À la veille de la réunion annuelle des banques publiques de développement à Rome, 280 groupes de 70 pays ont signé une lettre dénonçant leur financement de l’expansion de l’agriculture industrielle, de la destruction de l’environnement et du contrôle du système alimentaire par les entreprises. Les signataires affirment que seuls des mécanismes de financement entièrement publics et responsables, basés sur les besoins réels des populations, peuvent apporter de véritables solutions à la crise alimentaire mondiale.

Plus de 450 banques publiques de développement (BPD) du monde entier vont se retrouver à Rome les 19 et 20 octobre 2021 pour un second sommet international, baptisé Finance en commun. Durant le premier sommet à Paris en 2020, plus de 80 organisations de la société civile avaient publié une déclaration conjointe réclamant que les BDP arrêtent de financer les entreprises et projets agroalimentaires qui privent les communautés locales de leurs terres et de leurs ressources naturelles. Cette année, cependant, les BPD ont fait de l’agriculture et de l’agrobusiness la priorité de leur second sommet. C’est une grande source d’inquiétude pour les signataires ci-dessous, car les BPD se sont depuis longtemps spécialisées dans les investissements agricoles qui bénéficient aux intérêts privés et aux entreprises agroindustrielles, aux dépens des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, des travailleurs de l’alimentation et des peuples autochtones, portant sévèrement atteinte à leur souveraineté alimentaire, leurs écosystèmes et leurs droits humains.

Nos inquiétudes

Les BPD sont des institutions publiques établies par les gouvernements nationaux ou les agences multilatérales pour financer des programmes gouvernementaux ou des entreprises privées dont les activités sont censées contribuer à l’amélioration de la vie des gens dans les endroits concernés, en particulier dans les pays du Sud. Beaucoup de banques de développement multilatérales, qui constituent un sous-groupe important parmi les BPD, fournissent également des services de conseil technique et politique aux gouvernements, les poussant à changer leur législation et leurs politiques pour attirer les investissements étrangers.

En tant qu’institutions publiques, les BPD se doivent de respecter et protéger les droits humains et sont supposées être redevables au public de leurs actions. Aujourd’hui, les banques de développement dépensent collectivement plus de 2000 milliards de dollars US par an pour financer des entreprises publiques et privées dans le but de construire des routes, des centrales électriques, des fermes et des plantations industrielles et autres au nom du « développement ». On estime qu’à lui seul, le secteur agricole et alimentaire bénéficie de 1400 milliards de dollars. Le financement des entreprises privées par les BPD, qu’il se fasse par la dette ou l’achat de participations, vise à faire de l’argent mais une grande partie des dépenses est soutenue et financée par le public, c’est-à-dire par le travail et les impôts des citoyens.

Le nombre des BPD et le financement qu’elles reçoivent ne cessent d’augmenter. L’influence de ces banques augmente également, à mesure qu’elles font passer de plus en plus les fonds publics par le capital investissement, la « finance verte » et autres plans financiers pour réaliser les solutions prévues, plutôt que de soutenir de manière plus traditionnelle des programmes gouvernementaux ou des projets à but non lucratif. L’argent d’une banque de développement offre une sorte de garantie aux entreprises qui veulent investir dans les pays ou les industries dits à haut risque. Ces garanties permettent aux entreprises de lever plus de fonds auprès de bailleurs privés et d’autres banques de développement, à des taux souvent intéressants. Les banques de développement jouent donc un rôle crucial : elles donnent aux multinationales des moyens qu’elles n’auraient pas autrement pour poursuivre leur expansion dans les marchés et les territoires du monde entier – depuis les mines d’or d’Arménie aux barrages hydroélectriques controversés de Colombie, en passant par les projets catastrophiques de gaz naturel en Mozambique.

De plus, de nombreuses banques de développement multilatérales font tout pour influencer ouvertement les législations et politiques au niveau national via leurs services de conseil technique aux gouvernements et les systèmes de classification, tels que l’initiative Améliorer le climat des affaires dans l’agriculture de la Banque mondiale. Les politiques qu’elles soutiennent dans des secteurs clés comme la santé, l’eau, l’éducation, l’énergie, la sécurité alimentaire et l’agriculture, ont tendance à favoriser le rôle des grandes entreprises et des élites. Et souvent, quand les communautés locales affectées, notamment les peuples autochtones et les petits agriculteurs, protestent, elles ne peuvent pas se faire entendre ou font l’objet de représailles. Ainsi en Inde, la Banque mondiale avait conseillé au gouvernement de déréguler le système de commercialisation des produits agricoles ; mais quand le gouvernement a voulu appliquer ce conseil sans consulter les agriculteurs et leurs organisations, cela a suscité d’importants mouvements de protestation.

Les banques publiques de développement affirment n’investir que dans des entreprises « durables » et « responsables » et prétendent que leur participation améliore le comportement des entreprises. Mais ces banques ont de lourds antécédents en matière d’investissement dans des entreprises qui sont impliquées dans l’accaparement des terres, la corruption, la violence, la destruction environnementale et d’autres graves violations des droits humains, autant d’exactions pour lesquelles elles n’ont pas véritablement eu à rendre de comptes. La dépendance croissante des banques de développement vis-à-vis des fonds de capital investissement offshore et de réseaux d’investissement complexes, dont les soi-disant intermédiaires financiers, pour faire passer leurs investissements rend le principe de redevabilité encore plus vague et permet à une petite élite financière toute-puissante d’engranger les bénéfices.

Il est très inquiétant de voir que les banques publiques de développement prennent aujourd’hui un rôle coordonné et central en matière d’alimentation et d’agriculture. Elles font partie de l’architecture financière mondiale qui entraîne la spoliation et la destruction écologique, causées en grande partie par l’agrobusiness. Au fil des ans, leurs investissements dans le secteur agricole ont concerné presque exclusivement les entreprises impliquées dans les plantations de monocultures, les projets d’agriculture contractuelle, les élevages industriels, les ventes de semences hybrides et génétiquement modifiées et de pesticides et les plateformes d’agriculture numérique dominées par les Big Tech. Les banques de développement n’ont montré aucun intérêt, ni jamais prouvé leur capacité à investir dans les communautés d’agriculteurs, de pêcheurs ou les communautés forestières qui produisent actuellement la majorité de l’alimentation mondiale. Elles préfèrent financer les accapareurs de terres et l’agrobusiness et détruire les systèmes alimentaires locaux.

Des exemples douloureux

Voici quelques exemples importants de la tendance qu’on peut observer dans les projets des banques publiques de développement :

  • La Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d’investissement ont fourni de généreux financements aux entreprises agroalimentaires de certains des plus riches oligarques ukrainiens qui ont la mainmise sur des centaines de milliers d’hectares de terres.

  • La société luxembourgeoise SOCFIN et la société belge SIAT, les deux plus grands propriétaires de plantations de palmiers à huile et de caoutchouc d’Afrique ont reçu de nombreux prêts financiers des banques de développement, alors que leurs filiales sont impliquées jusqu’au cou dans l’accaparement des terres, des scandales de corruption et des violations des droits humains.

  • De multiples banques de développement (dont Swedfund, BIO, la FMO et la DEG) ont financé le projet raté de plantation de canne à sucre d’Addax Bioenergy en Sierra Leone qui, après son départ, a laissé aux communautés locales des dégâts considérables.

  • Le groupe britannique CDC et d’autres banques de développement européennes (dont BIO, la DEG, la FMO et Proparco) ont consacré plus de 150 millions de dollars aux plantations de palmiers à huile, aujourd’hui en faillite, de Feronia Inc en République démocratique du Congo, malgré une longue histoire de conflits avec les communautés locales concernant les terres et les conditions de travail, malgré les allégations de corruption et de sévères violations des droits humains à l’encontre des villageois.

  • Le Fonds commun pour les produits de base des Nations Unies a investi dans Agilis Partners, une société américaine impliquée dans l’expulsion violente de milliers de villageois ougandais pour mettre en place une grande exploitation céréalière.

  • Norfund et Finnfund détiennent Green Resources, une entreprise forestière norvégienne qui plante des pins en Ouganda sur des terres dérobées à des milliers d’agriculteurs locaux, entraînant des effets dévastateurs sur leurs moyens de subsistance.

  • La Banque japonaise pour la coopération internationale et la Banque africaine de développement ont investi dans une ligne de chemin de fer et une infrastructure portuaire pour permettre à Mitsui (Japon) et Vale (Brésil) d’exporter du charbon de leurs sites miniers dans le nord du Mozambique. Ce projet, lié au projet agroalimentaire controversé de ProSavana, a entraîné un accaparement des terres, des relocalisations forcées, des accidents mortels et la détention et la torture des opposants au projet.

  • La Banque chinoise de développement a financé le Barrage Gibe III en Éthiopie, un projet écologiquement et socialement désastreux. Destiné à la production électrique et à l’irrigation de grandes plantations de canne à sucre, de coton et de palmiers à huile, comme le gigantesque projet de développement de la canne à sucre de Kuraz, le barrage a entravé le cours du fleuve dont dépendaient les populations autochtones de la basse vallée de l’Omo pour leur agriculture de décrue.

  • Au Nicaragua, la FMO et Finnfund ont financé MLR Forestal, une entreprise qui gère des plantations de cacao et de teck et est associée à des projets aurifères responsables du déplacement forcé de communautés d’ascendance africaine et de populations autochtones, ainsi que de destruction environnementale.

  • La Société financière internationale (IFC) et la Banque interaméricaine de développement ont récemment accordé des prêts à Pronaca, la quatrième entreprise de l’Équateur, pour l’expansion de sa production intensive de porcs et de volailles, malgré l’opposition de groupes internationaux et équatoriens, notamment les communautés autochtones locales dont l’eau et les terres ont été polluées par les activités d’expansion de l’entreprise.

  • La Banque interaméricaine de développement envisage d’accorder un nouveau prêt de 43 millions de dollars à Marfrig Global Foods, le deuxième producteur de bœuf mondial, sous prétexte de promouvoir le « bœuf durable ». De nombreux rapports ont démontré que la chaîne d’approvisionnement de Marfrig est directement liée à la déforestation illégale en Amazonie et dans le Cerrado et à des violations des droits de l’homme. L’entreprise a également fait l’objet d’accusations de corruption. Une campagne internationale exhorte actuellement les BPD à supprimer tous leurs investissements dans les exploitations d’élevage industriel.

Il nous faut de meilleurs mécanismes pour bâtir la souveraineté alimentaire

Gouvernements et agences multilatérales commencent enfin à admettre que le système alimentaire mondial actuel n’a pas résolu le problème de la faim et est un facteur essentiel de multiples crises, qu’il s’agisse des pandémies, de l’effondrement de la biodiversité ou de l’urgence climatique. Mais ils ne font rien pour s’attaquer aux grandes entreprises qui dominent le système alimentaire industriel et son modèle de production, de commerce et de consommation. Bien au contraire, ils encouragent toujours plus d’investissement d’entreprise, de partenariats public-privé et de subventions en faveur de l’agrobusiness.

Le sommet des banques de développement de cette année a été délibérément conçu pour suivre dans le sillage du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires. Celui-ci avait été présenté comme un forum mondial destiné à trouver des solutions aux problèmes du système alimentaire mondial, mais s’est fait pirater par les intérêts des industriels et n’est guère plus qu’un espace dédié aux grandes entreprises pour leur permettre de verdir et de faire l’apologie de l’agriculture industrielle. L’événement a fait l’objet de protestations et d’un boycott de la part des mouvements sociaux et de la société civile, notamment par le biais du Sommet mondial des peuples et de la Réponse autonome des peuples au Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires, ainsi que par des académiques du monde entier.

Le sommet Finance en commun, qui met l’accent sur l’agriculture et l’agrobusiness, va suivre le même chemin. Ces financiers qui supervisent nos fonds et nos mandats publics vont se réunir avec les élites et des représentants des grandes entreprises pour élaborer des stratégies qui permettent à l’argent de continuer à affluer dans un modèle alimentaire et agricole qui mène à la crise climatique, augmente la pauvreté et aggrave toutes les formes de malnutrition. Très peu, voire aucun, des représentants des communautés affectées par les investissements des banques de développement, ces gens qui sont en première ligne et essayent de produire de quoi nourrir leur communauté, seront invités ou écoutés. Les BPD ne sont pas intéressées. Ce qu’elles cherchent, c’est à financer l’agrobusiness qui produit les denrées nécessaires aux projets commerciaux et financiers destinés à faire de l’argent, plutôt que nourrir les gens.

L’an dernier, une large coalition d’organisations de la société civile a fait d’énormes efforts pour simplement obtenir des banques de développement qu’elles acceptent de s’engager dans une démarche de droits humains et un développement mené par les communautés. Le résultat s’est limité à une déclaration finale diluée, qui ne s’est pas traduite en actes.

Nous ne voulons pas continuer à gaspiller notre argent, nos mandats et nos ressources publics dans des entreprises agroindustrielles qui privent les communautés locales de leurs terres, de leurs ressources naturelles et de leurs moyens de subsistance. Par conséquent :

Nous appelons à l’arrêt immédiat du financement des activités des entreprises agroindustrielles et des investissements spéculatifs par les banques publiques de développement.

Nous réclamons la création de mécanismes de financement entièrement publics et responsables afin de soutenir les efforts des populations pour bâtir la souveraineté alimentaire, faire du droit à l’alimentation une réalité, protéger et restaurer les écosystèmes et faire face à l’urgence climatique.

Nous réclamons la mise en place de mécanismes solides et efficaces qui fournissent aux communautés un accès à la justice en cas d’atteinte aux droits humains ou de dommages sociaux et environnementaux causés par les investissements des BPD.

Signataires:
African Centre for Biodiversity – Afrique du Sud
African Children Empowerment – Afrique du Sud
Cooperative and Policy Alternative Centre – Afrique du Sud
Fish Hoek Valley Ratepayers and Residents Association – Afrique du Sud
Consciously Organic – Afrique du Sud
Wana Johnson Learning Centre – Afrique du Sud
Aha Properties – Afrique du Sud
Sacred Earth & Storm School – Afrique du Sud
Earth Magic – Afrique du Sud
Oasis – Afrique du Sud
Envirosense – Afrique du Sud
Greenstuff – Afrique du Sud
WoMin African Alliance – Afrique du Sud
Seonae Eco Centre – Afrique du Sud
Eco Hope – Afrique du Sud
Kos en Fynbos – Afrique du Sud
Ghostwriter Grant – Afrique du Sud
Mariann Coordinating Committee – Afrique du Sud
Khanyisa Education and Development Trust – Afrique du Sud
LAMOSA – Afrique du Sud
Ferndale Food Forest and Worm Farm – Afrique du Sud
Mxumbu Youth Agricultural Coop – Afrique du Sud
PHA Food & Farming Campaign – Afrique du Sud
FIAN Deutschland – Allemagne
Rettet den Regenwald – Allemagne
Angela Jost Translations – Allemagne
urgewald e.V. – Allemagne
Fundación Plurales – Argentine
Fundación Ambiente y Recursos Naturales (FARN) – Argentine
Foro Ambiental Santiagueño – Argentine
Armenian Women For Health &Healthy Environment NGO /AWHHE/ – Arménie
Australian Food Sovereignty Alliance – Australie
SunGem – Australie
Welthaus Diözese Graz-Seckau – Autriche
Turkmen Initiative for Human Rights – Autriche
FIAN Austria – Autriche
Oil Workers’ Rights Protection Organization Public Union – Azerbaïdjan
Initiative for Right View – Bangladesh
Right to Food South Asia – Bangladesh
IRV – Bangladesh
Bangladesh Agricultural Farm Labour Federation [BAFLF] – Bangladesh
ONG « Ecohome » – Bélarus
Eclosio – Belgique
AEFJN – Belgique
FIAN Belgium – Belgique
Entraide et Fraternité – Belgique
Africa Europe Faith & Justice Network (AEFJN) – Belgique
Coalition pour des accords de pêche équitables – Belgique
Eurodad – Belgique
Friends of the Earth Europe – Belgique
Alianza Animalista La Paz – Bolivie
Instituto de Estudos Socioeconômicos (Inesc) – Brésil
Centro Ecologico – Brésil
FAOR Fórum da Amazônia Oriental – Brésil
Articulação Agro é Fogo – Brésil
Campanha Nacional de Combate e Prevenção ao Trabalho Escravo – Comissão Pastoral da Terra/CPT – Brésil
Clínica de Direitos Humanos da Amazônia -PPGD/UFPA – Brésil
Universidade Federal Fluminense IPsi – Brésil
Associação Brasileira de Reforma Agrária – Brésil
Rede Jubileu Sul Brasil – Brésil
Alternativas para pequena agricultura no Tocantins APATO – Brésil
CAPINA Cooperação e Apoio a Projetos de Inspiração Alternativa – Brésil
Marcha Mundial por Justiça Climática / Marcha Mundial do Clima – Brésil
MNCCD – Movimento Nacional Contra Corrupção e pela Democracia – Brésil
Marcha Mundial por Justiça Climática/Marcha Mundial do Clima – Brésil
Groupe de soutien à la jeunesse indigène – Brésil
Comissão Pastoral da Terra -CPT – Brésil
Equitable Cambodia – Cambodge
Coalition of Cambodian Farmers Community – Cambodge
Struggle to Economize Future Environment (SEFE) – Cameroun
Synaparcam – Cameroun
APDDH -ASSISTANCE – Cameroun
Inter Pares – Canada
National Farmers Union – Canada
Vigilance OGM – Canada
SeedChange – Canada
Place de la Dignité – Canada
Corporación para la Protección y Desarrollo de Territorios Rurales- PRODETER – Colombie
Grupo Semillas – Colombie
Groupe de Recherche et de Plaidoyer sur les Industries Extractives (GRPIE) – Côte d’Ivoire
Réseau des Femmes Braves (REFEB) – Côte d’Ivoire
CLDA – Côte d’Ivoire
Latinoamérica Sustentable – Équateur
Housing and Land Rights Network – Habitat International Coalition – Égypte
SOLdePAZ.Pachakuti – Espagne
Amigos de la Tierra – Espagne
Sindicato Andaluz de Trabajadores/AS – Espagne
Salva la Selva – Espagne
Loco Matrifoco – Espagne
Pacific Islands Association of Non-Governmental Organisations (PIANGO) – Fidji
Internationale Situationniste – France
Pouvoir d’Agir – France
Europe solidaire sans frontières (ESSF) – France
Amis de la Terre France – France
Médias Sociaux pour un Autre Monde – France
ReAct Transnational – France
CCFD-Terre Solidaire – France
CADTM France – France
Coordination SUD – France
Движение Зеленных Грузии – Géorgie
ONG « GAMARJOBA » – Géorgie
StrongGogo – Géorgie
Abibinsroma Foundation – Ghana
Alliance for Empowering Rural Communities – Ghana
Organización de Mujeres Tierra Viva – Guatemala
Campaña Guatemala sin hambre – Guatemala
PAPDA – Haïti
Centre de Recherche et d’Action pour le Développement (CRAD) – Haïti
Ambiente, Desarrollo y Capacitación (ADC ) – Honduras
Rashtriya Raithu Seva Samithi – Inde
All India Union of Forest Working People AIUFWP – Inde
Centre for Financial Accountability – Inde
People First – Inde
Environics Trust – Inde
ToxicsWatch Alliance – Inde
Food Sovereignty Alliance – Inde
Indonesia for Global Justice (IGJ) – Indonésie
kruha – Indonésie
Wahana Lingkungan Hidup Indonesia (WALHI) – Indonésie
JPIC Kalimantan – Indonésie
تانيا جمعه /منظمه شؤون المراه والطفل – Irak
ICW-CIF – Italie
PEAH – Politiques pour un accès équitable à la santé – Italie
Focsiv – Fédération italienne des ONG chrétiennes – Italie
Schola Campesina APS – Italie
Casa Congo- Italie
ReCommon – Italie
Centre japonais de volontariat international (JVC) – Japon
Team OKADA – Japon
taneomamorukai – Japon
VoiceForAnimalsJapan – Japon
Keisen University – Japon
000 PAF NPO – Japon
Société missionnaire de Saint Columban, Japon – Japon
Migrants autour de 60 ans – Japon
Mura-Machi Net (Réseau entre villages et villes) – Japon
Mouvement des agriculteurs familiaux du Japon (Nouminren) – Japon
Pacific Asia Resorce Center(PARC) – Japon
A Quater Acre Farm-Jinendo – Japon
Amis de la Terre Japon – Japon
Alternative People’s Linkage in Asia (APLA) – Japon
Mekong Watch – Japon
Family Farming Platform Japan – Japon
Africa Japan Forum – Japon
ATTAC Kansai – Japon
ATTAC Japan – Japon
Association d’Agroécologie de l’Ouest du Japon (AWJA) – Japon
Mennovillage Naganuma – Japon
Phenix Center – Jordanie
Institut Mazingira – Kenya
Dan Owala – Kenya
Jamaa Resource Initiatives – Kenya
Kenya Debt Abolition Network – Kenya
Haki Nawiri Afrika – Kenya
Euphrates Institute-Liberia – Libéria
Green Advocates International (Liberia) – Liberia
Sustainable Development Institute (SDI) – Liberia (en anglais)
Alliance pour la démocratie rurale (ARD) – Liberia
Frères des Hommes – Luxembourg
SOS FAIM – Luxembourg
Collectif pour la défense des terres malgaches – TANY – Madagascar
Third World Network – Malaisie
Appui Solidaire pour le Développement de l’Aide au Développement – Mali
Réseau CADTM Afrique – Mali
Lalo – Mexique
Tosepanpajt A.C – Mexique
Maya sin Fronteras – Mexique
Centro de Educación en Apoyo a la Producción y al Medio Ambiente, A.C. – Mexique
Mujeres Libres COLEM AC – Mexique
Grupo de Mujeres de San Cristóbal Las Casas AC – Mexique
Colectivo Educación para la Paaz y los Derechos Humanos A.C. (CEPAZDH) – Mexique
Red Nacional de Promotoras Rurales – Mexique
Dinamismo Juvenil A.C. – Mexique
Cultura Ambiental en Expansión AC – Mexique
Observatorio Universitario de Seguridad Alimentaria y Nutricional del Estado de Guanajuato – Mexique
Centro Interdisciplinario de Investigación y Desarrollo Alternativo U Yich Lu’um AC – Mexique
The Hunger Project México – Mexique
Americas Program/Americas.Org – Mexique
Talassemtane Association pour l’Environnement et le Développement (ATED) – Maroc
Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental – Maroc
LVC Maroc – Maroc
EJNA – Maroc
NAFSN – Maroc
Fédération nationale du secteur agricole – Maroc
Association jeunes pour jeunes – Maroc
Plataforma Mocambicana da Mulher e Rapariga Cooperativistas/AMPCM – MOZAMBIQUE – Mozambique
Justica Ambiental – JA ! – Mozambique
Community Empowerment and Social Justice Network (CEMSOJ) – Népal
Foundation for the Conservation of the Earth,FOCONE – Nigeria
Lekeh Development Foundation (LEDEF) – Nigeria
Nigeria Coal Network – Nigeria
Spire – Norvège
Uganda Land Rights Defenders – Ouganda
Hopes for youth development Association – Ouganda
Consortium ougandais sur la responsabilité des entreprises – Ouganda
Centre for Citizens Conserving Environment &Management (CECIC) – Ouganda
Buliisa Initiative for Rural Development Organisation (BIRUDO) – Ouganda
Twerwaneho Listeners Club – Ouganda
Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique – Ouganda
Pakistan Fisherfolk Forum – Pakistan
Gaza Urban Agriculture Platform (GUPAP) – Palestine
Union of Agricultural Work Committees – Palestine
WILPF NL – Pays-Bas
Milieudefensie – Pays-Bas
Platform Aarde Boer Consument – Pays-Bas
Both ENDS – Pays-Bas
WomanHealth Philippines – Philippines
Agroecology X – Philippines
SEARICE – Philippines
Alter Trade Foundation for Food Sovereignty, Inc – Philippines
Counter Balance – République Tchèque
AfrosRD – République dominicaine
Conseil Régional des Organisations Non gouvernementales de Développement – RD Congo
Construisons Ensemble le MONDE – RD Congo
Synergie Agir Contre la Faim et le Réchauffement Climatique , SACFRC. – RD Congo
COPACO-PRP – RD Congo
AICED – RD Congo
Réseaux d’informations et d’appui aux ONG en République Démocratique du Congo ( RIAO – RDC) – RD Congo
Global Justice Now – Royaume-Uni
Friends of the Earth International – Royaume-Uni
Compassion in World Farming – Royaume-Uni
Environmental Justice Foundation – Royaume-Uni
Fresh Eyes – Royaume-Uni
War on Want – Royaume-Uni
Association pour la défense des droits à l’eau et à l’assainissement – Sénégal
Biotech Services Sénégal – Sénégal
Association Sénégalaise des Amis de la Nature – Sénégal
Alliance Sénégalaise Contre la Faim et la Malnutrition – Sénégal
Association Sénégalaise des Amis de la Nature – Sénégal
Alliance Sénégalaise Contre la Faim et la Malnutrition – Sénégal
Green Scenery – Sierra Leone
Land for Life – Sierra Leone
JendaGbeni Centre for Social Change Communications – Sierra Leone
Sierra Leone Land Alliance – Sierra Leone
National Fisheries Solidarity(NAFSO) – Sri Lanka
Mouvement pour la réforme agraire et foncière (MONLAR) – Sri Lanka
Agr. Graduates Cooperatives Union – Soudan
FIAN Sweden – Suède
FIAN Suisse – Suisse
Pain pour le prochain – Suisse
Fondation pour la gestion de l’environnement et la campagne contre la pauvreté – Tanzanie
World Animal Protection – Thaïlande
Asia Indigenous Peoples Pact – Thaïlande
PERMATIL – Timor-Leste
Afrique Eco 2100 – Togo
AJECC – Togo
ATGF – Tunisie
Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux – Tunisie
Agora Association – Turquie
Friends of the Earth US – US
A Growing Culture – US
Center for Political Innovation – US
GMO/Toxin Free USA – US
Friends of the Earth US – US
Thousand Currents – US
Local Futures – US
National Family Farm Coalition – US
Community Alliance for Global Justice/AGRA Watch – US
Bank Information Center – US
Seeding Sovereignty – US
Yemeni Observatory for Human Rights – Yémen
Zambia Alliance for Agroecology and Biodiversity – Zambie (en anglais)
Fondation zambienne pour la gouvernance de la société civile – Zambie
Urban Farming Zimbabwe – Zimbabwe
Centre for Alternative Development – Zimbabwe
FACHIG Trust – Zimbabwe
Red Latinoamericana por Justicia Económica y Social – Latindadd – América Latina
Coordination européenne Via Campesina – Europe
Arab Watch Coalition – Moyen-Orient et Afrique du Nord
FIAN International – International
Alliance Internationale des Habitants – International
Société pour le développement international – International
ActionAid International – International
International Accountability Project – International
Habitat International Coalition – Secrétariat général – International
CIDSE – International
World Rainforest Movement – International
Transnational Institute – International
ESCR-Net – International
GRAIN – International
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Nous ne sommes pas « anti-vax », nous sommes « anti-spike »!

octobre 23rd, 2021 by Dr Jean-François Lesgards

Le médecin et sénateur Alain Houpert a décrit la situation de manière intéressante : « les médecins prescrivent des médicaments ». Ils le font en vertu de leur serment d’Hippocrate et selon l’article R.4127-34 du Code de la santé publique ; « le médecin doit formuler ses prescriptions avec toute la clarté indispensable, veiller à leur compréhension par le patient et son entourage, et s’efforcer d’en obtenir la bonne exécution. » En fait, hormis ceux qui font de la recherche universitaire ou qui lisent les recherches, ce ne sont pas des scientifiques, ils ne sont pas chimistes, biochimistes, toxicologues, virologues, immunologues ou spécialistes de pharmacovigilance. Ils ne découvrent pas ou n’inventent pas les médicaments, ni ne décrivent leur fonctionnement à l’échelle de la cellule. Ils ne sont donc pas à même d’interpréter en pleine connaissance les tenants et les aboutissants des nouveaux vaccins ARNm et ADN, notamment en matière d’efficacité et de toxicité à court comme à long terme. La vision suivante est celle partagée par de nombreux spécialistes biochimistes et toxicologues.

Les vaccins à ARNm (Pfizer, Moderna) et ADN (Sputnik, AstraZeneca, Janssen) sont intéressants comme technologie, bien que l’on manque de recul (qui demande des décennies d’utilisation) sur leur innocuité sur l’organisme humain. En effet, ils utilisent la machinerie cellulaire (infiniment complexe et réglée par de nombreux équilibres) pour faire produire au corps humain une protéine (antigène) qui induit une réaction immunitaire de nos globules blancs (lymphocytes), afin de faire fabriquer des anticorps ensuite capables de nous défendre contre l’agression d’un virus. Dans le cas de cette pandémie, contre le Sars-CoV-2 et potentiellement ses variants.

Admettons que, malgré notre faible expérience en la matière, le principe de ces vaccins ne soit pas toxique pour l’être humain.

La question centrale demeure : quelle est la protéine qui va être produite par cet ARNm ou cet ADN et quel est l’effet de cette protéine sur l’organisme humain ?

C’est la seule question qui compte. Dans le cas de tous ces vaccins, c’est la protéine de pointe (dite spike) qui est produite, celle qui donne d’ailleurs au virus son nom de corona (couronne). Ces injections ont donc pour effet de produire des anticorps dirigés contre la protéine spike, qui vont nous protéger contre une infection par reconnaissance de la protéine spike sur le virus et élimination de ce dernier. Cela étant, c’est surtout vrai pour le Sars-CoV-2 de 2020, avec lequel ces vaccins ont été fabriqués, plutôt que les variants actuels et à venir.

Nous ne le nions pas et les anticorps produits sont efficaces quelques mois (de deux à huit mois).

La question clé devient alors : bien que la fabrication d’une grande quantité (incontrôlée) de spike produise une immunité, quel est le revers de la médaille ? Quelle est la sécurité de cette protéine, qui passe dans la circulation sanguine et atteint tous les organes, dont le cerveau ?

Eh bien, c’est là que réside le problème de ces vaccins : la protéine qu’ils fabriquent est aussi toxique que la protéine spike du virus.

En effet, l’ARNm ou l’ADN reproduit exactement tout ou partie de cette protéine spike du virus. Il a été démontré que cette protéine vaccinale se retrouve en grande quantité dans la circulation sanguine et se fixe sur les mêmes récepteurs que le virus.

Or, dans le covid-19, c’est en se liant aux récepteurs du virus (appelés ACE2) que le Sars-CoV-2 dérègle l’immunité et induit des réactions inflammatoires, aboutissant aux problèmes de coagulation, voire à la mort, dans les formes les plus graves. Cette implication de la protéine spike est décrite dans des milliers de publications et nous en avons fait une synthèse dans un article contenant plus de 100 références : une vision globale de la biologie du SARS.

C’est bien la même protéine inflammatoire du virus (toxique en particulier pour les diabétiques, les personnes âgées, les hypertendus) qui est produite après infection du covid-19 ou qui est reproduite par la vaccination, dans tous nos organes.

C’est donc la toxicité de la protéine spike des vaccins qui aurait dû être le centre des études de toxicité, et non seulement l’ARNm ou l’ADN. Dans le document de l’EMA (ou de la FDA) sur les vaccins Pfizer par exemple, on ne parle que de la répartition de l’ARNm dans le corps, pas de la distribution ni de la toxicité de la protéine spike.

C’est inacceptable et cette agence n’a pas fait son travail sérieusement.

Les molécules les plus toxiques rencontrées dans la naturesont des protéines : ricine, toxine botulique ou encore toxine de serpents (hémotoxines). On entend souvent : cela fait des décennies que des chercheurs travaillent sur l’ARNm dans les vaccins ! Mais si on vous injectait de l’ARNm produisant une toxine de crotale dans l’organisme, vous donneriez votre accord ? Non ! Alors vous êtes « anti-vax »… Eh bien non, c’est un peu cavalier, vous êtes simplement « anti-venin de crotale ».

On ne peut donc nous reprocher d’être « anti-vax » ! En revanche, nous sommes « anti-spike« , parce que cette protéine est toxique : elle induit de l’inflammation (d’où les myocardites), de la coagulation (d’où les thromboses), de l’hypertension (le récepteur ACE2 de la protéine spike régule la pression sanguine), et tous les effets secondaires graves pourraient être expliqués, y compris les symptômes dépressifs post-vaccination (ou covid-19), car la protéine spike peut aussi induire la diminution de la concentration de sérotonine (hormone de la bonne humeur) dans le cerveau.

C’est pourquoi nous demandions et demandons toujours des vaccins entiers aux protéines désactivées, sans nous opposer à la vaccination, notamment dans une lettre d’information à l’attention des sénatrices et sénateurs.

Ou alors, des vaccins ARNm ou ADN produisant une protéine immunogène mais non toxique.

Pour ces raisons scientifiques sur la sécurité des vaccins (en plus des raisons démocratiques), et leur manque d’efficacité (aujourd’hui bien établi) en particulier dans le blocage de la transmission du virus, nous faisons appel à votre bon sens et votre réflexion pour vous opposer à l’obligation vaccinale, en raison d’une balance bénéfice/risque nettement défavorable, en particulier chez les moins de 40 ans.

Dr Jean-François Lesgards et Pr Jean-Paul Bourdineaud, pour FranceSoir

 

Jean-François Lesgards est docteur en biochimie et Jean-Paul Bourdineaud est professeur des universités, docteur en microbiologie et toxicologie environnementale

Ndlr: modification apportée sur « les médecins qui lisent les recherches ». Un contre-sens avait échappé à la relecture mais bien sûr pas à un de nos lecteurs. Merci à lui.

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Une fois de plus la maison européenne est en feu

octobre 23rd, 2021 by Olivier Renault

Le Journal Die Welt a choisi un titre signifiant le début de la destruction des structures européennes. La Pologne dénonce les attaques de Bruxelles et les mots violents de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen à la suite de ce pays slave de ne pas accepter les lois de l’UE comme étant supérieures à celles de son pays.

Avec ce conflit politique au sein de l’UE, avec la Pologne qui est une grande conquête de l’Occident et de l’Otan, il y a la question de l’augmentation des prix de l’énergie qui échauffe l’esprit des habitants. L’éclatement de l’UE s’annonce de plus en plus probable. La Hongrie soutient, notamment la Pologne.

Angela Merkel quitte son poste de chancelière. Elle a été le symbole du consensus sur la zone de l’UE. Son départ annonce l’arrivée de profondes turbulences en Europe et une grande instabilité dans ce contexte d’augmentation des prix de l’énergie et des restrictions en raison de la Covid-19 (Pass Sanitaire, troisième dose, interdiction de travailler pour les soignants non injectés). Il ne faut pas aussi oublier la crise liée aux migrants. Une quantité d’éléments sont là pour provoquer une explosion de l’UE. Die Welt explique le dernier sommet de l’UE qui a débuté ce jeudi 21 octobre et qui va durer ce vendredi 22 octobre ne peut pas être un événement calme pour les 27 de l’UE.

La décision du tribunal polonais dans le différend sur les juges, qui a incidemment sapé les articles centraux du traité de l’UE, ainsi que les prix record de l’énergie ont réchauffé les esprits ces dernières semaines. Les principaux politiciens de l’UE ont demandé que les paiements en espèces du programme d’aide Corona pour Varsovie soient suspendus. La veille, Ursula von der Leyen et le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, se sont affrontés avec leurs discours devant le Parlement européen. «l’Union n’a jamais été remise en cause de manière aussi radicale», a déclaré le président du Parlement européen, David Sassoli.

Cependant, Angela Merkel a, ensuite, fait ce qu’elle avait toujours fait au cours de ces 16 années. Elle a essayé de calmer la situation et de garder l’Europe unie. Elle a déclaré au début du sommet: «L’Etat de droit est au cœur de l’UE. D’un autre côté, nous devons trouver des voies et des possibilités de nous réunir à nouveau ici, car une cascade de litiges devant la Cour de justice européenne n’est pas encore une solution quant à la manière dont l’Etat de droit peut être vécu».

En d’autres termes: ce problème doit être résolu par un compromis politique, et non par des ultimatums et des «chantages», comme s’en plaignait Mateusz Morawiecki au début du sommet. Die Welt indique que le seul qui a publiquement aidé le Premier ministre polonais était le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui est également sous observation par la Commission européenne, et qui a parlé d’une «chasse aux sorcières» contre la Pologne.

«Quel avenir pour l’Europe?», se demande Die Welt. Lors du sommet, le Premier ministre belge, Alexander De Croo, était particulièrement agacé que la Pologne ait intensifié ce conflit à un moment où l’Union avait vraiment d’autres problèmes. Une discussion ouverte a ensuite eu lieu à huis clos, l’UE renonçant cette fois aux transcriptions textuelles, indique Die Welt, selon Politico, afin d’éviter que les débats des chefs de gouvernement individuels ne soient divulgués aux média. Le sujet ne devrait pas non plus être mentionné dans la déclaration finale. Cela montre à quel point l’UE est loin de résoudre les problèmes d’Etat de droit en Pologne et en Hongrie.

En tout cas, les responsables européens ont essayé de donner l’impression qu’il s’agissait d’un débat nécessaire pour clarifier les positions de toutes les parties. Le débat était une étape qui devrait aider sur la voie d’une solution, ont-ils déclaré jeudi soir dans les cercles européens. Le dialogue politique est ici nécessaire. Le débat s’est déroulé dans le calme et a été l’occasion de mieux comprendre les différents points de vue. Le président du Conseil de l’UE, Charles Michel, a remercié les chefs d’Etat et de gouvernement pour leur approche constructive. Les remarques dures d’éminents politiciens de l’UE à l’approche ont suscité des attentes d’action rapide qui n’ont même pas été partiellement satisfaites.

Les mesures vraiment dures sont difficiles à faire passer. Là encore, un problème fondamental de l’architecture européenne émerge. Il est difficile de faire passer des mesures vraiment dures car les gouvernements qui doivent être sanctionnés sont alors à nouveau nécessaires sur d’autres questions qui demandent l’unanimité. La Hongrie a joué ce jeu avec virtuosité ces dernières années. Et la Pologne, elle aussi, parie désormais que la Commission européenne et les autres pays de l’UE ne veulent pas mettre en danger la capacité d’action de l’Europe et ne chercheront, donc, finalement pas le conflit ultime avec Varsovie. On ne sait pas non plus à quoi pourrait ressembler un compromis qui permettrait aux deux parties de sauver la face.

Un autre sujet avait chauffé les cœurs européens dans les semaines qui ont précédé le sommet: les prix élevés de l’énergie, en particulier ceux du gaz. Il y a de nombreuses raisons à cela, y compris des installations de stockage de gaz insuffisamment remplies en Europe, car les sociétés énergétiques ont spéculé sur l’évolution des prix, augmentant la demande mondiale en raison de la reprise économique après la pandémie de corona.

Il n’y a pas de consensus en Europe sur la manière de gérer la flambée des prix avant l’hiver, précise Die Welt. La semaine dernière, la Commission européenne a répertorié un certain nombre d’instruments que les pays de l’UE peuvent utiliser pour amortir les prix au niveau national sans enfreindre les règles de concurrence de l’UE. Pour certains Etats membres, cependant, cela ne va pas assez loin. Des pays comme l’Espagne, la Grèce, la Pologne et la Hongrie préconisent des mesures à l’échelle de l’UE. Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a proposé jeudi une plate-forme gazière européenne centrale à partir de laquelle les Etats de l’UE peuvent acheter du gaz, ainsi que des capacités de stockage paneuropéennes plus élevées et une intervention de la Commission européenne sur le marché en cas de surchauffe des prix pendant une courte période. La chancelière Angela Merkel, par exemple, s’y est farouchement opposée, indique Die Welt.

A huis clos, la Pologne et la Hongrie ont plaidé pour la suspension du paquet climat. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a appelé la Commission européenne à «reconsidérer complètement» ses propositions. Certains d’entre eux sont des «fantasmes utopiques», a-t-il déclaré à propos de la proposition d’inclure le secteur des transports et les bâtiments dans l’échange de droits d’émission à l’avenir. Il a fait valoir que le projet alimenterait davantage les prix de l’énergie nettement plus élevés et «tuerait la classe moyenne européenne». La Pologne et la République tchèque ont demandé à l’UE de prendre des mesures contre les spéculateurs en matière de commerce du CO2, qui font également grimper les prix».

Les désaccords sont profonds dans l’UE et, en effet, la maison européenne est en feu.

Olivier Renault

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Sotchi sonde l’utopie d’un monde multipolaire

octobre 23rd, 2021 by Pepe Escobar

La réunion annuelle du club Valdaï a toujours été considérée comme absolument essentielle pour comprendre le mouvement ininterrompu des plaques tectoniques géopolitiques en Eurasie.

La 18ème réunion qui s’est tenue à Sotchi, en Russie, a une fois de plus répondu aux attentes. Le thème général était Le bouleversement mondial au XIe siècle : L’individu, les valeurs et l’État. Il développe le thème d’un « monde en miettes » que Valdaï analysait depuis 2018 : comme le soulignent les organisateurs, celui-ci « a cessé d’être une métaphore pour se transformer en une réalité palpable sous nos yeux ».

Encadrant les discussions à Sotchi, Valdaï a publié deux rapports intrigants capables d’offrir des éléments de réflexion de premier ordre, notamment pour le Sud global : « L’ère de la pandémie : Deuxième année. Le futur est de retour », et « L’histoire, à suivre : L’utopie d’un monde diversifié ».

Le concept de « Le Futur est de retour » signifie essentiellement que, après le choc du Covid-19, la notion d’un avenir linéaire unilatéral, avec un « progrès » défini comme une démocratie mondialisée consacrant la « fin de l’histoire », est morte et enterrée.

La mondialisation, telle qu’elle est définie par le néolibéralisme, s’est avérée limitée.

Le glissement vers un totalitarisme médical et les pièges d’un pénitencier à sécurité maximale sont évidents. Comme l’ont noté certains participants à Valdaï, le concept de « biopouvoir » de Foucault n’est plus une philosophie abstraite.

La première session de Sotchi a largement contribué à définir notre situation difficile actuelle, en commençant par le déroulement de l’affrontement incandescent entre les États-Unis et la Chine.

Thomas Graham, du Council on Foreign Relations – la matrice conceptuelle de l’establishment américain – a récité les proverbiales platitudes de la « nation indispensable » et a expliqué qu’il était « prêt à défendre Taïwan », même s’il a admis que « l’administration Biden était encore en train de formuler sa politique ».

C’est à Zhou Bo, du Centre de Sécurité internationale et de Stratégie de l’Université de Tsinghua, qu’il revenait de poser les questions difficiles : si les États-Unis et la Chine sont en concurrence, « à quelle distance sommes-nous du conflit ? » Il a insisté sur la « coopération » plutôt que sur un glissement vers la confrontation, mais la Chine « coopérera en position de force ».

Zhou Bo a également précisé que Pékin n’est « pas intéressé par la bipolarité », en termes de « remplacement de l’URSS pendant la Guerre froide » : après tout, « la Chine n’est pas en concurrence avec les États-Unis où que ce soit dans le monde ».

Pourtant, même si « le centre de gravité se déplace irréversiblement vers l’Est », il a admis que la situation actuelle « est plus dangereuse que pendant la Guerre froide ».

Observant l’échiquier mondial, l’ancien ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim a souligné « l’absurdité du Conseil de Sécurité des Nations unies qui décide même des questions liées à la pandémie ».

Amorim a exprimé l’une des principales demandes du Sud global : la « nécessité d’un nouveau cadre institutionnel. Le plus proche serait le G-20 – un peu plus africain, un peu moins européen ». Ce G-20 aurait l’autorité dont manque l’actuel Conseil de Sécurité de l’ONU.

Amorim a donc dû lier tout cela à la centralité de l’inégalité : sa boutade selon laquelle il « vient d’une région oubliée », l’Amérique latine, était tout à fait pertinente. Il a également dû souligner que « nous ne voulions pas d’une Pax Americana ». Un véritable « pas concret » vers la multipolarité serait « une grande conférence » qui pourrait être dirigée par ce « G-20 modifié ».

Togtbaatar Damdin, un parlementaire mongol, a évoqué « mon arrière, arrière, arrière grand-père », Gengis Khan, et la façon dont il a construit « cet immense empire et l’a appelé Pax Mongolica », en se concentrant sur ce qui compte ici et maintenant : « le commerce pacifique et l’intégration économique dans la Grande Eurasie ». Damdin a souligné que « nous [les Mongols] ne croyons plus à la guerre. Il est beaucoup plus rentable de s’engager dans le commerce ».

Un thème constant dans cette session et dans d’autres sessions du Valdaï a été la « guerre hybride » et la « guerre de l’ombre », les nouveaux instruments impériaux déployés contre certaines parties de l’Amérique latine, le grand Moyen-Orient et la Russie-Chine, par opposition à « un système transparent sous l’autorité de la loi – et maintenu par le droit international », comme l’a noté Oksana Sinyavskaya de l’Institut de Politique sociale de l’École supérieure d’Économie.

Les discussions à Sotchi ont essentiellement porté sur le crépuscule du système socio-économique hégémonique actuel – essentiellement le néolibéralisme -, la crise des systèmes d’alliance – comme la pourriture au sein de l’OTAN – et la confluence toxique de la guerre hybride et de la pandémie – qui touche des milliards de personnes. Une conclusion inévitable : le système international actuel, dysfonctionnel, est incapable de gérer les crises.

Lors de la table ronde présentant le rapport du Valdaï sur l’an deux de l’ère de la pandémie, Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des Relations internationales (IFRI), a souligné combien il était encore difficile d’analyser la géopolitique des données.

Les Chinois privilégiant le concept de « civilisation écologique », les questions de surveillance technologique – comme dans le cadre du crédit social – sont désormais au premier plan.

Et à mesure que nous nous enfonçons dans les « guerres invisibles » – selon la terminologie de Gomart – nous sommes confrontés à une convergence toxique entre la dégradation de l’environnement et l’hyperconcentration des plateformes numériques.

Gomart a également soulevé deux points cruciaux qui échappent à de nombreuses analyses dans le Sud global : Washington a décidé de rester le primus inter pares, et n’abdiquera pas de cette position quoi qu’il arrive. Cela se produit alors même que le capital mondial – fortement orienté vers les États-Unis – veut trouver la nouvelle Chine.

C’est ainsi que Nelson Wong, vice-président du Centre d’Études stratégiques et internationales RimPac de Shanghai, a pu briser diplomatiquement les tactiques de division et de domination et l’obsession des États-Unis pour un jeu à somme nulle. Wong a souligné que la Chine « n’a pas d’attitude hostile à l’égard des États-Unis » ; son objectif, affirme-t-il, est un « essor pacifique ».

Mais surtout, Wong s’est assuré que « le monde post-pandémique ne sera pas déterminé par l’issue de la confrontation entre les États-Unis et la Chine, ni par la division du monde en deux camps concurrents ».

Cette perspective encourageante implique que le Sud global aura finalement son mot à dire, ce qui correspond à la proposition d’Amorim d’un G20 modifié.

Les discussions du Valdaï à Sotchi ont lieu au moment où Moscou a décidé de suspendre les activités de sa mission auprès de l’OTAN à partir du 1er novembre et de fermer le bureau d’information de l’OTAN à Moscou.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait déjà souligné que Moscou ne prétendait plus que des changements dans les relations avec l’OTAN étaient possibles dans un avenir proche : désormais, s’ils veulent discuter, ils doivent s’adresser à l’ambassadeur russe en Belgique.

L’une des questions qui se posaient à Sotchi était de savoir si Moscou devait attendre de l’OTAN qu’elle fasse le premier pas pour améliorer ses relations. Lavrov a dû, une fois de plus, répéter l’évidence : « Oui, nous partons de là. Nous n’avons jamais commencé la détérioration de nos relations avec l’OTAN, l’Union européenne ou tout autre pays de l’Ouest ou de toute autre région du monde ».

« Tout le monde connaît bien cette histoire. Lorsque Saakashvili, en août 2008, a donné l’ordre criminel de bombarder la ville de Tskhinval et les positions des soldats de la paix (notamment russes), la Russie a insisté pour convoquer le Conseil Russie-OTAN afin d’examiner cette situation ».

« La secrétaire d’État américaine de l’époque, Condoleeza Rice, a refusé catégoriquement, bien que lors de la création du Conseil Russie-OTAN, les fondateurs aient souligné qu’il devait agir par tous les temps, en particulier en cas de crise. C’est un exemple qui a marqué le début de l’état actuel des choses entre les États-Unis et l’OTAN ».

La Russie a donc établi le nouveau jeu en ville : on ne parle qu’aux maîtres et on ignore les laquais. Quant à l’OTAN, qui s’efforce désormais de créer des « capacités » à utiliser contre la Chine, le Sud global peut collectivement se mettre à rire, compte tenu de la nouvelle humiliation de l’OTAN en Afghanistan.

Avec l’inévitabilité d’une UE de plus en plus imbriquée géo-économiquement avec la Chine, l’OTAN dysfonctionnelle peut au mieux continuer à rôder comme une bande de chiens enragés zombies. Voilà un thème d’utopie pour le Valdaï 2022.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

“Global Shake in the 21st Century”: Sochi Meeting Probes the Utopia of a Multipolar World

L’article en anglais a été publié initialement par Asia Times, le 20 octobre 2021.

Traduit par Réseau International

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La hiérarchie des valeurs

octobre 23rd, 2021 by Marie-France de Meuron

Qu’entendons-nous par valeur ? J’ai été percutée  à la lecture de Sans pass, pas de visites à leurs nouveaux-nés pour les mères lucernoisesFin septembre, l’Hôpital cantonal de Lucerne a lancé discrètement un essai-pilote : désormais, sans certificat Covid renouvelé tous les deux jours, les nouvelles mamans n’ont plus le droit d’accéder à leurs bébés. Ainsi, la valeur affective d’une mère pour son nouveau-né et l’éveil de l’enfant à la toute nouvelle dimension de sa venue sur terre sont sous la domination d’un «essai-pilote», de plus dicté de façon tout-à-fait arbitraire.

Dans une autre contrée, c’est la valeur d’un mari et père qui a été bafouée : Faute de passe sanitaire, j’ai dû laisser mon épouse seule pour vivre ce drame.

D’une façon plus globale, comment ont évolué les valeurs familiales pendant la covidémie ? Les combinaisons de valeurs familiales sont propres à chaque famille, mais plusieurs éléments sont communs à toutes les familles, parfois même à travers le monde. Les valeurs familiales qui permettent à un enfant de faire partie de cette microsociété qu’est sa famille lui permettront ensuite de mieux vivre en société et, somme toute, d’être plus heureux. Or les multiples difficultés traversées par de nombreuses familles ont engendré divers drames. En voici un rapport :  Les abus sexuels sur enfants en Israël ont augmenté de 24 % en 2020. Les chiffres du ministère des Affaires sociales révèlent que l’année de confinements a entraîné une hausse des cas, dont près de 50 % ont été commis par la famille.

Déjà lors du premier confinement, le vécu affectif des aînés, pensionnaires dans des homes, n’étaient plus pris en considération, alors que c’est justement les visites des proches qui leur offrent la meilleure nourriture de l’existence. Actuellement, il s’agit de payer des tests à répétition pour aller les voir alors que certains sont en fin de vie à l’hôpital et que ces moments sont d’une importance capitale. Il en va de même pour les patients en hôpital psychiatrique.

Alors, quel est le fondement de la philosophie politique ? Dans l’univers de discutailleries autour de la vaccination, de la pandémie, et de toutes les autres questions médiatisées, le plus souvent transformées en « catastrophes », la seule et unique question VÉRITABLE et particulièrement lisible actuellement est bien : Que veut-on faire de l’humanité ?  Autrement dit, quelle est la valeur de l’humanité ?

Pour sa part, un professeur, sociologue et psychologue social allemand, alerte quant à ce qui est en train d’advenir maintenant:  Division, discorde, exclusion et pose la question fondamentale: Que va-t-il se passer ensuite ? Il constate : Un petit groupe de personnes est de plus en plus exclu de la vie sociale. Une majorité se considère de plus en plus comme exclusive et considère le groupe de la minorité ou de chacun de ses membres comme une menace pour le bien-être ou l’existence de la société majoritaire….

Vient ensuite une accélération de la dévalorisation et de la discrimination sociale, psychologique, matérielle et juridique de la minorité.

… La division de la société, et donc la discrimination et la stigmatisation des non-vaccinés, sont de plus en plus ouvertement encouragées par les médias et la politique.

… Ces discours alarmistes ont des effets de plus en plus graves sur la société. Les attaques brutales contre les détracteurs des mesures covid se multiplient

… les voix critiques de la communauté scientifique sont censurées et diffamées.

La valeur de la confiance en la vie est pervertie  en peur : … Des scientifiques, comme le neurobiologiste Gerald Hüther, attribuent un rôle clé à la peur dans ce processus. Les gens sont plus faciles à manipuler si on leur présente un danger de manière répétée.

Pour sa part, le psychanalyste Hans-Joachim Maatz met également en garde contre cette évolution. Une peur constamment alimentée rendrait les mensonges crédibles et les gens malades et méchants.

Et le psychiatre Dr. Raphael Bonelli indique également que la peur est un instrument de contrôle dans les régimes totalitaires.

Quelle est la valeur de la démocratie ? Ce «fait divers» qui a une très large portée en dit long : 23% des députés ont voté la prolongation du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 Une Assemblée nationale, désertée de moitié, a validé le projet de loi «vigilance sanitaire » permettant, notamment, de recourir au passe sanitaire jusqu’au 31 juillet prochain, avec seulement 10 voix d’écart.

Les gouvernements attribuent une valeur énorme à un produit issu de l’industrie pharmaceutique, en écartant des produits efficaces connus de longue date. En outre, ils ne tiennent pas compte de diverse thérapies existantes, de prévention et de traitement précoce.

Toutefois, cette valeur attribuée, que d’aucuns appuyaient fortement par des chiffres plutôt que par des données médicales de terrain, s’avère moins solide qu’elle ne paraissait : la santé des êtres humains démontre que la réalité est bien plus vaste et dépend de moult paramètres. Ainsi, un nouvel article paru dans le European Journal of Epidemiology a analysé 168 pays et 2947 comtés américains, et a révélé que des taux de vaccination plus élevés n’étaient pas associés à une diminution des cas de Covid-19

Quelle priorité entre la valeur du produit versus la valeur économique ? Les vaccins lucratifs ne suffisent pas à maîtriser une pandémieLes vaccins COVID qui ont été mis au point n’ont pas été conçus pour endiguer la pandémie à court terme. Ils ont été développés pour consolider les monopoles économiques et en créer de nouveaux.

Quelle est la considération des gouvernants face à la valeur de la dette dans le budget des états ? Après le coût des mesures dites «sanitaires», il faut ajouter les coûts des divers impacts mis progressivement en évidence. Ainsi, Singapour verse une compensation à des victimes d’effets indésirables du vaccin. Le gouvernement de Singapour a versé un total de 782 000 dollars singapouriens (environ 490 000 euros) à 144 personnes ayant souffert d’effets secondaires après avoir été vaccinées contre le coronavirus, a annoncé mardi le ministère de la Santé de la ville-État. Une indemnité de 225 000 dollars a notamment été versée à un garçon de 16 ans victime d’une crise cardiaque alors qu’il faisait de l’exercice la semaine suivant son injection. L’Agence sanitaire de Singapour (HSA) a déclaré avoir reçu, jusqu’au 31 juillet, près de 10 000 rapports d’effets indésirables. Parmi ceux-ci, 400 ont été classés comme « graves ».

 Sur quels critères juger la valeur de l’efficacité du vaccin ? Des affirmations émises lors de la mise en pratique des premiers «vaccins» Pfizer nous avaientété claironnées par la source who.intD’après les données fournies par le fabricant, un essai clinique à grande échelle en cours indique que le vaccin de Pfizer-BioNTech, ou BNT162b2, a un taux d’efficacité de 95 %. Avec la pratique et l’obligation de considérer la réalité, on a pu constater que : L’efficacité des vaccins contre le Covid-19 en chute libre mais… Peut-on vraiment parler de baisse d’efficacité des vaccins? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une réévaluation plus juste de cette efficacité qui ira en s’affinant avec le temps, en tenant compte notamment de divers autres facteurs tels que les fameux variants présents et à venir.

Et que devient cette valeur de l’efficacité chez les aînés ? Un EMS est victime d’une vague de contaminations : Vingt-deux résidents d’un établissement neuchâtelois ont été infectés par le coronavirus malgré un taux élevé de vaccination.

L’efficacité est encore revue actuellement car il nous est communiqué: Un vaccin différent pour la dose de rappel plus efficace. L’administration d’une dose de rappel d’un vaccin contre le Covid-19 différent de celui reçu lors des premières injections pourrait susciter une réponse immunitaire plus forte qu’un rappel avec le même vaccin. C’est ce qu’a souligné jeudi le régulateur européen. Alors que la rigueur scientifique est tant vantée, comment peut-on lancer ainsi des suppositions au conditionnel pour un sujet aussi sérieux ?

La valeur du concept de vaccin, aussi amplifiée fût-elle, n’est pas gobée par tous et il semblerait qu’il soit temps de la remettre à sa juste place. Ainsi nous arrivons à un carrefour : Vaccination: redoubler d’efforts ou lâcher l’affaire? Devant les chiffres qui patinent, certains ministres cantonaux commencent à douter de la pertinence des efforts pour convaincre du vaccin. S’il reste des gens peu informés ou en difficulté mais pas opposés à la piqûre, on ne sait pas quels moyens supplémentaires déployer. Le gouvernement prend conscience que cela ne suffit pas d’engager des moyens même énormes pour convaincre.

Il cherche aussi comment augmenter la confiance en estimant que de proposer un autre type de vaccin suffit à valoriser l’injection d’un produit fait de divers ingrédients susceptibles de créer de multiples réactions . Il est temps de tenir compte de la liste des effets indésirables dont 22 sont listés dans cette émission.

Quelle valeur octroyer à des mesures absolues comme le masque, le confinement ou la vaccination quand on constate que la santé humaine en paie les conséquences de diverses façons et dans différentes dimensions humaines? Par exemple : Covid et santé mentale au travail : ça va mieux… mais pas trop.  Un peu moins de détresse psychologique, beaucoup plus de situations d’épuisement professionnel et une aspiration croissante à changer de vie. Faut-il pour autant se réjouir de ces résultats ? Pas vraiment, tant les niveaux de souffrance restent élevés. Deux millions et demi de salariés seraient désormais en situation de burn out sévère (+25%),

Quelle est la valeur des déclarations de Macron qui affirmait un jour qu’il n’y aurait pas de vaccination obligatoire alors qu’il y contraint la population par voie directe comme pour les soignants ou par des voies détournées progressives?

Quelle valeur donner au mythe du confinement au vu de : L’expérience du Japon dément l’efficacité des confinements

Quelle est la valeur de la durée «temporaire» du pass? En effet, qui aurait pu imaginer que ce gouvernement finirait par imposer ce pass dans les activités quotidiennes alors que le chef de l’État lui-même avait promis le contraire quelques mois avant.

La notion de valeur d’une démarche thérapeutique ou d’un produit dit de santé a été beaucoup influencée depuis quelques décennies par des volontés d’innovations, lesquelles ont bien été utilisées pour des desseins mercantiles. Un exemple nous en est fournit par la cigarette électronique qui, à la base, devait servir à lutter contre la cigarette. En fait, ce n’est pas si évident  Arrêter de fumer : les limites du passage à la cigarette électronique. Les fumeurs qui se convertissent au vapotage sont plus susceptibles de rechuter au cours des 12 mois qui suivent que ceux qui ont tout arrêté. On peut aussi se demander si l’acte de fumer une cigarette électronique n’apporte pas d’autres déviations  psychoaffectives : Les grands enfants… On les voit déambuler dans les rues avec leur « tétouille » à la main, le vapoteur devenu comme un objet fétiche, indispensable à leur survie…Des nuées de fumées les auréolent, et ils n’hésitent pas à enfumer toux ceux qu’ils rencontrent sur leur chemin… Impossible pour eux de se passer de leur « tétouille », ils en usent même en marchant dans la rue….Voici les nouveaux « adultes », élevés comme des enfants-rois…

Quelle valeur attribuer à la modélisation. Un médecin expose ses réflexions : Grandeur et décadence de la modélisation mathématique en santé publique.L’époque veut que l’usage des mathématiques implique qu’on soit un scientifique. C’est stupide – particulièrement en médecine scientifique et encore plus dans la médecine des vaccins – et chaque jour ou presque de cette crise sanitaire conforte cette évidence qu’on n’aurait jamais dû oublier !

De quelle valeur sont porteurs les médias ? Pourquoi les médias ont failli à leur mission d’informer correctement sur la crise sanitaire

Qu’est-ce qui confère aux humains leur valeur centrale ? Selon les ethnies, les civilisations et d’autres facteurs innombrables, l’organe central peut être le cerveau, le coeur ou le centre des forces motrices – le ventre. Evidemment, dans notre civilisation occidentale, l’orientation de l’éducation dans les écoles officielles ont axé une grande partie de l’attention sur le développement du cerveau. Maintenant, avec le pouvoir de la technoscience soutenu par les finances, un mouvement dirige tous ses intentions vers un surdéveloppement de l’encéphale, quitte à imposer des appareils pour le forger selon des critères préétablis, quitte à développer de nouvelles formes de guerre. Derrière la « guerre cognitive » de l’OTAN : une « bataille pour votre cerveau ». Les gouvernements occidentaux de l’alliance militaire de l’OTAN développent des tactiques de « guerre cognitive » , utilisant les menaces supposées de la Chine et de la Russie pour justifier la conduite d’une « bataille pour votre cerveau » dans le « domaine humain », pour « faire de chacun une arme »….Le cartel militaire de l’OTAN dirigé par les États-Unis a testé de nouveaux modes de guerre hybridecontre ses adversaires autoproclamés, notamment la guerre économique, la cyberguerre, la guerre de l’information et la guerre psychologique.

Alors, quelle valeur donner à la vie, non pas à l’existence quotidienne avec ses aléas mais à la vie qui anime toutes les dimensions de l’entité humaine que nous sommes ?

Marie-France de Meuron

 

 

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 «J’ai maintes fois souhaité que la honte d’avoir été le témoin impuissant d’une violence d’État haineuse et organisée puisse se transformer en honte collective. Je voudrais aujourd’hui que le souvenir des crimes monstrueux du 17 Octobre 1961, sorte de concentré de toutes les horreurs de la guerre d’Algérie, soit inscrit sur une stèle en un haut lieu de toutes les villes de France, à titre de mise en garde solennelle contre toute rechute dans la barbarie raciste.»(1) (Pierre Bourdieu, professeur au Collège de France)

On aura tout dit du 17 Octobre 1961, cet énième crime contre l’humanité par la patrie des droits de l’Homme, qui, faut-il le rappeler, ont été mis en pratique en Algérie quarante ans après leur proclamation en 1789, ces droits de l’Homme, lors d’une invasion abjecte un matin de juillet 1830. Les atrocités commises pendant cette manifestation pacifique, le 17 Octobre, d’Algériens ont été passées sous silence par le gouvernement et les médias français pendant bien trop longtemps. Que s’est-il passé? Le triste préfet Maurice Papon — connu aussi pour ces faits honteux quand il était préfet à Constantine — a commandité le massacre. Bilan : des centaines de morts, 11 500 arrêtés et torturés, frappés ou même tout simplement jetés à la Seine. 10 000 personnes seront interpellées durant les jours suivants. 1 500 sont charterisées vers l’Algérie où une réception leur fut organisée.(2)

17 Octobre 1961. «Il y a du sang dans Paris.» C’est par ces mots que Sorj Chalandon, rapportant le travail magistral du regretté Jean-Luc Einaudi qui osa braver les interdits, qualifie ce jour. Nous l’écoutons nous raconter comment Papon a préparé les assassinats :

«Mardi 17 octobre 1961. Il est 9 heures. Maurice Papon, ancien délégué aux Affaires juives à Bordeaux de 1942 à 1944, compte ses hommes.(…) De Matignon, l’ordre tombe. Carte blanche. Aucune tentative de rassemblement, aucun début de manifestation ne peuvent être tolérés. (…) Alors que l’OAS commence à frapper, des Arabes sont attaqués en pleine rue par des policiers.(…) Le ‘‘Français musulman d’Algérie’’ devient le ‘‘raton’’, le ‘’bicot’’, le ‘‘fellouze’’ des racistes. La machine haineuse s’emballe. Les supplétifs torturent dans les caves de la Goutte-d’Or (…) le zèle était dans l’air et par un racisme assumé, même les citoyens dans leur majorité participaient à des degrés divers à la curée. 17 octobre. Il est 18h30. À Asnières, vers 20 heures, Maurice Papon décide de réquisitionner les bus parisiens. Trop d’arrestations. La dernière fois que la RATP a été mise à contribution, c’était les 16 et 17 juillet 1942. (…)»(3) 

«Paul Rousseau, un gardien de la paix syndicaliste, voit des policiers jeter des Algériens par-dessus le pont de Clichy après les avoir massacrés au nerf de bœuf. (…) Il y a du sang dans Paris. Ce n’est pas une image. Sur les trottoirs, les pavés, la rambarde des ponts, sur les vitres brisées de magasins enfoncés par les corps, sur le sol des autobus. Et peu de Français réagissent. (….) À la Défense, de leurs fenêtres, des Français jettent des bouteilles sur les manifestants. (…) La nuit se termine. ‘’Et un raton, un !’’ lance un homme de salle de l’hôpital de Nanterre, voyant arriver un Algérien au crâne défoncé. Et puis Fatima Bédar, 15 ans à peine, elle s’est disputée avec sa mère le matin même pour avoir le droit d’assister aux manifestations. On la retrouvera le 31 octobre noyée dans le canal St-Denis.»(3)

Combien de victimes innocentes le 17 Octobre 1961? 200 morts, selon Jean-Luc Einaudi. 1998 : plus de 48 morts, selon la commission Geronimi. 2006 «bien plus» de 120 morts en deux mois, selon deux historiens anglais.(4)  

On peut se demander pourquoi avoir décidé de cette marche connaissant les risques pour des personnes sans défense.

«Pour Omar Boudaoud, responsable de la Fédération de France, l’action du 17 Octobre n’avait pas pour but de faire courir un risque politique quelconque aux entretiens en perspective. (..) De plus, le GPRA était informé de notre action. À Tunis, le ministère de l’Intérieur dont dépendait alors la Fédération m’avait dit en substance :

‘‘Ceci est votre affaire. Si vous réussissez, c’est la Révolution qui réussit ; si vous échouez, vous paierez votre décision.’’

Réponse :

‘’J’ai compris, nous allons agir.’’ En fin de compte, le GPRA nous a félicités. On peut même soutenir qu’il s’est révélé plus important que celui des actions armées d’août 1958 en France.»(5)

Un crime d’État non reconnu  

La mémoire est têtue et le souvenir est un devoir. Depuis cette horrible nuit du 17 Octobre 1961 où le «monde civilisé» a montré encore une fois sa face barbare. L’écrivain Gabriel Garcia Marquez, victime de son apparence maghrébine, n’y a pas échappé : il a été tabassé et conduit au commissariat. Ordre avait été donné aux policiers de massacrer. Aucun argument ne pouvait servir les autorités françaises pour justifier une terrible répression qualifiée de «crime d’État» et de «répression la plus violente qu’ait jamais provoquée une manifestation de rue en Europe occidentale dans l’histoire contemporaine», disent les historiens. Pourtant, cet événement demeure occulté et non reconnu par les officiels français malgré les appels des historiens. Comme une France qui refuse de regarder en face les crimes commis en son nom, le Président François Hollande avait reconnu au début de son mandat la «sanglante répression» du 17 Octobre, mais sans aller plus loin. Candidat à la présidentielle, Hollande avait pourtant signé la pétition du Collectif du 17 Octobre 1961 exigeant la condamnation par la France d’un crime d’État. Il a même opéré un net recul par rapport à cette question.(6)

Les témoignages anonymes de citoyens au cœur de la manif : une douloureuse réalité

Simeon Brown, écrivain américain, dit son désarroi et sa tristesse face à la tragédie. Le journaliste/romancier  William Gardner Smith a résidé en France durant la guerre d’Algérie et la vie parisienne de cette période particulière  lui a inspiré son troisième roman, The Stone Face, qui fut publié à New York en 1963. Il subit le racisme là où il va : un groupe de jeunes Blancs lui crèvent l’œil après l’avoir roué de coups avec le même mode opératoire, celui de la provocation suivie d’une surenchère. «Le visage de la haine» du policier est identique à celui du raciste blanc provocateur dans les rues américaines.

Simeon Brown est pris pour un manifestant algérien, il est embarqué dans le panier à salade, battu et insulté. Il narre les contrôles au faciès et les humiliations des Algériens, ce qui le renvoie à ce qu’il a vécu à Philadelphie, d’où son empathie grandissante pour ses amis algériens. (…) «On devait repêcher dans la Seine les cadavres de plus de deux cents Algériens dont celui d’Ahmed», son ami. L’image du visage froid, celui de la haine qui se manifeste, le hante. Simeon Brown sait de quel côté il se positionne. Il sait qui défendre pour survivre et garder sa dignité humaine.»(7)

Le témoignage de Serge Rameau 

Le 17 Octobre 1961, adolescent, il s’est retrouvé au milieu de la manifestation alors qu’il sortait du métro place de l’Étoile. Officier de la Légion d’honneur et de l’ordre du Mérite, il est aujourd’hui délégué général de l’association d’anciens combattants Souvenir français et vit en Roumanie. (…) Son témoignage est important :

«Il était 5h du soir, mais en octobre, il fait déjà nuit, pas complètement, mais c’est la pénombre. Il n’y avait que des hommes. Les policiers les attrapaient à la sortie de la bouche de métro et les tapaient. Ils les faisaient monter dans les cars de police en les piquant avec des aiguilles. Ça m’a traumatisé. Ils hurlaient, ils gémissaient. Je me souviens des cris de douleur, de la violence. (…) Pendant ces jours dramatiques que Paris a connus, il y a eu des ratonnades. C’était vraiment un délit de faciès. Ils n’étaient pas armés. (…) À l’époque, il y avait une sorte d’apartheid. Pour moi, l’Homme est foncièrement sauvage. La seule chose qui le retient, c’est la loi, la civilisation. (…) On a enlevé la Légion d’honneur de Papon pour la déportation des enfants juifs à Bordeaux, mais pas pour Octobre 1961. (…)»(8) 

Serge Rameau nous informe aussi que la manifestation, quelques mois plus tard, en février 1962, fit sortir le peuple de France en masse. Il y a eu huit morts à Charonne le 8 février 1962. Une semaine après, une manifestation de protestation a réuni peut-être un million de personnes dans la rue. Là, pour les victimes algériennes des personnes qui ont été assassinées, il n’y a pas eu de protestation. Rien. (…) Reconnaître qu’il y a soixante ans, il y a eu des fautes inadmissibles commises serait à l’honneur de l’administration française.(8)

«J’avais un bébé dans les bras, j’avais peur qu’on le tue» 

Djamila Amrane a 87 ans. Son père est arrivé en France en 1914 après avoir été réquisitionné pour travailler dans une usine. (…) Le 17 octobre, son dernier-né dans les bras, elle se rend à la manifestation. Elle doit probablement sa vie à une inconnue. Djamila Amrane gardera le silence sur la tragédie (…) Nous rapportons son témoignage :

«Après 18h, on n’avait plus le droit d’être dehors.  La Fédération de France du FLN avait donc demandé à ce qu’on fasse une manifestation pacifique, une sorte de marche blanche. J’insiste parce qu’il nous était interdit de prendre ne serait-ce qu’une épingle à nourrice. (…) Ce qui m’a marquée, c’est la façon dont les policiers nous tapaient dessus. Peu importe si on était une femme, si on avait un bébé ou si on était un homme. Tout le monde était pris à part. Les coups venaient de partout. On entendait tout, sans savoir qui allait tomber par terre.»(8)  

«La seule question qu’ils posaient, c’était : ‘’Est-ce que tu sais nager ?’’  Si vous aviez le malheur de répondre non, ils vous emmenaient pour vous jeter à la Seine. J’avais un bébé dans les bras, j’avais peur qu’on le tue, qu’il prenne un mauvais coup. Il n’avait que quelques mois. (…) Ce qui m’a sauvée, c’est cette femme. Elle a ouvert une porte cochère en bois, m’a attrapée par le bras et m’a fait entrer dans le hall de chez elle. (…) Sans cela, peut-être qu’aujourd’hui je ne serais pas là pour vous dire tout cela. (…) Il ne faut pas que les gens oublient ce que les Allemands ont fait aux juifs. Ils les ont exterminés. Nous, c’est pareil avec le 17 Octobre 1961. J’aimerais avant tout qu’on n’oublie pas. C’est important. Il faut reconnaître que c’est une date dans l’Histoire. C’est un jour triste pour nous, il ne faut pas l’oublier.»(8)

«Ça tirait de tous les côtés, les femmes et les enfants autour de moi avaient très peur»

«Monique Hervo a 92 ans. Elle a connu l’exode, les bombes, le mitraillage sous l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis, à la libération, son engagement scout lui fait escorter des déportés à leur retour du camp de Buchenwald. Elle est “marquée à vie”. Elle décide alors de s’engager au sein du Service civil international. En 1959, elle s’installe dans le bidonville de Nanterre, où vivent 10 000 Algériens. Le 17 Octobre, elle était dans le cortège quand les CRS ont tiré sur les manifestants qui arrivaient au pont de Neuilly. Elle les a ensuite secourus, soignés. Devenue Algérienne en 2018, elle veut laisser une trace de cette histoire vécue.»(8) 

Elle raconte :

le 17 au soir, je rentrais avec une petite équipe qui s’était engagée pour l’indépendance de l’Algérie. Je suis arrivée vers 6h du soir pour passer la nuit comme d’habitude. Tout le monde est sorti, sauf les femmes qui allaient accoucher. (…) On a descendu l’avenue qui allait au pont de Neuilly dans un silence impressionnant.

À 200 mètres, mais c’est difficile à situer parce que c’était en pente à l’époque, on a vu les CRS sur le pont de Neuilly. Et d’un seul coup, les CRS ont tiré. À balles réelles !  Ça tirait de tous les côtés, les femmes et les enfants autour de moi avaient très peur. (….) Le bidonville est devenu un hôpital de campagne. Brigitte, une assistante sociale française, et une amie sont venues soigner les blessés. On a fait comme on pouvait. Les médias en ont un peu parlé et le bilan ne correspondait pas à la réalité. C’est quelque chose dont il ne fallait pas parler. En 1999, Maurice Papon a intenté un procès à Jean-Luc Einaudi pour son livre sur les événements et l’emploi du mot ‘massacre’. J’ai témoigné. À la fin, le président a déclaré qu’il y avait bien eu un massacre.  (….) Je me sens proche des Algériens parce que j’ai connu les grands-parents et les parents. Pour moi, c’est l’humain qui compte.»(8)

Le mensonge d’État : la police au- dessus de toute critique

Interview2 par le site 20 minutes  sur le déroulement de la curée l’historien Fabrice Riceputi  déclare :

«  (…)Dès l’après-midi, commence une des plus grandes rafles de l’histoire de France, puisque la préfecture annonce qu’elle a embarqué en quelques heures 11.500 manifestants (…) les policiers jettent des Algériens morts, assommés ou encore vivants dans la Seine ou dans les canaux parisiens.(…)  Des gens sont morts plus tard de leurs blessures à l’hôpital. Certains qui ont été expulsés vers l’Algérie où ils étaient ensuite enfermés dans des camps gardés par l’armée où il y a eu également des disparitions. (…) Ce que disent les historiens, c’est qu’on ne saura jamais exactement le nombre de morts, mais ils avancent une fourchette pour la seule journée du 17 octobre, de la centaine de morts à plus de deux cents » (9).

«  (..) Maurice Papon  met en œuvre ce massacre, il [ndR]  dit à ses agents qu’ils seraient couverts quoi qu’il arrive. Il a appris les techniques de la « pacification coloniale » en Algérie, à Constantine où il a eu tous les pouvoirs dans l’Est algérien pendant plusieurs années.   Il a fait appel aux « forces de police auxiliaires », des harkis algériens, pour faire le plus sale boulot. Elles avaient l’habitude de faire des descentes meurtrières dans les bidonvilles, avec recours à la torture. C’est encouragé par le Premier ministre Michel Debré, hostile à l’indépendance de l’Algérie. C’est lui qui est au sommet de la chaîne de commandement  Ca fait partie de la stratégie de Debré de tenter de saboter le processus de négociation en cours. Quant à de Gaulle, il laisse faire. On dit que, quand il a appris ce qu’il s’était passé, il aurait dit : « inadmissible, mais secondaire ». (9)

Jean-Luc Einaudi, chercheur de vérité 

Dans toute cette tragédie, un homme a eu le courage d’affronter l’omerta. Jean-Luc Enaudi, Frédéric Bobin et Antoine Flandrin en parlent :

«L’historien franc-tireur, éducateur de jeunesse aura consacré près d’un quart de siècle à exhumer de l’oubli une tuerie unique dans l’histoire contemporaine de la France. On ne dira jamais assez ce que l’actuelle connaissance – encore incomplète – du 17 Octobre 1961 doit au travail de bénédictin de Jean-Luc Einaudi, à son combat infatigable contre la raison d’État L’œuvre pionnière d’Einaudi, La Bataille de Paris (Seuil, 1991), est le grand tournant historiographique autour du 17 Octobre. Sa parution brise la chape de silence sur l’ampleur des rafles émaillées de violences que le pouvoir gaulliste déchaîna à l’époque contre une manifestation pacifique du Front de libération nationale (FLN) au cœur de Paris. Einaudi avance le chiffre d’au moins «200 morts» quand le bilan officiel n’évoquait que trois morts. En 1997, Einaudi défraie à nouveau la chronique, à Bordeaux, lors du procès d’assises de Maurice Papon, ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde (1942-1944) mis en cause dans la déportation de 1 500 juifs. Le même Papon avait supervisé la répression de 1961 en sa qualité de préfet de police alors en poste à Paris.(10)

Jean-Luc Einaudi qui fut l’un des premiers avec Pierre Vidal-Nacquet à donner une visibilité à cette tragédie sur laquelle régna une omerta d’une trentaine d’années. Se basant sur une documentation et sur les faits malgré l’impossibilité d’accès à certaines archives toujours pas déclassifiées, Jean-Luc Einaudi décrit la curée.

«Des milliers de personnes sont raflées, tabassées, violentées. Des centaines sont tuées dont plusieurs dizaines par noyade. Pour ma part, j’estime les noyés à une soixantaine de personnes et je pense qu’il y a eu en quelques jours environ 400 personnes tuées. Les morts et les violences policières s’étalent du mardi 17 octobre jusqu’au dimanche qui suit (…) Tous les policiers et gendarmes qui ont tapé et tué l’ont fait avec la conviction de l’impunité.»(10)  À l’issue d’une étude fouillée qui a demandé plusieurs années, Jean-Luc Enaudi en est venu à l’affirmation qu’il s’agit d’un mensonge d’État. Dès le départ, il y a eu un véritable travail de mise en œuvre de mensonge d’État. Comme le nombre de cadavres était important, il a bien fallu trouver une explication. (…) Évidemment, l’amnistie décrétée en mars 1962 a facilité le travail de mensonge puisqu’elle couvre tous les faits de cette époque concernant le maintien de l’ordre. Tout ce qui cherchait à faire éclater la vérité était interdit et saisi comme le livre Ratonnades à Paris de Pierre Vidal-Nacquet.(11)

Maurice Rajsfus met en lumière et dénonce les crimes policiers. Il décrit un épisode encore méconnu, la répression de manifestants nord-africains le 14 juillet 1953 à Paris.

(…) La police ouvre le feu : bilan, 7 morts (6 ouvriers algériens et un ouvrier français, militant de la CGT) et une centaine de blessés. Les massacres du 17 Octobre n’ont pas provoqué en France de grandes réactions de protestation. Pierre Vidal-Naquet avait appelé le 17 Octobre 1961 «ce jour qui n’ébranla pas Paris». Jean-Luc Einaudi va plus loin, en affirmant que la chasse à l’homme ne concerne pas seulement la journée du 17 Octobre. Il raconte aussi bien comment depuis des mois et des mois à Paris, non seulement, et dans d’autres villes, des Algériens étaient tués ; l’apogée sera le 17 Octobre, sans oublier le 8 février 1962 avec la répression et les morts de Charonne. il n’y a évidemment pas un mot sur le 17 Octobre 1961, mais par contre on parle de tragédie nationale à propos des morts de Charonne, tout en parlant d’actes d’individus incontrôlés, de dérapages, et en ne mettant jamais en accusation la police comme corps répressif.(12) 

Emmanuel Macron doit reconnaître le massacre du 17 Octobre 1961 

Cette injonction est celle d’un éditorial du journal le Monde ! Curieusement, on n’a plus souvenance tant la ligne éditoriale de ce journal, que de Gaulle et Hubert Beuve Mery voulaient de référence, avait dérivé pour devenir méconnaissable. Nous lisons à propos de la nécessaire reconnaissance du massacre des innocents :

«Un acte manque encore pour dépasser les traumatismes liés à la plus grande répression contre une manifestation en Europe depuis 1945 : la reconnaissance officielle par l’État de sa responsabilité, de celle des hauts dirigeants et de la police de l’époque dans la tuerie de manifestants algériens. À première vue, la répression du 17 Octobre 1961 au cours de laquelle la police parisienne se livra à un massacre contre ceux que l’on appelait alors les ‘’Français musulmans d’Algérie’’ est une affaire classée.  Il a fallu vingt ans pour que la France commence à sortir de l’amnésie sur la plus grande répression contre une manifestation. Puis deux autres décennies ont été nécessaires pour que la réalité de l’événement — une rafle en plein Paris visant 12 000 personnes ; des tabassages de masse ; des morts, au moins cent-vingt, dont certains tués par balle et jetés à la Seine — soit établie et qu’une plaque commémorative soit scellée sur le pont Saint-Michel, à l’initiative du maire de Paris. Pourtant, un acte manque encore pour dépasser les traumatismes vécus par les survivants du massacre et transmis à leurs descendants.»(13)

Chronique d’un racisme ordinaire  

L’omerta  sur ces massacres, fut totale pendant plus de deux décennies   Pourquoi l’oubli ? Il y avait là une convergence d’intérêts pour entretenir l’ignorance et l’oubli. En France, ce fut une véritable conspiration du silence des pouvoirs successifs, qui, à des degrés divers, sont complices. Les tueries de Charonne  huit communistes français  ne passèrent pas inaperçues.  La Gauche manifesta ; il y eut 1 million de personnes dans les rues !  C’est dire si le  Deux poids Deux mesures était ( est ?)  structurel  et pourtant les suppliciés du 17 octobre étaient encore  Français mais…musulmans , arabes !Même les harkis  ( commando spécial) furent de la partie pour «ratonner leurs frères». 

C’est de fait l’histoire d’un racisme ordinaire. Les morts seraient des sous-hommes et l’impunité est proclamée sans qu’il y ait justice.  Ce qui s’est passé le 17 Octobre 1961 et les jours suivants est analogue  en cruauté les nuits de cristal du IIIe Reich et même les déportations du camp de Drancy où de la même manière plus de 12 000 personnes furent parquées, hommes, femmes, enfants. Comme pour les juifs avec le Vel D’hiv, les transports furent réquisitionnés, ce sera la RATP.  Drancy sera remplacé par le Palais des sports, Sans verser dans la concurrence victimaire les autorités de police en 1942 n’ont  pas été responsables directement du supplice d’aucun juif contrairement à ce qui s’est passé ce 17 Octobre où ce fut la haine à l’état pur    

Personne ne doit en réchapper !. Il n’est pas étonnant de ce fait  qu’à titre d’exemple la jeune collégienne  Fatima  Beddar   sera jetée dans la Seine.  Pour l’histoire  :

«  (…) Son père, Hocine Bedar, mobilisé au début de la seconde guerre mondiale, a été fait prisonnier en 1940. Le jeune soldat s’évade, rejoint le forces françaises et participe à la libération, dans la campagne d’Italie, puis en France, au sein des tirailleurs algériens, avant d’être démobilisé en 1945. A la libération, Hocine Bédar,  fait venir sa famille, avant que la guerre d’Algérie ne le rattrape. Fatima avait cinq ans à son arrivée en France. Elle grandit au sein d’une famille de militants nationalistes, son père milite à la fédération de France du FLN. (…)  Quand le FLN lance son appel à une manifestation pacifique, elle brave l’interdit parental pour y prendre part. Faisant mine de se rendre au collège, emportant avec elle son cartable, la jeune fille se rend à la manifestation. Elle n’en reviendra jamais. Le 31 octobre 1961, on retrouvera le corps de la jeune collégienne noyé dans la canal de Saint-Denis (…) « Mon père a combattu pour la France durant la seconde guerre mondiale, on lui a enlevé sa fille » a déclaré, samedi, Djoudi, le frère de Fatima. » (14).

Conclusion

Plus que jamais  les justes mots de Pierre Bourdieu cités plus haut sont d’une brûlante actualité.   À l’occasion du soixantième anniversaire du pogrom du 17 Octobre 1961, selon le mot de l’historien Pierre Vidal-Naquet, nous nous attendions à des paroles fortes du président de la République Emmanuel Macron qui permettraient d’apaiser les tensions algéro-françaises après les propos incompréhensibles du 30 septembre, car la commémoration du 17 Octobre 1961, ce n’est pas seulement la commémoration de la sanglante répression mais le début d’un dialogue responsable sur une vision commune et apaisée pour l’avenir. Il n’en fut rien. Le président Macron se contente de parler de faits inexcusables. C’est quelque part un recul par rapport à ce qu’avait affirmé François Hollande en 2012.

«La République reconnaît avec lucidité ces faits à propos de la sanglante répression de la manifestation des Algériens à Paris le 17 Octobre 1961. Cinquante-et-un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes.»

C’était le 17 octobre 2012. Ce communiqué laconique fut présenté comme un geste majeur et l’Élysée croit pouvoir solder sa dette pour les massacres de masse prémédités, des nuits de cristal, un certain 17 Octobre 1961.  

Nous aurions pensé qu’avec les premiers pas du candidat Macron sur les crimes contre l’humanité, les déclarations du président Macron seraient du même ordre et ouvriraient réellement la voie à une meilleure compréhension. Il n’en fut rien. Les messages distillés à doses homéopathiques problématisent cette reconnaissance qui grandirait la France. Nous l’avons vu avec les États-Unis qui ont regardé leur Vietnam dans les yeux. Il est vrai que la zemmourisation actuelle des esprits est aussi ignoble que la lepenisation toujours actuelle est en train de réinitialiser le logiciel du bon vieux temps des colonies en ouvrant la boîte de Pandore de tous les revanchards et les nostalgériques qui transmettent par méthode épigénétique l’ADN de la haine à la nouvelle génération. L’extrême droite se sent pousser des ailes et se prépare à gouverner.  

Cette occasion ratée remet aux calendes grecques toute vision commune du futur car à cette cadence de la reconnaissance légitime et lucide, il faut au moins un siècle pour venir à bout de la reconnaissance d’une faute imprescriptible. Souvenons-nous qu’il a fallu 45 ans pour que le pouvoir en France admette que les événements d’Algérie soient reconnus enfin comme une guerre. La reconnaissance serait une preuve que la colonisation ne fut pas une œuvre positive et que les statistiques et études historiques permettent d’avancer le chiffre de 6 millions de morts comme conséquence de cette tragédie qui a démarré un matin de juillet 1830 où un peuple a failli disparaître par cette politique du talon de fer mais aussi du fait d’un prosélytisme débridé pour évangéliser. 

Vouloir regarder vers le futur ne nous exonère pas d’un droit d’inventaire conjoint car il est immoral de faire passer par perte et profit ce génocide à bas bruit sur 132 ans. Rien n’interdira  ensuite aux deux peuples algérien et français d’envisager une coopération dans l’égale dignité et peser, ce faisant, dans cette Méditerranée qui a plus que jamais besoin de stabilité.

Je ne veux pas terminer ce plaidoyer sans convoquer le génie de l’immense écrivain Kateb Yacine qui, s’adressant au peuple français, seul juge, en définitive, écrivit ce poème tout en douceur et fermeté et lui rappelant de se souvenir de sa Révolution pour trouver des similitudes avec le combat des Algériens pour la liberté :
«Peuple français, tu as tout vu
«Oui, tout vu de tes propres yeux
« Tu as vu notre sang couler.
«Tu as vu ta police assommer les manifestants.
«Et les jeter dans la Seine.
«La Seine rougissante
«N’a pas cessé les jours suivants
«De vomir à la face du peuple de la commune.
«Ces corps martyrisés
«Qui rappelaient aux Parisiens
«Leurs propres révolutions
«Leur propre résistance
«Peuple français, tu as tout vu
«Oui tout vu de tes propres yeux,
«Et maintenant vas-tu parler ?
«Et maintenant vas-tu te taire ?»(16)
Kateb Yacine  (La gueule du  Loup 17 octobre 1961) 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique

 

Notes

1. Pierre Bourdieu : Le 17 Octobre 1961, un crime d’État à Paris, Edits La Dispute, mai 2001.
2. Chems Eddine Chitour https://www.lexpressiondz.com/chroniques /l-analyse-du-professeur-chitour/un-crime-detat-non-reconnu-au-nom-du-racisme-252415
3. https://campvolant.com/ 2015 /10/09/ 17-octobre-1961-il-y-a-du-sang-dans-paris-par-sorj-chalandon/
4. Pascal Riché Http: //rue89.nouvelobs. com/2012/10/18/ guerre-des-chiffres-combien-de-morts-le-17-octobre-1961-236329
5. O. Boudaoud : Du PPA au MTLD, mémoire d’un combattant.p.187-188, Ed. Casbah 2007
6. Nadjia Bouaricha https://algeria-watch.org/?p=62395 El Watan, 17 octobre 2016
7. BenaoudaLebdaihttps://www.lexpressiondz.com/ nationale/le-17-octobre-1961-raconte-par-un-americain-349513
8. https://webdoc.france24.com/17octobre1961-manifestation-algeriens-paris-massacre-victimes/chapitre-2.html
9. https://www.20minutes.fr/paris/3149295-20211016-massacre-17-octobre-1961-policiers-jete-algeriens-morts-assommes-encore-vivants-seine Propos recueillis par Guillaume Novello

10. FrédéricBobinetAntoineFlandrinhttps://www. lemonde.fr/idees/article/2021/10/15/ massacre-du-17-octobre-1961-jean-luc-einaudi-pionnier-et-heros-moral_6098457_ 3232.html
11. LÉtat continue de cacher des preuves : Entretien avec Jean-Luc Einaudi. Le Nouvel Observateur 17 octobre 2002.
12. M. Rajsfus : 1953, un1 4 juillet sanglant. Ed Agnès Alternative libertaire n° 118 30 05 2003.
13. https: //www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/15 /emmanuel-macron-doit-reconnaitre-le-massacre-du-17-octobre-1961_6098505_3232.html

14. Hassane Zerrouky : https://www.humanite.fr/node/425925

15. https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/171021/dans-la-gueule-du-loup-poeme-de-kateb-yacine

Article de référence :  Chems Eddine Chitour https://www.lesoirdalgerie.com/contribution/ pogrom-du-17-octobre-1961-histoire-dun-racisme-ordinaire-69296

 

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Loi de vigilance sanitaire, en direct de l’Assemblée nationale. Quelques extraits

Le gouvernement exige une nouvelle fois les pleins pouvoirs pour bloquer nos libertés et ce enjambant les élections. Il appelle cela une boite à outils ! Mais comme répond un député, cette boite à outils devrait être dans les mains du parlement et non de l’exécutif d’autant que l’épidémie en France a disparu et que personne ne le nie plus, même pas le pouvoir.

Les citoyens devant l’assemblée :

Des députés au parlement exigent des limites

Aurélien Pradié LR : la société du pass sanitaire n’est pas la société que vous voulez. NOUS DEVONS NOUS INQUIÉTER AUTANT DE LA SANTE DE LA DEMOCRATIE QUE DE CELLE DE NOS CONCITOYENS

le député José Evrard proteste contre cette politique d’atteinte aux libertés et rappelle la protestation importante dans le même temps devant l’Assemblée nationale que les médias ignorent !

« Vous massacrez les Français ! »

Prolongation de l’état d’urgence sanitaire, grosses tensions. le 1er article est adopté :

 

 

par le député Ratenon : dénonciation de la violence du gouvernement et rappel du gazage des soignants en Martinique.

également en commission

« Nous les pas plus, nous les pas moins ». Il est très choqué, car le ministre de la Santé est parti sans même lui répondre. Indifférence aux gueux, indifférence aux députés, des gueux comme les autres, probablement.

Lors de la commission des lois, le député JH Ratenon (LFI La Réunion) a interpellé O. Veran sur le pass sanitaire et les revirements du gouvernement.

O. Véran est parti sans avoir pris la peine de lui répondre.

« Le ministre de la Santé vient de faire la démonstration d’un total mépris des députés d’outre-mer, il refuse de répondre à nos questions, nos remarques, peut-être est-il en flagrant délit de mensonges ou tout simplement est-ce un réflexe colonial, et je dénonce cela avec la plus grande fermeté.

Aujourd’hui nous pouvons nous exprimer pour défendre l’intérêt de nos citoyens, des citoyens qui souffrent énormément de la politique de ce gouvernement et notamment du comportement sectaire de ce ministre de la Santé.

Je voudrais dire que ce comportement n’a pas sa place dans la République Française. »

Le député Ratenon

Via :

 

Le député François Ruffin se révolte contre cette nouvelle loi :

Et l’irrespect permanent pour nos représentants après la fête sans masque ni distanciation à l’Élysée il y a quelques jours, pourquoi nos députés devraient porter cette muselière tellement symbolique de leur interdiction de parler, d’exister.

Ainsi cette fois, des élus de droite comme de gauche dénoncent la perte de nos libertés

Enfin ils critiquent le projet de maintien du régime transitoire de sortie de l’État d’urgence sanitaire. Ils évoquent un « chèque en blanc », dans un « état d’exception » qui devient « la norme ».

« C’est le passe sanitaire à vie », a critiqué la candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen,

La communiste Karine Lebon a dénoncé un « déni de démocratie » et l’insoumise Mathilde Panot des décisions prises au gré « des ordres et des contre-ordres de Jupiter ».

le LR Philippe Gosselin a défendu en vain une motion de rejet contre cette « banalisation de l’état d’urgence ».

la député Emmanuel Ménard confirme : Des mesures d’exception sanitaire jusqu’à cet été ? Non, ça suffit !

Mais trop d’absents, même si certains se battent avec conviction. Comparez à quelques minutes près :

Le SECRET MÉDICAL ÉCRASÉ

À l’occasion de cette extorsion de prolongation de l’état d’urgence, le ministre piétine encore plus le Secret médical : Olivier Véran veut autoriser les directeurs d’établissements à savoir si votre enfant est vacciné. Les maires n’ont pas connaissance des fichés S, mais on saura si les enfants seront ou pas vaccinés.[1]

Les maires n’ont pas connaissance des fichés S, mais on saura si les enfants seront ou pas vaccinés. De quoi laisser rêveur Kim Jong-un. Mais peut-on envisager un amendement qui dévoile le statut vaccinal des sénateurs, députés et membres du gouvernement… ou bien tout ce beau monde restera-t-il exempté ?[2]

Si certains se battent pour nos libertés, d’autres en rajoutent, voire se ridiculisent comme la députée MODEM Sophie Mette, qui a osé déclarer :

« Pourtant, en dépit des critiques souvent stériles et excessives, jamais nous n’avons dévié de cette ligne — exigeante — qui porte pleinement ses fruits : la campagne de vaccination et le passe sanitaire sont une réussite. On compte 5 000 nouvelles contaminations par jour, en baisse régulière, et la décrue des hospitalisations, ainsi que des décès, est considérable. »

Ou comment confondre la confiance dans le vaccin et l’obligation d’être vacciné pour garder son emploi. Les 300 000 soignants qui ont refusé l’injection dangereuse (devant les nombreux accidents rencontrés depuis janvier) sont bannis de l’hôpital qui ne peut plus fonctionner, bannis de leurs amis qui ne comprennent pas, devant la publicité honteuse des médias. Combien de dépressions et de suicides, de soignants, de pompiers ?

Le député de Paris Pierre-Yves Bournazel en a rajouté une couche et commis cette phrase historique :

« Quelle est la raison d’être du passe sanitaire ? Il ne vise pas à restreindre nos libertés. Au contraire, c’est le seul moyen de retrouver notre liberté de déplacement en toute sécurité et de préparer sereinement l’avenir. »

Montrer ses papiers pour prendre un café ou assister à un concert, ça s’appelle retrouver sa liberté de déplacement ! La paix c’est la guerre, on commence à connaître Orwell par cœur !

LREM se défend curieusement alors que l’épidémie est terminée et de nombreux autres périls même sanitaires guettent les Français comme la dépression (voir le taux d’antidépresseurs prescrits) ou la tuberculose renaissante.
Le ministre a justifié cette proposition de loi par la nécessité de « rester vigilants, acteurs, actifs pour ne pas laisser la moindre prise au virus ».

Le gouvernement a insisté sur l’importance de la troisième dose du vaccin, « fondamentale » pour les plus fragiles, plus de 65 ans et personnes malades. « À terme, 22 millions de nos concitoyens sont appelés à recevoir ce rappel », a-t-il précisé. Donc un pseudovaccin qui ne protège pas, mais qu’il faut éternellement renouveler… Cela ne vous pose-t-il pas de question ?

Rappelons qu’il y a moins de vingt morts par jour de covid contre plus de cinq cents décès de cancer. Il laisse bien la moindre prise au crabe, mais aussi aux suicides qui se multiplient. Ensuite le ministre s’est échappé. Pourquoi répondre aux députés qui finalement sont traités honteusement comme des riens comme tous les autres français.

La validité du passe pour les plus de 65 ans et les plus fragiles pourrait aussi être soumise à l’injection d’une troisième dose de vaccin. « C’est une possibilité », a confirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

La prorogation du passe sanitaire est discutée dans une précipitation inouïe — POURQUOI UNE PROCÉDURE D’URGENCE ? — à l’Assemblée nationale

On notera les propos hallucinés du rapporteur Jean-Pierre Pont… et l’amendement courageux porté par le macroniste parisien Pacôme Rupin.[3]

Il faut absolument lire l’extravagant rapport sur le passe sanitaire rendu par le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont, rapporteur de la loi scélérate qui proroge le passe sanitaire sans raison… sanitaire ! Ce texte digne de la propagande stalinienne à ses meilleures heures (..)

On récapitule : passe sanitaire grande réussite, qui a permis d’endiguer la quatrième vague, et de rendre aux Français la liberté que le virus leur avait volée.

Pas un mot sur la société de surveillance, pas un mot sur le crédit social, pas un mot des manifestations qui se déroulent chaque samedi en France, pas un mot sur les milliers de suspensions prononcées dans les hôpitaux.

Mais il est vrai que si l’on oublie ce point de détail, où 30 % des soignants n’ont accepté le vaccin que sous la menace de perdre leur emploi, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

LE PROJET DE LOI CONTINUE À ÊTRE DISCUTÉ CE JOUR ET DEMAIN AU PARLEMENT

Joignons nos députés dont certains répondent rapidement. Écrivez-leur votre propre missive ou envoyez-leur une lettre ouverte

Participez à leur information. Comme beaucoup de nos familles, ils ont été désinformés par le gouvernement, les médias et ont reçu très peu d’éléments de réflexion véritables. Certains comme le ministre qui répond aux députés craignent encore ce virus mythique, quand ils feraient mieux de craindre le cancer ou des effets secondaires de l’injection génique.

Notes

[1] Marcel [email protected]

[2] Secret médical : Olivier Véran veut autoriser les directeurs d’établissements à savoir si votre enfant est vacciné (lemediaen442.fr)

[3] Passe sanitaire : quand les députés macroniens mangent des champignons hallucinogènes – Nouveau Monde (nouveau-monde.ca)

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Au Canada, un pays soi-disant bienveillant qui se targue d’être inclusif, le totalitarisme du Covid est devenu manifeste avec la décision que bientôt seules les personnes entièrement vaccinées pourront voyager.

L’obligation de se faire vacciner a également été imposée aux travailleurs de la santé, aux employés municipaux et aux fonctionnaires fédéraux. En fait, dans le cadre de ce que le premier ministre Justin Trudeau a appelé l’une des politiques les plus strictes au monde en matière d’obligation vaccinale, les Canadiens non vaccinés sont de plus en plus restreints/exclus non seulement du travail, mais aussi de la vie sociale. On prétend que cela est fait pour leur bien-être et leur santé. Je soutiens cependant que ce n’est rien d’autre que du « fascisme médical ».

Il y a quelques mois, les médias du monde entier ont fait beaucoup de bruit lorsque le gouvernement du Canada a versé des larmes de crocodile sur l’emprisonnement, la torture, la privation de nourriture et le meurtre d’enfants autochtones dans le cadre de l’horrible système des « pensionnats ». Nous étions censés croire que le gouvernement se souciait soudainement d’une population qu’il avait toujours cherché à éliminer.

Mais, en plus des nombreux exemples qui prouvent que ce ne sont que des discours de façade, il est devenu clair, depuis plus d’un an et demi, que le gouvernement se moque bien des Canadiens, un point c’est tout.

Dans le cadre d’un des plus longs confinements au monde, les Canadiens ont vu leurs entreprises fermées, ont été privés de contact avec leurs aînés, ont été empêchés de pratiquer leur culte, d’organiser des réunion ou des fêtes pendant les vacances (alors que les dirigeants canadiens, eux, s’exemptaient des règles) et, plus grave encore, ont été privés de soins médicauxessentiels – tout cela au nom de la santé publique.

Les Canadiens, qui ont une immunité naturelle affirment qu’on leur a dit que ce n’était pas suffisant pour entrer dans le pays.

À partir du 30 octobre, seules les personnes vaccinées pourront prendre l’avion ou le train au Canada. Si un grand nombre de Canadiens se sont fait vacciner, beaucoup d’autres ont des inquiétudes légitimes quant à la sécurité des vaccins.

Lorsque le Dr Byram Bridle, professeur agrégé d’immunologie virale – un expert reconnu en vaccinologie – a refusé la vaccination parce qu’il avait une immunité naturelle, il a été tourné en dérision par les médias et banni de l’Université de Guelph. Il a précisé qu’il était « un amoureux des vaccins et un innovateur dans ce domaine« , mais qu’il s’inquiétait du « lien possible entre l’inflammation cardiaque qui voit apparaître et ces vaccins COVID-19« .

Je savais déjà qu’il était peu probable, étant donné les circonstances, que je puisse rendre visite à ma famille au Canada, et les nouvelles règles du  » pas de piqure, pas de voyage  » règlent la question en ce qui me concerne.

Mais, pour les personnes qui vivent au Canada, il ne s’agit pas seulement de la possibilité de voir des êtres chers. Pour certaines personnes, ces nouvelles règles sont une question de vie ou de mort : elles peuvent les empêcher de recevoir des soins médicaux vitaux et/ou de gagner leur vie.

C’est le cas d’une chercheuse italienne vivant au Canada depuis 2001, à qui on a diagnostiqué cette année-là une sclérose en plaques. J’ai récemment  échangé avec Valentina Capurri sur la façon dont l’obligation vaccinale va l’affecter.

Elle m’a expliqué qu’à la suite de son diagnostic de sclérose en plaques, on lui avait proposé de participer au programme d’essai d’un nouveau médicament. Bien que cela soit risqué, elle avait accepté pour différentes raisons, notamment parce que cela lui assurerait les soins de santé et les médicaments qu’elle ne pouvait pas s’offrir en tant qu’étudiante internationale alors seule.

Elle m’a décrit l’importance de cet essai, qui a duré douze ans.

« De nombreuses personnes souffrant d’effets graves de la sclérose en plaque auraient pu bénéficier de ces médicaments. Malheureusement ça n’a pas été le cas parce qu’on ne peut pas administrer largement un médicament dont les effets peuvent se révéler néfastes. »

Tous les nouveaux médicaments, ou vaccins doivent habituellement passer par des essais comme celui-ci, a-t-elle souligné.

« Mais rien de tout cela n’a été fait dans ce cas précis. C’est donc ce qui m’a rendue un peu méfiante à l’égard des vaccins Covid. »

Depuis un an et demi, dit-elle, elle n’a pas été autorisée à voir son neurologue, tous les rendez-vous médicaux à son hôpital de Toronto ont été annulés et remplacés par des consultations téléphoniques. Pas de visites physiques, pas d’IRM, seulement des appels téléphoniques.

« En 2003, quand il y a eu le SRAS, j’avais l’habitude d’aller une fois par mois à l’hôpital. Malgré le fait que le SRAS avait alors un taux de mortalité beaucoup plus élevé que le Covid, nous étions quand même autorisés à entrer régulièrement à l’hôpital. Aucune de nos visites n’a été annulée à l’époque, comme c’est le cas aujourd’hui. »

 Comme ni elle ni son mari canadien ne se feront vacciner, ils vont perdre leur emploi et ne pourront plus payer les médicaments onéreux dont elle a besoin.

« On me prive de mon emploi et de ma capacité à subvenir à mes besoins, simplement parce que j’exerce mon droit à ne pas subir une procédure médicale expérimentale. C’est pire que le fascisme, c’est absolument épouvantable ».

De plus, les personnes ayant besoin d’une greffe d’organe risquent maintenant de se la voir refusée s’ils ne consentent pas aux piqures obligatoires.

Parmi les autres Canadiens suspendus sans salaire pour leur refus de se faire vacciner figurent des centaines de travailleurs hospitaliers, dont des infirmières. Le genre de personnes qui ont normalement quelques connaissances  dans le domaine de la santé…

Et, en août, le Dr Rochagné Kilian, médecin urgentiste et médecin de famille, a démissionné pour protester contre les pressions violentes et immorales exercées sur les Canadiens pour qu’ils se fassent piquer.

Alors que les travailleurs médicaux et les Canadiens moyens sont obligés de renoncer à leur emploi, se voient refuser des soins médicaux et sont mis au ban de la société, le gouvernement a clairement montré que l’adage : « Fais ce que je dis mais pas ce que je fais », s’applique toujours.

Le premier ministre Trudeau a déclaré que tous les travailleurs fédéraux seraient obligés de se faire vacciner, mais il s’avère que ce n’est pas le cas. Selon un article du Toronto Sun, environ 70 % de la main-d’œuvre fédérale sera exemptée de la vaccination, notamment les juges fédéraux, les inspecteurs des abattoirs, les gardiens de parc, les postiers, les contrôleurs fiscaux, le personnel de la Chambre des communes et du Sénat, les soldats, les marins et le personnel des forces aériennes, ainsi que les employés de Postes.

Le Canada ne se préoccupe même plus de logique. C’est le fascisme médical pur et simple pour la majorité des Canadiens.

Avec l’introduction de la vaccination obligatoire, ce n’est qu’une question de temps avant que le Canada n’atteigne le totalitarisme de la Lituanie, où les personnes non vaccinées sont presque totalement exclues de tous les domaines de la société.

S’il vous plaît, prenez une seconde pour vous demander s’il s’agit vraiment encore de santé publique !

Eva Bartlett

Article original en anglais :

‘It’s absolutely appalling’: Unvaccinated Canadians become social outcasts and the new persecuted minority, RT, le 21 octobre 2021.

Traduction : Dominique Muselet

Photo en vedette : manifestation à Montréal, le 14 août 2021, photo par Micheline Ladouceur.

 

Eva Bartlett est une journaliste indépendante et une militante canadienne. Elle a passé des années sur le terrain à couvrir les zones de conflit au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Palestine (où elle a vécu près de quatre ans). Suivez-la sur Twitter @EvaKBartlett.

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Manifestation silencieuse – Première ligne de nos héros

octobre 21st, 2021 by SecondsPointsVues

Manifestation du 15 octobre devant le parlement à Québec.

Un événement initié par Maxime Ouimet et refus globalqc.org

En partenariat avec ReinfoCovid (Québec) et CEDH

« Ensemble Vainqueurs »

« Témoigner pour briser le silence »

Pour voir la vidéo :

https://rumble.com/vnve3r-manifestation-silencieuse-premire-ligne-de-nos-hros.html

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Quand l’Occident voulait aller en Chine

octobre 21st, 2021 by Pepe Escobar

Oubliez le tambourinage incessant de la Guerre froide 2.0 contre la Chine. Oubliez les simples d’esprit des groupes de réflexion qui projettent leurs vœux pieux sur la perpétuelle « fin de la montée en puissance de la Chine ».

Oubliez même les quelques esprits sains à Bruxelles – oui, ils existent – qui affirment que l’Europe ne veut pas contenir la Chine, mais s’engager, ce qui signifie faire des affaires.

Voyageons dans le temps jusqu’à il y a près de deux millénaires, lorsque l’Empire romain était fasciné par les opportunités commerciales offertes par ces terres « mystérieuses » de l’Est.

Après la chute de Rome et de la moitié occidentale de l’Empire au Ve siècle, Constantinople – la seconde Rome – qui était en fait grecque, est devenue l’incarnation maximale des seuls vrais « Romains ».

Pourtant, contrairement aux Grecs hellénistiques qui suivaient Alexandre le Grand et qui étaient si attirés par l’Asie, les Romains, de la fin de la République à l’établissement de l’Empire, ont été empêchés d’aller plus loin sur la route, car ils étaient toujours bloqués par les Parthes : n’oubliez jamais la spectaculaire défaite romaine à Carrhae en 53 av.

Pendant plus de quatre siècles, en fait, le limes oriental de l’Empire a été remarquablement stable, allant des montagnes de l’Arménie orientale au cours de l’Euphrate et aux déserts de Syrie et de Mésopotamie.

Nous avions donc en fait trois limes naturels : montagneux, fluvial et désertique.

La stratégie globale de Rome consistait à ne pas laisser les Parthes – puis les Perses – dominer totalement l’Arménie, atteindre la mer Noire et dépasser le Caucase pour atteindre les plaines russo-ukrainiennes et progresser vers l’Europe.

Les Perses, quant à eux, se sont limités à renforcer les frontières de l’Euphrate, qui n’ont été brisées que plusieurs siècles plus tard, par les Turcs seldjoukides à la fin du XIIe siècle et les Mongols au début du XIIIe siècle.

Il s’agit d’une fracture absolument cruciale dans l’histoire de l’Eurasie – car cette frontière, perpétuée plus tard entre les empires ottoman et perse, est toujours vivante aujourd’hui, entre la Turquie et l’Iran.

Elle explique, par exemple, la forte tension actuelle entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, et elle continuera d’être exploitée sans relâche par les acteurs du « diviser pour régner ».

Suivre les traces des caravanes

Un événement extraordinaire s’est produit en l’an 166 : Des marchands romains sont arrivés à la cour de l’empereur chinois Huan-ti, le 27ème empereur de la dynastie Han. L’Histoire des Han nous apprend qu’un « envoyé romain » – probablement envoyé par nul autre que l’empereur Marc-Aurèle – a été reçu par Huan-ti à Luoyang.

Ils ont voyagé via ce que les Chinois du XXIe siècle rebaptiseront la Route maritime de la Soie – de l’océan Indien à la mer de Chine méridionale jusqu’au nord du Vietnam, puis par voie terrestre jusqu’à Chang’an – l’actuelle Xian.

Les Romains achetaient de la soie en Asie depuis la fin du Ier siècle avant J.-C., depuis le pays de « Seres » sur lequel de nombreux spécialistes ne sont pas d’accord : certains affirment qu’il s’agissait de la Chine, d’autres du Cachemire.

Le commerce le long de la Route de la Soie s’effectuait en fait par toute une série d’intermédiaires : personne ne faisait tout le chemin dos à dos.

Les produits de l’industrie du luxe – soie, perles, pierres précieuses, poivre – en provenance de Chine, d’Inde et d’Arabie n’entraient en contact avec les marchands romains que dans l’une des légendaires plaques tournantes des « couloirs de communication » entre l’Orient et l’Occident : Alexandrie, Petra ou Palmyre. La cargaison était ensuite chargée dans les ports de la Méditerranée orientale jusqu’à Rome.

Le commerce caravanier était contrôlé par les Nabatéens, les Égyptiens et les Syriens. Les commerçants « romains » les plus efficaces étaient en fait des Grecs de la Méditerranée orientale. Le chercheur JN Robert a montré comment, depuis Alexandre, le grec était une sorte de langue universelle – comme l’anglais aujourd’hui – de Rome aux montagnes du Pamir, de l’Égypte aux royaumes issus de l’Empire perse.

Et cela nous amène à un personnage littéralement révolutionnaire : Maes Titianus, un commerçant gréco-macédonien qui vivait à Antioche, dans la Syrie romaine, au Ier siècle.

Avant même l’envoi de l’émissaire de Marc Aurèle à la cour des Han, Maes Titianus avait réussi à envoyer une importante caravane au-delà de l’Asie centrale, jusqu’au pays de Seres.

Le voyage fut épique – et dura plus d’un an. Ils sont partis de Syrie, ont traversé l’Euphrate, ont continué jusqu’en Bactriane (avec la légendaire Balkh comme capitale) via le Khorassan, ont traversé les montagnes du Tian Shan, ont atteint le Turkestan chinois, puis ont traversé le corridor du Gansu et le désert de Gobi jusqu’à Chang’an.

Depuis le légendaire Guide géographique de Claudius Ptolemy, la caravane Maes Titianus est reconnue comme la seule source de l’Antiquité classique décrivant complètement le principal corridor terrestre de l’ancienne Route de la Soie, de la Syrie romaine à la capitale chinoise.

Maes Titianus est allé jusqu’à Tashkurgan dans le Pamir. Carte : Wikipedia

Une super-autoroute Rome-Xian ?

Il est crucial de noter que la Bactriane, dans le nord de l’Afghanistan actuel, était à l’époque le limes oriental connu du monde, selon les Romains. Mais la Bactriane était bien plus que cela : un carrefour commercial clé entre la Chine, l’Inde, les Parthes et la Perse, et l’empire romain.

Les montagnes du Pamir – le « toit du monde » – et le désert du Taklamakan (« vous pouvez y entrer mais vous ne pourrez pas en sortir », dit le proverbe ouïghour) ont été pendant des siècles les principales barrières naturelles qui empêchaient l’Occident d’atteindre la Chine.

C’est donc la géologie qui a maintenu la Chine dans un splendide isolement par rapport à l’empire romain et à l’Occident. En termes militaires, les Romains puis les Byzantins n’ont jamais réussi à franchir cette frontière orientale qui les séparait des Perses. Ils n’ont donc jamais réussi à étendre leurs conquêtes jusqu’en Asie centrale et en Chine, comme Alexandre l’avait tenté.

En revanche, les Arabes, lors de l’expansion fulgurante de l’Islam, y sont parvenus. Mais c’est une autre – longue – histoire.

L’aventure de la caravane de Maes Titianus s’est déroulée pas moins d’un millénaire avant les voyages de Marco Polo. Cependant, Polo disposait de relations publiques beaucoup plus sophistiquées – et c’est ce récit qui est gravé dans les livres d’histoire occidentaux.

L’évoquer aujourd’hui, c’est rappeler les premiers pas des anciennes Routes de la Soie et la façon dont leur interconnexion reste gravée dans l’inconscient collectif d’une grande partie de l’Eurasie. Les peuples situés le long de ces routes comprennent instinctivement pourquoi un corridor commercial évolutif unissant la Chine, le Pakistan, l’Afghanistan, l’Iran et la Méditerranée orientale est tout à fait logique.

Le premier ministre parachuté Mario « Goldman Sachs » Draghi peut insister sur le fait que l’Italie est atlantiste, et peut constamment tourner en dérision la BRI. Mais les héritiers avisés de l’Empire romain voient que les partenariats commerciaux le long des couloirs de la nouvelle Route de la Soie sont tout aussi judicieux qu’à l’époque de Maes Titianus.

Pepe Escobar

 

illustration : La vieille ville de Khiva en Ouzbékistan. Certaines sections peuvent être du Ve siècle, mais les sections les plus solides ont été construites en 1686-88 et constituent la ville la plus intacte de la Route de la Soie.

Article original en anglais : When the West was itchin’ to go to China, Asia Times, le 15 octobre 2021.

Traduit par Réseau International

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L’UE se considère comme un acteur à part entière en Arctique et compte participer à l’élaboration des règles pour cette région.

C’est la conclusion qui découle de la stratégie de l’UE sur l’Arctique rendue publique par la Commission européenne.

Le document stipule que « l’Union européenne (UE) est présente dans l’Arctique. L’UE, en tant que puissance géopolitique, possède des intérêts aussi bien stratégiques qu’à court terme tant dans la partie européenne de l’Arctique que dans la région dans son ensemble. […] L’engagement total de l’UE dans les affaires arctiques est une nécessité géopolitique ». Entre autres, Bruxelles promouvra l’idée d’une interdiction totale d’exploitation des ressources minières et le refus d’acheter les hydrocarbures extraites dans cette région.

Depuis 2008, Bruxelles s’efforçait d’obtenir au moins le statut d’observateur dans le Conseil de l’Arctique, l’organisation qui réunit les huit États de l’Arctique (Danemark, Islande, Canada, Norvège, Russie, États-Unis, Finlande, Suède). Cette structure est parfois qualifiée de gouvernement fantôme de l’Arctique », car depuis 25 ans ses membres tentent de régler les questions clés de la région entre eux, sans accepter des acteurs en dehors de la région.

Le Conseil de l’Arctique possède des observateurs (des pays et des organisations), mais leurs droits sont sérieusement limités. Cependant, l’UE ne parvient même pas à obtenir ce statut. C’est pourquoi Bruxelles a renoncé aux vaines tentatives d’obtenir le statut d’observateur au Conseil de l’Arctique et a changé de tactique, en décidant d’agir de manière plus directe.

Bien que la stratégie de l’UE stipule que Bruxelles poursuivra ses tentatives d’obtenir le statut d’observateur au Conseil de l’Arctique, le fond de ce document se résume au fait que l’UE se considère en droit non seulement d’observer les processus en Arctique, mais également de dicter à cette région ses conditions.

La Commission européenne veut voir cette zone « sûre, stable, durable, paisible et prospère ». La stratégie souligne plusieurs menaces clés pour la région, notamment « une forte augmentation des activités militaires ». Avant d’expliquer qui est le principal fauteur de troubles ici – la Russie. Le document parle de « l’affirmation accrue de la présence russe dans les eaux et l’espace aérien arctiques ». Ce qui, d’après le document, préoccupe non seulement l’UE, mais également l’Otan. L’intérêt croissant de la Chine pour l’Arctique suscite également des suspicions en UE.

Toutefois, il n’est pas question d’intentions de se lancer dans une rivalité de force pour l’Arctique avec la Russie dans la stratégie (c’est l’Otan qui s’en charge). Alors que les pays de l’UE ont l’intention de coopérer plus activement dans les secteurs tels que la prévision stratégique, l’analyse géospatiale, la prévention d’incidents, les opérations de recherche et de sauvetage et le renforcement du potentiel de réaction aux situations d’urgence.

Mais la menace principale à laquelle l’Arctique est confrontée, selon le document, est le changement climatique.

La lutte pour l’environnement est le motif dont l’UE se sert pour se proclamer acteur à part entière dans la région.

Le document indique que « l’UE exerce une influence importante sur l’Arctique, par son empreinte environnementale et par sa demande de ressources et de produits originaires de la région ». La stratégie parle d’un ensemble de mesures que Bruxelles a l’intention d’entreprendre pour « lutter contre les grandes sources de pollution touchant les régions arctiques, dans l’atmosphère, sur terre et en mer, telles que les plastiques, les déchets marins, le carbone noir, les substances chimiques et les émissions du secteur des transports, et contre l’exploitation non durable des ressources naturelles ».

Le dernier point est particulièrement important pour la Russie. Le document précise: « À cette fin, la Commission travaillera avec ses partenaires à la mise en place d’une obligation juridique multilatérale consistant à ne plus autoriser aucune nouvelle augmentation des réserves d’hydrocarbures dans l’Arctique ou dans les régions contiguës ni l’achat de tels hydrocarbures, s’ils venaient à être produits. » En d’autres termes, il est question de projets de faire interdire globalement la production du pétrole, du charbon et du gaz en Arctique.

L’Arctique abrite 30% de toutes les réserves gazières non découvertes et 13% des réserves pétrolières de la planète. Les eaux de l’Arctique sont traversées par la Route maritime du Nord – l’itinéraire commercial le plus court entre l’Europe et l’Asie. La fonte des glaces fait de cet itinéraire une branche de transport attractive comparable aux canaux de Suez ou de Panama.

La Russie intensifie son activité en Arctique pour cet itinéraire et insiste qu’elle possède des droits particuliers. Les États-Unis et l’Otan jugent « illégitimes » les revendications maritimes de Moscou et renforcent leur présence militaire en Arctique. Depuis 2013, l’Alliance organise les exercices Arctic Challenge, et les États-Unis ont lancé la construction de trois brise-glaces à propulsion atomique.

En 2019, il a été annoncé que le Pentagone avait dû apporter des changements à la tactique de déploiement des forces en Arctique. Le commandant des forces des États-Unis et de l’Otan en Europe, Curtis Scaparrotti, a déclaré que le Pentagone avait ainsi réagi au renforcement du potentiel de défense de la Russie dans la région. Le général a expliqué que Washington était intéressé par la perspective en termes de ressource et économique de la Route maritime du Nord le long des frontières russes, mais Moscou y a déployé des radars et des systèmes de défense, ainsi qu’a construit des aérodromes supplémentaires.

Au même moment, le commandant de la marine américaine en Europe et en Afrique, l’amiral James Foggo, a déclaré que les États-Unis ne permettraient pas à la Russie et à la Chine de dominer en Arctique, car la Route maritime du Nord « n’est le lac de personne ».

Alexandre Lemoine

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L’intolérance des bien-pensants

octobre 21st, 2021 by Maryse Laurence Lewis

C’est un article rédigé par Mathieu Bock-Côté, envoyé par un ami, avec la mention « à lire absolument » qui m’a incité à entreprendre celui-ci. On évoque le congédiement de musiciens d’un orchestre, apparemment parce qu’ils seraient « blancs » et que l’on ne veut pas offenser les « Noirs » moins représentés dans l’ensemble. Le pays promouvant cette équité étant l’Angleterre, il est opportun de ne pas oublier que c’est précisément l’île qui vit surgir le mouvement des Skinheads. Lors d’une réunion, un jeune homme, dont la voix et les manières n’exsudaient rien de provoquant, se réclamait d’idéologie néo-nazie. Je lui ai demandé s’il accepterait de me donner ses arguments ou me décrire comment s’est effectuée son adhésion à cette orientation. Il m’expliqua donc, encore une fois sans brusquerie, qu’on lui avait raconté l’histoire des débardeurs d’un port anglais. Déjà assez mal rémunérés, pour un travail épuisant, tous furent congédiés. Leur patron s’empressa d’embaucher des immigrants, arrivés nombreux, affamés, prêts à accepter un emploi encore moins payé et des conditions de travail plus dures. En entendant son récit, cet étrange néo-nazi ne se doutait pas qu’il me servait le meilleur argument possible, contre les partisans de cette dérive xénophobe. ¹

Faire des doubles victimes au lieu de cibler les vrais responsables

Quel que soit le niveau intellectuel des individus, tous réfléchissent, mais certains s’arrêtent trop vite. Leur interprétation n’englobe alors qu’une parcelle de ce qu’il est possible de comprendre. Si les débardeurs n’avaient pas opté pour une conclusion hâtive, ils se seraient aperçus que l’unique responsable de leur malheur s’avérait leur patron. Les immigrants, déjà en situation précaire, devenaient doublement victimes : de l’avarice de l’employeur et de la xénophobie des chômeurs. S’ils s’étaient groupés, pour dénoncer la cupidité et la mesquinerie de l’employeur, l’État aurait peut-être révisé ses lois concernant le travail. 

La mentalité de s’en prendre aux plus victimes que soi est récurrente. Lors d’une grève des conducteurs de véhicules publics, par exemple, si l’on restreint les départs ou qu’un métro passe sans s’arrêter, ces mesures n’atteignent en rien les dirigeants. Seuls les voyageurs en sont lésés… et on réduit la possibilité d’obtenir leur appui! Laisser les gens entrer sans payer leur vaudrait le soutien des utilisateurs. Et la direction négocierait promptement! Dans le cas de certains pompiers, coller des affiches sur les camions est anodin. Mais trouer les boyaux d’arrosage, c’est mettre en péril la vie des citoyens qui, eux, ne sont pas responsables des conditions de travail ou salaires des sapeurs. Dans un exemple plus extrême, lequel nous ramènera au sujet principal, l’action la plus horrible des terroristes est de faire des doubles victimes : la majorité des attentats touchent des civils, des gens dont ils ne connaissent pas les options politiques et qui sont aussi assujettis qu’eux au gouvernement qu’eux prétendent attaquer. Encore une fois, ce ne sont pas les responsables de la politique nationale ou internationale qui souffrent dans leur bunker, escortés par leurs gardes du corps. 

Ne confondons pas les responsables avec les victimes au second degré!

En France, une série d’albums de bandes dessinées étalaient les aventures de Robert Surcouf. Les enfants ne connaissant pas la politique ou l’histoire y voyait un jeune héros, blond, élancé, intrépide, intègre. Mais lorsqu’on sait que le véritable Robert Surcouf s’avérait un corsaire au service du roi, dont le physique arrondi ne lui permettait pas de grimper à la hune, et que cet armateur ne dédaignait pas le négoce des esclaves, il est difficile de croire à l’innocence de cette série. Et lorsqu’on forme une « Association des fiers descendants de corsaires », c’est à mon avis plus qu’une aberration, puisque ses membres ne peuvent ignorer les crimes commis par leurs ancêtres. Par contre, à l’autre extrémité, n’exagérons pas autant qu’eux! J’aurais bien voulu naître avec la peau plus foncé, mais lorsque le Soleil change de position dans le ciel, je suis ce qu’on appelle une blanche, mais comme la plupart des autres, je ne suis pas responsable de l’esclavage des Africains noirs, ni du colonialisme en Amérique, pas plus que de l’obligation des femmes à porter le niqab et ne pas sortir seules. De même, la majorité des hommes non fondamentalistes religieux ne sont pas sexistes, xénophobes, racistes. 

Dans toutes les nations, toutes les ethnies, toutes les « races » chaque individu exprime ses préférences. Va-t-on dire qu’un homme noir en couple avec une femme blanche est raciste? Des humains sont attirés par les maigres, d’autres par les dodus, les cheveux roux, bruns, noirs, blonds, gris, blancs ou teints. Certains pays nous attirent davantage, sans xénophobie. Si nous entrons dans les détails des penchants individuels, l’existence deviendra insupportable, par excès d’intolérance envers les goûts et les particularités de chacun.

Les autodafés des bien-pensants

Il est certain que les aventures de Tintin reflétaient l’idéologie suprématiste et eurocentriste allant de la fin du Moyen-Âge jusqu’au milieu du XXe siècle. Les Portugais et les Hollandais ne faisaient pas que cingler les mers… L’amiral chinois Zheng He, dès l’an 1405, commanda une flotte qui comporta jusqu’à 70 bateaux. Il n’a planté aucun drapeau, au nom d’aucun roi ni empereur, se contentant d’offrir des cadeaux typiquement chinois aux autorités des pays visités. Il atteignit les îles d’Asie du Sud-Est, cabota sur les côtes d’Afrique, de l’Égypte au Mozambique, établit en 1414 des liens diplomatiques avec les habitants du futur Kenya. Alors que les Espagnols, les Anglais, les Français et, dans une moindre mesure, les Allemands et les Italiens, ont colonisé et exploité l’Amérique et l’Afrique, après que les premiers aient dépouillé l’Asie du Sud-Est, l’Inde et l’Afrique du Sud. ²

Comme les humains sont souvent partisans d’une justice unilatérale, certains s’insurgent contre Bécassine, Tintin au Congo, les manuels diffamant les autochtones d’Amérique, etc. Mais ils affirment que leur pays fit avancer les territoires soumis et nient le droit à l’autonomie des îles où travaillaient des esclaves. Après que des fanatiques religieux aient rayé des phrases de livres, tel que « Le magicien d’Oz », parce qu’on y parle de libre-arbitre, alors qu’eux soutiennent la prédestination sous dictat d’un dieu, ce sont des adeptes du politiquement correct qui demandèrent à ce que Lucky Luke ne fume plus la cigarette et que le capitaine Haddock n’avale plus d’alcool, dans leurs bandes dessinées respectives. Toutes ces décisions partent de bonnes intentions, selon des critères dont les conséquences sont les mêmes : l’intolérance des bien-pensants. Si l’on devait supprimer toutes les mentions de tous les romans faisant allusion aux Juifs comme aimant l’argent ou usuriers; toutes les mentions sur le goût du whisky des Irlandais; du vin chez les Français; de la bière chez les Allemands; de la vodka chez les Polonais et les Russes, pour ne donner que ces exemples, alors il ne serait plus possible de plaisanter avec des caractéristiques, évoquer des stéréotypes, réaliser des caricatures ou des monologues comiques. 

Choisir la créativité plutôt que la censure

Bien que les pensionnats pour enfants autochtones ont été le fait des religieux et que les cas de pédophilie furent multiples envers eux ou des élèves blancs, c’est le Conseil scolaire catholique d’Ontario, au Canada, qui purifie ses péchés en brûlant ou enterrant des livres jugés offensants pour les Premières Nations. Au lieu de procéder à des autodafés, mieux vaudrait attiser l’esprit critique des jeunes. En leur présentant des ouvrages particuliers, il serait passionnant de les inciter à découvrir eux-mêmes ce qui les étonnent, leur paraît sexiste, raciste ou xénophobe. Recueillir leurs commentaires et les attitudes qu’ils préconisent pour modifier ces aberrations. Sans oublier les contes. Car la plupart des récits pour enfants ont une morale exécrable. L’image du père imbécile qui voit sa fille maltraitée, dormir sur le plancher, sans protester. Des parents qui sacrifient leurs enfants suite à une promesse faite à un monstre. Le prince Charmant qui s’éprend d’une fille richement vêtue et la dédaigne lorsqu’elle porte ses haillons habituels. Le mot « marâtre » pour désigner une belle-mère est devenu synonyme de tortionnaire. Les femmes y sont jalouses, envieuses, veulent empoisonner ou éliminer des jeunes-filles dociles. On ne cesse d’obnubiler l’imagination des enfants avec des histoires de princesses et de royaume. Il serait plus adéquat d’en discuter, entre adultes et jeunes, que de procéder à des autodafés qui n’altèrent pas la mentalité de qui que ce soit. La preuve en est que la plupart des extrémistes bien-pensants qui s’auto flagellent ou accusent tous les hommes blancs, quinquagénaires, d’être colonialistes, racistes, xénophobes, sexistes, binaires, sont souvent en couple mono-ethnique. Pour faire plaisir à ceux qui se sentent coupables de ce qu’ils n’ont jamais commis, on veut faire disparaître certains choix. Être hétérosexuel n’est pas plus rétrograde qu’être homosexuel n’est avant-gardiste et ne garanti aucunement d’être vierge de préjugés. ³

La religion condamne à nouveau la laïcité

Au Québec, on se réjouit d’avoir évincé l’influence du clergé, lequel prévalut de la colonisation jusqu’aux années 1960. Et maintenant, des « gauchistes » et certains groupes féministes confondent la volonté d’un État laïc avec la xénophobie. Elles promeuvent même la prostitution sous le nom de « travailleuses du sexe », mais crient au harcèlement si un homme les regarde ou ose un geste d’affection. Le niqab est interdit hors du domicile personnel, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Autriche, en Norvège, au Danemark et même au Maroc! Au Québec, nous finançons les écoles juives et coraniques, nous acceptons le voilement du visage à titre privé. Mais on nous traite de xénophobes, parce que, à l’égal de nombreux pays d’Europe, nous voulons un gouvernement laïc, avec des lois non soumises aux croyances religieuses, lesquelles devraient demeurer personnelles et non s’introduire dans les fonctions publiques. 4

Qu’est-ce que la parité?

Si nous n’étions pas racistes, xénophobes, sexistes, nous n’aurions aucun besoin de groupes réservés aux femmes, aux hommes, aux diverses variantes de genres, ni d’euphémismes comme « minorités visibles ». Pour plus de justice en emploi, je propose que les candidats envoient leur curriculum vitae sans y mentionner leurs noms et leur sexe. S’ils obtiennent une entrevue, qu’ils sont immigrants ou Noirs et qu’ils soupçonnent un refus par xénophobie, alors une instance pourrait examiner leur plainte et voir si le lieu de travail est toujours vide d’immigrants. Vous me direz que cette loi serait facile à contourner. Mais oui, autant que l’obligation de mentionner «  homme ou femme » pour tout offre de travail. On éviterait tout de même un certain nombre d’injustices. Car il ne peut y avoir de discrimination positive, pas plus que de guerre humanitaire. 

En politique aussi, les aptitudes devraient prévaloir, et supplanter les nominations par favoritisme. Émettre des quotas de femmes, de « minorités visibles », d’autochtones ou de transgenres ne devrait pas prévaloir sur les compétences des candidats. Barack Obama a pratiqué exactement la même politique impérialiste et belliqueuse que ses prédécesseurs et son successeur. C’était avant tout un politicien qui devrait être jugé en politicien et non comme homme « noir ». 

Tout le monde voilé! Les « xénophobes blancs » s’agenouillent encore devant les religieux

Si le gouvernement du Canada soustraie les fonctionnaires fédéraux, adeptes d’une religion, de l’obligation d’être vacciné contre la Covid, alors que celui du Québec se permet de congédier le personnel soignant qui refuse cette obligation, alors on pourra dire que tous les membres des partis politiques élus actuellement sont des promoteurs de dictature, s’ils ne protestent pas, tout comme les syndicalistes… Belle cohérence! Promulguer le droit d’accepter ou refuser un vaccin, pour des motifs religieux dont rien ne valide les croyances, et interdire ce droit au personnel de la santé ayant des arguments valables pour refuser un vaccin peu testé, plus insidieux qu’une grippe sévère. C’est à la fois aplaventriste et dictatorial. Seuls les Témoins de Jehovah rejettent les transfusions sanguines par conviction pieuse. Et comme toute cette panique grippale est absurde, ils admettent la vaccination! Cependant, Bouddha, Yahvé, Jésus et Allah n’ont rien à voir avec les décrets étatiques du Canada. 5

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre la vaccination, mais d’avoir la liberté de l’accepter ou la refuser. Répétons-le encore une fois : si les vaccins sont efficaces, ceux qui en ont reçu deux doses ne devraient pas craindre d’être infectés. Comme ce n’est pas le cas, il est justifié de refuser une intrusion de substances chimiques dont on ne connaît ni les effets à courts et longs termes ni la validité médicale.

Maryse Laurence Lewis

 

Notes :

1. https://www.journaldemontreal.com/2021/09/29/la-ou-on-vire-les-blancs-parce-quils-sont-blancs

2.1 Vie et prodiges du grand amiral Zheng He, de Pierre Gamarra, aux Éditions Mazarine, 2000.

2.2 https://fr.wikipedia.org/wiki/Zheng_He

2.3 N.B. Je parle de l’Italie unie, non de l’époque des Romains ou des Génois…

3. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1817537/livres-autochtones-bibliotheques-ecoles-tintin-asterix-ontario-canada

4.1 https://maroc-canada.ca/?p=5070

4.2https://www.lapresse.ca/international/afrique/201701/10/01-5058070-le-maroc-interdit-la-fabrication-et-la-vente-de-burqas.php

5. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1830119/covid19-fonctionnaires-canada-tribunal-justice-droits

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La peur… encore et toujours la peur

octobre 21st, 2021 by Dr Pascal Sacré

« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Cela veut dire : « l’erreur est humaine, persévérer (dans son erreur) est diabolique », phrase attribuée au philosophe grec Sénèque.

En observant le comportement de nos gouvernants, notamment en Belgique, cette sentence vient immédiatement à l’esprit.

Que ce soit en Belgique, en France, au Québec, au Canada, les pays les plus obsédés par la certitude que seule une injection ARN/ADN considérée comme une vaccination peut sauver la population du SARS-CoV-2 et de ses variants, nous retrouvons toujours le même schéma anti-COVID :

  • Peur
  • Culpabilisation
  • Certitude d’avoir raison

Ce qui se passe ici est exactement ce qui se passe en France, au Québec, au Canada et dans tous les pays qui n’ont comme solution de sortie de crise que cette injection ARN/ADN à proposer à leur population.

Chez nous, les ministres et spécialistes s’appellent Frank Vandenbroucke (ministre de la santé), Elio Di Rupo (ministre-président wallon), Marc Van Ranst, Emmanuel André (virologues conseillant le gouvernement), comme au Québec il y a François Legault (premier ministre), au Canada, Justin Trudeau (premier ministre), ou en France, Jean Castex (premier ministre) et Olivier Véran (ministre de la santé).

Seuls les visages et les mimiques changent, sinon, c’est pareil, les mêmes paroles, les mêmes comportements, les mêmes consignes :

  1. Gardez vos distances
  2. Mettez des masques
  3. Vaccinez-vous
  4. Ayez peur

Ainsi, dans un journal belge du 21 octobre, monsieur Vandenbroucke nous invite à nous « préparer à affronter la quatrième vague » [1].

Dans cet éditorial, ils se demandent : « la Belgique est-elle prête pour une quatrième vague ? » [2].

Quant à Elio Di Rupo, il se fâche et insiste sur la nécessité de se faire vacciner car pour lui, « mourir libre, c’est mourir » [3].

Il faut dire que la troisième dose de vaccin n’attire pas les foules, chez nous [4].

Nos « spécialistes » depuis avril 2020 emboîtent le pas aux gouvernants, quand ils ne les précèdent pas, pour nous mettre en garde, nous dire que c’est loin d’être fini, maintenir le feu sous la casserole et nous garder dans la peur de ces virus décidément tenaces.

D’autres spécialistes, des médecins cliniciens rappellent dans un silence médiatique assourdissant que la peur est très délétère pour le système immunitaire. 

La peur paralyse nos globules blancs et entrave nos réponses immunitaires adaptatives.

Ce sont ces dernières que les injections ARN/ADN hâtivement qualifiées de vaccins sont censées stimuler.

Stimuler d’un côté, entraver de l’autre.

La psycho-neuro-endocrino-immunologie ou PNEI, une spécialité médicale en développement exponentiel, étudie depuis longtemps les interactions entre les systèmes nerveux, endocrinien (hormones) et immunitaire et souligne les influences réciproques profondes entre ces systèmes fondamentaux du corps humain [5].

De nombreuses études démontrent que le stress chronique peut supprimer les réponses immunitaires adéquates et/ou aggraver les réponses immunitaires inadéquates, excessives [6].

Les formes graves du COVID sont justement caractérisées par une réaction immunitaire excessive, allant jusqu’à l’orage cytokinique dévastateur pour nos organes.

Depuis mars 2020, depuis 19 mois, nos gouvernements et leurs conseillers, relayés par nos journalistes, sont stressants et n’ont décidément que ces armes pour transmettre un message aux populations : la peur, la menace, l’avertissement. 

Ils usent et abusent du stress, largement devenu chronique, permanent et sans fin, bien plus délétère envers nos immunités que le virus lui-même [7-8-9-10].

Après 19 mois, il est certain que ces gouvernants, conseillers scientifiques et journalistes ne changeront plus, et qu’à moins de les remplacer par des personnes plus compétentes et au fait de ces connaissances, nous sommes condamnés à subir leurs prévisions angoissantes et leur mantra compulsif : « vaccinez-vous », encore longtemps.

Ne se disent-ils pas, après qu’un si grand pourcentage de la population belge se soit fait injecter leurs produits (plus de 80%), qu’ils aient pu se tromper, finalement ?

Ne peuvent-ils même envisager que cette compulsion pour la « vaccination » [11] soit l’origine du problème, via la sélection de variants plus agressifs et la facilitation de l’infection par les anticorps [12] ?

Les gens, les peuples ont droit à autre chose que ces discours angoissants et répétitifs aujourd’hui.

Après 19 mois, il faut envisager d’autres voies et les gens ont le droit de savoir que d’autres issues existent, comme de nombreux médecins le clament malgré la censure, malgré les dangers, malgré les menaces de mort ou de perdre leur emploi.

La vérité n’a pas de prix et trouve toujours son chemin.

Le traitement du COVID, même grave, existe et s’appelle ivermectine.

La prise d’ivermectine éviterait la flambée de formes symptomatiques et diminuerait fortement l’évolution vers des formes graves, ce qui soulagerait d’autant les hôpitaux et les services de soins intensifs.

Pour une raison « inconnue », il n’est pas « autorisé » d’en parler. 

« Par exemple, Wikipédia ne peut pas mentionner les méta-analyses évaluées par des pairs du Dr Tess Lawrie ou du Dr Pierre Kory publiées dans l’American Journal of Therapeutics. Wikipédia n’est pas autorisé à publier la récente méta-analyse sur l’ivermectine rédigée par le Dr Andrew Hill. De plus, il n’est pas permis de dire quoi que ce soit concernant ivmmeta montrant les 61 études portant sur 23 000 patients qui révèlent jusqu’à 96 % de réduction des décès [prophylaxie] avec l’ivermectine. » [13] 

Nous ne sommes pas autorisés à expliquer aux gens comment l’ivermectine a endigué la pandémie de COVID en Inde ou en Afrique.

La littérature scientifique sérieuse appuie ces dires, en voici un échantillon :

La littérature examinée suggère qu’il semble y avoir suffisamment de preuves de la sécurité de l’ivermectine orale, ainsi que de l’efficacité du médicament dans le traitement précoce et la prophylaxie du COVID-19.

(The reviewed literature suggests that there seems to be sufficient evidence about the safety of oral ivermectin, as well as the efficacy of the drug in the early-treatment and the prophylaxis of COVID-19.)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8354804/

Compte tenu de l’urgence de la pandémie actuelle de COVID-19, de la détection simultanée de diverses nouvelles souches mutantes et de la réémergence potentielle de nouveaux coronavirus, la réorientation de médicaments approuvés tels que l’ivermectine pourrait mériter une attention particulière.

(Considering the urgency of the ongoing COVID-19 pandemic, simultaneous detection of various new mutant strains and future potential re-emergence of novel coronaviruses, repurposing of approved drugs such as Ivermectin could be worthy of attention.)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8203399/

L’ivermectine joue un rôle dans plusieurs mécanismes biologiques, elle pourrait donc servir de candidat potentiel dans le traitement d’un large éventail de virus, dont le COVID-19 ainsi que d’autres types de virus à ARN simple brin positif.

(Ivermectin plays a role in several biological mechanisms, therefore it could serve as a potential candidate in the treatment of a wide range of viruses including COVID-19 as well as other types of positive-sense single-stranded RNA viruses.)

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32533071/

L’ivermectine comme traitement potentiel du COVID-19

(Ivermectin as a potential treatment for COVID-19)

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34061842/

L’ivermectine est également étudiée dans le cancer :

Il est intéressant de noter que l’ivermectine peut également inhiber les cellules souches tumorales et inverser la résistance aux médicaments. Elle exerce un effet optimal lorsqu’elle est utilisée en association avec d’autres médicaments de chimiothérapie.

(Interestingly, ivermectin can also inhibit tumor stem cells and reverse multidrug resistance and exerts the optimal effect when used in combination with other chemotherapy drugs.)

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7505114/

Cancer du sein :

https://journals.lww.com/…/use_of_the_anti_parasitic…

Si on a peur de l’ivermectine pour un quelconque danger imaginaire, alors on devrait avoir vraiment peur de la pénicilline et de l’aspirine. 

Et du paracétamol, alors là, encore plus !

Ceux qui ont peur de l’ivermectine, alors fuyez le paracétamol !

Depuis les débuts de sa prescription chez l’Homme (années 1980), avec 4 milliards de prescriptions humaines à son actif, l’ivermectine a sauvé la vie de centaines de millions de gens !

L’ivermectine n’a jamais tué personne, contrairement à la pénicilline, l’aspirine, le paracétamol : chocs anaphylactiques, hémorragiques, insuffisance hépatique sévère vous menacent si vous prenez de la pénicilline, de l’aspirine ou du paracétamol.

Avec l’ivermectine ? 

Quasi rien, aucun danger. 

Si, vous pouvez être guéri en deux jours du COVID, c’est mon expérience clinique de terrain.

Je connais un jeune homme hospitalisé avec un masque à oxygène à 100%. Il allait être intubé et transféré aux soins intensifs.

Après deux prises d’ivermectine par voie orale, il était sevré de l’oxygène et pouvait rentrer chez lui.

Je connais des dizaines de cas dont le COVID d’allure pourtant sévère s’est amélioré sans nécessité d’hospitalisation après 2 à 5 prises d’ivermectine (12 mg par prise par voie orale).

Et le glutathion ?

C’est le roi des antioxydants [14]. 81 000 articles scientifiques appuient son rôle de protecteur de l’organisme, en particulier de l’immunité.

Qu’attendent nos gouvernants, puisqu’ils se prennent pour nos médecins généralistes, et ces conseillers et experts pour nous pousser à prendre du glutathion, surtout en prévision de vagues et d’hiver ?

D’autant que des chercheurs ont bien montré que les produits expérimentaux ARN/ADN nommés « vaccins anti-COVID », déconseillés aujourd’hui par le créateur de cette technologie [15], entraînent un stress oxydant majeur avec vieillissement cellulaire accéléré, notamment des cellules immunitaires [16].

Booster nos réserves de glutathion devrait être notre priorité, plutôt que d’en bloquer la production par la prise de paracétamol !

Il faudrait s’orienter vers une prise d’1 Gr de glutathion par jour, en deux fois et en gélules gastro-résistantes, ou vers du glutathion liposomal en association avec de la vitamine C également liposomale.

Il est temps de réveiller le médecin qui sommeille en chacun de nous [17], comme les Grecs d’autrefois qui vouaient un culte à Hygée, la sœur de Panacée et la fille d’Esculape, dieu de la médecine.

Hygée soufflait à l’oreille de chacun les conseils de bon sens pour rester en bonne santé : repos, hygiène de vie, bonne alimentation, propreté, nature, méditation, usage des plantes et de médecine naturelle.

C’est pourtant un médecin intensiviste, anesthésiste spécialisé dans les techniques et médicaments de toutes sortes qui vous pousse dans cette voie.

Quittez le chemin conseillé par nos gouvernants, leurs conseillers et leurs journalistes : le chemin de la peur, de l’obsession vaccinale, de l’isolement social, de la sous-respiration et du stress sans fin.

Vous méritez mieux et surtout, vous avez droit à de vraies réponses, de vraies solutions :

  • Renforcer votre immunité et vos niveaux d’antioxydants : vitamine C, zinc, sélénium et surtout, glutathion.
  • Traiter le COVID avec l’ivermectine éventuellement associée à l’azithromycine.
  • Éviter le paracétamol qui bloque le glutathion, et les inhibiteurs de pompes à proton qui altèrent votre microbiote (ensemble des bactéries utiles dans votre intestin).
  • Se promener dans la nature vivante et respirer à pleins poumons.

Dr Pascal Sacré

21 octobre 2021

 

 

Notes :

[1] Frank Vandenbroucke invite à «se préparer à affronter la quatrième vague » : les réactions – Le Soir

[2] La Belgique est-elle prête pour une quatrième vague ? Les mesures prises région par région (msn.com)

[3] L’épidémie repart, Elio Rupo se fâche et insiste sur la nécessité de se faire vacciner : « Mourir libre, c’est mourir » (msn.com)

[4] La troisième dose du vaccin n’attire pas les foules : « Les Belges francophones à risque ne suivent pas encore… » (msn.com)

[5] LA PSYCHO-NEURO-ENDOCRINO-IMMUNOLOGIE (ianeva.fr)

[6] Effects of stress on immune function : the good, the bad, and the beautiful | SpringerLink « Chronic stress can suppress protective immune responses and/or exacerbate pathological immune responses. » 

[7] A neuro-endocrine-immune symphony – PubMed (nih.gov)

[8] Psycho-Neuro-Endocrine-Immunology : A Psychobiological Concept – PubMed (nih.gov)

[9] http://www.gapsante.uottawa.ca/newSite/Articles-PDF/12-Fillion.pdf  Stress et immunité : recension en psychoneuroimmunologie

[10] Comment les stress psychologiques nous rendent malades physiquement | LaNutrition.fr

[11] Bientôt des « vaccins » à ARNm dans votre assiette? – Nouveau Monde (nouveau-monde.ca) L’agenda mondial pour vacciner chaque homme, femme et enfant en voie d’aboutir directement dans votre assiette.

[12] Les phénomènes de facilitation de l’infection par des anticorps (ADE) et le Covid-19 — Santé et Bien-être — Sott.net Compte tenu des données antérieures sur les multiples tentatives de vaccination contre le Sras-CoV-1 et le Mers-CoV qui ont échoué en raison d’un phénomène d’ADE dans des modèles animaux, il est raisonnable de supposer un risque d’ADE similaire pour les anticorps et les vaccins contre le Sras-CoV-2.

[13] Silence total sur la façon dont l’ivermectine a éliminé le covid-19 en Inde (lemediaen442.fr)

[14] Le glutathion, roi des anti-oxydants – Alternative Santé (alternativesante.fr) Plus de cent années de recherches et 81 000 articles scientifiques ont établi que le glutathion est l’une des plus importantes molécules protectrices dans l’organisme, y compris au niveau immunitaire qu’elle nourrit indirectement.

[15] Robert Malone, pionnier des « vaccins à ARNm », déclare que « la protéine Spike native est toxique » — Santé et Bien-être — Sott.net Dans la première partie de cette vidéo, Robert Malone revient en détail sur sa carrière de scientifique et sur l’histoire de l’invention de cette technologie de l’ARN messager il y a 30 ans. À propos de la sécurité des [ces] « vaccins », il déclare que ce n’est pas la technologie des [ces] « vaccins » qui pose problème, mais la protéine Spike native qui est toxique. Il regrette que le rapport bénéfice/risque n’ait pas été calculé pour chaque catégorie de la population et demande des preuves et pas des opinions aux différentes instances de régulations après avoir eu connaissance des différentes toxicités notamment cardiaques.

[16] Walter Chesnut : « Les injections anti-COVID accélèrent le vieillissement et seront encore plus mortelles si répétées » — Santé et Bien-être — Sott.net Les produits expérimentaux nommés « vaccins » anti-Covid-19 détruisent la télomérase des gens tout comme le fait la chimiothérapie, accélérant chez eux le vieillissement.

[17] Il est temps de réveiller le médecin qui sommeille en nous – Le blog de Bien-être-soi (tdg.ch) De nombreux tests d’évaluation vous apprendront à poser un diagnostic par vous-même pour devenir en quelque sorte votre propre médecin, c’est-à-dire un individu qui prend sa santé en main et non pas seulement une victime qui subit la maladie. Vous n’êtes pas la maladie. Il est évident que nous avons à notre disposition toutes les ressources pour sortir de cette époque de confusion. Encore faut-il s’en rappeler et aspirer à s’y connecter !

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Une guerre avec la Chine est plus proche qu’on le pense, surtout depuis vendredi 15 octobre. Deux navires de guerre, le destroyer américain USS Dewey suivi de la frégate canadienne HMCS Winnipeg, ont pénétré dans des eaux territoriales chinoises en passant du sud au nord dans le détroit de Taïwan.

Cette action militaire a été vivement dénoncée par la Chine alors que Washington parle d’une « percée » (Breakthrough). Percée parce que c’est la première fois de l’histoire qu’une telle action militaire coordonnée par deux pays alliés a été effectuée dans ces eaux chinoises. Jamais auparavant deux « alliés » l’avaient fait. Bien sûr, le Canada y est entre autres parce qu’il a une dette envers l’administration Biden pour avoir réglé l’histoire de Mme Meng et les 2 Michaels.

C’est comme entrer dans la cour d’un voisin avec une arme d’assaut. Mais aussi en amenant un autre voisin qui porte, comme le Canada) un petit pistolet. Le voisin dont la propriété a été violée aurait raison d’appeler la police. Seul problème dans notre monde actuel, celui qui porte l’arme d’assaut s’arroge aussi le rôle de policier.

Comment réagiraient le Canada et les États-Unis si des navires de guerre chinois pénétraient dans le Golf du Saint-Laurent en passant par le détroit de Cabot entre Terre-Neuve et le Cap Breton? Poser la question, c’est y répondre.

Les militaires américains ont déclaré que leur objectif était de démontrer leur engagement pour « un Indopacifique libre et ouvert ».

Ce « néologisme » Indopacifique n’est pas aussi nouveau qu’on le pense. Il s’agit d’un concept géographique mis au point au début du 20e siècle par l’Allemand Karl Haushofer mais qui est devenu une stratégie géopolitique très prisée par les Nazis et les leurs alliés japonais avant et durant la Seconde guerre mondiale. Question de sortir les Britanniques, Américains et Français de cette région d’Asie.

Biden le reprend à son compte avec pour objectif déclaré d’empêcher Chine de dépasser les États-Unis comme puissance économique. Comment y arriver: par des moyens militaires. Et le Canada dit: La guerre, YES Sir.

Voir réapparaître ce concept lourd d’histoire et de sens donne froid dans le dos.

Samir Saul a dit récemment à l’émission Le pied à Papineau que la guerre avec la Chine est plus proche qu’on pense.

L’action militaire effectuée par les États-Unis et le Canada le 15 octobre dernier nous en rapproche davantage.

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Le Capitaine Thomas Sankara a été assassiné il y a 34 ans le 15 octobre 1987. Hier il incarnait l’espoir de l’unité africaine et de sa libération de l’impérialisme et du néocolonialisme. Aujourd’hui il est devenu le symbole du nouveau vent de d’espoir et de liberté qui souffle sur l’Afrique.

Aziz Fall, politicologue qui enseigne à l’UQAM et à McGill, travaille depuis des dizaines d’années pour que lui, ses 12 compagnons d’armes et le peuple burkinabe obtiennent la justice et que toute la vérité sur son assassinat soit connue.

Aziz Fall décrit le parcours de Sankara, sa vision et son oeuvre qui a marqué les esprits pour toujours. Mais aussi son assassinat crapuleux, les intérêts impériaux enjeux à l’époque, et le vaste mouvement de mobilisation autour de Sankara.

On entend aussi des témoignages d’éminents africains qui exigent de connaître la vérité et que justice soit faite.

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Olivier Véran est-il parjure et, à ce titre, doit-il démissionner ? On peut le conclure de la comparaison entre ses déclarations devant l’Assemblée Nationale le 15 octobre 2021 et les chiffres de l’ANSM en bonne et due forme, qui disent, et en profondeur, l’inverse de ce que le ministre soutient. Il semblerait en effet que les vaccins, selon les chiffres officiels eux-mêmes (probablement sous-estimés) le vaccin soit particulièrement meurtrier. Mais dans la dictature pharmaceutique qui s’est installée, avons-nous encore le droit de le dire ? Dans tous les cas, si le ministre a menti à la représentation nationale, il doit démissionner, et surtout il doit être jugé et sévèrement sanctionné.

Olivier Véran a-t-il gravement menti devant la représentation nationale entre soutenant que, à ce stade, on ne comptait aucun décès avéré du vaccin, en particulier du vaccin Pfizer ? Les chiffres de l’ANSM montrent en effet le contraire, et le seul fait que le ministre les passe sous silence en jurant qu’il n’existe aucune suspicion suffit à nous mettre mal à l’aise, et à plaider pour une démission immédiate, sous le motif d’un très grave parjure.

Face aux chiffres de l’ANSM, le parjure

En consultant attentivement le site de l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), et nous remercions ici les internautes qui nous ont mis sur la voie, on s’aperçoit en effet que le ministre, au 15 octobre 2021, disposait de chiffres particulièrement accusateurs sur la mortalité du vaccin qui, dans une démocratie normale et non hypnotisée par les laboratoires pharmaceutiques, justifierait une interruption immédiate de la campagne de vaccination.

Dans la pratique, ces chiffres ne sont pas simples à trouver, quoiqu’ils figurent sur le site de l’ANSM. Ils sont dissimulés dans la bibliothèque de téléchargements (les « uploads ») qu’on ne trouve que si l’on dispose de l’adresse. Dans le cas contraire, on doit se contenter des chiffres mis en évidence sur le site, qui ne font état « que »  de 20 000 et quelques cas d’effets secondaires graves sans préciser le nombre de décès. Et il est vrai que, à la lecture de ces chiffres « grand public », on peut se laisser aller à l’illusion (que nous avons dénoncée il y a quelques semaines) selon laquelle le vaccin handicaperait, engagerait le pronostic vital, paralyserait, diminuerait, mais ne tuerait pas.

Les téléchargements discrets de l’ANSM

Histoire de pouvoir dire un jour devant la Cour qui jugera les hautes trahisons sans atermoiement, l’ANSM a donc consigné les chiffres compromettants dans un compartiment très discret de son site Internet les chiffres qui fâchent. Il faut les chercher dans les « uploads ». Et là, c’est sur une mine que l’on tombe.

Nous reproduisons intégralement le document ici : il ne concerne que le vaccin Pfizer et détaille précisément le nombre d’effets secondaires, décès compris, attribués à ce vaccin.

Nombre d’effets secondaires en France (décès compris) du vaccin Pfizer from Société Tripalio

 

Pour ceux qui auraient la flemme de lire ce document de 76 pages, nous extrayons le « clou » statistique, le tableau détaillant les effets graves :

Ah oui quand même ! Plus de 4000 hospitalisations dues au vaccin Pfizer, dont 906 décès… en quelques mois. C’est quand même un peu plus que le glyphosate en trente ans sur l’ensemble de la planète. Mais, mystère ! on demande l’interdiction du glyphosate et la perpétuation de la campagne de vaccination. C’est bizarre tout de même…

Reste que Olivier Véran ouvre une grave crise démocratique s’il n’a pas porté ces chiffres à la connaissance de la représentation nationale, et s’il a même affirmé (comme dans la vidéo que nous reproduisons) le contraire.

Voilà qui vaut une bonne démission, Castex compris.

Éric Verhaeghe

 

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De nouvelles recherches portant sur des échantillons de sang prélevés sur des cosmonautes russes avant et après de longs séjours à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ont révélé des élévations significatives de plusieurs biomarqueurs qui pourraient indiquer des lésions cérébrales.

L’étude s’ajoute à un nombre restreint mais croissant de recherches sur les effets délétères des voyages spatiaux sur le corps humain. Des chercheurs de l’université de Göteborg sont parmi ceux qui présentent maintenant les résultats de cette recherche.

Publiée le 11 octobre 2021 dans JAMA Neurology – la revue scientifique américaine mensuelle consacrée à la neurologie – la nouvelle recherche a porté sur cinq cosmonautes russes masculins. Chacun a passé en moyenne 169 jours dans l’espace. Des échantillons de sang ont été prélevés sur chaque sujet avant de quitter la Terre, puis à trois instants après leur retour. «Une évaluation de l’intégrité neurobiologique des tissus cérébraux après une exposition prolongée à la microgravité n’a jamais été réalisée, à notre connaissance», explique le site JAMA Neurology. Pour cette raison, les chercheurs ont décidé  d’ «étudier l’évolution longitudinale des biomarqueurs sanguins représentant le parenchyme cérébral lors de vols spatiaux de longue durée».

Cinq biomarqueurs sanguins différents ont été mesurés, chacun connu pour être en corrélation avec une sorte de lésion cérébrale. Trois biomarqueurs, en particulier, se sont avérés significativement élevés après le retour des cosmonautes sur Terre: la lumière des neurofilaments (NfL), la protéine acide fibrillaire gliale (GFAP) et un type spécifique de protéine bêta-amyloïde.

Les chercheurs émettent l’hypothèse que l’augmentation des niveaux de NfL et de GFAP pourrait indiquer un type de neurodégénérescence appelée désintégration axonale. Des niveaux élevés de NfL sont actuellement à l’étude permettant de détecter les premiers stades des lésions cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer écrit le site New Atlas spécialisé dans la science .

Un autre lien intéressant liée à la maladie d’Alzheimer, qui a été soulevé par la nouvelle recherche, est l’augmentation des niveaux de protéines bêta-amyloïdes observées dans les tests sanguins après le retour des cosmonautes sur Terre. Selon les chercheurs, l’accumulation anormale de protéines est le principal signe pathologique de la neurodégénérescence d’Alzheimer. Ces niveaux ont augmenté après le vol spatial et les chercheurs spéculent que cela indique une «phase de lessivage» après le retour sur Terre où le cerveau élimine les déchets accumulés qui n’ont pas été efficacement éliminés dans l’espace.

«Les augmentations des deux protéines Aβ [bêta amyloïde] sur toute la phase post-vol représentent potentiellement une association cumulative du déplacement du liquide céphalique avec le tissu interstitiel», écrivent les chercheurs dans l’étude. «Nous supposons que l’élévation des protéines amyloïdes sur Terre représente une phase de lessivage après des mois d’élimination des déchets protéiques entravée car il a été démontré que l’albumine restait stable ou même diminuait».

Henrik Zetterberg, un neuroscientifique travaillant sur l’étude de l’université de Göteborg, affirme que la recherche s’est uniquement concentrée sur la présence de ces biomarqueurs spécifiques. Les questions pour les études futures sont de savoir ce qui, en particulier, provoque durant des voyages dans l’espace ces dommages potentiels et quels types de déficiences cognitives ces dommages pourraient provoquer. Le chercheur suggère que nous devons répondre à ces questions avant que les voyages spatiaux ne deviennent courants à l’avenir.

«Pour y arriver, nous devons nous entraider pour découvrir pourquoi les dommages surviennent», explique-t-il, rajoutant: «Est-ce [que cela est provoqué par] l’apesanteur, des changements dans le liquide cérébral ou [par] des facteurs de stress associés au lancement et à l’atterrissage, ou est-ce [que cela est causé] par autre chose?»

Ce n’est certainement pas la première étude à proposer que le temps dans l’espace puisse influencer négativement la physiologie du cerveau. De nombreuses études récentes sur les astronautes de l’ISS ont montré que leur séjour dans l’espace modifiait le volume de matière blanche du cerveau. Et, les astronautes ont longtemps noté une vision floue à leur retour sur Terre, un problème récemment soupçonné d’être lié à l’effet de l’apesanteur sur le liquide céphalo-rachidien.

Un peu plus tôt cette année, une équipe de chercheurs a publié les résultats d’une étude convaincante sur l’effet de la microgravité sur la cognition. L’expérience Earthbound a révélé des changements convaincants dans la cognition après deux mois de microgravité simulée, rapporte New Atlas .

Henrik Zetterberg indique que les biomarqueurs décrits dans la nouvelle étude pourraient être utilisés à l’avenir pour surveiller la neurodégénérescence pendant les voyages dans l’espace. De plus, ils pourraient être utilisés pour évaluer l’efficacité de toute mesure préventive visant à réduire les dommages pouvant être associés aux longs voyages interplanétaires.

«C’est la première fois qu’une preuve concrète de lésions des cellules cérébrales est documentée dans des analyses de sang à la suite de vols spatiaux», «cela doit être exploré plus avant et évité si les voyages spatiaux doivent devenir plus courants à l’avenir», a déclaré le chercheur de l’université de  Göteborg. Ainsi,  les biomarqueurs développés par les chercheurs peuvent aider la science à trouver la meilleure façon de remédier au problème.

Pierre Duval

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Les responsables de l’UE ont été contraints d’admettre que la Russie n’était pas à blâmer pour la crise du gaz et ont commencé à rechercher de nouvelles sources de carburant bleu. Le dernier espoir des pays de l’UE restait le Qatar, car jusqu’à récemment, il annonçait des plans à grande échelle pour évincer Gazprom du marché de l’UE. Cependant, au dernier moment, Doha a avoué être incapable d’aider l’Europe. Est-ce que quelque chose a mal tourné? 

La semaine, qui vient de passer, a été marquée en Europe par la reconnaissance du Qatar dans l’impossibilité d’augmenter l’offre de gaz naturel liquéfié (GNL) produit par celui-ci. «Nous sommes au maximum dans la mesure où nous avons donné à tous nos clients leurs quantités dues», a déclaré le ministre de l’Energie du Qatar, Saad al-Kaabi. Il a, également, déclaré: «Nous constatons une énorme demande de tous nos clients, mais, malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de satisfaire tout le monde».

Selon Le Vif, Saad al-Kassbi a expliqué que le Qatar a toutefois atteint ses capacités «maximum», produisant quelque 77 millions de tonnes par an, assurant que «Nous n’avons jamais été en deçà du maximum. Nous n’avons pas baissé, nous n’avons pas augmenté. Nous sommes constants, nous produisons ce que nous pouvons». A le croire, le Qatar aurait «épuisé» sa production pour le moment et ne serait pas en mesure d’augmenter ses approvisionnements en gaz pour livrer, notamment l’Europe.

Ces propos sont d’autant plus surprenants qu’en juin dernier Saad al-Kaabi déclarait: «L’objectif du Qatar est d’être le producteur de GNL le moins cher, puis de placer sur le marché les volumes qui croissent le plus». En février 2021, ce même ministre affirmait que «le pays avait l’intention d’être le plus grand fournisseur du marché pendant 20 ans [de gaz LGN]».

Saad al-Kaabi s’est engagé, alors, à augmenter considérablement la capacité de liquéfaction du gaz dans les années à venir, malgré la pandémie de coronavirus. Il y avait même des prédictions selon lesquelles le Qatar serait prêt à comprimer considérablement Gazprom sur le marché européen du gaz.

Cependant, aujourd’hui, dans le contexte de la crise énergétique actuelle et de l’hiver imminent, des récits et déclarations presque hystériques se font entendre dans les média de l’UE et à travers ses hautes fonctions. Les Européens ont, non seulement, estimé qu’ils devraient très bientôt geler cet hiver, mais ils pensent aussi qu’il ne serait pas possible de corriger la situation car il n’est pas nécessaire d’attendre un remplissage soudain des installations de stockage de gaz des pays de l’UE.

Bruxelles ne veut pas admettre les erreurs commises par les gouvernements européens (y compris l’ensemble de l’Union) en se préparant au froid. Et, les autorités de l’UE situées à Bruxelles cherche frénétiquement quelqu’un à blâmer pour le fait que demain la population de l’Union et placée sous sa juridiction (environ un demi-milliard de personnes) devra, elle-même, trouver des solutions pour se réchauffer.

Habituellement, c’était Russie qui était ciblée comme étant responsable des difficultés en Europe. Mais, il s’est avéré que Moscou remplissait ses obligations envers l’UE en matière de fourniture du carburant bleu. D’ailleurs, non seulement Gazprom en parle, mais Bruxelles le reconnaît aussi. Et puis, le Qatar a débarqué avec sa déclaration toute récente où il explique qu’ «il ne sera pas en mesure d’augmenter le volume des exportations de gaz naturel liquéfié». Est-ce que l’UE a trouvé un nouveau coupable pour le gel de l’Europe?

De manière générale, le Qatar fait partie des six premiers pays au monde en termes de production de gaz. Mais, celui-ci n’est pas situé en tête de la liste des producteurs. La majeure partie du gaz est pompée hors du sol par les Etats-Unis. Selon le magazine spécialisé dans le domaine de l’énergie, NS Energy, la production annuelle moyenne de gaz naturel aux Etats-Unis a été de 921 milliards de mètres cubes au cours des dernières années. Les Américains représentent 23 % du volume mondial de gaz extrait du sol (4 000 milliards de mètres cubes par an). La Russie est la deuxième – 679 milliards (17% du marché mondial). Les réserves de gaz explorées en Russie sont estimées à 38 000 milliards de mètres cubes. La plupart sont en Sibérie. La société d’Etat Gazprom est le premier producteur mondial de gaz naturel, représentant environ 12 % de la production mondiale et 68 % de la production nationale. Le troisième est l’Iran, 244 milliards (6% du marché mondial de la production). Le quatrième est le Qatar avec 178 milliards (4,5%). La Chine en produit un peu moins de 178 milliards. La sixième place revient au Canada qui en produit 173 milliards (4,5 %). Le Canada exporte plus de gaz naturel qu’il n’en consomme. La part du lion des exportations revient aux Etats-Unis.

Une question se pose. Pourquoi, donc, dans ces conditions, c’est la déclaration du Qatar qui a tant excité l’Europe? Le fait est que ce petit Etat du Moyen-Orient est un véritable géant de la production de GNL. L’émirat produit annuellement 107 millions de tonnes de produit liquéfié (une tonne équivaut à environ 1,38 mille m3 de gaz naturel après regazéification), occupant avec assurance la première ligne mondiale en termes de GNL produit.

De l’extérieur, à partir de l’Europe, les stocks de GNL du Qatar semblent écrasants, et cette tromperie visuelle donne à ceux qui ont besoin de gaz le sentiment que Doha peut toujours aider n’importe qui, n’importe quand et en n’importe quelle quantité. En d’autres termes, le Qatar semblait être le dernier espoir de l’Europe au milieu de la crise énergétique.

En fait, ce n’est pas le cas. Le Qatar fournit plus de 72 millions de tonnes du produit aux pays asiatiques (Chine et Japon, tout d’abord) qui sont en train de récupérer rapidement leurs économies après la pandémie. L’UE reçoit moins de 32 millions de tonnes. Le Qatar n’a tout simplement pas de réserves libres car les usines de liquéfaction fonctionnent à leur limite. C’est précisément ce que confirme la déclaration toute récente du ministre qatari.

Il serait possible d’envoyer du gaz supplémentaire vers l’Europe par des gazoducs. Mais, le problème fondamental et factuel est qu’ il n’y a pas de gazoducs, et, si cela était le cas, il faut savoir que l’itinéraire idéal (c’est-à-dire le plus court) pour sa construction passe par la Syrie, un pays dans lequel où les conditions pour une construction sûre et garantie d’un gazoduc et son utilisation ultérieure sont peu susceptibles d’être bientôt réunies.

Il n’y a pas si longtemps, Doha a annoncé son intention d’améliorer significativement sa capacité de production pour la production de GNL à travers un projet d’extension du champ Nord (développé avec l’Iran) vers l’est. Les autorités qataries ont approuvé un investissement de 28,75 milliards de dollars américains pour développer un projet d’usine de GNL qui deviendra la plus grande au monde avec une capacité de 33 millions de tonnes de produit par an. Mais, l’élaboration du projet et sa mise en œuvre prendront plusieurs années.

Le GNL américain n’ira aux Européens que s’ils acceptent de l’acheter à des prix nettement plus élevés qu’aujourd’hui. En attendant, il n’y a pas un tel accord, les transporteurs de gaz américains exportent du GNL en Asie où vous pouvez obtenir beaucoup mieux qu’ee Europe en ce qui concerne les affaires.

Vous ne pouvez pas non plus vous procurer de GNL auprès des Canadiens car ce pays peut à peine faire face à l’approvisionnement en gaz liquéfié aux Etats-Unis et il n’a tout simplement rien à voir avec les autres. La Chine, qui ne peut pas vraiment faire face à ses propres questions énergétiques, n’est pas non plus adaptée dans le rôle de sauveur de l’Europe. En outre, en raison de la pression des Etats occidentaux tout mouvement de la Chine vers l’UE est considéré comme une tentative du géant asiatique pour asservir économiquement l’UE. Il y a aussi la Norvège et l’Algérie, mais il ne faut pas non plus s’attendre à un miracle car ces pays fournissent déjà le maximum de volumes possibles à l’Europe. La Russie reste, mais elle remplit aussi ponctuellement ses obligations au titre des contrats à long terme, ce qui est reconnu par Bruxelles.

Premièrement, la Russie doit remplir ses réserves. Deuxièmement, la pénurie de gaz dans l’UE est, selon le ministre de l’Energie de la Fédération de Russie, Alexander Novak, de 25 milliards de mètres cubes. Il est, ainsi, irréaliste de transférer un tel montant avant le passage à l’année 2022 même via Nord Stream 2 (sa capacité annuelle est de 55 milliards de mètres cubes), mais une partie du problème du Nord Stream 2 pourrait être résolue.

Bruxelles traîne, aussi, les pieds avec la certification du gazoduc et n’est pas déterminé à le sortir du champ du troisième paquet de l’énergie qui condamne Nord Stream 2 à fonctionner à moitié de sa capacité. La Russie, pour être honnête, ne deviendra pas beaucoup plus pauvre car des acheteurs plus accommodants d’Asie, de Turquie, de Serbie et de certains pays de l’UE (en violation du courant dominant – l’Autriche et la Hongrie, par exemple) font la queue aux portes de Gazprom.

De son côté, Bruxelles, en tentant d’étrangler ou d’émasculer Nord Stream 2, finit par se tirer une balle dans le pied, laissant les installations de stockage des Etats de l’UE assurément sous-remplies. Mais il continue de chercher à l’étranger les responsables de la situation intérieure de l’UE. A ce constat, il faut signaler le contrat signé entre le Qatar et la Chine à la fin du mois de septembre 2021 comme l’agence Anadolu l‘indique: «La compagnie Qatar Petroleum a signé un accord de vente de gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme avec son homologue CNOOC, filiale de la China National Offshore Oil Corporation, pour lui fournir 3,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié, par an».  La durée de l’accord de vente de gaz naturel liquéfié entre les deux parties s’étendra sur les 15 prochaines années, à compter de l’année prochaine, laissant penser que le Qatar aurait préféré faire des livraisons de son gaz à la Chine qu’à l’UE.

Ainsi, la faute semble bien revenir aux responsables politiques de Bruxelles et des divers pays de l’UE qui n’ont pas su correctement négocier les livraisons de gaz et prévoir sa gestion.

Olivier Renault

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Les manœuvres géopolitiques se poursuivent autour de l’Afghanistan et deviennent de plus en plus sérieuses du point de vue de l’éventualité d’une nouvelle grande déstabilisation de la situation.

La probabilité des tentatives d’une vaste attaque armée des combattants d’Afghanistan contre un pays d’Asie centrale grandit. Et à noter qu’il ne s’agit pas des talibans, mais des terroristes restants de Daech et d’autres groupes radicaux. Ils se déplacent aujourd’hui là où il y a plus d’espace. Il est possible que leur migration se déroule non sans l’aide de certaines forces américaines, qui cherchent à déstabiliser la Russie (via l’Asie centrale), la Chine, l’Iran et l’Afghanistan lui-même (il est difficile à croire que les grands attentats commis récemment ont commencé à se produire par hasard). Et pour mieux contrôler la situation en Afghanistan, les Américains tentent de s’installer à proximité.

Le média Politico a rapporté que le déploiement des forces antiterroristes américaines en Ouzbékistan était à l’étude. Ce pays n’a pas été choisi par Washington par hasard. Premièrement, cela fait longtemps que les relations entre le Pakistan et l’Amérique battent de l’aile, du coup il ne reste que l’Asie centrale. Deuxièmement, l’Ouzbékistan ne fait pas partie de l’Organisation du Traité de Sécurité collective (OTSC), et son ministre des Affaires étrangères a récemment déclaré que Tachkent ne comptait pas revenir dans l’organisation. Troisièmement, l’Ouzbékistan est géographiquement un pays central de l’Asie centrale et telle ou telle présence y permettrait de ne pas influer seulement sur l’Afghanistan.

Est-il envisageable que les militaires américains reviennent en Ouzbékistan? D’un côté, ce même ministre ouzbek des Affaires étrangères a dit: « Cette question ne se pose pas et n’est pas évoquée. » La même chose dit le ministère de la Défense de Tachkent. D’un autre côté, il est possible de promettre tout et n’importe quoi (surtout en Asie). Et le fait que l’Ouzbékistan s’abstienne d’adhérer à l’OTSC lui offre une plus grande marge de manœuvre.

Néanmoins, en août se sont déroulées des manœuvres conjointes de l’Ouzbékistan, de la Russie et du Tadjikistan (de facto l’Ouzbékistan est présent dans le système commun de la sécurité, sans parler de la coopération dans le cadre de la Communauté des États indépendants et de l’Organisation de coopération de Shanghai). De plus, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a déclaré à l’issue de son entretien avec la secrétaire d’État adjointe américaine Victoria Nuland que la Russie ne tolérerait pas la présence militaire américaine en Asie centrale (difficile à imaginer un signal plus clair pour l’Amérique et pour les pays de la région).

Enfin, si l’Ouzbékistan n’entendait pas la Russie, la même chose lui ferait comprendre la Chine, qui entreprend des actions économiques douloureuses quand les partenaires font l’impasse sur ses intérêts stratégiques.

Au final, il faut croire le chef de la diplomatie de l’Ouzbékistan, parce qu’il comprend que la coopération militaro-politique étroite avec les États-Unis comporte bien plus de points négatifs en politique étrangère et de risques économiques que d’avantages (Moscou et Pékin ne resteront pas les bras croisés).

En résumé, on peut dire que le déplacement d’islamistes radicaux en Afghanistan (qui ressemble vraiment à une projection planifiée), les grands attentats sur le territoire afghan et le flirt de Washington avec Tachkent confirment la supposition que les Américains sont partis d’Afghanistan, mais par le biais des terroristes contrôlés veulent le transformer en avant-poste de déstabilisation des pays voisins. Et ils cherchent sous tout prétexte à s’introduire au moins dans un pays d’Asie centrale pour mieux contrôler ce processus. Cependant, l’Asie centrale est consciente que les relations avec la Russie et la Chine sont plus importantes, car la réaction économique serait bien plus significative, et en cas de tentative de percée des combattants d’Afghanistan, ce sont les soldats russes qui aideraient, pas les américains.

Alexandre Lemoine

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L’obligation du Green pass (le passe sanitaire italien) pour tous les travailleurs italiens à partir du 15 octobre, met l’Italie au bord du chaos : des pénuries, des rayons vides dans les supermarchés et une paralysie de l’économie sont attendus si la grève lancée par les dockers dans les ports continue à s’intensifier. Les travailleurs du port ont annoncé hier le blocage total des opérations à partir du vendredi 15, date à laquelle débutera l’obligation du laissez-passer vert. Sans marge de négociation. La circulaire du ministère de l’Intérieur, qui invitait les entreprises du secteur à évaluer l’option des tests gratuits pour les salariés, a en effet été rejetée par la Coordination des travailleurs du port de Trieste (Clpt). Le CLPT est la force syndicale protagoniste lundi dernier de la manifestation contre le passeport sanitaire qui avait vu la participation de 15 000 citoyens.

Le Comité des travailleurs italien réitère : à partir du 15 octobre, si l’obligation du passe sanitaire n’est pas levée, les activités du port de Trieste seront bloquées. Mais il n’y a pas que ce port qui est en danger : « Aujourd’hui il y aura des surprises car non seulement le port de Trieste s’arrêtera. Aussi celui de Gênes ? Je ne m’arrêterais pas à celui de Gênes, presque tous les ports s’arrêteront. Ce soir le   confirmera », déclare Stefano Puzzer, porte-parole des dockers de Trieste qui a annoncé le blocage en vue de l’entrée en vigueur de l’obligation du laissez-passer vert pour l’accès au travail, prévue vendredi, au Huffington Post. « La seule ouverture qu’ils peuvent avoir vers nous est de retirer le Green Pass, ajoute-t-il. Les dommages économiques que provoquerait le blocus du port de Trieste ? Le 14 octobre, le pass vert sera supprimé. Le préjudice économique, le cas échéant, sera causé par l’entêtement du seul gouvernement italien à maintenir cette mesure pénale. Nous espérons que tout le monde en Europe viendra tirer les oreilles du gouvernement italien pour retirer ce décret ». « Non aux discriminations, nous sommes prêts à bloquer les ports. » « Vendredi prochain, sera un vendredi noir, stop dans d’autres villes. » Selon certaines données du port de Trieste, le pourcentage de travailleurs non vaccinés serait proche de 40%.

Pour calmer la grogne, hier, le ministère de l’Intérieur, a rétropédalé en demandant aux entreprises portuaires de mettre à disposition des tests PCR ou anti-géniques gratuits, dérogeant à la législation nationale pour éviter le blocus des ports. Mesure jugée insuffisante par le comité des travailleurs portuaires, qui demande la suppression du passe purement et simplement.

La disposition créera « deux poids et deux mesures entre les différents secteurs économiques », et « ce serait une grave erreur » a souligné de son côté le président du conseil régional du Frioul-Vénétie Julienne lui-même, Piero Mauro Zanin. « Des écouvillons rapides et gratuits pour les travailleurs (du port de Trieste) sans pass vert, pour éviter les problèmes ? Ah, mais alors c’est faisable ! Et pour les autres millions de travailleurs, c’est non ? Au lieu des entreprises, l’État devrait contribuer. Inadéquat », s’est exclamé le leader de la Lega Matteo Salvini, partisan de la gratuité des tests pour tous.

En quelques jours, le chef du gouvernement italien Draghi fait les frais d’ « un sentiment négatif supérieur à 50% ».

A suivre donc cette intense grogne italienne contre le passe sanitaire, grogne qui s’exporte dans de nombreux secteurs d’activité et, pourquoi pas, aussi en-dehors du Bel Paese, de l’autre côté des Alpes…

Francesca de Villasmundo

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Grand jour à l’Assemblée nationale : mardi 19 octobre, les députés se penchent sur la prolongation controversée du passe sanitaire liberticide.

Controversée car elle pousse à la vaccination des Français réticents à recevoir les injections à ARNm, d’autant plus réticents que le temps donne raison à leurs doutes face à des produits sur lesquels on manque de recul.

Après que le vaccin AstraZeneca a été déconseillé en France à cause de ses effets secondaires graves, pour la troisième dose de vaccin contre le Covid-19 qui sera nécessaire, cela se précise, pour conserver son passe sanitaire, il faudra exclusivement compter sur le Pfizer/BioNtech dans l’hexagone. Les autorités sanitaires françaises ont recommandé vendredi d’attendre un avis de l’agence européenne du médicament avant d’utiliser éventuellement le vaccin Moderna. Dans son dernier avis du 6 octobre, la Haute autorité de santé (HAS) recommandait pour ce rappel l’utilisation du vaccin Pfizer, sans écarter l’usage du Moderna, qui n’a pas encore obtenu d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le rappel.

« Les annonces de diverses autorités sanitaires ont mis en lumière les inconnues qui demeurent sur la dose et la population cible pour le rappel par Spikevax® (Moderna) et justifient d’attendre que l’instance européenne apporte les précisions attendues dans le cadre de l’AMM en cours d’examen », écrit désormais la HAS dans un communiqué vendredi.

Début octobre, les pays scandinaves ont suspendu la vaccination via Moderna pour les plus jeunes ou même, en Islande, pour tous les adultes. Ils ont annoncé qu’ils porteraient à la connaissance de l’agence européenne du médicament des études portant sur un possible risque accru de myocardites et péricardites lié à l’usage de ce vaccin.

AstraZeneca, Moderna, Johnson et Johnson, déconseillés par les autorités sanitaires, interdits dans certains pays, Pfizer décrié par une partie de la population car non exempt de complications, mais le gouvernement envisage quand même le maintien du passe sanitaire pour imposer une vaccination quasi obligatoire dans les faits et… accessoirement un traçage de la population. Le passe sanitaire est avant tout un instrument politique de contrôle des masses !

Francesca de Villasmundo

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Sous une fresque représentant la bataille de Hittine

Le message était limpide et ne souffrait la moindre ambiguïté, mais le prodige de la diplomatie atlantiste de la décennie 1970 Henry Kissinger n’a su percuter ce message subliminale. Ces négociations avec le président syrien Hafez Al Assad se déroulaient sous une fresque représentant la bataille de Hittine, immortalisant la victoire de Saladin sur le croisé Guy de Lusignan, lui ouvrant les portes de la Palestine.

Dénommée aussi batailles des cornes de Hittine ou encore bataille de Tibériade, elle a lieu le 4 juillet 1187 près du lac de Tibériade, en Galilée. Elle opposa les armées du royaume de Jérusalem, dirigées par Guy de Lusignan, aux forces de Saladin. Ce dernier remporta une victoire écrasante, qui lui ouvrit les portes de la Palestine.

Autre fait saillant: Hafez Al Assad a fait attendre le successeur de Henry Kissinger au département d’état Warren Christopher, au point que l’américain, exacerbé, a menacé de quitter Damas sans rencontrer le président syrien. Mais Assad avait délibérément fait patienter son hôte américain pour signifier aux États Unis que lui, Hafez Al Assad, n’était pas de la même trempe que les autres dirigeants arabes et qu’il ne se précipitait pas, toute affaire cessante, pour aller au-devant des dirigeants américains.

Ces révélations sont contenues dans un ouvrage de Bouthaina Chaabane, conseiller politique du président Bachar Al Assad, intitulé «Au bord du précipice» paru en 2017 aux Editions «Bissan pour l’édition et la diffusion», dont la journaliste Abir Choubra en rend compte sur le site «5 Noujoum», un site libanais dirigé par Sami Kleib, ancien directeur du service arabe de RFI, journaliste dissident de la chaîne transfrontière qatariote «Al Jazeera».

Pour le locuteur arabophone, cf. ce lien:

L’ouvrage, qui se fonde sur les documents officiels et secrets de l’état syrien, expose pour la première fois l’attitude de la Syrie envers les Américains, ainsi que sur le conflit israélo-arabe, notamment «la tromperie de Sadate» après la guerre d’octobre 1973 et surtout la teneur des entretiens Hafez Al-Assad- Kissinger. Le livre explicite en outre les raisons de l’intervention de la Syrie dans la guerre civile libanaise (1975-1990) et le rôle incitatif des États Unis pour attiser le conflit libanais en vue de faire diversion aux négociations égypto israéliennes de désengagement des forces dans le Sinaï.

Extraits:

Hafez Al Assad à Bill Clinton Sommet de Genève Janvier 1994:

«De ma vie, je ne saurai accepter une proposition qui ne m’offre pas la possibilité de libérer le Golan. En aucun cas je ne transigerai sur le droit du peuple syrien à libérer le Golan de l’occupation israélienne. Je n’ai aucun doute que les générations futures sauront libérer le Golan».

La guerre d’Octobre 1973.

«Kissinger a réussi à transformer une victoire militaire arabe en une défaite politique du fait de l’acceptation par Sadate d’un cessez le feu, alors que l’armée égyptienne avait réussi à détruire la Ligne Bar Lev, (les fortifications israéliennes le long du Canal de Suez). L’acceptation par Sadate d’un cessez le feu, unilatéralement, a neutralisé la stratégie syrienne visant à maintenir la pression sur deux fronts (depuis le Golan syrien et le Sinaï égyptien)… Assad a été alors contraint d’accepter à son tour un cessez le feu après qu’il se soit retrouvé, seul, sur le champ de bataille, abandonné par son partenaire égyptien, alors qu’Israël était ravitaillé en armes par un pont aérien des États Unis.

«Assad a appris par la télévision la conclusion d’un accord égypto-israélien de désengagement des forces du Sinaï. Il est alors entré dans une colère noire interpellant à voix haute, à distance, le président égyptien, en ces termes: Te rends-tu compte de ce que tu fais? Cela signifie qu’Israël va transférer sur le front du Golan la totalité de ses chars et de son artillerie, dégagés du Sinaï.

L’entretien orageux Assad-Sadate à l’aéroport de Damas

Bouthaina Chaabane relate dans les détails l’entretien orageux entre les deux anciens frères d’armes.

L’entretien qui s’est déroulé à l’aéroport de Damas, est le premier du genre de cette violence. Le second aura lieu avant la visite de Sadate à Jérusalem.

«Assad a accusé Sadate de «duplicité», de lui avoir «planté un coup de poignard dans le dos» en raison de ses manquements répétés à sa parole. Ainsi, à titre d’exemple, Sadate avait promis à Assad de maintenir l’équivalent d’un corps d’armée égyptien sur la frontière avec Israël, faisant ainsi droit à une requête d’Assad.

En fait, Sadate louvoyait. Assad, cinglant: «Quelle est la raison qui te presse à procéder au désengagement des forces égyptiennes et israéliennes. Tu ne peux pas laisser au moins un point de confrontation de manière à signifier aux Israéliens que l’armée égyptienne demeure en état de confrontation avec Israël et que la guerre peut reprendre à tout moment?

Réponse de Sadate: Bien. Je vais maintenir l’équivalent d’un corps d’armée un corps face à Israël. Mais cette promesse, comme tant d’autres, est restée vaine.

(Note de la rédaction de https://www.madaniya.info/)

Le voyage de Sadate à Jérusalem

Le journaliste britannique Patrick Seale, auteur d’un mémorable ouvrage sur la lutte du pouvoir au Moyen –Orient «:Asad of Syria: The Struggle for the Middle East» (1988), relate ainsi les 7 heures d’entretien orageux, le 2eme du genre, entre Assad et Sadate lorsque l’égyptien est venu faire part au syrien de son intention de se rendre à Jérusalem

Voici le passage principal de Patrick Seale :

«Assad et Sadate se sont réunis pendant sept heures. La discussion a été vive. Assad critiquait violemment Sadate. A un moment Sadate pour se soustraire à la pression du syrien lui fit une étonnante proposition.

Le président égyptien s’écria alors «Allons ensemble à Jérusalem. Si tu ne peux pas m’accompagner, je te demande de garder le silence, de ne pas m‘attaquer ni de me condamner… Si j’échoue je le reconnaîtrai publiquement et demanderai alors de te conférer la responsabilité du leadership du Monde arabe.

Assad était saisi d’incrédulité. Il employa un ton d’une grande dureté à l’égard de Sadate, le mettant fortement en garde contre ce projet, «la plus grande catastrophe dans l’histoire du Monde arabe»…. «Il va en résulter une rupture de l’équilibre stratégique qui incitera Israël à attaquer les pays arabes sans défense à commencer par les Palestiniens, puis le Liban et le voyage n’apportera pas la paix. Au contraire, il va éloigner les perspectives de paix».

Rapportant les propos de Hafez Al Assad, Patrick Seale, décédé en 2014, assure que le président syrien a envisagé d’emprisonner Sadate dans le but de l‘empêcher de quitter la capitale syrienne afin de mettre en échec le projet de voyage de Sadate à Jérusalem.

L’embargo pétrolier arabe

Le livre souligne le rôle du Roi Faysal d’Arabie saoudite dans l’embargo pétrolier décrété lors de la guerre d’octobre 1973 à l’encontre des pays amis d’Israël, principalement l’Europe et le Japon. «Cet embargo a probablement contribué à l’assassinat du Roi Faysal par un membre de son entourage familial». (…) A la grande surprise de la Syrie, les ministres des Affaires étrangères d’Egypte (Ismail Fahmi) et d’Arabie saoudite (Omar Sakkaf) se sont précipités à Washington pour trouver un arrangement sur la levée de l’embargo pétrolier de manière inconditionnelle le 1 er Mars 1974, soit au bout de six mois».

Kissinger et le lobby juif américain.

«Pour imposer ses vues à ses interlocuteurs arabes, Kissinger prenait prétexte des difficultés qu’il rencontrait auprès du lobby juif américain pour avaliser ses propositions et réussissait ainsi à obtenir de l’Égypte des concessions en faveur d’Israël, mais se heurtait à une ferme opposition de la Syrie sur ce sujet… Assad mettait l’accent sur la nécessité d’une paix juste et globale, sans la moindre concession sur le territoire syrien occupé ainsi que sur le règlement des problèmes fondamentaux des Palestiniens».

La rencontre Hafez Al Assad-Richard Nixon à Damas en 1974

Rompues en 1967 après la 3eme israélo-arabe qui entraîna l’occupation par Israël du plateau du Golan, les relations diplomatiques entre Washington et Damas reprennent, en juin 1974, après la conclusion de l’accord sur le désengagement entre Israël et la Syrie, avec dans la foulée d’une visite officielle en Syrie du président Richard Nixon.

«Nixon promet à Assad que les États Unis vont œuvrer à l’avènement d’une paix juste et permanente en application de la Résolution 338 du Conseil de sécurité de l’Onu adoptée après la guerre d’octobre 1973. Kissinger a paru irrité par ces propos qu’Assad considérait comme une garantie américaine d’un retrait complet d’Israël aux frontières de juin 1967. Ce qui impliquait le retrait du Golan. Kissinger s’est mis alors à chercher à atténuer la portée de l’engagement de Nixon en voulant le nuancer. Nixon n’a pu mettre un terme à ce comportement, absorbé qu’il était désormais alors par le scandale du Watergate et sa démission.

Assad-Kissinger-Warren Christopher

«Assad faisait délibérément attendre Kissinger et son successeur Warren Christopher avant leur audience présidentielle. Kissinger attendait calmement que son interlocuteur syrien daigne se présenter à l’audience présidentielle, alors que Warren Christopher s’est indigné d’un tel comportement, menaçant une fois de quitter le palais présidentiel de Damas. Dans les deux cas, Assad voulait faire passer un message: à savoir qu’il était différent des autres dirigeants arabes et ne passe pas son temps à s’excuser et qu’il se précipitait, toute affaire cessante, pour accueillir un responsable américain.

«Dans le même ordre d’idée, Assad avait coutume de placer les négociations syro américaines sous une fresque représentant la bataille de Hittine, dans une sorte de piqûre de rappel de la victoire de Saladin sur le croisé Guy de Lusignan, lui ouvrant les portes de la Palestine.

Jimmy Carter: Hafez Al Assad, Un «Saladin contemporain».

«Jimmy Carter a d’ailleurs qualifié Hafez Al Assad de «Saladin contemporain», alors que le dirigeant phalangiste libanais Karim Pakradouni, le négociateur pour le compte des milices chrétiennes auprès des dirigeants syriens, l’a gratifié du titre de «Bismarck des Arabes».

Hafez Al Assad: le Bismarck des Arabes

«Que serait devenu le Moyen orient, si Assad avait été autant tenté par les compromissions que ne l’a été Sadate ? Très simplement, le Moyen Orient aurait été radicalement différent de ce qu’il était à la fin du XX me siècle.

«Au bord du précipice».

Bouthaina Chaabane explicite le titre de son ouvrage en indiquant que cette expression résume mieux que tout la méthode de négociation d’Hafez Al Assad avec les Américains en ce qu’il est arrivé à diverses reprises au président syrien d’abandonner les négociations pour donner l’impression que tout s’était effondré, avant de revenir à la table des négociations.

Claude Cheysson ou La stratégie de la vessie

Claude Cheysson, ministre socialiste des Affaires étrangères sous la présidence de François Mitterrand a qualifié un jour,- l‘auteur de ces lignes en est témoin-, la méthode de négociations d’Assad de «stratégie de la vessie», qui consistait pour le président syrien de commencer ses entretiens par un long exposé historique et géopolitique sur un sujet donné, veillant à offrir à son interlocuteur occidental forces breuvages diurétiques –café ou thé- avant de conclure son exposé de plusieurs heures, alors que son interlocuteur occidental congestionné par sa rétention urinaire prolongée s’empressait d’opiner pour soulager sa vessie.

René Naba

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Grâce au Covid, le fichage sanitaire va (beaucoup) progresser

octobre 19th, 2021 by Dr Jean-Michel Dariosecq

Illustration : On garde un oeil sur vous. F.Froger / D6

Le 13 octobre 2021, nous avons pu remercier le Sénat de ne pas être tombé à pieds joints dans la dictature absolue des injections obligatoires du gène de la toxine Spike. Mais ne nous leurrons pas sur cette institution. Un rapport d’information du 3 juin 2021 nous annonce un aspect de l’avenir qu’on nous prépare.

Avec le cynisme qui caractérise tous les pouvoirs, ce rapport est intitulé « Crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés« . Efficacité peut-être, mais l’objectif semble être surtout de renforcer le fichage généralisé.

Une phrase résume tout : [lors de la crise COVID en 2020] « Deux outils cruciaux ont en particulier fait défaut : l’espace numérique de santé (ENS), outil majeur de la couche « supérieure » du système qui contient notamment le DMP, et l’identifiant national de santé (INS). »

Pour cette techno-bureaucratie, dont la frénésie de pouvoir n’a aucune limite, le problème n’a pas du tout été :

1. que la Sécurité sociale ne lance pas chaque hiver une campagne de supplémentation gratuite en immunostimulants (vitamine C, vitamine D, zinc) ;
2. qu’en mars-avril 2020, les malades se soient vus interdire de consulter leur médecin (dès les premiers symptomes) ;
3. que depuis cette époque, les médecins généralistes ont l’interdiction de faire leur travail comme d’habitude, c’est-à-dire la prescription probabiliste d’un macrolide en cas d’infection respiratoire puis l’adaptation du traitement en fonction des avancées scientifiques (hydroxychloroquine, ivermectine).

Non, le grand drame serait qu’on n’avait pas encore implanté à l’époque le système national de fichage sanitaire global rêvé par les politiciens, les bureaucrates sanitaires et bien sûr les entreprises privées à qui ce marché public est offert. La corruption (financière peut-être, idéologique à coup sûr) n’est pas seulement dans la pharmacie…

Une affirmation dans ce rapport paraît surprenante : « Il n’existe pas aujourd’hui d’identité unique et pérenne pour identifier une même personne au sein du système de santé ». À quoi sert donc le numéro INSEE (dit numéro de Sécurité sociale), attribué à la naissance et absolument unique ? Eh bien, c’est la méchante CNIL (pourtant habituellement bien soumise) qui avait interdit en 2007 de l’utiliser pour interconnecter et échanger les données médicales personnelles.

Heureusement, une loi de 2019 (le 24 juillet, pas tout à fait le 15 août) a fait sauter ce verrou, mais il faut du temps pour mettre en application cet « Identifiant National de Santé ». Gageons que la crise Covid servira aussi (entre autres opportunités) à accélérer le mouvement, pour offrir à nos bureaucrates sanitaires ivres de pouvoir un merveilleux panopticonsur la santé des Français.

Faut-il dès lors s’étonner qu’ils aient applaudi et collaboré avec enthousiasme aux mesures coercitives décidées par les politiciens, sans aucune justification sanitaire (pour un médecin, l’objectif n’est pas « Tester-Tracer-Confiner-Exclure » mais « Recevoir-Écouter-Examiner-Soigner ») mais avec pour effet de renforcer l’identification, le traçage, la surveillance, le contrôle et pour finir la punition.

Car ils ne s’en cachent pas : « Les perspectives vont bien au-delà d’un simple rapprochement des données liées au Covid-1 9 et issues des fichiers SI-DEP (tests), Contact-COVID (contacts) et VAC-SI (vaccins) » et « Le numérique n’est pas seulement indispensable à une meilleure gestion de la crise sanitaire au niveau individuel, l’enjeu est aussi celui de l’exploitation des données au niveau agrégé ».

On savait depuis longtemps que la prévention est le dernier des soucis de la techno-bureaucratie sanitaire, et on a vu avec le COVID que le traitement (en tout cas précoce, simple, avec des molécules dans le domaine public, donc peu coûteux) est également très secondaire (voire gênant).

En revanche, il y aurait urgence à agréger les données médicales de tout le monde pour « développer des vaccins ou des traitements, identifier d’éventuels effets indésirables ou prédispositions ».

Comme si par exemple, les scandales du Mediator® et du Vioxx® avaient été dûs à un manque de données agrégées ! Comme s’il fallait des moyens innovants et exhaustifs pour savoir qu’interdire l’accès aux hôpitaux provoque un retard au dépistage et au traitement des cancers et maladies cardiovasculaires ! …

Ou comme si le dosage de la vitamine D dans le sang de tous les patients diagnostiqués COVID ou le dosage des d-dimères une semaine après toute injection du gène de Spike n’étaient pas avant tout des décisions politiques plutôt qu’une question de logistique informatique ! …

Toutes ces données accumulées devraient aussi servir à « guider les autorités dans la prise de mesures difficiles (confinements, restrictions, etc.) ». Car s’il y a des trains « difficiles » l’important reste toujours qu’ils arrivent à l’heure…

Enfin, compétition internationale exige, il serait primordial de « faire de la France le leader mondial de l’intelligence artificielle en santé » (pour remplacer l’intelligence naturelle des médecins humains ?).

Ainsi, « Le Health Data Hub » (il ne doit pas exister de traduction en français, que fait l’intelligence artificielle ?) « est opérationnel depuis 2020, quoique son catalogue soit encore réduit. Face à la crise sanitaire, le gouvernement a pris la décision d’accélérer son déploiement, en l’autorisant par arrêté à centraliser les données du SNDS pour les besoins de la recherche sur le Covid-1 9, ainsi que les données issues des fichiers SI-VIC, SI-DEP et Contact Covid. »

L’avenir dystopique de la surveillance généralisée et totale est donc bien « en marche ». Et « la nécessité d’investir massivement dans le numérique en santé est désormais un acquis ». On n’en doute pas un instant.

Dr Jean-Michel Dariosecq

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Royaume Uni / Yémen : Espionnage

octobre 19th, 2021 by René Naba

Le Royaume Uni a aménagé au Yémen un important centre d’espionnage électronique pour le décryptage des communications des Houthistes à la suite d’une série de revers des forces pro monarchiques en Août et Septembre 2021, culminant avec la chute du fief d’Al Qaida au Yémen, dans la district d’Al Bayda, désigné habituellement de Tora Bora yéménite.

Le centre d’espionnage britannique a été édifié dans le district d’Al Mahra, situé au sud de la Péninsule arabique à la frontière du Dhofar (Sultanat d’Oman). Al Mahra est une zone convoitée par l’Arabie saoudite et le sultanat d’Oman.

Les Britanniques ont aménagé ce centre, en septembre 2021, à la suite de l’attaque du tanker israélien Mercer Street dans la mer d’Oman, rapporte le quotidien libanais Al Akhbar en date du 11 septembre 2021. L’attaque du tanker israélien, géré par le milliardaire israélien Eyal Ofer, avait fait deux morts, un britannique employé d’une compagnie de sécurité Ambray et un roumain membre de l’équipage.

Le centre a pour mission le décryptage, non seulement des communications des Houthistes, mais également les communications maritimes de cette zone hautement stratégique à l’intersection de la Mer Rouge, du Golfe d’Aden de l’Océan indien et du Golfe persique

Les Britanniques ont établi un périmètre de sécurité autour de cette base le long des rivages du district, interdisant la pêche aux riverains suscitant le mécontentement de la population privée d’une source de revenus alors qu’elle est soumise au blocus depuis 7 ans, ajoute le journal.

Pour aller plus loin sur cette affaire, cf ce lien pour le locuteur arabophone

L’aménagement de cette base britannique vient en complément du dispositif occidental de Djibouti, qui constitue un véritable carrefour de câbles sous-marins, le «point de chute des câbles sous-marins d’interconnexion entre l’Europe, le Moyen Orient, l’Asie et l’Afrique». Doté de 8 câbles sous-marins, Djibouti est le quatrième État le plus connecté du continent africain. Depuis 2013, il abrite le premier Data Center de la région. Aujourd’hui, le pays se rêve en hub numérique régional.

Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien: https://resilient.digital-africa.co/blog/2021/02/03/djibouti-carrefour-de-cables-sous-marins/

2- La chute du fief d’Al Qaida au Yémen, son «Tora Bora» dans la province d’Al Bayda.

Coup sur coup, en l’espace de deux mois, Août et Septembre 2021, les Houthistes ont lancé une série d’offensives-éclairs, s’emparant du fief d’Al Qaida dans la province d’Al Bayda à Saoumah, une ville du centre du Yémen, à environ 200 km au sud-est de Sanaa.

Jouant de l’effet de surprise, les Houthistes se sont emparés dans le même élan d’une dizaine de positions militaires pro monarchiques yéménites, le 15 septembre, à la faveur d’un puissant coup de main de tribus yéménites, dépitées par l’incompétence de leurs anciens alliés pétro monarchiques.

La chute de l’Émirat d’Al Qaida à Saoumah, dans le même district, a entraîné la chute d’une dizaine de positions militaires pro monarchiques. Implanté depuis 14 ans dans cette province yéménite, Saoumah était qualifié de «Tora Bora» du Yémen, en raison des fortifications édifiées par Al Qaida dans cette zone.

Pour le locuteur arabophone ci joint le lien: Tora Bora aux mains de Sana’a (Al Akhbar vendredi 17 septembre 2021).

Tora Bora dérive du syriaque « Toura Boura » qui signifie littéralement « montagne caillouteuse ». Tora Bora est un réseau de cavernes situées dans les montagnes de Safed Koh, dans l’Est de l’Afghanistan. Sa construction a été en partie financée par la CIA au dans la décennie 1980, dans la guette anti soviétique d’Afghanistan (1980-1989).

Au début de la guerre d’Afghanistan de 2001, Tora Bora fut l’une des places fortes des Talibans et de leurs alliés avant sa chute aux mains des américains. L’attaque de cette base quelques mois après les attentats du 11 septembre 2001 visait à tuer Oussame Ben Laden, mais l’échec de cette attaque a permis au chef d’Al Qaida de fuir vers la Pakistan, en raison de la proximité de la base de Tora Bora avec la frontière pakistanaise. Le 14 juin 2017, les Talibans ont réussi à reprendre ce site stratégique avant de s’emparer de Kaboul, deux mois plus tard, le 15 Août 2021.

3 – Le mot d’ordre occidental: Sauver le nouveau soldat Ryan du XXI me siècle.

L’implication du Royaume Uni a pris de l’ampleur à la suite des déboires des forces pro-monarchiques lors de la bataille de Ma’arib. Américains et Britanniques ont procédé à l’encadrement des troupes pro monarchiques à tous les échelons du commandement, en renfort aux forces d’appoint d’Al Qaida et du parti Al Islah, la branche yéménite des Frères Musulmans, accourus au secours des royalistes en piètre posture et désormais assiégés à Maa’rib par les Houthistes depuis mars 2021.

Sans craindre la contradiction, l’Arabie saoudite s’était en effet appliquée à la faveur de la guerre du Yémen à aménager une plate-forme opérationnelle pour Al Qaida, son ennemi intime, dans la Hadramaout (Sud-Yémen) afin de disposer d’un débouché maritime qui lui permettrait de contourner le détroit d’Ormuz, sous contrôle de l’Iran.

La chute de Ma’arib constituerait un tournant majeur de la guerre du Yémen à l’effet de renforcer considérablement la position diplomatique et militaire des Houthistes et de lui offrir la possibilité de contraindre ses adversaires à lever le blocus aérien et maritime qui frappe le pays depuis le début de la guerre en 2015. En même temps qu’il va conforter la position de leurs alliés régionaux, particulièrement l’Iran, le Hached As Chaabi en Irak, qui mène une guérilla anti américaine en vue de forcer les États Unis à se retirer d’Irak selon le schéma afghan, enfin dernier et non le moindre le Hezbollah libanais, le cauchemar absolu des Israéliens, des Américains et des Pétromonarchies du Golfe et du camp pro-occidental au Liban, agglutiné autour du Patriarcat maronite, du gouverneur de la Banque Centrale, Riad Salamé, de l’ancien premier ministre sunnite Saad Hariri et du chef des anciennes milices chrétiennes Samir Geagea.

Cinq mois après l’offensive des pétromonarchies contre le plus pauvre pays arabe, menée avec le silence complice des pays occidentaux, le Hadramaout était ainsi tombée sous la coupe d’Al Qaida, paradoxalement, à la faveur d’un coup de pouce de la France à un mini débarquement des troupes pro saoudiennes à Aden, depuis la base militaire française de Djibouti et l’encadrement français des troupes saoudiennes assuré par le contingent de la Légion Étrangère stationné à la base aéro-terrestre française d’Abou Dhabi.

Le Hadramaout, la plus importante province du Sud Yémen, représentant le 1/5 du territoire sudiste, est ainsi devenue un sanctuaire d’Al Qaida, qui y fait régner sa loi, accaparant ses recettes, le transit de marchandises via le port de Moukalla, les royalties prélevés sur le transit du pétrole. Le Hadramaout est à Al Qaida ce que le nord de la Syrie est aux terroristes islamiques, un levier aux mains des Saoudiens quand les islamistes de Syrie remplissait une fonction identique pour le compte de la Turquie.

Sur la bataille de Ma’arib, cf ce lien

https://www.madaniya.info/2021/05/07/al-qaida-vole-au-secours-de-larabie-saoudite-dans-la-bataille-de-marib-yemen/

Les revers militaires successifs des troupes pro-monarchistes conjugués aux restrictions imposées à la population du fait du blocus ont provoqué une crise de confiance entre les tribus yéménites et leur tuteur saoudien, conduisant certains chefs de tribus à prendre langue avec les Houthistes. Dotés d’armes ultra-sophistiqués, abondamment fournis par les pays occidentaux, les pétromonarchies du Golfe- principalement l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis- ne sont jamais parvenues jusqu’à présent à mettre en difficulté leurs adversaires houthistes, encore moins à remporter une bataille significative.

Sept ans après le début de l’agression pétro monarchique contre le plus pauvre pays arabe, les Occidentaux paraissent mus par un mot d’ordre exclusif «Sauver le soldat Ryan du XXI me siècle» autrement dit les branquignoles pétro monarchiques agresseurs du Yémen.

Au nom de la défense du «Monde Libre», cinq pays du Moyen Orient sont soumis à un blocus unilatéral occidental: l’Iran depuis 40 ans; la Syrie depuis 11 ans, le Yémen depuis 7 ans et le Liban depuis 3 ans sans que l’OTAN ne soit parvenu à forcer la décision en sa faveur, alors que le ciel israélien est devenu une passoire du fait de la balistique de fabrication artisanale du Hamas palestinien, de même que le ciel saoudien, une passoire du fait de la balistique rudimentaire des Houthistes et que le Hezbollah libanais ridiculisait complètement la diplomatie américaine l’a contraignant à une pantalonnade mémorable en brisant le blocus libanais par l’importation du fuel iranien.

René Naba

Sur les enjeux de la guerre du Yémen

Sur le rôle de la France

Le Hadramaout, une plate-forme opérationnelle d’Al Qaida, au Sud Yémen, avec l’aide des Saoudiens et un coup de pouce français

Sur les rapports entre l’Arabie saoudite et les Frères Musulmans, cf ces liens:

Note de rédaction. « Guerre nucléaire. Le jour d’avant. »

octobre 19th, 2021 by Jean Toschi Marazzani Visconti

Le 12 juin 1901 le physicien français Henri Becquerel identifia et quantifia pour la première fois la radiation provenant d’un échantillon d’uranium. Le phénomène sera ensuite classé par une autre scientifique française, Marie Curie, comme radioactivité.

Cette découverte, à l’aube du 20ème siècle, ouvrait la voie à un avenir inimaginable, au progrès en tout domaine, médical, énergétique, à des découvertes qui annonçaient richesse et bonheur pour toute l’humanité. Mais elle ouvrait aussi sur le développement de la radioactivité dans le domaine militaire et, à la suite, sur l’utilisation de la menace nucléaire comme suprématie politique. Un siècle plus tard, à la merveille scientifique se substitue la crainte diffuse d’un danger sournois et immanent.

L’Association des Scientifiques Atomiques étasuniens, responsable des extraordinaires développements du nucléaire et consciente de sa propre responsabilité, a déplacé l’aiguille de l’Horloge de l’Apocalypse, le compteur symbolique du risque nucléaire, de 3 minutes avant minuit en 2015 à 2,5 minutes avant minuit en 2017.

Manlio Dinucci, avec son livre Guerre Nucléaire. Le jour d’avant, explique avec une précision documentée l’histoire de nos soixante-dix dernières années de vie avec le nucléaire, et dénonce qui sont ceux qui, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l’utilisent sans hésitations en regard de la sécurité des êtres vivants, et comment ils veulent nous amener à la catastrophe, au désert nucléaire.

Tout commença en août 1945. le Président des Etats-Unis Harry Truman, prit une décision terrible : le lancement d’une bombe atomique sur le Japon pour mettre fin à la guerre, déjà terminée en Europe. Il ordonna au Commandant de l’Aviation dans le Pacifique, Carl Spaaz, de larguer l’engin sur une ville de moyenne dimension. Quatre villes furent choisies pour leur importance et leur position. Finalement le sort tomba sur deux d’entre elles, Hiroshima et Nagasaki, en partie à cause de banales raisons météorologiques. Le 6 août 1946 une forteresse volante étasunienne largua la bombe qui explosa sur Hiroshima. Une immense boule de feu enveloppa la petite ville, se transformant en un énorme nuage de fumée en forme de champignon. Cette forme caractéristique deviendra l’image classique de la catastrophe nucléaire redoutée. Le bombardement causera la mort immédiate d’au moins cent mille personnes dans un rayon d’un kilomètre et demi de l’épicentre de l’explosion. Les radiations toucheront plusieurs autres dizaines de milliers de personnes qui continueront à mourir dans les années suivantes. On avait libéré un monstre irrépressible, invisible et hautement mortel.

Le Président Truman avait-il réellement choisi de larguer l’engin seulement pour mettre fin à la guerre dans le Pacifique ? Rien n’est moins sûr. On sait bien désormais que le Japon avait offert sa reddition à travers divers canaux diplomatiques, mais posait comme condition inaliénable de ne pas toucher à la figure de l’Empereur. Les minorités de gauche aux USA étaient opposées à  disculper de ses responsabilités le plus grand responsable du militarisme japonais, et Truman, curieusement sensible soudain aux requêtes de la gauche, se fit fort de ce refus pour ignorer les avances de la diplomatie japonaise. Est-il possible que le Président étasunien, en frappant le Japon, ait en réalité voulu menacer et re-dimensionner le rôle des Soviétiques, véritables vainqueurs du nazisme en Europe ? (Gian Luigi Nespoli et Giuseppe Zambon, Hiroshima-Nagasaki, Zambon editore, Vérone 1997). 

Les premiers reportages des villes bombardées laissèrent les gens pétrifiés devant cette énorme force inconnue. La monstrueuse quantité de morts et blessés, de pathologies inconnues et incurables causées par les radiations, impressionna le monde entier, remettant aux États-Unis la palme de nation invincible. 

Ensuite le Pentagone continuera à financer les recherches nucléaires et, vers la fin de la présidence d’Eisenhower, le complexe militaro-industriel commencera à influer la politique étasunienne, exaspérant le péril du communisme et d’une possible invasion soviétique en Europe. Cet état de guerre non déclarée poussait vers une course au réarmement qui faisait fonctionner à pleine puissance les usines, tandis que les alliés européens, Grande-Bretagne et France, s’activaient pour se doter à leur tour de la bombe atomique et ainsi pouvoir accéder à la table des puissants. L’URSS évidemment brûla les étapes pour récupérer le retard technologique qui la séparait des USA. Le nucléaire entrait sur la scène politique internationale comme dissuasion entre les forces opposées pendant la guerre froide.

Pendant de longues années on a redouté qu’une erreur dans la salle des “boutons” puisse mettre un terme à l’existence de l’humanité. Ce n’est qu’après le dissolution de l’Union Soviétique et après les divers traités pour le contrôle du réarmement nucléaire, se succédant au fil des années, qu’on a cru ne plus avoir à redouter le nucléaire. Mais, comme le montre le livre de Dinucci, c’était une fausse sensation de sécurité, parce que recherche et production de nouvelles armes très sophistiquées ont continué en silence.

Nous sommes aujourd’hui de nouveau face aux États-Unis qui défient la Russie en gardant un oeil sur la Chine, dans une situation semblable à celle de la guerre froide ; mais beaucoup plus redoutable parce que, à la différence des années 70, où les antagonistes s’étaient mis d’accord pour un ultime appel téléphonique avec le fameux téléphone rouge avant toute action définitive, actuellement tous les adversaires savent que la victoire n’appartient qu’à celui qui lancera le premier missile.

Le Washington Post révèle : “on autorise des attaques préventives contre des États qui seraient sur le point d’acquérir des armes de destruction de masse”. En pleine syntonie avec la théorie du PNAC (Project for a new American Century, Projet pour un nouveau siècle américain) formulée par les néo-cons et de plus en plus appliquée par la politique étasunienne :

L’histoire du XXème siècle aurait dû nous apprendre qu’il est important de modeler les circonstances avant que les crises n’émergent et affronter les menaces avant qu’elles ne deviennent tragiques. L’histoire de ce siècle aurait dû nous enseigner à embrasser la cause d’un leadership américain… établir une présence stratégique militaire dans le monde entier à travers une révolution technologique dans le domaine militaire, décourager l’émergence  de toute super puissance compétitive, lancer des attaques préventives contre n’importe quel pouvoir menaçant les intérêts américains”.

Du récit de la naissance de la bombe atomique et de l’anéantissement des deux villes japonaises jusqu’à la nouvelle course aux armements, dans un parcours de neuf chapitres denses d’informations et de détails documentés, Manlio Dinucci introduit le lecteur dans le monde du nucléaire et de la politique qui l’a accompagné sur fond de scénario international changeant. L’auteur nous révèle des incidents nucléaires inconnus, le danger de centrales atomiques obsolètes et d’attentats contre elles, l’emploi d’uranium appauvri dans les bombardements sur la Yougoslavie et l’Irak, les guerres cachées, les guerres mandatées, les guerres au Moyen-Orient, la naissance de l’Isis, les complicités étasuniennes inquiétantes dans l’armement des terroristes islamistes, l’Otan et la Cia au travail en Ukraine, la dangereuse expansion de l’Otan dans les pays de l’Est européen vers la Russie.

La politique extérieure étasunienne semble diviser l’Europe en deux entités : d’un côté la nouvelle Europe, constituée d’ex-satellites de l’Union Soviétique -Républiques Baltes, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Bulgarie et Roumanie- et de l’autre la partie fondatrice de l’Ue. La première est considérée comme l’alliée la plus étroite, où l’on fait confluer financements, armes, soldats et bases de missiles à déployer contre la Russie ; la seconde est tenue sous contrôle, pour qu’elle n’ose pas tresser des rapports économiques et financiers avec la Russie et d’autres nations inscrites dans le livre noir étasunien, sous peine de lourdes menaces de sanctions et crises bancaires. Quasiment toute l’Europe est membre de l’Otan et accueille un grand nombre de bases militaires qui hébergent armes et bombes nucléaires en Italie, Belgique, Pays-Bas et Allemagne. Il est évident que l’Europe a une position de sujétion envers les États-Unis, et se trouve considérée probablement comme le ventre mou entre les forces en présence.

Un chapitre du livre décrit les nouvelles armes et ouvre sur un panorama de guerres des étoiles : le changement des armes cinétiques en armes à énergie directe. Plus de balles, mais des impulsions électromagnétiques, ondes de chaleur, cyber-armes et autres diableries de science-fiction que nous n’avions vues qu’au cinéma et, de ce fait, pensions de pure fantaisie. Aujourd’hui elles sont une réalité terrible, tels les drones miniaturisés aux usages les plus divers, tueurs sur commande ou transporteurs de mini-nukes, vecteurs d’épidémies ou tout simplement insectes espions. Incroyable est le développement des systèmes spatiaux et des avions robots pour détruire les satellites de communications des adversaires et pour envoyer des armes dans l’espace.

Au final de cette extraordinaire cavalcade le long de l’histoire de nos dernières années, le livre explique l’actuelle position du pouvoir étasunien, retranché dans une défense à outrance de ses privilèges face à l’émergence d’autres puissances. À cet effet la pression militaire étasunienne augmente dans chaque continent. Le Pentagone contrôle directement 4.800 bases et autres installations militaires. Le monde se trouve divisé en six zones, chacune soumise au contrôle d’autant de Commandements Combattants Unifiés des États-Unis. À ces Commandements s’en ajoutent trois opérationnels à l’échelle mondiale qui dirigent les forces nucléaires terrestres, navales et les opérations dans l’espace et le cyber-espace, la guerre électronique et de missiles ; les opérations spéciales et les opérations psychologiques ; le transport, la mobilité et l’approvisionnement des armées.

Dinuccci raconte avec précision les fonctions de chacun, et le panorama décrit est impressionnant parce que tout se déroule parallèlement à notre vie quotidienne, dans la quasi totale ignorance du public, qu’on laisse volontairement inconscient du fait que les bases constituent le premier objectif destiné à absorber un lancement sous attaque.

Jean Toschi Marazzani Visconti

Ce livre reconstitue l’histoire de la course aux armements nucléaires de 1945 à nos jours, avec en toile de fond le scénario géopolitique mondial, contribuant ainsi à combler le manque d’informations habilement créé sur cette question d’une importance vitale. Le sentiment qu’une guerre nucléaire est désormais inconcevable s’est répandu et la dangereuse illusion que l’on peut vivre avec la bombe a été créée. C’est-à-dire avec un pouvoir destructeur qui peut effacer l’espèce humaine et presque toute autre forme de vie. Nous pouvons éviter cela en nous mobilisant pour éliminer les armes nucléaires de la surface de la Terre. Tant qu’il est encore temps, le jour d’avant.

Manlio Dinucci : Journaliste et géographe, ex-directeur exécutif pour l’Italie de l’International Physicians for the prevention of Nuclear War, association qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1985. Porte-parole du Comitato no Guerra no Nato (Italie) et chercheur associé du Centre de recherche sur la Mondialisation (Canada). Prix international de journalisme 2019 pour Analyse géostratégique du Club de periodistas de México.

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« Je suis préoccupé par la possibilité que les nouveaux vaccins visant à créer une immunité contre la protéine spike du SRAS-CoV-2 aient le potentiel de causer des lésions microvasculaires au cerveau, au cœur, au foie et aux reins d’une manière qui ne semble pas avoir été évaluée dans les essais de sécurité » ~ Dr J. Patrick Whelan

« Nous avons affaire au mal. Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué » ~ Robert W Malone, MD, Twitter

*

Question : Pourquoi tout le monde doit-il être vacciné ?

Réponse : Afin de sauver des vies. Les vaccins procurent une immunité qui aide à lutter contre les maladies.

Q : Les vaccins préviennent donc les infections ?

R : Pas exactement, mais les vaccins procurent une immunité temporaire qui dure généralement environ 6 mois.

Q : Et ensuite ?

R : Eh bien, les experts en santé publique recommandent que les personnes éligibles – en particulier les personnes âgées et les personnes immunodéprimées – reçoivent un « rappel ».

Q : Donc, une autre injection ?

R : Oui.

Q : Le rappel a-t-il été adapté au nouveau variant « Delta » qui s’est répandu aux États-Unis et dans le monde ?

R : Non, pas du tout. C’est le même vaccin qu’avant.

Q : Alors l’immunité sera de courte durée ?

R : Oui, bien que nous ne puissions pas en être totalement sûrs. Aucun essai clinique n’a été mené sur les rappels.

Q : Quoi ? Donc, nous volons à l’aveugle ?

R : Oui. Comme je l’ai dit, il n’y a pas eu d’essais cliniques supplémentaires pour les boosters, donc personne ne peut en être sûr.

Q : Mais j’ai entendu dire que plus on injecte de personnes, plus le virus s’adapte, ce qui rend le vaccin moins efficace ?

R : C’est vrai. La vaccination de masse avec un vaccin « fuyant » – qui ne neutralise pas complètement l’infection – exerce une « pression sélective » sur le virus qui favorise l’émergence de variants. Les immunologistes le savent depuis longtemps, en fait, certains appellent cela « Virologie 101 ». Le Dr Byram Bridle, vaccinologue canadien, l’a expliqué dans une récente interview. Voici ce qu’il a dit :

« Nous ne devons pas chercher plus loin que … l’émergence de la résistance aux antibiotiques … Le principe est le suivant : Si vous avez une entité biologique qui est sujette à la mutation – et le SRAS-CoV-2, comme tous les coronavirus, est sujet à la mutation – et que vous appliquez une pression sélective étroitement ciblée qui n’est pas létale, et que vous le faites sur une longue période de temps, c’est la recette pour favoriser l’émergence de nouvelles variants.

C’est exactement ce que nous faisons. Nos vaccins se concentrent sur une seule protéine (spike) du virus, de sorte que le virus ne doit modifier qu’une seule protéine, et les vaccins sont loin de fournir une immunité stérilisante »1.

Q : Donc les vaccins sont à l’origine des variants ?

R : Oui.

Q : Nous verrons donc bientôt l’émergence d’une variant résistante au vaccin ?

R : Oui.

Q : Mais les fabricants de vaccins ne le savent-ils pas ?

R : Vous voulez dire, « ne comprennent-ils pas la relation de base entre l’infection virale et les vaccins » ? Si, ils savent.

Q : Alors pourquoi le font-ils ?

R : Excellente question, mais la réponse nécessite beaucoup de recherches et une bonne dose de supposition. Tout ce que je peux dire, c’est que les auteurs de cette campagne de vaccination de masse nous conduisent intentionnellement vers une crise encore plus grave.

Q : Ok, alors qu’allons-nous faire lorsque nous rencontrerons une variante résistante au vaccin ?

R : Je ne peux pas répondre à cette question, mais – à en juger par l’expérience passée – une autre injection expérimentale sera mise au point et le public sera obligé de la prendre.

Q : Mais qu’en est-il de la sécurité ? Pouvons-nous être sûrs que ces nouvelles concoctions hybrides sont sans danger ?

R : La sécurité n’a jamais été une priorité absolue, pas plus que l’immunité. L’objectif n’a jamais été « l’immunité de groupe » mais « la vaccination de groupe ». L’un des porte-parole les plus influents de la campagne actuelle l’a bien résumé en disant : « Nous devons vacciner les sept milliards d’habitants » de la planète. Les autorités de santé publique n’ont jamais dévié de cet objectif initial.

Q : Mais si l’objectif est de vacciner tous les habitants de la planète, alors les vaccins doivent être sûrs, non ?

R : Non, en fait, les vaccins représentent une menace sérieuse pour la santé et la vie de chacun. Ils sont dangereux.

Q : Êtes-vous sûr de ne pas exagérer, après tout, près de 2 milliards de personnes ont déjà été vaccinées et seul un petit pourcentage d’entre elles sont tombées gravement malades ou sont mortes ? Peut-être exagérez-vous le danger ?

R : Les vaccins sont une attaque contre l’infrastructure critique du corps, le système vasculaire, et en particulier la fine tapisserie de cellules qui tapisse les parois des vaisseaux sanguins. Les vaccins déclenchent des hémorragies, des caillots sanguins et des maladies auto-immunes. À mon avis, ils constituent un moyen assez simple d’infliger de graves dommages aux systèmes et organes essentiels dont on a besoin pour survivre. C’est pourquoi le Dr Vladimir Zelenko les qualifie de « piqûres de poison mortel », ce qui semble être une évaluation correcte. Vous avez cependant raison de dire que « seul un petit pourcentage des personnes tombent gravement malades ou meurent » immédiatement après l’injection. Mais c’est uniquement parce que le vaccin fonctionne davantage comme une bombe à retardement que comme un poison. L’impact risque d’être tout aussi dévastateur à long terme. Jetez un coup d’œil à cet extrait d’un document de l’association Doctors for Covid Ethics : :

« À la lumière de la réponse anticorps au SRAS-CoV-2 récemment caractérisée, lorsque les anticorps se fixent aux cellules endothéliales productrices de protéines spike sur les parois des vaisseaux après l’administration du vaccin, on peut s’attendre à ce que les protéines du complément activées se fixent aux cellules endothéliales et perforent leurs membranes cellulaires. La mort des cellules endothéliales qui s’ensuit va exposer le tissu situé sous l’épithélium, ce qui va déclencher deux événements importants. Il va induire la coagulation du sang et provoquer une fuite des parois du vaisseau. Ce mécanisme pathogène a été documenté dans des biopsies prélevées sur des patients infectés par le SRAS-CoV-2. Ces études ont décrit un « syndrome de lésion microvasculaire catastrophique médié par l’activation du complément ».

… dans le cadre de la réponse immunitaire à la protéine de pointe du SRAS-CoV-2. C’est précisément cette réponse immunitaire que les vaccins COVID-19 cherchent à induire. De telles interactions vaccin-immunité sont cohérentes avec les événements indésirables impliquant une rupture visible des capillaires sous la peau qui ont été documentés et rapportés après la vaccination contre le COVID-19 »2.

Je répète : un « syndrome de lésion microvasculaire catastrophique médié par l’activation du complément ».

Q : Qu’est-ce que cela signifie en clair ?

R : Cela signifie que le vaccin crée une situation où votre corps attaque vicieusement votre propre système circulatoire, générant des caillots sanguins et des fuites de vaisseaux sanguins. Pensez-vous pouvoir vivre avec un système vasculaire endommagé ? Pensez-vous que vous pourrez jouir d’une vie longue et heureuse avec un système immunitaire programmé pour attaquer et tuer les cellules saines qui produisent maintenant la « protéine spike » pathogène ? Si oui, alors pendant combien de temps ; combien de temps pensez-vous pouvoir survivre à ce type de guerre interne ? 2 ans ? 5 ans ? 10 ans ?

Q : Votre analyse semble très conspirationniste. Si les vaccins font ce que vous dites qu’ils font, alors les personnes qui poussent cette campagne (de vaccination de masse) doivent le savoir, n’est-ce pas ? Ils doivent avoir une connaissance de base des dangers que représentent ces injections.

R : Bien sûr, ils le savent. Comment pourraient-ils l’ignorer ? Pensez-vous que les personnes les plus riches et les plus puissantes de la planète arrêteraient arbitrairement l’économie mondiale, enfermeraient tout le monde chez soi, supprimeraient les médicaments qui sauvent des vies et censureraient toute personne qui conteste le discours officiel s’ils ne savaient pas exactement ce que le vaccin peut faire ?

Ils le savent. Ils ne font pas que « lancer les dés ». Ils ont un plan et ils le mettent en œuvre. C’est clair.

Quant à l’affirmation de « conspiration », les faits parlent d’eux-mêmes. De nombreux exercices et simulations ont-ils été menés au cours de la dernière décennie, avec la participation des principales agences de renseignement, des grandes entreprises pharmaceutiques, des élites militantes, de la Défense, des médias et de l’OMS ?

Oui, il y en a eu.

Et ces exercices prévoyaient-ils fondamentalement les mêmes résultats et scénarios que ceux que nous observons aujourd’hui, en particulier le contournement des gouvernements représentatifs, le renforcement des pouvoirs des politiciens, l’application des mandats de vaccination et l’imposition d’une stratégie pandémique sans précédent qui était étonnamment similaire dans tous les pays où elle était imposée ?

Oui, encore une fois.

Et les non-vaccinés sont-ils menacés de représailles s’ils résistent à l’inoculation ? Les gouvernements vont-ils déjà de l’avant avec les passeports vaccinaux, la monnaie numérique, les systèmes de crédit social, les centres de détention et la surveillance intensifiée ?

Oui, ils le font.

Est-ce que tout cela vous semble aléatoire ou est-ce que cela se rapproche plus de la définition réelle du mot « conspiration » qui est : « un plan diabolique, illégal, perfide ou subreptice formulé en secret par deux ou plusieurs personnes » ?

Le fait que les médias ridiculisent les « théoriciens du complot » ne change rien au fait que les complots existent bel et bien. Les deux dernières années ne font que souligner ce fait. Pratiquement rien n’a été laissé au hasard. Notre avenir et celui de l’humanité sont dirigés par des forces puissantes que nous n’avons même pas encore réussi à identifier. C’est effrayant. (Voir : RFK jr. sur l’Événement 201)

Et voici autre chose à méditer puisque nous sommes sur le sujet des « complots ». Je pense qu’il est très probable que le vaccin ait été développé bien avant l’apparition du virus.

Q : En quoi cela est-il important ?

R : En fait, c’est assez important, car cela permet d’illustrer que la « solution » a précédé le problème, « la poule avant l’œuf ». En d’autres termes, la recherche américaine sur les armes biologiques visait probablement à créer une substance qui minerait progressivement (et finirait par tuer) un nombre incalculable de personnes qu’il faudrait éliminer pour réduire les émissions de carbone, atténuer l’épuisement des ressources rares et inverser la destruction de l’environnement naturel. Pensez-vous que le Pentagone et la CIA disposent de programmes d’urgence de ce type ? Pensez-vous que les élites mondialistes pourraient soutenir une telle politique ?

En fait, oui, et elles la mettraient effrontément en œuvre au nom du « sauvetage de l’humanité » ou d’autres absurdités de ce genre. N’oubliez pas que la population mondiale au début du siècle (1900) n’était que de 1,6 milliard d’habitants. En 2021, ce chiffre est passé à 7,9 milliards. Et, selon les projections des Nations unies, ce chiffre atteindra environ 11 milliards d’ici 2100.

Pensez-vous que les élites mondiales vont rester les bras croisés alors que les dangers « perçus » de l’épuisement des combustibles fossiles et de la hausse des températures continuent de croître ? Pensez-vous que, peut-être, après des années d’appels passionnés à « faire quelque chose pour le climat », un consensus a finalement été atteint en 2019, ouvrant la voie à un programme agressif de « gestion de la population » ?

Bien sûr, ce sont des hommes « civilisés » qui n’auraient jamais recours à quelque chose d’aussi vulgaire que des chambres à gaz ou des pelotons d’exécution. Oh, non, ils chercheraient une méthode subreptice pour réduire le troupeau sans que celui-ci ne sache vraiment ce qui se passe. Ils auraient besoin d’un remède qui les aiderait à atteindre leur objectif tout en invoquant un déni plausible. (Et si la vérité venait à éclater, ils persuaderaient le public qu’ils n’agissent que dans l’intérêt de l’humanité en essayant d’empêcher la course inexorable vers une crise climatique catastrophique. Cela vous semble familier ?

C’est normal. Que la planète se réchauffe ou non est discutable, mais ce qui ne l’est pas, c’est la façon dont la fureur climatique s’intègre parfaitement au programme politique autoritaire des mondialistes. Il n’y a rien de fortuit à cela.

Quoi qu’il en soit, les manigances du gain de fonction à Wuhan n’étaient probablement que la touche finale d’un plan qui avait été mis au point des années auparavant dans les groupes de réflexion et les conférences mondialistes où les riches et les puissants se réunissent pour décider de la meilleure façon de façonner le monde pour qu’il réponde à leurs propres spécifications. À mon avis, le système d’administration de la protéine spike (alias le vaccin anti-Covid-19) avait été créé des années auparavant et n’avait besoin que du feu vert pour être diffusé dans le monde.

Q : On dirait qu’on s’est encore égaré. Pouvons-nous revenir aux boosters une minute ? Vous dites qu’il n’y a pas eu d’essais cliniques supplémentaires. Cela signifie-t-il que les boosters n’ont pas été officiellement approuvés par la FDA ?

R : Ils n’ont pas été formellement approuvés par la FDA. Ils ont été approuvés dans le cadre de l’autorisation d’utilisation d’urgence, tout comme les vaccins. Mais cela ne signifie pas que les risques sont les mêmes. Ce n’est pas le cas. Les rappels sont nettement plus dangereux que les vaccins, comme le souligne ce clip de l’association Doctors for Covid Ethics :

« Nous expliquons ici que les rappels sont particulièrement dangereux, d’une manière sans précédent dans l’histoire des vaccins. En effet, le renforcement répété de la réponse immunitaire augmentera de manière répétée l’intensité de l’attaque de soi à soi…

Les injections répétées de « vaccins » à base de gènes (c’est-à-dire les « rappels ») sont destinées à intensifier et à reproduire cet événement de base partout où la protéine spike nouvellement exprimée apparaît sur la paroi du vaisseau… Les lésions vasculaires induites par le complément qui se produisent en de multiples endroits du corps auront des effets potentiellement dévastateurs non seulement sur la santé de la personne vaccinée, mais aussi sur la grossesse et la fertilité…

Les molécules de protéines spike, dont on sait qu’elles sont libérées dans la circulation sanguine peu après la vaccination, se lieront aux plaquettes, les marquant comme cibles pour la fixation des anticorps. Il faut s’attendre à ce qu’une attaque ultérieure… provoque la destruction des plaquettes,… que se passera-t-il lorsque les « vaccins » s’échapperont des vaisseaux sanguins endommagés et atteindront les organes du corps ? L’assimilation des gènes et la production de pics marqueront-ils alors chaque type de cellule pour la destruction par les lymphocytes tueurs ? Sommes-nous sur le point d’assister à la naissance d’un monde entièrement nouveau de maladies auto-immunes ? »

Quelle partie de la citation ci-dessus donne l’impression que les boosters sont bons pour votre santé et votre bien-être général ?

Aucune, n’est-ce pas ? Et tout comme nous avons constaté une forte augmentation des cas, des hospitalisations et des décès après le lancement de campagnes de vaccination de masse dans le monde, nous voyons maintenant le même phénomène se produire en Israël avec les rappels. (Regardez cette vidéo étonnante de 2 minutes du statisticien Joel Smalley sur les décès consécutifs à la vaccination).

Et n’oubliez pas que ni les rappels ni les vaccins ne restent dans le muscle du bras (deltoïde) comme les compagnies pharmaceutiques l’avaient annoncé. Ils entrent dans la circulation sanguine environ 30 minutes après l’injection et se répandent dans tout le corps via le système circulatoire. Mais comme le vaccin est un plan pour fabriquer la protéine spike et non la protéine elle-même, il est capable d’échapper au système immunitaire et de pénétrer dans les cellules avant d’être détecté. C’est ce qui rend la protéine spike injectée plus dangereuse que la protéine spike du Covid-19. Le virus doit pénétrer par le nez ou la gorge avant d’incuber et de pénétrer dans le système vasculaire, mais la spike du vaccin trouve une voie plus directe par le biais de l’injection. Voici encore le Dr Byram Bridle :

« Nous savons depuis longtemps que la protéine spike est pathogène… C’est une toxine. Elle peut causer des dommages dans notre corps si elle est en circulation. Maintenant, nous avons des preuves claires et nettes que… le vaccin lui-même, plus la protéine, passe dans la circulation sanguine.

Une fois que cela se produit, la protéine spike peut se combiner avec les récepteurs des plaquettes sanguines et avec les cellules qui tapissent nos vaisseaux sanguins. C’est pourquoi, paradoxalement, elle peut provoquer à la fois la coagulation du sang et des saignements. Et bien sûr, le cœur est impliqué, en tant que partie du système cardiovasculaire… C’est pourquoi nous voyons des problèmes cardiaques. La protéine peut également traverser la barrière hémato-encéphalique et causer des dommages neurologiques…

En bref, … nous avons fait une grosse erreur. Nous ne l’avons pas réalisé jusqu’à maintenant. Nous n’avons pas réalisé qu’en vaccinant les gens, nous leur inoculons par inadvertance une toxine …

… la protéine spike, à elle seule, est presque entièrement responsable des dommages causés au système cardiovasculaire, si elle entre en circulation. En effet, si vous injectez la protéine spike purifiée dans le sang des animaux de la recherche, ils obtiennent toutes sortes de dommages au système cardiovasculaire, et elle peut traverser la barrière hémato-encéphalique et causer des dommages au cerveau »3.

Depuis que Bridle a fait ces affirmations dans un talk-show radio, il a été sauvagement harcelé, ridiculisé et banni de l’université où il était employé. Pourtant, il ne s’est pas rétracté d’un mot de sa déclaration malgré les lourdes pertes subies par lui-même et sa réputation.

L’erreur de Bridle a été de penser que ses recherches seraient applaudies par ses collègues et ses pairs. Il pensait naïvement que les partisans de la vaccination de masse reconnaîtraient leur erreur et feraient un effort pour la corriger. Il n’a jamais imaginé que le vaccin était conçu pour fonctionner comme il le fait, en pénétrant dans les cellules de l’hôte et en fabriquant un agent pathogène cytotoxique qui suscite une forte réponse immunitaire de soi à soi conduisant à une nouvelle décimation du système vasculaire.

Le traitement de Bridle en dit long sur les personnes qui gèrent la pandémie, sur l’étendue de leur pouvoir et sur leurs objectifs tout à fait malins. (Regardez cette vidéo du Dr Nathan Thompson : « Ma mâchoire s’est décrochée lorsque j’ai testé le système immunitaire d’une personne après la deuxième injection », qui montre comment la vaccination peut conduire à l’auto-immunité et à des « infections révolutionnaires ».

Q : Je pense que nous nous sommes encore éloignés du sujet. Vous avez beaucoup parlé de la protéine spike et de son effet sur les vaisseaux sanguins, mais tout cela semble bien théorique. Avez-vous des preuves tangibles que les vaccins causent de graves dommages aux tissus ?

R : Oui. Deux professeurs allemands de pathologie, Arne Burkhardt et Walter Lang, ont fourni les résultats des autopsies qu’ils ont pratiquées sur dix personnes décédées après avoir reçu une injection du vaccin anti-Covid-19. Voici un court extrait d’un article sur ce qu’ils ont découvert :

« Au cours des derniers mois, le pathologiste de Reutlingen et le professeur Walter Lang ont examiné au microscope le matériel tissulaire des personnes décédées. … Dans cinq des dix cas mentionnés ci-dessus, les deux médecins estiment que le lien entre le décès et la vaccination est très probable, dans deux cas, il est probable. Un cas n’a pas encore été évalué. Les deux autres cas ont été classés comme non clairs/possibles ou « plutôt coïncidents ».

En ce qui concerne les causes de décès, Burkhardt a souligné que la myocardite lymphocytaire est le diagnostic le plus fréquent… Les médecins soupçonnent que d’autres effets secondaires de la vaccination ayant des conséquences potentielles sur le décès sont les phénomènes auto-immuns, la réduction de la capacité immunitaire, l’accélération de la croissance du cancer, les dommages vasculaires « endothélitis », la vasculite, la périvasculite et l’ »agglutination » des érythrocytes …

Burkhardt et ses collègues ont enquêté ces derniers mois. Il a déclaré qu’il ne pouvait penser qu’à une chose en voyant les résultats : « une émeute de lymphocytes », potentiellement dans tous les tissus et organes. Les lymphocytes ont été trouvés dans une grande variété de tissus tels que le foie, les reins, la rate jusqu’à l’utérus et des tumeurs, qui y ont massivement attaqué le tissu…

Burkhardt a conclu que les politiciens disent : « Si vous ne voulez pas vous faire vacciner, vous devez en assumer les conséquences, mais tous ceux qui se font vacciner doivent aussi en assumer les conséquences ». Celles-ci sont encore largement inconnues. « Jusqu’à présent, seuls les premiers résultats, mais inquiétants, ont été documentés, qui feront l’objet d’une étude plus approfondie en ce qui concerne leur pathogenèse », a déclaré Burkhardt.

Les résultats confirment la déclaration du Prof. Dr. Peter Schirmacher selon laquelle, sur plus de 40 cadavres autopsiés qui sont décédés dans les deux semaines suivant la vaccination anti-Covid-19, environ un tiers est mort à cause de la vaccination »4.

Bon, passons en revue. Qu’ont trouvé les médecins ?

1- Ils ont trouvé dans un grand pourcentage des autopsies « le lien entre le décès et la vaccination (était) très probable ».

2-Ils ont constaté que « la myocardite lymphocytaire, (était) le diagnostic le plus fréquent ». (La myocardite lymphocytaire est une affection rare dans laquelle l’inflammation du muscle cardiaque (myocardite) est causée par une accumulation de globules blancs (lymphocytes). Les symptômes peuvent inclure des douleurs thoraciques, des palpitations cardiaques, de la fatigue et un essoufflement (dyspnée), surtout à l’effort ou en position couchée. En d’autres termes, l’injection de protéines spike entraîne à la fois une inflammation grave et une immunodépression. C’est la double peine.

3- Ils ont trouvé des preuves d’une « éruption lymphocytaire », potentiellement dans tous les tissus et organes. Les lymphocytes ont été trouvés dans une grande variété de tissus tels que le foie, les reins, la rate jusqu’à l’utérus et les tumeurs, qui attaquent massivement les tissus qui s’y trouvent. (Remarque : les lymphocytes sont des globules blancs du système immunitaire qui entrent en action pour combattre les envahisseurs ou les cellules infectées par des agents pathogènes. Une « éruption lymphocytaire » suggère que le système immunitaire est devenu fou en essayant de contrer les effets de milliards de protéines spike situées dans les cellules de la circulation sanguine. Au fur et à mesure que les lymphocytes sont épuisés, le corps devient plus sensible à d’autres infections, ce qui peut expliquer pourquoi un grand nombre de personnes contractent maintenant des virus respiratoires à la fin de l’été).

4- Ils ont découvert qu’il existe de multiples risques sanitaires graves liés au vaccin Covid-19.

Les autopsies fournissent des preuves solides que les vaccins créent en fait des dommages importants aux tissus.

Dernière question : comment voyez-vous la situation évoluer ?

R : Je m’attends à voir des signes de détresse dès cet hiver-printemps, même si les données seront compilées sous la rubrique « mortalité toutes causes confondues » plutôt que sous celle des décès dus au Covid-19. Nous devrions également observer une forte hausse des arrêts cardiaques, des myocardites et des accidents vasculaires cérébraux, qui devraient s’écarter radicalement de leur ligne de tendance sur 5 ans. Comme le vaccin entraîne une détérioration généralisée de l’état de santé général, les signes de nocivité devraient être perceptibles dans un certain nombre d’affections, des maladies neurodégénératives à la paralysie de Bell.

Il ne s’agit pas tant d’une prédiction que d’une reconnaissance de ce que nous observons déjà. Jetez un œil à ce récent tweet du Dr Claire Craig, pathologiste britannique, et vous verrez ce que je veux dire :

Dr Clare [email protected]

Excès de décès pour la semaine se terminant le 10 septembre 2021 :

  • 24% de décès supplémentaires par insuffisance cardiaque par rapport à la base de référence
  • 19% de maladies cardiaques ischémiques
  • 16% de maladies cérébrovasculaires (accidents vasculaires cérébraux)
  • 18% d’autres maladies circulatoires

Pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi cette hausse soudaine des crises cardiaques, des maladies cardiaques, des maladies vasculaires et des accidents vasculaires cérébraux ? Qu’avons-nous fait de différent en 2021 par rapport aux années précédentes ?

Nous avons vacciné la majeure partie de la population, voilà ce que nous avons fait différemment. Et maintenant, nous allons voir quel effet cela a sur les nombreuses affections liées à la vaccination, comme les arrêts cardiaques, les myocardites, les embolies pulmonaires, les thromboses, les lésions rénales aiguës, les lésions hépatiques, la paralysie de Bell, la myélite transverse, l’anaphylaxie, le syndrome inflammatoire multisystémique, l’avortement spontané et le syndrome de détresse respiratoire aiguë. Toutes ces manifestations apparaissent dans le « Vaccine Adverse Events Reporting System » (VAERS), tout comme elles sont susceptibles d’apparaître lors de futures hospitalisations. Il faudra donc un tour de passe-passe assez agressif de la part du gouvernement pour truquer les données ou balayer l’affaire sous le tapis.

Et quel sera l’impact de ce déluge de maladies inattendues sur le système de santé publique, qui pourrait être mis à rude épreuve. Peut-on éviter une catastrophe ? Jetez un coup d’œil à cet extrait d’un article récent du Telegraph britannique :

« Alors que l’attention reste fixée sur le Covid-19, une deuxième crise sanitaire émerge discrètement en Grande-Bretagne. Depuis le début du mois de juillet, il y a eu des milliers de décès en excès qui n’ont pas été causés par le coronavirus. Selon les experts de la santé, cette situation est tout à fait inhabituelle pour l’été. Bien que l’on s’attende à une surmortalité pendant les mois d’hiver, lorsque le froid et les infections saisonnières se combinent pour mettre la pression sur le NHS, l’été connaît généralement une accalmie.

Cette année est une exception inquiétante.

Selon l’Office for National Statistics (ONS), depuis le 2 juillet, il y a eu 9 619 décès en excès en Angleterre et au Pays de Galles, dont 48% (4635) n’ont pas été causés par le Covid-19.

Donc, si toutes ces personnes supplémentaires ne meurent pas du coronavirus, qu’est-ce qui les tue ?

Les données de Public Health England (PHE) montrent qu’au cours de cette période, 2103 décès supplémentaires ont été enregistrés pour des cardiopathies ischémiques, 1552 pour des insuffisances cardiaques, ainsi que 760 décès supplémentaires pour des maladies cérébro-vasculaires telles que les accidents vasculaires cérébraux et les anévrismes, et 3915 pour d’autres maladies circulatoires.

Les infections respiratoires aiguës et chroniques sont également en hausse, avec 3416 mentions supplémentaires sur les certificats de décès depuis le début du mois de juillet, tandis que 1234 décès supplémentaires sont dus à des maladies du système urinaire, 324 à une cirrhose ou à une maladie du foie et 1905 à un diabète…

“On a l’impression que l’hiver est déjà là, plutôt qu’il n’arrive. C’est pire cette année que ce dont je me souviens à aucun moment au cours des 20 dernières années” »5.

Naturellement, les médias vont imputer la recrudescence de la maladie à la pandémie ou aux « traitements retardés », mais les gens peuvent tirer leurs propres conclusions. Ce que le Telegraph appelle une urgence « non-Covid » est tout aussi susceptible d’être une blessure liée au vaccin que de ne pas l’être. Ce que je veux dire est simple : Les caillots sanguins, les saignements et les maladies auto-immunes ne sont pas des choses anodines ; ils indiquent que l’infrastructure vitale du corps a été compromise et, peut-être, gravement endommagée. Cela va se manifester dans la mortalité toutes causes confondues et dans les données plus générales de la santé publique. Une part importante de ces maladies sera directement liée à l’injection d’un agent pathogène potentiellement mortel dans le sang de millions de personnes qui ont été délibérément trompées sur la sécurité du produit. Maintenant, nous allons voir les premiers résultats de cette expérience. Que Dieu nous aide.

 

Article original en anglais :

Will Vaccine-Linked Deaths Rise Sharply this Winter?

Cet article en anglais a été publié initialement sur le site The Unz Review.

Traduit par Réseau International

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Le prix de l’énergie, toutes sources confondues, explose à l’échelle mondiale. Loin d’être accidentel, il s’agit d’un plan bien orchestré visant à faire s’effondrer l’économie mondiale industrielle qui a déjà été affaiblie de façon spectaculaire par près de deux ans de quarantaine ridicule due au Covid et les mesures connexes. Ce à quoi nous assistons, c’est à une explosion des prix des principales énergies que sont le pétrole, le charbon et maintenant surtout le gaz naturel.

Ce qui différencie cette situation des chocs énergétiques des années 1970, c’est que cette fois-ci, elle se développe alors que le monde de l’investissement des entreprises, utilisant le modèle frauduleux d’investissement vert ESG, désinvestit dans le pétrole, le gaz et le charbon du futur, tandis que les gouvernements de l’OCDE adoptent des énergies solaire et éolienne horriblement inefficaces et peu fiables qui assureront l’effondrement de la société industrielle peut-être dès les prochains mois. À moins d’une remise en question spectaculaire, l’UE et les autres économies industrielles sont en train de se suicider économiquement de manière délibérée.

Ce qui, il y a quelques années seulement, était considéré comme évident, c’est que la garantie d’une énergie abondante, fiable, efficace et abordable définit l’économie. Sans une énergie efficace, nous ne pouvons pas fabriquer de l’acier, du béton, extraire des matières premières ou tout autre produit qui soutient nos économies modernes. Au cours des derniers mois, le prix mondial du charbon destiné à la production d’électricité a doublé. Le prix du gaz naturel a augmenté de près de 500%. Le pétrole se dirige vers les 90 dollars le baril, son prix le plus élevé depuis sept ans. Il s’agit là d’une conséquence prévue de ce que l’on appelle parfois la Grande Réinitialisation de Davos ou la folie du programme vert zéro carbone.

Il y a une vingtaine d’années, l’Europe a entamé une transition majeure vers les mal nommées énergies renouvelables ou énergies vertes, principalement le solaire et l’éolien. L’Allemagne, le cœur de l’industrie européenne, a mené la transformation avec l’Energiewende mal conçue de l’ancienne chancelière Merkel, où les dernières centrales nucléaires allemandes fermeront en 2022 et où les centrales au charbon sont rapidement éliminées. Tout cela s’est maintenant heurté à la réalité : l’énergie verte n’est pas du tout en mesure de faire face à d’importantes pénuries d’approvisionnement. La crise était entièrement prévisible.

Les poules vertes rentrent au bercail

Avec le verrouillage généralisé de l’industrie et des déplacements en 2020, la consommation de gaz naturel de l’UE a chuté de façon spectaculaire. Le principal fournisseur de gaz de l’UE, le russe Gazprom, dans l’intérêt d’un marché ordonné à long terme, a dûment réduit ses livraisons sur le marché de l’UE, même à perte. Un hiver 2019-2020 exceptionnellement doux a permis au stockage de gaz de l’UE d’atteindre son maximum. Un hiver long et rigoureux a pratiquement effacé ce maximum en 2021.

Contrairement à ce que prétendent les politiciens de l’UE, Gazprom n’a pas fait de la politique avec l’UE pour forcer l’approbation de son nouveau gazoduc Nord Stream 2 vers l’Allemagne. Lorsque la demande de l’UE a repris au cours des six premiers mois de 2021, Gazprom s’est empressé d’y répondre et même de dépasser les niveaux records de 2019, et ce même au détriment de la reconstitution des stocks de gaz russe pour l’hiver à venir.

Alors que l’UE est désormais fermement engagée dans un programme d’énergie verte, Fit for 55, et qu’elle rejette explicitement le gaz naturel comme une option à long terme, tout en tuant le charbon et le nucléaire, l’incompétence des modèles climatiques des groupes de réflexion qui justifiaient une société électrique 100% sans CO2 d’ici 2050 s’est imposée.

Parce que les investisseurs financiers de Wall Street et de Londres ont vu l’avantage des énormes profits de l’agenda de l’énergie verte, en travaillant avec le Forum économique mondial de Davos pour promouvoir le modèle d’investissement ESG risible, les compagnies pétrolières, gazières et charbonnières conventionnelles n’investissent pas les profits dans l’expansion de la production. En 2020, les dépenses mondiales pour le pétrole, le gaz et le charbon ont chuté d’environ 1000 milliards de dollars. Ces dépenses ne reviendront pas.

Alors que BlackRock et d’autres investisseurs boycottent ExxonMobil et d’autres sociétés énergétiques en faveur de l’énergie « durable », un hiver exceptionnellement froid et long en Europe et un manque record de vent dans le nord de l’Allemagne ont déclenché un achat panique de gaz sur les marchés mondiaux du GNL début septembre.

Le problème, c’est que le réapprovisionnement est arrivé trop tard, car la plupart du GNL normalement disponible en provenance des États-Unis, du Qatar et d’autres sources avait déjà été vendu à la Chine, où une politique énergétique tout aussi confuse, notamment une interdiction politique du charbon australien, a entraîné des fermetures d’usines et un ordre récent du gouvernement de se procurer du gaz et du charbon « à tout prix ». Le Qatar, les exportateurs de GNL américains et d’autres ont afflué vers l’Asie, laissant l’UE dans le froid, littéralement.

La déréglementation de l’énergie

Ce que peu de gens comprennent, c’est comment les marchés de l’énergie verte d’aujourd’hui sont truqués pour profiter aux spéculateurs comme les fonds spéculatifs ou les investisseurs comme BlackRock ou Deutsche Bank et pénaliser les consommateurs d’énergie. Le prix phare du gaz naturel négocié en Europe, le contrat à terme TTF néerlandais, est vendu par l’ICE Exchange basé à Londres. Il spécule sur ce que seront les futurs prix de gros du gaz naturel dans l’UE dans un, deux ou trois mois. L’ICE est soutenu par Goldman Sachs, Morgan Stanley, la Deutsche Bank et la Société Générale, entre autres. Le marché est constitué de ce que l’on appelle des contrats à terme ou des produits dérivés sur le gaz.

Les banques ou d’autres acteurs peuvent spéculer pour quelques centimes par dollar, et lorsque l’on a appris que les réserves de gaz de l’UE pour l’hiver à venir étaient faibles, les requins de la finance ont commencé à se nourrir. Au début du mois d’octobre, les prix à terme du gaz néerlandais TTF avaient explosé de 300% en quelques jours seulement. Depuis février, la situation est bien pire, puisqu’une cargaison standard de GNL de 3,4 trillions de BTU (British Thermal Units) coûte désormais 100 à 120 millions de dollars, alors qu’à la fin du mois de février, son coût était inférieur à 20 millions de dollars. Cela représente une augmentation de 500 à 600% en sept mois.

Le problème sous-jacent est que, contrairement à ce qui s’est passé pendant la majeure partie de l’après-guerre, depuis la promotion politique des « énergies renouvelables » solaires et éoliennes, peu fiables et coûteuses, dans l’UE et ailleurs (par exemple au Texas, en février 2021), les marchés des services publics d’électricité et leurs prix ont été délibérément déréglementés afin de promouvoir les alternatives vertes et d’évincer le gaz et le charbon sous l’argument douteux que leurs émissions de CO2 mettent en danger l’avenir de l’humanité si elles ne sont pas réduites à zéro d’ici 2050.

Les prix supportés par le consommateur final sont fixés par les fournisseurs d’énergie qui intègrent les différents coûts dans des conditions de concurrence. La façon diabolique dont les coûts de l’électricité dans l’UE sont calculés, prétendument pour encourager les énergies solaire et éolienne inefficaces et décourager les sources conventionnelles, est que, comme le dit l’analyste français de l’énergie Antonio Haya, « la centrale la plus chère parmi celles qui sont nécessaires pour couvrir la demande (centrale marginale) fixe le prix de chaque heure de production pour l’ensemble de la production mise aux enchères ». Ainsi, le prix du gaz naturel d’aujourd’hui fixe le prix de l’électricité hydroélectrique à coût essentiellement nul. Compte tenu de la flambée du prix du gaz naturel, cela définit les coûts de l’électricité dans l’UE. Il s’agit d’une architecture de prix diabolique qui profite aux spéculateurs et détruit les consommateurs, notamment les ménages et l’industrie.

Une cause aggravante fondamentale des récentes pénuries de charbon, de gaz et de pétrole en abondance est la décision de BlackRock et d’autres trusts financiers mondiaux de forcer l’investissement loin du pétrole, du gaz ou du charbon – toutes des sources d’énergie parfaitement sûres et nécessaires – pour accumuler des énergies solaire ou éolienne grossièrement inefficaces et peu fiables. Ils appellent cela l’investissement ESG. C’est la dernière lubie de Wall Street et des autres marchés financiers mondiaux depuis que le PDG de BlackRock, Larry Fink, a rejoint le conseil d’administration du Forum économique mondial Klaus Schwab en 2019. Ils ont mis en place des sociétés de certification ESG de façade qui attribuent des notes ESG « politiquement correctes » aux sociétés boursières, et sanctionnent celles qui ne s’y conforment pas. La ruée vers les investissements ESG a rapporté des milliards à Wall Street et à ses amis. Elle a également freiné l’exploitation future du pétrole, du charbon ou du gaz naturel dans la majeure partie du monde.

La « maladie allemande »

Aujourd’hui, après 20 ans d’investissements insensés dans l’énergie solaire et éolienne, l’Allemagne, autrefois fleuron de l’industrie européenne, est victime de ce que l’on peut appeler la « maladie allemande ». Comme le syndrome hollandais, l’investissement forcé dans l’énergie verte a entraîné un manque d’énergie fiable et abordable. Tout cela pour un réchauffement de 1,5°C (non prouvé par le GIEC) qui est censé mettre fin à notre civilisation d’ici 2050 si nous ne parvenons pas à atteindre le zéro carbone.

Pour faire avancer l’agenda de l’UE sur l’énergie verte, les pays, à quelques exceptions près, ont commencé à démanteler le pétrole, le gaz, le charbon et même le nucléaire. Les dernières centrales nucléaires allemandes fermeront définitivement l’année prochaine. Les nouvelles centrales au charbon, équipées des derniers épurateurs de pointe, sont mises au rebut avant même d’avoir été lancées.

Le cas de l’Allemagne est encore plus absurde.

En 2011, le gouvernement Merkel a repris un modèle énergétique élaboré par Martin Faulstich et le Conseil consultatif de l’Environnement (SRU), qui affirmait que l’Allemagne pourrait atteindre une production d’électricité 100% renouvelable d’ici 2050. Selon eux, le recours au nucléaire ne serait plus nécessaire, pas plus que la construction de centrales au charbon avec captage et stockage du carbone (CSC). C’est ainsi qu’est née la catastrophique Energiewende de Merkel. Selon l’étude, elle fonctionnerait parce que l’Allemagne pourrait acheter par contrat de l’énergie hydroélectrique excédentaire, sans CO2, à la Norvège et à la Suède.

Or, avec la sécheresse extrême et l’été chaud, les réserves hydroélectriques de la Suède et de la Norvège sont dangereusement basses à l’approche de l’hiver, avec seulement 52% de leur capacité. Cela signifie que les câbles électriques vers le Danemark, l’Allemagne et maintenant le Royaume-Uni sont en danger. Et pour aggraver la situation, la Suède est divisée sur la fermeture de ses propres centrales nucléaires qui lui fournissent 40% de son électricité. Et la France envisage de réduire d’un tiers le nombre de ses centrales nucléaires, ce qui signifie que la source d’approvisionnement de l’Allemagne sera également incertaine.

Le 1er janvier 2021 déjà, en raison d’une élimination progressive du charbon imposée par le gouvernement allemand, 11 centrales électriques au charbon d’une capacité totale de 4,7 GW ont été fermées. Cela n’a duré que 8 jours, lorsque plusieurs de ces centrales ont dû être reconnectées au réseau en raison d’une période prolongée de vents faibles. En 2022, la dernière centrale nucléaire allemande fermera et d’autres centrales au charbon fermeront définitivement, tout cela pour le nirvana vert. En 2002, l’énergie nucléaire allemande était à l’origine de 31% de l’énergie électrique sans carbone.

Quant à l’énergie éolienne qui comble le déficit en Allemagne, en 2022, quelque 6000 éoliennes d’une capacité installée de 16 GW seront démantelées en raison de l’expiration des subventions de rachat des anciennes turbines. Le rythme d’approbation des nouveaux parcs éoliens est bloqué par la rébellion croissante des citoyens et par des contestations juridiques concernant la pollution sonore et d’autres facteurs. Une catastrophe évitable est en train de se produire.

La réponse de la Commission européenne à Bruxelles, plutôt que d’admettre les failles flagrantes de son programme d’énergie verte, a été de redoubler d’efforts comme si le problème était le gaz naturel et le charbon. Le tsar du climat de l’UE, Frans Timmermans, a déclaré de manière absurde : « Si nous avions eu l’accord vert cinq ans plus tôt, nous ne serions pas dans cette situation, car nous serions alors moins dépendants des combustibles fossiles et du gaz naturel ».

Si l’UE poursuit cet agenda suicidaire, elle se retrouvera dans un terrain vague désindustrialisé dans quelques années. Le problème n’est pas le gaz, le charbon ou le nucléaire. C’est l’énergie verte inefficace issue de l’énergie solaire et éolienne qui ne sera jamais en mesure d’offrir une énergie stable et fiable.

L’agenda pour l’énergie verte de l’UE, des États-Unis et d’autres gouvernements, ainsi que l’investissement ESG promu par Davos, ne feront que garantir qu’à l’avenir, il y aura encore moins de gaz, de charbon ou de nucléaire sur lesquels se rabattre lorsque le vent s’arrêtera, qu’il y aura une sécheresse dans les barrages hydroélectriques ou un manque d’ensoleillement. Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste des fusées pour comprendre que c’est une voie vers la destruction économique. Mais c’est en fait le but de l’énergie « durable » de l’ONU 2030 ou de la Grande Réinitialisation de Davos : la réduction de la population à grande échelle. Nous, les humains, sommes les grenouilles que l’on fait lentement bouillir. Et maintenant, les puissances en place font vraiment monter la température.

F. William Engdahl

 

Article original en anglais :

The Green Agenda and the Plan to Collapse the Industrial World Economy

Traduit par Réseau International

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Les États-Unis se sont retirés unilatéralement de plusieurs traités de limitation des armes nucléaires signés avec la Russie. C’était une grossière erreur.

Le Financial Times a publié un article affirmant qu’en août, la Chine avait testé une arme hypersonique similaire au missile hypersonique russe Avangard.

Le planeur spatial aurait été placé en orbite autour de la Terre avec une fusée Longue Marche. Il a ensuite freiné pour ré-entrer dans l’atmosphère et effectuer des manœuvres correctives pour atteindre la cible située dans le polygone de tir.

Le planeur spatial chinois peut atteindre une cible située n’importe où sur le globe. En raison de sa vitesse élevée, le temps de réaction lorsqu’il se trouve à portée des armes de défense AA est beaucoup trop court et la probabilité qu’il soit intercepté est proche de zéro.

Le bouclier antimissile américain est incapable de faire face à des missiles hypersoniques qui modifient leurs paramètres de trajectoire, c’est-à-dire qui manœuvrent. En plus d’être complètement démunis face à ces missiles hypersoniques, les États-Unis ne disposent pas encore de telles armes.

Chez les Américains et les Russes, en règle générale, les 3 ou 4 premiers essais d’armes nouvelles complexes sont des échecs. Les Chinois ont réussi leur test du premier coup. [NDT : Notons que la Corée du Nord vient d’annoncer qu’elle vient de réussir le test de lancement de son premier missile hypersonique.]

À ce stade, beaucoup de questions pourraient se poser, notamment celle-ci : y a-t-il un rapport entre la visite de Mme Nuland à Moscou et le test chinois ?

Valentin Vasilescu

 

Traduit par Avic pour Réseau International

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Il serait tentant d’imaginer que les élections législatives irakiennes de dimanche dernier ont changé la donne géopolitique. Eh bien, c’est compliqué – à plus d’un titre.

Commençons par le taux d’abstention. Sur les 22 millions d’électeurs appelés à choisir 329 membres du Parlement parmi 3227 candidats et 167 partis, seuls 41% ont choisi de voter, selon la Haute Commission électorale irakienne (IHEC).

Ensuite, il y a la fragmentation notoire de l’échiquier politique irakien. Les premiers résultats offrent un aperçu fascinant. Sur les 329 sièges, les Sadristes – dirigés par Moqtada al-Sadr – en ont obtenu 73, une coalition sunnite en a 43, une coalition chiite – dirigée par l’ancien premier ministre Nouri al-Maliki – en a 41 et la faction kurde dirigée par Barzani en a 32.

Dans la configuration électorale actuelle, outre les coalitions chiites, les sunnites ont deux blocs principaux et les Kurdes ont deux partis principaux qui dirigent le Kurdistan autonome : la bande de Barzani – qui fait toute une série d’affaires louches avec les Turcs – et le clan Talabani, qui n’est pas beaucoup plus propre.

Ce qui se passe ensuite, ce sont des négociations extrêmement longues, sans parler des luttes intestines. Une fois les résultats certifiés, le président Barham Saleh a, en théorie, 15 jours pour choisir le prochain président du Parlement, et le Parlement a un mois pour choisir un président. Mais l’ensemble du processus pourrait durer des mois.

La question est déjà dans tous les esprits à Bagdad : conformément à la plupart des prévisions, les sadristes pourraient finalement obtenir le plus grand nombre de sièges au Parlement. Mais seront-ils capables de former une alliance solide pour désigner le prochain premier ministre ?

Il est fort possible qu’ils préfèrent rester à l’arrière-plan, étant donné que les prochaines années seront extrêmement difficiles pour l’Irak dans tous les domaines : sur le front de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, sur le front économique épouvantable, sur le front de la corruption et de la gestion abyssale, et enfin, sur ce que signifie réellement le retrait attendu des troupes américaines.

La prise de contrôle de près d’un tiers du territoire irakien par Daech entre 2014 et 2017 n’est peut-être plus qu’un lointain souvenir, mais il n’en reste pas moins que sur les 40 millions d’Irakiens, un nombre incalculable d’entre eux doivent faire face quotidiennement à un chômage endémique, à l’absence de soins de santé, à de maigres possibilités d’éducation et même à l’absence d’électricité.

Le « retrait » américain en décembre est un euphémisme : 2500 troupes de combat seront en fait repositionnées dans des rôles « non combattants » non spécifiés. L’écrasante majorité des Irakiens – sunnites et chiites – ne l’acceptera pas. Une source d’information solide – occidentale, pas ouest-asiatique – m’a assuré que diverses formations chiites ont la capacité de submerger toutes les ressources américaines en Irak en six jours seulement, y compris la zone verte.

Les règles de Sistani

Décrire les principaux acteurs de la scène politique irakienne comme une simple « élite dirigeante dominée par des islamistes chiites » relève de l’orientalisme grossier. Ils ne sont pas « islamistes », au sens djihadisme salafiste du terme.

Ils n’ont pas non plus mis en place une coalition politique « liée à des milices soutenues par l’Iran » : c’est un réductionnisme grossier. Ces « milices » sont en fait les Unités de Mobilisation populaire (UMP), qui ont été encouragées dès le départ par le grand ayatollah Sistani à défendre la nation contre les takfiris et les djihadistes salafistes de type Daech, et qui sont légalement intégrées au Ministère de la Défense.

Ce qui est certain, c’est que Moqtada al-Sadr est en conflit direct avec les principaux partis politiques chiites – et en particulier avec les membres impliqués dans la corruption massive.

Moqtada est un personnage très complexe. C’est essentiellement un nationaliste irakien. Il s’oppose à toute forme d’ingérence étrangère, en particulier à toute présence persistante de troupes américaines, sous quelque forme que ce soit. En tant que chiite, il doit être l’ennemi des profiteurs chiites politisés et corrompus.

Elijah Magnier a fait un travail remarquable en se concentrant sur l’importance d’une nouvelle fatwa sur les élections émise par le grand ayatollah Sistani, encore plus importante que la « Fatwa de la Réforme et des Changements » qui a abordé l’occupation du nord de l’Irak par Daech en 2014 et a conduit à la création des UMP.

Dans cette nouvelle fatwa, Sistani, basé dans la ville sainte de Najaf, oblige les électeurs à rechercher un « candidat honnête » capable d’ « apporter un véritable changement » et d’écarter les « candidats anciens et habituellement corrompus ». Sistani estime que « la voie de la réforme est possible » et que « l’espoir […] doit être exploité pour écarter les incompétents » du pouvoir en Irak.

La conclusion est inéluctable : une grande partie des personnes dépossédées en Irak ont choisi d’identifier ce « candidat honnête » comme étant Moqtada al-Sadr.

Ce n’est guère surprenant. Moqtada est le plus jeune fils du défunt et immensément respecté Marja’, Mohammad Sadeq al-Sadr, qui a été assassiné par l’appareil de Saddam Hussein. La base immensément populaire de Moqtada, héritée de son père, rassemble les pauvres et les opprimés, comme j’ai pu le constater à de nombreuses reprises, notamment à Sadr City à Bagdad, à Nadjaf et à Karbala.

Lors de l’opération Petraeus en 2007, j’ai été reçu à bras ouverts à Sadr City, j’ai parlé à de nombreux politiciens sadristes, j’ai vu comment l’armée du Mahdi opère tant dans le domaine militaire que social et j’ai observé sur place de nombreux projets sociaux sadristes.

Dans l’inconscient collectif chiite, Moqtada, qui était alors basé à Nadjaf, s’est fait remarquer au début de l’année 2004 en tant que premier chef religieux et homme politique chiite de premier plan à s’attaquer de front à l’occupation américaine et à lui dire de partir. La CIA a mis sa tête à prix. Le Pentagone a voulu l’abattre – à Najaf. Le grand ayatollah Sistani, et ses dizaines de millions de fidèles l’ont soutenu.

Par la suite, il a passé beaucoup de temps à parfaire ses connaissances théologiques à Qom, tout en restant dans l’ombre, toujours extrêmement populaire, et en apprenant une ou deux choses sur la manière de devenir politiquement habile. Cela se reflète dans son positionnement actuel : toujours opposé aux forces d’occupation américaines, mais prêt à travailler avec Washington pour accélérer leur départ.

Les vieilles habitudes (impériales) ont la vie dure. Débarrassé de son statut d’ennemi juré, régulièrement rejeté comme un « clerc instable » par les médias occidentaux, Moqtada est au moins maintenant reconnu à Washington comme un acteur clé et même un interlocuteur.

Ce n’est pourtant pas le cas du groupe Asaïb Ahl al-Haq, né de la base sadriste. Les Américains ne comprennent toujours pas qu’il ne s’agit pas d’une milice mais d’un parti : les États-Unis les considèrent comme une organisation terroriste.

Les acteurs de l’occupation américaine oublient aussi commodément que la façon dont le Parlement irakien « dysfonctionnel » est configuré, selon des lignes confessionnelles, est inextricablement liée au projet de démocratie libérale occidentale bombardée en Irak.

Sur le plan géopolitique, l’avenir de l’Irak en Asie occidentale sera désormais inextricablement lié à l’intégration eurasiatique. Sans surprise, l’Iran et la Russie ont été parmi les premiers acteurs à féliciter officiellement Bagdad pour le bon déroulement des élections.

Moqtada et les sadristes sont parfaitement conscients que l’Axe de la Résistance – Iran-Irak-Syrie-Hezbollah au Liban – se renforce de minute en minute. Et cela est directement lié au partenariat Iran-Russie-Chine qui renforce l’intégration de l’Eurasie. Mais chaque chose en son temps : mettons en place un premier ministre et un parlement « honnêtes ».

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

Iraq Elections: Muqtada the Conqueror Gains Ground in Iraqi Poll

Cet article en anglais a été publié initialement par Asia Times.

Traduit par Réseau International

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Le meilleur des mondes de Bill Gates et Big Telecom

octobre 18th, 2021 by Children's Health Defense Europe

Robert F. Kennedy, Jr. a écrit la semaine dernière au sujet de la police de Malibu qui avait verbalisé à Point Dume des surfeurs 1 000 dollars chacun pour avoir utilisé l’océan pendant le confinement. S’agissait-il simplement d’un raisonnement policier affligeant qui nous fera rire après la quarantaine? Ou quelqu’un d’autre pense-t-il que c’est la première vague d’entraînement à la docilité et à l’obéissance à quelque chose de plus permanent? Les puissantes entités étatiques et corporatives utilisent-elles la crise actuelle pour enlever les droits fondamentaux et intensifier les pressions afin de promouvoir les vaccins et la surveillance? Est-ce que quelqu’un d’autre sent l’obscurité suffocante de la tyrannie descendant sur notre peuple? Et enfin, est-ce que quelqu’un partage ma crainte que Bill Gates – et son associé de longue date Tony Fauci – sera en quelque sorte en charge de la gestion de notre version du meilleur des mondes?

Imaginez un monde où le gouvernement n’a pas besoin de policiers pour interpeller ces surfeurs ou pour vous verbaliser lorsque vous violez la distanciation sociale avec votre petite amie. Supposons que les ordinateurs découvrent votre voyage à la plage en suivant vos mouvements à l’aide d’un flux d’informations provenant de votre téléphone portable, de votre voiture, de votre GPS, de la technologie de reconnaissance faciale intégrée à la surveillance en temps réel via satellites, des caméras montées et des puces implantées. Les procureurs ou les robots assignés à leur bureau vous informeront de votre infraction par SMS tout en retirant simultanément votre pénalité de 1 000 dollars en cryptomonnaie de votre compte courant. Bienvenue dans l’Amérique de Bill Gates. C’est juste au coin de la rue.

Stratégies 5G

Récemment, Bill Gates a annoncé son soutien financier à un plan d’un milliard de dollars afin de couvrir la Terre de satellites de vidéosurveillance. La société, EarthNow, lancera 500 satellites pour suivre en direct presque tous les “coins” de la Terre, fournissant un feedback vidéo instantané avec à peine un délai d’une seconde. Selon Wikipedia, l’entreprise s’attend à ce que ses clients incluent “les gouvernements et les grandes entreprises”. Antennes 5G déployant une vaste gamme d’antennes espionnes 5G au sol. Par l’intermédiaire de sa Fondation Bill & Melinda Gates, Gates a acheté 5,3 millions d’actions Crown Castle d’une valeur actuelle d’un milliard de dollars. Deuxième plus grand actif technologique de la Fondation après Microsoft, Crown Castle possède une infrastructure 5G sur tous les grands marchés américains. L’entreprise exploite et loue plus de 40.000 tours de téléphonie mobile, 65.000 petits relais mobiles qui constituent l’infrastructure centrale de la 5G, et plus de 120.000 km de fibre déployée vers tous les grands marchés américains, qui, au lieu d’alimenter votre maison, vous fournissant un Internet câblé, sûr, rapide, a été confisquée pour connecter les tours 5G.

… La 5G n’a presque rien à voir avec l’amélioration de vos vies; il s’agit de contrôler votre vie, de commercialiser des produits et de récolter vos données à des fins d’intelligence artificielle.

Extraction de données

Big Telecom, Big Data, et Bill Gates sont en train d’appâter les Américains dans le piège d’une tyrannie numérique, à coups d’annonces télévisées qui coûtent des millions de dollars et qui prétendent que leur investissement de plusieurs milliards de dollars dans la 5G se résume à des vitesses de téléchargement plus rapides pour les jeux vidéo et les films. Mais la 5G n’a presque rien à voir avec l’amélioration de vos vies; il s’agit de contrôler votre vie, de commercialiser des produits et de récolter vos données à des fins d’intelligence artificielle. L’or noir du 21ème siècle, ce sont les données. La 5G est l’infrastructure de “l’Internet des Objets” de Gates,un monde où des dizaines de milliards d’appareils “intelligents” : téléphones portables, ordinateurs, automobiles, portes de garage, montres Apple, couches pour bébés et même nos corps vivants, seront interconnectés sans fil pour permettre à Big Data de recueillir et de vendre nos informations. personnelles.

Gates, Elon Musk, Amazon, Facebook et les Telecoms lancent les fleurons de la nouvelle ruée vers l’or, une flotte grouillante de 50 000 satellites et un réseau de 2 000 000 d’antennes terrestres et de tours de téléphonie mobile dans le but d’extraire même la plus petite des données fournies par nos appareils intelligents. Cette toile d’araignée émettrice de rayonnements micro-ondes permettra à Big Data/Big Telecom et Big Brother de capturer ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de chaque personne à chaque moment de la vie. Gates récoltera, contrôlera, triera, caractérisera, analysera et vendra des millions de téraoctets de renseignements personnels provenant d’appareils intelligents — données de santé privées, dossiers médicaux, nos habitudes d’achat, nos réponses biométriques et comportementales à la publicité, la capacité d’apprentissage de nos enfants, nos expressions faciales et les conversations entendues par Siri, Alexa et les microphones de votre téléphone portable allumé. Ses sociétés et d’autres utiliseront ces analyses pour développer l’intelligence artificielle (IA) et vous transformer en une machine à consommer prévisible et facilement manipulée.

La prochaine fois que vous acheterez un appareil “intelligent” , rappelez-vous que l’appareil n’est pas le produit–le produit c’est vous.

État de surveillance et transhumanisme

Les entreprises utiliseront le système de surveillance 5G de Gates pour vendre des produits et accroître la capacité de l’IA. Les gouvernements l’utiliseront pour faire la transition du monde vers une singularité totalitaire plus despotique qu’Orwell ne l’aurait jamais imaginé. Les titans de la Silicon Valley comme Elon Musk, Peter Thiel et l’ingénieur en chef de Google Ray Kurzweil parlent avec impatience du “transhumanisme” , le processus par lequel l’humanité deviendra mi-humaine, mi-machine via le génie génétique et les implants chirurgicaux.

Bill Gates investit massivement pour accélérer cette réalité modifiée. Son ambition de nous identifier tous avec des puces sous-cutanées injectéescomportant des données vaccinales semble être simplement un tremplin vers un état de surveillance global.

Récompenser la docilité

Microsoft a breveté une technologie sinistre qui utilise des capteurs implantés pour surveiller l’activité du corps et du cerveau. Elle récompensera les humains dociles avec des paiements en cryptomonnaie lorsqu’ils exécuteront les activités assignées.

Le brevet, WO |2020| 060606, a gagné en notoriété et le surnom de “Ordre mondial 2020 666”. Microsoft décrit ce dispositif comme un “système de cryptomonnaie” et explique qu’il est “capable” d’utiliser les données d’activité corporelle pour miner le bitcoin en réponse à la bonne exécution des tâches assignées.

Les personnes qui acceptent d’installer les capteurs sans fil nocifs de Microsoft recevront périodiquement des instructions “de service” via smartphone pour regarder une certaine publicité, écouter une chanson spécifique, marcher dans une allée de supermarché spécifique, ou pour prendre un certain vaccin. Cette puce recueillera des données à partir de capteurs intégrés qui surveillent les ondes cérébrales, le flux sanguin et d’autres réactions corporelles. Le système transférera la cryptomonnaie dans le compte du sujet après l’achèvement de la tâche assignée. Le bon côté de l’invention dystopique de Microsoft devrait être de constituer une source bénie de revenus pour les 40% d’Américains mis au chômage par des quarantaines COVID périodiques, par les voitures électriques autonomes de Musk, qui s’appuient également sur le déploiement de la 5G, et par l’intelligence artificielle, dont les robots. Gates vendra-t-il les données que nous lui donnerons gratuitement à des entreprises qui nous enlèveront nos emplois en retour?

Posséder des villes intelligentes

La maintenance et l’analyse des donnéescollectées par une infrastructure 5G nécessitent des ordinateurs massifs logés dans d’immenses complexes de stockage de données. Pour garder le contrôle de cette infrastructure, Bill Gates est en train de bâtir sa propre “ville intelligente” dans l’Arizona. Selon KPNX-TV, il a dépensé 80 millions de dollars pour un terrain de 10 000 hectares près de Phoenix dans le but de le transformer en “ville intelligente” où tout est interconnecté via un réseau sans fil, y compris des flottes de véhicules autonomes. Les 80 000 habitants de la ville de Gates travailleront principalement dans des centres de données.

Pour consolider son contrôle sur ce que les gens entendent, apprennent et pensent, Gates a acheté des actions de Liberty Global, l’une des plus grandes sociétés internationales de télévision et d’Internet, opérant dans 30 pays et actuellement en pleine croissance.

Contrôle de la reproduction

Gates contrôlera même votre corps,votre chambre à coucher, votre armoire à pharmacie et même les cycles menstruels et l’ovulation des femmes. Il a investi environ 18 millions de dollars dans MicroCHIPS, une entreprise qui, entre autres appareils à base de puces, développe des implants anticonceptionnels munis d’interrupteurs et de puces sans fil pour la livraison de produits actifs qui permettent à un seul implant de stocker et de livrer précisément des centaines de doses thérapeutiques sur des mois voire des années. Les implants seront actionnés sans fil par le patient pour délivrer des médicaments. Connaissant le zèle missionnaire de Gates afin decontrôler la population, toutefois, certains clients pourraient craindre que le système soit contrôlable à distance.

L’expansion du cloud sans fil entre 2012 et 2015 équivaut à l’ajout de 4,9 millions de voitures sur les routes.

Contrôle du climat : géoingénierie

La conviction apparente de Gates que Dieu l’a chargé d’utiliser la technologie pour le salut de l’humanité est illustrée par l’un de ses projets les plus ambitieux. Gates finance des scientifiques de Harvard qui utilisent la géoingénierie pour bloquer le soleil afin d’inverser le réchauffement global et le changement climatique.

Ce projet est exemplaire à la fois de par l’orgueil, l’hypocrisie et la prise de risque qu’il manifeste. L’expansion massive de l’utilisation du sans fil et du réseau sans fil 5G, dont Gates en est l’un des instigateurs principaux, est le facteur le plus important de l’augmentation de la consommation d’énergie. L’expansion du cloud sans fil entre 2012 et 2015 équivaut à avoir ajouté 4,9 millions de voitures de plus sur routes. La 5G devrait augmenter de façon exponentielle la consommation d’énergie de plus de 170 % d’ici 2026.Proposer d’utiliser le réseau “intelligent” sans fil pour diminuer l’empreinte carbone grâce à la géotechnologie est un projet insensé — et non une solution au changement climatique.

Société sans espèces

Pour consolider le contrôle mondial, Gates a déclaré la guerre à l’argent comptant, et les confinements COVID-19 ont fourni aux gouvernements un prétexte commode pour saborder l’argent comme un danger pour la santé. Gates et sa fondation sont le fer de lance du passage mondial d’une économie monétaire vers les transactions numériques. Gates et Microsoft sont parfaitement positionnés pour profiter d’un système de paiement numérique. En contrôlant les transactions numériques (et en supprimant l’argent comptant), Gates peut contrôler et surveiller tout ce qu’un pays et ses citoyens font.

Les institutions financières occidentales — Mastercard, PayPal, Visa, eBay et Citi — ont longtemps œuvré pour un monde sans espèces. La banque à distance permet aux banques et aux consortiums financiers de percevoir des frais sur chaque transaction.

L’économie numérique permettra au gouvernement de surveiller et d’examiner toutes les transactions, de geler les comptes numériques et de bloquer les “flux financiers” pour punir la désobéissance. Opérant dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le gouvernement, les milliardaires de la technologie non seulement contrôleront la nation, mais seront en mesure de microgérer la population mondiale. La monnaie numérique est l’instrument ultime du contrôle social. Après tout, dans une société sans argent, la survie est impossible sans accès au système économique numérisé. Les pauvres, qui n’ont pas de comptes bancaires, souffriront de manière disproportionnée.

Borg Milliardaire

Alors que le confinement constitue un cataclysme pour l’économie mondiale, c’est une opportunité pour Gates. En achetant nos actifs dévalués pour un sou, les 100 milliards de dollars de Gates pourraient faire de lui le premier trillionnaire au monde [qui possède 1000 milliards ou plus, NDT]. Mais le confinement est aussi l’occasion d’élargir sa puissance et sa domination. Sous la direction de Gates, Microsoft est devenu connu sous le nom de «The Borg» en raison de son appétit pour le contrôle total du marché. Maintenant, Gates cherche à mettre toute l’humanité sous sa botte. Son culte de la technologie et sa mégalomanie menacent nos libertés, notre démocratie, notre biologie, notre planète, notre humanité et nos âmes.

Le rayonnement micro-ondes utilisé pour la surveillance sans fil du monde n’est pas biologiquement tolérable, en particulier pour les enfants en développement. Des milliers d’études publiées évaluées par des experts documentent abondamment les effets néfastes physiques profonds de la technologie sans fil sur les humains, les animaux et les plantes. La maladie et la dégradation de l’environnement dues à la technologie sans fil sont déjà très répandues. Le contrôle par Big Telecom des agences de réglementation et des médias américains et mondiaux et le contrôle financier de Gates de l’Organisation mondiale de la santé ont permis à quelques milliardaires de propager le mensonge invétéré selon lequel le sans-fil est inoffensif.

Les rêves technologiques de Gates ne sont pas biologiquement durables. Sa tour de Babel est vouée à s’effondrer, avec un impact catastrophique pour les humains de second ordre. Il est temps de démanteler la Tour avant qu’il ne soit trop tard.

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https://www.madaniya.info/ publie à l’occasion du 48 ème anniversaire de la guerre d’Octobre 1973 un dossier en deux volets

  1. Le premier intitulé: Égypte-Syrie: Le président Hafez Al Assad a envisagé d’emprisonner Sadate dans le but de l’empêcher de quitter la capitale syrienne afin de mettre en échec son projet de voyage à Jérusalem
  2. Le second: L’art de la négociation du président syrien Hafez Al Assad
Le désir de Sadate de se hisser au rang de dirigeant planétaire

Le président égyptien Anouar el Sadate était animé d’une «imagination débordante» et d’un «vif désir de se hisser au rang de dirigeant planétaire» lorsqu’il a décidé de se rendre à Jérusalem, le 19 Novembre 1977.

Mais cette «envie de célébrité a débouché sur l’isolement de l’Egypte sur le plan arabe, et, sur l’isolement de Sadate dans son propre pays, sapant la position de l’Égypte vis-à-vis des Palestiniens, sans pour autant briser le mur de méfiance psychologique entre Arabes et Israéliens».

Telle est l’une des principales révélations de l’ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, Ismaïl Fahmi, qui avait démissionné de son poste en signe de protestation contre ce déplacement. Ce constat est consigné dans les mémoires de M. Fahmi «Negotiating for peace in the Middle East – Négociations en vue de la paix au Moyen-Orient» dont le site en ligne Ar Rai Al Yom en publie de larges extraits.

Pour le locuteur arabophone, l’intégralité de ce texte est sur ce lien:

Ismail Fahmi considère que le plus grand exploit de la guerre d’octobre est non le franchissement du Canal de Suez ou la destruction de la Ligne Bar Lev, mais «l’absence de fuites sur les préparatifs guerriers»….Le cloisonnement a été la clé de la victoire», bien plus que le rôle de l‘aviation, des missiles, de l’artillerie ou encore la bravoure des soldats égyptiens.

Les raisons de la démission d’Ismaïl Fahmi

Le ministre égyptien a fondé sa décision de démissionner sur trois considérations: La sécurité nationale égyptienne; la relation de l’Égypte avec les états arabes; le leadership de l’Égypte sur le Monde arabe.

Il a estimé que le voyage de Sadate à Jérusalem «n’apporterait rien de bon à l’Egypte, ni au Monde arabe, ni à la paix. Au contraire, il produirait des effets contraires en ce qu’il offrirait aux Israéliens des concessions majeures. Ce ne fut pas un voyage pour la paix, mais une démarche mal avisée dans un jeu long et complexe tendant vers la paix», a-t-il dit.

Sadate a informé Ismail Fahmi de son projet, le 16 novembre, soit trois jours avant son voyage à Jérusalem. Par téléphone. «Ma décision est irrévocable», a notifié le président égyptien à son ministre. Ismaïl Fahmi s’est mis en colère. Ses efforts tendant à faire renoncer Sadate à son projet furent vains. Le président égyptien n’a pas modifié sa position depuis qu’il a fait part de son projet devant la tribune de l’Assemblée du peuple, le 9 Novembre. La discussion a traîné en longueur et a débouché sur une impasse. Alors se ravisant, Ismail Fahmi proposa à son président de poursuivre la discussion, de vive voix cette fois, le lendemain lors de leur voyage commun à Damas.

M. Fahmi précise qu’il avait «l’intention de poursuivre cette discussion, mais le lendemain, jour du voyage à Damas, j’ai décidé de ne pas accompagner Sadate en Syrie. J’ai invoqué la fatigue pour me désister de ce déplacement».

«J’étais persuadé que Sadate allait aborder ce sujet avec Assad. J’ai attendu que tout soit révélé aux journalistes accompagnant Sadate dans son voyage avant de faire état de ma démission. J’ai chargé alors le vice-président Hosni Moubarak de faire part à Sadate de ma décision de démissionner pour ne pas cautionner son déplacement à Jérusalem. A son retour au Caire, Sadate a informé alors la presse présidentielle égyptienne de la teneur de ses entretiens avec le président syrien, confirmant sa décision de se rendre à Jérusalem et de l’opposition de Hafez Al Assad à ce projet.

Le tête à tête Assad Sadate à Damas: 7 heures de vives discussions.

Absent des entretiens Assad-Sadate, Ismail Fahmi se réfère au témoignage du journaliste britannique Patrick Seale, auteur d’un mémorable ouvrage sur la lutte du pouvoir au Moyen –Orient «:Asad of Syria: The Struggle for the Middle East» (1988), dont voici le passage principal:

«Assad et Sadate se sont réunis pendant sept heures. La discussion a été vive. Assad critiquait violemment Sadate. A un moment Sadate pour se soustraire à la pression du syrien lui fit une étonnante proposition. Il s’écria alors «Allons ensemble à Jérusalem. Si tu ne peux pas m’accompagner, je te demande de garder le silence, de ne pas m‘attaquer, ni de me condamner… Si j’échoue je le reconnaîtrai publiquement et demanderai alors de te conférer la responsabilité du leadership du Monde arabe.

Assad était saisi d’incrédulité. Il employa un ton d’une grande dureté à l’égard de Sadate, le mettant fortement en garde contre ce projet, «la plus grande catastrophe dans l’histoire du Monde arabe»….«Il va en résulter une rupture de l’équilibre stratégique qui incitera Israël à attaquer les pays arabes sans défense à commencer par les Palestiniens, puis le Liban et le voyage n’apportera pas la paix. Au contraire, il va éloigner les perspectives de paix».

Sur le rôle de la CIA dans la normalisation égypto-israélienne, cf ce lien:

Rapportant les propos de Hafez Al Assad, Patrick Seale, décédé en 2014, assure que le président syrien a envisagé d’emprisonner Sadate dans le but de l‘empêcher de quitter la capitale syrienne afin de mettre en échec son projet de voyage à Jérusalem.

Face à la disproportion des forces, Ismail Fahmi considérait que «le gouvernement égyptien disposait de deux cartes dans le domaine diplomatique: La reconnaissance d’Israël et la fin de l’état de belligérance.

Dans la mesure où l’Égypte et les autres pays arabes étaient plus faibles qu’Israël tant sur le plan militaire que sur le plan de l’armement, la carte maîtresse égyptienne était la non reconnaissance d’Israël. En se rendant à Jérusalem, Sadate a rendu caduc cet atout, procédant implicitement à la reconnaissance d’Israël.

Ismail Fahmi conclut que Sadate était animé d’une «imagination débordante. Il s’imaginait une foule de choses, mais se heurtait à la réalité des faits, oubliant que les états ont leur propre agenda».

Diplomate et homme politique égyptien, Ismail Fahmi a été successivement ambassadeur en Autriche, ministre du Tourisme, ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre. Il a démissionné du gouvernement en 1977 pour protester contre la visite d’Anouar el Sadate à Jérusalem. Né en 1922, il est décédé le 22 Novembre1997, à 75 ans.

René Naba

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PENSEZ-VOUS QUE LES FRANÇAIS SOIENT DUPES ?

À soumettre d’urgence aux députés LREM, MODEM et AGIR tentés de voter le projet de loi ce mardi 19 ! Qu’ils pensent à nos Libertés et prosaïquement à leur réélection ![1]

Comme insiste un fidèle correspondant (J. H), il est urgent d’informer directement nos députés (dont certains demanderont vos suffrages à nouveau dans quelques mois) sur l’imposture de la loi qu’ils devraient voter le 19 octobre. Il y a urgence à les joindre par mail (un par un, les mails groupés n’arrivent pas) et par demande de rendez-vous, ou par téléphone.

Insistez, car la prorogation du pass et de l’état d’urgence n’a aucune raison sanitaire, comme « l’exposé des motifs » censé le justifier le démontre.

L’« Exposé des motifs », n’avance au total que deux « arguments », d’une pauvreté spectaculaire !

– Les mesures prises (état d’urgence sanitaire, vaccination, passe sanitaire) auraient « contenu » l’épidémie. La vérité est qu’il n’en existe aucune preuve scientifique.
– Il y aurait un « risque » de rebond épidémique. Mais peut-on fonder des décisions politiques aussi liberticides sur des supputations ?

En revanche, l’« Exposé des motifs » est muet sur le seul élément qui serait déterminant pour asseoir une telle décision : l’état actuel de l’épidémie.

ÉTAT RÉEL DE L’ÉPIDÉMIE

Selon l’OMS l’épidémie est en chute libre en France depuis août ainsi que l’objective cette courbe de l’Université John Hopkins du 17/10.

Dans notre pays, le nombre actuel des nouveaux cas journaliers est inférieur à 5000 alors que notre voisin britannique, champion européen de l’injection Astra Zeneca en compte 40 000.

Selon le bulletin du Réseau sentinelles INSERM du 13/10/2021, le taux d’incidence Covid est de 3 cas pour 100 000 habitants :

« Surveillance de la COVID-19 :

La semaine dernière (2021s40), le taux d’incidence des cas d’IRA dus au SARS-CoV-2 (COVID-19) vus en consultation de médecine générale a été estimé à 3 cas pour 100 000 habitants (IC 95 % [2 ; 5]),

ce qui représente 2 181 [1 187 ; 3 175] nouveaux cas de COVID-19 ayant consulté un médecin généraliste.

L’ » Exposé des motifs » n’apporte à cette réalité aucun démenti. En conséquence, un parlementaire peut-il en conscience voter un projet de loi aussi liberticide sur un argumentaire aussi inconsistant ?

Et que justifie la « procédure accélérée » si ce n’est priver les parlementaires d’un débat solide ?

Par exemple leur montrer que les pays sans pass vont mieux que les muselés

Joignez députés, sénateurs et tous vos élus qu’ils transmettent le refus du peuple à cette nouvelle loi liberticide sans même l’ombre d’une justification sanitaire[2]

La grande fête de l’Élysée organisée par le président footballeur le démontre : aucun masque et aucune distanciation, masques pour les serveurs !

Jean Marc Morandini @morandiniblog

16 oct.

Pourquoi les images d’Emmanuel Macron faisant la fête à l’Elysée avec plusieurs dizaines de personnes ont énervé des internautes qui ont le sentiment que le Président est « au-dessus des règles qu’il impose » – Vidéo  Jean-Marc Morandini (jeanmarcmorandini.com)

« Mais les internautes se demandent pourquoi absolument personne ne respecte les gestes barrières ou ne porte le masque. “Ma petite fille est obligée d’être masquée en classe” s’interroge une internaute, “et le Président lui fait la fête à l’Élysée sans rien respecter de ce qu’il nous impose”.

Un autre se demande pourquoi “lui doit porter le masque dans le train, mais pas le Président à l’Élysée en train de danser et bouger”…

On peut également voir des gens s’étonner que “les serveurs portent des masques, mais pas les personnalités qui elles ont le droit de s’amuser sans masque”.

LE PEUPLE N’EST PAS DUPE Ceux qui attendent la publication des résultats définitifs des essais en cours qui devraient être terminés en 2023.

Union Française Contre le #PassSanitaire @UnionSanitaire

16 oct.

“TOUS DANS LA RUE N’oubliez jamais que vous n’êtes pas seuls, nous sommes des millions à refuser ce gouvernement pourri. Unissons nos forces et faisons plier le gouvernement”. Soutenez-nous en vous abonnant sur Twitter #Manifestation16octobre #GiletsJaunesSaison2

Un rapide aperçu de ce 16 octobre 2021

“Il y a toujours autant de monde dans les rues d’#Aix-en-Provence contre Macron et sa volonté de maintenir le cap malgré l’absence totale de crédibilité de son pass « [3]

Aujourd’hui, les #GiletsJaunes ont repris les ronds-points et ils sont des milliers dans les rues de Paris. Saison 2, acte 1. C’est parti ![4]

AVIGNON

MARSEILLE

MONTPELLIER

Très long cortège à la #Manifestation16octobre organisée par @_LesPatriotes

! Nous n’accepterons jamais le #PassDeLaHonte, sa prolongation et la vaccination sous contrainte de tous !

et

Notes :
[1] N° 4565_____ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958QUINZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 octobre 2021. PROJET DE LOIportant diverses dispositions de vigilance sanitaire,

(Procédure accélérée) (Renvoyé à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
PRÉSENTÉ par M. Jean CASTEX, Premier ministre

[2] Joignez nos représentants !
sénateurs :
https://www.voxpublic.org/spip.php?page=annuaire&cat=senateurs
députés :
https://www.voxpublic.org/spip.php?page=annuaire&cat=deputes
membres des cabinets Ministériels :
https://www.voxpublic.org/spip.php?page=annuaire&cat=cabmin
4 Agences de presse :
https://www.voxpublic.org/spip.php?page=annuaire&cat=medias&type_media=Agence%20de%20presse

[3] @jlouis 0881 11 h · 16 oct. 2021·Twitter

[4] @maroc_online #Manifestation16octobre #GiletsJaunesSaison2

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«Quand il s’agit de la dignité humaine, nous ne pouvons pas faire de compromis.» (Angela Merkel)

Dans un entretien avec des jeunes immigrés, le Président Macron, bafouant toutes les règles et la courtoisie diplomatiques, s’est permis de porter atteinte à l’histoire de l’Algérie, lui déniant d’être une nation et reprenant une antienne qui veut que notre visibilité est née avec le nom Algérie quelques années après l’invasion des soudards de l’armée française. C’est dire si les Algériennes et les Algériens sont choqués par cette attaque inacceptable et qui remet aux calendes grecques toute normalisation dans l’égale dignité des peuples algérien et français.

Il y a 23 siècles, l’Algérie était une puissance visible 

 Pour situer objectivement l’histoire de l’Algérie, un bref détour pour affirmer que l’Algérie est considérée comme le second berceau de l’humanité. Il y a 2,4 millions d’années, du côté de Sétif, les premiers hommes vivaient. Plus tard, et pratiquement dans toutes les régions du pays, on trouve les traces de l’homme  notamment celui  de Tifernine, il y  a 1,7 million d’années, pour arriver bien plus tard aux hommes préhistoriques de Mechta Affalou.près de Béjaïa

Il y a 9 000 ans, le Sahara a connu une civilisation florissante attestée par les fresques du Tassili. Il y a trois mille ans, les premiers peuples commençaient à s’organiser en tribus. La côte algérienne a vu l’installation de comptoirs de commerce avec les Phéniciens au VIIIe siècle avant J.-C.

Karim Younès décrit les premiers temps du récit algérien : «Évoquant la lutte pour la suprématie en Méditerranée, Carthage la disputant à Rome, Hérodote évoque un autre intervenant : les Numides. L’État algérien moderne a existé du vivant de Massinissa pendant 54 ans, de 203 à 138 avant notre ère et au-delà, sous le règne de Micipsa, son fils et successeur pendant 30 ans sous la supervision, il est vrai envahissante, de Rome. Cet État jouissait d’une culture forgée dans un métissage qui avait résisté à l’épreuve d’un millénaire d’échanges culturels, linguistiques, vestimentaires, alimentaires et autres avec les Phéniciens, Grecs et Romains… (1)

Tout au long de son histoire, l’Algérie eut affaire à des envahisseurs successifs qu’elle a successivement boutés ou absorbés. Ce fut le cas des Phéniciens qui s’établirent sur les côtes et qui furent des marchands entretenant le commerce avec les autochtones et ceci pendant près de sept siècles après que Didon eut foulé le sol de l’Afrique à Carthage. Pendant la période romaine de près de six siècles de 148 avant J.-C., l’Algérie contribua au rayonnement  universel d’abord par ses hommes de théâtre (Apulée, Lactance, Fronton… Térence) et ses hommes d’Église avec plus de 700 évêchés entre ceux des Donatistes et ceux de l’Église officielle représentée par l’un des pères de l’Église que fut Saint Augustin. C’est dire si cette œuvre ne fut pas positive pour la chrétienté.

Après l’arrivée des Arabes et l’islamisation de l’Algérie, des royaumes aux fortunes diverses virent le jour. L’avènement des Turcs, dont la présence se fit sur plus de trois siècles, il faut attester que les Turcs — exception faite de Kheïr Eddine qui fut, à des degrés divers, le fondateur de l’État algérien moderne en affermissant ses frontières à l’est et à l’ouest — ne furent pas des bâtisseurs, exception faite de la construction de mosquées. Ils se contentaient de collecter l’impôt avec des modus vivendi avec les tribus rebelles, notamment en Kabylie.

Retenons qu’à cette période de l’Histoire, la France n’existait pas encore. Faisons un saut de quelques siècles pour nous situer à la veille de l’agression de la France contre un pays, D’zaïr, Djazaïr, Alguer en espagnol, puis vint la francisation qui donne le nom de l’Algérie qui n’est qu’une traduction des appellations précédentes. Tocqueville témoigne après un séjour en Algérie : «Nous faisons la guerre de façon beaucoup plus barbare que les Arabes eux-mêmes […] C’est à présent de leur côté que se situe la civilisation. »(1)

L’Algérie avait tous les attributs d’une nation de 1520 à 1580, environ, Alger est alignée sur la politique extérieure du sultan. La marine algérienne vient en appui de la flotte dans le cadre d’un conflit de titans qui opposa l’Empire ottoman à l’Empire des Habsbourg d’Espagne. C’est l’époque des Khayr al-Din Barberousse, des Salah Raïs, des Euldj Ali, qui, formés à l’école algérienne, sont devenus tous trois amiraux de la flotte ottomane, Qapudan pacha, en turc ; c’est-à-dire le 3e personnage de l’Empire après le sultan et le grand vizir.

De 1830 à 1848, l’Algérie, sous le joug de l’armée, fut soumise à la période du talon de fer et le début d’un prosélytisme qui devait faire retrouver au Berbère son substrat chrétien. Le sinistre Bugeaud s’illustra avec d’autres sanguinaires, à l’image de Saint-Arnaud dont la devise était «on ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres». Victor Hugo eut à son égard cette sentence sans appel : «Le général Saint-Arnaud avait les états de service d’un chacal.» De la IIIe République, l’Algérie a connu les lois scélérates, instaurant l’état civil, pour déstructurer la société algérienne. Viendra ensuite le code de l’indigénat qui fit de l’Algérien un prisonnier en sursis dans son pays avec les 40 infractions qui ont perduré jusqu’à la veille de la Révolution.

Qu’est-ce qu’être Français ?  

Au vu du maelström qui s’est emparé de la classe politique française dont le sacerdoce est à géométrie variable  s’agissant  de l’émigration et de l’Islam, il est bon de fixer quelques idées sur ce qu’était la France et comment elle a émergé à l’histoire.. Car ce qui arrive à l’approche de nouvelles élections présidentielles rappelle étrangement le même scénario du temps de Nicolas Sarkozy. Aucun homme politique n’y échappe, il faut puiser dans le vivier de l’immigration, des musulmans. On se souvient qu’une fois élu, Sarkozy fait organiser un débat par le ministre de l’Identité nationale prenant le risque de réveiller les vieux démons de l’extrême droite et d’ouvrir la boîte de Pandore qu’il sera difficile de refermer,  comme c’est le cas présentement avec Zemmour capable de fracturer  la nation française

Qui est en fait Français et depuis quand ? En son temps, le général de Gaulle aurait répondu : «Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France ». Il y a donc à l’évidence débat sur les origines, ce qui nous appelle à parler de Français de souche.

D’autres sources avancent le traité de 845 entre les héritiers de Karl der Gross  – françisé en Charlemagne- à Aachen . Quelles sont les valeurs qui font qu’on peut se sentir Français ? Quelle différence y a-t-il entre un Bulgare, un Hongrois, un Espagnol, un Italien au regard de l’intégration avec un Algérien ou un Marocain ? En fait, il n’est pas important qu’ils soient imprégnés de culture française ou qu’ils aient vécu un compagnonnage  commun à leur corps défendant  avec la France coloniale .  Leur avantage décisif est l’identité religieuse qui, à bien des égards, berce d’une façon invisible la société française. Tout ce beau monde est compatible avec le corps social français pétri par deux mille ans de cultures chrétiennes «ils sont comme nous». Par contre, on peut être français depuis un siècle, le nom patronymique et surtout l’appartenance à une sphère cultuelle sont des «marqueurs indélébiles».(2)

On se souvient aussi de ces beur(e)s qui, las d’attendre un hypothétique ascenseur social, en viennent à revendiquer leur paléo-racine en reprenant les noms de Mohamed au lieu de Jean-Pierre pour suivre les injonctions d’un Zemmour issu d’une tribu berbère judaïsée. Sur quelle vision de l’histoire doit alors reposer l’identité nationale ? Celle d’une France gauloise  cristallisée à Vercingétorix, ou celle d’une France métissée, faite de diversité culturelle et ethnique, ouverte sur l’avenir ? Doit-on, comme le réduit le débat actuel, tenir à distance le musulman au point qu’à la 4e génération on parle encore de l’origine des beurs ?

Nous donnons la parole au philosophe  Jean Baubérot qui  a répondu magistralement en son temps et avec humour au Président Sarkozy .Ecoutons le philosophe! : «Tu as écrit une tribune dans Le Monde (9 décembre) qui a retenu toute mon attention. En effet, tu t’adresses à tes ‘’compatriotes musulmans’’, et c’est mon cas, moi Mouloud Baubérot, frère siamois de celui qui tient ce blog. Avant, par politesse, il faut que je me présente très brièvement. Ma famille provient de Constantine, ville française depuis 1834 et chef-lieu d’un département français depuis 1848. Nous sommes donc d’anciens Français » (3).

« D’autres nous ont rejoints peu de temps après et sont devenus Français, en 1860, tels les Niçois et les Savoyards. Et au siècle suivant, d’autres sont encore venus. Certains de l’Europe centrale, bien différente de notre civilisation méditerranéenne. Nous avons donc accueilli parmi eux un certain Paul Sarkozy de Nagy-Bosca, qui fuyait l’avancée de l’Armée rouge en 1944. Nous sommes tellement ‘’accueillants’’ que nous avons fait de son fils, ton frère siamois, immigré de la seconde génération, un Président de notre belle République. Comment être plus accueillants ? » (3)

«  Mais faudrait quand même pas tout confondre : entre lui et moi vois-tu, c’est moi qui accueille, et lui qui est accueilli. Ne l’oublie pas. (…) Quand les Sarkozy sont devenus français, le ciel de Paris s’ornait d’une Grande Mosquée, avec un beau minaret. Je suis d’accord, moi Mouloud qui t’accueille, je dois te faire ‘’l’offre de partager (mon) héritage, (mon) histoire (ma) civilisation), (mon) art de vivre’’. Tiens, je t’invite volontiers à venir manger un couscous avec moi. Contrairement à moi, puisque tu n’es en France que depuis une seule génération, tu as encore beaucoup de choses à apprendre quant aux ‘’valeurs de la République (qui) sont partie intégrante de notre identité nationale’’. (…) D’abord, la laïcité, ce n’est nullement ‘’la séparation du temporel et du spirituel’’ comme tu l’écris. Le ‘’spirituel’’ et le ‘’temporel’’, ce sont des notions théologiques, et cela connotait des pouvoirs. (…)»  (3)

Hasard de l’actualité qui avait une façon singulière de sérier les Français et les autres et avait une phobie des mosquées au point qu’en octobre 2021, il pense qu’il y a trop de mosquées et que l’on ne construit pas d’ églises  .Le philosophe Jean  Bauberot poursuit

«Tu fais preuve d’une curieuse obsession des minarets et tu sembles assez ignorant à ce sujet. Pour être concret, je vais te raconter l’histoire de France en la reliant à ma propre histoire d’ancien Français, du temps où toi, tu ne l’étais pas encore. Pendant la guerre 1914-1918, mon arrière-grand-père est mort au front, car nous avons été environ 100 000, oui cent mille, musulmans à mourir au combat pour la France. Nous étions déjà tellement ‘’arrivés’’ en France, que nous y sommes morts ! Ma famille y était venue, à cette occasion, et elle y est restée. » (3)

«  À Paris, précisément. Comme nous commencions à être assez nombreux, la République laïque a eu une très bonne idée : construire une mosquée, avec un beau minaret bien sûr. Elle avait décidé, en 1905, de ‘’garantir le libre exercice du culte’’. ‘’Garantir’’, c’est plus que respecter. C’est prendre les dispositions nécessaires pour assurer son bon fonctionnement. Quand on a posé la première pierre de la mosquée, le maréchal Lyautey a fait un très beau discours. Il a déclaré : ‘’Quand s’érigera le minaret que vous allez construire, il montera vers le beau ciel de l’île-de-France qu’une prière de plus dont les tours catholiques de Notre-Dame ne seront point jalouses’’.»(3)

Les traités signés par l’Algérie et la France 

Pour conforter le fait que la Régence  était une puissance régionale à une époque le monde se réduisait à la Méditerranée  il est bon de rappeler pour éviter l’amnésie que les relations entre l’Algérie et la France  remontaient très loin dans l’histoire. Le premier traité de paix a été signé entre la Régence d’Alger et le royaume de France, représenté par Guillaume Marcel, le 24 septembre 1689, soit cent ans avant la Révolution de 1789. Durant la période du XVIIe au XIXe siècle, de nombreux traités ont été signés par son pays, la France avec la Régence d’Alger d’abord, et ensuite avec l’État, érigé par l’Emir Abdelkader, que les autorités françaises avaient reconnu à deux reprises en 1834 et en 1837.

Au cours du XVIIe siècle, écrit l’historien Charles-André Julien dans son Histoire de l’Afrique du Nord, «les Régences d’Alger et de Tunis se dégagèrent de l’autorité de la ‘’Sublime Porte’’… L’Algérie avait son autonomie et n’était liée à la Turquie que par un lien moral : le Khalifat de l’Islam.

Pour l’histoire, l’Algérie a signé avec la France depuis la première attaque contre ses côtes en 1299 plus d’une cinquantaine de traités. Le plus connu est le Traité de paix de cent ans entre Louis XIV et la Régence d’Alger.  Durant la période du 21 mars 1606 au 11 mars 1679 ont été signés six traités de paix et de commerce et onze traités de concessions. Ces traités reconnaissaient les privilèges accordés aux compagnies marchandes exploitant la côte du Bastion de France, situé près de La Calle.

Au XVIIIe siècle ont été signés entre le royaume de France et la Régence d’Alger huit traités de paix et de commerce et dix-neuf traités de concessions : la plupart de ces traités étaient des renouvellements des dispositions des traités antérieurs. Durant la période de 1800 à 1830, trois traités des concessions dont le principal était celui du 24 juillet 1824, relatif à la pêche du corail à l’est du pays, et huit traités de paix et de commerces ont été conclus entre les deux États respectivement le 30 septembre 1800, le 28 décembre 1801, le 26 décembre 1805, le 7 novembre 1808, le 12 juillet 1814, le 30 mars 1815, le 16 avril 1815 et le 29 mars 1818. Les copies et les originaux de ces actes se trouvent dans les archives suivantes : archives du ministère des Affaires étrangères, archives du ministère des Colonies, archives de la Chambre de commerce de Marseille.

Ainsi, l’État algérien  était reconnu comme tel par les puissances. Par la suite, l’Algérie acquiert une autonomie par rapport à l’Empire. C’est l’apogée de la course algérienne au point de développer des traités notamment après qu’elle eut reconnu l’indépendance des États- Unis d’Amérique.» De nombreux traités conclus, en plus de la France, par l’Angleterre, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique… la Hollande en 1726 et la Suède en 1728, avec la Régence d’Alger. Les copies et les originaux de ces actes relatifs sont facilement accessibles dans les bibliothèques de France ou dans les services des archives civiles ou militaires publiques.

L’Algérie plonge son histoire 1 000 ans avant l’émergence de la France

Au risque de donner l’impression de se justifier il est bon de répéter un certain nombre de faits objectifs qui, je le pense tordre le cou à tout ceux qui sont tentés de déformer les faits.  Ces  historiens français  scientifiquement malhonnêtes ne sont pas mus par la recherche de la vérité mais par le signal de fond qui est celui de dicter la norme même en histoire  Ce qui suit détruira ce mensonge. Cette région était connue sous l’appellation d’Algérie depuis des siècles. L’Algérie tire son nom de sa capitale,  Alger. Au XIe siècle, Alger portait le nom de Djazaïr signifiant les îles. Le géographe andalou al Bakri évoquait Djazaïr Béni Mezghena que Bologhine ibn Ziri avait reconstruite en l’an 960. Selon le site touristique et culturel algérien Nessahra, «l’Émir Abdelkader mentionne dans ses écrits Watan el Djazaïr (la patrie ou la nation des îles)».

L’Algérie n’était que la transcription française du terme en langue arabe Djazaïr. En 1575, le géographe et cartographe allemand George Braun et le graveur sur cuivre allemand Frans Hogenber réalisèrent une planche de la ville d’Alger avec un paragraphe descriptif sous le titre Algeria qu’ils publièrent dans le livre Civitates Orbis Terrarum.  En 1680, l’écrivain français Fontenelle, dans un opuscule intitulé De l’Algérie et des Algériens, écrit : «Si le premier terme est resté relativement rare avant le début de la conquête du pays, le second était d’usage courant durant le XVIIe siècle.»(4)

« Dans ce cadre, nous rappelons que le nom France venait des Francs, un peuple germanique qui conquit la Gaulle au VIe siècle et fonda la Francie, et ce ne qu’en 1214 que le roi Philippe Auguste lui donna le nom France. Il avait signé un texte ‘’roi de France’’. En conséquence, la France est une création du Franc Clovis, le premier roi de France. En 1824, suite à l’attaque de la Régence d’Alger par la marine anglaise en 1823, William Shaler, le consul général des États-Unis à Alger, évoquait bien une population algérienne et non algéroise. Dans son ouvrage, publié à Boston en 1826, le consul-général américain William Shaler donnait des informations précises sur la Régence d’Alger. Ce livre a été traduit en 1830. Dans la préface, le traducteur utilisait bien les termes : ‘’marine algérienne, p 5, les armements algériens, p 6’’». Quant à l’auteur, dans sa préface, il avait bien utilisé le terme algérien et non turc ou ottoman : «l’importance politique des pirates algériens…»(4) p 11.

L’œuvre positive de l’Algérie avant l’invasion sanguinaire

Il nous a paru intéressant pou répondre à un mantra:  » l’oeuvre positive de la France en Algérie, de répondre par les faits indéniables de ce que futrent les relations de l’Algérie et de la France; Nous parlerons  de la période avant l’invasion de 1830  en citant tout les traités commerciaux  mais aussi comment l’Algérie ( la Régence avec Khierredinne s’était portée au secours de  François 1er. Nous citerons ensuite  ce qu’a fait l’Algérie en donnant son sang et sa force de travail pour le rayonnement de la France.

En effet, trois guerres s’allumèrent opposant François 1er  à Charles Quint. En 1526, François 1er est vaincu à Pavie. Il est fait prisonnier de Charles Quint puis enfermé à Madrid. Par le traité d’Arras, la France perd la Bourgogne, l’Artois et les Flandres. François Ier n’hésite pas à déclarer ses engagements. Il n’hésita pas à solliciter alors l’alliance du calife de Constantinople, Soliman le Magnifique. C’est dans ce cadre que Kheïreddine Barberousse vint au secours de François 1er vaincu par Charles Quint. La flotte de Barberousse sera hébergée à Nice en 1543. François 1er et les forces ottomanes de Barberousse se retrouvent à Marseille en août 1543. François 1er propose aux Ottomans de passer l’hiver à Toulon : la cathédrale de Toulon est transformée en mosquée, l’appel à la prière a lieu cinq fois par jour et les pièces ottomanes ont cours. Les Ottomans quittent leur base de Toulon en mai 1544, après que François Ier eut payé 800 000 écus à Barberousse.»(5)

Par la suite, la Régence d’Alger fut très respectée par tous les pays, qui payaient pour la plupart des tributs pour naviguer en Méditerranée. «Pendant la Révolution française de 1789, pour l’histoire, la reconnaissance de la première République française a été faite par le Dey d’Alger le 20 mars 1793. C’est aussi la Régence d’Alger qui vint au secours de la République française naissante en acceptant de lui vendre du blé alors qu’elle était sous embargo européen. Il faut savoir que : «Le siècle du blé 1725-1815 ainsi dénommé a fait que de 1710 à 1830, soit en 120 ans, l’Algérie exporta plus de 2 193 000 charges de blé vers Marseille de 120 kg. Environ 1 434 000 charges, soit 65% du total, ont été exportées entre 1769 et 1795, soit en seulement 27 ans. Les grosses fournitures de blé faites par l’Algérie à la France, durant les premières années de la Révolution française, qu’elle a sauvée de la famine et du blocus anglais. Nous savons que le ‘’coup de l’éventail’’ a été le prétexte invoqué par la France pour rompre avec l’Algérie et préparer l’expédition d’Alger de 1830.»(6)

L’œuvre positive de l’Algérie envers la France après l’invasion de 1830

Tout au long de ces 132 ans, l’œuvre coloniale ne fut pas positive car le fameux bréviaire déclinait de toutes les façons possibles les traces de cette «œuvre» à laquelle la présence française a contribuée. Nous l’avons écrit, à titre individuel, des instituteurs, des médecins, des Européens admirables tentèrent d’alléger les souffrances des Algériens, mais ils furent en petit nombre. Les rares Algériens instruits furent, selon la belle expression de Jean El Mouhoub Amrouche, des voleurs de feu. Moins d’un millier d’Algériens formés en 132 ans, cela explique les errements de l’Algérie après 1962.(5)

Après la conquête brutale, la politique du talon de fer du sabre, et avant celle du goupillon, ce fut la curée, imaginez La Casbah dont le trésor, évalué à plus de 200 millions de francs or, fut pillé.  De l’avis des historiens, l’Algérie avait une agriculture florissante. On se souvient que l’Algérie fut pour Rome son grenier à blé que le colonisateur français n’eut aucune peine à exploiter… et à développer l’exportation de toutes les richesses agricoles, mais aussi minières. Comme l’écrit Pascal Blanchard : «Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd’hui un véritable enjeu de mémoire au cœur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. Ces derniers ont contribué à sortir de l’oubli des milliers d’hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus.»

L’Algérie a toujours défendu  la France contre ses nombreux ennemis 

Pour l’histoire, des Algériens furent recrutés, à leur corps défendant, dans les troupes françaises depuis 1837 (les fameux turcos) on parle justement de ces zouaouas (zouaves) recrutés par tous les moyens — la famine, la peur. Ils furent ensuite envoyés lors de la guerre du Levant en 1865… Ensuite, ce fut la guerre de Crimée, la guerre de 1870. Parmi les plus braves, on cite les Algériens qui arrivèrent à enlever une colonne à Wissembourg, moins d’une centaine de rescapés sur les 800 du fait du Chassepot allemand qui fit des ravages.

Durant  la Première Guerre mondiale, après le cauchemar de Verdun et du Chemin des dames, des milliers d’Algériens y laissèrent leur vie. Du fait de la conscription obligatoire, pratiquement chaque famille eut un soldat engagé, qui mourut ou qui revint gazé ou traumatisé à vie. Moins de dix ans plus tard, ces Algériens se retrouvèrent à guerroyer dans le Rif pour combattre d’autres musulmans, notamment les troupes de l’émir Abdelkrim.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les troupes coloniales furent, d’emblée, massivement placées en première ligne, elles payèrent un très lourd tribut lors des combats de mai et juin 1940. Plus tard, les troupes alliées furent bloquées à Monte Cassino. On fit appel, une fois de plus, aux tirailleurs algériens et marocains. Elles défoncèrent, au prix de pertes très lourdes, les lignes allemandes le 22 mai 1944. 260 000 soldats, majoritairement nord-africains, débarquent en Provence et libèrent Toulon et Marseille le 15 août 1944. Il y eut 140 000 soldats algériens. Il y eut 14 000 morts et 42 000 blessés. Ce sont, en partie, ces soldats qui revinrent ensuite au pays, pour voir leurs familles massacrées un jour de mai 1945… Ensuite, les Algériens, à leur corps défendant, partirent en Extrême-Orient, en Indochine, combattre pour l’Empire, et là encore, ils payèrent un lourd tribut.(7)

L’Algérie participe à la reconstruction de la France avec les tirailleurs bétons

Les ressorucesagricoles et minières ont été exploitées sans retenue.Même la Tour  Eiffel doit dit on son fer à l’Algérie . De ce fait, on peut dire que la richesse de la France a beaucoup profité  des matières premières  de l’Algérie avec une main d’oeuvre taillable et corvéable   De la Première Guerre mondiale, les Algériens remplacèrent dans les usines une partie des Français partis au front.  A tel point que les colons en Algérie ont protesté disant qu’ils avaient besoin de la main d’oeuvre indigène; C’ est ainsi que s’est constitué progressivement un prolétariat aux portes de Paris mais aussi dans toutes  les mines de Lorraine et de Saint Etienne

Après 1945, les «trente glorieuses» réussirent aussi grâce à l’apport des Algériens, «les tirailleurs bétons», qui, après avoir versé leur sang pour la France, aidèrent massivement pour sa reconstruction jusqu’au jour où le président Giscard d’Estaing décide de les «expulser» maintenant que le patronat n’en avait pas besoin.. C’était selon le bon mot de Abdelamakek  Sayah   » des variables d’ajustement » Ces mêmes chibanis épaves qui terminent leur vie dans les mouroirs des foyers Sonacotra.

Les Algériens qui ont  participé à la Résistance française  et aussi sauvé les Français de confession juive

Un fait ignoré à dessein est l’apport des Algériens à la résistance française à une époque où des Français abandonnèrent leurs concitoyens de confession juive. Que dire en effet de ces émigrés qui eurent le courage de risquer leur vie pour sauver des Français juifs abandonnés par tous du fait de la répression allemande. Le tract suivant résume mieux que cent discours l’empathie de ces «Justes». Nous lisons : «Hier, à l’aube, les juifs de Paris ont été arrêtés. Les vieux, les femmes et les enfants. En exil comme nous, travailleurs comme nous. Ils sont nos frères. Leurs enfants sont comme nos propres enfants — «ammarach nagh» —. Celui qui rencontre un de ces enfants doit lui donner un abri et la protection des enfants aussi longtemps que le malheur — ou le chagrin — durera. Oh! l’homme de mon pays, votre cœur est généreux.» Ce tract rédigé en tamazight circulait parmi les émigrés algériens kabyles lors de la rafle des juifs le 16 juillet 1942 à Paris. Ainsi, les immigrés algériens avaient décidé d’aider les juifs à s’enfuir et les ont cachés. «Ammarache nagh», «Ce sont comme nos enfants» traduisant par là le sacrifice à faire pour sauver des enfants juifs…(7)

« De même dans un documentaire intitulé La Mosquée de Paris, une résistance oubliée, en 1991, Derri Berkani rapporte que durant la Seconde Guerre mondiale, la Mosquée de Paris sert de lieu de résistance. Les Algériens du FTP (Francs-Tireurs partisans) avaient pour mission de secourir et de protéger les parachutistes britanniques et de leur trouver un abri. Les FTP ont par la suite porté assistance à des familles juives, en les hébergeant dans la mosquée, en attente que des papiers leur soient fournis pour se rendre en zone libre ou franchir la Méditerranée pour rejoindre le Maghreb.»(7)

José Aboulker, résistant contre le régime de Vichy et l’occupation allemande, a rendu en 1986 un hommage à l’attitude des Algériens :

«Les Arabes n’ont pas pris parti dans la guerre. Avec les juifs, ils ont été parfaits. Non seulement ils ont refusé la propagande et les actes anti-juifs, ils n’ont pas cédé à la tentation des bénéfices. Alors que les pieds-noirs se disputaient les biens juifs, pas un Arabe n’en achetait. La consigne en fut donnée dans les mosquées : ‘’Les juifs sont dans le malheur, ils sont nos frères’’.»(8)

Le rayonnement culturel et scientifique de la France : la part de l’Algérie

Enfin on ne peut passer sous silence l’apport culturel de l’Algérie. L’Algérie eut aussi sa part, souvent la plus terrible, dans le rayonnement de la France, à la fois pour défendre ses frontières, développer son économie et participer par l’enseignement du français au rayonnement culturel de la France qui peine à résister — même avec la francophonie — à l’anglais — la vulgate planétaire — selon le bon mot de Pierre Bourdieu. Ce sont des légions d’Algériens brillants qui ont porté haut et fort la langue française. Les Algériens ont fait fructifier le «butin de guerre» à telle enseigne que l’Algérie, paradoxalement, est le deuxième pays francophone,   en refusant d’y participer car pour elle  c’est la francafrique sous une autre forme. Elle a donc non seulement pratiqué la langue, l’a enrichie en lui adjoignant des termes spécifiquement algériens, mais, cerise sur le gâteau, offert à l’Académie française une écrivaine de talent en la personne d’Assia Djebar. Par ailleurs, la France ne peut ignorer qu’une grande partie des pièces archéologiques qui sont la mémoire de l’Algérie sont quelque part dans tous les musées de France. Elle continue à enrichir la France par le tourisme et curieusement il est défendu aux Algériens d’aller contempler les pièces archéologiques butins de 132 ans  de mise en coupe réglée

Enfin le body shopping  ( l’émigration choisie) revient cher au pays Pratiquement chaque année ce sont des centaines de diplômés  de haut niveau qui sont aspirés sans contre partie. Par contre la chance aux sans papiers algériens est totalement déconnectée du problème global . Il serait normal que le dossier concernant cette hémorragie de la sève algérienne soit ouvert pour y trouver une juste solution.(7)

Conclusion 

Après la colère viendra forcément le temps de l’apaisement. Une fois cette mise au point  faite, doit-on une fois de plus encaisser, passer à autre chose ou se mettre au travail autrement que par des rodomontades ? L’Algérie devra faire son aggiornamento en excluant tout sentimentalisme. Ceux qui ont misé sur la division entre le peuple et son armée en ont eu pour leurs frais. Cela ne veut pas dire que tout est rose. Le plus dur reste à faire. L’Algérie peine à se redéployer.

Il nous faut ré-talonner nos relations avec les partenaires dans une égale dignité sans condescendance ou quelque relent de race supérieure. On ne peut pas objectivement avec la France faire comme s’il ne s’est rien passé. Le passé ne peut pas passer quand un nombre de considérants fondamentaux ne sont pas réévalués. À chaque échéance électorale en France, le fonds de commerce de tout les nostalgériques est convoqué.

Les attaques lancinantes contre des Français musulmans risquent de remettre aux calendes grecques l’utopie toujours recommencée de la nation. Il est curieux que les pyromanes qui attisent les haines ont les coudées franches. Il est scandaleux que des pyromanes à l’exemple d’Eric Zemmour dictent la norme en matière de relations d’État à État.

À bien des égards, le ressentiment et non la haine que nous éprouvons sont des répliques d’un tremblement de terre qui a eu lieu le 5 juillet 1830. Notre société, qui a été profondément déstructurée, n’a pas pu participer en son temps au mouvement de l’Histoire. Qui sait si nous n’aurions pas évolué d’une façon plus positive, si nous n’avions pas subi une colonisation sanguinaire qui est un crime contre l’humanité. Il est immoral que la France considère qu’elle a soldé ses comptes en 1962.  Nous devons sans cesse avant toute négociation militer pour la restitution de nos archives  seule mémoire qui nous permettra de conforter le récit national qui s’étale sur plus de 23 siècles documentés

De » ce fait , la vraie dette de la France est entière et ce ne sont pas des actions cosmétiques qui nous permettront de regarder ensemble dans la même direction. L’Algérie est une pièce importante dans cette Méditerranée de tous les dangers et qui a un grand besoin de stabilité. La France devrait avoir cela en tête et opposer le peuple à son armée est un mauvais calcul. Seul un respect réciproque permettra d’amener la confiance.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

Notes :
1.Karim Younes https://www.lesoirdalgerie.com/ contribution/rafraichissons-la-memoire-des-amnesiques-68443 04.10.2021

2. https://www.lexpression.dz/chroniques/l-analyse-du-professeur-chitour/comment-etre-francais-72440
3. Lettre de Mouloud Baubérot à Nicolas Sarkozy: Site Oumma.com 14 décembre 2009
4. Laid Seraghni. https://reseauinternational.net/les-agitations-de-macron-avant-avril-2022/ /4 octobre 2021
5. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane.
6. Ismet Touati, https://glycines.hypotheses.org/93 23 01 2014
7. Chems Eddine Chitour https:// www. legrandsoir. info/ce-que-fut-la-colonisation-l-oeuvre-positive-de-l-algerie-envers-la-france.html
8.José Aboulker Les Juifs d’Algérie : 2000 ans d’histoire

Article de référence Chems Eddine Chitour https://www.lesoirdalgerie.com/contribution/loeuvre-positive-de-la-venerable-nation-algerienne-pour-la-france-68767 11.10.2021 

 

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Montréal, 13 septembre 2021 – Un regroupement de 400 citoyens provenant du domaine de la santé, des universités et d’autres secteurs prend aujourd’hui la parole pour inviter les 125 députés, les médias et l’ensemble de la société québécoise à se donner un temps d’arrêt.

Nous tous, dans chacun de nos champs d’activités, constatons que les mesures en place produisent d’importants dommages collatéraux sur la population.  Nous sommes très inquiets des séquelles profondes que portera notre nation provenant de la démesure des décrets, de l’hostilité entretenue et de la stigmatisation d’une partie de la population.

C’est pourquoi nous invitons les députés à mettre le pied sur le frein.

Pour l’instant nous entendons nous regrouper afin de démontrer qu’il existe bel et bien une voix mesurée pour notre nation. Nous invitons la population à nous appuyer en cosignant le manifeste au : https://pourunevraiesantepublique.org

Pour information:

Benoit Girouard

450-495-1910

[email protected]

Manifeste : pour une véritable Santé publique

Montréal, 13 septembre 2021. En 1952, l’OMS a défini la santé publique comme «la science et l’art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et d’améliorer la santé physique et mentale à un niveau individuel et collectif ». Ici même au Québec, l’article 1 de Loi sur la santé publique dit clairement : « La présente loi a pour objet la protection de la santé de la population et la mise en place de conditions favorables au maintien et à l’amélioration de l’état de santé et de bien-être de la population en général ».

Pourtant, depuis le début de la crise du coronavirus, l’aspect collectif et surtout préventif de la santé publique semble avoir été relégué au second plan. Pire, des décisions politiques ont rendu malades des gens en santé. 

Les mesures imposées par le gouvernement ont fait subir, à différents niveaux et degrés, des dommages collatéraux à l’ensemble de la population du Québec : anxiété, dépression, maladie, perte d’emploi, violence familiale, faillite, suicide, retard de traitements médicaux, surdose, décrochage scolaire, etc. Ces mesures ont de plus touché les citoyens de manière très inégale, frappant de manière disproportionnée les plus pauvres, les enfants d’âge scolaire, ainsi que les travailleurs de secteurs entiers de l’économie.

Il n’est pas question ici de diviser la population en groupes d’intérêt, mais bien de se référer à la notion même de la santé publique qui se doit de prendre en compte le bien du plus grand nombre dans ses dimensions physiques et mentales. Le référentiel virologique unilatéral appliqué au Québec a causé des dommages profonds. Cela nous amène à poser la question suivante: est-ce que le remède aura été pire que la maladie?

Le gouvernement a fait des choix, dont celui de ne pas consulter de nombreux experts ou associations de spécialistes qui auraient pu le conseiller différemment. De plus, il a littéralement fait la sourde oreille aux interpellations répétées provenant de pédiatres, de médecins et de nombreux citoyens québécois issus de toutes les professions et de tous les milieux. Cette gouvernance autoritaire, ayant à plusieurs reprises dépassé le champ de ses compétences en interprétant à sa guise les recommandations de la Santé publique, a causé de graves préjudices envers la population.

Or, tel que démontré par de nombreux exemples au Canada et à l’étranger, chacun avec ses particularités et ses objectifs, d’autres approches étaient possibles qui auraient permis de réduire considérablement le coût social et économique des mesures. Pourtant, notre gouvernement a préféré les ignorer.

Il importe de souligner à quel point les confinements fragilisent la nature même de nos rapports en société préparant un monde de l’après-crise dominé par les chaînes de restauration rapide, les grandes surfaces et les GAFAM. En outre, il est loin d’être clair que les confinements protègent de manière adéquate et humaine les populations les plus à risque, notamment les personnes âgées.

La démocratie souffre également. Alors que nous avons un taux de vaccination élevé et des données qu’on connaît depuis plus de 6 mois, le gouvernement du Québec continue à utiliser le décret d’urgence sanitaire comme un instrument de gestion politique alors qu’il avait été conçu pour être utilisé de façon exceptionnelle.

Plusieurs droits fondamentaux ont également été brimés par d’autres décrets, sans aucune justification scientifique ni démonstration de l’utilité réelle des mesures employées. Le passeport vaccinal est un cas flagrant de dérive alors que le consentement à un traitement se doit d’être libre, éclairé et sans contrainte. Ce cas d’espèce représente un dangereux précédent dans notre démocratie libérale que nous ne pouvons cautionner.

Malgré ces évidences, la structure de notre système de justice a grandement limité la capacité des citoyens à remettre en cause l’approche retenue par les autorités. En effet, notre système de justice n’offre aucun recours légal rapide pour contrebalancer des décisions politiques qui empièteraient sur les droits fondamentaux. 

Attendu ce qui précède et afin qu’aucune autre génération ne revive les effets d’un confinement prolongé (destruction économique, perte de liens sociaux, direction politique et non basée sur la science, suspension de ses droits fondamentaux), d’un passeport vaccinal, d’un état d’urgence injustifié, nous demandons….

1. Qu’une enquête publique et indépendante sur la gestion de la Covid-19 au Québec soit mise en place dans les plus brefs délais afin de déterminer ce qui a conduit notre province à un bilan peu enviable en termes de décès per capita. Que l’enquête fasse également l’inventaire des coûts vs bénéfices des mesures mises en place pour contrer le coronavirus. 

2. Qu’une cellule de crise composée d’experts multidisciplinaires soit mise sur pied immédiatement afin d’orienter le gouvernement vers une gestion résiliente de la crise, qui favorisera le fonctionnement normal de la société. Ce groupe devra être composé d’experts représentant les aspects physiques, psychologiques et sociaux de la Santé publique telle que définie par l’OMS : pédiatres, gériatres, psychiatres, anthropologues de la santé, sociologues, virologues-infectiologues, économistes, juristes, professeurs, spécialistes en gestion de crise, en génie, etc. Que cette cellule ait la charge de déterminer si nous sommes oui ou non en urgence sanitaire. C’est ce groupe qui aura désormais le rôle de gérer les pandémies.

3. Que soit modifiée la Loi sur la Santé publique qui concentre, entre autres, trop de pouvoir entre les mains du parti élu en offrant en contrepartie peu de moyens à l’opposition comme à la population de s’y opposer politiquement et/ou juridiquement dans un laps de temps raisonnable en cas de dérive comme actuellement.

4. Que soit modifié le Code de procédure civile du Québec afin que les demandes en pourvoi judiciaire visant des questions constitutionnelles soient entendues de façon urgente, pour garantir à la population une protection efficace de ses droits fondamentaux.

5. Que dans un Québec post-covid des politiques concrètes et mesurables soient mises en place afin d’améliorer la santé physique et mentale des Québécois, et ce dès la petite enfance. L’État a prouvé depuis mars 2020 qu’il est en mesure de se mobiliser et d’investir pour un enjeu de maladie. Il est maintenant temps de le faire pour de réels enjeux de santé publique.

 

Signataires : 

  1. Benoit Girouard, Président EAQ, ex-président Union paysanne
  2. Normand Mousseau, professeur de physique Université de Montréal
  3. Pierre Biron, professeur retraité de pharmacologie médicale Université de Montréal
  4. Pierre Brisson, auteur en prévention des toxicomanies retraité de l’enseignant universitaire et ex-consultant formateur à l’INSPQ
  5. Robert Béliveau, médecin (Retraité) porte-parole de reinfocovid.ca
  6. Dre Anne-Isabelle Dionne, médecin de famille
  7. Dre Catherine Bouchard, médecin de famille
  8. Dre Marie-Eve Bouchard, médecin de famille
  9. Dre Maya-Geneviève Cholette-Tétrault, médecin de famille
  10. Dre Myrian Dayana Diaz Pertuz, médecin de famille
  11. Dre Naomi Latendresse Desruisseaux, médecin de famille
  12. Dr René Lavigueur, médecin de famille
  13. Dr Yoan Alder St-Germain, médecin de famille
  14. Dre Magdeleine Dupont, médecin de famille
  15. Dr Mario Soulard, médecin de famille
  16. Dre Virginie Lefebvre, médecin de famille
  17. Dre Sophie Stavrinidis, médecin interniste-cardiologue, F.R.C.P.(c)
  18. Dre Carole Xavier, médecin spécialiste en Anatomo-Cyto-Pathologie
  19. Dr Julian Lopez, médecin urgentologue
  20. Dr Alain Roux, médecin, FRCS© neurochirurgien
  21. Dre Anne-Laure Lapeyraque, néphrologue pédiatre
  22. Dr Edwing Diaz, neurologue
  23. Pascale Lahaie, médecin retraité
  24. Sandra Patricia Gomez Lesmes, médecin interniste et intensiviste (en processus d’homologation)
  25. Dre Marie-Soleil Roy médecin vétérinaire
  26. Pierre Arsenault, Ph.D (Biologie-Cellulaire), M.D. (médecine de famille), CPI (recherche clinique
  27. Arnaud Courti, Ph.D physique nucléaire et radiochimie professeur au collégial
  28. Jean-Sébastien Fallu, Ph.D professeur de psychoéducation, chercheur en santé publique, Université de Montréal.
  29. Philippe Blackburn, Ph.D. anthropologue chargé de cours à l’Université de Montréal en anthropologie et santé publique
  30. Victoria Doudenkova, Ph.D. bioéthique
  31. Sonia Vaillancourt, Ph.D. biologie
  32. Jacques Pollini, Ph.D. chercheur Associé à l’Université McGill
  33. Chantal Lapointe, Ph.D. en Philosophie, Chercheure en éducation
  34. Éric Boillaud, Ph.D. en sciences cognitives conseiller scientifique
  35. Gabriel Gagné, Ph.D. en sociologie spécialisé en économie et environnement
  36. Laurence Monnais, Ph.D. historienne de la santé, Université de Montreal
  37. Mathieu Roy, Ph.D. Physique Médicale CTO
  38. Marie-Josée Dumoulin, Ph.D. Professeure agrégée, Département d’enseignement au préscolaire et au primaire
  39. Josée Houle, Ph.D. psychologue
  40. Ladane Azernour, scientifique (Génétique et Biologie cellulaire) et journaliste
  41. Katiana Cordoba, Master of sciences in Clinical Nutrition
  42. Shereef Elshafei, Maître d’enseignement HEC
  43. Ghislaine Laraki, M.Sc. Microbiologiste, Innocuité et sécurité du produit alimentaire, pharmaceutique et cosmétique
  44. Vera Skorup, M.Sc.(A), Orthophoniste
  45. Luc Maurice, M. A., enseignant en philosophie au collégial
  46. Daniel Mireault, M. Pht, Physiothérapeute
  47. Suzanne Daneau, M.A. Psychopédagogue
  48. Richard Gendron, M.A., Anthropologue
  49. Natalie Greffe, M.Ps. Psychologue
  50. Sophie Massicotte, M.Ps. Psychologue
  51. Lisa Montgomery, M.Sc (A) Infirmière Clinicienne
  52. Stéphane Lessard, M.Sc Physique
  53. Audrey Roy, M.Sc psychoéducatrice
  54. Édith Guilhermont, Docteure en droit, enseignante-chercheuse
  55. Manon Olivier, Dre en psychologie clinique
  56. Caroline Caouette, D. Psy. Psychologue
  57. Jean-Yves Dionne, pharmacien
  58. Martin Roy, pharmacien
  59. Audrey Cavanagh, pharmacienne
  60. Bianna Falardeau, pharmacienne
  61. Joëlle Jammal, pharmacienne
  62. Julie Marcotte, pharmacienne
  63. Nathalie J. Couture, pharmacienne
  64. Sarah Paradis, pharmacienne
  65. Sophie Héon, pharmacienne
  66. Catherine St-Onge, pharmacienne
  67. Caroline Laflamme, pharmacienne
  68. Annie Fortin, pharmacienne
  69. Stéphanie Cyr Langlois, pharmacienne
  70. Murray P. Ducharme, PharmD FCCP, FCP
  71. Pierre-Luc Jacques, chef de service dans le réseau de la santé
  72. Nadine Cousineau, infirmière assistante supérieur immédiat
  73. Alexandre Boudreau, infirmier
  74. Thomas Guarinoni, infirmier clinicien en rôle élargi
  75. Hadji Tarik, infirmier
  76. Guy Porlier, infirmier
  77. Daniel Laberge, infirmier auxiliaire
  78. Jonathan Dupuis, infirmier auxiliaire
  79. Mathieu Simard, infirmier auxiliaire
  80. Etienne Quirion, infirmier clinicien
  81. Maxime Lacasse, infirmier clinicien
  82. Augustin Jordan, infirmier clinicien
  83. Steven Turcot, infirmier et Éducateur spécialisé
  84. Marquis Quirion, infirmier, Assistant infirmier chef aux soins intensifs
  85. Jean Laurendeau, infirmier, assistant infirmière chef en CHSLD
  86. Amélie Bédard, infirmière
  87. Dominique Lebeau, infirmière
  88. Alexandra Masson, infirmière
  89. Annie Lanoie, infirmière
  90. Annie-Kim Brunet-Ladrie, infirmière
  91. Caroline Rouillard, infirmière
  92. Céline Belle, infirmière
  93. Chantale Hébert, infirmière
  94. Christine Guénette, infirmière
  95. Éloïse Jean, infirmière
  96. Émilie Tremblay-Fiset, infirmière
  97. France Boucher, infirmière
  98. Francesca Marceau, infirmière
  99. Isabelle Chapdelaine, infirmière
  100. Isabelle Plouffe, infirmière
  101. Jessie Tremblay, infirmière
  102. Josée Robert, infirmière
  103. Karine Audet, infirmière
  104. Karine Sirois, infirmière
  105. Lucie Dupré, infirmière
  106. Manon Houle, infirmière
  107. Marie-Noel Dulac, infirmière
  108. Marie-Pier Migneault, infirmière
  109. Mélanie Dutil, infirmière
  110. Michelle Demers, infirmière
  111. Myriam Pinard, infirmière
  112. Nancy Villeneuve, infirmière
  113. Nathalie Rouleau, infirmière
  114. Sandrine Desbiens-Ledoux, infirmière
  115. Sonia Pelletier, infirmière
  116. Sophie Carrière, infirmière
  117. Stéphanie Brûlé, infirmière
  118. Valerie Gilbert, infirmière
  119. Dadie Francois  infirmière de liaison, équipe de santé mentale adulte
  120. Marie-Ève Laventure, infirmière
  121. Isabelle Leduc, infirmière
  122. Caroline Collins, infirmière
  123. Eldiana Tolic, infirmière aux.
  124. Adéline Plante, infirmière auxiliaire
  125. Annik Frappier, infirmière auxiliaire
  126. Caroline Laramée, infirmière auxiliaire
  127. Catherine Audet, infirmière auxiliaire
  128. Josianne Allard, infirmière auxiliaire
  129. Kaltoum Oum Akrach, infirmière auxiliaire
  130. Karine Desroches, infirmière auxiliaire
  131. Karine Dorais, infirmière auxiliaire
  132. Karine Labrie, infirmière auxiliaire
  133. Manon Lachance, infirmière auxiliaire
  134. Nancy Dame, infirmière auxiliaire
  135. Stéphanie Lemay, infirmière auxiliaire
  136. Vanessa Coulombe, infirmière auxiliaire
  137. Christianne Beaulieu, infirmière auxiliaire
  138. Dominique Hallé, infirmière auxiliaire
  139. Nancy Blanchette, infirmière auxiliaire
  140. Eldijana Tolic, infirmière auxiliaire
  141. Catthy Denault, infirmière auxiliaire
  142. Gillian Hill, infirmière auxiliaire
  143. Yannie Lafrenière, infirmière auxiliaire
  144. Sylvie Rajotte, infirmière auxiliaire retraitée
  145. Jenny Doyon Fafard, infirmière auxiliaire
  146. Marlène Labrie, infirmière auxiliaire
  147. Alexandra Tandart, infirmière clinicienne
  148. Chloé Leblanc, infirmière clinicienne
  149. Elena Antal, infirmière clinicienne
  150. Fanie St-Germain, infirmière Clinicienne
  151. Jessica Côté-St-Laurent, infirmière clinicienne
  152. Josiane-Della Descôteaux, infirmière clinicienne
  153. Karine Morin, infirmière clinicienne
  154. Liliane Francoeur, infirmière clinicienne
  155. Manon Lainesse, infirmière clinicienne
  156. Manon Lemieux, infirmière clinicienne
  157. Mélanie Martel, infirmière clinicienne
  158. Mélissa Beaudoin, infirmière clinicienne
  159. Noémie Archambault, infirmière clinicienne
  160. Roxane Gal, infirmière clinicienne
  161. Sophie D’Aoust, infirmière clinicienne
  162. Stéphanie Paradis, infirmière clinicienne
  163. Valérianne Dietrich, infirmière clinicienne
  164. Coralie Mitnyan, infirmière clinicienne
  165. Catherine Drouin, infirmière clinicienne
  166. Linda Audette, infirmière clinicienne
  167. Claudie Langlois, infirmière clinicienne ASI aux soins intensifs
  168. Lison Gagnon, infirmière clinicienne en périnatalité
  169. Isabelle Fournier, infirmière clinicienne
  170. Pauline Blanchet, infirmière clinicienne, ASI
  171. Liette Boucher, infirmière clinicienne, conseillère en soins infirmiers, consultante en lactation, IBCLC
  172. Annik Roxanne Dulude, infirmière clinicienne, enseignante en soins infirmiers
  173. Lyne Desjardins, infirmière clinicienne, enseignante en soins infirmiers
  174. Samantha Luna, infirmière clinicienne, gestionnaire
  175. Roxanne Girouard, infirmière en santé mentale
  176. Marie-Lorraine Nault, infirmière en santé mentale
  177. Mélanie Morin, infirmière et gestionnaire en      santé
  178. Gabriela Onica Lucaciu, infirmière première assistante en chirurgie
  179. Martine De Villers, infirmière première assistante en chirurgie, IPAC
  180. Carole Plamondon, infirmière retraitée
  181. Ghislaine Binette, infirmière retraitée
  182. France Lajoie, infirmière soins critiques
  183. Dominique Favreau, infirmière, B.A.  DESS santé mentale
  184. Mélanie Haman, infirmière-auxiliaire
  185. Julie Coté, infirmière-psychothérapeute
  186. Valentina Vaduva, ex-infirmière
  187. Adèle Arsenault, ex-infirmière
  188. Dre Isabelle Vermette, optométriste
  189. Dre Claude Monosiet, optométriste
  190. Dre Marie-Eve Desnoyers, optométriste
  191. Dr Pierre Larose, chirurgien-dentiste, FAGD, MIAOMT
  192. Dre Sophie Godbout, chirurgienne dentiste
  193. Dre Rindala Ghorayeb, chirurgienne dentiste
  194. Dre Danièle Larose, chirurgienne dentiste DMD, AAACD
  195. Dr Franck Hugbéké, dentiste
  196. Dre Geneviève Carli, dentiste
  197. Dr Guy Duquet, dentiste
  198. Dre Isabelle Gormezano, dentiste
  199. Dre Isabelle Piwek, dentiste
  200. Dre Maryse Lafortune, dentiste
  201. Dr Paul-Émile Marier, dentiste
  202. Dr Naim Karazivan, dentiste
  203. Dr Karim El-Samra, dentiste
  204. Dr Nagham Farah, dentiste
  205. Dre Eve Girouard, DMD
  206. Me Jean Sébastien Lebrun, avocat
  207. Me William Desrochers, avocat
  208. Lydya Assayag, avocate retraitée
  209. Mélanie Martin, B.Sc. Microbiologie, M.Sc. Génie environnemental
  210. Isabelle Picard, biologiste
  211. Adolfo Agundez-Rodriguez, biologiste et éducateur
  212. Jean-Michel LaFontaine, biologiste M.Sc. Environnement
  213. Melissa Viau, Bsc inf., DESS Politique et droit de la santé
  214. Nathalie Rosby, B.sc., M.sc., gestionnaire
  215. Katy Beaulieu, chimiste
  216. Dre Jennifer Verreault, chiropracticienne
  217. Dr David Greth, chiropraticien
  218. Dr Stéphane Couturier, chiropraticien
  219. Dr François Gauvreau, chiropraticien
  220. Dr Hans Poelman, chiropraticien
  221. Dr Olivier Imanikuzwe, chiropraticien
  222. Dr Marc-Antoine Villeneuve Dorval         chiropraticien
  223. Dr Jasmin Tremblay, chiropraticien
  224. Dr Pierre Bernier, chiropraticien
  225. Dr Simon Moreau, chiropraticien
  226. Dr Hugo Lahaye , chiropraticien
  227. Dr Jonathan Vallieres, chiropraticien
  228. Dr Patrick Hamel, chiropraticien
  229. Dr Marc Olivier Lalande, chiropraticien
  230. Dr Alain Archambault, chiropraticien
  231. Patricia Cham, psychologue
  232. Julie Ward, psychologue
  233. Anne Marie Pépin, psychoéducatrice
  234. Marie-Josée Rosby, psychoeducatrice, M.Ed.
  235. Dr Yohann Stoycheff, chiropraticien
  236. Dr Jacques Cameron, chiropraticien
  237. Dr Eric Cloutier, chiropraticien DICCP
  238. Dr Charles Leroux, chiropraticien
  239. Dr Luc Pomerleau, chiropraticien
  240. Dr Denis M. Chouinard, chiropraticien, B.Sc., C.C.R.D., IFMCP (en cours)
  241. Dr Jean-Sébastien Bernier, chiropraticien, B.Sc.,DIBAK
  242. Dre Chany Desgroseilliers, chiropraticienne
  243. Dre Clara Poelman, chiropraticienne
  244. Dre Isabelle Rousseau-Caron, chiropraticienne
  245. Dre Marie-Eve Beaudoin, chiropraticienne
  246. Dre Mona Nasreddine, chiropraticienne
  247. Dre Patricia Gauthier, chiropraticienne
  248. Dre Stéphanie Germain, chiropraticienne
  249. Dre Karina Suppa Arvisais, chiropraticienne
  250. Dre Christiane Gendron, chiropraticienne
  251. Dre Amélie Paré, chiropraticienne
  252. Dre Marie-Josée Dufresne, chiropraticienne
  253. Dre Katherine Dufour Blais, chiropraticienne
  254. Dre Catherine Savaria-Lachance, chiropraticienne
  255. Dre Sabrina Boulay, chiropraticienne
  256. Dre Christine Bouchard, chiropraticienne
  257. Dre Christine Gamache, chiropraticienne
  258. Dre Virginie Paquette, chiropraticienne
  259. Dre Myriam Vézina, chiropraticienne
  260. Dre Ingrid Hamel, chiropraticienne
  261. Dre Andrée-Anne Bernier, chiropraticienne
  262. Dre Virginie Barrette, chiropraticienne
  263. Dre Manon Lacoursière, chiropraticienne
  264. Dre Julie Péloquin, chiropraticienne
  265. Dre Julie Desilets, chiropraticienne
  266. Dre Genevieve moreau, chiropraticienne
  267. Dre Marie-Pier Coll, chiropraticienne
  268. Dre Louise Marcotte, chiropraticienne, B.Sc.,
  269. Eloise Caimi, cytologiste
  270. Karine Chouinard, inhalothérapeute
  271. Caroline Théberge, ergothérapeute
  272. Christian Marceau, ergothérapeute
  273. Gabrielle Cousineau Dupuy, ergothérapeute
  274. Isabelle Bories, ergothérapeute
  275. Isabelle Larouche, ergothérapeute
  276. Louise Larose, ergothérapeute
  277. Nathalie Fontaine, ergothérapeute
  278. Nathalie Lamontagne, ergothérapeute
  279. Giscan Ilona Cristiana, physiothérapeute
  280. Didier Cléophas, physiothérapeute
  281. Mylène Proulx, physiothérapeute
  282. Ginette Oligny, physiothérapeute retraitée
  283. Jennie Stonier, sage-femme
  284. Claudia Faille, sage-femme
  285. Annie Pilon, sage-femme
  286. Caroline Marchand, sage-femme
  287. Christine Rheault, sage-femme
  288. Françoise Hasty , sage-femme
  289. Johanne Royer, sage-femme
  290. Julie Roussy, sage-femme
  291. Valérie Leuchtmann, sage-femme
  292. Christina Labelle, auxiliaire en santé et services sociaux
  293. Kassandra Depatie-Parent, auxiliaire en santé et services sociaux
  294. Lyne Vandal, auxiliaire santé et service sociaux
  295. Anick Dresdell, psychologue
  296. Danielle Moreau, psychologue
  297. Edith Lacroix, psychologue
  298. Esther Desrochers, psychologue
  299. Marie-Josée Ait-Said, psychologue
  300. Mélanie Lefebvre, psychologue
  301. Pierre Bonneau, psychologue
  302. Stéphane Longval, psychologue
  303. Yolaine Jacoby, psychologue
  304. Serge Guay, travailleur social
  305. Frédéric Campeau, travailleur social, psychothérapeute.
  306. Caroline Poirot, travailleuse sociale
  307. Catalin Octavian Ion, travailleuse sociale
  308. Chantal Nadeau, travailleuse sociale
  309. Marie-France Masson, travailleuse sociale
  310. Nathalie Bédard, travailleuse Sociale
  311. Yzabel Gagnon-Cote, travailleuse sociale
  312. Véronique Vincent, travailleuse sociale
  313. Farah Aït-Saïd, travailleuse sociale
  314. Mary-Lou Henley, travailleuse Sociale au CISSS
  315. Elizabeth Berger-Sidwell, travailleuse sociale en CIUSSS
  316. Audrey-Ann Germain, travailleuse sociale
  317. Marie Eve Corriveau, travailleuse sociale
  318. Sarah Jobin, travailleuse sociale
  319. Julie Soucy, éducatrice spécialisée au programme SBNI (soutien de base non-intensif) en santé mentale.
  320. Karine Charron, éducatrice spécialisée dans un CISSS
  321. Marie-Ève Delage, éducatrice Spécialisé en CIUSSS
  322. Isabelle Cournoyer, éducatrice spécialisée
  323. Benoit Renaud, ingénieur M.Ing
  324. Christian Martin, ingénieur PA LEED, SSGB
  325. Alexandre Deneault, ingénieur
  326. Bernard Drouin, ingénieur
  327. Dominique Bellerose, ingénieur
  328. François Couture, ingénieur
  329. Jérôme Pouliot, ingénieur
  330. Mathieu Bourdeau, ingénieur
  331. Pierre-Yves Lapointe, ingénieur
  332. René Bellerose, ingénieur
  333. Soraya El Goumiri, ingénieur
  334. Jonathan Bouchard, ingénieur
  335. Jacynthe Lesperance, adjointe administrative en CSSS
  336. Amilie Hudon, agente administrative (urgence)
  337. Julie Marentette, agente de relations humaines en CLSC
  338. Maxime Laplante, agronome, co-fondateur Union paysanne
  339. Marie-Pierre Dallaire, agronome, M. Sc. professeure au collégial
  340. Serge Lapierre, ambulancier
  341. Marie Josée Langlois, assistante en réadaptation
  342. Patrick Lavallée, auteur
  343. Pierre Alain Carrier, B. Ing
  344. Marie-Claude Bussière, B.A.A, agente administrative (urgence)
  345. Audrey Tremblay, candidate au doctorat en éducation
  346. Nadia Modeste, comptable CPA
  347. Simon Beauchesne, comptable, CPA, MBA
  348. Stéphanie Boucher, conseillère pédagogique
  349. Dany Martineau, CPA, CMA
  350. Michael Ashby, Directeur, National Pardon Centre
  351. Vicky Richard, doctorat en chiropratique, kinésiologue
  352. Yves Nadon, enseignant, membre de l’Observatoire de la littérature à l’école
  353. Claudine Jouny, enseignante collégiale en soins infirmiers
  354. Sabrina Carvonis, enseignante éducation physique au collégial
  355. Marie-Eve Breton, enseignante en science
  356. Myriam Mongeon, interprète médicale socio communautaire
  357. Lynne Rochon, intervenante sociale
  358. Marie-Kim Pomerleau, intervenante sociale en CISSS
  359. Corinne Tremblay, neuropsychologue
  360. Me Mireille Rodrigue, notaire et bachelière en Sciences infirmière
  361. Marie Oligny-Lemieux, orthophoniste
  362. Jacques Dufresne, philosophe
  363. Natalie Mercier, policière retraitée Sureté du Québec
  364. Luce Bédard, préposé aux bénéficiaires en RPA
  365. Charles Hamelin, préposé aux communications d’urgence 9-1-1
  366. Isabelle Bouchard, préposée aux bénéficiaires
  367. Vicky Fortin, préposée aux bénéficiaires
  368. Sandra laflamme, préposée aux bénéficiaires Soins Palliatif
  369. Maxime Prévost, professeur de littérature
  370. Jean-Claude St-Onge, professeur de philosophie à la retraite et auteur
  371. A. Hadi Qaderi, professeur en science politique Cégep de Maisonneuve
  372. Linda Audet, professeur retraitée du collégial
  373. Éric Yergeau, professeur titulaire à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke
  374. Yanick Morris, Senior Territory Sales Manager, Eastern Canada, interventional Radiology
  375. Marie-Ève Paquette, sexologue
  376. Stéphanie Houle, sexologue
  377. Bianka Champagne, sexologue et psychothérapeute
  378. Alain Roy, sociologue de la santé
  379. Guy Bolduc, spécialiste en communications
  380. Ghislain Sévigny, technicien ambulancier paramédic
  381. Eddy Piegay, technicien en hygiène du travail
  382. Thierry Bertrand-Vigeant, technicien en travail social
  383. Myriam Lejeune, technicienne en éducation spécialisée en CIUSSS
  384. Thérèse Poulin, technicienne en laboratoire
  385. Chantal Boudjack, technicienne en pharmacie communautaire
  386. Marie-Ève Fontaine, technicienne en travail social
  387. Sylvie Girouard, technicienne en travail social en CISSS
  388. Karyne Marcel, technologiste médical
  389. Stéphane Desjardins-Lanoue, technologiste médical
  390. Lucie Bradette, technologiste médicale retraitée
  391. Diane Tremblay , technologue en imagerie médicale
  392. Carol Ann Vincent, technologue en physiothérapie CISSS
  393. Mélanie Langevin, technologue en imagerie Médicale
  394. Elizabeth Pierre-Louis, technologue en physiothérapie et accompagnante à la naissance
  395. Marc Anislet Pierre, Travailleur social, CIUSSS
  396. Guylaine Thibodeau, éducatrice spécialisée CISSS (DI-TSA-DP)
  397. Julie Goulet, naturopathe, Ph.D en nutrition CFMP
  398. Dr André Fortier, dentiste généraliste
  399. Christian Martin, ingénieur SSGB, PA LEED
  400. Vanessa Johnson, infirmière clinicienne

 

*Prenez note que les signataires ont différent statut vaccinal. 

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Des camps se forment autour de la querelle entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Mais ce combat n’est pas une question d’ethnie, de religion ou de tribu – il s’agit surtout de savoir qui pourra forger les nouvelles voies de transport de la région.

La dernière chose dont le processus complexe d’intégration eurasiatique en cours a besoin à ce stade, c’est de cette affaire désordonnée entre l’Iran et l’Azerbaïdjan dans le Caucase du Sud.

Commençons par les Conquérants de Khaybar, le plus grand exercice militaire iranien depuis vingt ans, organisé à la frontière de l’Azerbaïdjan, au nord-ouest du pays.

Parmi les unités déployées par l’armée iranienne et le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), on trouve des acteurs sérieux, comme la 21e division d’infanterie de Tabriz, le bataillon Ashura 31 du CGRI, la 65e brigade des forces spéciales aéroportées et toute une série de systèmes de missiles, notamment les missiles balistiques Fateh-313 et Zulfiqar, dont la portée peut atteindre 700 kilomètres.

L’explication officielle est que ces exercices sont un avertissement aux ennemis qui complotent quelque chose contre la République islamique.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, a tweeté que « ceux qui ont l’illusion de compter sur les autres, qui pensent qu’ils peuvent assurer leur propre sécurité, doivent savoir qu’ils prendront bientôt une claque, qu’ils le regretteront ».

Le message était sans équivoque : il était question de l’Azerbaïdjan s’en remettant à la Turquie et surtout à Israël pour sa sécurité, et de Tel-Aviv instrumentalisant Bakou pour une campagne de renseignements menant à une ingérence dans le nord de l’Iran.

Les experts iraniens sont allés jusqu’à dire qu’Israël pourrait utiliser des bases militaires en Azerbaïdjan pour frapper les installations nucléaires iraniennes.

Jusqu’à présent, la réaction à l’exercice militaire iranien est une réaction prévisible de la Turquie et de l’Azerbaïdjan : ils effectuent un exercice conjoint au Nakhitchevan tout au long de cette semaine.

Mais les craintes de l’Iran étaient-elles fondées ? Une étroite collaboration en matière de sécurité entre Bakou et Tel-Aviv se développe depuis des années maintenant. L’Azerbaïdjan possède aujourd’hui des drones israéliens et entretient des relations étroites avec la CIA et l’armée turque. Si l’on ajoute à cela les récents exercices militaires trilatéraux impliquant l’Azerbaïdjan, la Turquie et le Pakistan, ces développements ne peuvent qu’alarmer Téhéran.

Bakou, bien sûr, présente la situation sous un angle différent : Nos partenariats ne sont pas destinés à des pays tiers.

Donc, en substance, alors que Téhéran accuse le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev de faciliter la vie des terroristes takfiris et des sionistes, Bakou accuse Téhéran de soutenir aveuglément l’Arménie. Oui, les fantômes de la récente guerre du Karabakh sont partout.

Pour des raisons de sécurité nationale, Téhéran ne peut tout simplement pas tolérer que des entreprises israéliennes participent à la reconstruction des régions gagnées à la guerre près de la frontière iranienne : Fuzuli, Jabrayil et Zangilan.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdullahian, a tenté de jouer la carte de la diplomatie : « Les questions géopolitiques autour de nos frontières sont importantes pour nous. L’Azerbaïdjan est un voisin cher à l’Iran et c’est pourquoi nous ne voulons pas qu’il soit coincé entre des terroristes étrangers qui transforment leur sol en un foyer ».

Comme si cela n’était pas assez compliqué, le cœur du problème – comme pour tout ce qui concerne l’Eurasie – tourne en fait autour de la connectivité économique.

Un désordre interconnecté

Les rêves géoéconomiques de Bakou sont lourds : la capitale veut se positionner au carrefour de deux des plus importants corridors eurasiatiques : Nord-Sud et Est-Ouest.

Et c’est là qu’intervient le corridor de Zangezur, sans doute essentiel pour que Bakou prédomine sur les voies de connectivité est-ouest de l’Iran.

Ce corridor est destiné à relier l’Azerbaïdjan occidental à la République autonome du Nakhitchevan via l’Arménie, les routes et les voies ferrées passant par la région de Zangezur.

Le Zangezur est également essentiel pour que l’Iran puisse se connecter à l’Arménie, à la Russie et, plus loin, à l’Europe.

La Chine et l’Inde s’appuieront également sur le Zangezur pour leurs échanges commerciaux, car le corridor offre un raccourci important en termes de distance. Étant donné que les gros cargos asiatiques ne peuvent pas naviguer sur la mer Caspienne, ils perdent généralement de précieuses semaines juste pour atteindre la Russie.

Un problème supplémentaire est que Bakou a récemment commencé à harceler les camionneurs iraniens qui transitent par ces nouvelles régions annexées pour se rendre en Arménie.

Il n’était pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Cet essai détaillé montre comment l’Azerbaïdjan et l’Iran sont liés par « de profonds liens historiques, culturels, religieux et ethnolinguistiques » et comment les quatre provinces du nord-ouest de l’Iran – Gilan, Ardabil, Azerbaïdjan oriental et Azerbaïdjan occidental – ont « des frontières géographiques communes avec la partie principale de l’Azerbaïdjan et son exclave, la République autonome du Nakhitchevan ; elles ont également des points communs profonds et étroits fondés sur l’Islam et le chiisme, et partagent la culture et la langue azerbaïdjanaises. Tout cela a fourni un terrain propice à la proximité entre les citoyens des régions des deux côtés de la frontière ».

Pendant les années Rouhani, les relations avec Aliyev étaient en fait assez bonnes, avec notamment la coopération trilatérale Iran-Azerbaïdjan-Russie et Iran-Azerbaïdjan-Turquie.

Le projet de liaison entre le chemin de fer Qazvin-Rasht-Astara en Iran et l’Azerbaïdjan est un élément clé de la connectivité à venir : il fait partie du très important Corridor international de Transport Nord-Sud (INSTC).

Sur le plan géoéconomique, l’Azerbaïdjan est essentiel pour le principal chemin de fer qui reliera un jour l’Inde à la Russie. Et ce n’est pas tout : la coopération trilatérale Iran-Azerbaïdjan-Russie ouvre une voie directe permettant à l’Iran de se connecter pleinement à l’Union économique eurasiatique (UEE).

Dans un scénario optimal, Bakou peut même aider les ports iraniens du golfe Persique et de la mer d’Oman à se connecter aux ports géorgiens de la mer Noire.

L’Occident n’est pas conscient du fait que pratiquement toutes les sections de l’INSTC fonctionnent déjà. Prenez, par exemple, le chemin de fer Astara-Astara, au nom exquis, qui relie les villes iraniennes et azerbaïdjanaises qui partagent le même nom. Ou le chemin de fer Rasht-Qazvin.

Mais un important tronçon de 130 km entre Astara et Rasht, qui se trouve sur la rive sud de la Caspienne et est proche de la frontière irano-azerbaïdjanaise, n’a pas été construit. La raison ? Les sanctions de l’ère Trump. C’est un exemple concret de ce qui, dans la vie réelle, dépend de l’aboutissement des négociations du JCPOA à Vienne.

À qui appartient Zangezur ?

L’Iran se trouve dans une situation quelque peu délicate, à la périphérie sud du Caucase du Sud. Les trois principaux acteurs de cette zone sont bien sûr l’Iran, la Russie et la Turquie. L’Iran est limitrophe des anciennes régions arméniennes – aujourd’hui azéries – adjacentes au Karabakh, notamment Zangilan, Jabrayil et Fuzuli.

Il était évident que la flexibilité de l’Iran sur sa frontière nord serait liée à l’issue de la deuxième guerre du Karabakh. La frontière nord-ouest était une source de préoccupation majeure, touchant les provinces d’Ardabil et d’Azerbaïdjan oriental – ce qui rend d’autant plus confuse la position officielle de Téhéran consistant à soutenir les revendications azerbaïdjanaises par rapport aux revendications arméniennes.

Il est essentiel de se rappeler que même lors de la crise du Karabakh au début des années 1990, Téhéran a reconnu le Haut-Karabakh et les régions qui l’entourent comme faisant partie intégrante de l’Azerbaïdjan.

Si la CIA et le Mossad semblent ignorer cette histoire régionale récente, cela ne les dissuadera jamais de se lancer dans la bataille pour monter Bakou et Téhéran l’un contre l’autre.

Un facteur de complication supplémentaire est que le Zangezur est également alléchant du point de vue d’Ankara.

On peut penser que le président turc néo-ottoman Recep Tayyip Erdogan, qui ne recule jamais devant une occasion d’accroître sa profondeur stratégique turco-musulmane, cherche à utiliser la connexion azérie du Zangezur pour atteindre la Caspienne, puis le Turkménistan, jusqu’au Xinjiang, le territoire occidental de la Chine peuplé de musulmans ouïghours. En théorie, cela pourrait devenir une sorte de Route de la Soie turque contournant l’Iran – avec la possibilité inquiétante d’être également utilisée comme filière pour exporter les Takfiris d’Idlib jusqu’en Afghanistan.

Téhéran, quant à lui, est totalement orienté vers l’INSTC, se concentrant sur deux lignes ferroviaires de l’ère soviétique à réhabiliter et à moderniser. La première, Sud-Nord, relie Jolfa à Nakhitchevan, puis à Erevan et Tblisi. L’autre est Ouest-Est, toujours de Jolfa à Nakhitchevan, traversant le sud de l’Arménie, l’Azerbaïdjan continental, jusqu’à Bakou, puis vers la Russie.

Et c’est là que le bât blesse. Les Azéris interprètent le document tripartite qui résout la guerre du Karabakh comme leur donnant le droit d’établir le corridor de Zangezur. Les Arméniens, pour leur part, contestent le « corridor » qui s’applique à chaque région. Avant qu’ils ne lèvent ces ambiguïtés, tous ces plans élaborés de connectivité iranienne et turque sont effectivement suspendus.

Il n’en reste pas moins que l’Azerbaïdjan est géoéconomiquement appelé à devenir un carrefour clé de la connectivité transrégionale dès que l’Arménie aura débloqué la construction de ces corridors de transport.

Alors, de quel « gagnant-gagnant » s’agit-il ?

La diplomatie gagnera-t-elle dans le Caucase du Sud ? Elle le doit. Le problème, c’est que tant Bakou que Téhéran l’envisagent en termes d’exercice de leur souveraineté et ne semblent pas particulièrement prédisposés à faire des concessions.

Pendant ce temps, les suspects habituels s’amusent à exploiter ces différences. La guerre est toutefois hors de question, que ce soit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie ou entre l’Azerbaïdjan et l’Iran. Téhéran est plus que conscient que dans ce cas, Ankara et Tel-Aviv soutiendraient Bakou. Il est facile de voir qui en profiterait.

Pas plus tard qu’en avril, lors d’une conférence à Bakou, Aliyev a souligné que « l’Azerbaïdjan, la Turquie, la Russie et l’Iran partagent la même approche de la coopération régionale. Le principal domaine de concentration actuel est le transport, car il s’agit d’une situation que l’on appelle ‘gagnant-gagnant’. Tout le monde y gagne ».

Et cela nous amène au fait que si l’impasse actuelle persiste, la première victime sera l’INSTC. En fait, tout le monde est perdant en termes d’intégration eurasiatique, notamment l’Inde et la Russie.

L’angle pakistanais, évoqué par quelques personnes en toute discrétion, est complètement tiré par les cheveux. Rien ne prouve que Téhéran soutiendrait une campagne anti-Taliban en Afghanistan dans le seul but de saper les liens du Pakistan avec l’Azerbaïdjan et la Turquie.

Le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine considère la situation actuelle du Caucase du Sud comme un problème inutile, surtout après le récent sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Cela nuit gravement à leurs stratégies complémentaires d’intégration eurasiatique – l’Initiative Ceinture et Route (BRI) et le Partenariat de la Grande Eurasie.

L’INSTC pourrait, bien sûr, suivre la voie transcaspienne et couper complètement l’Azerbaïdjan. Mais c’est peu probable. La réaction de la Chine, une fois encore, sera le facteur décisif. Elle pourrait mettre davantage l’accent sur le corridor perse – du Xinjiang à l’Iran en passant par le Pakistan et l’Afghanistan. Ou Pékin pourrait également miser sur les deux corridors Est-Ouest, c’est-à-dire miser à la fois sur l’Azerbaïdjan et l’Iran.

En fin de compte, ni Moscou ni Pékin ne souhaitent que la situation s’envenime. De sérieux mouvements diplomatiques sont à venir, car ils savent tous deux que les seuls à en profiter seront les suspects habituels centrés sur l’OTAN, et que les perdants seront tous les acteurs qui s’investissent sérieusement dans l’intégration eurasiatique.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

The Iran-Azerbaijan Standoff Is a Contest for the Region’s Transportation Corridors

L’article en anglais a été publié initialement par The Cradle

Traduit par Réseau International

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Se confronter aux forces totalitaires

octobre 17th, 2021 by Marie-France de Meuron

De telles forces ont toujours existé dans l’univers. Toutefois elles se densifient actuellement à un point tel que quasi plus personne ne peut y échapper. On les perçoit et les subit dans maints domaines de l’existence. Le totalitarisme sévit d’autant plus que ses tentacules s’imbriquent les uns dans les autres, reliant différents secteurs.

Commençons par un concept encore peu usité : La dictature de l’hygiène:

Cette dictature  présente trois caractéristiques radicalement nouvelles qui la démarquent de celles du passé :

La première de ces caractéristiques est qu’elle est mondiale.

La deuxième est que l’immense majorité des esclaves et des opprimés, donnent raison à leurs maîtres.

La troisième (qui est aussi la plus importante) est que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité nous avons à faire à une dictature qui évolue dans un cadre culturel essentiellement athée.

Elle se manifeste entre autres par l’obligation du port du masques, lequel s’appuie sur le principe de protection, sans les nuances réelles qui devraient tenir compte de toutes ses conséquences sanitaires délétères comme des agents pathogènes dangereux ou la présence de graphène.

Le totalitarisme infiltre le mental : Avoir un pass pour pouvoir voyager est devenu pour beaucoup la raison de se faire « vacciner ». Et pourtant, avec un tel argument, on escamote un facteur fondamental dans la «vaccination» à savoir la nature des produits inoculés dans l’organisme. De plus, celui-ci n’est pas adapté à une telle mixture ; par conséquent, il s’y adapte tant bien que mal avec les résultats allant du désagrément « normal » au décès à court terme, à quoi s’ajoutent des effets secondaires à long terme encore très peu évalués.

Nous subissons aussi le totalitarisme des concepts mentaux : Il est décidé dans les sphères dirigeantes que les obstacles à la vaccination doivent être éliminés, car le vaccin est «notre porte de sortie de la crise». Un million de personnes doivent toutefois encore être vaccinées avant que toutes les mesures puissent être levées.

Nous savons bien que comparaison n’est pas raison; toutefois, le même ministre affirme : Au Portugal, le pass sanitaire a été levé. La situation n’y est toutefois pas la même. Le scepticisme face aux vaccins est quasiment inexistant contrairement à la Suisse. De quel droit affirme-t-il que le scepticisme est quasiment inexistant alors qu’il ne vit pas parmi ce peuple? Les Portugais ont été soumis depuis février 2021 au coordinateur de l’équipe en charge de la campagne de vaccination un militaire de 60 ans  qui a su accélérer le rythme et faire face, droit dans ses bottes, aux antivaccins – certains l’accusant d’être un “assassin”. Une confrontation avec ces derniers, survenue à la mi-août à l’entrée d’un centre de vaccination pour adolescents, l’obligeait depuis à être placé sous protection policière. D’un autre côté,  la population avait peut-être un taux de confiance innée qui l’a faite adhérer au programme ou alors elle ne sait pas encore s’affirmer? Pour ma part, je connais deux Portugaises qui ont choisi, ce mois-ci, de faire le voyage de Suisse à leur pays natal en voiture afin de ne pas passer par la vax obligatoire. En outre, notre ministre ne mentionne nullement le résultat sanitaire – effets secondaires voire mortels- mais seulement le % des vaccinés. Alors quelle leçon en tirer ? Il est temps de renouer avec la réalité vivante en-deça des chiffres, qu’il s’agisse des «vaccinés» ou des effets secondaires. Comme on peut l’entendre ici, il y a une forme d’omerta sur les effets indésirables des injections covid. En voici un exemple en vidéo :  Une députée autrichienne, s’évanouit au Parlement après sa vaccination.  A quoi s’ajoute la modification du microorganisme sous l’effet des inoculations géniques.

A noter aussi que pour augmenter le taux de vaccination, le gouvernement helvétique a lancé une nouvelle offensive. Il entend notamment rendre aussi simple que possible l’accès aux vaccins. Il faut éviter qu’une personne ne doive faire une heure en transports publics ou en voiture pour pouvoir tendre l’épaule. Ainsi, on cherche à persuader les gens avec un argument pratique et matériel comme si leur santé ne dépendait pas d’abord du bien-fondé de la démarche «vaccinale». Cette offre, remplace-t-elle l’enseignement pour un consentement éclairé ?

Le totalitarisme s’empare de la science pour confirmer ce qu’il lui convient : C’est pourtant simple : il suffit de « suivre la science » et tout rentrera dans l’ordre, n’est-ce pas ? Cependant, à mesure que les semaines et les mois passent depuis le début de la pandémie, il devient difficile de savoir qui « suit la science », et qui choisit plutôt de suivre un agenda politique de plus en plus liberticide, autoritaire voire carrément dictatorial.

Le totalitarisme en sciences impose aussi son diktat pour des recherches définies en fonction des gains économiques. Pas besoin de développer le sujet quand on constate les milliards investis pour le développement de la «thérapie» génique actuelle. Et tant que le filon fonctionne, alors on poursuit la recherche dans la même direction : Un Bâlois veut mettre fin à la pandémie avec un nouveau vaccin.

L’esprit totalitariste s’impose en médecine : Les médecins ne peuvent plus prescrire en leur âme et conscience. De plus, ils sont sommés d’être les hauts-parleurs des gouvernements pour l’expansion de la «vaccination anticovid». Certains ont gardé leurs forces intérieures et savent se dresser par divers moyens. Ici, la lettre d’un médecin à ses patients.

Le totalitarisme d’une décision sanitaire : On vous avait bien dit que le vaccin était un abonnement. Et que souligne fort justement une commentatrice : « le vaccin obligatoire est une forme d’impôts sur la santé avec une créance à régler tous les six mois aux entreprises et lobbies pharmaceutiques. »  Et un commentateur précise : Ce n’est pas un abonnement à vie à un pseudo-vaccin, mais un abonnement à vie à un traitement « médical » à la finalité non définie pour avoir le droit de vivre « normalement ».

Le totalitarisme des motivations et des intentions gouvernementales 

Ces gouvernements imposent aux individus des contraintes absolues pour les toucher le plus profondément possible, dans leur corps, leurs finances et leurs engagements professionnels. Ils décident même de priver les hôpitaux des leur personnel et les malades de leurs soignants : Obligation vaccinale : 15 000 soignants suspendus selon le ministère. Même les enfants à naître en subissent les conséquences : À l’hôpital Delafontaine, l’annonce de la fermeture de plusieurs lits en salles de naissance a fait déborder le vase pour les sages-femmes en sous-effectif dans tout le département.

En réponse au totalitarisme du gouvernement, le peuple répond par le totalitarisme de ses réactions :  Italie, le 15 octobre, les dockers de Trieste bloqueront le port pour protester contre le laissez-passer sanitaire. Autres blocages annoncés.

Le totalitarisme devient hors sol : Les Russes sont complètement sidérés par la stupidité suicidaire de l’Occident. Un Washington arrogant a littéralement perdu le contact avec la réalité.

Le totalitarisme s’appuie sur des incohérences LE FILM «D’abord ne pas nuire» apporte des témoignages de tous horizons pour pointer les incohérences, comme, entre autres, le fait de vouloir à tout prix vacciner les jeunes enfants, et femmes enceintes, alors qu’en temps normal il existe tant de contre-indications pour elles, que ce soit pour les médicaments… ou l’alimentation….

Et disloque le corps social : Les élites sont déconnectées du corps social et sont devenues toxiques. Elles privilégient les intérêts privés à l’encontre de ceux de la population.

Et s’infiltre dans la vie privée : Oakville, Ontario : interdiction de se marier pour les non-vaccinés

Et elles vont jusqu’à utiliser de faux papiers basés sur des escroqueries mathématiques pour confirmer les décisions des dirigeants.

Le totalitarisme a la prétention de faire sauter les frontières pour accéder au monde entier : Macron déclame : Cela passe par un projet immense mais indispensable et désormais à notre portée : vacciner le monde.

Le totalitarisme des promesses : Le passe sanitaire promis n’est pas à vie, quoique… Un chercheur constate qu’il aura « fallu moins de dix-huit mois pour passer d’une simple application de suivi de l’épidémie (facultative et basée sur le volontariat) à un passe sanitaire, obligatoire de fait, et nécessaire à l’exercice de plusieurs de nos libertés fondamentales théoriquement inaliénables et constitutionnellement garanties ».

Le totalitarisme des techniques de propagande: Les chefs militaires ont vu dans la pandémie une occasion unique de tester des techniques de propagande sur les Canadiens, selon un rapport des Forces armées.

Le totalitarisme dans l’analyse psychologique de ceux qui respectent les besoins naturels de leur corps : Les vaccino-sceptiques, un peuple d’irréductibles? Ne pourrait-on pas parler plutôt d’incompatibles avec une inoculation génique? De fait, les vaccino-sceptiques ont parfois des arguments très terre à terre. A l’heure où médecins et politiciens donnent toujours plus de voix pour encourager la solidarité sanitaire, comment justifient-ils leur défiance? Je n’ai pas entendu de politiciens et pas davantage de médecins s’intéresser aux pouvoirs biochimiques et biophysiques de ces produits géniques ainsi que de leurs interactions avec les multiples composants des organismes qui les subissent par l’intrusion forcée avec une aiguille.  Contrairement à ce que le journaliste avance, un autre auteur révèle que Les plus instruits sont les plus vaccino-sceptiques. Une nouvelle étude a révélé que les plus instruits sont les moins susceptibles de se faire piquer.

Le totalitarisme du maintien d’une stratégie malgré les effets patents :

– Épidémie de problèmes cardiaques chez des sportifs

– Un tiers des effets indésirables sont jugés graves : Un tiers des effets indésirables (2978, 34%), liés à la vaccination contre le Covid-19, sont jugés graves. Mais pour la majorité des cas (5799, 66%), ceux-ci se sont révélés inoffensifs. Ainsi, pour le maintien de la stratégie il est décrété : Les déclarations d’effets indésirables que l’institut a reçues et analysées jusqu’à présent ne modifient pas le profil bénéfice-risque positif des vaccins contre le Covid-19 utilisés en Suisse. Voilà de nouveau une déclaration hors-sol qui ne tient ni compte du drame des malades atteints, ni des conséquences sur leur famille. Il est tellement plus facile de s’appuyer sur des chiffres qui sont hors de la réalité humaine quotidienne. De plus, ces déclarations ne prennent pas en considération la réalité des tranches d’âge – ce qui était le cas au départ pour les décisions des inoculations.

Le totalitarisme des chiffres et des calculs : Voici un moyen très moderne, brandi avec les statistiques et les modélisations, qu’on utilise pour justifier divers objectifs. Comme il est hors sol, hors contexte général, il déroute de la voie du bon sens et de la vision bien plus complexe de la globalité humaine, sociale et environnementale. Un exemple : ainsi, en est-il de la tuberculose dont les décès repartent à la hausseCes données statistiques mettent en péril la stratégie de l’OMS qui a pour objectif de réduire de 90 % les décès dus à la maladie et de 80 % le taux d’incidence de la tuberculose d’ici à 2030, par rapport à 2015….Evidemment, la responsabilité en est donnée au covid et non à l’état de santé qui laisse le microorganisme prendre ses aises dans certains organismes fragilisés, et pas non plus aux mesures politico-sanitaires qui ont tant impacté la gestion globale de la santé : L’offre de traitement préventif a également été impactée : seules 2,8 millions de personnes en ont bénéficié en 2020, soit une réduction de 21 % par rapport à l’année précédente.

La dynamique totalitaire se répand dans le fonctionnement des humains qui prennent des décisions absolues : Ici, le totalitarisme des êtres désespérés : Le Pentagone révèle que les soldats américains meurent plus de suicide que de Covid.

En Europe, le constat est grave aussi, on se pose la question : La crise sanitaire favorise-t-elle les suicides ? Sur le terrain, les pédopsychiatres signalent une situation qui leur semble très inquiétante. « Mars a été le pire mois de l’année (…) des collègues me décrivent des cas inédits pour eux de tentatives de suicide par arme à feu chez de jeunes enfants »

Le monde numérique cherche aussi à s’imposer de façon totalitaire.Même s’il se heurte à quelques déboires de jeunesse comme Facebook actuellement,  il cherche à s’expanser avec ses antennes 5G qui font le drame de certaines régions, de façon plus ou moins patente. Des alertes surgissent de différentes communautés conscientes du pouvoir des ondes sur les organismes vivants. Ainsi, l’Association ResSources fait opposition au projet de l’implantation d’une antenne en pleine zone habitée et d’élevage et souligne entres autres arguments que l’électro-sensibilité a fait son apparition pour un pourcentage de plus en plus important de la population et nous concerne potentiellement tous…..Selon les techniciens venus prendre les mesures et faire les plans, leur présence sur la ferme devrait être limitée à 4 heures par jour ! Plus serait dangereux ! Scandaleux, comment peut-on mépriser à ce point la santé des humains et des bêtes sans parler des insectes, des oiseaux et de la nature tout court.

Le même type de totalitarisme se retrouve dans les champs d’éoliennes. La force du vent est très séduisante mais on ne tient pas compte de l’implantation de ces mâts, de leur construction fort peu écologique et de l’impact de leurs vibrations dans l’environnement. Il est temps de revenir à des appareils sachant utiliser la force du vent mais de taille humaine et intégrée à l’environnement.

Le totalitarisme de la monnaie : Depuis l’avènement de la monnaie unique et la politique de création monétaire de la Banque centrale européenne, les taux d’intérêt ne délivrent plus aucun signal de prix de l’argent qui est devenu « gratuit ». Bien sûr ce n’est qu’une illusion….

N’oublions jamais cette vérité fondamentale : l’État n’a aucune autre source d’argent que l’argent que les gens gagnent eux-mêmes. Si l’État veut dépenser plus, il ne peut le faire qu’en empruntant votre épargne ou en vous taxant davantage. Il n’y a pas d’argent public, il n’y a que l’argent des contribuables. (référence volatilisée…!)

En relation avec La monnaie et le totalitarisme du monde marchand

Et avec le  Totalitarisme bancaire mondial et menue monnaie

Dans un bien autre domaine, nous rencontrons le totalitarisme de la loi républicaine versus la loi de la conscience. Voici un cas mis en évidence par le Secret de la confession : au-dessus de la loi, la conscience.  Ce sujet démontre bien l’intrusion de l’Etat dans l’intimité humaine, comme le « vaccin » pénètre l’intimité du corps.

Il y a heureusement des journalistes qui prennent le temps d’investiguer en profondeur pour relever la complexité des situations humaines et les conséquences de décisions prises si peu en relation avec la réalité humaine. De tels journalistes ne vont pas donner leur opinion en se basant sur quelques concepts facilement établis. Un de ces journalistes, une femme, a longuement écouter une normalienne, psychologue clinicienne, docteure en psychopathologie et auteure de plus de vingt-cinq ouvrages. Ses domaines d’expertise sont le harcèlement, la paranoïa, les déviances du pouvoir et la reprise de son pouvoir personnel. Depuis le début de la crise Covid, elle fait partie de ceux qui ont tôt fait de déceler les incohérences et les abus des politiques mises en place. Depuis la Colombie, où elle réside, cette observatrice du psychisme humain a accepté de nous livrer son regard sur la situation actuelle…….

Ainsi, ces deux dames arrivent à démontrer comment  «Le sanitaire est un prétexte à une gouvernance totalitaire».

Marie-France de Meuron

 

Marie-France de MeuronDiplôme Fédéral de Médecine obtenu en 1973, Grand-mère de deux petites-filles majeures, Retirée dans le Canton de Neuchâtel en Suisse.

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INJUSTIFIÉE, car épidémie terminée

« Le gouvernement présentera un texte de loi au Parlement le 19 octobre pour “maintenir pendant plusieurs mois encore, jusqu’à l’été, la possibilité de recourir” au pass sanitaire, a précisé Gabriel Attal, au cas où la situation sanitaire venait à se dégrader. Il sera débattu à l’Assemblée nationale mercredi 19 octobre sous l’intitulé Projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire. “On demande au Parlement de nous laisser la possibilité de déclencher tout ou une partie des mesures de freinage” a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran mercredi matin, interrogé sur France Info. Ainsi, le recours au confinement, au couvre-feu et autres mesures de restrictions serait également possible jusqu’au 31 juillet 2022. »[1]

Dans ce texte, le porte-parole reconnaît lui-même que l’épidémie est terminée.

Pourquoi une procédure accélérée alors que l’épidémie est terminée dans notre pays ?

À vous, nos représentants élus, nous demandons solennellement de nous rendre nos libertés fondamentales et à ne pas céder à l’autoritarisme de l’exécutif.

Vous avez pu constater que la France livrée aux décisions arbitraires du gouvernement reposant sur un conseil de défense sortant de la limite constitutionnelle, n’a eu que des résultats très décevants, parmi les plus mauvais mondialement, y compris en Europe. La Suède tant décriée pendant de longs mois par nos médias a conservé l’essentiel des libertés avec finalement un taux de décès inférieur au nôtre de 20 % (1478/Million d’habitants contre 1760/M), sans confinement, sans fermeture des écoles, de la vie, sans masque, sans vaccination obligatoire, sans victimes collatérales et sans perte majeure de son PIB (-2,5 % contre 8,5 % en France) etc.

Il est temps que les décisions législatives vous reviennent et que les propositions de loi puissent être discutées avec le temps nécessaire sur des dossiers étayés de données avérées.

Comme beaucoup de professionnels de santé, nous sommes d’ailleurs à votre disposition pour toute information objective basée sur les chiffres de l’OMS et des agences sanitaires nationales. Nous nous permettons de vous apporter ici quelques précisions quant à l’absence de justification médicale de ce pass qui aggrave la situation sanitaire, là où il est encore imposé.

LE PASSE DIT SANITAIRE, LIBERTICIDE, N’A AUCUNE JUSTIFICATION MÉDICALE, CAR LE PASS AUGMENTE LES CONTAMINATIONS

Les données avérées internationales prouvent que le pass est médicalement nocif

Quelques pays européens ont imposé le pass à leur population depuis plus de trois mois. L’examen des courbes de l’épidémie dans ces pays montre que le pass, loin de ralentir les contaminations, entraîne une augmentation de celles-ci. Les courbes actualisées en ce 15 octobre 2021 le démontrent une nouvelle fois.

L’Autriche a imposé le passe début juillet. Depuis le nombre de contaminations quotidiennes a été multiplié par 22.

La Grèce a imposé le passe en espérant ainsi rassurer les touristes et sauver sa saison touristique.

Malheureusement l’obligation du pass a été suivie par la multiplication par 4,5 du nombre quotidien de contaminations et la saison touristique en a souffert ne retrouvant pas son niveau de 2019 (-30 %).

Mais aussi la population, car depuis le pass la mortalité a été multipliée par 2.

La Tchéquie a instauré le pass début juillet. Depuis le nombre de contaminations quotidiennes a été multiplié par 4

En Roumanie le pass a été imposé début juillet. Depuis le nombre de contaminations quotidiennes a été multiplié par 160.

Cette envolée des contaminations a été suivie quelques jours plus tard de l’explosion de la mortalité quotidienne alors qu’elle est proche de zéro dans les pays sans passe comme le Suède, la Biélorussie, la Croatie, la Belgique…

Au Danemark la mise en route du pass a été suivie par une augmentation franche du nombre quotidien des contaminations (multiplication par 5 en un mois.) Depuis lors, le Danemark a supprimé le pass.

Ainsi dans tous les pays champions du pass, les évolutions de l’épidémie ont été marquées par une accélération paradoxale importante des contaminations et souvent de la mortalité quotidienne.

L’échec du pass a été également constaté dans tous les concerts-tests récents dont l’entrée était subordonnée à la présentation d’un pass.

Les 20 000 participants du festival Verknipt à Utrecht ont montré leur pass sanitaire, via l’application CoronaCheck avant d’y être admis. Mais quelques jours après le festival, sur les 20 000 participants, on dénombrait, plus de mille nouveaux infectés par le coronavirus (dont une majorité de vaccinés !).

Les 50 000 participants des festivals Canet Rock, Vida et Cruïlla qui ont eu lieu en Catalogne, entre le 1er le 11 juillet ont dû présenter des tests négatifs et porter des masques avant d’y participer. Ces festivals test ont entraîné la contamination directe de près de 2300 personnes [soit au total 842 de plus que dans les groupes témoins équivalents). Ce surplus de contaminations confirme que ni les pass, ni les tests, ni les masques ne protègent vraiment et qu’ils peuvent donner un sentiment de sécurité injustifié.

En France aussi, le pass n’empêche pas les clusters d’apparaître. Malgré le pass sanitaire, on a recensé 80 contaminations dans une discothèque à Lille, 44 dans les Vosges ou encore une trentaine d’adolescents dans un camping en Corse.

Comment peut-on expliquer ces échecs avérés du pass partout où il est utilisé ?

Le concept du passe repose sur l’hypothèse que les pseudo vaccins empêchent d’être malade et encore plus d’être contaminant. Ces deux croyances sont fausses ainsi que le ministère l’a officiellement reconnu devant le Conseil d’État. Les fortes reprises d’épidémies récentes en Israël et Grande-Bretagne champions des injections Pfizer et Astra Zeneca le confirment amplement.

Les porteurs de pass, victimes de la propagande officielle se croient protégés et négligent fréquemment les mesures de protection s’exposant ainsi davantage à la contamination. Cela a été remarqué lors de la plupart des concerts avec pass aux Pays-Bas comme en Catalogne. Cette pratique favorise les infections, en s’opposant par ailleurs à l’immunité collective acquise pendant la vie « normale » comme le démontre l’absence de contaminations des pays libres comme le Texas. Les matches avec grande foule n’y déclenchent aucun cluster, comme les énormes manifestations en Europe où les peuples se libèrent du pass et du masque le plus souvent, retrouvant un écosystème normal.

Le passe majoritairement refusé ou abandonné en Europe

En Europe, la majorité des états ont refusé ou abandonné le pass, qu’il s’agisse de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la Russie, du Danemark, de la Suède, de la Norvège, de la Finlande, de l’Estonie, de la Pologne, de la Bulgarie, de la Biélorussie, de la Croatie et leur situation sanitaire actuelle est bonne.

Seuls principalement les pays du sud suivent encore les recommandations de la Commission européenne entraînant d’énormes réactions populaires comme en Italie dans de nombreuses villes, et le blocage des ports italiens.

Il faut espérer que les décideurs de ces pays considèrent enfin les mauvais résultats avérés de cette mesure et se rendent compte qu’au lieu de ralentir l’épidémie, le pass l’accélère et la pérennise et donc qu’il est donc urgent, ne serait-ce que pour des raisons sanitaires, de le supprimer.

POURSUIVRE LA SURVEILLANCE PAR LE PASS EST UNE DÉCISION EXCLUSIVEMENT POLITIQUE ET LIBERTICIDE

L’épidémie est terminée comme en atteste quotidiennement et depuis des mois le réseau sentinelle. Il n’y a plus d’épidémie ! G. Attal l’a confirmé !

Comme l’a établi Laurent Toubiana, l’épidémie est terminée depuis fin novembre 2020 Depuis cette date, le taux d’incidence, le seul fiable, celui du Réseau sentinelles a été sans discontinuer ridiculement bas. Cette semaine, il est de 3 cas/100 000 h :

« Surveillance de la Covid-19 :

la semaine 40 (2021s40), le taux d’incidence des cas d’IRA[2] dus au SARS-CoV-2 (Covid-19) vus en consultation de médecine générale a été estimé à 3 cas pour 100 000 habitants, ce qui représente 2 181 nouveaux cas de Covid-19 ayant consulté un médecin généraliste.

Ce taux est stable par rapport à ceux des dernières semaines (données consolidées pour 2021s39 : 3 [2 ; 5], soit 2 247 [1 425 ; 3 069] nouveaux cas d’IRA dus à la Covid-19 vus en médecine générale). »[3] Ce taux est établi à partir d’examens cliniques, non faussé à partir des tests PCR non fiables.

LA DISCUSSION DE L’OPPORTUNITÉ DE LA PROLONGATION DE L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE EST PUREMENT POLITIQUE

Et la liberté du gouvernement de légiférer via décrets en toute impunité et sans contrôle parlementaire, comprenant la poursuite de l’exigence du pass, ne relève en aucun cas de santé, de sanitaire, mais exclusivement de politique, avec privations de liberté.

Ces sujets ont déjà largement été débattus : le pass conduit à une discrimination en matière de droit à la liberté de mouvement, jouissance d’autres droits et libertés fondamentaux, tels que, le droit au respect de la vie privée et familiale ou encore le droit à la liberté de réunion.[4]

Le pass s’oppose à La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (art. 1)

« La Loi est l’expression de la volonté générale. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » (art. 6).

La rupture du principe d’égalité peut également entraîner des conséquences pénales puisque toute discrimination au sens du Code pénal (article 225-1) est passible de peines correctionnelles, notamment lorsqu’elle porte sur l’état de santé d’un citoyen.

Ne doutons pas que les tribunaux soient déjà inondés de plaintes pour discrimination et en particulier depuis l’interdiction de travail et rémunération de soignants et pompiers opposés à recevoir l’injection génique, dite vaccin, encore en expérimentation thérapeutique jusqu’en 2023 et sujet à de nombreux accidents dont témoigne l’éviction au moins temporaire de Moderna et d’AstraZeneca, en plus des rapports officiels des agences de santé FDA, MHRA, EMA, et ANSM.

Ces rapports chiffrent un nombre de décès post vaccinaux et d’accidents secondaires aux injections, bien supérieur aux chiffres ayant abouti à l’interdiction du vaccin H1N1 (53 morts). Ce silence devant ces morts officialisés par les responsables de santé publique et niés par notre ministre pose des problèmes. Nous espérons qu’en tant que représentants du peuple, vous pourrez avoir des réponses sur ce silence assourdissant, qui ne peut à long terme qu’augmenter la méfiance des citoyens sur la parole de l’état, ses représentants et les vaccinations véritables au sens pasteurien.

Le droit international érigeant un principe de non-discrimination

Le pass s’oppose donc à ce droit reconnu par la France. L’article 14 de la Convention européenne des droits de l’homme dispose

« La jouissance des droits et libertés… doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ».

Le Protocole nº 12 à ladite Convention européenne des droits de l’homme, plus large encore, interdit tout acte de discrimination lié à la « jouissance de tout droit prévu par la loi ».

« Nul ne peut faire l’objet d’une discrimination de la part d’une autorité publique, quelle qu’elle soit » (article 1).

Le Défenseur des droits est très critique, dans son avis rendu en urgence « Extension du passe sanitaire : les 10 points d’alerte de la Défenseure des droits » du 20 juillet 21. Fondamentalement, il remet en cause la proportionnalité des restrictions apportées à l’objectif de sauvegarde de la santé publique qu’elles poursuivent.

Le 31 mars 2021, le Conseil de l’Europe avait alerté

dans son avis « Protection des droits de l’homme et pass vaccinal » sur l’utilisation éventuelle de certificats de vaccination, comme celle de données relatives à l’immunisation, « à des fins autres que strictement médicales, par exemple pour donner aux personnes concernées un accès exclusif à des droits, services ou lieux publics ».

Cette question soulevait de nombreuses questions de respect des droits de l’homme et devait être considérée « avec la plus grande prudence ».

Cette position trouve un écho dans sa résolution 2351 « Vaccins contre le Covid-19 : considérations éthiques, juridiques et pratiques », qui présentait comme élément permettant de garantir un niveau élevé d’acceptation des vaccins le fait « de s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement ».

Cette mesure liberticide, présentée par le gouvernement comme libératrice a des relents orwelliens suscite une opposition grandissante semaine après semaine. Comme le dit l’économiste Éric Verhaeghe :

« la mise en place du pass sanitaire donne lieu à un magnifique flash totalitaire provoqué par Emmanuel Macron. Dans ces moments où la démocratie cède brièvement la place à des mesures autoritaires illibérales, la propagande d’État donne dans la novlangue à la Big Brother de 1984. Ce qui est liberticide devient libérateur, et ce qui est libérateur est dénoncé comme une menace. »[5]

À quoi correspond cette volonté du gouvernement de prolongation du pass en l’absence d’épidémie comme le prouve le réseau sentinelle, sinon à une extorsion de consentement à la pseudo vaccination et à la troisième dose et les suivantes ?

« le gouvernement s’occupe de contraindre les personnes encore non vaccinées de le faire : ce vendredi 15 octobre a marqué la fin du remboursement des tests PCR et antigéniques de confort. “Les tests ne seront payants que pour les personnes qui ne sont pas du tout vaccinées et qui n’ont pas d’ordonnance”, a expliqué Olivier Véran sur France Info le 13 octobre. De plus, les autotests négatifs réalisés sous supervision médicale ne sont plus reconnus comme preuve d’obtention du pass sanitaire. »[6]

UNE EXTORSION DE CONSENTEMENT AUX PLUS FAIBLES

Cette décision est inacceptable. Elle va discriminer ceux qui ne pourront s’assurer un budget « tests » et contraindre les plus pauvres à s’injecter cette thérapie inefficace et dangereuse. La transparence sur les contaminations post vaccinales et l’existence niée de formes graves chez les vaccinés ainsi que les effets secondaires relatés par les agences paraît indispensable auprès de vous, nos représentants. Est-ce le cas ? Et que justifie une nouvelle fois une « procédure accélérée » alors que le gouvernement lui-même reconnaît « la baisse de la circulation du virus » ?[7]

CHERS ÉLUS, NOUS COMPTONS SUR VOUS

pour nous rendre nos libertés chèrement acquises il y a un peu plus de deux siècles. Il semble que la commission des lois aille dans ce sens et nous félicitons ses membres.

« Pass Sanitaire : Les Députés Desserrent Momentanément Le Dispositif En Commission Des Lois » C.M. avec AFP Le 15/10/2021

Le projet de loi « vigilance sanitaire » sera-t-il rétabli à sa version initiale le 19 octobre lors de son passage en séance à l’Assemblée ?

« Momentanément, les députés ont allégé vendredi les conditions de mise en œuvre du controversé pass sanitaire, prenant ainsi le gouvernement à rebrousse-poil, avant le passage du projet de loi “vigilance sanitaire” dans l’Hémicycle, mardi » Contre toute attente, les députés, qui examinaient cet énième texte sur l’état d’urgence sanitaire en commission des Lois, ont adopté un amendement du député La République en marche (LREM) Pacôme Rupin, opposant de longue date à cet outil qu’il juge « dangereux » pour les libertés publiques. »

L’amendement de Pacôme Rupin, adopté de justesse par 8 voix contre 7, prévoit de circonscrire l’utilisation du pass sanitaire géographiquement et en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid. Il propose que le recours au pass soit territorialisé et qu’il ne puisse être mis en œuvre qu’en cas de taux d’incidence supérieur ou égal à 50, sur une semaine continue, dans le département concerné.

« Il est important de mettre des critères. On ne peut pas laisser une totale faculté au gouvernement d’utiliser cet outil sans un minimum de règles. Je pense qu’on peut avancer, peut-être pas sur celui-là (son amendement adopté, NDLR) mais sur un encadrement un peu plus strict », a déclaré Pacôme Rupin.[8]

Ceci est déjà un premier pas, mais bien sûr nous espérons, de vous, nos élus, une récupération totale de nos libertés, la suppression de la loi d’urgence qui comme le montre la disparition de l’épidémie, n’a plus aucune légitimité sanitaire.

Merci de votre écoute.

Avec nos respects.

Dre Nicole Delépine

Dr Gérard Delépine

 

Notes

[1] L’internaute.com Sarah Ponchin, Mis à jour le 15/10/21 PASS SANITAIRE. Une troisième dose de rappel du vaccin Covid-19 sera-t-elle bientôt obligatoire pour tout le monde afin d’avoir un pass sanitaire valide ? Le gouvernement pourrait l’envisager à long terme.

[2] IRA : insuffisance respiratoire aiguë, non spécifique du Covid

[3] https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/

[4] Pass sanitaire : l’équilibre délicat entre libertés et protection de la santé publique | Le HuffPost (huffingtonpost.fr)

[5] Le pass sanitaire, ce flash totalitaire entre novlangue de Big Brother et Great Reset — Le Courrier des Stratèges (lecourrierdesstrateges.fr)

[6] Pass sanitaire : bientôt une troisième dose pour tous ? (internaute.com)

[7] De l’aveu même du porte-parole de l’Elysée, l’épidémie est terminée et toutes ces mesures existeraient, car : « Gabriel Attal a martelé qu’il existait toujours un “risque non négligeable de reprise de l’épidémie”. Actuellement c’est plutôt une épidémie de tuberculose qui se profile pourtant…

[8] https://www.bfmtv.com/politique/parlement/pass-sanitaire-les-deputes-desserrent-momentanement-le-dispositif-en-commission-des-lois

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« Un empire dans un empire », les Pachtounes sont essentiels pour comprendre les complexités de l’Afghanistan en tant qu’État-nation aujourd’hui. Qu’est-ce que « l’univers pachtoune » et pourquoi les Pachtounes survivent-ils toujours à ceux qui tentent de les gouverner ?

Cela devait arriver : le moment Saigon remixé à l’aéroport de Kaboul et le retour fracassant de l’Émirat islamique d’Afghanistan, dirigé par des Pachtounes, ont déclenché à travers l’Occident une avalanche d’orientalisation à bon marché.

L’Afghanistan tout entier est désormais « menacé » par le retour des « barbares ».

Une fois de plus, les femmes afghanes « doivent être protégées », tous les Afghans « doivent être secourus », « les terroristes vont se reconstruire » et l’Afghanistan devra peut-être même être réinvesti au nom de la « civilisation ». Tout cela à cause de ces barbares sauvages de tribus pachtounes.

Les pathologies impérialistes ne meurent jamais. Le terme « barbare » vient de l’original grec barbaros – comme dans le cas de quelqu’un qui ne savait pas parler le grec, ou qui le parlait mal.

Face aux Perses sophistiqués, le concept de barbare a évolué. Puis les Romains lui ont donné ses contours définitifs, englobant les personnes qui ne pouvaient pas parler le grec ou le latin, celles qui déployaient des compétences militaires, étaient féroces ou cruelles envers leurs ennemis, ou provenaient d’une culture non gréco-romaine.

Tout cela a fini par se fondre dans une construction culturelle occidentale toxique déployée pendant des siècles, la dénomination ultime et péjorative d’un Autre à l’allure guerrière : grossier, non civilisé, rural, non urbain, enclin à la violence et à la cruauté, peut-être pas un sauvage total, mais pas loin.

Par contraste, la Chine impériale a toujours qualifié les diverses tribus et peuples d’Eurasie centrale de guerriers, civilisés, urbains, nomades, agraires, mais jamais de barbares.

L’Afghanistan pachtoune est un univers bien plus sophistiqué que le réductionnisme ambiant qui évoque une économie rurale de subsistance, une architecture en briques crues, des caravanes de nomades, des burqas et des hommes barbus en sandales brandissant des kalachnikovs.

Alors, en hommage au grand anthropologue norvégien Fredrik Barth, subvertissons l’orientalisme en faisant un tour de tapis magique – orientaliste ! – un tour de tapis magique dans les méandres du monde pachtoune.

Une histoire turco-perse

L’Afghanistan peut être considéré comme le sud de l’Asie centrale, l’ouest de l’Asie du Sud ou l’est de l’Asie occidentale.

Il n’en reste pas moins que l’Afghanistan, historiquement, est un nœud crucial de la Turco-Perse, tant sur le plan de la culture et de la langue que de la géographie. La Turco-Perse s’étend à l’est de l’Anatolie et des montagnes du Zagros, le long du plateau iranien, jusqu’aux plaines indiennes. Ce n’est pas moins que le cœur des empires perses.

Les Pachtounes ont une ethnogénèse extrêmement complexe. Selon certains historiens, la présence de tribus pachtounes en Afghanistan remonte à l’empire achéménide, en 500 avant Jésus-Christ.

Les Pachtounes sont peut-être les descendants des Hephtalites, qui, soit dit en passant, ne sont pas les Huns blancs d’Asie centrale, comme l’a démontré le spécialiste Etienne da la Vaissiere. Les Hephtalites ont vaincu l’empire sassanide au Ve siècle et ont occupé de vastes étendues de Bactriane et de Transoxiane.

Mais les Pachtounes pourraient aussi descendre des Sakas, peuples iraniens nomades de la steppe eurasienne. Et cela les placerait parmi les descendants des Sogdiens et des Scythes.

Hérodote a écrit que les Perses appelaient les Scythes Saka, et plus tard Oswald Szemerenyi dans son classique de 1980 « Quatre anciens noms ethniques iraniens ; Scythe-Skudrien-Sogdien-Saka » a montré que Saka était le nom perse pour tous les Scythes. Une forme antérieure, Sakla, suggère historiquement la conquête de toute la steppe par les Iraniens du nord – littéralement les Scythes.

Ce qui est certain, c’est que les Pachtounes ont des origines multiples ; après tout, ils constituent une confédération tribale.

Les Pachtounes ont le don de relier de multiples lignées (zai, en pachto, comme dans « fils de ») avec des dizaines de millions de personnes en une seule généalogie, jusqu’à leur ancêtre commun – sans aucun doute mythique : Qais, un contemporain du prophète Mahomet.

Ces lignées fusionnent en clans plus importants (khel, en pachto) et donnent naissance à des confédérations tribales, dont les plus importantes sont les Durranis, les Ghilzais et les Karlanis, que les Britanniques ont appelés les Pathans. Les Pathans sont les habitants autochtones des montagnes qui chevauchent ce qui est aujourd’hui une frontière artificielle entre l’Afghanistan et le Pakistan ; ils ne sont devenus Pachtounes que beaucoup plus tard, en adoptant leur langue et leur culture.

La capitale des Ghaznavides turcs, datant du XIe siècle, se trouvait dans ce qui deviendra plus tard le territoire des tribus Ghilzai. Ce brassage s’explique par le fait que l’Afghanistan a toujours été la frontière orientale des empires perse, puis turco-mongol.

Les grandes confédérations tribales nomades n’ont émergé qu’au début du XIIIe siècle, dans les oasis du désert du sud-ouest de l’Afghanistan, ou en rassemblant des paysans dans les montagnes de l’est. Il s’agit d’un ensemble de groupes hétérogènes liés entre eux par un code et un système de valeurs établissant leurs relations sociales : le Pachtounwali.

Les règles du Pachtounwali

Le pachtounwali a intégré un certain nombre d’éléments de la morale musulmane, mais il est en contradiction avec la charia sur de nombreux points. L’universitaire français X. de Planhol l’a succinctement décrit comme « un ensemble de règles qui modèlent les coutumes (adat), le caractère (khoui) par rapport à l’exigence sociale (raouadj), et définissent ainsi l’identité ethnique (khouyouna) ». Le Pachtounwali régit l’honneur individuel et régit également un ensemble de sanctions, où la mort occupe une place prépondérante.

Dans le monde pachtoune, tout doit être décidé par une jirga (assemblée). Elles ont lieu à tous les niveaux – maison, village, clan, tribu, chaque fois que cela est nécessaire. Le nombre de participants varie d’une douzaine à des milliers. J’ai assisté à quelques-unes. C’est un exercice fascinant de démocratie directe.

Il n’y a pas de « chef d’orchestre ». Les résultats ne sont pas obtenus par un vote, mais par un consensus qui doit évoluer naturellement dès lors qu’il n’y a pas d’opposition à une décision. Les aînés sont bien plus influents que les jeunes. C’est ainsi que les Taliban ont décidé de leur nouveau gouvernement intérimaire.

Autant le code pachtoune est l’un des plus méticuleux de la planète, autant l’Islam a mis en avant pas mal de questions morales, parfois en contradiction avec le Pachtounwali. Pour ajouter à la complexité, il existe des normes juridiques imposées par une noblesse héréditaire, issue des Turco-Mongols.

À partir du XIe siècle, l’Afghanistan reçoit un afflux de nomades turcs, précédant les conquêtes mongoles du XIIIe siècle. À cette époque, la quasi-totalité de la Bactriane était turquisée – à l’exception des Pachtounes.

Balkh, la capitale légendaire de la Bactriane, que les envahisseurs arabes stupéfaits décrivaient comme la Mère des villes, la plus riche satrapie de l’empire perse, a été pendant des millénaires la ville dominante des plaines septentrionales afghanes, situées au nord de l’Hindu Kush. Ces vagues de nomades turcophones débordaient du Turkestan, qui comprenait les khanats de Boukhara et de Samarcande : ils se sont fondus dans la population perse locale, et le dari – qui est le farsi (persan) avec un accent différent – est resté la langue prédominante.

Peshawar a connu une histoire complètement différente. Historiquement, Peshawar était étroitement liée à Kaboul, dont elle a été la capitale hivernale pendant des siècles (Kaboul était un royaume hindou jusqu’au XIe siècle). Les Afghans ont perdu Peshawar lorsqu’elle est tombée aux mains des Sikhs en 1834 ; elle a ensuite fait partie du Raj lorsque les Sikhs ont été vaincus.

Peshawar est la Mecque des Pachtounes. Les tribus pachtounes qui vivent dans les vallées montagneuses au-dessus de Peshawar n’ont jamais, dans l’histoire, répondu à aucun gouvernement. Pour eux, il n’y a pas de frontière ni de papiers d’identité : seulement leurs fusils.

L’une des principales caractéristiques des Pachtounes est qu’ils ont vécu essentiellement en marge des grands empires. Ils ont évolué en fonction de leurs propres normes et ont eu la liberté de construire leur propre système de référence. Cela explique pourquoi ils sont si indépendants.

Les Pachtounes identifient deux types de terres : Le Yaghestan (la terre des rebelles) et le Hokumat (la terre du gouvernement). Il peut y avoir de sérieuses différenciations sociales internes, mais l’ensemble du corps social pachtoune se rassemble lorsqu’il s’agit d’affronter les conditions extérieures. C’est ce qui explique la farouche combativité contre tout envahisseur étranger, qu’il soit britannique, soviétique ou américain.

Nous parlons donc d’une extraordinaire cohésion sociale – avec une réaction coordonnée face aux événements extérieurs. Pas étonnant que les Pachtounes croient que les structures politiques qu’ils développent sont supérieures. L’histoire a montré que lorsque les structures impériales voisines ont commencé à s’affaiblir, les Pachtounes ont fini par forger « leur » État.

N’oublions pas les Turco-Mongols

Entre le XVIe et le XVIIe siècle, l’Afghanistan était coincé entre trois empires : les Ouzbeks de la basse Asie centrale, les Moghols en Inde et les Safavides iraniens. Les Moghols et les Safavides se battaient pour Herat et Kandahar. Les Pachtounes privilégiaient les Safavides, même s’ils étaient chiites. Le territoire afghan, prolongement naturel des montagnes et des plateaux iraniens, facilitait l’influence des Safavides.

Cette situation a perduré jusqu’au début du XVIIIe siècle, lorsque les tribus afghanes se sont rebellées contre le déclin du pouvoir safavide. Une entité politique indépendante autour de la tribu des Durrani émerge en 1747, et Ahmad Shah est couronné roi des Afghans à Kandahar, par une loya jirga (grande assemblée).

Ce premier État afghan au sud de l’Hindu Kush était assez homogène. Sa structure était essentiellement turco-persane, en fait turco-mongole, bien plus que fondée sur la tradition tribale pachtoune.

Depuis la fin du Xe siècle, chaque empire majeur, des frontières de l’Inde du Nord à la Transoxiane, l’Iran et l’Anatolie, a été fondé par des Turcs ou des Mongols. Certains ont duré des siècles – comme les Turcs ottomans. L’Afghanistan a en fait été gouverné par les Turco-Mongols pendant pas moins de 750 ans, jusqu’à ce que les Pachtounes forment un État au milieu du XVIIIe siècle.

Pourtant, un État afghan n’a été définitivement établi qu’après le Grand Jeu entre les empires russe et britannique. C’était l’Afghanistan de la fin du XIXe siècle, configuré comme un État tampon entre l’Asie centrale russe et le Raj. Les Britanniques en avaient besoin pour bloquer la route vers l’Inde et la mer d’Oman aux Russes, qui se rapprochaient de plus en plus après avoir établi un protectorat à Boukhara en 1873.

Le tracé des frontières russo-afghanes et sino-afghanes n’est pas un problème. Le véritable enjeu était la frontière avec le Raj le long de la ligne Durand de 1893, divisant le territoire de nombreuses tribus pachtounes juste pour que la Grande-Bretagne impériale puisse contrôler les principaux points d’accès au sous-continent indien, le col de Khyber et le corridor de Quetta. La ligne Durand n’a été définitivement tracée qu’en 1921. Elle divise les terres pachtounes en deux – et n’a jamais été, et ne sera jamais, reconnue en Afghanistan comme une véritable frontière.

Ainsi, si nous avions le premier État afghan à forte majorité pachtoune, le second était une invention coloniale portant une mosaïque ethnique complexe. Avant l’incursion soviétique de 1979 et le djihad des années 1980, celle-ci représentait 40 à 55% des Pachtounes, 35 à 45% des groupes ethniques persanophones et 10 à 15% des groupes ethniques turcophones. La situation n’a pas beaucoup changé depuis.

Le créateur de l’Afghanistan moderne, « l’émir de fer » Abd-ur-Rahman, a en fait « pachtounisé » le nord du Turkestan, en transplantant des populations pachtounes sédentaires du sud provenant des confédérations tribales Durrani et Ghilzai, puis en encourageant les nomades à migrer.

Et c’est l’une des raisons pour lesquelles la composition ethnique de l’Afghanistan est extrêmement délicate, surtout à l’ouest et au nord. Tout le monde est en perpétuel mouvement – alliances comprises (les Taliban en ont profité pour leur montée en puissance fulgurante avant d’arriver à Kaboul le 15 août).

Ce qui est immuable, c’est qu’au sein d’une nation structurellement instable, les Pachtounes se considèrent comme les premiers de cordée et les « propriétaires » de l’État afghan. Et pourtant, leurs perpétuelles querelles intra-ethniques l’emportent toujours sur la solidarité communautaire. Il y a toujours un énorme conflit entre les Durrani – qui ont en fait pris le contrôle de l’État depuis le milieu du XVIIIe siècle – et les autres groupes pachtounes, notamment les Ghilzais. Les Ghilzais sont plus égalitaires dans l’esprit et n’acceptent pas l’hégémonie des Durrani : ils les considèrent simplement comme plus manipulateurs.

Le mollah Omar, par exemple, est un Ghilzai. Mais l’ancien président afghan Hamid Karzai est de descendance sadozai durrani, une lignée impeccable, et il a hérité plus tard de la direction du sous-clan popalzai.

L’élite Durrani a soutenu Karzai fin 2001 car elle voyait en lui son propre retour au pouvoir après le Parti démocratique populaire d’Afghanistan (PDPA) socialiste, la guerre civile et l’interrègne des Taliban. Les autres tribus étaient profondément désorganisées et ne pouvaient se mettre d’accord sur rien. La seule autre option possible aurait été Massoud le Tadjik, un vrai nationaliste, et respecté même par les Pachtounes. Mais il a été assassiné le 9 septembre 2001.

À bas l’État-nation

Les Pachtounes ont une aversion naturelle pour la notion westphalienne d’État-nation. Après tout, ils se considèrent comme un empire dans l’empire. Le pouvoir centralisé tente généralement de les neutraliser par la corruption érigée en système de gouvernement (c’était le modus operandi pendant les années Karzai).

En pratique, la vie politique afghane est rythmée par les factions : sous-tribus, coalitions islamiques (ce que les Taliban ont de facto forgé pour revenir au pouvoir), et groupes régionaux, généralement dirigés par des seigneurs de guerre depuis le djihad des années 1980. S’y ajoute le conflit religieux, où s’affrontent toujours le sunnisme hégémonique, le chiisme des Hazaras et l’ismaélisme des Tadjiks pamiris.

En Afghanistan, l’Islam est autant une idéologie (la constitution de 2004 reconnaît une République islamique d’Afghanistan) qu’une religion. C’est le tremplin de l’identité afghane, pachtoune ou non. Chaque membre d’une tribu adhère de tout cœur à l’Islam, même s’il existe des différences flagrantes entre la charia et le pachtounwali. Les Afghans dans leur ensemble peuvent être définis comme la quintessence des Musulmans-nés.

Les Taliban « historiques » des années 1990 – qui constituent aujourd’hui la majorité du gouvernement intérimaire – sont des tribus pachtounes qui parlent le pachto et affirment ainsi leur identité, bien plus que l’appartenance à une tribu particulière. Ce qui est inébranlable pour ces hommes issus du conservatisme rural, c’est leur méfiance à l’égard de la ville – notamment de Kaboul et de ses modernistes – et du complexe de supériorité des Pachtounes par rapport aux autres groupes ethniques.

Alors même que les années Karzai, occupées par l’OTAN, ont été un désastre, les Taliban étaient également en crise et en désarroi interne la plupart du temps. Leur idéologie pourrait être accusée d’être plus pakistanaise qu’afghane : après tout, les Taliban en tant que mouvement sont nés dans des madrassas pakistanaises, et leur direction a été basée au Baloutchistan pendant toutes ces années.

Les Taliban 2.0 peuvent laisser entendre qu’ils s’aventurent au-delà de l’identité tribale et que l’éternelle confrontation Durrani-Ghilzais est reléguée au second plan. Mais les âpres négociations pour le gouvernement intérimaire semblent indiquer le contraire, opposant les « modérés » de Doha, dont certains sont des Durrani et d’autres des Ghilzais, aux Haqqanis « guerriers », qui sont des Karlanris.

En Afghanistan, avant les horribles quatre dernières décennies de guerre, le centre de l’ordre politique rural tournait autour des khans propriétaires de terres. En règle générale, ils étaient des alliés de l’État. Mais à partir du djihad des années 1980, cette ancienne élite a été écrasée par de jeunes commandants militaires autodidactes qui ont rapidement construit leurs propres bases politiques. La nouvelle génération, qui a combattu l’OTAN sur le terrain, s’attend maintenant aussi à avoir un avenir dans le nouvel arrangement de Kaboul. En ce qui concerne la construction de l’État, les négociations seront extrêmement délicates.

La grande question qui se pose maintenant est de savoir comment la vieille lignée pachtoune, qui a tiré les leçons de sa piètre expérience de gouvernement en 1996-2001, pourra contourner la faiblesse inhérente à tout gouvernement central afghan. Le système tribal périphérique est destiné à rester très fort, avec des territoires presque autonomes contrôlés par des seigneurs de guerre qui ne sont pas des chefs de tribu, mais en fait des concurrents pour le pouvoir régional et les sources de revenus qui devraient alimenter les coffres de l’État.

Et voilà le défi ultime pour ces guerriers pachtounes : forger un système islamique où le centre puisse tenir. La terrible alternative, pour paraphraser Yeats, sera une simple anarchie lâchée sur le monde afghan.

Pepe Escobar

 

 

Article original en anglais :

The Pashtun Will Outlast All Empires, but Can They Hold Afghanistan’s Center?, le 1er octobre 2021.

L’article en anglais a été publié. initialement sur le site The Cradle.

 

Traduit par Réseau International

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Alors que les recours juridiques se multiplient de toutes parts, contre le passe sanitaire ou contre la vaccination obligatoire, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) fait le tri de son côté.

Fin septembre, le maître de conférences Guillaume Zambrano déposait une requête auprès de la CEDH contre la prolongation du passe sanitaire. Dans le même temps, il mettait à disposition, sur son site, un formulaire de requête pré-rempli afin que tout un chacun puisse se joindre à lui. Depuis, la CEDH a reçu plus de 20 000 requêtes identiques. Toutes, y compris celle de M. Zambrano, ont été jugées irrecevables hier, pour différentes raisons :

– « le non-épuisement des voies de recours internes »
– « le caractère abusif de celle-ci au sens des dispositions de l’article 35 §§ 1 et 3 (conditions de recevabilité) de la Convention »
– « la démarche de M. Zambrano est manifestement contraire à la vocation du droit de recours individuel [car] il vise délibérément à nuire au mécanisme de la Convention et au fonctionnement de la Cour »

Cela étant, le jour même où la Cour déclare sa requête irrecevable, elle a accordé une attention toute particulière à une autre demande, formulée par le sapeur-pompier Pierrick  Thevenon. En invoquant « le droit au respect de la vie privée », « l’interdiction de la discrimination » et « la protection de la propriété », M. Thevenon proteste contre l’obligation vaccinale qui lui est imposée en tant que professionnel de santé. Malgré le fait que la Cour ait rejeté une requête assez similaire quelques temps auparavant, provenant de 672 sapeurs-pompiers dont M. Thevenon, elle a accepté celle-ci.

Retenant la plainte comme étant une affaire à impact, la Cour a notifié le gouvernement français pour lui demander de s’expliquer – en vertu de l’article 54 § 2 b du règlement de la Cour, et de présenter par écrit un exposé des faits et des observations sur la recevabilité et le bien-fondé des griefs. Les réponses du gouvernement, qui est ici la partie contractante défenderesse, sont attendues pour le 27 janvier 2022 au plus tard.

Le gouvernement a également été invité à indiquer sa position quant à un règlement amiable de l’affaire et à soumettre, le cas échéant, ses propositions à cet égard (article 62 du règlement), en particulier en ce qui concerne le dommage matériel et les frais et dépens.

Voir ici : le communiqué de presse concernant l’affaire Thevenon c. France

Rappelons que le syndicat Sud SDIS National, Rémy Chabbouh, Guy Froment et Cohen Raphaël, directeur juridique du CSAPE, soutiennent la plainte avec un collectif d’avocats européens.

Par ailleurs, en parallèle de cette affaire, la CEDH rappelle elle-même que « d’autres requérants, au nombre de 712, ont exprimé leur intention de saisir la Cour des requêtes portant sur la même problématique ».

 

Image en vedette : Les sapeurs-pompiers arrosent la CEDH AFP / Pixabay

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Le scandale ivermectine

octobre 16th, 2021 by Jean-Loup Izambert

Ce livre-document n’est pas construit par chapitres. La raison en est simple : son écriture suit, jour après jour, l’enquête menée par l’auteur, journaliste d’investigation indépendant et écrivain :

– découverte de décisions injustifiées de dirigeants de l’Orga- nisation mondiale de la santé (OMS), de l’Union européenne, du président et du gouvernement français comme d’adminis- trations du ministère français des Solidarités et de la Santé sur un médicament, l’Ivermectine, dont les caractéristiques d’efficacité et de sûreté contre la maladie covid-19 sont dissi-mulées ;

– recherche des principales études scientifiques vérifiées publiées au fil des mois sur l’Ivermectine ;

– analyse du jeu trompeur de dirigeants de sociétés transna- tionales étasuniennes de la pharmacie avec les dirigeants de l’Union européenne et de l’OMS pour imposer leurs pro- duits ;

– procès en cours contre ces dirigeants politiques et respon- sables d’administrations qui ont ainsi laissé mourir des dizaines de milliers de personnes au seul profit de fabricants de « vaccins » peu sûrs et potentiellement dangereux.

L’auteur montre, point par point, dans une succession de courts paragraphes très documentés, comment et pourquoi l’Ivermectine, médicament efficace et sûr, a été écarté du traitement de personnes atteintes de la covid-19.

Il répond ainsi aussi précisément que possible aux questions que ne manquera pas de se poser le lecteur en suivant étape par étape le cours de cette enquête surprenante sur cette affaire qui pourrait bien devenir le scandale sanitaire du siècle.

DÉDICACE

À la mémoire de Maryan Baquerot1, universitaire, ancien directeur exécutif de la gestion et du management de l’Organisation mondiale de la santé, fonctionnaire compétent, intègre et humain, complice discret et amical de mes enquêtes (2001-2002) sur le fonctionnement des organisations internationales du système onusien.

****

PRÉAMBULE : AVEC OU SANS

Imaginez un pays de 3,28 millions de kilomètres carrés, six fois plus grand que la France ; un pays de 1,4 milliard d’habitants vingt- deux fois plus peuplé que l’Hexagone et trois fois plus que les vingt- sept États membres de l’Union européenne.

Imaginez ce pays dont les dirigeants, contrairement à ceux de l’Union européenne et de la France, ne suppriment pas des milliers d’emplois dans le secteur de la Santé, ne ferment pas les structures de soins et des milliers de lits d’hôpitaux, mais programment dans le budget 2021-2022 de l’État des investissements pour la santé à hauteur de 26,02 milliards d’euros (10,94 milliards d’euros en 2020- 2021) ; un pays dont « les soins de santé sont devenus l’un des secteurs les plus importants à la fois en termes de revenus et d’emplois »2.

Imaginez ce grand pays, membre de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS)3 au cœur de grands projets parmi lesquels la création de 90 millions d’emplois non agricoles entre 2023 et 2030 ; un grand pays dynamique qui projette un objectif de croissance de son PIB de 11 % pour l’exercice 2022 quand celui de la France est de moins 8,1 %, celui de l’Union européenne de moins 6,21 %4 et que ceux-ci, à la suite des États-Unis, s’enfoncent dans une crise économique et financière sans précédent.

Imaginez ce pays, fédération de 28 États, qui compte vingt métropoles entre 1,8 et plus de 18 millions d’habitants, une densité de population de près de 418 habitants au kilomètre carré, durement touché par la maladie covid-19 en 2020.

Dans ce grand pays très peuplé, des États vont faire le choix, comme les dirigeants de l’Union européenne et français, d’appliquer la « recommandation » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 31 mars 2021 « de ne pas utiliser l’Ivermectine chez les patients atteints de Covid-19, sauf dans le cadre d’un essai clinique ». Pourtant, l’Ivermectine est le médicament efficace, sûr et peu coûteux contre la covid-19.

D’autres États, au contraire, vont se référer aux nombreuses études scientifiques réalisées dans plusieurs pays et vérifiées par des pairs et utiliser massivement ce médicament dès le milieu de l’année 2020.

Résultats au bout de quelques mois ?

Sans l’Ivermectine, les premiers qui se sont alignés sur l’incroyable décision de l’OMS vont voir la maladie progresser et le nombre de décès exploser.

Avec l’Ivermectine, les seconds, qui feront confiance aux études scientifiques sur ce médicament avant même la décision de l’OMS, endigueront la pandémie en réduisant radicalement le nombre de malades et de décès .

Dès le mois d’avril 2021, le ministère indien de la Santé préconisera l’Ivermectine comme traitement de la covid-19. La République de l’Inde va alors être l’objet de multiples pressions de la part de dirigeants de l’OMS et de lobbies de sociétés transnationales de la pharmacie.

Le 10 mai, la scientifique en chef de l’OMS, Soumya Swaminathan, envoie un texte sur les réseaux numériques (tweet) rappelant la décision de l’OMS du 29 mars déconseillant l’utilisation de l’Ivermectine pour traiter les patients atteints de la covid-19.

Le 13 mai, la Haute Cour de Justice de Bombay, après un récapitulatif des données sur l’Ivermectine par un groupe d’experts médicaux des secteurs public et privé, et après avoir entendu les déclarations sous serment des gouvernements de l’État et de l’Union, confirme l’usage du médicament comme traitement contre la covid- 19. Le vice-secrétaire d’État à la Santé, Vikas Gaunekar, déclare sous serment que « diverses études menées dans différents pays ont montré que le médicament a un effet positif sur la prévention et le traitement/guérison des patients ». De plus, dit-il, « certains rapports ont révélé que l’analyse de l’OMS sur ce médicament est erronée et que le taux de mortalité est en réalité beaucoup plus faible si ledit médicament est utilisé pour un traitement précoce, ainsi que pour la prophylaxie (traitement préventif) »6.

Malgré le jugement de la Haute Cour de justice, les prises de position et surtout les résultats très positifs et incontestables obtenus avec l’Ivermectine, des dirigeants de l’OMS maintiennent leur campagne de désinformation contre le médicament.

Aussi, l’Indian Bar Association, l’association nationale du barreau indien, va-t-elle mettre en demeure la directrice scientifique de l’OMS à l’origine de cette décision, Soumya Swaminathan, de s’expliquer sur « une campagne de désinformation contre l’Ivermectine en supprimant délibérément l’efficacité du médicament Ivermectine comme prophylaxie et pour le traitement de la Covid-19, malgré l’existence de grandes quantités de données cliniques compilées et présentées par des médecins et des scientifiques estimés, hautement qualifiés et expérimentés ».

Puis, des plaintes sont déposées à l’encontre de plusieurs dirigeants de l’OMS. Parmi celles-ci, une action en justice ouverte le 25 mai 2021 contre la scientifique en chef de l’OMS, accusée d’avoir causé la mort de citoyens indiens en les trompant sur l’Ivermectine.

Une autre, du 13 juin, vise également le Directeur général de l’OMS et le Directeur général des services de santé (DGHS) de l’Inde .

Un autre encore, le 30 du même mois, est déposée par le Secrétaire général du Conseil de sécurité des Droits de l’homme (HRSC) – une ONG basée en Inde –, Ashif Shaikh, contre le Docteur Soumya Swaminathan et d’autres pour « leur complot et les infractions graves commises contre l’humanité lors de la pandémie de Covid-19 »8.

En France, le président de la République, le Premier ministre, son ministre de la Santé et des dirigeants d’administrations continuent de laisser s’aggraver la situation de malades qui pourraient être soignés et en laissent mourir d’autres en ne recommandant pas le traitement Ivermectine .

Voici comment et pourquoi les autorités politiques et administra- tives de l’Union européenne et françaises ont empêché une utilisa- tion massive du médicament qui permet de soigner la covid-19. Avec à la clé des dizaines de milliards de dollars de profits pour les sociétés transnationales US de la pharmacie, fabricants de « vac- cins ». Et un pourrissement de la vie des Français par une destruc- tion économique et sociale dramatique du pays.

L’ENQUÊTE

Le médicament pour soigner la covid-19 existe ! Il s’appelle Ivermectine.

Rien à voir avec l’Hydroxychloroquine ou d’autres tant ce médicament a déjà prouvé ses effets bénéfiques contre les maladies depuis plus de trente ans. Découvert en 1975, mis au point et utilisé pour la première fois sur l’homme en 1988, il a déjà permis de soigner et de sauver des millions de vies à travers le monde.

Médicament à spectre large, allait-il être également efficace et sûr contre la maladie provoquée par le virus SRAS-CoV-210 ?

C’est ce qu’ont cherché à savoir des chercheurs de plusieurs pays dès le début de la pandémie de la maladie covid-19, en janvier 2020.

De très nombreuses études réalisées et vérifiées par des pairs vont prouver qu’il peut aussi soigner la maladie du SRAS-CoV-2.

Les résultats de plusieurs méta-analyses (études Abdulamir et al., 2021 ; Kory, 2021 ; Lawrie, 2021 et bien d’autres depuis) sont tous concordants sur l’efficacité et la sûreté de l’Ivermectine pour traiter la covid-19 à tous les stades de la maladie.

Dès le mois de novembre 2020, la base de données mise en ligne sur internet à l’adresse www.ivmmeta.com répertorie toutes les études réalisées sur l’Ivermectine. Chaque étude y est présentée, analysée et des données statistiques synthétisent l’ensemble des résultats. Créée aux États-Unis par des doctorants, universitaires et scientifiques, elle est accessible gratuitement au grand public. Bien que ses comptes, qui ne publient que des analyses scientifiques soient censurés par Twitter11 sans aucune notification ni explication, la plate-forme internet est régulièrement mise à jour. Sauf omission, www.ivmmeta.com est la base de données la plus complète et précise au monde sur l’Ivermectine.

Le traitement par l’Ivermectine sur des patients atteints de la covid-19 permet « une baisse de la mortalité entre 65 % à 90 %, et une baisse du risque d’infection en prophylaxie de plus de 80 %, ainsi qu’une diminution significative de la durée d’hospitalisation et du délai de guérison», indique de son côté Réinfocovid, l’un des principaux sites internet des professionnels de santé et scientifiques français .

Dans de nombreux autres pays, des médecins et chercheurs ont fait le même constat. Pourtant, vous n’en avez rien su, ou si peu…

Vous ne pouviez vous imaginer que des responsables politiques et administratifs dissimuleraient un traitement peu coûteux, efficace et sûr en pleine urgence sanitaire au profit d’autres, tous très chers qui, pour certains, s’avèrent inefficaces quand ils ne sont pas potentielle- ment dangereux.

Quel est ce médicament et pourquoi les autorités de l’Union européenne et françaises le marginalisent-elles au profit de produits géniques expérimentaux, bien plus chers et dangereux ?

Le scandale Ivermectine

Le scandale Ivermectine ?

Il est difficile de qualifier autrement le fait que des dirigeants de l’OMS, de l’Union européenne et tout particulièrement des responsables politiques et fonctionnaires français aient dissimulé les qualités d’un médicament pour lutter contre la maladie covid-19. Agissant ainsi, ils ont laissé la maladie prospérer alors qu’elle pouvait être stoppée massivement. Il en résulte une aggravation du nombre de malades et de leur situation comme du nombre de décès dont ils portent la responsabilité.

Le fait est d’autant plus scandaleux que l’efficacité, la sûreté et le peu d’effets secondaires de ce médicament sont non seulement prouvés par de très nombreuses études scientifiques, mais également par le traitement sur des millions de personnes dans d’autres pays non membres de l’Union européenne.

Scandaleux également car, dans le même temps où ils dissimulent ces données scientifiques et ces faits, ces politiciens et fonctionnaires mènent une campagne liberticide au pas de charge pour contraindre la population à se faire injecter des produits qualifiés de « vaccins » qui ne sont pas au point et s’avèrent surtout beaucoup moins efficaces et bien plus dangereux que l’Ivermectine.

Le lecteur ne peut imaginer que les dirigeants de l’Union européenne et français, politiques et administratifs, aient trompé à ce point l’opinion publique.

Aussi, avant de voir les origines et caractéristiques de ce médicament, comprendre comment il agit contre la maladie du virus SRAS-CoV-2, comment et pourquoi il a été écarté d’un traitement massif qui aurait permis au niveau mondial d’épargner des millions de malades et de décès, il est nécessaire de présenter l’importance de cette vérité qui, en ce début du mois de juillet 2021, ne fait que commencer de « remonter à la surface ».

Qui mieux que maître Dipali Ojha, avocate indienne diplômée de l’Université de Mumbai, qui a travaillé dans plusieurs cabinets d’au- dit internationaux (Deloitte, Ernst and Young et Pricewaterhouse- Coopers), spécialisée en gestion d’entreprise et finance, membre de l’Association nationale du barreau indien – l’Indian Bar Association (IBA) –, qui vient de déposer plusieurs plaintes contre des dirigeants de l’OMS et fonctionnaires pour dissimulation de preuves scienti- fiques, peut révéler les dessous de cette affaire ? Maître Dipali Ojha connaît d’autant mieux le sujet que son pays a été au cœur du débat sur la question du traitement de l’Ivermectine.

Dans son pays aussi, les lobbies de sociétés transnationales de la pharmacie et fondations étasuniennes ont multiplié les pressions de toutes sortes afin d’écarter l’Ivermectine du traitement de masse pour tenter d’imposer leurs « vaccins ». Ils échoueront et l’Inde les renverra dans leur foyer, comme elle le fit déjà par le passé. Certains dirigeants de quelques États ont cédé à ces pressions en appliquant la directive de l’OMS de ne pas utiliser l’Ivermectine. Mal leur en a pris : au bout de quelques mois, le nombre de malades et de décès par la covid-19 explosait quand les États recourant à l’Ivermectine endiguaient et venaient à bout de la maladie. N’en déplaise aux faiseurs de «vaccins miracles» étasuniens, les dirigeants de la République de l’Inde n’ont pas oublié les batailles de leurs ancêtres pour proclamer l’indépendance de leur pays par un beau 15 août 1947. Au mois d’avril 2021, en toute indépendance, le ministère indien de la Santé préconisera l’Ivermectine comme traitement de la covid-19. Pour arrêter sa décision, le ministère de la Santé de ce grand pays prendra en compte les nombreuses études scientifiques publiées à travers le monde sur l’efficacité de l’Ivermectine contre la covid-19. Mais il s’appuiera aussi, et surtout, sur les résultats remarquables obtenus par le traitement de millions d’Indiens dans les États de l’Union indienne par les médecins. Un vrai laboratoire géant fonctionnant 24 heures sur 24 dans lequel les médecins et les administrations se sont engagés résolument. «Nous considérons comme un devoir solennel envers l’humanité de faire de notre mieux pour sauver des vies grâce à la sensibilisation autour de l’Ivermectine et d’autres médicaments qui sauvent des vies, qui se sont avérés efficaces », me dit maître Dipali Ojha lorsque, courant août 2021, je m’entretiens avec elle de mon travail d’enquête et des actions qu’elle mène avec l’Indian Bar, l’association nationale des avocats indiens.

Entretien .

FIN DE L’EXTRAIT.

Il vous reste 90% du livre à découvrir sur la version complète.  Date de parution le 22 octobre 20221.

https://www.is-edition.com/contacter-is-edition/

 

Notes :

1. Maryan Baquerot est décédé brutalement en mai 2003, au moment de la pu- blication de la première partie de mon enquête sur les organisations de l’ONU sous le titre ONU violations humaines (Éd. Carnot, avril 2003). La seconde partie sera publiée en août 2004 sous le titre Faut-il brûler l’ONU ? aux Édi- tions du Rocher, et la troisième partie en février 2017 sous le titre Trump face à l’Europe chez IS Édition (www.is-edition.com).

2. Source : Indian Brand Equity Foundation – IBEF – (www.ibef.org). À pro- pos du taux de croissance de l’économie indienne et des statistiques, avril 2021.

3. Lire Trump face à l’Europe, par Jean-Loup Izambert, IS Édition (www.is- edition.com).
4. Source : Banque mondiale (www.donnees.banquemondiale.org), Croissance du PIB (% annuel) – Union européenne, année 2020.

5. Inde : Covid et Ivermectine, suite, par le Docteur Gérard Maudrux (www.blog-gerard.maudrux.fr), 28 mai 2021.

6. Interview de Me. Dipali Ojha, émission Les Debriefings, FranceSoir, site in- ternet www.francesoir.fr, L’Ivermectine, utilisée en Inde avec succès, confirmée comme traitement Covid par la Haute Cour de Bombay, 5 juin 2021.

7. Barreau indien, www.indianbarassociation.in, 13 juin 2021.

8. Barreau indien, www.indianbarassociation.in, 3 juillet 2021.
9. Covid-19, un simple changement de méthode et c’est fini, par le Docteur Pas- cal Sacré, anesthésiste-réanimateur spécialisé en soins intensifs. Article très complet et documenté publié sur le site internet www.mondialisation.ca, 3 jan- vier 2021.

10. Le nom du virus est en langue française : Syndrome Respiratoire Aigu Sé- vère-CoV-2 pour coronavirus 2 (SRAS-CoV-2). Équivalent en langue anglaise de Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS-CoV-2). Selon la langue des in- tervenants et travaux scientifiques cités, le nom employé peut apparaître sous l’une ou l’autre forme.

11. Twitter est dirigé en juillet 2021 par Patrick Pichette, ancien vice-président principal et directeur financier de Google. Son conseil d’administration com- prend notamment Mimi Alemayehou, senior vice president for public – pri- vate partnership chez Mastercard ou Robert Zoellick, ancien président du conseil d’administration d’Alliance Bernstein Holding LP et de Goldman Sachs. Ancien président du groupe de la Banque mondiale et Secrétaire d’État adjoint sous la présidence de George W. Bush, Zoellick est lié aux milieux im- périalistes étasuniens. Partisan de la guerre contre l’Irak, il a notamment parti- cipé au Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) qui travailla au développement de l’influence US.

12. Source : Réinfocovid (www.reinfocovid.fr), L’Ivermectine dans le traite- ment de la Covid ? par le Collectif Reinfocovid, 16 mars 2021.

 

 

 

Avec une formation en biostatistique, Christine Massey a utilisé les demandes de liberté d’information (FOIA) comme un outil de recherche, comme une fraise à diamant, pour découvrir la vérité sur le SARS-CoV-2. C’est-à-dire : Le virus existe-t-il ?

Son approche a donné des résultats choquants.

Dans un monde à moitié sain d’esprit, le travail de Christine remporterait de nombreux prix et bénéficierait d’une large couverture médiatique. Dans le monde actuel, de plus en plus de personnes, de leur propre chef, s’éveillent à ses découvertes et révisent complètement leur perception de la “pandémie”.

Voici mon récent entretien avec la brillante et implacable Christine Massey :

Q : Vous et vos collègues avez adressé de nombreuses demandes de communication d’informations aux agences de santé publique du monde entier. Vous avez demandé des documents qui montrent que le virus SARS-CoV-2 existe. Comment avez-vous développé cette approche ?

R : En 2014, une dame d’Edmonton a soumis une demande de liberté d’information à Santé Canada, demandant des études relatives à l’ajout d’acide hydrofluorosilisique (acide fluorure résiduel industriel) à l’eau potable publique (fluoration de l’eau). La réponse de Santé Canada indiquait qu’elle ne disposait d’aucune étude pour étayer ses affirmations selon lesquelles cette pratique est sûre ou efficace.

Quelques années plus tard, des études de grande qualité financées par le gouvernement ont montré que les niveaux courants d’exposition au fluorure pendant la grossesse sont associés à un QI inférieur et à des symptômes accrus de trouble du déficit de l’attention chez les enfants. Néanmoins, les dentistes et la communauté de la santé publique ont continué à promouvoir et à défendre la soi-disant “grande réussite de santé publique” consistant à imposer ce traitement dentaire préventif controversé à des communautés entières, et ont fait fi de ces études. J’ai donc eu recours à des demandes de liberté d’information pour montrer que diverses institutions promouvant et défendant la fluoration de l’eau en Ontario, en Alberta et dans l’État de Washington n’ont pas pu fournir ou citer ne serait-ce qu’une seule étude primaire indiquant l’innocuité de ces résultats.

Ainsi, lorsque j’ai appris de la part de personnes comme David Crowe, le Dr Andrew Kaufman, le Dr Stefan Lanka et le Dr Thomas Cowan que le prétendu virus [Coronavirus] n’avait jamais été isolé (purifié) à partir d’un échantillon de patient, puis caractérisé, séquencé et étudié au moyen d’expériences comparatives, et que son existence n’avait donc jamais été démontrée, j’ai réalisé que les demandes de liberté d’information pouvaient être utilisées pour vérifier leurs affirmations.

La plupart des gens ne vont pas prendre le temps de vérifier toutes les études sur la soi-disant “isolation du virus” par eux-mêmes, donc les demandes de liberté d’information étaient un moyen de 1) s’assurer que rien n’avait été oublié, et 2) d’aller droit au but et de confirmer ce que ces messieurs [Kaufman, Cowan, Crowe, Lanka] disaient, s’ils étaient effectivement corrects.

Ainsi, en mai 2020, j’ai commencé à soumettre des demandes d’accès à l’information pour tout document détenu par l’institution concernée décrivant l’isolement/la purification du prétendu “virus du COVID-19” à partir d’un échantillon non altéré prélevé sur un patient malade, par quiconque, n’importe où sur la planète.

Q : Combien d’agences de santé publique et d’agences gouvernementales avez-vous interrogées dans le cadre de demandes FOIA ?

R : J’ai personnellement posé des questions et reçu des réponses de 22 institutions canadiennes. Il s’agit d’institutions de santé publique, d’universités qui prétendent avoir “isolé le virus”, et de 3 services de police – en raison de leur application des restrictions liées au “COVID-19”. J’ai également reçu personnellement des réponses de plusieurs institutions à l’extérieur du Canada, y compris les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies et le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) d’Anthony Fauci. J’attends les réponses d’un certain nombre d’autres institutions.

De nombreuses personnes à travers le monde ont obtenu des réponses à des demandes identiques, similaires ou connexes de la part d’institutions de leur propre pays. Une personne qui a beaucoup travaillé sur ce sujet en Nouvelle-Zélande et dans d’autres pays est mon collègue Michael S. Un collègue nommé Marc Horn a également obtenu de nombreuses réponses au Royaume-Uni. Une poignée d’autres personnes ont obtenu plusieurs réponses, et beaucoup de gens en ont obtenu une ou deux.

J’ai compilé toutes les réponses qui m’ont été envoyées sur ma page FOI[archive cv19], et au moment où je tape ces lignes (4 octobre 2021), nous avons des réponses FOI de 104 institutions dans plus de 20 pays, toutes relatives à la purification/existence du prétendu virus. En outre, il y a des documents judiciaires d’Afrique du Sud et du Portugal. Au total, 110 instructions sont représentées en ce moment sur mon site web. Il y a des réponses FOI d’autres institutions que je n’ai pas encore eu l’occasion de mettre en ligne.

Q : Comment qualifieriez-vous les réponses que vous avez reçues de ces agences ?

R : Toutes les institutions sans exception ont omis de fournir ou de citer ne serait-ce qu’un seul document décrivant la purification du prétendu virus à partir d’un seul échantillon de patient.

Vingt et un des 22 établissements canadiens ont admis sans détour qu’ils ne possédaient pas de tels documents (comme l’exige la législation canadienne). De nombreuses institutions à l’extérieur du Canada ont admis la même chose, y compris le CDC (2 novembre 2020), le ministère de la Santé de l’Australie, le ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande, le ministère de la Santé et des Soins sociaux du Royaume-Uni…

Et dans certains cas, des excuses stupides ont été fournies. Par exemple, la réponse de la Direction norvégienne de la santé a été qu’elle ne possède pas, ne stocke pas et ne contrôle pas les documents contenant des informations sur les patients. La Direction de la santé publique du Pays de Galles a répondu au Dr Janet Menage qu’elle n’avait pas produit de tels documents et que, même si elle était normalement disposée à l’orienter vers des documents relevant du domaine public, ce serait trop difficile dans ce cas.

L’agence brésilienne de réglementation de la santé (Anvisa), qui approuve les injections à la manière de la FDA, a déclaré à Marcella Picone qu’elle ne disposait d’aucun dossier sur la purification du virus et qu’elle n’y était pas tenue par la loi, de sorte qu’il n’est pas de son ressort de s’assurer que le virus existe réellement.

Q : Quel est le texte exact de vos demandes FOIA ?

Le texte a quelque peu varié au fil du temps. Par exemple, au début, j’utilisais le mot “isolation”. Mais comme ce terme est tellement galvaudé par les virologues, je m’en tiens maintenant à “purification”.

Dans toutes mes demandes, j’ai spécifié exactement ce que j’entendais par “isolement/purification” (séparation du prétendu virus de tout le reste), et que les particules purifiées devaient provenir directement d’un échantillon prélevé sur un être humain malade, l’échantillon du patient n’ayant pas été préalablement altéré par une autre source de matériel génétique (c’est-à-dire les cellules rénales de singe, alias cellules Vero, et le sérum bovin fœtal qui sont généralement utilisés dans les études bidon d’”isolement de virus”).

J’ai toujours précisé que je ne demandais pas de dossiers où les chercheurs n’ont pas purifié le prétendu virus et ont plutôt cultivé quelque chose et/ou effectué un test PCR et/ou séquencé quelque chose. J’ai également précisé que je demandais des documents rédigés par n’importe qui, n’importe où – et pas seulement des documents créés par l’institution en question. Et j’ai demandé des citations pour tout document de purification détenu par l’institution mais déjà disponible au public ailleurs.

La dernière itération [de la demande FOIA] est publiée sur une page de mon site Web où j’encourage les autres à soumettre des demandes aux institutions de leur propre pays : Template for “SARS-COV-2 isolation” FOI requests.

Q : Ces agences disent toutes qu’elles n’ont pas de dossiers prouvant l’existence du SARS-CoV-2, mais en même temps, certaines de ces agences parrainent et financent des études qui affirment que le virus existe. Comment expliquez-vous cette contradiction ?

Je vais aborder cette question à l’aide d’un exemple.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) est la seule institution canadienne qui n’a pas fourni de réponse directe ” aucun dossier ” jusqu’à présent. Au lieu de cela, elle m’a fourni ce qu’elle prétendait être des documents recevables.

Il s’agit de quelques courriels et d’une étude de Bullard et al. qui a été soutenue par l’ASPC et son Laboratoire national de microbiologie, ainsi que par Santé Manitoba et le Laboratoire provincial Cadham du Manitoba.

Ni l’étude ni les courriels ne décrivent la purification du prétendu virus à partir d’un échantillon de patient ou de quoi que ce soit d’autre. Le mot “isoler” (ou “isolation” / “purifier” / “purification”) n’apparaît même pas, sauf dans le manuscrit de l’étude dans le contexte de l’isolement de personnes, pas d’un virus.

…dans la section Matériaux et méthodes, nous constatons que ces chercheurs ont effectué des “tests” PCR pour une partie de la séquence du gène E (pas un virus), et qu’ils ont incubé des échantillons de patients (pas un virus) sur des cellules Vero (cellules rénales de singe) supplémentées avec du sérum bovin fœtal, de la pénicilline/streptomycine et de l’amphotéricine B, et qu’ils ont surveillé les dommages causés aux cellules de singe.

Aucun virus n’a été recherché ou purifié dans les échantillons des patients. Aucun groupe de comparaison, de quelque nature que ce soit, n’a été mis en place dans les procédures relatives aux cellules de singe. Aucun virus n’a été requis ou démontré comme étant impliqué dans l’étude, mais “il” a été accusé de tout dommage aux cellules de singe et “il” a été mentionné à plusieurs reprises tout au long de l’étude (j’ai compté 26 occurrences).

Néanmoins, il s’agissait du seul document fourni par l’Agence de santé publique du Canada.

Et bien que les chercheurs n’aient pas prétendu avoir “isolé” le prétendu virus dans cet article, ils ont effectué le même genre de procédure de culture cellulaire et de travaux sur les singes que les virologues de tous les pays font passer pour un “isolement du virus”. (Parce que la virologie n’est pas une science).

…Notez l’admission dans le résumé [de l’étude] : “La RT-PCR détecte l’ARN, pas le virus infectieux”.

…J’ai donc écrit à l’Agence de la santé publique du Canada pour l’informer qu’aucun des documents qu’elle m’a fournis ne décrit réellement la séparation du prétendu virus de tout le reste dans un échantillon de patient, et que j’exige une réponse précise indiquant qu’elle n’a aucun document à ce sujet.

Dans sa réponse révisée, l’Agence a insisté sur le fait que l’essai de référence utilisé pour déterminer la présence d’un virus intact dans les échantillons de patients est l’effet cytopathique visible [destruction des cellules] sur les cellules dans une culture cellulaire, et que “la PCR confirme en outre la présence d’un virus intact”.

…Comme vous l’avez souligné à vos lecteurs à maintes reprises : Personne n’a isolé/purifié “le virus”. Ils supposent simplement que les échantillons de patients le contiennent (sur la base de tests PCR sans signification). Ils falsifient les échantillons de patients avec du matériel génétique et des médicaments toxiques, affament les cellules, puis accusent de manière irrationnelle le “virus” de nuire aux cellules. Ils montrent du doigt quelque chose qui n’a jamais été purifié, caractérisé, séquencé ou étudié scientifiquement, dans une culture cellulaire et insistent sur le fait que “c’est le virus”. Ils fabriquent les “génomes” à partir de zillions de séquences détectées dans une soupe. Ce ne sont que des spéculations et des hypothèses sauvages, aucune science.

Les personnes responsables des affirmations manifestement frauduleuses faites par ces institutions sont donc soit extrêmement incompétentes, soit intentionnellement menteuses.

-fin de l’interview-

***

Pour soutenir les derniers commentaires de Christine, ces agences répondront aux demandes de FOIA par : “nous n’avons pas de dossiers sur la purification du virus” – et parraineront ensuite des études qui prétendent que le virus A ÉTÉ purifié et découvert, parce que…

Les normes de purification du virus dans les études ne sont pas des normes du tout. Elles sont totalement irrationnelles.

Cependant, parce que Christine est très précise et exacte dans ses demandes FOIA, quand il s’agit de ce que signifie la purification, les agences sont obligées de répondre …

“Eh bien, dans ce cas, nous n’avons aucune trace de purification du virus…”

Ce qui veut dire : Il n’y a pas de documents montrant que le virus a été isolé ; il n’y a pas de documents montrant que le virus existe.

 

 

Article original (anglais) : https://blog.nomorefakenews.com/2021/10/07/the-non-existent-virus-explosive-interview-with-christine-massey/

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Tout le monde à la table l’a remarqué, et tout le monde à travers l’Eurasie l’a également remarqué.

Lors du récent sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) à Douchanbé – où l’Iran a été accepté comme membre à part entière et où le principal sujet de discussion était l’Afghanistan – la Turquie était quasiment absente. Comme si elle n’était qu’un acteur mineur et périphérique de l’Eurasie.

Pourtant, la Turquie est un observateur de l’OCS, au même niveau que l’Afghanistan.

Ce n’était pas exactement une entrée en matière triomphale pour ce qui, mercredi à Sotchi, était la première rencontre en face à face entre les présidents Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine depuis leur rencontre en mars 2020 au Kremlin.

Ils ont discuté pendant un peu moins de trois heures. Aucune déclaration à la presse. Pas de fuites substantielles, à l’exception d’une discussion informelle sur Covid relayée par le pool du Kremlin.

Erdogan : « Quel est votre taux d’anticorps ? »

Poutine : « 15-16 ».

Erdogan : « C’est trop bas ».

Poutine : « Nos calculs sont différents. Vous devriez recevoir Sputnik V pour renforcer votre immunité ».

Erdogan : « J’ai reçu ma troisième injection ».

Au moins, ils semblent être bien protégés. Un autre échange – apocryphe – aurait pu se dérouler comme suit :

Erdogan : « J’ai besoin de plus de S-400. »

Poutine : « Maintenant, à propos de ces rebelles modérés que vous armez à Idlib… ».

Après tout, c’étaient les deux questions au centre de la discussion :

  • Le zigzag notoire d’Erdogan entre l’OTAN et un engagement total dans ce que la Russie définit comme le Grand partenariat eurasien, et…
  • Ce qu’il pourrait faire exactement en Syrie.

Tout sur Idlib

Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, Erdogan a déclaré que la Crimée faisait partie de l’Ukraine, une « annexion que nous ne reconnaissons pas ». Bien plus que d’exprimer son désir de rétablir un protectorat que les Ottomans ont conservé jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Erdogan a plutôt repris un argumentaire de l’OTAN.

Erdogan et Poutine ont également dû aborder la coopération militaro-technique d’Ankara avec Kiev, notamment la question ultra-sensible des drones susceptibles d’être utilisés contre les Républiques populaires du Donbass.

Avant la réunion de Sotchi, Erdogan avait déjà fait part aux médias américains de sa frustration en tant qu’allié de l’OTAN, allant jusqu’à ressembler à l’une des Unités de Mobilisation populaire (chiites) en Irak. S’il avait le choix, il voudrait que les États-Unis « se retirent de la Syrie et de l’Irak, de la même manière qu’ils se sont retirés d’Afghanistan ».

À Sotchi, le Kremlin a joué la carte du calme, le discours officiel soulignant que Poutine a mis en avant la « coopération fructueuse » entre Moscou et Ankara en Syrie et en Libye.

D’autres plaisanteries ont suivi, Poutine remerciant Erdogan pour sa « position cohérente » sur la construction du gazoduc TurkStream, dont Ankara a grandement besoin. Comparez cette cohérence à celle de l’UE qui s’est poignardée dans le dos en n’acceptant pas de contrats à long terme à prix fixe avec Gazprom lorsqu’elle en avait l’occasion.

Erdogan, quant à lui, s’extasiait devant la construction par Rosatom de la première centrale nucléaire de Turquie, à Akkuyu, sur la côte sud, qui sera opérationnelle en 2022.

Mais le cœur du sujet devait être Idlib.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, est allé droit au but concernant l’arrangement spécial turco-russe imposant à Ankara de combattre les formations terroristes à Idlib :

« La question de la mise en œuvre de cette obligation sera examinée en détail. Il est clair qu’elle est mise en œuvre lentement ».

Tu parles d’un euphémisme tonitruant définissant une différence pratiquement irréconciliable. Les Russes savent tout sur le fait qu’Idlib est infesté de djihadistes, tandis qu’Ankara ne s’inquiète que du fait que le président syrien Assad et l’Armée arabe syrienne (AAS), une fois rebaptisés, lancent l’offensive définitive sur Idlib avec un soutien aérien russe massif.

Le jour arrive, à grands pas, où l’AAS ira jusqu’au bout pour reprendre toute la province.

L’armée turque, pour sa part, maintient plus de 60 « postes d’observation » à Idlib.

Un goulot d’étranglement clé à surveiller est Al-Zalwiya, dans la campagne du sud d’Idlib. Il s’agit d’une plaque tournante majeure pour Hay’at Tahrir al-Sham (HTS) – ces « rebelles modérés » si chers au Beltway – et une cible des frappes aériennes russes quasi quotidiennes qui font rage dans le Grand Idlib.

Poutine aura certainement interrogé Erdogan sur les violations incessantes du cessez-le-feu par la nébuleuse d’Al-Qaïda. Jusqu’à récemment, les forces militaires turques à Idlib étaient essentiellement confinées dans ces « postes d’observation » – des checkpoints – et infiltrées parmi l’armée turque de facto par procuration, notoirement appelée, pendant des années, « Armée syrienne libre ».

Mais maintenant, il y a des troupes turques régulières sur le terrain – 3000 environ. Les Russes affirment que cela équivaut officiellement à l’occupation du territoire syrien souverain.

Lavrov n’a cessé d’être catégorique depuis des mois. Juste après l’AGNU, il a déclaré que le Grand Idlib était le dernier « avant-poste terroriste » en Syrie – et c’est techniquement exact.

Il n’est pas irréaliste d’imaginer Erdogan face à Poutine à Sotchi, tentant désespérément de défendre sa version du cessez-le-feu et suppliant les Russes de ne pas réduire en miettes les quelque 3000 soldats turcs présents à Idlib.

Chaque grain de sable dans la campagne d’Idlib sait qu’Ankara fait moins que zéro pour respecter le cessez-le-feu, puisque le gang des « rebelles modérés » est de facto protégé par l’armée turque.

Donc Sotchi, au final, n’a rien résolu. Mais au moins, Poutine a pu avoir un aperçu de ce que prépare le Sultan.

Pepe Escobar

 

 

 

Article original en anglais : Putin and Erdogan take each other’s measure, Asia Times, le 30 septembre 2021.

Traduit par Réseau International

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En attendant la crise financière internationale de 2022…

octobre 15th, 2021 by Nathalie Souvorov-Robert

Naissance et propagation, la chute d’un système financier né à la fin des accords de Bretton Woods

50 ans après la fin officieuse des accords Bretton Woods avec la suspension de la convertibilité du dollar US en or, le système financier international apparaît menacé suite aux diverses crises traversées en ce début de XXIème siècle et à la pensée économique unique qui semble se propager au sein de l’élite occidentale.

I – La crise financière de 2008, les racines de la crise à venir

Les causes de la crise financière internationale de 2008 ont largement été masquées à la population. Derrière la faillite de Lehman Brothers et la crise des subprimes des intérêts bien moins avouables semblent avoir été dissimulés, intérêts qui ont pu en toute impunité continuer leurs activités nocives, mais ont fait également des adeptes, ce qui constitue un risque systémique majeur pour le système financier mondial quatorze ans plus tard.

II – « Quantitative easing » et gestion de la crise du Covid-19 : les remèdes pires que le mal

Les politiques monétaires et budgétaires menées ces dernières années en Occident pour faire face aux crises de ce début du XXIème siècle ont engendré d’énormes bulles spéculatives (immobilier et bourse notamment) et un endettement abyssal aussi bien privé que public.
Ces gigantesques déséquilibres ne pourront être corrigés que par une crise financière brutale sans précédent à l’échelle mondiale.

1. Les bulles spéculatives et faiblesse de la productivité

En injectant des milliards d’euros / dollars US de liquidités dans le système financier mondial sans création de valeur en face, les banquiers centraux occidentaux ont créé des bulles financières à travers le monde. Les valeurs actuelles de nombreux actifs sont ainsi déconnectées de la réalité.
De plus, si les acteurs du marché peuvent investir à coût quasi-nul aussi bien en actifs financiers qu’en actifs physiques, ils courent le risque d’acquérir des actifs qui ne rapportent rien. On a alors des équilibres non optimaux tels qu’ils ont été décrits par la théorie des jeux, où les parties ne choisissent pas les options qui sont les meilleures pour l’ensemble. D’après certains courants de pensée, cette politique de non-discrimination par les prix serait même à l’origine de la faiblesse de la productivité.

2. L’endettement privé

L’encours de dette des sociétés non financières a bondi laissant craindre un surendettement des entreprises, hausse en grande partie imputable aux Prêts Garantis par l’État en France.
Le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) pourrait être problématique pour nombre d’entreprises. En août 2021, 15% à 25% des entreprises ayant souscrit un PGE seraient dans l’incapacité de rembourser une annuité correspondant à 20% du montant de ce prêt. Un remboursement de la première annuité n’est toutefois pas prévu avant le printemps 2022. A fin juillet 2021, on notait déjà plus de 20 milliards de dettes restructurés depuis le début de la crise sanitaire en France (Vallourec, AccorInvest,…) sur un total de 118 milliards d’euros pour toute l’Europe et de 503 milliards d’euros dans le monde.

Un rebond des défaillances d’entreprise par effet de rattrapage est également inévitable compte tenu que les aides d’état ont permis de « maintenir à flot » des entreprises non viables. Les aides gouvernementales auraient dû se concentrer sur les entreprises prometteuses afin de traverser la crise du Covid-19 sereinement.

Aux États-Unis, selon Janet Yellen, le gonflement de la dette des entreprises les expose à un risque de « banqueroute » en cas de fort ralentissement économique.

On note également que les émissions d’obligations adossées à des prêts hypothécaires réalisées aux USA par des banques et des acteurs immobiliers ont explosé au deuxième trimestre 2021 atteignant 42 milliards de dollars, l’un des montants les plus élevés depuis la crise des subprimes.

À cet endettement des entreprises s’ajoute notamment, aux États-Unis, l’endettement des ménages et des étudiants.

3. L’endettement public

La pandémie a coûté, sur 2020 et 2021, en tout entre 170 et 200 milliards à l’État français entre les dépenses exceptionnelles et les pertes de recettes. En 2021, pour la deuxième année consécutive, le déficit de la France dépassera les 9 % du PIB, déficit qui finance malheureusement, comme dans bien des pays occidentaux, des dépenses courantes.

Les taux d’endettement public des pays de l’OCDE sont extrêmement élevés en 2021 : 117 % en France, 141 % aux États-Unis, 157 % en Italie, 245 % au Japon, 72 % en Allemagne.
Les États-Unis font face à un plafond de la dette atteint et qui a été relevé in extrémis repoussant de quelques mois la crise financière historique qui pourrait résulter d’un défaut de paiement US (flambée des taux d’intérêt, chute brutale du cours des actions et autres troubles financiers à attendre).

III – Développement de la culture de la pensée unique occidentale

Du fait de l’interaction des marchés boursiers internationaux, les politiques de la Réserve Fédérale des États-Unis (FED) et de la Banque Centrale Européenne (BCE) s’alignent l’une sur l’autre répétant chacune les erreurs de l’autre. Leur indépendance et les objectifs qui leur sont fixés ne répondent pas à l’optimisation du « bien-être » des populations concernées à long terme. Les courants libéraux déstabilisés par l’épidémie du Covid-19 semblent s’être noyés dans un océan de dettes et des politiques du « quoi qu’il en coûte » à l’opposé de leur doctrine, appliquant ainsi des schémas qu’ils ne maîtrisent pas.

Conclusion

Bien que la crise financière mondiale à venir soit prévisible d’un point de vue strictement économique et financier, les banques centrales et gouvernements occidentaux refusent de voir l’évidence et préfèrent la méthode « Coué », ou pire se rêvent en « Candide » de Voltaire. Les seules issues aux jours troubles qui se préparent semblent être de bonnes connaissances des rouages macro et microéconomiques, une refonte du système financier actuel, le sang-froid, l’empathie et le courage.

Nathalie Souvorov-Robert

 

 

Sources : Les Echos (Karl Eychenne, Nathalie Silbert, Guillaume Benoit, Anne Drif, Patrick Artus)

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Bolivie – Altiplano

octobre 15th, 2021 by Maurice Lemoine

2019 et 2020 ont été, en Bolivie, deux années explosives. Dans un premier temps, du fait des accusations de fraude portées par la droite et l‘Organisation des Etats américains (OEA) lors de l’élection présidentielle, et de la démission forcée d’Evo Morales – en d’autres termes un coup d’Etat. Ensuite, dans le suivi (beaucoup moins médiatiquement tonitruant) des exactions du gouvernement de la présidente autoproclamée Janine Añez. Enfin, avec un dénouement qui en a surpris plus d’un : un an après avoir perdu le pouvoir, le Mouvement vers le socialisme (MAS) le récupérait en la personne de Luis Arce, ex-ministre de l’Economie de Morales, avec 55 % des voix.

Pour beaucoup d’observateurs, quelle qu’en ait été la cause, « la crise bolivienne » était désormais terminée. Funeste fourvoiement…

En octobre 2021, depuis Santa Cruz, où vit l’élite blanche de la riche province de l’est du pays, la droite néolibérale ainsi que son aile néofasciste, raciste et putschiste ont entrepris de se réarticuler au sein d’un Bloc d’unité pour la liberté et la démocratie. S’opposant aux légitimes poursuites entamées par le pouvoir contre l’usurpatrice Añez, certains de ses « ministres » ainsi que quelques policiers et militaires incarcérés, l’opposition nie l’existence du « coup d’Etat », exige la fin de la « persécution politique », réclame la libération immédiate des prisonniers (eux aussi « politiques »), à commencer par Anez, s’agite, menace ouvertement le pouvoir et a annoncé, pour le 11 octobre, une paralysation totale du pays – le « paro cívico ». Pour nombre des ténors de cette opposition, et au-delà des arguties, il s’agit d’empêcher la poursuite des auditions et des enquêtes susceptibles de mettre en évidence leur rôle dans le « golpe » de 2019. En réponse à ce qui apparaît comme une nouvelle tentative de déstabilisation, les travailleurs et secteurs populaires ont organisé de leur côté une mobilisation massive, le 12 octobre, en défense de la démocratie et du gouvernement Arce. Tout se trouve donc en place pour une nouvelle confrontation.

Si la situation devait dégénérer, la Bolivie risque de revenir sur le devant de la scène. Avec, comme on a pu le constater lors des séquences précédentes, un important lot d’approximations et d’erreurs médiatiques. Car tout ce qui échappe à la norme intrigue, inquiète ou déconcerte. Donne même souvent lieu à désinformation. Et s’il est un pays qui sort de l’ordinaire, c’est bien la Bolivie. Nul ne peut comprendre un phénomène l’affectant à un moment donné, s’il laisse de côté la genèse ou l’évolution de celui-ci. S’il n’entre pas, par exemple, dans les arcanes du MAS-IPSP (instrument politique pour la souveraineté des peuples), mouvement fondé en 1997, dirigé par Evo Morales, et au sein duquel convergent et divergent, en fonction du moment, des logiques allant de l’ethnique au culturel en passant par le politique et le syndical.

C’est blanc, c’est noir, c’est bon, c’est mauvais ? Comprendre la Bolivie est plus complexe qu’on ne le croit. Toutefois, aux journalistes et universitaires trop souvent approximatifs (mais aussi aux citoyens politiquement engagés ou même simplement curieux), on signalera qu’il existe désormais une Bible pour appréhender au plus près la réalité du pays du condor et de la Pacha Mama : Altiplano, le dernier ouvrage du sociologue Franck Poupeau.

Grand avantage sur beaucoup d’autres : Poupeau n’a rien d’un intermittent de la Bolivie. Depuis plus de vingt ans, il sillonne les plaines arides et les périphéries urbaines des hauts plateaux – le fameux Altiplano. Pour tenter de comprendre la logique politique d’insurrections populaires devenues expérience de gouvernement, il entrelace – en 700 pages ! – quatre niveaux d’écriture : des enquêtes de terrain ; des analyses ; des textes d’intervention ; d’utiles (car généralement inexistantes) réflexions sur la position de l’enquêteur « immergé dans une réalité autre tout en restant engagé dans la vie académique ».

Histoire longue, instauration de l’Etat neoliberal, « guerre de l’eau, « guerre du gaz », émergence du MAS, vie et dynamique sociale des « barrios »(quartiers) d’El Alto, avancées populaires, réussites incontestables mais aussi errements du pouvoir, voire d’Evo Morales lui-même, rien n’échappe à l’examen mené en empathie critique par Poupeau. En substance, la « vision enchantée » des mobilisations confortées par les processus électoraux ultérieurs ne doit pas interdire un diagnostic des relations effectives entre Etat et mouvements sociaux. Tout au long de l’ouvrage, flotte comme en filigrane la question inhérente à ce type de processus de changements : un Etat peut-il se consolider en se dépossédant de ses attributions en faveur des formes d’auto-organisation qui ont originellement impulsé sa dynamique politique ? La réponse n’est en rien évidente. Mais, d’un autre côté, et répondant implicitement aux Savonarole de salon, Poupeau remet en cause les visions dichotomiques (et souvent manichéennes) d’une « trahison » de l’Etat face à la « pureté révolutionnaire » des mouvements sociaux.

On pourra sur tel ou tel point, tel ou tel moment (assez rares au demeurant), ne pas partager à 100 % les analyses de l’auteur. Mais de telles divergences s’inscrivent dans le registre du débat et de la fructueuse confrontation d’idées – jamais dans le rejet brutal d’arguments non documentés, mensongers, malhonnêtes et portés par l’ignorance ou la mauvaise foi.

De cet ouvrage d’une très grande richesse, aussi foisonnant que passionnant, nous publions un court extrait.

« Il fallait voir, sur l’avenue centrale du Prado et la place Murillo, en janvier 2006, les défilés et les rassemblements célébrant la victoire d’Evo Morales à l’élection présidentielle du mois de décembre précédent : l’émotion suscitée par ces marches, leurs explosions de couleurs – les damiers de la wiphala, les éclats des aguayos, le bleu intense des banderoles du MAS. L’enthousiasme des slogans repris en chœur, ou plutôt criés en rafale, entre les explosions de pétards qui remplacent, en ces temps de fête, les détonations de la dynamite apportée pour affronter les forces de police. Il fallait voir, alors, les sourires des cholitas, les regards intenses des cocaleros ou des mineros, animés de l’espoir que tout allait changer et que les promesses des insurrections allaient enfin s’accomplir, après tant de manifestations réprimées et de morts, relégués aux marges de la citoyenneté.

Plus solennelle, la cérémonie d’intronisation sur le site archéologique de Tiwanaku, au pied de la porte du Soleil et du temple de Kalasasaya, met en scène, un jour avant l’entrée au Parlement, un symbolisme précolonial en même temps qu’une rupture avec l’histoire de la Bolivie blanche et métisse. Les ponchos des milliers d’autorités communautaires présentes forment une barrière impressionnante autour d’Evo Morales, qui déclare : « Ce n’est qu’avec la force du peuple que nous en finirons avec l’État colonial et le néolibéralisme […]. Je demande à mes frères indigènes qu’ils me contrôlent et, si je n’avance pas suffisamment, qu’ils me poussent ! Nous assistons au triomphe d’une révolution démocratique et culturelle. Nous passons de la résistance à la prise de pouvoir [1]. »

En ce début d’année 2006, l’élection du « premier président indigène du pays » donne une légitimité à des forces sociales qui n’avaient jusqu’à présent pas droit d’entrée sur la scène politique [2]. Les insurrections boliviennes engendrent une expérience politique inédite : alors que le Chiapas se proclame autonome [3] et que le mouvement altermondialiste discute encore des thèses de John Holloway pour « changer le monde sans prendre le pouvoir », des groupes sociaux subalternes accèdent au gouvernement du pays. Comme les communes ouvrières qui ont émergé en Europe depuis la fin du XIXe siècle [4], elles posent la question du pouvoir et de son exercice : leur protagonisme politique, déjà évoqué lors de la « guerre de l’eau » à Cochabamba, ne vise pas seulement à mettre en place des mesures sociales, mais à refonder les pratiques politiques du pays et mettre fin à « cinq cents ans de domination coloniale ».

Cet objectif de « révolution démocratique et culturelle » peut évidemment se comprendre comme une forme de rupture avec le monde politique du passé. Selon Ivan Ermakoff, une situation révolutionnaire se produit « quand des groupes ne se conforment plus aux règles et que cette non-conformité rompt avec les attentes produites par les institutions [5] ». Le cycle d’insurrections des années 2000-2005 avait déjà fissuré l’ordre institutionnel du pays [6], au point de susciter la revendication d’une Assemblée constituante capable de produire une refondation politique et sociale. Et, de fait, on retrouve dans la façon dont les insurrections boliviennes débouchent sur la prise du pouvoir, et sur l’instauration d’un pouvoir constituant, les caractéristiques attribuées par Hannah Arendt aux révolutions : elles incarnent un « nouveau commencement [7] ». La révolution portée par Evo Morales représente cependant une rupture un peu particulière dans la mesure où elle passe par un processus électoral tout à fait légal. Bien plus, elle porte un héritage complexe, marqué par la « convergence de deux traditions de lutte [8] » au sein même du parti accédant au pouvoir, le Mouvement vers le socialisme (MAS), avec d’une part les insurrections indigènes qui, depuis le XVIIIe siècle, ont soulevé l’Altiplano et d’autre part le mouvement national-populaire qui structure les syndicats ouvriers et paysans depuis la révolution de 1952. Cette convergence des mouvements populaires (indigène, paysan, ouvrier) et de leur expression électorale dans le MAS est exceptionnelle dans l’histoire politique bolivienne : les moments insurrectionnels ont reconstitué les solidarités sectorielles passées (souvent mises à mal par les politiques néolibérales) autour de la revendication d’une souveraineté nationale articulée aux luttes indigènes.

Le déplacement des conflits dans les périphéries urbaines (Cochabamba, El Alto), à l’occasion des « guerres » de l’eau et du gaz, exprime bien plus que des transformations de la société bolivienne liées à des processus migratoires de la campagne vers la ville : il témoigne de nouvelles alliances forgées, dans les quartiers, par des formes communautaires d’organisation où la symbolique des insurrections indigenes « a entraîné d’autres groupes qui avaient des demandes sectorielles (comme les mineurs avec la réforme de leurs retraites) [9] » dans une perspective commune de luttes politiques. Cet héritage du passé dans un double processus insurrectionnel et électoral constitue la spécificité de la « révolution démocratique et culturelle ».Toute révolution a bien une « dimension cosmologique [10] », au sens où il y a dans le processus qui porte Evo Morales au pouvoir plus qu’un appel au passé pour produire du nouveau : une volonté de bouleversement, une inversion de l’ordre des choses, des richesses et des imaginaires, l’idée que le temps du « changement de la terre », le Pachakuti, est enfin arrivé [11]. La révolution se fait « processus de changement », en appelant une autre façon de faire de la politique.

Une partie de la Bolivie refuse pourtant ce changement, dès les résultats proclamés, avec une violente obstination. Les bourgeoisies urbaines, les propriétaires terriens de l’Oriente, les secteurs entrepreneuriaux vont bientôt tout faire pour rendre l’exercice du pouvoir impossible ; réclamant le « retour de la démocratie » par les moyens les moins démocratiques, ils vont jusqu’à tenter d’affaiblir le gouvernement et de rompre l’unité du pays avec la revendication des autonomies régionales. Evo Morales peut, déjà, crier au coup d’État, il sait, en ce début 2006, que sa victoire est incontestable. Elle sera confirmée par les élections suivantes, au moins jusqu’en 2014. Au-delà de la rhétorique décoloniale et de l’empreinte des mouvements sociaux, la légitimité politique de la « révolution démocratique et culturelle » est avant tout électorale, ce qui n’est pas dénué d’ambiguïtés : issu de l’alliance du syndicalisme cocalero et de la gauche partisane bolivienne dans les années 1990, le MAS constitue une tentative pour concilier le pouvoir des bases et la participation au jeu politique. Loin de se vouloir « représentatif » au sens où il porterait par en haut les demandes formulées par en bas, il est conçu comme « l’instrument politique [12] » des organisations sociales, dont il permet la participation directe aux processus électoraux – seule garantie que les engagements du pouvoir seront respectés.

Ce gouvernement des mouvements sociaux se présente comme une façon de résoudre les contradictions de la représentation politique, où le pouvoir du délégué tend d’autant plus à concentrer le capital politique qu’il s’inscrit dans une organisation permanente de profes sionnels de la politique (un appareil [13]). Il semble offrir des garanties à un contrôle des bases. Moins qu’un niveau intermédiaire entre le champ politique et la population, les organisations sociales représentent la force des formes d’auto-organisation, lesquelles posent le problème de l’articulation au politique. Il y a là une spécificité des mobilisations boliviennes et de la revendication d’autogouvernement qui les porte : alors que les lectures « néo- institutionnelles », telles que celles formulées par Ostrom en matière de gestion des ressources naturelles, les réduisent à des négociations locales entre communautés, la lecture « subalterniste », telle que théorisée par Toni Negri et Michael Hardt ou par Raquel Gutiérrez Aguilar, rejette les institutions publiques comme l’État pour situer l’origine de la production de commun « par en bas ». Le processus de changement ne répond à aucune de ces deux lectures : en tant que gouvernement des mouvements sociaux et instrument politique des organisations sociales, le parti au pouvoir s’appuie sur l’entrée en politique de groupes subalternes dont les formes d’auto-organisation ont constitué à la fois le ressort et le modèle d’action ; mais il s’inscrit aussi dans un processus de construction de l’État : celui-ci est nécessaire aussi bien pour mettre en œuvre le processus constituant (organiser des élections, etc.), rétablir la souveraineté nationale et enclencher le processus d’industrialisation – réclamations formulées dans « l’agenda d’octobre » par les mouve- ments sociaux [14] – que pour garantir le minimum de mesures de redistribution économiques, qu’un gouvernement de gauche au pouvoir ne peut qu’adopter pour lutter contre les inégalités.

Je n’ai sans doute pas, à cette période, une claire perception de l’étendue des contradictions engendrées par ce processus de construction de l’État. Mais je suis convaincu, au vu des premiers terrains réalisés à El Alto, que mes enquêtes m’offrent un point d’observation privilégié pour étudier les effets des politiques du nouveau gouvernement sur les populations défavorisées des périphéries urbaines, et surtout la consolidation de ces formes d’auto-organisation qui se présentent alors, pour moi, comme un renouveau concret des idéaux d’émancipation sociale et politique – la résurgence, ou plutôt la réinvention, d’une tradition oubliée des mouvements populaires [15]. »

Franck Poupeau, Altiplano. Fragments d’une revolution (Bolivie 1999-2019), Raisons d’Agir, Paris, 2021.

 

 

Notes :

[1] Voir H. Do Alto, P. Stefanoni, Nous serons des millions, Raisons d’Agir, Paris, 2008.

[2] Voir Linda Farthing, Benjamin Kohl, Evo’s Bolivia : Continuity and Change, Austin, University of Texas Press, 2014.

[3] Voir Jérôme Baschet, L’Étincelle zapatiste, Insurrection indienne et résistance planétaire, Paris, Denoël, 2002.

[4] Voir Charles Reeve, Le Socialisme sauvage. Essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours, Paris, L’Échappée, 2018.

[5] Ivan Ermakoff, « On the time of revolutionary conjunctures », Paper prepared for the presidential session on “The Time of Revolutionary Conjunctures”, 33rd annual Social Science History Association meeting, Miami, 23-26 octobre 2008.

[6] Voir Laurent Lacroix, « Changements de modèles, changements d’acteurs (1982-2005) », in D. Rolland et J. Chassin (dir.), Pour comprendre la Bolivie d’Evo Morales, op. cit., p. 79-93.

[7] Hannah Arendt, De la révolution, Paris, Gallimard, 1964, p. 40.

[8] Voir Forrest Hylton, Sinclair Thomson, Horizons révolutionnaires. Histoire et actualité politiques de la Bolivie, Paris, IMHO, 2010.

[9] Voir Forrest Hylton, Sinclair Thomson, Horizons révolutionnaires…, op. cit.

[10] Igor Cherstich, Martin Holbraad, Nico Tassi, Anthropologies of Revolution Forging Time, People, and Worlds, Los Angeles, University of California Press, 2020.

[11] Voir V. Nicolas, P. Quisbert, Pachakuti, op. cit.

[12] Sur la notion d’instrument politique, voir H. Do Alto, P. Stefanoni, « Nous serons des millions »…, op. cit., p. 47 sq. : l’échec de l’expérience katariste de participation au pouvoir (Víctor Hugo Cárdenas, vice-président de 1993 à 1997) montre que « toute forme de participation au jeu institutionnel exige une acceptation si entière des règles imposées par l’État qu’il ne peut en découler autre chose que l’affaiblissement de toute perspective émancipatrice » ; le MAS, instrument politique des syndicats paysans et cocaleros, se présente alors comme un parti « sous contrôle permanent des organisations syndicales » qui maintient un lien avec les « bases » tout en allant porter leurs thèses dans le champ politique.

[13] Voir Pierre Bourdieu, « La représentation politique. Éléments pour une théorie du champ politique », Actes de la recherche en sciences sociales, 36-37, 1981, p. 3-24.

[14] Voir L. Lacroix, « Changements de modèles… », art. cit., 2007.

[15] Voir Franck Poupeau, Les Mésaventures de la critique, Paris, Raisons d’agir, 2012, dont le chapitre 1 reprend un texte publié en 2003 dans la revue Agone  : « Revenir aux luttes ».

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Infolettre: Mensonge et vérité scientifique

octobre 15th, 2021 by Mondialisation.ca

Sélection d’articles :

Quand le mensonge se transforme en vérité scientifique…

Par Dr Pascal Sacré, 10 octobre 2021

Aujourd’hui, il ne fait vraiment pas bon être lanceur d’alerte. Dans les bons jours, les journalistes les appellent « complotistes », les amalgamant aux dingues ou aux charlatans. Dans les mauvais jours, de plus en plus en fait, ces journalistes, ces scientifiques ou conseillers gouvernementaux les traitent d’extrémistes (en général de droite, j’ignore pourquoi), de manipulateurs pervers, de gourous aux intentions sectaires, d’irresponsables, voire ils recourent carrément aux injures et aux menaces. (…)

 

Laboratoires pharmaceutiques, psychiatrie et oligarchie apatride mondiale ! Le cocktail mortifère.

Par Claude Janvier, 11 octobre 2021

28 septembre 2021 : Emmanuel Macron a reçu un œuf sur l’épaule. Immédiatement, le lanceur a été placé en garde à vue, puis interné en hôpital psychiatrique. (…) Un psychiatre peut conclure à l’abolition de votre discernement et hop ! Bouclé, drogué, voire électrochoqué. – pardon sismochoqué, le terme est plus soft, voire plus chic qu’un électrochoc -, mais le résultat sera le même. Tout est une question de langage diplomatique et démagogique. (…)

 

27 051 travailleurs de la santé seront congédiés le 15 octobre s’ils refusent l’injection expérimentale. Marche en uniforme en soutien au personnel de la santé du Québec.

Par Micheline Ladouceur, 11 octobre 2021

Le 15 octobre prochain des milliers de travailleurs de la santé perdront leur emploi s’ils refusent de se faire doublement « vacciner ». Ils seront considérés en absence non autorisée.  Ils n’auront pas droit au chômage, cesseront d’accumuler de l’ancienneté et perdront leurs assurances collectives après 28 jours, à moins d’assumer la cotisation versée par l’employeur. (…)

 

Revenons de l’idéologie à l’humanisme

Par Marie-France de Meuron, 12 octobre 2021

Depuis plusieurs années, la dynamique de la doctrine des idées envahit les esprits et dictent ses impulsions autant au niveau de la politique, de la science, de la médecine, du droit et d’autres domaines qui gèrent notre quotidien. Il est temps de revenir à l’humanisme, doctrine qui place la personne humaine et son épanouissement au-dessus de toutes les autres valeurs.  Alors que l’idéologie s’appuie largement sur le numérique, le virtuel, l’humanisme ne peut que s’appuyer sur le corps humain, dans notre corps de chair relié à la terre. (…)

 

Le Roi Macron et ses bouffons

Par Ahmed Bensaada, 12 octobre 2021

Après les « kwassa- kwassa » à Mayotte, les climatiseurs du Burkina Faso, la fécondité des femmes africaines au sommet 2017 du G20, Emmanuel 1er, Roi de France et de Navarre, continue son œuvre d’enrichissement du grand registre des bourdes royales macroniennes. Cette fois-ci, c’est en s’attaquant gratuitement et méchammentà l’Algérie qu’il considère toujours comme son ancienne colonie. Et il n’y alla pas de main morte, loin s’en faut. Avec son sceptre fleurdelisé, il n’épargna ni son gouvernement ni son histoire : quand on peut faire plusieurs bêtises, pourquoi ne se contenter que d’une seule? (…)

 

Les prix explosent dans la bataille du gaz

Par Manlio Dinucci, 12 octobre 2021

L’explosion des prix du gaz frappe l’Europe au moment critique de la reprise économique, après les désastreux effets des confinements de 2020. L’explication selon quoi cela est dû à la croissance de la demande et à la chute de l’offre cache un cadre bien plus complexe, dans lequel des facteurs financiers, politiques et stratégiques jouent un rôle primaire.  Les Etats-Unis accusent la Russie d’utiliser le gaz comme arme géopolitique ( …)

 

Tsunami géopolitique à venir: fin de la colonie d’apartheid nommée « Israël »?

Par Daniel Vanhove, 12 octobre 2021

Pendant l’interminable saga du Coronacircus servant (aussi) d’écran de fumée en Occident, la situation du Moyen-Orient évolue à vitesse grand « V » et aura des répercussions majeures prochainement, tant pour les citoyens sur place que pour nous, dans la mesure où nous avons de nombreux échanges de tous ordres avec les pays de la région. Même si nos médias dominants n’en parlent pas à la mesure de l’importance des faits – et pour cause! – le retrait officiel de l’armée américaine d’Afghanistan est loin d’être anodin et n’est que le début d’un ’’remodelage du Moyen-Orient’’ (…)

 

L’Afrique, test géant pour la chloroquine. Comparaisons des mortalités Covid entre l’Afrique et l’Europe

Par Dr Gérard Delépine, 12 octobre 2021

Depuis le début de la crise, les gouvernants et les médias occidentaux tentent de nous faire croire que leur stratégie sanitaire « confinement — pas de traitement — tout vaccin » est la meilleure et la seule possible. Mais certains pays africains par choix et/ou nécessité ont fait autrement et s’en sont plutôt bien trouvé. Nous analysons ici l’évolution du Covid dans différents pays africains selon leurs stratégies. (…)

 

Après Meng Wanzhou, le cas d’Alex Saab – Entrevue Me John Philpot

Par John Philpot et Robin Philpot, 12 octobre 2021

Le cas de Mme Meng Wanzhou n’est pas unique. Alex Saab, un diplomate vénézuélien, est en prison au Cap vert depuis plus de sept mois. Comme pour Mme Meng, il s’agit d’une personne arrêtée à la demande des États-Unis dans une autre tentative d’appliquer, illégalement, les lois des États-Unis à l’extérieur de ce pays, au-delà de ses frontières. Alex Saab vit dans des conditions extrêmes en prison. Il vient de recevoir un appui de taille: l’Association du Barreau africain. (…)

 

Lettre ouverte aux journalistes diffamateurs

Par Maryse Laurence Lewis, 13 octobre 2021

Les gens qui refusent actuellement la vaccination, et dont on parle tant, sont en fonction dans les hôpitaux et les CHSLD. Contrairement aux journalistes des grands médias, leurs études englobent l’anatomie, la biologie, la connaissance des substances chimiques. De plus, même pour les préposés n’ayant pas cette formation, ceux-ci et le personnel soignant sont en contact direct avec les patients. Donc, mieux placés que quiconque pour savoir combien de malades décèdent réellement de la Covid-19 et combien de cas lui sont attribués par “co-morbidité” (…)

 

La prison électronique ou rien?

Par Dominique Muselet, 14 octobre 2021

Bon, je crois que nul ne niera qu’en ce moment l’harmonie est particulièrement mise à mal dans notre société. La polarisation, la « fracture » qui est le fonds de commerce des commentateurs stipendiés, a atteint des sommets. Au niveau international, le conflit s’intensifie entre l’Occident déclinant et le bloc eurasiatique montant. La guerre nucléaire menace. Les multinationales financiarisées et les politiciens qu’elles ont fait élire mènent une guerre impitoyable aux peuples, les riches aux pauvres (…)

 

Mortalité liée au vaccin dans le monde entier : « Aide étrangère » pour financer 1,8 milliard de doses vaccinales. Les gouvernements occidentaux, les milliardaires et « Big Pharma » viennent « à la rescousse des pays pauvres »

Par Prof Michel Chossudovsky, 14 octobre 2021

La tendance à la hausse de la mortalité et de la morbidité résultant du programme de vaccination contre le Covid-19 est écrasante. Enfants, adolescents et adultes meurent dans le monde entier. Les risques relatifs au vaccin à ARNm sont entièrement documentés. Thrombose, caillots sanguins, myocardite, crises cardiaques, cancer, … Le vaccin « expérimental » à ARNm a été lancé en décembre 2020. Dans de nombreux pays, il y a eu un changement significatif et immédiat de la mortalité après l’introduction du vaccin Covid-19. (…)

 

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Introduction

La tendance à la hausse de la mortalité et de la morbidité résultant du programme de vaccination contre le Covid-19 est écrasante.

Enfants, adolescents et adultes meurent dans le monde entier.

Les risques relatifs au vaccin à ARNm sont entièrement documentés. Thrombose, caillots sanguins, myocardite, crises cardiaques, cancer, …

Le vaccin « expérimental » à ARNm a été lancé en décembre 2020. Dans de nombreux pays, il y a eu un changement significatif et immédiat de la mortalité après l’introduction du vaccin Covid-19.

Quelle : HeathData.org

Malgré tous les mensonges et les distorsions, les chiffres officiels des décès par vaccin contre le Covid pour l’UE, les États-Unis et le Royaume-Uni ne peuvent pas être réfutés (voir ci-dessous).


TOTAL pour l’UE/Royaume-Uni/États-Unis – 40 666 décès liés à l’injection de Covid-19 et 6 626 502 blessures signalées le 15 septembre 2021.


Alors que la censure des médias et du gouvernement prévaut, ces chiffres officiels (enregistrés) représentent un très faible pourcentage des chiffres réels relatifs aux décès et aux blessures [injuries]. Un très faible pourcentage de décès et de blessures attribuables au vaccin sera signalé/enregistré par les familles des victimes.

Nos enfants et adolescents meurent dans le monde entier

Étudiante au lycée Valabre de Luynes-Gardannem, Aix-en-Provence, France, Sofia Benharira, 16 ans, est décédée le 21 septembre, 7 jours après avoir reçu le vaccin mortel Pfizer. Crises cardiaques et thrombose.

Cela se produit partout dans le monde.

Les enfants et les adolescents meurent.

Image

 Soit les médias ne signalent pas les décès liés au vaccin, soit ils déclarent (avec autorité) que les décès sont attribuables au Covid-19.

Pfizer a un casier judiciaire

Et saviez-vous que Pfizer a un casier judiciaire aux Etats-unis (US Department of  Justice)?

Le « poison vaccinal » imposé au niveau de la planète entière est produit par une société pharmaceutique qui a été inculpée par le Département de la Justice (2009) pour « marketing frauduleux ».

La « commercialisation frauduleuse » d’un « vaccin » illégal et expérimental est un euphémisme.

Ce qui se passe aujourd’hui, c’est la « criminalisation pure et simple de l’appareil d’État » par laquelle les politiciens, les parlementaires et les hauts fonctionnaires du gouvernement sont régulièrement soudoyés, cooptés ou menacés de se conformer à un projet diabolique qui détruit littéralement la vie des gens dans le monde entier.

Pfizer tue nos enfants. Et nos gouvernements sont soudoyés par Big Pharma.

GAVI COVAX et le rôle de la Fondation Gates

GAVI COVAX financé par la fondation Gates est l’entité responsable de l’approvisionnement et de l’administration mondiales de doses de vaccin contre le Covid-19. En liaison avec l’OMS, l’ordre du jour est de vacciner complètement (plusieurs doses) plus de 7 milliards de personnes.

En Europe et en Amérique du Nord, les chiffres officiels indiquent qu’un grand pourcentage de la population a déjà été pleinement vaccinée [double dose], le Canada, l’Espagne, Israël, la Belgique, l’Uruguay, le Chili et la Chine en tête (voir la carte ci-dessous).

Ces chiffres sont-ils fiables ? On soupçonne qu’ils ont peut-être été manipulés par les gouvernements occidentaux, en vue de soutenir la campagne de propagande et de dissimuler les décès et les blessures subis par les vaccinés. De plus, les décès et les blessures liés au vaccin sont maintenant systématiquement attribués au Covid-19 comme principale cause.

Dans plusieurs régions du monde, l’imposition du vaccin fait face à une opposition féroce. En Inde, cette opposition concerne la Public Health Foundation India (PHFI), un soi-disant « partenariat public-privé » mis en place sous le gouvernement du Premier ministre Manmohan Singh en 2006, qui « a reçu des millions de dollars de financement de sociétés pharmaceutiques, de fabricants de vaccins et d’organisations philanthropiques douteuses », y compris la Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller, le Wellcome Trust, entre autres.

Dans l’État indien de l’Uttar Pradesh, avec une population équivalente à la moitié de celle de l’Union européenne, le programme de vaccination a été abandonné.

En Afrique subsaharienne, de larges secteurs de la population ont refusé le vaccin. Le pourcentage de la population vaccinée est extrêmement faible.

Les gouvernements occidentaux, les milliardaires et Big Pharma à la « rescousse des pays pauvres »

Et maintenant, dans une logique tordue, les budgets d’aide étrangère des « pays riches » sont utilisés pour financer la livraison plus de 1,8 milliard de doses du vaccin mortel aux pays en développement. (voir graphique 1).

Les pays développés utilisent leurs budgets « d’aide publique au développement » (APD) pour aider les pays du tiers monde à se procurer le vaccin, qui doit être injecté à une population pauvre.

Le graphique ci-dessous (Our World in Data) indique le nombre de doses du « vaccin » qui sont généreusement données dans le cadre des programmes d’aide des États-Unis et de l’UE aux pays en développement.

L’administration Biden a promis de livrer 570,4 millions de doses, dont 81,4 millions ont déjà été données et dont la livraison a déjà été prévue.

La Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen s’est engagée à fournir 525 millions de doses via GAVI CoVAX. La Commission européenne négocie actuellement avec Pfizer une livraison de plus de 1,8 milliard de doses.

D’autres pays occidentaux (dont plusieurs sont d’anciennes puissances coloniales) ainsi que le Japon (États membres de l’OCDE) se sont également engagés à fournir quelque 826,395 millions de doses aux pays du tiers monde (voir graphique ci-dessous).

L’APD (Aide publique au développement) « l’aide bilatérale » des pays riches est une relique de la période coloniale. Selon le Brookings Institute, « les pays riches ont l’obligation morale d’aider les pays pauvres à se faire vacciner ».

Quelle est cette obligation morale ?

« L’aide étrangère » va dans les poches de Big Pharma et des milliardaires, tout en répandant la mort et la destruction dans les pays pauvres.

Ce dont nous parlons est un « don » de plus de 1,8 milliard de doses de cette substance toxique, dont le résultat inévitable sera de précipiter le tiers monde dans l’abîme.

Où se trouvent les pays cibles ?

La plus grande partie de la population non vaccinée se trouve en Afrique, en Inde, dans certaines parties du Moyen-Orient et dans certaines parties de l’Asie du Sud-Est, ainsi que dans quelques pays d’Europe de l’Est et des Balkans. (Voir la carte ci-dessus, datée du 29 septembre 2021)

Suivez la « Route de l’argent »

Quel est le mécanisme relatif à l’achat et à la livraison de plus d’environ 1,8 milliard de doses du « vaccin » Covid-19 au tiers monde ?

La chaîne d’approvisionnement mondiale ainsi que le flux de paiements d’argent sont complexes. Les dons des pays riches prennent la forme d’un « achat » mis en œuvre via GAVI-COVAX qui est responsable de l’approvisionnement (de Big Pharma) ainsi que de la livraison aux pays en développement bénéficiaires.

Cela signifie que les fonds alloués à « l’aide publique au développement » (APD) par les pays riches qui ont historiquement été étiquetés comme un moyen de financer la réduction de la pauvreté et les programmes sociaux dans le tiers monde ont maintenant été réorientés pour financer l’achat d’environ 1,8 milliard de doses du vaccin mortel contre le Covid, pour livraison dans les pays pauvres qui ne peuvent pas se permettre de l’acheter.

Ironiquement, cela survient à un moment où le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a affirmé dans son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies (pour la forme, de façon réthorique) :

« nous devons réduire le fossé entre les riches et les pauvres, à l’intérieur et entre les pays ».

« L’Aide au développement » prend maintenant la forme de 1,8 milliard de doses d’une « substance toxique ». L’objectif déclaré de GAVI COVAX AMC est :

« se procurer des vaccins et aider à l’administration des PFR et des PRFI [pays en développement à faible revenu et à revenu faible à moyen] », soit près de la moitié de la population mondiale. (Voir l’AMC Gavi Covax)

Où va l’argent ?

La Fondation Gates (GF), en tant que principal partenaire fondateur de GAVI, joue un rôle stratégique dans la distribution mondiale de plusieurs milliards du vaccin contre le Covid-19 par l’intermédiaire d’une entité appelée GAVI COVAX AMC.

Depuis sa création en 2000, le GF a canalisé 4,1 milliards de dollars dans GAVI. Au Sommet mondial sur les vaccins 2020, Bill Gates « … a annoncé 1,6 milliard de dollars pour la prochaine période stratégique 2021-2025 de Gavi. En plus de ce financement, la Fondation a promis 150 millions de dollars américains à l’appui de l’AMC COVAX de Gavi pour assurer un accès équitable aux vaccins pour les économies admissibles à l’AMC. »

Des « pays riches », l' »argent de l’aide » destiné à aider les pays en développement est d’abord canalisé et déposé dans le mécanisme AMC GAVI COVAX parrainé par Gates qui agit en tant qu’intermédiaire.

L’argent est ensuite acheminé vers Big Pharma (y compris Pfizer) via GAVI-COVAX (qui exige des commissions et des mandats), c’est-à-dire que l’argent de l’aide va à la fois dans les poches de Big Pharma et de la Fondation Gates, y compris ses diverses filiales, sans oublier les politiciens qui sont corrompus pour accepter et se soumettre aux directives.

Quelle est l’ampleur de ce soi-disant programme d’aide ?

« Sauver des vies » dans les pays en développement implique un « accès équitable » à l »utilisation d’une « substance toxique ».

Pfizer facture actuellement aux gouvernements occidentaux 25,50 $ la dose pour le vaccin contre le Covid-19

Additionnez les chiffres : Le coût de 1,85795 milliard de doses du vaccin meurtrier déguisé en « aide bilatérale » est de l’ordre de 46,45 milliards de dollars. Cet argent (« de façon équitable ») va dans les poches de Big Pharma, les fondations milliardaires, avec de généreux pots-de-vin et des cadeaux [dons] en argent pour les politiciens et les scientifiques corrompus.

C’est un génocide

C’est diabolique : présenté en tant qu’initiative humanitaire de la part des gouvernements occidentaux, ces centaines de millions de doses du « vaccin meurtrier » via l’AMC COVAX de GAVI constituent une nouvelle vague de mortalité et de morbidité liées aux vaccins dirigées cette fois contre les peuples du tiers monde.

Ce projet s’accompagne des impacts mortels de la fermeture (partielle) des économies nationales des pays en développement accompagné d’un chaos social provoqué et initié en mars 2020 qui a déjà entraîné une vague d’extrême pauvreté, de famine et de désespoir dans l’ensemble des pays du tiers monde.

C’est un génocide mené à l’échelle mondiale.

Michel Chossudovsky

Lien vers l’article original en anglais:

People are Dying Worldwide: “Foreign Aid” to Finance 1.8 Billion Vaccine Doses. Western Governments, Billionaires and Big Pharma Come to the “Rescue of the Poor Countries”, le 7 octobre 2021.

Article traduit par Maya Ladouceur pour Mondialisation.ca 

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À propos de l’auteur

Michel Chossudovsky est un auteur primé, professeur d’économie (émérite) à l’Université d’Ottawa, fondateur et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), Montréal, rédacteur en chef de Global Research.

Il a entrepris des recherches sur le terrain en Amérique latine, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et dans le Pacifique et a beaucoup écrit sur les économies des pays en développement en mettant l’accent sur la pauvreté et les inégalités sociales. Il a également entrepris des recherches en économie de la santé (Commission économique des Nations Unies pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPA), FNUAP, ACDI, OMS, gouvernement du Venezuela, John Hopkins International Journal of Health Services (1979, 1983)

Il est l’auteur de douze livres dont The Globalization of Poverty et The New World Order (2003) – La mondialisation de la pauvreté,  America’s « War on Terrorism » (2005) – Guerre et Mondialisation, The Globalization of War, America’s Long War against Humanity (2015).

Il collabore à l’Encyclopédie Britannica. Ses écrits ont été publiés dans plus de vingt langues. En 2014, il a reçu la médaille d’or du mérite de la République de Serbie pour ses écrits sur la guerre d’agression de l’OTAN contre la Yougoslavie. On peut le joindre à [email protected]

Voir en anglais : Michel Chossudovsky, Notice biographique

Articles de Michel Chossudovsky sur Global Research

Articles en français de Michel Chossudovsky sur Mondialisation.ca

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 Laurence Muller-Bronn : Sénatrice du Bas-Rhin (apparentée LR) Commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable / Conseillère départementale du canton d’Erstein.

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Source via : Nouveau-Monde.ca

Liste complète des sénateurs ayants votés « pour »…

Viviane Artigalas
Alain Duffourg
Gisèle Jourda
Sebastien Pla
David Assouline
Jérôme Durain
Patrick Kanner
Émilienne Poumirol
Joël Bigot
Vincent Éblé
Éric Kerrouche
Angèle Préville
Florence Blatrix Contat
Frédérique Espagnac
Marie-Pierre de La Gontrie
Claude Raynal
Nicole Bonnefoy
Rémi Féraud
Jean-Yves Leconte
Christian Redon-Sarrazy
Denis Bouad
Corinne Féret

Annie Le Houerou
Sylvie Robert
Hussein Bourgi
Jean-Luc Fichet
Jean-Jacques Lozach
Gilbert Roger
Isabelle Briquet
Martine Filleul
Monique Lubin
Lucien Stanzione
Rémi Cardon
Fabien Genet
Victorin Lurel
Jean-Pierre Sueur
Marie-Arlette Carlotti
Hervé Gillé
Jacques-Bernard Magner
Rachid Temal
Yan Chantrel
Laurence Harribey
Didier Marie

Jean-Claude Tissot
Catherine Conconne
Jean-Michel Houllegatte
Serge Mérillou
Jean-Marc Todeschini
Thierry Cozic
Olivier Jacquin
Michelle Meunier
Mickaël Vallet
Michel Dagbert
Éric Jeansannetas
Jean-Jacques Michau
André Vallini
Stéphane Demilly
Patrice Joly
Marie-Pierre Monier
Sabine Van Heghe
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La prison électronique ou rien?

octobre 14th, 2021 by Dominique Muselet

J’ai participé autrefois à une expérience grâce à laquelle j’ai découvert un des principes fondamentaux de ce qu’on appelait la Création quand Dieu dirigeait nos vies.

L’animateur a mis toutes sortes d’instruments à la disposition d’un groupe de personnes n’ayant aucune connaissance musicale, puis il nous a demandé de jouer ensemble, a enregistré notre performance et nous l’a fait écouter. A la cacophonie du début, s’est substituée, en deux jours, une belle harmonie…

Et c’est là que j’ai compris que l’harmonie est le cœur de la Création. Il me semble que tout dans l’univers aspire à l’harmonie et que sans harmonie rien ne fonctionnerait. Ou du moins, il doit y avoir davantage d’harmonie que de désordre pour que ça marche.

Bon, je crois que nul ne niera qu’en ce moment l’harmonie est particulièrement mise à mal dans notre société. La polarisation, la « fracture » qui est le fonds de commerce des commentateurs stipendiés, a atteint des sommets. Au niveau international, le conflit s’intensifie entre l’Occident déclinant et le bloc eurasiatique montant. La guerre nucléaire menace. Les multinationales financiarisées et les politiciens qu’elles ont fait élire mènent une guerre impitoyable aux peuples, les riches aux pauvres, les covidistes aux réfractaires à l’ordre sanitaro-politique, les mondialistes au communautarisme, et au niveau local, les tribus nouvellement formées, se livrent de cruelles guerres de territoire et d’influence…

L’histoire de la création chez les Iroquois

La recherche d’harmonie est ce que personnellement j’appelle Dieu. Dans un ashram, en Inde, j’ai lu, dans la traduction d’un livre de prières sanskrites, que Dieu, c’est « ce qui tient tout ensemble ». Quand Jésus dit que Dieu est amour, il dit la même chose. L’amour n’est pas un sentiment, c’est l’action de créer ou de maintenir l’harmonie, l’unité, la paix. Le diable, c’est l’incarnation de tout ce qui divise. Jusqu’ici, l’univers est toujours là et nous aussi. Cela semble indiquer que, même si des morceaux de l’univers se désagrègent sans cesse, Dieu, la force « qui tient tout ensemble », triomphe encore, peut-être de justesse, mais il triomphe.

C’est ce qu’ont tenté de nous enseigner Jésus, Gandhi, Martin luther King et tant d’autres. Malheureusement, les États, nos nouveaux dieux, n’ont pas à leur disposition de grandes réserves d’amour. Du coup, ils choisissent le contrôle, la menace, la manipulation, la coercition, la punition, la prison, pour tenter de tenir tout ensemble. Il est vrai que leur but n’est pas non plus aussi désintéressé que celui du Dieu de Jésus, eux cherchent plutôt à se maintenir eux-mêmes, à nos dépens s’il le faut.

La dérive liberticide actuelle est bien documentée par de nombreux observateurs, même si le camp de l’Establishment tente de les faire taire par tous les moyens. Je ne vais pas y revenir. D’ailleurs, j’ai décidé d’ignorer désormais ce gouvernement et ses folies criminelles pour protéger ma santé mentale et ma paix intérieure. Ce qui m’intéresse ici, c’est d’essayer, à partir du présent, de nous projeter dans l’avenir.

Un des effets les plus inattendus de l’opération-Covid a été, à mon sens, de rebattre les cartes des alliances sur le terrain. Des gens et des groupes ont carrément changé de camp. Les Socialistes, certains écologistes, quelques Gilets jaunes et beaucoup de gens qu’on croyait tolérants et de bon sens ont révélé leur vrai visage en soutenant les mesures mises en place par les apprentis Big Brother, ou en en exigeant d’encore plus liberticides. On dirait qu’ils veulent passer de la libre circulation des personnes et des capitaux à la prison électronique pour tous (sauf pour eux évidemment).

De l’autre côté, des gens qu’on avait l’habitude de considérer comme des fashos comme Florian Philippot, ou qu’on tenait pour de nuisibles capitalistes ou des suppôts de la Caste, se sont révélés des défenseurs de la liberté tout à fait extraordinaires. Les irréductibles gauchistes diront que ces gens-là déguisent leur pensée pour tirer un profit personnel de la crise, mais moi j’ai tendance à croire que ceux qui risquent leur statut, leur emploi, leur vie, pour défendre la liberté, sont au moins aussi sincères que ceux qui hurlent avec les loups…

Et donc il n’est pas question que, pour plaire aux censeurs de tout bord, je me prive des analyses, des expériences et des enseignements de qui que ce soit.

Et je commence  derechef, ma descente aux enfers avec le conspirationniste, Giorgio Agamben, qui pose la question que beaucoup se posent :

Et si le passe sanitaire n’était pas une conséquence, mais la finalité ?

Auditionné par le Sénat italien le philosophe Giorgio Agamben a d’abord souligné une énorme contradiction dans la loi italienne:

 « Vous savez que le Gouvernement, avec un décret-loi spécial numéro ddl 44/2021 appelé « bouclier pénal » désormais converti en loi, s’est exonéré de toute responsabilité pour les dommages causés par le vaccin. 

Et la gravité de ces dommages résulte du fait que l’article 3 du décret en question mentionne explicitement les articles 589, 590 du Code pénal qui se réfèrent à l’homicide involontaire et… aux blessures par négligence (…)

Comment l’État peut-il accuser d’irresponsabilité ceux qui choisissent de ne pas se faire vacciner, alors que c’est le même État qui décline le premier, formellement, toute responsabilité pour les éventuelles conséquences graves ? »

 Puis il a répondu à la question soulevée plus haut :

 « Il a été dit par des scientifiques et des médecins que le passe sanitaire n’a aucune signification médicale en soi, mais sert à forcer les gens à se faire vacciner.

Je crois plutôt que l’on peut dire le contraire : c’est-à-dire que le vaccin est un moyen de forcer les gens à avoir un passe sanitaire. C’est-à-dire un dispositif qui vous permet de contrôler et de suivre, une mesure sans précédent, leurs mouvements.

Les politologues savent depuis longtemps que nos sociétés sont passées du modèle qu’on appelait autrefois de la « société disciplinaire » à celui d’une « société de contrôle » ; de société fondée sur un contrôle numérique quasi illimité des comportements individuels qui deviennent ainsi quantifiables dans un algorithme.

Nous nous habituons maintenant à ces dispositifs de contrôle, mais je vous demande : jusqu’où sommes-nous prêts à accepter que ce contrôle aille ? »

Thalès et la société de surveillance

J’enchaîne avec le libéral libertaire Éric Verhaeghe qui est lui aussi épinglé par le pape de la bien pensance comme « proche de la sphère conspirationniste ». Si son amour de la liberté peut le rendre aveugle aux méfaits de la propriété privée des moyens de production, il fait merveille dans la lutte contre l’hystérie covido-politico-sécuritaire. Interviewé par Rachel Marsden, Verhaeghe nous révèle que Thalès, le marchand d’armes, a énormément investi dans l’énorme marché d’avenir de l’identité numérique à travers sa filiale Idémia, avec les encouragements de l’État. Le passe sanitaire, que les gens sont soi-disant très heureux d’avoir, est, selon cette entreprise elle-même, la première étape de la construction d’une identité numérique à travers un wallet qui se terminera par les moyens de paiement (ce qui permettra à l’État et aux banquiers centraux de disposer de notre argent comme si c’était le leur !) Dans le monde dystopique qu’ils nous promettent, il faudra montrer ses papiers (enfin son code QR !) pour aller prendre un café ou l’autoroute, bref nous serons surveillés sans cesse et partout.

Selon Éric Verhaeghe, le Brexit et tous les mouvements souverainistes inquiètent la caste libérale occidentale mondialisée. Elle a donc décidé de neutraliser les effets du suffrage universel en utilisant des technologies numériques pour pérenniser sa domination sur nos sociétés. Le passe sanitaire est la première expérience de Crédit social dans le monde occidental. Il punit les dissidents et récompense les obéissants sous couvert de nous protéger, l’argument des castrateurs de tous les temps. En Chine, il est d’ailleurs prévu que les paysans, qui sont d’éternels mauvais payeurs, règlent leurs impôts à travers la reconnaissance faciale, efficace à 80/95%.

Cette surveillance répressive est déjà utilisée en entreprise grâce à la télémétrie, selon la Quadrature du cercle, qui échappe, on ne sait pourquoi, à la vindicte de Conspiracy Watch :

« l’employé·e data-driven n’a pour seule fonction que de maximiser ses performances et la plus-value qu’il ou elle produit pour le bénéfice d’une entreprise qui aspire à une omniscience quasi-divine (…) Amazon se distingue régulièrement en la matière, par exemple avec la surveillance des conducteur·ice·s de camions de livraisons par un logiciel d’intelligence artificielle aux États-Unis, l’usage d’un logiciel qui suit automatiquement l’activité de chaque personne en mesurant le nombre de colis scannés et qui peut décider de licencier automatiquement les moins productives ou encore, en 2018, le dépôt de deux brevets pour un bracelet permettant de surveiller les mouvements des mains des employé·e·s dans les entrepôts. »

 

Y a-t-il un antidote à la dérive totalitaire de la Caste ?

En principe tout excès génère son antidote, pas toujours pour le mieux d’ailleurs. Par exemple, la caste mondialiste a supprimé les frontières des États, résultat, les frontières se sont rapprochées au point d’envahir notre intimité (codes d’accès, codes secrets, passe sanitaire et autres passes, caméras, surveillance électronique, etc.)

C’est le sociologue Michel Maffesoli, dûment vilipendé par Street Press (dans la grande famille des gardiens du discours convenu, on se répartit les rôles) pour ses soi-disant liens avec l’extrême-droite, qui nous apporte ici des éléments de réponse dans un article intitulé : Comment l’idéal démocratique a été remplacé par l’idéal communautaire.

A la question de Durkheim : « Comment tient une société que rien ne transcende mais qui transcende ses membres ? »  Maffesoli répond : « Par le sentiment partagé. Le partage du sentiment est le vrai ciment sociétal ; il peut conduire au soulèvement politique, à la révolte ponctuelle, à la lutte contre l’exclusion, à la grève par solidarité, il peut également s’exprimer par ou dans la banalité courante. Dans tous les cas, il constitue un ethos qui fait que contre vents et marées, au travers des carnages et des génocides, le peuple se maintient en tant que tel, et survit aux péripéties politiques ».

Selon lui, « la standardisation mondiale » engendre une « accentuation des valeurs particulières » qui permettent de se « réapproprier son existence ». Les « petits réseaux fédérant de petits groupes existentiels » se multiplient. On constate une « émergence de l’idéal communautaire que la modernité s’emploie à nier ».

La réponse et l’antidote à la déshumanisation totalitaire que veut nous imposer la Caste, c’est de l’ignorer autant que possible et de s’unir et de se réunir partout avec ceux qui partagent notre sentiment, pour défendre des terres, des bâtiments, des idées, des acquis, des droits, des idéaux, ou pour échapper à l’esclavage de l’emploi et de la consommation, à l’isolement, à la précarité, à la robotisation, à la surveillance, ou pour expérimenter d’autres façons de vivre.

Bien sûr tout cela sera combattu pied à pied par la Caste au pouvoir, mais le mouvement est irréversible. Le balancier est reparti dans l’autre sens. Rien n’empêchera les liens de se tisser, les communautés de se former et la société de se régénérer, d’autant plus qu’il suffit que le positif l’emporte d’un iota sur le négatif pour que le désordre (la haine, l’envie, la division, l’exploitation) cède la place à l’ordre (l’harmonie, la coopération, la paix).

C’est ainsi que, comme le dit Maffesoli, « contre vents et marées, au travers des carnages et des génocides, le peuple se maintient en tant que tel, et survit aux péripéties politiques  ». 

Dominique Muselet, Montreuil, le 13 octobre 2021

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Vers une obligation vaccinale pour tous ? C’est en tout cas ce que suggère le groupe PS au Sénat, qui dépose une proposition de loi concernant la vaccination contre le Covid-19 ce mercredi 13 octobre. « Le pass sanitaire a été très efficace pour inciter les Français à se faire vacciner, mais cet effet-là est quasiment épuisé », a ainsi expliqué sur France Info le sénateur Bernard Jomier, également médecin généraliste, alors que la prolongation du pass sanitaire est présentée en conseil des ministres. (Lire la suite dans l’article  Covid-19 : les sénateurs PS veulent rendre la vaccination obligatoire, Le Point, le 13 octobre 2021)

Lettre aux sénateurs sur le projet d’obligation vaccinale pour tous en France :

Monsieur le Sénateur, madame la Sénatrice,

C’est aujourd’hui le 13 octobre que le sénat délibère et cela doit être selon la Vérité, les rapports scientifiques qui abondent et pour protéger les Français et nos enfants.

Nous, peuple français ,  avons élus les représentants du  PEUPLE , sénateurs et députés  pour nous protéger de toute infamie et intrusion  d’influences étrangères et  lobbyistes.

Nous vous avons ELU POUR nous représenter et GARDER la LOI la  CONSTITUTION  le BIEN , préserver la santé  et le BONHEUR  des Français et pour rien d’autre.

Nous refusons toute obligation vaccinale Covid adultes et enfants vu l’opacité sur les effets secondaires et le CONTENU des » vaccins Covid » et vu que ces soi-disant vaccins ne protègent ni de la transmission ni de la contamination (Mr  Véran devant le Sénat).

Et cela est de notoriété publique, scientifique et officielle.

Qui dont peut avoir  l’idée     irresponsable   de souhaiter  forcer  la  « vaccination » Covid-19  sur le peuple français sans  avoir consulté au moins les réelles dernières données de Eudra Vigilance et les  dernières études scientifiques internationales? Quelque sénateurs  ignorants de toute science récente ? et croyant que il a droit sur les corps  ? de tous les Français? Et de quel DROIT? Ceci est  totalement irresponsable et passible de poursuites.

Nous refusons tout obligation vaccinale Covid ( ces thérapies n’ayant RIEN  à voir avec les vaccins connus et obligatoires),nous appuyant notamment sur le DROIT  FRANÇAIS  et aussi  le CODE de NUREMBERG, nous refusons consciemment d’être les sujets d’une expérience,  dont les preuves de la grave nocivité sont DÉJA  établies scientifiquement, officiellement  et internationalement même si les médias font obstruction à  la vérité. Et à la science.

Nous refusons de prêter nos corps et ceux de nos enfants à des « expériences géniques à
protéine de pointe Spike reconnue toxique et cause de  coagulations sanguines ( Salk Institute avec des effets ADE démontrés par la science et de plus à base ARN Messager  et de  nano particules,  issues des labos de multinationales déjà condamnées dans le passé, dont les produits ne sont pas des vaccins mais des thérapies géniques au minimum, voire pire et sont en AMM (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33113270/) conditionnelle, qui ont déjà prouvé leurs dangers extrêmes en nombre de décès et d’effets secondaires graves sur les plateformes officielles; UE EUDRAVIGILANCE, VAERS  Etats unis, Yellow  Card England, en ISRAEL, etc.

De plus au cas ou des gens seraient malades du ‘ Covid’ et non des EFFETS  de ces poisons géniques non homologués, l’ivermectine  et d’autres molécules connues et sans danger sont  reconnues efficaces officiellement dans plusieurs pays.

NULLE part dans le monde un gouvernement n’a décidé la «vaccination covid obligatoire pour tous ».

De  plus ,  VOUS  VOUS  DEVEZ  d’étudier les donnes réelles  des décès et des EI GRAVES, c’est votre DEVOIR  et votre travail premier. Est ce aux citoyens de le faire a votre place?  Oui et bien nous le faisons avec  conscience.

Il  n’y a AUCUNE  raisons scientifique,  médicale, et surtout pas   politique à forcer ces injections  expérimentales sur la population  qui  a eu la sagesse d’attendre, ni d’accorder au gouvernement sa  ‘prolongation’  du ‘pass sanitaire’  vu que  les vaccinés sont TRANSMETTEURS et contaminants.

Il  faut au contraire aider les vaccinés à bien se porter cet hiver,  et laisser tranquilles les non « vaccinés » qui sont en ce moment les seuls français  SAINS et raisonnables, et vous le savez.

De nombreux avocats sont à  l’oeuvre dont le Comité International de Reiner Fullmich  comme vous le savez et cela ne va pas en rester là.

Des poursuites internationales sont en cours, au sujet  de ce crime contre l’Humanité  via des injections massives et expérimentales sur des millions d’êtres humains.

Le tribu des décès  et des vies brisées à jamais  dans le monde post » Vax covid  » (tous confondus) est énorme.

Israël a dit publiquement que 80 % des hospitalisés récents en 2021 très  malades étaient des vaccinés adouble dose de « vaccin ».

Nous vous remercions par avance de veiller à  garder la France, les Français, les enfants de tout dommage  corporel  et en sécurité  et aussi de décider de rendre sa liberté  au peuple français, tout  en protégeant les êtres fragiles  et laisser le pays revenir à la normale.

Sachez que NOUS, le PEUPLE  FRANCAIS, nous refusons consciemment et sciemment, avec un NON consentement ÉCLAIRÉ, ces expériences passibles du code de Nuremberg, code toujours valable et qui est largement utilisé et exprime dans le code civil français et les articles de LOI.

Merci au nom du peuple français

E. A. D.
Citoyenne française

*The Novel Coronavirus’ Spike Protein Plays Additional Key Role In Illness, Institure Salk, le 30 avril 2021.

Manifestants contre le projet de loi de la vaccination obligatoire devant le Sénat, le 13 octobre 2021.

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Lettre ouverte aux journalistes diffamateurs

octobre 13th, 2021 by Maryse Laurence Lewis

Ce texte a été motivé par la lecture d’un article rédigé par la psychologue Geneviève Beaulieu-Pelletier, publié dans le journal le Soleil.¹

Les gens qui refusent actuellement la vaccination, et dont on parle tant, sont en fonction dans les hôpitaux et les CHSLD. Contrairement aux journalistes des grands médias, leurs études englobent l’anatomie, la biologie, la connaissance des substances chimiques. De plus, même pour les préposés n’ayant pas cette formation, ceux-ci et le personnel soignant sont en contact direct avec les patients. Donc, mieux placés que quiconque pour savoir combien de malades décèdent réellement de la Covid-19 et combien de cas lui sont attribués par “co-morbidité”, alors que des centaines de patients sont hospitalisés pour des maladies respiratoires, cardiaques ou pour faiblesses immunitaires. Selon la Société Canadienne du Cancer, ce sont en moyenne 228 personnes par jour, au Québec et au Canada, qui meurent de cette maladie. (Des conspirationnistes, sans doute!) Excluant les cas habituels de mortalité par grippes saisonnières, malgré la vaccination effectuée chaque automne, depuis des années. Faites le compte et n’allez pas insinuer que ces causes de décès n’existent plus, et ne confondez pas les détections supposées de cas positifs d’avec les individus réellement atteints par un virus. ²

La publicité mensongère

Dans les publicités gouvernementales, radiodiffusées ou livrées par la poste aux citoyens, on affirme que la vaccination ne présente aucun risque. Même l’Organisation Mondiale de la Santé mentionne les effets secondaires possibles et les incertitudes. Sans doute, les journalistes des grands médias et le gouvernement ignorent-ils ce qu’est un choc anaphylactique ou le syndrome de Guillain Barré. Et on insulte ceux qui refusent la vaccination et qui, eux, savent la différence entre les quatre types de vaccins que l’on administre en ce moment. ³

De même, Mme Beaulieu-Pelletier affirme que les vaccins dérivent de techniques connues depuis longtemps. En ce qui concerne le vaccin des Chinois, oui. Ce sont d’ailleurs eux qui ont inventé le principe des vaccins, bien avant Pasteur! Dans “Les voyages de Potocki”, en 1791, cet aventurier polonais le confirme, durant un périple au Maroc, un père montrait fièrement son enfant vacciné, grâce au procédé utilisé en Chine et en pays musulmans pour contrer la variole. 4   

Si on parle de vaccin à virus inactivé ou atténué, oui, la technique est maîtrisée depuis longtemps. De vaccin à véhicule viral ou protéine recombinante, c’est plus récent, mais déjà testé. Quant aux doses de Moderna et Pfizer, toutes les deux utilisant un brin d’ARN, il est totalement faux de prétendre que cette technique est éprouvée et que les tests sur les humains sont achevés. Bill Gates n’est pas un philanthrope, il a investi dans tous les vaccins, sauf celui des Russes, et s’il se préoccupait de la santé des Africains, il n’aurait pas fait entreposer ses doses dans un hangar à 28 degrés Celsius, alors que même un congélateur ordinaire ne suffit pas à conserver adéquatement ces composés à l’ARN. 

L’Esprit critique, c’est justement savoir rejeter les sites farfelus et s’informer au-delà des médias subventionnées par des entreprises privées et des monopoles financiers. Et surtout, se renseigner auprès des scientifiques qui ne sont pas en collusion avec les entreprises pharmaceutiques. Celles-ci ont d’ailleurs exigé des États de ne jamais être tenues responsables de l’inefficacité ou des dommages entraînés par leurs vaccins. De plus, si les vaccins s’avéraient si efficaces, le peu d’individus non vaccinés ne pourraient contaminer ceux qui ont reçus les deux doses, et auxquels on en proposera une troisième, une quatrième… Étant donné qu’il existe une cinquantaine de laboratoires de niveau P4 où l’on conserve les pires virus, cette histoire n’aura de fin que lorsqu’on les interdira.

Si j’en avais les moyens, j’initierais un procès en diffamation et pour non respect de la neutralité journalistique, entre autres, à Mme Marie-Andrée Chouinard et à Richard Martineau, à Mme la Bien-Pensante psychologue, ainsi qu’aux responsables d’Info-sectes qui confondent les gens lucides et les  instigateurs de groupes ésotériques. Ces journalistes trahissent leur rôle de média d’information en ne présentant pas les arguments des gens qui s’opposent à la vaccination obligatoire. Ils sont incapables de justifier ou décrire les particularités des vaccins, ne sont aptes qu’à insulter ceux qui savent pourquoi ils ne désirent pas devenir cobayes pour des entreprises n’ayant rien de philanthropiques. Les gens qui défendent la liberté de recevoir ou de refuser le vaccin, lié à la Covid, ne sont pas des ignorants aux prises avec des problèmes psychologiques. Au lieu de confondre les amateurs de sectes, les visionnaires d’extraterrestres et autres fabulateurs d’avec les gens conscients, formés en médecine ou en biologie, Mme Beaulieu-Pelletier ferait mieux de soigner de véritables complotistes et pervers tel que Klaus Schwab, le fondateur du Forum Économique Mondial et les membres de la Fondation Rockefeller. Le premier publiant sans censure des élucubrations transhumanistes dans sa “Quatrième révolution industrielle” et les seconds ayant financé les recherches eugénistes avant, pendant et après la période nazie. Quant à la « théorie conspirationniste » de volonté de réduction de la population, faites une recherche sur l’initiative de Henry Kissinger et son Memorendum-200. Des femmes et aussi des hommes pauvres, de l’Inde, du Brésil, du Pérou, entre autres, ont été stérilisés grâce au Fonds des Nations-Unies pour la Population. Un travail parfois effectué à une vitesse digne d’une usine performante, comprenant des dommages collatéraux sous forme de décès. Sur le site officiel, on parle de contraception, de prévention, jamais de charcuterie en série. 5

À l’ensemble du personnel soignant que l’on menace de congédiement, je suggère donc de s’allier au groupe CSAPE qui demande à la Cour Pénale Internationale de juger les responsables de la crise actuelle pour crime contre l’humanité. 6

Maryse Laurence Lewis

 

Notes -Références :

1. https://www.lesoleil.com/actualite/science/neuf-barrieres-psychologiques-derriere-le-refus-de-la-vaccination-314dc917f0c619c1956b5396bbdf5f51

2. https://cancer.ca/fr/research/cancer-statistics/cancer-statistics-at-a-glance

3. https://www.who.int/fr/news-room/q-a-detail/coronavirus-disease-(covid-19)-vaccines?adgroupsurvey

4. Jean Potocki, Voyages, Éditions Garnier-Flammarion, publication de 2015.

5.1 https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9rilisation_contrainte

5.2 ://pdf.usaid>pdf_docs>PCAAB500 (document qui se télécharge)

6. https://www.csape.international/

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La France face à un rebond record de faillites en 2022

octobre 13th, 2021 by Philippe Rosenthal

Après 2 ans de recul, les défaillances d’entreprises au rebond en 2022 en France (+40%) et dans le monde (+15%)», titre Euler Hermes pour la publication de ses prévisions, en évoquant les vagues de faillites d’entreprises à venir.

Pourtant, le même jour que la parution de l’expertise de l’assureur-crédit, Libération déclare: «l’Insee s’attend à une nette baisse du taux de chômage à 7,6% fin 2021».

L’entreprise France tirée d’affaire? Selon Libération en date du 6 octobre, «la dernière note de conjoncture de l’Institut de la statistique [Insee] confirme que l’économie française s’est bien remise [de la Covid-19] avec une croissance qui repart et un chômage à un point de moins qu’avant la crise». Le quotidien français rajoute, «courbe de croissance retrouvée, créations d’emplois en hausse… Sortie relativement préservée du choc Covid-19 grâce à sa mise sous perfusion d’aides publiques pendant plus de dix-huit mois, l’entreprise France paraît bel et bien tirée d’affaire et le spectre d’une crise majeure semble un peu plus s’éloigner au profit d’une nette reprise qui ramène l’économie à ses niveaux de fin 2019».

Libération, qui a écrit son article exactement le même jour que la parution des prévisions très sombres de Euler Hermes, a même certainement lu un peu rapidement l’étude de l’Insee. Déjà le titre de l‘étude de l’Insee publiée, elle aussi, ce 6 octobre annonce des tensions dans l’économie: «Après l’épreuve, une reprise rapide mais déjà sous tensions». Libération continue dans l’euphorie: «Bonne nouvelle du jour selon les conjoncturistes de l’Insee: le taux de chômage rapporté à la population active a continué à baisser à 7,6 % au 3e trimestre 2021, contre 8 % au 2e trimestre. Il serait ainsi inférieur de près d’un point à son niveau d’avant-crise (8,5 %) sur la même période de 2019. Et à un niveau historiquement bas depuis 2008. On entend déjà les «cocorico» du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire…»

Des faillites records et un chômage record. Non, ce n’est pas une bonne nouvelle pour les Français et l’économie française. Le scénario qui se pointe pour 2022 est très mauvais. Les pouvoirs publics ont réussi à aider les entreprises à surmonter la crise liée à la Covid-19 grâce à de nombreuses mesures publiques de soutien, mais comme l’explique Maxime Lemerle, Directeur des recherches sectorielles et défaillances chez Euler Hermes, «la suite dépendra de la façon dont les autorités débrancheront les aides au cours des prochains mois».

Selon Euler Hermes, le retrait des mesures publiques de soutien devrait déclencher une normalisation progressive des défaillances d’entreprises et prévoit une hausse des défaillances à l’échelle internationale de +15% en 2022, après deux années de recul prononcé. Alors que chez les émergents d’Afrique par exemple, les niveaux de défaillances pré-crise seront rattrapés dès cette année, en Europe Centrale et Orientale, ainsi qu’en Amérique Latine, le retour à la normale surviendra en 2022, souligne Euler Hermes.

Un pays sous perfusion. Euler Hermes estime que les dispositifs publics français ont permis d’éviter plus d’une défaillance d’entreprise sur deux en France pour 2020. La question est de savoir ce qu’il se passera en France quand la perfusion sera débranchée. Ana Boata, Directrice de la recherche économique d’Euler Hermes annonce la couleur: «Nous prévoyons un fort rebond des défaillances en France en 2022, de l’ordre de +40%». Elle précise que «ce rebond ne sera pas suffisant pour rattraper les niveaux de 2019».

Des prévisions dépendantes des facteurs du marché. 5 indicateurs dicteront, selon l’assureur-crédit, l’évolution des défaillances d’entreprises dans les prochains mois: La dynamique de la reprise économique mondiale jouant sur les mesures publiques de soutien; Le rythme de retrait des mesures publiques de soutien, qui aura un impact sur le rythme auquel les entreprises devront puiser dans leurs trésoreries pour financer leur activité; La situation des «zombies pré-covid-19», qui ont été artificiellement maintenues à flot par les mesures publiques de soutien, mais aussi des entreprises fragilisées par l’explosion de la dette relative à la crise; La détérioration de la santé financière des entreprises, à laquelle s’ajoute les problématiques de soutenabilité de la dette; La reprise rapide des créations d’entreprises. Euler Hermes souligne que les secteurs où les entreprises, qui ont été créées pour répondre à des besoins immédiats pendant la crise (livraison à domicile par exemple), ont une viabilité incertaine.

Philippe Rosenthal

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L’Iran, cap stratégique eurasiatique et traitement médiatique

octobre 13th, 2021 by Mikhail Gamandiy-Egorov

L’alliance avec la Chine, l’annonce de la signature prochaine du partenariat stratégique avec la Russie, influence régionale la plus importante dans son histoire contemporaine et pleine intégration dans l’OCS – confortent une fois de plus l’idée que toutes les tentatives occidentales à faire isoler l’Iran – représentent un échec absolument évident.

Les grands bouleversements en cours sur l’arène internationale, propres à l’ère multipolaire, se déroulent alors que l’establishment occidental et Etats affiliés les regardent uniquement en qualité d’observateurs, sans aucune capacité à pouvoir changer la donne. Chose d’ailleurs tout à fait logique compte tenu du fait que d’un point de vue ne serait-ce que de chiffres – la véritable communauté internationale se trouve bel et bien dans l’espace eurasiatique, sans oublier les partisans du concept multipolaire dans d’autres régions du monde.

Le cas de la République islamique d’Iran est une fois de plus très révélateur de toute la contradiction politico-médiatique à l’Ouest, qui d’un côté se retrouve forcé à reconnaitre les événements en cours, tout en maintenant une ligne de description qui ne correspond pas aux nouvelles règles internationales.

«L’Iran et la Russie vont signer un partenariat stratégique», annonce RFI. En indiquant dans le même article que Téhéran regarde vers l’est et que la signature dudit accord est prévue dans les prochains mois, après un accord similaire signé avec la Chine.

Le média hexagonal en question, orienté très principalement sur le grand public africain (qui représenterait d’ailleurs un peu plus de 80% de son auditoire), mentionne pourtant dans le même article qu’étant «étouffé par les sanctions occidentales, et alors que la reprise des négociations de Vienne sur le programme nucléaire patine, l’Iran tente de sortir de son isolement par l’est».

Ce passage mérite quelques commentaires. Tout d’abord, il serait juste de rappeler que l’Iran ne regarde pas vers l’est, mais a bel et bien choisi, et ce depuis déjà un bon moment l’orientation stratégique axée sur l’alliance avec la Chine et la Russie. De même que dans le cadre de l’intégration dans le grand espace eurasiatique, notamment au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

En parlant d’ailleurs «d’isolation», ce sont au contraire les USA, principaux initiateurs avec Israël de ces tentatives vis-à-vis de Téhéran, qui s’étaient retrouvés largement isolés à l’ONU lorsqu’ils ont tenté à faire prolonger l’embargo sur les ventes d’armes à destination de l’Iran. Ayant dû faire face au double véto sino-russe. Et même à l’abstention de ses alliés d’Europe occidentale.

En ce qui concerne le dossier du nucléaire iranien – ici aussi Téhéran s’est positionné en force, ayant imposédes conditions à la partie étasunienne pour un retour éventuel à l’accord en question.

Par ailleurs, on arrive même à déceler une contradiction nette venant de RFI avec leurs confrères de France 24, la chaine de télévision promouvant les intérêts hexagonaux orientée sur l’international, qui pratiquement au même moment publie un article qui parle d’un Iran «incontournable» dans les affaires de l’Irak voisin, notamment dans le cadre des élections législatives anticipées dans ce pays. Le même média parle même d’une «mainmise» iranienne sur son voisin.

Ce ne serait pas un peu beaucoup pour un pays prétendument «isolé»? Alliance avec deux des trois principales puissances mondiales que sont la Chine et la Russie, adhésion au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai regroupant la moitié de la population mondiale, omniprésence dans les affaires régionales, notamment en Irak, développement actif des relations avec d’autres régions du monde, parmi lesquelles l’Amérique latine et l’Afrique, pour ne citer que cela…

Le souci de cette contradiction dans le traitement médiatique occidental, c’est qu’on soit arrivé à une étape plus qu’intéressante dans la géopolitique internationale, et le traitement des médias occidentaux qui en ressort. D’un côté – les vieux démons de l’unipolarité s’accrochent jusqu’au bout dans les rédactions de l’Occident – maintenant la répétition des notions promues par les élites politiques concernées. D’un autre – les changements majeurs au niveau mondial des dernières années n’arrivent tout simplement plus à passer inaperçus. Restera à observer comment les médias occidentaux, surnommés le mainstream, continueront à traiter la réalité tout simplement et résolument multipolaire dans les affaires internationales.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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7+2+x=15 : l’équation interdite des attentats du 13 novembre

octobre 13th, 2021 by François Belliot

Alors que s’est ouvert le 9 septembre 2021 au Tribunal judiciaire de Paris, sur l’île de la Cité, le procès des attentats du 13 novembre 2021, l’occasion nous semble justifiée de publier six pages consacrées à ces événements, extraites de notre ouvrage, paru fin juillet 2021 aux éditions le Retour aux Sources : Le massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible, intitulé « addendum : une omission gravissime de la commission d’enquête sur le massacre du Bataclan » (p. 72 à 79).

Le titre sibyllin que nous avons choisi pour le présent article : 7+2+x=15, une équation à une inconnue très facile à résoudre, suggère que les commissionnaires ont laissé de côté – sciemment ou involontairement, c’est ce que nous allons examiner – une pelote fondamentale qu’il était pourtant un jeu d’enfant de démêler. Il nous a semblé tout aussi opportun, en complément, de rapporter des productions et publications récentes ou qui nous avaient échappé au moment de la publication de notre ouvrage, susceptibles d’enrichir le débat, qui est très loin d’être clos, et dont des aspects nouveaux surgissent régulièrement dans les médias ou ailleurs.

Nous évoquerons ainsi, dans une seconde partie (1/2), un documentaire de Francis Gillery diffusé sur Arte le 3 septembre 2021, intitulé Les ombres du Bataclan, qui revient en détail sur cette omission, et qui a suscité une très vive quoique trompeuse polémique, jusque dans les murs du Tribunal judiciaire de Paris, où il a été cité par des avocats des parties civiles le 10 et le 22 septembre derniers ; également le livre de George Fenech, ancien président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, intitulé Le procès et publié le 25 août 2021, qui prétend résumer l’affaire en déminant certains de ses aspects les plus polémiques, en oubliant malheureusement l’entêtante équation.

Nous avons enfin jugé utile d’évoquer dans un article annexe, même si la relation ne saute pas aux yeux, l’histoire incroyable de l’ancien directeur de la Police Judiciaire de Paris, Bernard Petit, et son ouvrage autobiographique Secrets de flic, publié en juin 2018, dans lequel il raconte notamment sa très brutale mise à l’écart, le 4 février 2015, alors qu’il avait « organisé la traque des frères Kouachi, pisté Amedy Coulibaly, et donné l’assaut contre l’Hyper Cacher », comme il l’écrit lui-même.

Le massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible, publié aux éditions le Retour aux sources en juillet 2021, premier ouvrage de synthèse critique sur cet événement, décortiquant à la fois la couverture médiatique de l’événement, son exploitation politique, le (non) travail de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, enfin la mascarade judiciaire du procès des attentats de janvier 2015 qui a enfin eu lieu à l’automne 2020

Première partie : Une omission gravissime de la commission d’enquête sur le massacre du Bataclan (p. 72 à 79)

« Comme je suis en train de mettre la dernière main à cet ouvrage, je viens de découvrir, fin juin 2021, un peu par hasard BI Brigade d’Intervention, de Laurence Beneux, publié début 2020 aux éditions du cherche-midi, qui relate l’histoire, le fonctionnement, et la composition de la Brigade d’Intervention (BI), unité d’intervention d’élite de la police nationale rattachée à la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC), dépendant comme la BRI-PP de la Préfecture de Police de Paris. Mme Beneux, qui se présente comme une bonne connaisseuse des services de police et de gendarmerie, confesse elle-même en préambule que cette unité lui était totalement inconnue jusqu’alors. Créée en 1998, dédiée au maintien de l’ordre, avec les contraintes spécifiques de la ville de Paris, ses spécialités sont la surveillance des points hauts et le tir de précision, la varappe sur les façades et les structures métalliques, la surveillance des catacombes, la formation de colonnes d’assaut pour les interventions musclées en milieu fermé. De 2011 à 2014, le BI a été dirigée par un officier chevronné du RAID qui l’a rapproché des standards des unités d’intervention d’élite.

Brigade d'intervention, livre trop méconnu de Laurence Beneux publié début 2020 aux éditions du ChercheMmidi
Brigade d’intervention, de Laurence Beneux, publié aux éditions du Cherche-Midi début 2020, une lecture indispensable concernant un aspect complètement occulté du massacre du Bataclan
Quitte à m’écarter encore une fois du sujet principal du présent ouvrage, à savoir le massacre de Charlie Hebdo, cet addendum de dernière minute me semble indispensable pour jeter une lumière encore plus crue sur les méthodes de la commission d’enquête parlementaire, et d’autant plus qu’il me permet d’ajouter une pièce fondamentale à la polémique concernant l’intervention des unités d’élite de la police nationale (BRI et RAID) au Bataclan le soir du 13 novembre 2015. Il s’agit d’un point qui aurait dû obligatoirement être mentionné dans le rapport de la commission d’enquête publié le 5 juillet 2016, et les quelques traces qui en restent dans les auditions contenues dans le volume 2 permettent de reconstituer ce qui doit être regardé une omission gravissime.

Si la plupart des personnes qui ont un peu étudié ce dossier sont au courant de la polémique sur le non déclenchement de la FIPN1 pour la neutralisation des terroristes le soir du 13 novembre au Bataclan, et sur l’ordre donné aux six militaires de la force Sentinelle de ne pas intervenir, peu savent le rôle crucial joué par la BI ce soir-là, et le rôle encore plus salvateur qu’elle aurait pu avoir si elle n’avait pas été empêchée d’intervenir.

Suivons Mme Beneux dans son exposé des faits, en citant trois extraits de son ouvrage :

1) « Il a fallu moins de dix minutes aux six policiers de la Brigade d’Intervention qui étaient dans Paris ce soir-là, pour rejoindre leur base et s’équiper. Ils sont prêts à partir quand ils apprennent à la radio, à 21h30, que des coups de feu retentissent dans plusieurs endroits de la ville ; ils font le lien avec les événements du stade de France. Les attaques se déroulent dans l’est de la capitale, c’est-à-dire de leur côté. Ils appellent leur état-major pour l’informer qu’ils sont sur le départ, mais celui-ci refuse et leur donne l’ordre d’attendre. Ils suivent donc à la radio l’enchaînement des événements : les fusillades qui se succèdent dans Paris, sur les terrasses, devant le Bataclan, dans le Bataclan. Tout ceci se déroule non loin de leur base, ils peuvent être sur place en cinq minutes. Ils sont formés à l’intervention, ils étaient à l’Hyper Cacher, ils ont les armes, les protections balistiques, gilets, casques lourds et boucliers. Et ils attendent qu’on les autorise enfin à partir…

Les minutes passent, cinq, dix, vingt… L’impatience des policiers monte. L’un d’entre eux a appelé des collègues, quai des Orfèvres, à la Brigade de Recherche et d’Intervention, qui lui répondent ne rien savoir.

Les opérateurs de la BI recontactent leur état-major, mais son directeur leur ordonne à nouveau de ne pas bouger. Il leur affirme être au courant de la situation, mais qu’on n’a pas besoin d’eux pour l’instant.

Ce nouveau refus, Tristan2 l’a senti venir. « J’en ai un peu voulu au policier qui a téléphoné, m’explique-t-il. Je lui avais dit de faire la demande par radio pour que tout le monde entende. L’officier de l’état-major n’aurait pas pu dire non, parce que c’est lui qui allait essuyer les reproches, après… Et quand tout le monde a entendu, on ne peut pas dire que ce n’est pas vrai. »

En novembre 2015, la capitaine de la BI est une femme. Elle décide de prendre sur elle et ordonne à ses hommes de partir au QG de la BRI-PP, au 36, quai des orfèvres. Elle ne les envoie pas sur les lieux de l’attaque, ce qui aurait été un indiscutable acte de désobéissance vis-à-vis de son état-major, mais au moins les opérateurs de la brigade d’intervention seront à pied d’œuvre pour partir avec la BRI-PP. Il faut bien mesurer que l’initiative est courageuse. Comme on a vu, dans la police, l’obéissance inconditionnelle est souvent mieux vue qu’une décision intelligente.

Les opérateurs de la BI foncent (littéralement, ils remontent les quais à 160 km heure) vers les locaux de la BRI et, quelques minutes plus tard, ils sont sur le parking, dans leur voiture, en tenue d’assaut et équipés. Ils voient leurs collègues arriver les uns après les autres en civil, qui montent se changer. Il est 22 heures, ils attendent encore… Quelques minutes plus tard, une colonne de six opérateurs de la BRI est prête. Son chef a de bonnes relations avec les policiers de la BI et voit l’intérêt de renforcer son équipe avec ces six effectifs expérimentés, équipés, qui rongent leur frein depuis une heure. » (p.100)

2) « La colonne, constituée, de six membres de la BI et de six membres de la BRI-PP, part enfin au Bataclan. En ce qui concerne les premiers, trois bons quarts d’heure ont été perdus. Vers 22h15, ils se garent à proximité de la salle de spectacle, derrière une petite cour où les services de secours ont installé les blessés. Ils organisent la colonne et grappillent des informations. Ils progressent avec prudence vers l’entrée du Bataclan. » (p.103)

3) « demeure cette question lancinante : y aurait-il eu moins de morts si on avait laissé venir tout de suite les six tireurs d’élite équipés de la BI, qui se trouvaient à cinq minutes de là ? Y aurait-il eu moins de blessés ? Moins de vies brisées… ?

Peut-être pas… Peut-être que si…

C’est à cause de l’interdiction, inexpliquée, d’intervenir rapidement au Bataclan, imposée à la BI que vous devez lire ce livre. Les autres problèmes auxquels les policiers ont été confrontés n’auraient pas suffi à les faire sortir de leur réserve s’il n’y avait eu ces délais imposés durant les attentats. C’est la goutte d’eau qui a décidé certains policiers à sortir de ce silence très ancré dans la culture policière. Malgré les risques de rétorsion auxquels ils s’exposent de la part de leur hiérarchie.

« Le temps perdu pour partir au Bataclan, on le pardonnera jamais », me dit l’un d’eux. A tort ou à raison, ils pensent que ce délai qui leur a été imposé avait pour principale motivation « l’ego », « les ambitions politiques » qui sévissent parmi les huiles de la police.

« On nous a ordonné de ne pas nous rendre sur les lieux parce que le commissaire qui dirige la BRI [NDA : il s’agit de Christophe Molmy] voulait que personne ne parte sans lui. Il voulait être vu. Il voulait la médaille, spécule un policier.

« Non, c’est pas lui qui décide de déclencher la Brigade anti commando [NDA : nom originel de la BRI] ou pas, proteste un autre. C’est le préfet. Sauf que là, il est au stade de France en train d’assister au match. Donc c’est un commissaire coordinateur qui a freiné… »

Bref, personne ne sait exactement qui est responsable du temps perdu ou même pourquoi la FIPN, qui permet au chef du RAID de prendre la direction des opérations, n’a pas été activée dans des circonstances aussi graves.

Il y a par contre consensus chez tous les opérateurs d’intervention que j’ai entendus. Tous pensent que les commissaires des grosses sections, les directeurs, sont souvent des politiciens carriéristes, qui ont « le bras long » et qui se préoccupent d’image bien avant de se préoccuper de la sécurité des gens. Il y a des exceptions, mais cette qualité n’est pas prêtée au commissaire responsable de la BRI-PP, qui est unanimement détesté de tous les policiers de terrain à qui j’ai pu parler, quel que soit le service auquel ils appartiennent.

Reste que c’est leur état-major qui a donné l’ordre d’attendre au six opérateurs de la BI, prêts à partir, le soir du Bataclan. Reste que c’est leur état-major, encore, qui a envoyé à leur rédacteurs des rapports qu’on avait amputés des lignes mentionnant cette attente contrainte, parce qu’il n’était pas « utile » de préciser ces détails3.

Des membres de l’enquête parlementaire ont rendu visite à la BI, mais elle n’est pas citée spécifiquement dans le rapport d’enquête. » (p.116)

De façon surprenante, le volume 1 de synthèse ne mentionne en effet la BI qu’incidemment, dans la note 119 pour être précis, en se contentant de rapporter l’existence de cette unité.

Il en est un peu plus question dans le volume 2 compilant le verbatim autorisé des auditions.

On devine qu’il en est question une première fois lors de l’audition du patron du RAID Jean-Michel Fauvergue. George Fenech lui demande combien d’effectifs la BRI comptait quand il est arrivé au Bataclan :

« M. le président Georges Fenech. Combien d’hommes dans cette équipe ?

M. Jean-Michel Fauvergue. Sept ou huit.

M. le président Georges Fenech. On entend parler de sept ou de quinze, sans savoir exactement ce qu’il en est.

Son adjoint Eric Heip abonde dans son sens :

M. Éric Heip, commissaire divisionnaire, adjoint au chef du RAID. Je suis assez affirmatif sur la taille du groupe BRI présent sur place. Mon homologue de la BRI, avec qui je prends contact dès mon arrivée sur le site, me demande, dans un premier temps, de positionner des « appuis feu », c’est-à-dire un soutien avec des armes longues pour faciliter la progression des groupes. Très rapidement, il me demande de compléter sa colonne, parce qu’elle n’est pas complète. Ce sont donc les effectifs du RAID sous mon autorité qui vont compléter cette colonne, dont l’effectif, à ce moment-là, n’était pas de quinze.

Comme cet écart énorme intrigue, Éric Heip se fait plus précis dans ses explications : « L’écart qu’il peut y avoir dans la comptabilisation des effectifs tient à la manière de les prendre en compte. La colonne d’assaut de la BRI comptait sept fonctionnaires, mais il y avait aussi sur place des effectifs de la brigade anti-criminalité et de la section de sécurisation, qui sont intégrés dans la brigade anti-commando sans pour autant constituer des colonnes d’assaut. C’est comme si, lors d’un déplacement, le RAID prenait sous son étiquette les effectifs de la BAC. »

Quand on a à l’esprit la rivalité entre le RAID et la BRI-PP pour le contrôle des opérations au Bataclan le soir du 13 novembre, sur fond de non déclenchement de la FIPN, et en émettant l’hypothèse que les hommes du RAID étaient parfaitement au courant de la distinction à faire entre la BI et la BRI, et de l’annexion des hommes de la BI par le chef de la BRI pour gonfler artificiellement ses effectifs, on peut supposer que Fauvergue et Heip en faisant mine de n’avoir vu que sept hommes de la BRI, entendent mettre en difficulté Christophe Molmy qui sera auditionné le lendemain. Justement, quelle va être la réponse de l’intéressé à la même batterie de questions ?

M. le président Georges Fenech. À 21 h 25 commence la tuerie des terrasses, d’abord au Petit Cambodge et au Carillon, puis, à 21 h 49, au Bataclan avec trois terroristes. Par qui êtes-vous prévenu et quelles mesures prenez-vous, puisque nous sommes là sur votre ressort territorial ?

M. Christophe Molmy. Je ne suis pas prévenu des fusillades sur les terrasses de café dans des délais très courts. Je ne suis au courant, jusqu’à 21 h 47, que des attentats au Stade de France. Dès que j’apprends, par ricochet là aussi, que des tirs se sont produits dans Paris, j’active la Force d’intervention rapide (FIR) de la BRI, la première, la plus rapide. Les membres de la FIR ont leur matériel chez eux afin de pouvoir se projeter immédiatement. »

M. le président Georges Fenech. La FIR est composée de sept fonctionnaires, c’est bien cela ?

M. Christophe Molmy. Pas du tout, nous étions quinze, précisément.

M. le président Georges Fenech. Quinze fonctionnaires composent la FIR que vous activez ? » (…)

M. le président Georges Fenech. Combien étiez-vous ?

M. Christophe Molmy. Quinze en comptant le médecin.

M. le président Georges Fenech. N’êtes-vous donc pas sept normalement ?

M. Christophe Molmy. Non, nous devons être douze au minimum et nous sommes quinze en comptant le médecin, le dépiégeur d’assaut et le chef de service.

(…)

M. le président Georges Fenech. Nous poserons de nouveau la question au commandant du RAID [ NDA : la question ne sera jamais posée. George Fenech et les trente députés de la commission d’enquête n’ont ainsi jamais pu résoudre la difficile équation à une inconnue suivante : 7+2 +x = 15 (ou 6+3+x), et ce malgré les énormes indices fournis par Eric Heip.] puisque, quand il arrive vers 22 h 50, il déclare trouver sur place sept fonctionnaires de la BRI.

M. Christophe Molmy. Sur ce point je serai très péremptoire. Je trouve même aberrant qu’un commandant du RAID vous explique combien nous étions. Je suis chef de service, j’étais sur place à 22 h 15 avec quinze fonctionnaires et, à 22 h 20, nous avons commencé nos investigations ; nous avons été rapidement rejoints par une autre lame et l’ensemble de la BRI nous a rejoints aux environs de 22 h 40, 22 h 45.

Ce qui est parfaitement clair, c’est que Christophe Molmy ne tient absolument pas à mentionner que six des hommes qui composaient la colonne d’assaut « de la BRI » qui a risqué sa vie en prenant d’assaut la pièce où s’étaient retranchés les deux terroristes, étaient des membres de la BI et non de la BRI. Il ne tient absolument pas non plus à ce qu’on sache que si sa colonne panachée qu’il menait est effectivement arrivée la première sur les lieux, avant celle du RAID, six hommes de la BI auraient pu intervenir une demi-heure plus tôt en tant que primo intervenants – si lui ou des membres de son état-major ne le leur avaient pas expressément interdit. Et ce qui est véritablement aberrant, c’est que les commissionnaires aient à l’évidence pris soin de censurer cet énorme raté, en laissant ce problème de sept ou quinze à l’état d’énigme, sans mentionner le rôle fondamental et héroïque des hommes de la BI le soir du 13 novembre, en évitant de pousser plus loin Christophe Molmy dans ses retranchements. Cette censure a également permis qu’aucun responsable de la BRI n’ait à rendre compte d’un ordre de non intervention réitéré, comme on a pu le lire, sans lequel le massacre eût sans doute été d’ampleur bien moindre, puisque, sans aucune contestation possible, les six hommes de la BI auraient débarqué devant le Bataclan, équipés et opérationnels, moins de cinq minutes après les premiers tirs à l’extérieur de la salle de spectacle. Si une décision aussi scandaleuse avait été rendue publique, autrement dit si les commissionnaires avaient fait correctement leur travail, au lieu de se perdre pendant des dizaines et des dizaines d’heures dans de vaines polémiques, comme le non déclenchement de la FIPN le soir du 13 novembre, Christophe Molmy, fait chevalier de la légion d’honneur en juillet 2015 à l’indignation des hommes de la BI à qui on avait fait miroiter cette distinction après le 13 novembre, aurait sans doute subi, en raison de ses mensonges, au mieux de ses demi vérités, un sort encore plus indigne que celui de Jean-Michel Fauvergue, débarqué en mars 2017 pour une ridicule affaire de bouquin du médecin du RAID ayant brûlé la politesse à celui de la BRI4, ou pire encore, du patron du 36 quai des Orfèvres Bernard Petit, annihilé professionnellement le 3 février 2015 pour une obscure affaire de viol du secret de l’instruction qui n’a toujours pas été jugée à ce jour (septembre 2021), et dont nous rapporterons l’incroyable histoire dans un article ultérieur complémentaire.

L’expression « Brigade d’Intervention », avec son acronyme entre parenthèses (BI) ; n’apparaît en fait comme telle une seule fois dans tout le volume 2, dans la bouche du préfet de police Michel Cadot et du directeur de la police judiciaire Christophe Sainte lors de leur audition à huis clos du 23 mars 2016.

M. le président Georges Fenech. Nous avions donc 40 fonctionnaires de la BRI, auxquels s’ajoutent ceux des BAC.

M. Michel Cadot. Bien sûr, mais qui ont agi en primo intervenants et qui ne sont pas des services spécialisés.

M. le président Georges Fenech. Non, en effet, ils sont venus en renfort.

M. Michel Cadot. Tous les primo-intervenants faisaient partie des renforts, lesquels doivent garantir le périmètre de sécurité et préserver la zone d’exclusion et la zone de sécurité – le deuxième périmètre. Puis il y a des forces spécialisées pour intervenir dans un contexte aussi complexe que celui dont il est question avec, notamment, une prise d’otage.

M. le président Georges Fenech. Nous avons donc 40 fonctionnaires de la BRI à 22 heures 40.

M. Michel Cadot. Ensuite, nous avons la brigade d’intervention (BI), intégrée structurellement à la BRI quand une action est déclenchée.

M. Christian Sainte, directeur de la police judiciaire. Il y a eu trois vagues. La Force d’intervention rapide (FIR) est arrivée dans un premier temps.

M. le président Georges Fenech. À savoir les quinze premiers.

M. Christian Sainte. Ce sont en effet les quinze premiers. Les 25 suivants sont arrivés vingt minutes plus tard. Arrivent parallèlement des fonctionnaires de la BI qui s’agrègent à ceux de la BRI. Si bien qu’au total, nous comptons quelque 70 hommes.

L’explication de Christian Sainte est alambiquée mais sans équivoque pour le lecteur non averti et un peu perdu dans cette jungle d’acronymes et de noms propres : l’impression donnée est que les « fonctionnaires » de la BI sont arrivés après, rien ne laissant penser qu’ils auraient pu intervenir en tout premiers.

Revenons pour finir à notre sujet : cet addendum nous permet d’affirmer que la commission d’enquête parlementaire est complètement passée à côté, non pas d’un seul mais d’au moins deux dysfonctionnements d’une extrême gravité, s’il ne s’agit que de dysfonctionnements, l’un ayant rendu possible le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, le second ayant contribué très probablement contribué à alourdir dans des proportions inconnues le massacre du Bataclan. Dans les deux cas, la commission d’enquête a œuvré à la protection de fonctionnaires haut placés qui au minimum auraient dû être exposés sur la place publique, comme les médias adorent le faire tous les jours avec les « complotistes », et révoqués ou poursuivis pour faute grave ou complicité [comme ce sera le cas pour Bernard Petit, dont nous rapporterons ultérieurement l’incroyable histoire]. »

Comme il est d’usage pour ce genre de révélation, le livre de Laurence Beneux, potentiellement explosif, a été complètement ignoré par les médias, solidaires, comme pour l’affaire Helric Fredou, avec leurs frères et cousins de la politosphère. En termes de recension, on ne peut relever qu’un entretien d’une demi heure sur Sud Radio le 18 février 2020, et un excellent article d’Amaury Brelet pour Valeurs actuelles publié le 31 janvier 2020 et intitulé « Retard de l’assaut au Bataclan : le livre explosif sur les policiers de la brigade d’intervention qui accuse ».

Nota bene : fin de l’extrait de Massacre de Charlie Hebdo, l’enquête impossible. (p. 72 à 79)


L’unique interview de Laurence Beneux à propos de son ouvrage, le 18 février 2020, sur Sud Radio

Dans la seconde partie de ce 7+2+x=15, nous reviendrons sur le documentaire de Francis Gillery, Les ombres du Bataclan, diffusé par Arte le 3 septembre 2021, qui revient sur cette omission cruciale de la commission d’enquête parlementaire, et a suscité une vive quoique trompeuse polémique dans les médias et jusque dans les murs tribunal de Paris ou se tient pour de longs mois encore le procès des attentats du 13 novembre 2015.

François Belliot

Notes :

1.La Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN) a été créée en 2009, dans l’hypothèse de la perpétration d’actes meurtriers extrêmement graves dans la capitale. Il s’agit d’une structure temporaire, déclenchée par le ministre de l’Intérieur, après sollicitation du Préfet de police qui demande le feu vert du ministre. Son objectif est de donner unité et cohérence à l’intervention des deux unités d’intervention possiblement concurrentes. Le patron du RAID en prend la direction, le chef de la BRI devenant aussitôt son adjoint. La primauté du RAID s’explique par le fait qu’il s’agit d’une unité essentiellement dédiée à l’intervention, tandis que la BRI est une unité de police judiciaire. Elle dispose d’une équipe d’intervention rapide (ERI), dont les hommes effectuent des exercices comparables à ceux des hommes du RAID, mais on n’est pas au même niveau de professionnalisme pour ce qui concerne l’intervention. La FIPN a été déclenchée pour la première fois le 9 janvier 2015, lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher, avec l’aval du DGPN, du préfet de police Michel Cadot, et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. L’assaut de l’Hyper Cacher a ainsi été déclenché par le RAID et la BRI placés sous l’autorité du patron du RAID Jean-Michel Fauvergue. 

2.Tous les prénoms des hommes de la BI cités dans son ouvrage ont été modifiés par Laurence Beneux afin de ne pas attirer sur eux les foudres de la haute hiérarchie policière, aussi impitoyable avec ceux qu’elle considère comme des troufions qu’elle est coulante avec les huiles et les chouchous dociles, le tout dans l’opacité et l’impunité les plus complètes. 

3.Ce comportement de « leur état-major » n’est pas sans évoquer le rapport modifiable qui sera exigé de Sandra Bertin, la cheffe du centre de supervision urbain de Nice (CSU), qui gère toutes les caméras de surveillance de la ville, à la suite des attentats de Nice du 14 juillet 2016. Cf François Belliot : « l’activité de Daech en France (base de données)/ 24 juillet 2019, l’affaire Sandra Bertin », francoisbelliot.fr, 30/07/2020

4.Nous résumons cette histoire dans notre ouvrage , p.52 à 57

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La santé des Français mérite mieux que cette association de malfaiteurs.

Initialement, l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) appartenait à chaque État membre. Un règlement de 1993, remplacé par un règlement de 2004 régulièrement modifié, a institué une agence d’évaluation : l’Agence européenne des médicaments (EMA).

L’EMA se compose d’un conseil d’administration de 36 membres, dont la plupart représentent les États membres (le plus souvent le directeur ou président de leur agence nationale). Le conseil d’administration nomme un directeur exécutif entouré de sept comités d’experts.

L’agence fait partie de la vaste catégorie des organismes plus ou moins décentralisés, aux dénominations elles-mêmes variables (agence, office, observatoire, etc.) créées pour conseiller la Commission européenne sur des sujets techniques.

La Commission, en sa qualité d’institution politique, reste libre de suivre ou non ces conseils, et c’est elle qui octroie l’AMM. Mais, l’EMA disposant de la compétence d’expert, surtout dans le domaine médical, joue un rôle préparatoire crucial.

Cela semble invraisemblable, mais le budget de fonctionnement de cette agence (346 millions d’euros) provient à 85,70 % de redevances payées par l’industrie pharmaceutique et à seulement 14,30 % de financements publics de l’Union européenne…

En tant qu’agence de la Commission européenne, les obligations de l’EMA en matière de transparence et d’accès aux documents découlent de directives stipulant que tout document détenu par l’EMA dans le cadre de ses activités est de fait un document public.

Dans les faits, la revue Prescrire a montré que l’EMA refuse de communiquer de nombreux documents, et que ceux qui sont transmis sont largement caviardés.

Son manque de transparence a été dénoncé lors de son refus d’indiquer aux députés les bases sur lesquelles les laboratoires à l’origine des vaccins ont été choisis et le montant des prix payés pour ces vaccins.

La “prévisibilité” de l’EMA est si grande que l’industrie américaine nous l’envie, notamment le « think tank » néoconservateur Pacific Research Institute, financé par l’industrie des bio technologies, qui milite pour toujours moins d’intervention des pouvoirs publics. Et pour cause ! Dès le lendemain de son départ de l’EMA en 2011, le directeur exécutif Thomas Lönngren, rejoint le conseil d’administration de NDA Ltd, société de lobbying au service des firmes pharmaceutiques, qui l’a recruté en tant « qu’influenceur de premier plan« .

Le pantouflage ou « revolving doors » est un fléau. Dans un secteur de la santé à la fois très lucratif et très réglementé, les firmes ont un grand intérêt à placer leurs hommes dans les agences publiques et à mettre en place cette stratégie d’entrisme.

L’italien Guido Rasi a ensuite été nommé directeur de l’EMA en 2011, puis forcé a démissionné par la Justice européenne pour conflit d’intérêt non déclaré, avant d’être renommé à nouveau directeur de l’EMA en 2015.

L’actuelle directrice, Emer Cooke, a passé sept ans au sein de l’EFPIA, le principal lobby de l’industrie pharmaceutique en Union européenne qui organise des rencontres au Parlement européen avec des représentants de GSK, Roche, Novartis, Pfizer…

Un audit européen de la Cour des comptes de 2012 confirme de graves problèmes de conflits d’intérêt au sein de l’EMA (et de 3 autres agences : l’EASA (sécurité aérienne) l’EFSA (sécurité alimentaire) et l’ECHA (sécurité vis-à-vis des produits chimiques).

Le rapport pointe de graves irrégularités, la direction de l’EMA favorisant la présence, dans les comités scientifiques, d’experts en conflit d’intérêts avec les compagnies pharmaceutiques dont ils évaluent les produits.

Le Canard Enchaîné a révélé que certains experts de l’EMA sont salariés ou possèdent des actions dans les entreprises pharmaceutiques dont ils sont censés évaluer les produits lucratifs.

Des lanceurs d’alerte ont dénoncé ce problème :

« Depuis des mois, notre entreprise rémunère discrètement un expert pour qu’il fasse le lobbying de notre produit. La rémunération est exorbitante, mais le plus grave est qu’il officie comme expert à l’EMA. »

Dans l’affaire du Mediator, l’Inspection générale des affaires sociales a mis en cause plusieurs experts français, qui siégeaient à l’Agence européenne du médicament, dans l’interdiction tardive du Mediator et le drame sanitaire consécutif.

L’EMA propose elle-même, en toute opacité, aux firmes pharmaceutiques, des « conseils scientifiques » facturés pour les aider à faire passer leur dossier de demande d’AMM, notamment conditionnelles, comme celles des vaccins anti-covid (AMMc).

Or, les médicaments mis sur le marché de manière accélérée le sont souvent au détriment de la qualité de l’évaluation clinique. Pire, cette évaluation n’est pas suffisamment complétée non plus après commercialisation.

Un rapport de 2017 note « une acceptation générale de la corruption » au sein de l’EMA et :

– une acceptation générale de la corruption
– des structures de gestion inefficaces
– des mécanismes de financement inappropriés
– une répartition inégale des ressources

« L’industrie pharmaceutique tient fermement les rênes d’une vaste machine de lobbying, richement dotée, qui dispose d’un accès presque systématique aux décideurs de la Commission […] et des institutions bruxelloises, y compris l’EMA ».

En juin 2020, l’EMA prend la décision d’autoriser le remdesivir de Gilead.

La revue Prescrire commente : “Une fois de plus, l’EMA a manqué de rigueur dans sa relation avec les firmes, aux dépens des patients et soignants, laissés dans l’incertitude.”

Au mois d’octobre, suite à cette décision a priori insensée, la Commission signe un contrat mirobolant avec Gilead, alors que l’industriel vient de prendre connaissance de la dernière étude de l’OMS qui invalide l’efficacité de son traitement.

La santé des Français mérite mieux qu’une dictature sanitaire, elle mérite un pôle public des médicaments, une expertise publique transparente et indépendante, un processus décisionnel démocratique, et des politiques de santé intelligentes, bienveillantes et non coercitives.

Tribune tirée d’un fil Twitter, avec l’aimable autorisation de son auteur

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12 octobre 2021: Il y aura 50 ans le 25 octobre que la République populaire de Chine a fait son entrée à l’ONU, 22 ans après la révolution chinoise, pendant que 1/4 de l’humanité n’avait pas de représentation à l’ONU. La résolution 2758 a été adoptée à une majorité de 76 pour, 35 contre avec 17 abstentions. Parmi les votes contre figuraient notamment les États-Unis, l’Afrique du Sud de l’apartheid, la Grèce des colonels, le Japon qui avait occupé la Chine pendant tant d’années, Israël, l’Arabie Saoudite. Le Canada a voté en faveur de l’entrée de la Chine populaire. La résolution qu’on lit au complet dans cette émission dit notamment:

« le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l’Organisation des Nations unies, ainsi que l’expulsion immédiate des représentants de Tchang Kaï-chek du siège qu’ils occupent illégalement à l’Organisation des Nations unies et dans tous les organismes qui s’y rattachent. »

Le 28 février 1972, les États-Unis (Président Nixon) et la Chine (Président Mao) publient le communiqué de Shanghai, qui dit notamment:

« — La progression vers la normalisation des relations entre la Chine et les États-Unis est conforme aux intérêts de tous les pays ; (…)
— Les deux parties souhaitent réduire le danger d’un conflit militaire international ;(…)

La partie chinoise réaffirme sa position : La question de Taïwan est le problème clé qui entrave la normalisation des relations sino-américaines ; le Gouvernement de la République populaire de Chine est l’unique gouvernement légal de la Chine ; Taïwan est une province chinoise, qui a été restituée à la patrie, il y a longtemps ; la libération de Taïwan relève des affaires intérieures de la Chine, dans lesquelles aucun autre pays n’a le droit d’intervenir ; et toutes les forces et installations militaires américaines doivent être retirées de Taïwan. (…)

La partie américaine déclare ceci : Les États-Unis réalisent que les Chinois des deux côtés du détroit de Taïwan soutiennent tous qu’il n’y a qu’une Chine et que Taïwan fait partie de la Chine. Le gouvernement américain n’élève pas de contestations à propos de cette position. Il réaffirme l’intérêt qu’il porte au règlement pacifique de la question de Taïwan par les Chinois eux- mêmes. Ayant cette perspective en vue, il affirme l’objectif final qui est de retirer toutes les forces et installations militaires américaines de Taïwan… »

Jooneed Khan rappelle le contexte de cette résolution historique, gagnée de chaude lutte et qui a changé la géopolitique mondiale pour toujours. Il déplore le refus des pays occidentaux de respecter leurs engagements d’alors et de mener une politique belliqueuse et dangereuse à l’égard de la Chine.

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La Pax Americana a toujours été un personnage secondaire dans un film d’apocalypse zombie.

La Pax Americana est en fait « L’éternel retour des morts-vivants ». La « Pax » n’a jamais été en ordre ; War Inc. règne. La fin de la Seconde Guerre mondiale a conduit directement à la Guerre froide. Le moment unipolaire était un arc allant de la première guerre du Golfe au bombardement de la Yougoslavie. Le 11 septembre a lancé la Guerre mondiale contre le Terrorisme (GWOT), rebaptisée Opérations de Contingence à l’Étranger (OCO) par l’équipe Obama. Nous entrons maintenant dans la Guerre froide 2.0 contre la Chine.

Ce que l’ancien analyste de la CIA Ray McGovern décrit de façon mémorable comme le MICIMATT (complexe militaro-industriel-congressionnel-renseignement-médiatique-académique-think tank) n’a jamais fait de « Pax ». Ils font la guerre, à l’unisson, comme « Les Chevaliers qui disent “Ni !” » – le sens de l’humour en moins.

Prenez ce chevalier pour le Council on Foreign Relations (CFR), le cœur de la matrice de l’establishment. Le CFR est spécialisé dans le diviser pour régner de Kissinger. Et cela s’applique, à la pelle, au partenariat stratégique Russie-Chine.

Les chevaliers affirment massivement l’évidence : « la puissance chinoise doit être contenue ». Ils vendent l’actuelle débâcle impériale en série comme de « grandes manœuvres stratégiques », dans une salade mélangée de Gramsci et de Lampedusa qui se perd dans la traduction : un « nouvel ordre » (conçu par l’Empire) est en train de naître via « tout doit changer pour que tout reste pareil » – privilégiant l’Empire.

D’autres Chevaliers proposent même la notion ridicule que l’actuel POTUS, un véritable zombie télécommandé par un téléprompteur, est capable de concevoir une « politique étrangère pour la classe moyenne », comme si le MICIMATT approuverait jamais un projet visant à « faire progresser la prospérité du monde libre dans son ensemble ». Le « monde libre » vient d’être stupéfait par la « prospérité » offerte à l’Afghanistan pendant 20 ans de « bombardements vers la démocratie ».

Et puis il y a les chevaliers britanniques, qui devraient au moins connaître leurs Monty Python par cœur, qui se plaignent de l’illibéralisme et des « régimes créés par Xi et Poutine », qui « s’effondreront » et seront remplacés par « l’anarchie et de nouveaux despotismes ». La même vieille fierté anglophone mélangée à une ignorance perçante. Oh, ces « tyrannies » asiatiques qui menacent l’élan civilisationnel de l’homme blanc.

Nous vivons tous dans un sous-marin australien

Jusqu’à récemment, seuls les P5 – les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies – possédaient des sous-marins à propulsion nucléaire. L’Inde a rejoint le club, et plus tard que tôt, l’Australie.

Tous les grands acteurs savent que la prochaine guerre américaine ne concernera pas des îles éloignées du Pacifique. Taïwan, cependant, est un jeu de balle complètement différent. L’AUKUS concerne principalement Taïwan.

L’AUKUS a été finalisé au sommet du G7 à Carbis Bay en juin dernier. C’était une affaire de Boys Club anglos, discutée exclusivement par la troïka Biden-BoJo-Morrison – et excluant comme il se doit le Japon, même si Tokyo a dégainé une épée de samouraï en criant son intention de soutenir Taïwan.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas eu de fuites des petits détails contenus dans l’AUKUS. Il n’y a que de la propagande. Pourtant, il est déjà clair que l’AUKUS va bien au-delà de la construction de sous-marins nucléaires australiens. Canberra aura également accès aux Tomahawks, aux Hornets et fera même partie de la recherche américaine sur les missiles hypersoniques.

Mais ensuite, dans un lapsus, le ministre australien de la Défense Peter Dutton a dévoilé le jeu : L’AUKUS permettra de moderniser « l’infrastructure à Perth, qui sera nécessaire au fonctionnement de ces sous-marins. Je m’attends à ce que nous voyions… des accords de location ou des opérations conjointes plus importantes entre nos marines à l’avenir ».

Traduction : Perth sera une base avancée pour les sous-marins américains à propulsion nucléaire et porteurs d’armes nucléaires.

Pourquoi l’AUKUS maintenant ? Revenons à la Seconde Guerre mondiale – et à la même vieille géopolitique caricaturale des puissances insulaires maritimes anglo-saxonnes bénignes opposées au « méchant » cœur de l’Eurasie.

La Seconde Guerre mondiale était la solution pour empêcher simultanément l’Allemagne de dominer l’Atlantique et le Japon de dominer l’Asie-Pacifique (au fait, c’est la terminologie correcte : « Indo-Pacifique » est le langage de l’Empire).

L’alliance Allemagne-Japon visait à créer une alliance qui serait prédominante dans le cœur de l’Eurasie. Aujourd’hui, l’Empire du Chaos est lentement mais sûrement expulsé du Heartland de l’Eurasie – cette fois par le partenariat stratégique Russie-Chine.

Ceux qui ont des connaissances techniques de l’autre côté du Beltway – pas les Chevaliers – savent que les États-Unis ne font pas le poids face à la Russie hypersonique. Pourtant, les Américains pensent qu’ils peuvent rendre la vie insupportable à Pékin.

L’establishment américain permettra à la Chine de contrôler le Pacifique occidental sur leur cadavre. C’est là qu’intervient l’instrumentalisation de l’Australie.

Une grande question est de savoir quel sera le nouveau rôle des Five Eyes. Avec l’AUKUS, le club anglophone a déjà dépassé le simple partage de renseignements et l’espionnage des communications. Il s’agit d’un pacte militaire entre Trois Yeux.

Selon la composition de son nouveau gouvernement, l’Allemagne pourrait devenir un Sixième Œil – mais dans un rôle subordonné. Avec l’AUKUS, l’OTAN dans son ensemble, tout juste sortie de sa spectaculaire débâcle afghane, ne devient guère plus qu’un vassal semi-pertinent. Tout est question de puissance maritime.

L’AUKUS est en fait un Quad Plus, l’Inde et le Japon, les Asiatiques de la cinquième colonne, n’étant autorisés à jouer que le rôle de simples vassaux, une fois de plus.

La guerre avant 2040

Il n’est pas surprenant que la première évaluation technique et stratégique concise de l’AUKUS soit russe, écrite par Alexander Timokhin et publiée dans Vzglyad, étroitement lié aux renseignements du GRU. Voici, fournie par John Helmer, une traduction anglaise essentielle.

Les points clés :

– les sous-marins supplémentaires créeront une menace sérieuse et additionnelle ; « le problème de la lutte contre les forces sous-marines ennemies deviendra assez aigu pour la Chine ».

– Géographiquement, « l’Australie peut bloquer complètement la connexion entre la Chine et l’océan Indien ».

– L’Australie ne respectera les délais que si elle déploie « plus de sous-marins par an que les Américains ».

– Il est « possible de faire rapidement de l’Australie un pays doté d’une flotte de sous-marins ». Ces « investissements gigantesques et ces virages politiques brusques ne se font pas comme ça. L’hégémonie des Anglo-Saxons dans le monde est sérieusement ébranlée ».

Et cela nous amène à l’inévitable conclusion : « Il faut reconnaître que le monde est au bord de la guerre ».

Avant même l’évaluation stratégique de Vzglyad, j’avais soumis les délires d’un autre chevalier du Beltway – largement loué comme un sage – à un analyste du renseignement de la vieille école, dissident de l’État profond. Son évaluation était sans pitié.

Il m’a écrit : « La logique géopolitique veut que l’alliance Chine-Russie ait été déterminée comme étant contraire aux intérêts des États-Unis, tout comme l’alliance Mao-Staline. La SEATO et l’OTAN sont reproduites. Le traité entre l’Angleterre, l’Australie et les États-Unis fait partie du rééquilibrage du Pacifique, ou d’une nouvelle SEATO. L’OTAN fait partie de la compensation contre la Russie et la Chine en Europe ».

À propos de ce qui pourrait nous attendre, il a noté que « le coup d’État contre les États-Unis, l’Australie, l’Angleterre et l’OTAN serait une alliance franco-russe visant à briser l’OTAN et à isoler l’Allemagne. La Russie a approché sans succès l’Allemagne, et pourrait maintenant approcher la France. La perte de la France mettrait effectivement fin à l’OTAN ».

Il voit l’AUKUS tout apprêté et n’ayant nulle part où aller : « En l’état actuel des choses, la Chine commande le Pacifique et l’Australie et la Grande-Bretagne ne signifient rien. La Russie peut envahir l’OTAN en deux semaines, les missiles hypersoniques de nos adversaires peuvent détruire tous les aérodromes de l’OTAN en cinq à dix minutes et la bataille pour l’Europe serait terminée ».

Il est catégorique : « Les États-Unis ne peuvent pas projeter leur puissance dans le Pacifique. Les missiles des sous-marins chinois achèveraient la flotte américaine en un rien de temps. La question des sous-marins australiens n’est vraiment pas pertinente ; si la CIA avait une organisation qui vaille quelque chose, elle saurait que nos adversaires peuvent déjà repérer et détruire nos sous-marins nucléaires sans la moindre difficulté. L’ensemble de la marine américaine est obsolète et sans défense contre les missiles russes ».

Et il y a pire – du moins pour les chevaliers pom-pom girls : « Le F-35 est obsolète. L’armée de l’air est largement inutile, car les missiles russes et chinois peuvent achever leurs aérodromes ou leurs porte-avions en un rien de temps. L’armée américaine est plus inutile que l’armée française avec sa ligne Maginot. Les chefs d’État-Major interarmées sont payés moins de 200 000 dollars par an et sont des talents de second ou troisième ordre. Les États-Unis sont un navire en perdition ».

En supposant que ce soit vraiment le cas, la guerre – nucléaire – contre la Chine dans le Pacifique occidental, prévue par le Beltway pour la seconde moitié des années 2030, serait terminée avant même d’avoir commencé. Taïwan pourrait même faire partie de la Chine d’ici là – une conséquence du fait que Pékin propose toujours des échanges économiques à tous, alors que Washington « propose » toujours la guerre.

Une chose cependant ne changera jamais : Les chevaliers qui disent « Ni ! » chantant les louanges de la Pax Americana dans l’indifférence totale de la plèbe indisciplinée.

Pepe Escobar

 

Article original en anglais :

The Living Dead Pax Americana. War Inc. Rules. Cold War 2.0 against China

source : https://www.strategic-culture.org

Traduit par Réseau International

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12 octobre 2021: Le cas de Mme Meng Wanzhou n’est pas unique. Alex Saab, un diplomate vénézuélien, est en prison au Cap vert depuis plus de sept mois. Comme pour Mme Meng, il s’agit d’une personne arrêtée à la demande des États-Unis dans une autre tentative d’appliquer, illégalement, les lois des États-Unis à l’extérieur de ce pays, au-delà de ses frontières.

Alex Saab vit dans des conditions extrêmes en prison. Il vient de recevoir un appui de taille: l’Association du Barreau africain.

John Philpot, avocat spécialisé en droit international, explique les tenants et aboutissants de cette détention illégale.

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« On ne sait jamais le jour où son voisin devient fou ».

Vieux proverbe africain

Depuis le début de la crise, les gouvernants et les médias occidentaux tentent de nous faire croire que leur stratégie sanitaire « confinement — pas de traitement — tout vaccin » est la meilleure et la seule possible.

Mais certains pays africains par choix et/ou nécessité ont fait autrement et s’en sont plutôt bien trouvé. Nous analysons ici l’évolution du Covid dans différents pays africains selon leurs stratégies.

Les faits bruts : nombre de cas et mortalité

En Afrique, un peu plus de 8 millions de cas (3 % du total mondial) et 200 000 morts Covid (4 % du total mondial) ont été recensés alors qu’elle regroupe un peu plus de 17 % de la population mondiale.

Le nombre de cas est certainement sous-estimé du fait de l’insuffisance chronique de tests, aussi nous nous concentrerons dans cette analyse sur la mortalité Covid. Rappelons d’emblée que sur les 200 000 morts africains, environ 45 % des morts déclarées l’ont été dans un seul pays, l’Afrique du Sud.

Compte tenu de la population de 1,3 milliard, la mortalité Covid africaine globale est de 153 par million (80/million en excluant l’Afrique du Sud), soit 12 à 22 fois plus faible qu’en France qui en compte près de 1800 par million.

Cette très faible mortalité africaine est d’autant plus inattendue que les systèmes hospitaliers sont bien plus médiocres que le nôtre, qu’ils manquent chroniquement de médicaments et de médecins et que très peu d’Africains (moins de 3 %) ont été vaccinés.

D’ailleurs depuis le début de la crise les médias avertissent de l’imminence d’une catastrophe Covid dans ce continent[1][2][3][4] et nos gouvernants voudraient leur imposer la thérapie génique.

Comment expliquer cette évolution inattendue ?

La population de l’Afrique dépasse 1,3 milliard d’humains, essentiellement composée de jeunes.

Le pourcentage des plus de 65 ans varie de 2,5 % (Tchad) à 8 % (Tunisie), alors qu’il atteint 20 % en Europe et 17 % aux USA.

Comme la très grande majorité des victimes du Covid se recrute parmi les plus de 65 ans, la proportion des malades à risque en Afrique est d’environ quatre fois inférieure à celle de l’Europe et peut ainsi explique une partie de la sous-mortalité constatée.

Mais après correction par l’âge, les Africains bénéficient encore de 3 (si on intègre l’Afrique du Sud) à 7 fois moins (en l’excluant) de morts Covid par million d’habitants.

Le climat, les modes de vie, les moindres contacts internationaux pourraient aussi expliquer une plus petite partie du sous-risque africain.

Mais l’explication la plus plausible est liée à l’utilisation quotidienne des antipaludéens

La comparaison des cartes de la mortalité Covid et de l’incidence de paludisme montre que les pays dont la population exposée au paludisme prend des antipaludéens chaque jour bénéficient d’une mortalité Covid beaucoup plus faible que les autres.

L’éventuel rôle protecteur du climat tropical sur la mortalité Covid parfois évoquée est rendu peu vraisemblable par la carte des mortalités mondiales qui montre que les pays tropicaux d’Amérique du Sud (où le paludisme ne sévit pas et dont les populations ne prennent pas d’antipaludéens) souffrent autant du Covid que ceux d’Amérique du Nord et d’Europe.

Comme rien ne permet d’imaginer que le paludisme puisse protéger du Covid, l’hypothèse la plus plausible est l’effet bénéfique des traitements antipaludéens au long cours sur le Covid.

Les pays dont les populations prennent des antipaludéens tous les jours bénéficient d’une mortalité 10 à 200 fois inférieure à celle de la France

comme :

  • le Nigéria (13/M soit 135 fois moins),
  • le Mali (26/M soit 68 fois moins),
  • le Congo (10/M soit 176 fois moins),
  • le Tchad (11/M soit 170 fois moins),
  • le Cameroun (58/M soit 30 fois moins que la France),
  • le Niger (8/M soit 220 fois moins),
  • la Côte d’Ivoire (24/M soit 74 fois moins),
  • la Guinée (30/M soit 61 fois moins),
  • le Sénégal (116/M soit 16 fois moins)

Les populations du Maghreb, comme celle de l’Afrique du Sud, ne prenaient pas d’antipaludéens avant l’arrivée du Covid.

En Algérie, dès mars 2020, les autorités sanitaires algériennes ont recommandé le protocole Raoult qui a été largement utilisé.

Au 10 octobre 2021, la mortalité cumulée ne dépasse pas 138/M soit 13 fois moins que la France. Le 31 mai 2121 à 19 h sur « Canal Algérie », un membre du comité scientifique algérien, a employé le terme de « curatif » concernant ce traitement.

Au Maroc, le gouvernement qui avait initialement fortement milité pour la chloroquine n’a plus conseillé ce traitement après les mises en garde infondées de l’OMS. Au 10 octobre 2021 la mortalité cumulée atteint 392/Million.

La Tunisie a suivi les recommandations de l’OMS et suspendu l’utilisation de la chloroquine en mai 2020. Cet arrêt a été suivi par la progression de la maladie et l’apparition des premiers décès. Au 10 octobre 2021 la mortalité Covid atteint 2117/M.

L’Afrique du Sud ne souffre pas de paludisme et n’utilisait pas d’antipaludéens lorsque le Covid est apparu. La stratégie utilisée a été semblable à celle de la France : confinement, refus des traitements précoces, vaccin.

Elle a banni la chloroquine et plus récemment l’Ivermectine. Elle constitue actuellement le pays africain à la plus forte mortalité Covid avec 1495 morts par million d’habitants, supérieure à la mortalité européenne moyenne.

Cet examen rapide de l’évolution du Covid en Afrique montre la parfaite corrélation entre une mortalité faible et la prise quotidienne d’antipaludéens.

Il n’y a pas de miracle africain. Il n’y a que la confirmation que les traitements par antipaludéens sont efficaces.

Notes :

[1] La catastrophe politique du Covid-19 en Afrique, selon le Quai d’Orsay
https://www.gabonreview.com/la-catastrophe-politique-du-Covid-19-en-afrique-selon-le-quay-dorsai/

[2] https://theworldnews.net/ca-news/Covid-19-catastrophe-redoutee-en-afrique

[3] https://lovebook-rencontre.routes-des-vins.com/youtube-video-Pandemie-de-Covid-19-une-catastrophe-humanitaire-qui-fait-craindre-le-pire-en-Afrique-325278.html

[4] https://m.pouvoirsafrique.com/2020/05/10/Covid-19-lafrique-face-a-la-catastrophe/

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Pendant l’interminable saga du Coronacircus servant (aussi) d’écran de fumée en Occident, la situation du Moyen-Orient évolue à vitesse grand « V » et aura des répercussions majeures prochainement, tant pour les citoyens sur place que pour nous, dans la mesure où nous avons de nombreux échanges de tous ordres avec les pays de la région. Même si nos médias dominants n’en parlent pas à la mesure de l’importance des faits – et pour cause! – le retrait officiel de l’armée américaine d’Afghanistan est loin d’être anodin et n’est que le début d’un ’’remodelage du Moyen-Orient’’, mais pas du tout comme l’avaient imaginé les assassins de l’administration US à l’époque ricanant de l’effondrement de l’URSS et annonçant la «fin de l’histoire» en s’érigeant alors comme modèle victorieux et indépassable.

Dans les guerres asymétriques qui se déroulent dans le monde depuis plusieurs décennies, entre la toute puissance technologique qui se pense invincible face à des résistances locales que nos « journaleux » caricaturent au mieux en « barbares » mais plus souvent en « terroristes », ce sont pourtant bien ceux-ci qui dament le pion aux plus imbus des ‘’experts’’ qui en sont encore à se demander ce qui a pu échapper à leur omniscience pour se solder par de tels fiascos. Y compris en Palestine, occupée depuis des décennies par le projet colonial sioniste soutenu par l’Europe qui collabore avec un régime dont les relents d’apartheid sont devenus irrespirables jusqu’au plus haut niveau de l’administration américaine qui commence à trouver encombrant et cher à entretenir un projet qui se retourne finalement contre elle, dès lors qu’elle vante partout les vertus de sa ’’démocratie’’… incompatibles avec les agissements assassins des colons aux manœuvres sur place.

Nos pays européens – toujours aux premières loges dès qu’il s’agit de projets coloniaux – en paieront l’ardoise également. Et l’on pourra pointer et dénoncer le suivisme aveugle et meurtrier des responsables de nos gouvernements qui se sont faits complices des crimes commis à l’encontre d’un peuple désigné d’un doigt vindicatif comme « terroriste » dans cette inversion des valeurs propres au nouveau langage politico-médiatique qui n’a de cesse de répéter à l’agresseur son ’’droit à exister’’ sans reconnaître à l’agressé son droit à lui résister, alors que cela est reconnu en toutes lettres par le Droit international et les résolutions de l’ONU.

Le monde « occidental » fier de sa toute puissance, a ainsi perdu en quelques années la confiance et l’amitié de nombreux peuples de la région, au profit de l’Orient dans cette place abandonnée qui ne reste jamais vide selon ce que l’histoire nous enseigne. Le gâchis est immense. Les douleurs, incommensurables pour nombre de familles innocentes de tels enjeux. Des sociétés entières sont ruinées par la dévastation que toute guerre inflige aux structures d’un pays convoité par d’autres, plus puissants. Mais le temps ne s’arrête jamais, quelques soient les drames. Et ceux-ci servent souvent de vivier à une réponse qui s’ourdit dans l’ombre et en devient d’autant plus implacable quand elle frappe. Et en fin de compte, les peuples qui résistent aux agressions des pays riches finissent par bouter ces derniers hors de leurs terres, les remballant chez eux, avec la honte en prime. Et ce qui s’aperçoit au Moyen-Orient aujourd’hui, se prépare pour demain en Afrique.

Les citoyens des pays occidentaux, abusés par les décisions criminelles de leurs gouvernements qui leur mentent à longueurs de déclarations, ne savent pas/plus ce que vivre en temps de guerre signifie. Ils en voient quelques images à la télé ou sur internet, mais ne peuvent réaliser ce que cela représente vraiment au jour le jour. Ils mènent leurs vies, absorbés par les tracas habituels de fins de mois difficiles sur fond de crise sanitaire obscure, désormais convaincus que le summum de leur liberté tient à un QR-code pour continuer à sortir et consommer « comme avant », sans rien savoir ni comprendre du quotidien de millions de familles assiégées, meurtries, décimées par nos politiques prédatrices. Les désignant parfois même, comme ’’menaces terroristes’’ pour leur pain, leur boulot, voire leurs femmes, quand après avoir traversé la Méditerranée au risque de leurs vies, certaines ‘’osent’’ quémander refuge chez nous pourtant à l’origine de leurs malheurs.

L’imposture covidienne que nous traversons se terminera un jour, et un autre  événement prendra le relais et fera les gros titres des merdias où l’art de travestir les réalités occulte volontairement les problèmes majeurs au profit de l’émotionnel ambiant, sachant bien l’impact que l’émotion produit sur la raison. Le ’’Great Reset’’ que relaient certains, d’une population mondiale ramenée à 500.000 individus n’est qu’un trompe-l’œil par lequel ils sont distraits, s’alimentant eux-mêmes de peurs irraisonnées. Certes, il y a la volonté d’un contrôle des populations, mais aussi loin que l’on regarde il a toujours existé, et avec les technologies actuelles dont nous sommes si friands, nous y participons sans même nous en rendre compte. Tout pouvoir avance dès qu’il sent les conditions favorables à ses plans. Déjà à l’époque la Chine avait voté sa loi de l’enfant unique. Cela a-t-il provoqué quelque écho chez nous? Aucun, tant notre européocentrisme est patent, et est notre risque majeur.

En réalité, le « Great Reset » sera de tout autre nature et concernera la fin de l’écrasante domination occidentale sur le reste du monde, par la contrainte exercée par les pays émergents devenus incontournables pour une redistribution des cartes au profit d’un plus grand nombre et non plus d’une poignée de nantis. Quand chez nous, la colère populaire grandit avec ici-et-là quelques allures de révolte face aux inégalités entre les toujours plus riches et les précaires qui se multiplient, au niveau des Etats c’est pareil mais cela se fait dans les affres et la douleur avec d’innombrables victimes, tant les riches s’accrochent à leurs acquis et leur domination. En réalité, les gouvernements de la plupart de nos pays occidentaux ont toujours cet esprit colonial, s’appuyant sur la force pour s’accaparer les richesses d’autrui, ne faisant aucun cas des ’’dommages collatéraux’’ qu’occasionnent leurs frasques meurtrières. Sauf lorsque, impossible à cacher, tombe l’un des leurs et qu’il faut bien avoir quelque larme de crocodile pour la galerie. Mais, jusqu’à quand?

Ne vous détrompez pas: avec leurs moindres moyens, les opposants à nos Etats assassins se sont patiemment organisés partout et sont occupés à renverser les paradigmes. Les populations de pays plus faibles résistent à nos hyper-puissances. Et ces dernières, après avoir ruiné leurs propres systèmes sociaux acquis de longues luttes par les générations précédentes afin de financer leurs aventures guerrières, finissent par capituler, déguerpir et rentrer chez eux en bandits qu’ils sont.  

Ainsi de la soi-disant invincible armée sur laquelle repose l’odieux régime colonial israélien n’ose-t-elle plus bombarder là où auparavant elle marquait ses adversaires de sa toute puissance létale. Cela appartient au passé et à chaque tentative, elle essuie désormais une réponse cinglante du même ordre que ce soit de la part de Gaza, du Liban ou de la Syrie. Et les colons sionistes, ivres encore de leur impunité et de plus en plus violents car se sentant menacés, devraient-ils se hâter à rentrer d’où ils sont venus en Palestine ou ils finiront écrasés tels des cafards.

L’Afghanistan ne sera pas le dernier terrain que les Etats-Unis et leurs serviles alliés abandonneront. L’Irak, la Syrie et la Libye suivront, tout comme le Yémen où la résistance inflige des pertes colossales à la douteuse coalition menée officiellement par l’Arabie saoudite, mais où d’autres puissances étrangères dont les USA, ’’Israël’’ et nombre de pays européens agissent sournoisement, comme à leur habitude. Ce qui redistribuera les cartes de fond en comble au niveau international. Ce n’est qu’une question de temps, et il n’est plus impensable de se dire que l’échéance est proche, même pour la Palestine. Tout observateur de ce qui se passe au Moyen-Orient a capté que le mouvement du balancier s’est inversé. Et des voix de plus en plus nombreuses en ’’Israël’’ même, en prennent conscience et alertent les autorités en se demandant ce qu’il convient de faire devant l’inexorable, tant la détermination de la résistance est inarrêtable! 

Ainsi, pour résister aux mesures gouvernementales de tous ordres, ne vous laissez pas distraire par les histrions habituels et leurs gesticulations calculées et purement électorales, inspirez-vous encore et toujours de la résistance palestinienne. Elle est prise en exemple à travers la plupart des pays du monde. Elle est une source inépuisable de leçons de courage, de solidarité, d’endurance et de détermination. Et indique la voie, en toutes circonstances et quelle que soit l’adversité.

Daniel Vanhove 

11.10.21

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Les prix explosent dans la bataille du gaz

octobre 12th, 2021 by Manlio Dinucci

L’explosion des prix du gaz frappe l’Europe au moment critique de la reprise économique, après les désastreux effets des confinements de 2020. L’explication selon quoi cela est dû à la croissance de la demande et à la chute de l’offre cache un cadre bien plus complexe, dans lequel des facteurs financiers, politiques et stratégiques jouent un rôle primaire. 

Les Etats-Unis accusent la Russie d’utiliser le gaz comme arme géopolitique, en réduisant les fournitures pour contraindre les gouvernements européens à passer des contrats à long terme avec Gazprom, comme a fait l’Allemagne avec le gazoduc North Stream. Washington fait pression sur l’Union européenne pour qu’elle se détache de la “dépendance énergétique” de la Russie, qui la rend “otage” de Moscou. 

Fondamentalement par effet de cette pression ont chuté dans l’Ue les contrats à long terme avec Gazprom pour l’importation du gaz russe, tandis qu’ont augmenté les achats sur les marchés spot (ou cash), où on achète des parts de gaz qui sont payées comptant dans la journée. La différence est substantielle : alors qu’avec le contrat à long terme on achète du gaz à un prix bas, qui est gardé constant au cours des années, dans les marchés spot on achète du gaz à des prix volatiles, généralement beaucoup plus hauts, déterminés par des spéculations financières dans les Bourses de marché. D’énormes quantités de matières premières minérales et agricoles sont achetées avec des contrats futures, qui prévoient leur livraison à une date établie et au prix convenu au moment de la signature. La stratégie des puissants groupes financiers qui spéculent sur ces contrats est de faire gonfler les prix des matières premières (eau comprise) pour revendre les futures à un prix plus haut. Pour avoir une idée du volume des transactions spéculatives des Bourses de marchés, il suffit de penser qu’à elle seule l’étasunienne Chicago Mercantile Exchange, dont les sièges sont à Chicago et New York, effectue 3 milliards de contrats par an pour un montant d’un million de milliards de dollars (plus de dix fois la valeur du PIB mondial, c’est-à-dire de la valeur réelle produite en une année dans le monde). En 2020, alors que l’économie mondiale était en grande partie paralysée, le nombre de futures et contrats analogues a atteint le niveau record de 46 milliards, 35% de plus par rapport à 2019, provoquant une hausse des prix des matières premières.

En même temps, les USA font pression sur l’Ue pour qu’elle remplace le gaz russe par l’étasunien. En 2018, avec la déclaration conjointe entre le président Trump et le président de la Commission européenne Juncker, l’Union européenne s’est engagée à “importer plus de gaz naturel liquéfié (Lng) des Etats-Unis afin de diversifier son approvisionnement énergétique”. Le gaz qui arrive dans l’Ue est extrait aux USA de schistes bitumineux par une technique de fracturation hydraulique qui provoque des dégâts environnementaux très graves ; on va le liquéfier en le refroidissant à -161°C puis le transporter avec des navires gaziers à environ 30 terminaux en Europe, où il est alors re-gazéifié. Le gaz étasunien, bien que bénéficiant d’aides publiques, reste beaucoup plus cher que le russe et, pour entrer sur le marché, a besoin que le prix général du gaz demeure à des niveaux élevés.

S’ajoute à tout cela la “guerre des gazoducs”, celle que l’Italie a payée très cher quand en 2014 l’Administration Obama, de concert avec la Commission Européenne, a bloqué le South Stream, le gazoduc en phase de réalisation avancée qui, sur la base de l’accord entre Eni (Société Nationale des Hydrocarbures italienne) et Gazprom, aurait apporté directement en Italie, à travers la Mer Noire, du gaz russe à bas prix. La Russie a contourné l’obstacle avec le TurkStream qui, par la Mer Noire, amène le gaz russe dans le lambeau européen de la Turquie, en continuant dans les Balkans pour approvisionner la Serbie et la Croatie. Le 29 septembre à Budapest, Gazprom et la compagnie Mvm Energy ont signé deux contrats à long terme pour la fourniture à la Hongrie de gaz russe à bas prix pendant 15 ans. Une défaite pour Washington, alourdie par le fait que Hongrie et Croatie font partie de l’OTAN. Washington répondra certainement non seulement sur le plan économique, mais aussi politique et stratégique. 

La note c’est nous qui la payons, avec l’augmentation des factures du gaz et du coût de la vie en général.

Marie-Ange Patrizio

 

 

Article original en italien :

Esplodono i prezzi nella battaglia del gas

Edition de mardi 12 octobre 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/esplodono-i-prezzi-nella-battaglia-del-gas/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Image en vedette : Pikist.com

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