États du pays.24 Ses membres transforment également des cafés de ville en soupes populaires et des établissements d’enseignement en hôpitaux de fortune, où des personnels paramédicaux viennent fournir leurs services.25

Distribution solidaire de nourriture par le MST au Brésil

Au Zimbabwe, le confinement a paralysé le transport des produits agricoles depuis les grandes exploitations agricoles dans tout le pays. Les petits agriculteurs, qui ne bénéficient que d’un soutien limité, s’efforcent de pallier la pénurie et trouvent de nouveaux moyens d’acheminer les légumes et les autres produits vers les marchés. Les organisateurs du mouvement paysan estiment que ce changement de la trame du système alimentaire montre que les 1,5 million de petits producteurs du pays sont capables de nourrir la nation.26

Les autorités locales, les particuliers et les entreprises ont également fait leur part du travail. Au Vietnam, des distributeurs publics appelés « guichets automatiques de riz » ont été inventés pour permettre aux familles d’accéder gratuitement à une ration quotidienne de riz sans contact physique ni achats excessifs.27 En Inde, l’État du Kerala a lancé une campagne appelée « Subhiksha Keralam » visant à atteindre l’autosuffisance en production alimentaire grâce à des subventions, des infrastructures et d’autres mécanismes de soutien.28 En Thaïlande, des boutiques de vente de légumes mobiles ont été réactivées pendant la quarantaine avec le soutien des autorités locales de Bangkok. Le marché de gros de la ville fournit aux petits producteurs et commerçants des centaines de camions pour leur permettre de passer faire des livraisons à domicile.29 Et dans de nombreuses régions d’Afrique, les services de livraison par motos adaptent leurs pratiques pour permettre la fourniture de vivres aux personnes qui en ont besoin.30

Que ce soit par la solidarité, l’entraide, le bénévolat ou les coopératives, qu’elle soit formelle ou informelle, cette montée en puissance des efforts communautaires pour acheminer la nourriture là où elle est nécessaire est cruciale et doit recevoir des moyens de toute urgence. Si les initiatives locales ne sont pas « la » solution, elles vont certainement dans la bonne direction.

Passer à des systèmes alimentaires communautaires

Pour éviter la catastrophe contre laquelle l’OIT et le PAM nous mettent en garde, nous appelons à trois types de mesures.

Immédiates :

Fournir des moyens aux initiatives communautaires : Il est urgent que nous reconnaissions et soutenions massivement les efforts communautaires qui visent à fournir de la nourriture à ceux qui en ont besoin. Des fonds, des outils et d’autres ressources doivent être alloués à ces efforts. Cela peut se traduire par un financement ou du matériel pour les groupes de quartier ou les communautés autochtones qui ont besoin d’équipements de protection individuelle, de salles ou d’espaces pour l’organisation et les transports des banques alimentaires. Cela peut vouloir dire des ressources afin que les pouvoirs publics régionaux et locaux puissent travailler avec les organisations communautaires, les coopératives et les agriculteurs. Et cela devrait signifier un soutien émanant des autorités locales elles-mêmes, que ce soit par des mesures politiques ou des infrastructures. Beaucoup le font déjà, mais cela doit être étendu, massivement et rapidement. Si la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et d’autres donateurs aident les gouvernements à faire face aux besoins de financement liés à la crise sanitaire, la majeure partie de ces fonds va aux grandes entreprises. Il serait préférable d’allouer davantage aux autorités locales afin qu’elles puissent soutenir les efforts de la communauté.

À plus long terme :

Améliorer les conditions pour les agriculteurs et les travailleurs : Nous devons améliorer la situation des travailleurs du système alimentaire, depuis la production ou l’approvisionnement jusqu’à la vente au détail, la livraison et la restauration. Cela peut se traduire par différentes choses, par exemple : des salaires plus élevés ou un revenu de base universel permettant de rémunérer beaucoup mieux les travailleurs à faible revenu ou de toucher les personnes travaillant en dehors de l’économie salariale ; leur donner une voix au chapitre pour redéfinir le travail et renégocier les processus de travail, comme le demandent de nombreux syndicats ; des droits complets aux soins de santé, aux primes de risque, à des conditions de travail sûres et à la garde des enfants ; et, peut-être plus important encore, un meilleur statut dans la société. Les agriculteurs doivent également être soutenus par des systèmes sûrs pour acheminer les produits vers les marchés et des prix équitables qui assurent leur subsistance. Parallèlement, les travailleurs agricoles doivent recevoir des salaires décents et bénéficier de conditions de travail saines. La crise du Covid-19 a montré à quel point le travail agricole, le transport, la distribution et la livraison des aliments sont importants pour notre bien-être. Les personnes qui travaillent dans le système sont autant en première ligne que le personnel de santé. Ils méritent une meilleure place, un meilleur salaire et une répartition plus équitable des avantages sociaux – et il est maintenant temps de procéder à ce changement structurel.

Reconstruire les systèmes alimentaires publics : Nous devons réinventer et renforcer des marchés publics contrôlés par la communauté dans le secteur alimentaire, depuis le niveau local. Et nous devons relier ces marchés aux produits des petits agriculteurs et des pêcheurs. Le confinement imposé par le coronavirus nous a montré, de manière assez frappante, que nous ne pouvons pas nous appuyer sur le commerce mondial comme stratégie et que le contrôle exercé par le secteur privé sur des segments clés de notre approvisionnement alimentaire rend notre survie précaire. Nous devons mettre fin aux fonds publics alloués aux grandes sociétés alimentaires ou agro-industrielles, sauf lorsqu’ils visent à soutenir les travailleurs. Nous devons également lutter contre la concentration dans l’industrie alimentaire par des mesures telles que la législation antitrust ou anti-fermes industrielles, et par un soutien direct aux petites structures de pêcheries, d’abattoirs, de laiteries et de marchés de gros. Nous savons que d’autres pandémies vont arriver. Nous avons maintenant l’occasion d’aller de l’avant et de donner une orientation publique à nos systèmes alimentaires, un peu comme dans le secteur de la santé, où nous avons la recherche médicale publique, les hôpitaux publics et des médicaments génériques qui échappent à l’emprise des lois sur les brevets qui servent la cupidité des grandes sociétés. La nourriture n’est pas simplement un bien public ; c’est un bien social qui doit être garanti, protégé et fourni à tous comme les soins de santé.

Si une chose positive ressort de cette crise, c’est peut-être l’opportunité de reconquérir et de réaffirmer des systèmes publics dans nos pays, après des décennies de privatisation et de pouvoir envahissant des entreprises. Ces systèmes doivent soutenir et s’appuyer sur les solutions que les communautés locales fournissent déjà. La nourriture, comme la santé, représente un point de départ primordial.

 

Notes :
1 Les travailleurs domestiques sous contrat et les agriculteurs ou les vendeurs qui ont des entreprises enregistrées n’entrent pas dans le cadre de la définition de l’économie informelle.
2 ILO, « Women and men in the informal economy: A statistical picture » (« Femmes et hommes dans l’économie informelle : un panorama statistique »), 2018, https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—dgreports/—dcomm/documents/publication/wcms_626831.pdf, page 21.
3 BIT, « OIT: Alors que les pertes d’emploi s’intensifient, près de la moitié de la main-d’œuvre mondiale risque de perdre ses moyens de subsistance », 29 avril 2020, https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_743112/lang–fr/index.htm
4 ILO, « Women and men in the informal economy: A statistical picture » (« Femmes et hommes dans l’économie informelle : un panorama statistique »), 2018, https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—dgreports/—dcomm/documents/publication/wcms_626831.pdf, page 21.
5 Nestlé, « Results of the 153rd Annual General Meeting of Nestlé S.A. held on April 23, 2020 » (« Résultats de la 153e assemblée générale annuelle de Nestlé SA tenue le 23 avril 2020 »), https://www.nestle.com/sites/default/files/2020-04/annual-general-meeting-2020-summary-minutes-en.pdf En 2018, le PAM a collecté 7,2 milliards de dollars, voir : https://fr.wfp.org/vue-ensemble
6 International Panel of Experts on Sustainable Food Systems (Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables), « COVID-19 and the crisis in food systems », avril 2020, http://www.ipes-food.org/pages/covid19
7 Alex Esagala et al, « “Canes, tears in Kampala over coronavirus », Daily Monitor, 26 mars 2020, https://www.monitor.co.ug/News/National/Photos-that-will-compel-you-cancel-your-journey-Kampala/688334-5505362-g3u0ib/index.html et Boitumelo Metsing, « Food parcel protest turns ugly as cops fire rubber bullets at hungry residents », The Star, 29 avril 2020, https://www.iol.co.za/the-star/sport/food-parcel-protest-turns-ugly-as-cops-fire-rubber-bullets-at-hungry-residents-47325962
8 Tom Odula et Idi Ali Juma, « Stampede in Kenya as slum residents surge for food aid », Associated Press, 10 avril 2020 https://komonews.com/news/nation-world/stampede-in-kenya-as-slum-residents-surge-for-food-aid
9 Jean Shaoul, « Protester killed in Lebanon during riots against soaring food prices », World Socialist Website, 29 avril 2020, https://www.wsws.org/en/articles/2020/04/29/leba-a29.html
10 « Swaziland govt. confirms it will not feed the starving in towns and cities during coronavirus lockdown », Swazi Media Commentary, 29 avril 2020, https://allafrica.com/stories/202004290702.html
11 United Food and Commercial Workers International Union, « UFCW calls on USDA and White House to protect meatpacking workers and America’s food supply », 30 avril 2020, http://www.ufcw.org/2020/04/30/covidpacking/. Bien que les conditionneurs de viande européens connaissent également des flambées épidémiques, ces dernières n’ont pas été aussi marquées et généralisées qu’aux États-Unis où la concentration des entreprises est plus élevée, explique l’IPES (op. cit.).
12 Leah Douglas, « Mapping Covid-19 in meat and food processing plants », Food and Environment Reporting Network, 22 avril 2020, https://thefern.org/2020/04/mapping-covid-19-in-meat-and-food-processing-plants/
13 Rachel Sapin et Drew Cherry, « Thai Union plant is source of coronavirus outbreak that sickened over 500, officials say », IntraFish, 12 mai 2020, https://www.intrafish.com/processing/thai-union-plant-is-source-of-coronavirus-outbreak-that-sickened-over-500-officials-say/2-1-807547
14 ARD, Green Advocates, JUSTICITIZ, MALOA, NMJD, RADD, Synaparcam et YVE, « We demand justice and safety for workers on Socfin’s rubber/oil palm plantations during the Covid-19 pandemic », Lettre ouverte à Socfin, 29 avril 2020, https://farmlandgrab.org/29602 15 « Coronavirus impact | Half of rural India is eating less due to COVID-19 lockdown: Survey », Monetcontrol, 13 mai 2020, https://www.moneycontrol.com/news/india/covid-19-impact-half-of-rural-population-eating-less-amid-coronavirus-crisis-5259491.html
16 Paul Anthem, « Risk of hunger pandemic as COVID-19 set to almost double acute hunger by end of 2020 », PAM, 16 avril 2020, https://insight.wfp.org/covid-19-will-almost-double-people-in-acute-hunger-by-end-of-2020-59df0c4a8072
17 Bello, « Choosing between livelihoods and lives in Latin America », The Economist, 2 mai 2020, https://www.economist.com/the-americas/2020/05/02/choosing-between-livelihoods-and-lives-in-latin-america ; « Lebanon: A New Surge in the Popular Struggle », International Socialist League, 4 mai 2020, http://lis-isl.org/en/2020/05/04/libano-un-nuevo-salto-en-la-rebelion-popular/ ; La Rédaction, « Ici, on a plus peur de mourir de faim que du coronavirus ! », Charlie Hebdo, 6 avril 2020, https://charliehebdo.fr/2020/04/courrier/courrier-des-lecteurs-mayotte-on-a-plus-peur-de-mourir-de-faim-que-du-coronavirus/ ; AFP, « Dans l’Inde confinée, les pauvres luttent pour survivre », 9 avril 2020, https://www.journaldemontreal.com/2020/04/09/dans-linde-confinee-les-pauvres-luttent-pour-survivre; AFP, « Haïti : mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain », 3 mai 2020, https://www.la-croix.com/Monde/Haiti-mourir-faim-aujourd-hui-coronavirus-demain-2020-05-03-1301092306 ; AFP, « “Mieux vaut mourir de cette maladie que mourir de faim” : les Angolais bravent le verrouillage du virus », 6 avril 2020, https://www.fr24news.com/fr/a/2020/04/mieux-vaut-mourir-de-cette-maladie-que-mourir-de-faim-les-angolais-bravent-le-verrouillage-du-virus.html.
18 Annick Ovine, « ‘Nous, on doit choisir : mourir de faim ou crever du coronavirus’ », La Libre, 16 mars 2020, https://www.lalibre.be/belgique/societe/nous-on-doit-choisir-mourir-de-faim-ou-crever-du-coronavirus-5e6f91fc9978e201d8bcf20c
19 Coordination européenne Via Campesina, « ECVC survey on the impact of Covid-19 on peasant farming », avril 2020, https://www.eurovia.org/wp-content/uploads/2020/04/ECVC-SURVEY-ON-THE-IMPACT-OF-COVID-19-ON-PEASANT-FARMING.pdf
20 Zhenzhong Si, « Commentary: How China ensured no one went hungry during coronavirus lockdown », Channel News Asia, 19 avril 2020, https://www.channelnewsasia.com/news/commentary/coronavirus-covid-19-china-grocery-food-security-price-delivery-12640426
21 Shahroz Afridi, « Madhya Pradesh: Left without cash, lockdown forces villagers to adopt barter system », Free Press Journal, 22 avril 2020, https://www.freepressjournal.in/bhopal/madhya-pradesh-left-without-cash-lockdown-forces-villagers-to-adopt-barter-system
22 Pandangan Jogja, « Barter Ikan Nelayan dengan Beras Petani, Cara Nelayan Bertahan di Tengah Pandemi », Kumparan, 11 Mei 2020, https://kumparan.com/pandangan-jogja/barter-ikan-nelayan-dengan-beras-petani-cara-nelayan-bertahan-di-tengah-pandemi-1tOVhGXPMQr
23 Rita Valencia, « Los nasa de Colombia dicen: Porque no seremos los mismos, hay que liberar », Ojarasca, 9 mai 2020, https://ojarasca.jornada.com.mx/2020/05/09/nasa-de-colombia-porque-no-seremos-los-mismos -hay-que-liberar-1000.html
24 MST, « Produzir alimentos saudáveis e plantar árvores: a Reforma Agrária Popular no combate ao Coronavírus », 29 de março de 2020, https://mst.org.br/2020/03/29/produzir-alimentos-saudaveis-e-plantar-arvores-a-reforma-agraria-popular-no-combate-ao-coronavirus/
25 Rebecca Tarlau, « Activist farmers in Brazil feed the hungry and aid the sick as president downplays coronavirus crisis », The Conversation, 5 mai 2020, https://theconversation.com/activist-farmers-in-brazil-feed-the-hungry-and-aid-the-sick-as-president-downplays-coronavirus-crisis-136914
26 Ignatius Banda, « COVID-19: Zimbabwe’s smallholder farmers step into the food supply gap », IPS, 12 mai 2020, http://www.ipsnews.net/2020/05/covid-19-zimbabwes-smallholder-farmers-step-food-supply-gap/
27 « Vietnam entrepreneur sets up free ‘rice ATM’ to feed the poor amid coronavirus lockdown », 16 avril 2020, https://youtu.be/lWLuIO1DGAA
28 Samuel Philip Matthew, « COVID-19 in Kerala: Staying ahead of the curve », Newsclick, 9 mai 2020, https://www.newsclick.in/COVID-19-Kerala-Highest-Recovery-Rate-Pandemic
29 Juarawee Kittisilpa, « Thai grocery trucks get new life from coronavirus shutdown », Reuters, 14 avril 2020, https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-thailand-grocery-t/thai-grocery-trucks-get-new-life-from-coronavirus-shutdown-idUSKCN21W0O4?il=0
30 AFP, « African e-commerce firms get coronavirus boost », 15 mai 2020, https://news.yahoo.com/african-e-commerce-firms-coronavirus-boost-033743948.html

 

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Où est la logique ?

Efficacité versus dangers des vaccins

Les vaccins sont omniprésents sur les scènes pandémiques.

Des gens l’attendent comme le messie, un Saint-Graal chimique :

Un vaccin Covid-19 sera un bien public mondial, dit le patron des Instituts américains de santé. 

Pourtant, un point récurrent est la minimisation systématique de ses dangers.

Des maladies neurologiques graves ont été reliées à la vaccination H1N1 de 2009 alors qu’elle était inutile : narcolepsie-cataplexie (La narcolepsie se caractérise par une somnolence diurne excessive chronique, fréquemment associée à une perte soudaine du tonus musculaire – cataplexie). 

Malgré sa promesse de prendre en charge ces effets secondaires, l’État français rechigne toujours aujourd’hui à indemniser les victimes [1].

Les effets secondaires vaccinaux sont systématiquement minimisés voire rejetés en bloc par un pan du monde scientifique, qu’ils soient causés par le vaccin lui-même et/ou par ses adjuvants (squalène, thiomersal [2], aluminium [3-4] entre autres).

Des pathologies aussi graves que la sclérose en plaques – SEP [5-6-7-8] et l’autisme [9-10] sont aujourd’hui reliés aux différents vaccins.

Les vaccins sont des produits chimiques, pharmaceutiques qui devraient exiger la même vigilance et les mêmes précautions que n’importe quel médicament avant et après sa mise sur le marché.

Qui cherche trouve, et en matière de vaccins, nous sommes loin de l’innocuité angélique répandue religieusement par nombre de journalistes fussent-ils « scientifiques » ou, ce qui est plus compréhensible, par les firmes pharmaceutiques elles-mêmes, pour lesquelles d’année en année il n’y a aucun problème, seulement des profits.

Des vaccins très rentables

Dans cet article, Les vaccins c’est la santé… pour les laboratoires aussi !, nous apprenons :

« en 2016, la branche GSK Vaccines a réalisé 5,09 milliards d’euros de CA (chiffre d’affaires), soit 16,5 % du chiffre d’affaires global du groupe qui a atteint 30,9 milliards d’euros. 

Du côté de Sanofi, les vaccins comptent pour près de 13,5 % du chiffre d’affaires : 4,58 milliards d’euros sur 33,8 milliards de CA global. Tandis que chez Pfizer, ce chiffre est de 11,5 % soit 6,07 milliards de dollars (5,12 milliards d’euros) pour un CA global de 52,8 milliards de dollars (44,6 millions d’euros). 

Des perspectives de croissance qui font rêver ! »

Dire que certains osent affirmer que les firmes pharmaceutiques ne gagnent pas tant d’argent que ça avec les vaccins !

« L’intérêt de l’industrie pharmaceutique pour les vaccins est renforcé par la forte croissance du secteur: « 14 % par an depuis 2002 », selon un rapport de la Cour des comptes de 2012 qui ne précise pas s’il s’agit du marché mondial, européen ou français. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que, de 2011 à 2016, les ventes mondiales de vaccins sont passées de 26 milliards de dollars à 42,3 milliards. Et elles vont « doubler d’ici à 2025 », estime encore Frédéric Bizard, pour atteindre près de 80 milliards de dollars. »

Certainement, avec cette aubaine du coronavirus !

« Dans tous les cas, les bilans annuels des fabricants de vaccins montrent une rentabilité très forte. Chez Sanofi, la marge brute de la filière vaccins atteint 62 % du CA en 2016, son meilleur niveau depuis six ans.

Même constat chez GSK dont la marge opérationnelle moyenne est de 28,9 % tandis que celle de GSK Vaccines atteint 31,7 %. De quoi intéresser des actionnaires et l’existence d’une législation favorable à la vaccination ne peut que les rassurer. »

Oui, pour les firmes pharmaceutiques, il n’y a vraiment aucun problème, d’autant que les gouvernements leur assurent l’impunité en cas de décès ou d’effets secondaires graves :

L’opération « Warp Speed ». La poussée à grande vitesse pour les vaccins contre le coronavirus :

« Pour s’assurer que les grandes sociétés pharmaceutiques donnent le meilleur d’elles-mêmes au projet médical Manhattan, elles ont été entièrement indemnisées par le gouvernement étasunien en cas de décès ou de maladie grave des personnes ayant reçu le vaccin. La FDA et le NIH ont renoncé aux pré-tests standard sur les animaux dans cette situation. »

Vous le voyez, il n’y aura jamais aucun problème pour les dirigeants des firmes pharmaceutiques ni pour ceux qu’ils payent grassement pour se taire.

Or si ! Pour les citoyens, nous, il y a des problèmes.

Il y a un plus qu’un doute raisonnable qui doit nous pousser à la prudence avec ces produits, si on a bien à cœur la bonne santé humaine (et animale).

Sur le site d’Association Liberté Information Santé [11], des informations rétablissent l’équilibre des connaissances sur la vaccination.

Ainsi, j’ai pu apprendre de quoi les vaccins sont composés, matière étrangement absente de nos cours de médecine [12-13], je vous encourage à consulter ces documents, c’est édifiant :

  • Béta-propiolactone (cancérigène)
  • Levures génétiquement modifiées
  • Latex
  • Glutamate de sodium (neurotoxique-tératogène-mutagène)
  • Aluminium
  • Formaldéhyde (formol)
  • Micro-organismes
  • Polysorbate 80 (cancérigène chez les animaux)
  • Glutaraldéhyde (poison tératogène chez l’animal)
  • Mercure (théoriquement interdit dans les vaccins depuis 1999)
  • Phénol/phénoxyéthanol (antigel)
  • Borate de sodium ou borax (insecticide, raticide contenu dans le Gardasil) …

J’ai aussi pu prendre connaissance des effets secondaires bien réels de la vaccination [14], même s’il y aura toujours des « scientifiques » ou des journalistes pour le contester.

Dans le contexte hystérique de la crise « CORONA » actuelle, ne nous laissons surtout pas emporter par un élan périlleux aiguillonné par la peur et l’enthousiasme de personnes dont la totale indépendance vis-à-vis des fabricants de vaccins est entourée d’opacité.

Malgré ce que disent déjà ces-derniers, il ne faut négliger aucune étape de sécurité.

D’un côté, les autorités nous serinent « chaque vie compte », argument ayant justifié le confinement total de la société, de l’autre côté, on se dit prêt à sacrifier des vies sur l’autel de la vaccination !

« Face à l’urgence, les scientifiques appellent à accélérer les procédures de tests et à se passer des habituels essais sur les animaux. Une stratégie louable mais qui pourrait s’avérer, au mieux, contre-productive, au pire, causer des morts. »

« En temps normal, le développement d’un vaccin peut prendre de 15 à 20 ans…

À quel moment le fait de court-circuiter les étapes dans le développement d’un vaccin contre le nouveau coronavirus devient-il dangereux ? Déjà, certains chercheurs sont en train de passer outre à l’étape des tests sur des animaux. » [15-16].

Une promptitude excessive dans le développement d’un vaccin contre le coronavirus pourrait avoir de graves effets secondaires, selon le docteur Mikhaïl Kostinov, chef du laboratoire de vaccination et d’immunothérapie à l’institut de recherche en vaccins et sérums Metchnikov [17].

Et les thérapies naturelles ?

« Circulez, il n’y a rien à voir », disent en substance l’OMS, la FDA, le NIH, le NIAID…

Et bien, pas du tout, disent de nombreux médecins.

Les points communs de ces thérapies ne sont pas le manque d’efficacité ou de connaissances, mais leur innocuité relative et surtout, leur caractère non brevetable.

Il est difficile d’imaginer les laboratoires pharmaceutiques réaliser les profits mirobolants avec ces thérapies naturelles comme ils le font avec les vaccins ou les médicaments tous les ans [18].

Ainsi l’Artemisia Annua, proposée en tisane, est un remède validé contre le coronavirus par l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA), puis proposé par le président de Madagascar, Andry Rajoelina, à sa population sous le nom de Covid-Organics [19] (le Covid-Organics est une décoction à base de trois plantes dont l’Artemisia, qui est très efficace dans le traitement de plusieurs maladies notamment le paludisme). 

Jusqu’à présent, Madagascar (population de 27 595 696 habitants avec 283 cas de COVID-19 au 17 mai 2020) ne déplore que deux décès (Worldometers – coronavirus – mortalité par pays – Madagascar).

Cette plante s’appelle aussi l’armoise naturelle ou absinthe chinoise [20], utilisée contre le paludisme en Afrique. 

La substance active de la plante ou artémisinine est active contre le paludisme et supposée active contre la SRAS-CoV-2. 

Malgré l’absence d’effets secondaires répertoriés et son large usage en Afrique et en Chine, notamment contre le COVID-19, cette plante est interdite en France et en Belgique. Pourquoi ?

L’Artemisia Annua est utilisée depuis longtemps en Chine dans les maladies respiratoires [21].

L’intérêt de cette thérapie naturelle est tel que des chercheurs danois et allemands de l’institut Max Planck font une étude dessus [22].

Mais que fait l’OMS à propos de l’Artemisia Annua ? Moquerie et intimidation.

Au lieu d’encourager la recherche, voire mettre le paquet dans ces voies peu dangereuses, peu coûteuses et potentiellement efficaces, l’OMS s’oppose à Madagascar et fait pression sur le président malgache, comme sur tous les pays d’Afrique tentés de résister au diktat vaccinal mondial [23]. 

Mépris malgré les bons résultats sur cette île.

Toujours le prétexte d’une exigence de qualité scientifique pour ces plantes et ces produits naturels.

Par contre, les vaccins, eux, depuis toujours, sont exemptés de telles exigences car tout le monde doit accepter comme postulat que la vaccination ne se discute pas (allusion au ministre de la Santé en France, Marisol Touraine, qui avait énoncé cette sentence le 29 mai 2015, en réponse à la pétition mise en ligne par le professeur Henri Joyeux- [24]).

En Belgique :

Ce n’est pas mieux que dans le reste du monde.

Il existe depuis longtemps une connexion puissante entre les pouvoirs politiques et l’industrie pharmaceutique [25].

Sur le site fédéral du premier ministre de Belgique par intérim actuel, Sophie Wilmès, sont affichés ces liens forts entre le gouvernement belge et les fabricants de vaccins [26] et de médicaments coûteux, dangereux et peu efficaces. 

Des médicaments comme le Roactemra (Tocilizumab) de la firme Roche, à plus de 800 euros l’injection [27] qui peut vous causer des infections des voies respiratoires, des céphalées, de l’hypertension ou réactiver des infections latentes (pneumonie, zona, arthrite bactérienne…).

Rien de tout ça avec l’Artemisia Annua, qui elle, est pourtant interdite.

Cela laisse présager, en droite ligne des recommandations de l’OMS elle aussi noyautée par les lobbys pharmaceutiques [28], une vision unique de la santé basée sur le tout chimique et sur les vaccins dont cet article a démontré les dangers, d’autant que délaisser d’autres voies thérapeutiques plus sûres, peu coûteuses et potentiellement efficaces au prétexte qu’elles ne peuvent être brevetées et rapporter beaucoup d’argent est insupportable pour un nombre de plus en plus grand de citoyens.

Les gouvernements qui prônent ces politiques (vaccins, traitements médicamenteux, tests) favorables aux laboratoires pharmaceutiques [29] se caractérisent par le mépris de ceux qui les interpellent.  

Ainsi, nos ministres n’ont pas daigné réagir à une lettre de questions du 13 avril 2020* adressée par le collectif « Initiative Citoyenne » fondé en 2009 par Sophie Meulemans, Marie-Rose Cavalier et Muriel Desclée à l’occasion de la fausse pandémie H1N1 [30], démarche soutenue par trois médecins belges :

* Questions au gouvernement belge sur le coronavirus, le confinement et les futurs vaccins

Lettre également envoyée aux principaux journaux francophones du pays, sans réponse également ou à peine.

Une deuxième série de questions* ciblées sur la fausse solution vaccinale a été adressée le 20 avril 2020 à la presse belge qui n’a pas daigné réagir. Bien sûr, nous sommes hors-sujet : soutenir la vaccination pour tous, un point c’est tout.

* Vaccins anti-coronavirus : une fausse solution miracle 

Malgré un afflux de témoignages et de soutiens, dont ceux de nombreux médecins, aucune de ces démarches démocratiques et naturelles dans une crise comme celle-ci n’a suscité les réactions attendues de nos autorités ni de nos médias, au minimum une réponse, un écho à nos questions.

Ainsi va ce monde, pour le moment.

Idolâtrie pour l’argent et le dangereux, mépris pour le naturel et pour la vie.

Dr Pascal Sacré

 

Illustration : pixabay.com

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Notes :

[1] H1N1 : l’État rechigne à indemniser les victimes du vaccin

[2] Thiomersal, science officielle et science officieuse

[3] Comprendre pourquoi le « science-washing » est criminel

[4] Aluminium vaccinal l’article sans concession

[5] Les vaccins qui n’induisent jamais de SEP, l’étude allemande qui nous a fait mourir de rire, critique d’une étude mettant en doute le lien vaccin-SEP

[6] Certaines études françaises ont clairement démontré un lien indiscutable entre vaccination anti-hépatite B et SEP entre autres

[7] SEP et vaccination anti-HBV

[8] Une étude récente réaffirme les risques de sclérose en plaques liés au vaccin hépatite B. 

[9] Vaccins et autisme : les faits s’imposent…

[10] Autisme régressif et vaccination ROR, la vilaine propagande danoise, critiques méthodologiques

[11] ALIS Nous sommes une association Loi 1901 qui ne professe aucun dogme aucune doctrine.

[12] Composants des vaccins

[13] QUE TROUVE-T-ON DANS LES VACCINS

[14] Quelques vérités sur les effets secondaires des vaccins

[15] Coronavirus : les dangers d’un vaccin élaboré à la hâte

[16] Coronavirus : court-circuiter les étapes vers un vaccin ?

[17] Voici pourquoi un chercheur appelle à prendre son temps pour concevoir le vaccin anticoronavirus

[18] 1000 milliards d’euros de profits en vingt ans

[19] Artémisia et vieilles recettes: Madagascar a ouvert la chasse contre le Covid-19

[20] L’Artemisia annua 

[21] NOTE SUR ARTEMISIA ANNUA OU « ARMOISE CHINOISE », Christian Busser, 3 avril 2020

[22] L’Artemisia annua testée contre le Covid-19, publiée le 20 avril 2020. L’Institut Max Planck de recherche sur les colloïdes de Potsdam, en Allemagne, a annoncé le 8 avril 2020 le lancement d’une étude cellulaire afin de tester les effets de l’Artemisia annua sur le Coronavirus. Certains de ses dérivés comme l’artémisinine vont également être étudiés. Cela est rendu possible par un accord avec la société américaine ArtemiLife qui fournira les plantes. En effet, ArtemiLife cultive l’Artemisia dans le Kentucky et développe la commercialisation de tisanes et cafés à base d’armoise annuelle.

[23] L’OMS rappelle à l’ordre les dirigeants africains

[24] La vaccination, ça se discute

[25] Maggie De Block augmente encore et toujours le pouvoir des lobbies pharmaceutiques. Et notre santé ?, de Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo et présidente de la commission santé à la chambre, article paru dans le Vif le 21embre 2017.

[26] Le gouvernement fédéral et l’industrie biopharmaceutique belge

[27] Roactemra 162 mg, solution injectable, Tocilizumab, autorisation de mise sur le marché le 23/04/2014 par ROCHE au prix de 822,13€.

[28] Politique et corruption à l’OMS, sur le site Mondialisation, par Pascal Sacré, 12 janvier 2010.

[29] Coronavirus: les laboratoires de biologie clinique agréés, « écartés » au profit de firmes industrielles, n’ont plus confiance dans le gouvernement

[30] Association » Initiative Citoyenne » fondée en 2009

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Si le titre de tsar épidémiologique devait être créé, son premier récipiendaire devrait être le Suédois Anders Tegnell. Il s’est imposé face aux sceptiques et à la crainte que son approche de l’« immunité collective » à l’égard du COVID-19 ne soit une approche dangereuse, et incroyablement cavalière, en matière de santé publique. Des tee-shirts de Tegnell le représentant en tant que libérateur médiéval sont disponibles à l’achat ; des pages de fans sont disponibles sur Facebook avec des encouragements. Le point de vue de Tegnell a toujours été que son approche est moins que radicale, quand on voit que la formule de confinement mondial a provoqué, presque du jour au lendemain, la pire crise économique depuis des générations.


Cela ne veut pas dire qu’une telle immunité collective est encouragée par une approche laxiste des réglementations de santé publique. Comme l’a fait remarquer Mike Ryan, de l’Organisation mondiale de la santé, un faux discours a été tenu sur l’absence de mesures de contrôle en Suède pour stopper la transmission du COVID-19. L’accent est plutôt mis en Suède sur une restriction volontaire et raisonnable, en veillant à éviter les grands rassemblements et, lorsque des personnes se rassemblent – celles de moins de 50 ans sont autorisées –  on observe une distanciation physique. Mais un tel pari dépend de la mise en place d’un noyau critique et résistant contre la réinfection, protégeant ainsi la population vulnérable. La transmission virale, par conséquent, sera finalement stoppée si une majorité – disons 60 % de la population – l’a contractée alors que les personnes vulnérables sont à l’abri.

Karin Ulrika Olofsdotter, l’ambassadrice du pays auprès des Nations unies, a été chargée de promouvoir le modèle Tegnell dans le monde. Sur la radio publique nationale, ses propos ont eu l’autorité d’une proclamation. « Environ 30 % des habitants de Stockholm ont atteint un niveau d’immunité. » Avec audace, elle a suggéré que « nous pourrions atteindre l’immunité collective dans la capitale dès le mois prochain. »

Anders Tegnell
Anders Tegnell

Les mérites d’une telle position sont vite devenus des questions de culture et d’idéologie. La science devient une partie du contexte dans lequel elle est mise en oeuvre – la Suède est unique, la Suède est incomparable – ou du moins un peu plus incomparable que ses voisins nordiques. Dans le pays, la confiance envers les myndigheterna (les agences) est inébranlable, et si l’immunité collective est la politique, alors qu’il en soit ainsi.

Les tentatives visant à priver Tegnell de la primauté, et de son lustre de confiance n’ont pas réussi. En mars, 2 300 universitaires ont signé une lettre ouverte adressée au gouvernement suédois, demandant des mesures plus strictes pour contenir la pandémie. L’un des signataires, Cecelia Söderberg-Nauclér, de l’Institut Karolinska, s’est interrogé : « Personne n’a essayé cette voie, alors pourquoi devrions-nous être les premiers à la tester en Suède, sans consentement éclairé ? »

En avril, une tentative de putsch scientifique, menée par 22 chercheurs, lancée dans le quotidien Dagens Nyheter, a échoué. Dans la lettre ouverte, le groupe s’est opposé à l’approche de l’Agence de santé publique, demandant une intervention du gouvernement avec des « mesures rapides et radicales », à l’instar de celles prises par les voisins du pays. « En Suède, il y a maintenant dix fois plus de personnes qui meurent que dans la Finlande voisine où les cafés et les restaurants sont fermés ». D’autres comparaisons ont également été citées, en mettant l’accent sur les trois derniers jours avant les vacances de Pâques. Entre le 7 et le 9 avril, « 10,2 personnes par million d’habitants sont mortes chaque jour de la COVID-19 en Suède ». Avec la même proportion, il était en Italie de 9,7 ; au Danemark, de 2,9 ; en Norvège, de 2,0 et en Finlande, de 0,9.

Les auteurs ont également cité une interview du président finlandais Sauli Niinistö, parue dans le même journal. Il s’agissait d’une remarque pointue sur le credo raté de la contrainte volontaire. « Vous ne pouvez pas demander aux gens de ne pas sortir si les restaurants sont autorisés à rester ouverts ».

La réponse de M. Tegnell a été brusque, affirmant que les chiffres cités par ses détracteurs étaient entachés d’« un certain nombre d’erreurs fondamentales ». Comme à son habitude, il s’est appuyé sur des qualifications techniques pour démystifier les données, notant la ligne selon laquelle les comparaisons entre pays étaient toujours des propositions risquées et trompeuses. « Les chiffres de décès qu’ils citent sont incorrects, ils ne correspondent pas aux chiffres de décès suédois ». Les chiffres de l’Italie, par exemple, ne couvraient que les décès dans les hôpitaux.

L’approche suédoise met un accent assez brutal sur l’acceptation du fait qu’un certain degré de souffrance doit être enduré pour atteindre un niveau de sécurité durables. Le bilan suédois de COVID-19 s’élève à plus de 2 600 décès. Le Conseil national suédois de la santé et du bien-être a également publié ses propres chiffres, suggérant que ceux de la PHA pourraient être de 10 % inférieurs à ce qu’ils devraient être.

Toutes les méthodes employées jusqu’à présent ont été dévastatrices pour les membres, la vie et l’économie ; ce qui fait la différence de Tegnell ici, c’est le long terme, celui qui rendra heureux les financiers et les observateurs du marché. Le Finlandais Osmo Soininvaara, ancien ministre et membre du conseil municipal d’Helsinki, y voit plus de mérite que ses collègues actuels. Selon lui, « une fois la crise du coronavirus terminée, le nombre de décès en Suède et en Finlande sera le même. La différence est qu’en Suède, le nombre de décès a été atteint plus rapidement. Et notre économie est en ruine, alors que celle de la Suède sera la plus forte d’Europe ».

Les voisins scandinaves ont également fait l’éloge et apporté leur soutien à Tegnell. En Norvège, l’épidémiologiste Eiliv Lund a accusé ses homologues de simplement « repousser le problème devant eux ». L’approche suédoise avait le mérite d’assurer un taux d’infection plus élevé « et donc une immunité plus élevée ». L’épidémiologiste danois Christian Wejse loue la formule d’infection de Tegnell, suggérant que le nombre de Suédois immunisés pourrait être trois fois plus élevé que celui des Danois. Cela signifierait que la Suède « sera dans une meilleure situation s’il y a une nouvelle vague ».

Le modèle suédois est salué depuis les tribunes du New York Times, un journal favorable aux entreprises, et Thomas L. Friedman, toujours aussi superficiel, en vante les mérites. Il admet cependant que la réponse aux pandémies ne nous offre que des « voies infernales différentes ».

Quoi que Tegnell et ses sous-fifres de confiance de l’Agence suédoise de santé publique prétendent, la présomption d’immunité collective a sa part de dangers. Remettre en question les chiffres relatifs d’autres pays et leurs diverses mesures a un mérite intellectuel ; adopter le modèle de l’immunité collective, cependant, peut ne pas l’être. Comme l’avertissent les auteurs d’un article récemment publié par The Lancet, « il n’y a aucune certitude quant aux corrélats immunologiques de la protection antivirale ou à la proportion de la population qui doit les atteindre, ce qui rend impossible d’identifier un point où ce niveau d’immunité a été atteint ».

Il n’est pas non plus certain qu’une fois débarrassé du virus, une réinfection ne puisse pas avoir lieu. Le mois dernier, plus de 260 patients atteints de COVID-19 en Corée du Sud ont été déclarés positifs, ce qui laisse entrevoir cette sombre possibilité. L’explication avancée depuis est que la méthode de détection du coronavirus – la réaction en chaîne de la polymérase (PCR) – ne permet pas de distinguer le matériel génétique (ARN ou ADN) du virus infectieux proprement dit les fragments persistants présents dans le corps après la guérison. Les partisans de l’immunité collective du troupeau semblent avoir encore leurs échasses, même si, debouts, ils sont entourés d’un bon nombre de cadavres.

Binoy Kampmark

 

Article original en anglais : Anders Tegnell And Sweden’s Herd Immunity Goal, Oriental Review, le 4 mai 2020.

Traduit par Hervé, relu par jj  pour le Saker Francophone

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Le maître penseur italien Giorgio Agamben a été en première ligne – controversée – pour examiner quel nouveau paradigme pourrait émerger de notre détresse pandémique actuelle.

Il a récemment attiré l’attention sur un livre extraordinaire publié il y a sept ans, qui a déjà tout exposé.

Dans « Tempêtes Microbiennes », Patrick Zylberman, professeur d’Histoire de la Santé à Paris, a détaillé le processus complexe par lequel la sécurité sanitaire, jusqu’à présent en marge des stratégies politiques, s’est glissée sur le devant de la scène au début des années 2000. L’OMS avait déjà créé un précédent en 2005, en mettant en garde contre les « 50 millions de décès » dans le monde causés par l’arrivée de la grippe porcine. Dans le pire des cas de pandémie, Zylberman avait prédit que la « terreur sanitaire » serait utilisée comme un instrument de gouvernance.

Ce scénario du pire vient d’être revisité au moment où nous parlons. La notion de confinement obligatoire généralisé n’est justifiée par aucune justification médicale, ni par des recherches épidémiologiques de pointe, lorsqu’il s’agit de lutter contre une pandémie. Pourtant, le confinement a été consacré comme la politique hégémonique – avec le corollaire inévitable d’innombrables masses en proie au chômage. Tout cela sur la base de modèles mathématiques délirants et ratés de type Imperial College, imposés par de puissants groupes de pression allant du Forum Économique Mondial (WEF) à la Conférence de Munich sur la Sécurité.

Entre en scène Richard Hatchett, ancien membre du Conseil National de Sécurité sous la première administration Bush Jr., qui recommandait déjà en 2001 l’enfermement obligatoire de toute la population. Hatchett dirige aujourd’hui la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), une entité très puissante qui coordonne les investissements mondiaux dans le domaine des vaccins, et très proche des grandes entreprises pharmaceutiques. Il se trouve que la CEPI est une création du WEF en collaboration avec la Fondation Bill et Melinda Gates.

Hatchett considère la lutte contre le Covid-19 comme une « guerre« . La terminologie – adoptée par tout le monde, du Président Trump au Président Macron – donne le jeu. Elle renvoie à – quoi d’autre – la guerre mondiale contre le terrorisme (GWOT), comme l’a solennellement annoncé Donald « Known Unknowns » Rumsfeld lui-même en septembre 2001.

Rumsfeld a notamment été Président du géant de la biotechnologie Gilead. Après le 11 septembre, au Pentagone, il s’est employé à brouiller la distinction entre civils et militaires pour ce qui concernait la guerre contre le terrorisme. C’est alors que le « confinement obligatoire généralisé » a été conceptualisé, avec Hatchett parmi les principaux acteurs.

Bien qu’il s’agissait d’un concept dérivé de militarisation des grandes entreprises pharmaceutiques, cela n’avait rien à voir avec la santé publique. Ce qui comptait, c’était la militarisation de la société américaine à adopter en réponse au bioterrorisme – à l’époque automatiquement attribué à un Al-Qaïda sordide et dépourvu de technologie.

La version actuelle de ce projet – nous sommes en « guerre » et chaque civil doit rester chez lui – prend la forme de ce qu’Alexander Dugin a défini comme une dictature médico-militaire.

Hatchett fait partie de ce groupe, aux côtés de l’omniprésent Anthony Fauci, Directeur de l’Institut National des Allergies et des Maladies Infectieuses (NIAID), très proche de l’OMS, du WEF et de la Fondation Bill et Melinda Gates, et de Robert Redfield, Directeur de la section américaine du Centre de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC).

D’autres applications intégrées dans le projet comprendront la surveillance numérique globale, vendue comme surveillance de la santé. Déjà mise en œuvre dans le récit actuel, la diabolisation continue de la Chine, « coupable » de tout ce qui est lié au Covid-19. C’est l’héritage d’un autre jeu de guerre qui a fait ses preuves : le projet Red Dawn.

Montrez-moi votre fragilité

Agamben a expliqué le problème : ce n’est pas que les citoyens en Occident ont le droit à la sécurité sanitaire ; maintenant, ils sont juridiquement obligés (les italiques sont de moi) d’être en bonne santé. Voilà, en un mot, ce qu’est la biosécurité.

Il n’est donc pas étonnant que la biosécurité soit un paradigme de gouvernance ultra efficace. Les citoyens se la sont fait administrer dans la gorge sans aucun débat politique. Et son application, écrit Agamben, tue « toute activité politique et toute relation sociale comme exemple maximal de participation civique ».

Ce que nous connaissons déjà, c’est la distanciation sociale en tant que modèle politique – avec une matrice numérique remplaçant l’interaction humaine, qui par définition sera désormais considérée comme fondamentalement suspecte et politiquement « contagieuse ».

Agamben est consterné par ce « concept de destin de la société humaine qui, à bien des égards, semble avoir emprunté aux religions en déclin l’idée apocalyptique de la fin du monde ». L’économie avait déjà remplacé la politique – comme dans tout ce qui est soumis aux diktats du capitalisme financier. Aujourd’hui, l’économie est absorbée par « le nouveau paradigme de la biosécurité auquel tout autre impératif doit être sacrifié ».

Comment la combattre ? Des armes conceptuelles sont disponibles, comme les cours de biopolitique enseignés par Michel Foucault au Collège de France entre 1972 et 1984. Ils peuvent désormais être consultés via une plateforme décentralisée mise en place par un collectif qui se décrit volontiers comme « l’écrevisse« , qui « avance latéralement » : un concept qui rend justice au grand maître du Rhizome Gilles Deleuze.

Le concept d’Antifragile de Nassim Taleb est également très utile. Comme il l’explique, « l’Antifragile est l’antidote aux Cygnes Noirs ». Eh bien, le Covid-19 était une sorte de Cygne Noir : après tout, les élites dirigeantes savaient que quelque chose comme ça allait inévitablement arriver – même si les humbles politiciens occidentaux, en particulier, ont été pris totalement au dépourvu.

Le concept d’Antifragile soutient qu’en raison de la peur (très présente aujourd’hui) ou d’une « soif d’ordre » (naturelle à tout pouvoir politique), « certains systèmes humains, en perturbant la logique invisible ou peu visible des choses, ont tendance à être exposés au danger des Cygne Noirs et n’en tirent presque jamais aucun bénéfice. Vous obtenez un pseudo-ordre lorsque vous cherchez l’ordre ; vous n’obtenez une certaine mesure d’ordre et de contrôle que lorsque vous embrassez le hasard ».

La conclusion est que « dans le monde des cygnes noirs, l’optimisation n’est pas possible. Le mieux que vous puissiez obtenir est une réduction de la fragilité et une plus grande robustesse ».

Rien ne prouve, jusqu’à présent, qu’une « réduction de la fragilité » dans le système mondial actuel conduira nécessairement à une « plus grande robustesse ». Le système ne s’est jamais révélé aussi fragile. Ce que nous avons, c’est de nombreuses indications que l’effondrement du système est en train de se transformer, à une vitesse folle, en néo-féodalisme numérique.

Perdu dans une quarantaine biopolitique

Byung-Chul Han, philosophe sud-coréen qui enseigne à Berlin, a tenté de tout expliquer. Le problème est qu’il est trop souvent l’otage d’une vision idéalisée du libéralisme occidental.

Byung-Chul Han a raison lorsqu’il note que l’Asie a combattu le Covid-19 avec une rigueur et une discipline inconcevables en Occident – ce que j’ai suivi de près. Mais il évoque ensuite le système chinois de crédit social pour s’attaquer à la société chinoise de discipline numérique. Ce système permet incontestablement une surveillance biopolitique. Mais tout est question de nuance.

Le système de crédit social est comme la formule « le socialisme avec des caractéristiques chinoises » ; un hybride qui n’est efficace que lorsqu’il répond aux spécificités complexes de la Chine.

Le labyrinthe des caméras de surveillance à reconnaissance faciale ; l’absence de restriction des données échangées entre les fournisseurs d’accès à Internet et le pouvoir central ; le code QR qui indique si vous êtes « rouge » ou « vert » en termes d’infection ; tous ces instruments ont été appliqués – avec succès – en Chine au profit de la santé publique.

Byung-Chul Han est obligé d’admettre que cela ne se passe pas seulement en Chine ; la Corée du Sud – une démocratie de type occidental – envisage même que les personnes en quarantaine doivent porter un bracelet numérique. Si l’on parle des différents modèles asiatiques utilisés pour combattre le Covid-19, la nuance est de mise.

L’esprit et la discipline collectivistes à l’échelle asiatique – en particulier dans les sociétés influencées par le Confucianisme – fonctionnent indépendamment du système politique. Au moins, Byung-Chul Han admet que « toutes ces particularités asiatiques sont des avantages systémiques pour contenir l’épidémie ».

Le but n’est pas que la société disciplinaire asiatique soit considérée comme un modèle pour l’Occident. Nous vivons déjà dans un Panopticum mondial numérique (où est Foucault quand on a besoin de lui ?) La vigilance – et la censure – des réseaux sociaux déployés par les mastodontes de la Silicon Valley a déjà été intériorisée. Toutes nos données en tant que citoyens font l’objet d’un trafic et sont instantanément commercialisées à des fins de profit privé. Alors oui, le néo-féodalisme numérique était déjà en vigueur avant même le Covid-19.

Appelez cela du turbo-néolibéralisme de surveillance. Où il n’y a pas de « liberté » intrinsèque, et tout cela est accompli par la servitude volontaire.

La surveillance biopolitique n’est qu’une couche supplémentaire, la dernière frontière, car maintenant, comme nous l’a enseigné Foucault, ce paradigme contrôle notre propre corps. Le « libéralisme » a été réduit à une route de mort il y a bien longtemps. Mon point ici n’est pas que la Chine soit un modèle pour l’Occident. C’est que nous avons peut-être été mis en quarantaine biopolitique sans nous en apercevoir.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

How Biosecurity Is Enabling Digital Neo-Feudalism

Strategic Culture Foundation le 15 mai 2020

Traduit par Réseau International

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Après avoir perdu sa deuxième guerre au Liban, Israël a découvert que le seul moyen de réprimer le Hezbollah consistait à fermer le couloir d’approvisionnement entre le Liban et la Syrie. Pour y parvenir, il fallait renverser le gouvernement de Bachar al-Assad et mettre des bâtons dans les roues de l’Axe de la Résistance, qui s’étend de Téhéran à Bagad, Damas, Beyrouth et Gaza. Le hic, c’est qu’Israël et les USA, soutenus par l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats, la Turquie, l’Europe et bien d’autres pays, n’ont pas réussi à atteindre leur objectif de faire de la Syrie un État failli. Le président Assad a fait appel à ses alliés dont la propre sécurité nationale se trouvait menacée aussi. Si la Syrie était tombée, les djihadistes d’Al-Qaïda et du groupe armé « État islamique » combattraient dans les rues de Beyrouth, Bagdad et Téhéran. Les djihadistes auraient été également assez puissants pour faire sortir la Russie de sa base navale syrienne et exporter la guerre au-delà des frontières du Levant. Ainsi, Israël et les USA n’ont pas réussi à détruire la Syrie et à coincer le Hezbollah. Bien au contraire, le Hezbollah est devenu plus fort que jamais. La Résistance a récolté les fruits de sa victoire. Elle a acquis un pouvoir décisionnaire auprès des institutions clés au Liban.

Israël voulait détruire le Hezbollah parce qu’il fait obstacle à ses plans expansionnistes au Liban, à savoir s’accaparer de l’eau du Liban et d’une partie de son territoire, forcer un accord de paix n’étant rien de moins qu’une reddition inconditionnelle, et rompre l’alliance entre le Liban et l’Iran et priver Téhéran de son plus puissant allié au Moyen-Orient. Au cours des quarante dernières années ayant suivi la victoire de la « République islamique » en 1979, dont l’imam Rouhollah Khomeini était à la tête et qui a renversé le chah d’Iran, le dirigeant par procuration des USA, Washington ne cesse d’imposer des sanctions, parce que l’Iran refuse de se soumettre à son pouvoir et parce qu’il soutient l’opposition à Israël de ses alliés au Moyen-Orient, principalement la Palestine, le Liban et la Syrie.

En 2006, les USA ont participé à la planification de la guerre d’Israël contre le Liban. Lors du sommet du G8 de 2006, le président George W. Bush a décrit les relations entre le Hezbollah, l’Iran et la Syrie comme l’une des causes profondes de « l’instabilité » : « Le monde doit régler le cas du Hezbollah et de la Syrie et continuer à travailler pour isoler l’Iran ». (Roshandel J. et Lean C.N. Iran, Israel and the United States, ABC-CLIO, CA, p. 109, 2011)

La secrétaire d’État des USA Condoleezza Rice refusait toute médiation en vue d’un cessez-le-feu avant que « les conditions soient favorables », en croyant qu’Israël gagnerait la guerre. Le Hezbollah a non seulement été laissé seul à lui-même contre les USA et Israël, mais des Libanais mandataires des USA et de l’Arabie saoudite (le premier ministre Fouad Siniora et le dirigeant druze Walid Joumblatt) ont soutenu la position des USA et d’Israël en prétendant qu’un cessez-le-feu n’avait « aucun sens ». (Wilkins H. The Making Of Lebanese Foreign Policy : understanding the 2006 Hezbollah-Israeli War, Routledge, Introduction, 2013)

Israël ne parvenant pas à atteindre ses objectifs, les USA ont accepté d’assurer une médiation pour mettre fin à la guerre. Les négociations étaient axées sur la cessation de toutes les hostilités (et non sur un cessez-le-feu) entre les deux pays. Tel-Aviv et Washington n’ont pas réussi à obtenir le déploiement des forces des Nations Unies au Liban, la FINUL, à la frontière avec la Syrie. Les USA ont cherché à soutenir Israël dans sa tentative de gagner par la négociation ce qu’il n’avait pu obtenir par la force de son énorme machine de guerre en 33 jours de conflit en 2006. « L’objectif d’Israël n’a jamais été réaliste », a reconnu la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.

Après l’échec de sa tentative de contrôle de la frontière libano-syrienne à la suite de sa défaite en 2006, il ne restait plus à Israël qu’une seule solution pour contenir le Hezbollah : fermer la route passant par Damas et trouver un moyen de couper la chaîne d’approvisionnement du Hezbollah. Pour cela, une guerre contre la Syrie s’imposait.

Un affrontement direct contre le Hezbollah n’étant plus dans les cartons, la Syrie est devenue la nouvelle cible de la campagne visant à isoler l’Iran, comme l’a déclaré le président Bush. Les motifs ayant mené à la guerre en Syrie ont été décrits à tort par de nombreux chercheurs et analystes du monde entier comme le résultat d’un « printemps arabe » contre un régime dictatorial. L’Arabie Saoudite, le Bahreïn et d’autres pays du Golfe sont des dictatures dirigées par les mêmes familles depuis des décennies, ce qui n’empêche pourtant pas l’Occident de les considérer comme leurs plus proches partenaires pétroliers!

En fait, la guerre contre la Syrie a commencé juste après l’attaque d’Al-Qaida contre les USA le 11 septembre. Le général américain quatre étoiles Wesley Clark a révélé que le plan de Washington dont il avait été mis au fait dans les jours qui ont suivi le 11 septembre était « d’occuper l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et en finir par l’Iran ». Quelques mois seulement après l’invasion de l’Irak par les USA, le secrétaire d’État Colin Powell a rendu visite au président Bachar al-Assad pour l’avertir que les USA envahiraient la Syries’il ne cessait pas de soutenir les organisations anti-israéliennes, le Hezbollah et les groupes palestiniens, et que le président syrien connaîtrait le même sort que le président irakien Saddam Hussein.

L’invasion de l’Irak en 2003 était loin d’être une sinécure. L’occupation américaine avait donné naissance à une nouvelle résistance, tant chez les sunnites que chez les chiites. C’est ce qui a amené le président Assad à ne pas plier sous la menace des USA, sans savoir ce que l’avenir réservait à la Syrie. Des dizaines de pays, dont l’Arabie saoudite, le Qatar, la Jordanie, la Turquie, les Émirats, l’Europe et les USA, ont tous été derrière une opération de changement de régime par l’entremise de mandataires takfiris. Les conséquences de la déstabilisation de la Syrie ont fourni à Al-Qaïda une occasion exceptionnelle de prospérer en Syrie et à un groupe plus sanguinaire encore de prendre racine, le groupe armé « État islamique » (Daech). Le président Assad a fait appel à ses quelques alliés, l’Iran, la Russie et le Hezbollah, pour contrer cette coalition massive réunie pour créer un État failli en Syrie. La guerre syrienne qui s’ensuivit a permis à l’armée syrienne d’acquérir une expérience sans précédent, a donné naissance à une nouvelle résistance syrienne et a donné l’occasion au Hezbollah de parfaire ses connaissances de l’art de la guerre, tout en fournissant à l’Iran une base que Téhéran n’aurait jamais cru pouvoir obtenir au Levant.

Le Hezbollah avait forcé le retrait inconditionnel d’Israël du Liban en 2000 et contrecarré tous les plans israélo-américains pour un « nouveau Moyen-Orient » après la deuxième guerre israélienne contre le Liban en 2006. Neuf longues années de guerre en Syrie ont obligé le Hezbollah à raffiner ses tactiques et ses armements, ce qui lui a donné une victoire sans précédent. Israël qui, par ses actions, avait suscité la création du Hezbollah, a enseigné à cet acteur quasi étatique une multitude de compétences l’amenant à acquérir encore plus de formation et d’armes pour contrer les guerres et gêner les objectifs de l’ennemi. L’ancien chef d’état-major et candidat au poste de premier ministre d’Israël, Benny Gantz, estime que le Hezbollah est devenu l’une des armées irrégulières les plus fortes du Moyen-Orient, capable d’imposer ses règles d’engagement et son « équilibre de la dissuasion » à l’armée conventionnelle la plus puissante du Moyen-Orient.

« Il n’y a que quatre ou cinq pays ayant une puissance de feu supérieure à celle du Hezbollah : les USA, la Chine, la Russie, Israël, la France et le Royaume-Uni », a déclaré Gantz lors de la conférence de Herzliya en 2014.

C’était l’évaluation d’Israël en 2014. En février dernier, soit six ans plus tard, le ministre israélien de la Défense Naftali Bennet en rajoutait : « Chaque fois que vous frappez un convoi, vous en manquez cinq et le Hezbollah se rapproche lentement de la masse critique de roquettes [missiles] qui nous menacent. »

Israël s’était fixé comme objectif de faire tomber Assad en Syrie et de séparer la Syrie de l’Axe de la Résistance. Le ministre israélien de la Défense Moshe Ya’alon a affirmé qu’« Israël préfère Daech à Assad à sa frontière ». Sauf qu’Israël, les USA, l’Europe, l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats ont perdu la guerre. Israël cherche maintenant à faire durer le conflit parce qu’il craint que les USA lancent la serviette. C’est pourquoi Israël poursuit ses frappes sur des centaines de cibles en Syrie, la plupart du temps sans aucune valeur stratégique.

Des sources au sein de l’Axe de la Résistance en Syrie disent qu’« Israël a ciblé le QG iranien à l’aéroport de Damas (Israël a détruit deux étages de ce bâtiment aux vitrages verts). Le lendemain, l’Iran l’a remis en état et il est de nouveau opérationnel. Israël a ciblé à plusieurs reprises des entrepôts contenant des armes iraniennes, mais aussi un centre d’entraînement abandonné dans la région de Kiswa qui est vide depuis des années. Leur but est de signaler aux USA qu’Israël est menacé et que le départ des forces US mettrait en péril la sécurité nationale d’Israël. Les avions israéliens ne peuvent plus faire quoi que ce soit pour nuire aux capacités de la Syrie. L’Iran n’exporte pas d’armes, il en fabrique. S’il a fallu à Israël 9 ans et 300 raids aériens pour détruire les entrepôts iraniens en Syrie, il n’a fallu à l’Iran qu’un an pour réapprovisionner l’armée syrienne et l’équiper de missiles de précision beaucoup plus perfectionnés, tous des missiles stratégiques se trouvant dans des entrepôts souterrains ».

L’Iran n’a que quelques centaines de conseillers et d’officiers en Syrie, mais dirige quelques dizaines de milliers d’alliés au Liban, en Irak, au Pakistan et en Afghanistan, ainsi que des forces syriennes auxiliaires qui rappellent des formations militaires organisées de façon irrégulière.

En Syrie, le Hezbollah a pu mener ses activités dans une zone dix fois plus grande que le Liban, ce qui lui a donné une expérience unique que toute armée dans le monde souhaiterait avoir. Il a également subi des attaques d’un membre de l’OTAN, la Turquie, qui a lancé des drones armés sur le champ de bataille. Cette attaque a permis au Hezbollah d’acquérir une énorme expérience et de tirer des leçons qui ont été intégrées dans les programmes d’études des écoles et collèges militaires en Iran auxquels participent le Hezbollah et ses alliés.

Le président Assad ne dit pas qu’il est temps pour ses alliés (en particulier le Hezbollah) de quitter la Syrie. Selon la source, il est plutôt d’avis que « la Syrie a une dette envers le Hezbollah. Peu importe où il veut se rendre, la Syrie le souhaitera aussi ». Les USA et Israël ont créé une alliance indissoluble entre la Syrie, l’Iran et le Hezbollah.

Au Liban, le Hezbollah a commencé à récolter ses gains. Il a réussi à imposer le nom du président de la République, le général Michel Aoun, malgré l’opposition répétée de l’Arabie saoudite et des USA, les perdants de la guerre en Syrie. Le Liban est resté sans président pendant plusieurs mois jusqu’à ce que le général Aoun assume la présidence.

Le Hezbollah a rejeté de nombreuses offres de pays différents en confiant la présidence du Parlement à nul autre que Nabih Berri, leader du mouvement Amal, qui occupe ce trône depuis des décennies. Il faut que le Hezbollah détienne un véritable pouvoir (mais pas absolu) au Liban pour appeler à la nomination du président de la République et du président du Parlement.

Quant au poste de premier ministre, il ne peut être pourvu sans l’assentiment du Hezbollah. Le Hezbollah a suffisamment de poids politique auprès de la Chambre des représentants et de la présidence de la République pour proposer, accepter ou diriger la nomination d’un premier ministre. L’ancien premier ministre Saad Hariri veille à maintenir ses contacts amicaux quotidiens avec le Hezbollah parce qu’il souhaite vivement revenir au pouvoir. Hariri sait que pour ouvrir la porte menant au poste du premier ministre, il faut franchir le seuil du Hezbollah.

Ce qui ne veut pas dire que le Hezbollah veut prendre le contrôle de tout le Liban. Les dirigeants du Hezbollah voient bien que le leader druze Kamal Joumblatt, le leader sunnite Rafic Hariri, le leader chrétien maronite Bachir Gemayel et les Palestiniens ont tous échoué à prendre le contrôle du Liban et à s’emparer du pays. Le Hezbollah ne veut pas succomber aux mêmes erreurs en faisant pareil. La contre-influence d’autres pays est bien ancrée au Liban. Par exemple, l’ambassadeur des USA à Beyrouth menace le gouvernement libanais parce qu’il veut relever de son poste le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salama. Les USA ont également emmené un agent libano-israélien, Amer Al-Fakhouri, dans un avion qui l’a fait atterrir à l’ambassade américaine en faisant fi de la souveraineté libanaise. Les USA soutiennent l’armée libanaise et les forces de sécurité intérieure pour maintenir leur domination sur certains membres clés.

La Syrie a donné au secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, des pouvoirs au Liban qu’il n’aurait pu obtenir sans l’intervention d’Israël et de ses alliés en Syrie. Le Hezbollah a réussi à préserver son approvisionnement militaire via la Syrie en défaisant les takfiris (Al-Qaïda et Daech) et en les empêchant d’établir un « émirat islamique » au Liban et en Syrie.

Mais la victoire du Hezbollah a un prix : des milliers de martyrs et des milliers de blessés. Cependant, la récolte qui en résulte est si abondante et stratégique que les chiites libanais jouissent désormais d’un pouvoir plus important que jamais au Liban et au Bilad al-Cham depuis l’an 661, lorsque le quatrième calife, l’imam Ali Ibn Abi Talib, a été tué.

Elijah J. Magnier

Traduit de l’anglais par Daniel G.

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COVID-19 : 324 990 morts dans le monde …

Ursula von der Leyen, présidente de l’Union Européenne a lancé un Téléthon mondial pour accélérer la venue d‘un vaccin pour tous.

Manque d’accès à l’eau : 1 922 148 morts depuis le 1er janvier dans le monde (plus de 5 000 000 morts par an dont un grand nombre d’enfants) !

Pas de Téléthon mondial ?

Introduction

Diplômé en anesthésie-réanimation depuis 17 ans en Belgique, je suis habitué dans ma profession à porter un masque et à voir les autres en porter.

Pourquoi imposer ce geste loin d’être anodin à toute une population saine malgré les vives oppositions d’un grand nombre de spécialistes ? Voir cet article : « Porter des masques n’est pas forcément efficace, et peut même favoriser la contamination, mettent en garde des experts ».

Par contre, je n’entends aucune campagne médiatique soutenue par toutes les voix politiques, dont celle d’Ursula von der Leyen ou de Tedros Adhanom Ghebreyesus (directeur de l’OMS depuis 2017), pour le renforcement du système immunitaire des populations, pour corriger leurs carences en vitamine D, vitamine C et en zinc, éléments essentiels de nos défenses anti-infectieuses : voir les références de cet article « COVID 19 – Un océan de peurs et de mensonges ».

Les médias orientés sur la peur et la mort sont omniprésents et génèrent un climat morbide stressant.

À ma connaissance, aucun mot sur ces carences.

Pourtant habitué à proposer des solutions chimiques, technologiques et modernes à mes patients, je vois surtout l’iatrogénèse de cette médecine mécanique et arrogante : 

« De plus en plus fréquemment, les médicaments entraînent des effets secondaires, les pathologies causées par les traitements, chirurgies comprises, sont pires que celles qui ont fait admettre les patients qui sont de plus en plus polymédiqués (souvent plus de dix médicaments à prendre tous les jours). »

Depuis des années, l’état de santé des Belges admis en soins intensifs suite à leur intervention chirurgicale ou à leurs pathologies chroniques est de plus en plus déplorable.

Une explication plausible vient de leurs mauvaises habitudes alimentaires, leurs addictions (alcool, tabac, sucre), l’obésité de plus en plus morbide (véritable fléau moderne – Aujourd’hui, 39 % des adultes (18 ans et plus) dans le monde sont concernés par l’obésité (IMC>30) !) et la sédentarité. 

Où sont les débats passionnés sur ces sujets, les vrais problèmes de fond mis en lumière par cette crise actuelle en plus de la détérioration des conditions environnementales (pollutions) et de la dégradation de la qualité des services publics pour raison de rentabilité.

Vaccins, masques et confinement ! 

Nos autorités de santé et nos journalistes n’ont que ces mots à la bouche. 

Voir l’article : Coronavirus: seul un vaccin pourrait permettre une « normalité », selon le chef de l’ONU.

Et l’eau, la nourriture ?

Des vaccins OU de l’eau pour tous ?

Sur notre planète, en termes de bonne santé pour tous et de justice distributive, où sont les priorités ?

Face à une maladie infectieuse émergente, tout miser sur le mirage d’une vaccination efficace et sans dangers est la réaction habituelle des pays « riches », source d’une polémique récurrente au sein de leurs populations [1].

Ce fut le cas en 2009, lors de l’épidémie de grippe A/H1N1 un peu rapidement qualifiée de pandémie par l’OMS. Suivant les directives de celle-ci, la plupart des pays ont acheté en urgence des quantités excessives de vaccin. Certains ont dépensé sans compter.

En France, près de 100 millions de doses ont été commandées alors que le vaccin n’avait pas encore obtenu d’autorisation de mise sur le marché ! [2]. 6 millions de Français se feront vacciner. 60 millions au niveau mondial.

Aux États-Unis, le docteur Anthony Fauci [3], déjà directeur du NIAID (Institut national des allergies et maladies infectieuses) a également soutenu un projet de vaccin contre la grippe A H1N1 de plusieurs milliards de dollars en 2009.

En Belgique, cette hystérie vaccinale a coûté 85 millions d’euros à l’État belge et 20 millions d’euros à la Sécurité sociale tout en rapportant 80,2 millions d’euros aux firmes pharmaceutiques [4].

De l’agent public gaspillé pour une épidémie aux conséquences exagérées par l’OMS et les prévisions alarmistes de ses épidémiologistes [déjà – 5], auquel il faudra ajouter un fait bien plus grave, des séquelles neurologiques chez un grand nombre de personnes vaccinées. 

Le vaccin Pandemrix fabriqué par GSK (GlaxoSmithKline) a entraîné une narcolepsie et une cataplexie [6] chez environ un cas sur 16000 personnes. Dans toute l’Europe, on sait que plus de 800 enfants ont été rendus malades par ce vaccin [7].

Nous devons être vigilants pour que cela ne se reproduise plus.

Ne refaisons pas les mêmes erreurs.

Ainsi, à l’occasion de cette nouvelle crise virale 2020, l’Union Européenne et sa présidente Ursula von der Leyen ont déjà fait un Téléthon mondial pour financer la recherche sur les vaccins contre le nouveau coronavirus [8].

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a mobilisé politiques et acteurs économiques en vue de fournir un vaccin pour tous sur la planète [9].

Avec le soutien des pouvoirs politiques, la recherche et les acteurs du monde scientifique sont tous lancés dans une véritable course contre la montre pour mettre sur le marché un nouveau vaccin contre le SARS-CoV-2, coronavirus responsable de la maladie appelée COVID-19 [10]. 

Urgence, précipitation !

Au prix de prendre à nouveau des risques avec la santé des populations, ce qui soulève des questions éthiques car ces recherches « en catimini » impliquent que l’on soumette délibérément des personnes saines à un virus dangereux [11], sans passer par toutes les étapes nécessaires au développement du vaccin.

À chaque épidémie, chaque pandémie, la solution vaccinale est proposée aux gens comme la panacée universelle par les organismes officiels tels que l’OMS et les instituts nationaux de santé et dans la foulée, par nos gouvernements.

Au-delà des risques réels de se précipiter en vaccinant tout le monde trop tôt avec des produits chers, inadaptés et dangereux, comme on l’a vu en 2009, cette course aux vaccins souligne à chaque fois l’inégalité de priorité des objectifs entre les pays « riches » et les pays pauvres.

C’est oublier que le meilleur remède aux maladies notamment infectieuses est l’amélioration des conditions de vie, l’accès à une alimentation saine et à l’eau potable, la possibilité de vivre dans des environnements salubres et l’adoption de mesures d’hygiène de base.

C’est en améliorant l’accès à l’eau et le traitement des eaux usées que l’homme a considérablement amélioré l’état de santé global dans le monde, bien avant l’invention des vaccins.

Ce sont des pratiques hygiéniques « simples » comme se laver les mains qui ont permis de réduire drastiquement le taux d’infections en milieu hospitalier. 

Ainsi l’obstétricien hongrois Ignace Semmelweis (1818-1865), pionnier en la matière, avait réduit fortement la mortalité dans les maternités à l’hôpital général de Vienne [12].

Or, ces solutions « simples » manquent encore cruellement dans trop de pays du monde.

Eau

D’après les statistiques mondiales mises régulièrement à jour [13], au 15 mai 2020, 1 million 923 mille personnes sont mortes depuis le début de cette année en raison d’un manque d’accès à l’eau, dans le monde [14].

Le manque d’accès à l’eau cause plus de 5 millions de décès dans le monde chaque année, dont de nombreux enfants.

Le défaut d’accès à l’eau tue autant que le tabac.

Concernant l’eau potable, il y a encore 786 millions de personnes (11% de la population mondiale) qui n’y ont pas accès.

Selon l’ONU, environ 5 millions de personnes supplémentaires meurent de maladies infectieuses ou parasitaires dues à de l’eau usée qui les contamine chaque année.

Malnutrition 

La malnutrition est une pathologie grave principalement causée par l’absence d’éléments nutritifs essentiels. 

Entre 2 et 5 millions d’enfants malnutris meurent chaque année.

La malnutrition est à l’origine de la moitié des décès des enfants de moins de 5 ans toujours selon Planétoscope.

Comme le dit Jean Ziegler [15], homme politique suisse, sociologue, écrivain et rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation (des populations) du Conseil des Droits de l’ONU de 2000 à 2008 :

« Étant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficultés. Pour le dire autrement, tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné. »

Les besoins sanitaires sont très inégaux d’une région à l’autre du monde.

Ainsi, un enfant né aujourd’hui en Suède peut espérer vivre plus de 80 ans ; mais il vivra moins de 70 ans s’il est né au Brésil, moins de 63 ans s’il est né en Inde et moins de 50 ans s’il est né au Lesotho [16].

Ces inégalités sont injustes mais évitables.

Pour y arriver, où est le Téléthon de l’Union Européenne d’Ursula von der Leyen pour éradiquer le manque d’accès à l’eau et la malnutrition ? 

Il n’y a pas de vaccin contre la malnutrition ?

Pourquoi ne pas consacrer ces milliards d’euros ou de dollars, puisqu’ils existent pour les vaccins, pour assurer d’abord et pour tous, dans le monde, l’accès aux soins de première nécessité ?

Pourquoi l’OMS n’a-t-elle pas mobilisé avec tous ses moyens colossaux acteurs politiques et économiques en vue de fournir à boire (eau potable) et à manger (nutriments essentiels) à tout le monde, sur cette planète une bonne fois pour toutes ?

À me lire, je pense que vous connaissez les réponses à toutes ces questions.

Dr Pascal Sacré

 

 

Image en vedette : L’or liquide, par Marielle van Uitert, Pays-Bas. Enfants en République centrafricaine pompant de l’eau souterraine potable. Source : flickr.com

 

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Notes :

[1] Respecter, promouvoir et protéger la liberté vaccinale dans toute l’Europe

[2] Grippe H1N1, exemple de manipulation internationale

[3] Anthony Fauci

[4] La grippe A/H1N1 de 2009 a coûté 85 millions d’euros à l’Etat et quelque 20 millions à la Sécu, selon la Cour des comptes. Le prix des vaccins se taille la part du lion (80,2 millions), Trends-Tendances, 23 décembre 2011

[5] La grippe H1N1 finit en coûteuse fumée, Paris Match, 25 septembre 2011, Virginie Le Guay

[6] La narcolepsie se caractérise par une somnolence diurne excessive chronique, fréquemment associée à une perte soudaine du tonus musculaire (cataplexie)

[7] Le vaccin contre la grippe H1N1 2009 a causé des lésions cérébrales chez les enfants. Ne laissez pas cela se reproduire

[8] Coronavirus: la Commission européenne organise un téléthon mondial pour financer la recherche d’un vaccin

[9] Coronavirus: l’OMS tente de mobiliser politiques et acteurs économiques en vue d' »un vaccin pour tous » sur la planète

[10] Coronavirus: véritable course contre la montre pour mettre sur le marché un vaccin contre le covid-19

[11] Journal du Médecin 23 avril 2020, n° 2627, page 15, « La Course au Vaccin », par Corina Schmidt

[12] Ignace Semmelweis (1818 – 1865)

[13] Planétoscope

[14] Décès dus à un accès insuffisant à l’eau dans le monde

[15] Jean Ziegler

[16] Conseil de l’Europe HEALTH

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Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur cet important article de l’auteur William Walter Kay. L’article soulève deux questions fondamentales :

La première concerne les conditions déplorables de soins de santé (et le manque de personnel) qui affectent les patients des maisons de soins infirmiers et des services gériatriques du Québec et qui ont inévitablement une incidence sur la mortalité. Et cette mortalité n’a rien à voir avec le COVID-19.

La seconde concerne la manipulation pure et simple des statistiques relatives aux causes de décès au Québec. Les patients sont soit diagnostiqués par un médecin, et/ou « testés » pour le COVID-19 avec le test standard des anticorps (voies respiratoires). Aucune de ces deux procédures ne prouve l’incidence du COVID-19. De plus, dans de nombreux cas, les patients sont arbitrairement classés dans la catégorie COVID-19 sans test ni diagnostic.

Une fois que le patient est classé dans la catégorie COVID-19 (« présumé », avec ou sans tests), COVID-19 sera inclus comme « cause de décès » (sur le certificat de décès), indépendamment de l’état de santé réel du patient âgé décédé dans la maison de retraite.

Et ensuite, ces données de mortalité (basée sur COVID-19 comme cause de décès) seront tabulées et entrées dans la banque de données COVID-19 pour la province de Québec et le Canada. Et ces données sont ensuite transmises à l’OMS, qui les intégrera dans la banque de données des statistiques mondiales.

Selon toute probabilité, la majorité des patients en phase terminale dans les maisons de retraite ne sont pas morts de la COVID19.

Ces statistiques de décès enregistrées (arbitrairement attribuées à COVID-19) serviront ensuite à entretenir l’illusion que le coronavirus au Québec augmente à un rythme alarmant, justifiant ainsi le maintien du confinement et de la distanciation sociale.

C’est un gros mensonge. Et le personnel médical et les politiciens québécois le savent. Pourtant, les médias n’en parlent pas.

Michel Chossudovsky, Global Research, Montréal, Québec, le 19 mai 2020

***

Les 8,5 millions de résidents du Québec constituent 22,6 % de la population du Canada (37,6 millions).

Les 3 483 décès COVID-19 au Québec représentent 62,5 % du total canadien (5 595).

L’Ontario, qui compte 14,6 millions d’habitants, fait état de 1 858 décès par COVID-19.

Le reste du Canada (14,5 millions d’habitants) fait état de 345 décès.

En termes de décès COVID-19 par million de citoyens : le Québec en compte 409, l’Ontario 127 et le reste du Canada 24.

Plus de quatre millions de Québécois résident dans le Grand Montréal. Deux autres millions résident dans un rayon de 100 kilomètres de Montréal. Cette zone combinée a été le témoin de 90 % des décès survenus à cause de la COVID-19 au Québec, en partie parce que cette zone abrite la plupart des 2 600 établissements de soins de longue durée (pour personnes âgées) du Québec. Ces établissements sont gérés à la fois par le gouvernement provincial et par des sociétés de santé privées.

Officiellement, 75 % (2 601) des décès dû à la COVID-19 au Québec sont survenus dans des maisons pour les personnes âgées. Il est évident que le nombre de décès dans les CHSLD est sous-estimé. Les décès dans les maisons pour les personnes âgées et dans les centres gériatriques dépassent 90 % de tous les décès.

Les chiffres officiels se transposent bien sur les âges déclarés des décès dû à la COVID-19. Près de 40 % des personnes décédées étaient âgés de 80 à 90 ans. Un tiers d’entre eux avaient plus de 90 ans.

Le Québec a signalé son premier décès dû au COVID-19 le 18 mars. Six des neuf premiers décès au Québec sont survenus dans des maisons de soins infirmiers. Le 27 mars, les foyers de soins présentaient des « risques biologiques » évidents.

Le 1er avril, les autorités ont révélé que 519 maisons de retraite abritaient au moins un cas de COVID-19.

Le 8 avril, on a appris que 115 des 250 résidents d’une maison de retraite de Laval étaient positifs au COVID-19. Treize résidents y étaient décédés.

Le 10 avril, des équipes d’ambulanciers ont trouvé des résidents mal nourris, déshydratés et couverts d’excréments à la résidence Herron de Dorval. Les équipes ont trouvé des cadavres dont le personnel de Herron n’était pas au courant. Un conflit a éclaté entre les autorités sanitaires provinciales et le service d’ambulance sur le nombre de sacs mortuaires traînés depuis Herron et sur le nombre de ces sacs qui contenaient des COVID-19 mortels. Herron, qui compte en moyenne 4 décès par mois, a connu 31 décès en 14 jours. Cent cinquante résidents et employés ont été testés positifs.

Le 13 avril, les autorités ont constaté qu’un foyer gouvernemental à Lasalle avait enregistré 26 décès et 351 cas de COVID-19.

Lors d’une conférence de presse le 14 avril, le directeur de la santé publique du Québec a déclaré qu’il avait initialement opéré sur l’hypothèse que les porteurs asymptomatiques de la COVID-19 n’étaient pas contagieux. Cette couverture de derriere est arrivée juste au moment où les agences de presse lâchaient des bombes comme:

« ...comme en Italie et en Espagne, le Québec s’est concentré sur la libération des capacités des hôpitaux et des unités de soins intensifs et, dans certains cas, sur le transfert préventif des personnes âgées des hôpitaux vers les établissements de soins. Dans le même temps, il a établi des recommandations à l’intention des établissements de soins qui limitent le transfert des résidents vers les hôpitaux s’ils tombent malades. Il en est résulté une catastrophe humanitaire aux proportions encore indéterminées…« 

Les autorités sanitaires savaient très bien où elles envoyaient et confinaient ces patients. Les problèmes des maisons de retraite du Québec ont été étudiés ad nauseam. De nombreux centres ont des salles à manger communes bondées et des couloirs étroits. Beaucoup ont des salles avec plusieurs lits par chambre et des toilettes communes. La plupart ont des résidents incapables de suivre les protocoles d’hygiène élémentaire qui serpentent dans le bâtiment. Le personnel soignant travaille souvent dans plus d’un foyer et a continué à le faire pendant la pandémie.

Toujours pendant la pandémie, le personnel des maisons de retraite ne gagnant guère plus que le salaire minimum devait acheter son propre équipement de protection personnelle. À la fin du mois d’avril, des milliers de membres du personnel des maisons de retraite avaient contracté la COVID-19 ou avaient quitté leur emploi. Dans une maison, deux membres du personnel s’occupaient de 60 patients alités.

Le 30 avril, le gouvernement a signalé 6 603 cas de COVID-19 parmi les résidents des maisons pour personnes âgées.

Les personnes âgées souffrant de la COVID-19 au Québec ont été envoyées et/ou confinées dans des circonstances proches du contraire de la quarantaine. Les contagieux n’étaient pas isolés et bien soignés. Ils étaient entassés dans une salle fermé à proximité des plus vulnérables, puis abandonnés.

Le Québec compte 9 280 cas de COVID-19 âgés de plus de 70 ans. Le Québec ne traite que 1 763 personnes atteintes de la COVID-19 à l’hôpital (dont beaucoup ont contracté la COVID-19 alors qu’elles étaient en gériatrie). Ainsi, des milliers de patients atteints de la COVID-19 continuent de languir dans des salles aux côtés de dizaines de milliers de voisins âgés.

William Walter Kay

*

Article original en anglais :

The Montreal Nursing Homes’ COVID-19 Fatalities. Increasing Quebec COVID-19 Death Rate?

Traduit par Maya pour Mondialisation

 

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Image en vedette : La maison de retraite privée Herron, dans la banlieue de Montréal, a perdu 31 patients à cause de la COVID-19 après que leurs soignants aient fui les lieux (Photo par Eric THOMAS/AFP)

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« L’économie américaine a ralenti en 2019 », titrait déjà le Figaro à la fin du mois de janvier 2020, alors que les nuages sombres du COVID-19 semblaient alors encore cantonnés à la Chine… Et d’ajouter que « la guerre commerciale [USA-Chine] et l’évanouissement de l’effet des baisses d’impôts » avaient « freiné l’expansion » de l’économie américaine : « l’économie américaine a connu 2,3 % de croissance en 2019. Voilà qui marque un ralentissement par rapport aux 2,9 % observés en 2018 ».

Si en 2019, les USA ont pour la première fois depuis six ans enregistré une baisse de leur déficit commercial de biens et de services, il s’agit de l’aveu même de la presse atlantiste d’ « une victoire à nuancer », d’abord parce que cette « baisse » suit « une année 2018 record où le déficit avait atteint un niveau inédit en 10 ans », et ensuite parce que cette baisse très modérée, de 1,7 % sur un an à 616,8 milliards de $, s’est accompagnée d’une baisse de 0,1 % des exportations à près de 2 500 milliards de $ et d’une baisse de 0,4 % des importations à 3 116 milliards de $…

Toujours selon la presse atlantiste, « la réduction du déficit et des importations, voulue par Donald Trump, n’est pas nécessairement une bonne nouvelle car à défaut d’exportations en hausse, elle reflète souvent une économie qui ralentit. De fait, la croissance de la première économie mondiale est allée moins vite en 2019 ». Cerise sur le gâteau, cette politique protectionniste réactionnaire ne peut cacher ce fait fondamental : « s’il y a une baisse du déficit, ce dernier reste plus élevé qu’en 2017 », « la dernière année avant le déclenchement de la guerre commerciale » contre la Chine par l’administration Trump. Le déficit commercial s’était alors élevé à 550 milliards de $…

Un trimestre a passé depuis que les nuages gris de la pandémie du COVID-19 se sont abattus sur la Chine, et ces nuages, désormais orageux, ont quitté le ciel chinois pour venir obscurcir durablement celui de l’Occident en général, et des USA en particulier, dont les perspectives économiques étaient déjà à l’évidence peu reluisantes… Du marasme économique, on est ainsi passé en quelques mois à une crise économique d’une ampleur sans précédent récent. 

Les USA sont aujourd’hui confrontés à une crise économique de déclassement majeure que la stratégie de création monétaire en apparence illimitée mise en œuvre par la FED au cours des derniers mois pour éviter un effondrement économique aussi immédiat que total, est pourtant à court terme condamnée à l’échec et que les réalités de la crise économique, du chômage de masse, des faillites en séries, sans oublier… du mur de la dette publique, vont rapidement et brutalement faire voler en éclats… La dévaluation du Roi $ apparaît comme inévitable dans la mesure où sa « valeur » est adossée à la politique coloniale US aujourd’hui d’ailleurs en bien mauvaise posture…

Ce n’est qu’avec la mise en place de « l’industrie de bazar » accompagnant les délocalisations massives de l’outil industriel occidental, que la dette publique américaine a commencé à connaître une croissance accélérée : durant la période 1950-1973, la dette publique US s’était accrue à un rythme faible, passant de 257 à 458 millions de $, soit un accroissement annuel moyen de 2,5 %… Ce rythme a été de plus de 9,1 % durant la période 1973-2007 au cours de laquelle la dette publique a littéralement explosé, passant de 458 millions à 9 007 milliards de $. Durant la période 2007-2019, elle a augmenté de 9 007 à 22 719 milliards de $, soit un accroissement annuel moyen de 1 143 milliards de $ ou un rythme de 8,1 % ! En dépit de plus d’une décennie d’austérité, les fondamentaux économiques de « l’économie de bazar » US en particulier et occidentale en générale, sont restés mauvais. La croissance de la dette publique US excède ainsi, et de loin (de l’ordre du triple !), celle du PIB, tant d’un point de vue relatif qu’absolu : en d’autres termes, c’est l’accroissement de la dette publique qui a soutenu tant bien que mal la « croissance » du PIB US ! 

Les années Trump ont indéniablement été des années « fastes » de ce point de vue avec une augmentation annuelle moyenne de la dette publique US de 1 237 milliards de $. L’augmentation la plus importante avait été enregistrée en 2008-2009, au moment de la crise des Subprimes : + 1 885 milliards de $. Mais la crise économique actuelle promet d’éclipser, et de loin, ce triste record : le compte en est aujourd’hui déjà, au 14 mai 2020, à plus de 2 548 milliards de $ pour l’exercice fiscal en cours s’étendant du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020 !…  

Or il reste encore plus de quatre mois, et au rythme actuel, la dette publique US pourrait enfler d’environ… 5 000 milliards de $ pour l’exercice fiscal 2019-2020, et ce pour une récession qui promet d’être historique ! Les quantités de nouvelles dettes publiques à court terme créées vont indéniablement très bientôt poser un très gros problème à l’impérialisme américain : on voit mal comment le niveau de la dette publique pourrait ne pas dépasser (et peut-être largement) 140 % du PIB avant la fin de cette année, sous le double coup de l’explosion de la dette publique et d’une contraction sans précédent du PIB…

Or qui dit dette, dit intérêts… Si durant la période 1995-2005, le paiement des intérêts de la dette publique US a représenté annuellement autour de 350 milliards de $, ce montant a représenté en moyenne autour de 416 milliards de $ durant la période 2006-2016, et ce en dépit de taux d’intérêts historiquement faibles durant toute cette période… L’incertitude induite par la Guerre commerciale et la politique commerciale protectionnistes lancées contre la Chine par l’administration US n’ont pas arrangé les affaires de l’impérialisme américain puisque les intérêts de la dette publique ont représenté respectivement 523 et 575 milliards de $ en 2018 et 2019 ! Des montants records qui grèvent lourdement l’économie US et auxquels il faut en outre ajouter le déficit structurel abyssal du commerce de biens et de services que nous avons évoqué précédemment. 

La dette publique US avait atteint un niveau critique depuis la crise des Subprimes, passant de 64 % à 101 % du PIB US entre début 2008 et début 2013 pour ensuite littéralement stagner sous le coup des politiques d’austérité et du déclassement économique et social croissant de la classe moyenne américaine : il se montait ainsi à 106 % du PIB à la fin 2019. Dans le même temps, les investisseurs étrangers ont clairement boudé les quantités astronomiques de nouvelle dette publique US. En 2014, ils en détenaient pour aux alentours de 6 000 milliards de $ (soit plus d’un tiers de l’encours total), dont 1/6ème pour la Chine et presque autant pour le Japon. Ce montant n’était que de 6 810 milliards de $ en mars 2020. A peine 800 milliards de $ de plus en six ans, quand dans le même temps, la dette publique US a augmenté de près de 5 900 milliards de $ ! Dire que la dette publique américaine a été boudée par les investisseurs étrangers durant la période 2014-2020 est donc un doux euphémisme… La Chine avait pour sa part cessé d’augmenter son exposition à la dette publique US depuis 2011.

Si le Japon a jusqu’à récemment encore continué à augmenter son exposition à la dette publique US (passant de 1 078 à 1 272 milliards de $ de mars 2019 à mars 2020, celle de la Chine a dans le même temps commencé à diminuer, passant de 1 120 à 1 082 milliards de $… La Chine n’est donc plus le premier détenteur mondial étranger de dette publique US… En mars 2020, les autres principaux détenteurs étrangers de la dette publique US étaient le Royaume-Uni  (395  milliards de $), l’Irlande (271  milliards de $), le Brésil (264  milliards de $), puis le Luxembourg, Hong Kong et la Suisse avec chacun autour de 245 milliards de $, suivis des Îles Caïman, de la Belgique et de Taïwan avec chacun autour de 206 milliards de $, et enfin de l’Arabie saoudite, de l’Inde, de la France et de Singapour avec chacun entre 152 et 159 milliards de $… 

Plus inquiétant, la Chine n’est pas la seule à chercher à réduire son exposition au risque de la dette publique US et du $ : l’exposition des investisseurs étrangers est en effet passée de 7 067 à 6 810 milliards de la dette publique US de février à mars 2020, soit une baisse mensuelle significative de 257 milliards de $, dont seulement 10 milliards de $ attribués à la Chine… Rien qui ne soit de très bon augure pour l’impérialisme US, à un moment où les transactions hors du champ du $ se multiplient, depuis le Brésil jusqu’à l’Australie, longtemps chasse-gardées de l’impérialisme américain…

Il y a une décennie, dans notre Réveil du Dragon (pp. 58-62), nous avions démontré la rapide montée en puissance des monopoles chinois, dont le nombre était passé de 16 à 46 dans le classement annuel établi par le Fortune Global 500 au cours de la période 2004-2009. Dans le même temps, celui de la plupart des pays impérialistes en déclin s’était érodé, à l’instar des USA dont le nombre de monopoles était passé de 176 à 139. La décennie écoulée a vu cette tendance de fond non seulement se confirmer, mais même s’accélérer. En 2018, sur les 500 plus gros monopoles mondiaux, 119 étaient chinois (sans compter 10 autres taïwanais), et les USA ne comptaient plus que 121 monopoles dans le classement : « C’est le Monde chinois », titrait le magazine américain, avant d’ajouter que « la Chine avait atteint la parité avec les USA », ce qui illustrait « la profonde rivalité remodelant les affaires » à l’échelle internationale. Dans le top 5 du classement se trouvaient trois monopoles chinois, et un seul américain ! 

Comme on le voit sur l’infographie ci-dessus, les dernières années ont vu le centre de gravité des principaux monopoles mondiaux se déplacer vers l’Asie où la Chine exerce une force gravitationnelle grandissante et déjà prépondérante. En 2018, cette région comptait 216 monopoles, contre 134 pour l’Amérique du Nord et 135 pour l’Europe… Cette conclusion vaut également pour les chiffres d’affaires (bien supérieurs), ainsi que pour les profits, voisins de ceux des firmes US et bien supérieurs aux firmes européennes… En ce qui concerne le chiffre d’affaires des monopoles chinois, il a représenté 25,6 % du total des monopoles du classement, contre 28,8 % pour les USA. La parité était donc réellement très proche en 2018, alors même que les « entreprises [chinoises] proches du bas de l’échelle montent rapidement, et comme leur pays, brûlent d’ambition » : « Pour la première fois depuis le lancement du Global 500 en 1990, et sans doute pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un pays autre que les États-Unis se classe au premier rang des grandes entreprises mondiales ».

Nul doute que dans le prochain classement à paraître au cours de l’été 2020 pour l’année 2019, la Chine aura véritablement et pour longtemps conquis le 1er rang mondial ! Et ne parlons pas de l’année en cours qui promet d’être sanglante pour les monopoles occidentaux, depuis l’automobile au transport aérien en passant par l’aéronautique, sans oublier les monopoles anglo-saxons du secteur pétrolier et gazier, secteur qui a représenté à lui seul 22 % des 32 700 milliards de $ du chiffre d’affaires cumulé des monopoles du Fortune Global 500 en 2018 !… 

Il nous apparaît ici essentiel de lever une ambiguïté : nous soutenons aujourd’hui l’ascension de la Chine et de ses alliés (au premier chef la Russie et l’Iran) non pas en tant que « victoire anti-impérialiste », ou celle « d’un système contre un autre », mais seulement comme la fin d’une ère de ténèbres réactionnaires : celle de la domination coloniale et fasciste atlantiste sur le Monde, celle de la fin de l’occupation militaire et de la politique de chantages, d’intimidation et de punitions permanentes menée par les pays du bloc atlantiste, une politique impérialiste protectionniste ultraréactionnaire qui a freiné tout au long du siècle écoulé, le développement des rapports de production capitalistes, et donc de la grande industrie et du prolétariat révolutionnaire, dans un grand nombre de pays dépendants, maintenus par la force dans un état d’extrême arriération économique. Il est donc essentiel de ne se faire aucune illusion sur la teneur du « socialisme à la chinoise ». Staline en son temps d’ailleurs, au début des années 1950, disait de la Chine qu’elle n’avait pas encore fait sa révolution socialiste… Le drapeau chinois lui-même témoigne du caractère anti-colonial, anti-féodal et démocratique bourgeois de la Révolution chinoise de 1949 : la grande étoile symbolisant la direction du P‘‘C’’C au sein duquel devaient cohabiter la classe ouvrière, la paysannerie travailleuse… ainsi que l’aile anti-coloniale de la bourgeoisie nationale (les trois autres étoiles). C’est évidemment cette dernière qui a pris l’ascendant sur les deux autres au fil des années !

Selon le dernier Rapport Hurun, la Chine compte aujourd’hui le plus grand nombre de milliardaires au Monde, avec 799 milliardaires recensés (soit 28,4 % du total mondial), contre 629 pour les USA. Drôle de « communisme »… Ce qui n’empêche pas cette bourgeoisie à l’intelligence sociale très aiguisée de rendre hommage à celui qui lui a donné des outils analytiques si utiles à sa stratégie de développement long-termiste… Il est aujourd’hui évident que la Chine est une puissance impérialiste de tout premier ordre. Mais c’est un Capital financier fortement centralisé, doté d’une cohésion et d’une autodiscipline sans précédent. Il s’appuie sur une culture multimillénaire, sans oublier une nette orientation vers la méritocratie qui contrastent avec la culture et la ploutocratie des sociétés occidentales décadentes. La domination mondiale à venir du Capital financier chinois est aujourd’hui pacifique, c’est-à-dire néocolonialiste (et s’exerce via les chaînes que forgent le commerce et les investissements), car il se trouve aujourd’hui en position de force sur le terrain commercial, industriel et scientifique… Le recours à la violence est le « privilège » des puissances impérialistes sur le déclin…

Le prolétariat d’Occident doit effectivement soutenir résolument la lutte contre le colonialisme et donc s’opposer en premier lieu aux menées coloniales de sa propre bourgeoisie, sans évidemment s’abandonner à des illusions en ce qui concerne le bloc concurrent, et doit donc sauvegarder à tout prix son indépendance politique. Pour paraphraser Lénine, il faut soutenir cette bourgeoisie qui œuvre à un soi-disant monde multipolaire, « comme la corde soutient le pendu »… Il est donc essentiel de ne pas faire de concessions sur l’objectif fondamental des travailleurs, qui est la révolution socialiste et la destruction du capitalisme, perspective que la division internationale du travail et l’occupation coloniale caractéristiques de « l’économie de bazar » ont rendu impossible…

D’ailleurs, cette aile anticolonialiste de la bourgeoisie mondiale (aujourd’hui indéniablement progressiste sur le plan historique) se démasque elle-même aux yeux des travailleurs à travers le soutien que nous lui apportons : la presse iranienne avait ainsi repris un large extrait d’un de nos articles publié sur le média alternatif Réseau International dans un de ses points E-Press vidéo. Au cours de cette reprise, la presse iranienne avait seulement « oublié » le mot « communistes » :

« Cette sombre époque est aujourd’hui sur le point de s’achever. Et ce ne sont ni les peuples si longtemps opprimés et mutilés par le colonialisme, ni les (communistes) révolutionnaires de ces pays, qui vont s’en plaindre ! »

C’est comme cela qu’on peut soutenir résolument la lutte contre le colonialisme, tout en démontrant ses futures limites et en démasquant par avance nos « alliés » d’un jour… 

Le Monde ne doit aujourd’hui pas s’attendre à un changement de système, du moins pas dans les principaux pays bourgeois, mais à une redistribution radicale des cartes : l’impérialisme chinois est en train de construire une importante « classe moyenne ». Son prolétariat est en train de s’embourgeoiser massivement, de se voir forger des chaînes dorées lui rendant l’esclavage salarié supportable, alors même que la grande pauvreté a presque complètement disparue. Au moment ou l’Occident a entamé sa dernière grande plongée… et attaque de manière éhontée la Chine en sacrifiant jusqu’à la science, la bourgeoisie chinoise n’a aucun mal à créer un « front commun » avec son prolétariat… Et dans les conditions actuelles de renforcement de la puissance chinoise, la contradiction bourgeoisie-prolétariat passe encore davantage au second plan en Chine ! Le ferment nationaliste y est très puissant : il s’agit d’abord de laver un affront colonial séculaire et également de « rétablir » un rayonnement économique millénaire illustrée par les « nouvelles routes de la soie »…

La révolution socialiste n’est donc pas pour demain en Chine. Les maillons les plus faibles de la chaîne impérialiste mondiale sont aujourd’hui des pays comme le Maroc, le Bangladesh, l’Afrique du Sud ou la Colombie… En ce qui concerne les puissances impérialistes d’Occident, aujourd’hui en plein déclassement, il faudra du temps pour repolitiser un prolétariat longtemps privilégié et brutalement déclassé, longtemps certain d’être « supérieur » à ses frères exploités à l’étranger, et nourri des décennies durant de préjugés racistes atlantistes… Les peuples de ces pays devront donc auparavant faire leur propre expérience de leur propre crise de déclassement économique et social avant d’être réellement capables d’envisager un changement de société radical. 

Le processus actuel de ce grand déclassement, dont la pandémie du COVID-19 va servir de prétexte autant que de paratonnerre à notre bourgeoisie en voie de compradorisation, est très semblable à celui que connût le social-impérialisme « soviétique » en 1991, après une quinzaine d’années de complète stagnation économique, mais… en pire ! C’est l’ordre naturel de plus de quatre décennies de délocalisations et de la montée en puissance de la Chine alors même que 80 % de l’emploi aux USA (mais aussi dans nombre de pays occidentaux comme le Royaume-Uni et la France), appartient désormais au secteur tertiaire, un secteur hypertrophié et donc fortement parasitaire, un secteur la plupart du temps non créateur de véritables richesses (hormis des métiers fondamentaux rattachés à l’éducation et à la santé), un secteur souvent lié à la satisfaction des caprices des riches et à l’entretien des chaînes dorées des travailleurs occidentaux longtemps privilégiés… La Russie a vu son PIB être divisé par deux au moment de son déclassement. Un effondrement conséquent, mais somme toute limité par ses ressources minières et énergétiques conséquentes, ainsi qu’une moindre tertiarisation de son économie. Le déclassement sera donc bien pire pour les pays du bloc atlantiste… 

Il faut bien comprendre que la Chine a compris depuis la crise de 2008 le fait que ses deux principaux futurs ex-clients (USA-UE) seraient bientôt insolvables. Elle a prouvé dès 2008-2009 qu’elle avait les moyens de compenser les « turbulences » de leur déclassement inéluctable avec son propre marché intérieur, les investissements sur son sol… et à l’étranger ! Et en ce qui concerne la dette souveraine US qu’elle détient, elle pourra enfin en prendre prétexte pour exiger des contreparties (par exemple une baisse des participations US dans les co-entreprises sino-américaines en Chine….) Tout ne sera donc pas perdu pour les chinois… Et c’est dans cela qu’il faut voir la source de l’extrême combativité de la diplomatie chinoise contemporaine ! La Chine et ses alliés sont en train de démontrer à la face du Monde que le Roi US est aujourd’hui nu comme un vers, en dépit de toutes ses vociférations !

Vincent Gouysse, le 17 mai 2020

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La Maison Blanche américaine a nommé un « tsar des vaccins » contre les coronavirus, issu de Big Pharma, pour superviser l’opération Warp Speed. L’objectif est de créer et de produire 300 millions de doses d’un nouveau vaccin censé immuniser toute la population américaine contre le COVID-19 d’ici la fin de l’année. Pour s’assurer que les grandes sociétés pharmaceutiques donnent le meilleur d’elles-mêmes au projet médical Manhattan, elles ont été entièrement indemnisées par le gouvernement étasunien en cas de décès ou de maladie grave des personnes ayant reçu le vaccin. La FDA et le NIH ont renoncé aux pré-tests standard sur les animaux dans cette situation. L’armée étasunienne, selon les récentes remarques du président américain, est en train d’être formée pour administrer le vaccin qui doit encore être dévoilé en un temps record. Rien ne pourrait donc se passer de travers ici ?

La vitesse de distorsion (Warp Speed) est un terme issu d’une série de science-fiction Star Trek, défini comme une vitesse plus rapide que celle de la lumière. Ces dernières semaines, des milliards de dollars ont été promis par les gouvernements, la Fondation Bill et Melinda Gates et d’autres, pour accélérer la mise au point d’un vaccin et tester des traitements médicaux pour combattre la maladie VODIV19 qui proviendrait d’un nouveau coronavirus découvert fin 2019 à Wuhan, en Chine. Cette ruée vers la création d’un vaccin « miracle » est inquiétante et laisse entrevoir des intentions cachées.

Le tsar en conflit

L’opération Warp Speed de Washington serait l’œuvre du conseiller présidentiel et gendre Jared Kushner. Elle est officiellement dirigée par le secrétaire à la santé et aux services sociaux Alex Azar et le secrétaire à la défense Mark Esper, qui travailleront avec un nouveau tsar des vaccins. Le tsar des vaccins sélectionné pour l’opération Warp Speed de Kushner est l’ancien président de la division vaccins de GlaxoSmithKline, le Dr Moncef Slaoui, citoyen étasunien né au Maroc. De 2006 à 2017, M. Slaoui a été président de la R&D mondiale et des vaccins chez GlaxoSmithKline et a siégé à l’équipe de direction et au conseil d’administration de la société.

Lorsqu’il était chez GSK, M. Slaoui a dirigé le développement de Cervarix. Son vaccin Cervarix contre le cancer du col de l’utérus dû au HPV a été associé à de multiples décès ou à de graves effets invalidants chez de nombreux receveurs. Un rapport de surveillance de l’OMS de 2017 a révélé que les effets indésirables graves du vaccin HPV de Moncef Slaoui comprenaient le syndrome de douleur régionale complexe (CRPS), le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS) et le syndrome de fatigue chronique (CFS) qui « dépasse tout autre vaccin ». Cela n’est pas rassurant pour le nouveau tsar d’un vaccin coronavirus précipité.

En 2015, la Cour suprême indienne a enquêté sur les accusations selon lesquelles de jeunes villageoises indiennes seraient mortes après avoir reçu du Cervarix du GSK de Slaoui. Cela s’est produit lors de tests illégaux de « cobayes humains » du vaccin contre le HPV où ni les filles ni leurs parents n’ont été informés de ce que c’était. L’étude aurait été financée par la Fondation Bill et Melinda Gates.

En 2012, alors que M. Slaoui dirigeait la R&D mondiale et le développement de vaccins de GSK et siégeait au conseil d’administration de l’entreprise, celle-ci a été condamnée à une amende de trois milliards de dollars par le ministère américain de la justice, la plus importante jamais imposée à une société pharmaceutique. Parmi les charges retenues, GlaxoSmithKline a délibérément dissimulé à la FDA étasunienne des données alarmantes sur la sécurité de son médicament le plus vendu contre le diabète, Advandia. Après qu’Advandia ait tranquillement disparu de la liste des produits de GSK.

Slaoui a également des liens avec les projets de la Fondation Bill & Melinda Gates. Il a siégé au conseil d’administration de l’Initiative internationale pour un vaccin contre le sida, financée par la Fondation Gates. L’IAVI a été lancée en 1994 lors d’une conférence de la Fondation Rockefeller et est soutenue entre autres par la Fondation Gates, par le ministère étasunien de la Défense et par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses de Tony Fauci.

Lors d’une conférence de presse tenue le 15 mai à la Maison Blanche, où le président a présenté M. Slaoui comme le chef du projet de vaccin contre les accidents, ce dernier a déclaré :

« Monsieur le Président, j’ai vu très récemment les premières données d’un essai clinique avec un vaccin contre les coronavirus. Ces données me rendent encore plus confiant dans notre capacité à fournir quelques centaines de millions de doses de vaccin d’ici à la fin de 2020 ».

Bien qu’il ne l’ait pas dit, il faisait clairement référence à Moderna et à son vaccin à ARNm modifié par le gène, le premier vaccin étasunien autorisé à entrer en phase I des essais sur l’homme après que le gouvernement étasunien ait accordé à la société un financement colossal de 483 millions de dollars pour accélérer le vaccin COVID-19.

Le vaccin Czar Slaoui est bien placé par rapport à Moderna. Après avoir quitté GSK de 2017 jusqu’à ce qu’il rejoigne l’opération « Trump Operation Warp Speed« , Slaoui a fait partie du conseil d’administration de Moderna. Il détient toujours 10 millions de dollars de stock options Moderna, des options dont la valeur risque de monter en flèche à mesure que la vitesse de distorsion augmente. Cela laisserait supposer un conflit d’intérêts flagrant avec le tsar Slaoui, mais ce n’est que le début de cette saga, où des millions de vies sont potentiellement menacées par un nouveau vaccin génétiquement modifié, insuffisamment testé ou éprouvé.

Moderna et Slaoui

À l’heure actuelle, le principal candidat du gouvernement étasunien à la victoire dans la course à la « vitesse de distorsion » pour le déploiement d’un vaccin contre la COVID-19 est la société Moderna Inc. de Slaoui, à Cambridge, dans le Massachusetts. C’est sûrement une coïncidence ?

Moderna affirme qu’entre le 11 janvier, date à laquelle ils ont reçu la séquence d’ADN du virus de Chine, et le 13 janvier – en deux jours seulement – en collaboration avec l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) d’Anthony Fauci du NIH, ils ont réussi à finaliser la séquence de l’ARNm1273 du vaccin contre le nouveau coronavirus. A ce moment, Fauci a annoncé des plans sans précédent pour mener des essais de phase I du vaccin sur l’homme sans études préalables sur l’animal. La FDA a renoncé aux pré-tests sur les animaux. Les tests du mRNA1273 de Moderna ont été financés par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), financée par la Fondation Gates.

Le fait que M. Fauci se soit concentré sur le vaccin expérimental à ARNm COVID-19 de Moderna alors que M. Slaoui dirigeait son développement chez Moderna est pour le moins impressionnant. La société déclare que le 16 avril, Moderna a reçu un prix de l’agence gouvernementale étasunienne BARDA d’un montant de 483 millions de dollars pour accélérer le développement de l’ARNm-1273. Ce prix permettra de financer le développement de l’ARNm-1273 pour l’homologation de la FDA et l’extension du processus de fabrication afin de permettre une production à grande échelle en 2020 pour la réponse à une pandémie. À ce moment-là, la valeur des options d’achat d’actions Moderna de M. Slaoui a fait un bond de 184 %. Puis, le 1er mai, Moderna et Lonza Group ont annoncé une collaboration stratégique mondiale pour fabriquer de l’ARNm-1273 à raison d’un milliard de doses par an. Ce n’est pas une mince affaire.

Le 6 mai, Moderna a déposé un rapport actuel sur le formulaire 8-K auprès de la SEC, qui comprenait une entrevue publiée par le National Geographic avec Anthony S. Fauci, directeur du NIAID, qui a décrit son évaluation des résultats des tests liés à l’étude clinique de phase 1 en cours de l’ARNm-1273. Elle était assez positive.

Ainsi, entre le 13 janvier et le 25 mars, M. Slaoui et son équipe de Moderna ont pu concevoir le vaccin et le produire de manière à ce qu’il puisse être injecté à l’homme, a déclaré M. Slaoui à un magazine marocain, L’Économiste. Pendant son séjour à Moderna, M. Slaoui a été pleinement impliqué dans le développement du vaccin COVID-19 à ARNm.

Le 7 mai, quelques jours avant que M. Slaoui ne devienne le tsar du vaccin, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a approuvé le vaccin à ARN messager (ARNm), ARNm1273, pour passer à la phase II des essais chez l’homme au cours de l’été. Le 12 mai, la FDA a accordé la désignation Fast Track au vaccin à ARNm de Moderna. La vitesse de distorsion (Warp Speed), vous savez.

La FDA, avec le soutien du NIAID de Tony Fauci au NIH, a accordé le 27 avril un essai de phase I sans précédent sur l’homme pour le vaccin à ARNm jamais approuvé auparavant. Ils ont évité les tests sur des animaux normaux, généralement des rats, pour passer directement aux tests sur des cobayes humains. Selon M. Moderna, l’essai de phase II permettra d’évaluer la sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité de deux vaccins à ARNm-1273 administrés à 28 jours d’intervalle. Ils recruteront 600 adultes en bonne santé pour l’expérience et suivront soi-disant leur santé pendant 12 mois après la deuxième vaccination. Il est prévu de commencer les vaccinations humaines d’ici la fin de l’année.

Dangers de l’ARNm ?

Tout cela, malgré les preuves de conflits d’intérêts extrêmes entre le NIAID et d’autres agences du gouvernement américain avec Moderna et le tsar des vaccins et l’ancien directeur de Moderna, M. Slaoui, pourrait être traité avec plus de légèreté, si ce n’était le fait que la technologie de Moderna pour les vaccins à ARNm est entièrement expérimentale et n’a jamais été approuvée auparavant pour une utilisation comme vaccin. La société elle-même l’admet. Elle déclare :

« L’ARNm est une plate-forme émergente… nous sommes encore au début de l’histoire. Notre programme de vaccin le plus avancé (CMV) est en phase 2 d’essais cliniques et nous n’avons aucun médicament approuvé à ce jour« .

Moderna et d’autres personnes travaillant avec les vaccins expérimentaux à ARNm modifiés par des gènes affirment qu’ils sont plus sûrs que les vaccins à ADN modifiés par des gènes, qui sont certes imprévisibles. La recherche sur les vaccins à ADN a trente ans mais, à ce jour, elle n’a pas réussi à produire un seul vaccin à ADN homologué. Moderna n’a que 11 ans et la technologie d’édition de gènes CRISPR qu’il utilise a à peine 5 ans. On nous dit que l’ARNm est complètement différent et sûr.

Cependant, de nombreux scientifiques avertissent qu’une fois à l’intérieur du noyau cellulaire, les vaccins à ARNm risquent de modifier de façon permanente et imprévisible l’ADN d’une personne. Le NIH de Tony Faudi a publié un article scientifique sur les perspectives des nouveaux vaccins à ARNm. On y lit notamment que

« la détection immunitaire innée de l’ARNm a également été associée à l’inhibition de l’expression de l’antigène et peut avoir un effet négatif sur la réponse immunitaire. Bien que les effets paradoxaux de la détection immunitaire innée sur les différents formats de vaccins à ARNm soient incomplètement compris, certains progrès ont été réalisés ces dernières années dans l’élucidation de ces phénomènes ».

Il s’agit d’une science hautement expérimentale.

Un autre article scientifique financé par plusieurs universités chinoises et republié par le NIH en 2019, qui examine le développement de la nouvelle technique de l’ARN messager pour les vaccins, a lancé quelques avertissements sobres. Il a noté qu’il y avait des « préoccupations concernant l’instabilité et la faible immunogénicité ». En outre, « les vaccins à ARNm sont efficaces pour l’expression des antigènes, mais la séquence et les structures secondaires formées par les ARNm sont reconnues par un certain nombre de récepteurs immunitaires innés, et cette reconnaissance peut inhiber la traduction des protéines ». De plus,

« …plusieurs de ces vecteurs ont montré une toxicité in vivo, ce qui peut limiter leur utilisation chez l’homme » (c’est nous qui soulignons). Les auteurs ont conclu que « le mécanisme de réponse immunitaire initié par l’ARNm reste à élucider. Le processus de reconnaissance des vaccins à ARNm par les capteurs cellulaires et le mécanisme d’activation des capteurs ne sont toujours pas clairs« .

Le gouvernement étasunien, dans un cercle étroit entièrement lié au NIAID de Tony Fauci, la Fondation Gates, l’OMS agissent non pas en fonction d’une distorsion, mais plutôt en fonction des priorités humaines pour nous fournir un vaccin dont personne ne peut en aucune façon assurer qu’il est sûr. Si Moderna était si sûr qu’il est sans danger, il devrait proposer d’être légalement responsable de tout dommage causé à l’ARNm. Ce n’est pas le cas, et aucune entreprise de vaccins ne le fait. Nous devons décider si l’ampleur des décès dans le monde, gonflés ou non, supposés être dus à COVID-19, justifie une telle expérience sur l’homme qui pourrait modifier notre génétique de manière imprévisible et éventuellement toxique.

F. William Engdahl

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L’image en vedette provient de NEO

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F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, il est titulaire d’un diplôme en politique de l’université de Princeton et est un auteur à succès sur le pétrole et la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook » où cet article a été publié à l’origine. Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

 

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