Emmanuel Macron: Un masque qui pose un problème

septembre 9th, 2020 by Ouest France

Le chef de l’État a visité, ce mardi 8 septembre, les locaux du pôle de formation aéronautique du lycée Roger-Claustres, à Aulnat, près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), puis un centre de promotion des métiers de l’industrie, où il a discuté avec des élèves et des formateurs. Au cours de son échange avec les élèves, Emmanuel Macron, muni d’un masque de protection en tissu, a été pris d’une quinte de toux gênante.

Le président de la République s’est raclé la gorge à plusieurs reprises, promettant, d’une voix étranglée, qu’il allait « essayer d’aller au bout » de ses propos, suscitant l’amusement de son jeune public.

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La forteresse volante NATO-01 a tendu un piège à la Russie

septembre 9th, 2020 by Olivier Renault

Vendredi 28 août, six bombardiers stratégiques B-52H de l’US Air Force ont survolé en une seule journée tous les 30 pays de l’Otan en Amérique du Nord (2 bombardiers) et en Europe (4 bombardiers), accompagnés dans les diverses missions par 80 chasseurs-bombardiers des pays alliés, une grande manoeuvre appelée Allied Sky par le secrétaire général de l’Otan. Durant cette manœuvre, trois bombardiers américains B52H à capacité nucléaire sont partis de sa base britannique vers l’Ukraine pour aussi tourner sur la frontière avec la Crimée.

Comme rapporté par le le Daily Mail trois bombardiers B-52H ont été accompagnés d’ avions militaires ukrainiens et de la Royal Air Force (RAF). Le quotidien conservateur écrit qu’ «ils ont volé le long de la frontière de la Crimée occupée par la Russie dans une démonstration de force» et qu’ils ont «survolé des positions détenues par les séparatistes soutenus par le Kremlin en Ukraine».

Forbes écrit que «le 28 août, un bombardier B-52 Stratofortress de l’US Air Force avec l’indicatif NATO-01 a survolé l’espace aérien international au-dessus de la mer Noire», que «les chasseurs Su-27 de l’armée de l’air russe sont montés à la rencontre du B-52H, en s’approchant si près du bombardier lourd que les deux postcombustibles des chasseurs ont secoué l’équipage américain».

Le magazine économique explique que «les responsables américains se sont opposés au harcèlement «inutile» de leur bombardier» mais que l’objectif était d’utiliser le B52H comme appât dans un piège intéressant le renseignement américain mais aussi ukrainien. «Pendant que les Su-27 surveillaient la forteresse volante, deux avions de renseignement électronique à quatre moteurs RC-135V / W Rivet Joint, employés par les forces aériennes américaines et britanniques pour surveiller les défenses aériennes ennemies, volaient à proximité, collectant vraisemblablement toutes sortes de données utiles sur les capteurs et les communications russes».

Le journaliste de Forbes, qui a utilisé une carte de contrôle aérien en temps réel signalant la position le transpondeur des avions pour argumenter, écrit que «comprendre ces défenses russes est la tâche principale du renseignement de l’Otan. C’est apparemment pourquoi, lorsque le NATO-01 a survolé l’espace aérien international au-dessus de la mer Noire, les deux RC-135V / W étaient à proximité». Il rajoute qu’«il est possible, voire probable, que d’autres avions de surveillance de l’Otan se soient joints à l’effort d’information sans allumer leur transpondeur».

Le Daily Mail précise que «plusieurs avions espions de l’Otan opéraient également dans la région selon le site The Drive, notamment un Boeing RC-135 utilisé pour la guerre électronique et un Airseeker de la RAF».

Selon Forbes, le Kremlin n’a pas choisi de se taire car «au cours du vol du B-52H, l’un des cinq avions relais de communication Tu-214 de l’armée de l’air russe a décollé de sa base près de Moscou et s’est envolé vers la mer Noire» en précisant que «le bimoteur Tupolev était dans la région à peu près au même moment que le bombardier américain et ses proxies et qu’il a probablement aidé à gérer le trafic radio vraisemblablement chargé entre les forces russes qui suivaient les avions de l’Otan».

Durant l’opération, huit chasseurs russes – quatre Su-27 et quatre Su-30 – ont été envoyés pour garder un œil sur le B-52H. Le magazine anglophone arrive à la conclusion que «le fait que les troupes russes soient prêtes à bavarder en présence des avions espions de l’Otan pourrait indiquer que Moscou juge que la mobilisation de ses défenses aériennes, permettant d’obtenir de l’expérience pour ses forces, vaut plus que les informations remises aux analystes de l’alliance dans la procédure» et que, «finalement, le jeu mené entre la forteresse volante B52H et ses proxies représente clairement un effort majeur de collecte de renseignements pour l’Otan mais c’est aussi un exercice majeur de défense aérienne pour la Russie». Mais rien ne dit que les Russes, qui ont de l’humour, n’aient pas raconté des blagues sur l’Otan dans leurs conversations.

Olivier Renault

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Le côté obscur de la 5G: l’utilisation militaire

septembre 8th, 2020 by Manlio Dinucci

La manifestation du 12 septembre à Rome “Stop 5G” se focalise à juste titre sur les possibles conséquences des émissions électromagnétiques pour la santé et l’environnement, en particulier sur le décret qui interdit aux maires de réglementer l’installation d’antennes 5G sur le territoire communal.

Mais on continue à ignorer un aspect fondamental de cette technologie : son utilisation militaire. Nous en avons déjà parlé sur il manifesto (10 décembre 2019), avec cependant peu de résultats. Les programmes successifs lancés par le Pentagone, officiellement documentés, confirment ce que nous écrivions il y a neuf mois.

La “Stratégie 5G”, approuvée le 2 mai 2020, stipule que “le Département de la Défense doit développer et employer de nouveaux concepts opérationnels qui utilisent l’omniprésente connectivité offerte par la 5G pour accroître l’efficience, la résilience, la vitesse et létalité de nos forces armées”. 

Le Pentagone est déjà en train d’expérimenter des applications militaires de cette technologie dans cinq bases des forces aériennes, navales et terrestres : Hill (Utah), Nellis (Nevada), San Diego (Californie), Albany (Georgie), Lewis-McChord (Washington). Confirmé dans une conférence de presse, le 3 juin, par le Dr. Joseph Evans, directeur technique pour la 5G au Département de la Défense.

Il a ensuite annoncé que des applications militaires de la 5G seront sous peu tentées aussi dans sept autres bases : Norfolk (Virginie), Pearl Harbor-Hickam (Hawaï), San Antonio (Texas), Fort Irwin (Californie), Fort Hood (Texas), Camp Pendleton (Californie), Tinker (Oklahoma).

Les experts prévoient que la 5G aura un rôle déterminant dans le développement d’armes hypersoniques, y compris celles à tête nucléaire : pour les guider sur des trajectoires variables, en échappant aux missiles intercepteurs, il faut recueillir, élaborer et transmettre d’énormes quantités de données en des temps très rapides. La même chose est nécessaire pour activer les défenses en cas d’attaques avec ces armes, en se fiant à des systèmes automatiques.

La nouvelle technologie aura un rôle clé aussi dans le battle network (réseau de bataille), étant en capacité de relier dans une aire circonscrite des millions d’appareils émetteurs-récepteurs.

Extrêmement importante sera la 5G pour les services secrets et les forces spéciales : elle rendra possibles des systèmes d’espionnage beaucoup plus efficaces et accroîtra la létalité des drones tueurs.

Ces applications, et d’autres, militaires de cette technologie sont certainement à l’étude aussi en Chine et dans d’autres pays. Ce qui est en cours avec la 5G n’est donc pas seulement une guerre commerciale.

Le document stratégique du Pentagone le confirme : “Les technologies 5G représentent des capacités stratégiques déterminantes pour la sécurité nationale des États-Unis et pour celle de nos alliés”. Il faut donc “les protéger des adversaires” et convaincre les alliés à faire de même pour assurer l’”interopérabilité” des applications militaires de la 5G dans le cadre de l’OTAN.

Ceci explique pourquoi l’Italie et les autres alliés européens des USA ont exclu Huawei et d’autres sociétés chinoises des concours pour la fourniture d’appareillages 5G pour les télécommunications. 

“La technologie 5G -explique le Dr. Joseph Evans dans sa conférence de presse au Pentagone- est vitale pour conserver les avantages militaires et économiques des États-Unis”, à l’égard non seulement de ses adversaires, en particulier Chine et Russie, mais même de ses alliés.

À cet effet “le Département de la Défense est en train de travailler étroitement avec les partenaires industriels, qui investissent des centaines de milliards de dollars dans la technologie 5G, afin d’exploiter ces investissements massifs pour des applications militaires de la 5G”, “applications à double usage” militaire et civil comprises. 

En d’autres termes, le réseau commercial de la 5G, réalisé par des sociétés privées, se trouve utilisé par le Pentagone avec une dépense beaucoup plus basse que celle qui serait nécessaire si le réseau n’était réalisé que dans un but militaire. 

Ce seront les usagers communs, à qui les multinationales de la 5G vendront leurs services, qui paieront la technologie qui, nous promet-on, devrait “changer notre vie”, mais qui en même temps servira à réaliser des armes de nouvelle génération pour une guerre qui signifierait la fin des générations humaines.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Il lato oscuro del 5G: l’uso militare

Édition de mardi 8 septembre 2020 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/il-lato-oscuro-del-5g-luso-militare/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source de l’image en vedette : aubedigitale.com

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Covid-19 – et 19 ans de mensonges médiatiques

septembre 8th, 2020 by Dr. Eric Beeth

Nos médias nous rappellent consciencieusement qu’il y a 19 ans se produisaient les événements traumatisants du 11-Septembre.

Ici à Bruxelles, se tient généralement tous les 11-Septembre, une cérémonie solennelle devant une grande poutre torsadée de l’un des étages supérieurs de la tour nord du World Trade Center, appelée « Mémorial du 11 septembre et de l’article 5 ». Cela rappelle non seulement les choses étranges qui sont survenues au WTC ce jour-là, mais aussi que ces événements ont amené l’Europe à se joindre à la « guerre contre le terrorisme » que George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont initiée ce jour-là. Je ne vais jamais à ce mémorial : il est situé dans la commune où je vis, mais sur le terrain confiné de l’OTAN où même les journalistes ne sont plus les bienvenus à cause de cet étrange virus du SRAS dont tout le monde parle.

Pour moi, simple médecin généraliste en Belgique, cet anniversaire représente 19 ans de mensonges médiatiques. Plus tristement pour moi, cela représente également 19 ans de silence académique complice.

La nécessité d’écrire ceci aujourd’hui me vient au retour d’une grande manifestation du milieu artistique et événementiel de Belgique, qui est contraint à l’arrêt depuis maintenant sept mois à cause de la peur de propager le nouveau virus SRAS-CoV- 2.

Les positions défendues par nos dirigeants, tels qu’Ursula von der Leyen, l’ONU et l’OMS, ont été: « Il n’y a pas de traitement contre la Covid-19 », et « Nous ne reviendrons pas à la normale tant que le virus n’aura pas disparu ou qu’il n’y aura pas de vaccin ».

Des efforts majeurs sont déployés pour contenir la propagation du nouveau virus, y compris un système de suivi qui semble être le plus beau rêve des techno-fascistes informatiques.

Le gouvernement, les médias et les universités n’arrêtent pas de dire que ces mesures sont nécessaires, car il n’y a aucun autre moyen de contrer ce nouveau virus.

Mais les gens ne croient pas ce que leur disent leur gouvernement, leurs médias et leurs universitaires.

Doit-on en être surpris ?

Tous les 11 du mois, je prends un jour de congé pour protester contre la complaisance et la complicité de nos médias, politiciens, avocats et universitaires en particulier pour ne pas avoir pris la peine de questionner ce qu’il s’est réellement passé le 11 septembre 2001.

Durant un de ces 11ième jour du mois en grève de mon travail, je me suis trouvé un mercredi 11 juin 2008 à une conférence organisée conjointement par la Croix-Rouge belge et EUropean RESources pour les victimes du TErrorisme (EURESTE). La question qui occupa la journée portait sur la manière de communiquer avec la population lors d’une catastrophe. La conclusion fut alors qu’il fallait s’assurer qu’un seul message soit donné, même si celui se révélerait plus tard être incorrecte/mensonger. 

La conclusion pour un citoyen devrait être la suivante : ne faites pas confiance à une autorité anonyme – surtout si elle parle d’une seule voix sous couvert de l’autorité d’une cellule de crise.

Alors que nous discutions des événements du 11 septembre lors de la conférence, j’ai évoqué comment le « Centre de gestion des urgences », juste avant qu’ils évacuent eux-mêmes le WTC7, a envoyé des instructions répétées de ne pas évacuer les tours jumelles, et ce même après que le deuxième avion aie frappé la tour sud.

D’une certaine façon, nous avons vécu une situation similaire en Belgique, quand lorsque nous avons commencé à avoir une augmentation des cas de Covid-19, des experts gouvernementaux anonymes ont émis la recommandation de ne pas utiliser d’hydroxychloroquine (HCQ) pour traiter nos patients vulnérables et malades. Ils ont également réussi à confisquer la majeure partie des stocks pharmaceutiques d’HCQ disponibles et à les transférer en lieu sûr, où ils ont été conservés comme réserve pour l’armée belge, et distribués parcimonieusement aux hôpitaux en respectant des règles strictes d’utilisation.

Ce n’est pas que l’hydroxychloroquine soit un médicament dangereux : elle est utilisée depuis 70 ans et a probablement été plus vendue que tout autre médicament sur ordonnance. Ce qui semblait être si dangereux avec le médicament, c’est que si effectivement c’était un moyen très bon marché et efficace de traiter les premiers cas de Covid-19 chez les patients vulnérables, alors les énormes « mesures de sécurité de Covid-19 » ne seraient plus nécessaires.

Le problème c’est qu’une fois que le gouvernement a d’un seul corps défendu sa position initiale, tout un processus de gestion de protection de sa crédibilité se met en place et les messages erronés initiaux doivent alors être maintenus.

Nous pouvons également observer ce type de schéma avec le 11-Septembre 2001 : si aujourd’hui vous faites une recherche sur Wikipédia, vous lirez un récit relatif aux événements tragiques du 11 septembre qui suit de près l’histoire qui a été écrite dans le New-York Times le 12 septembre 2001, ou peut-être même avant cela…

A la manière d’un «Super Puissante Jukebox » (‘Mighty Wurlitzer’ en anglais, une terme des outils média utilisé par Frank Wisner de la CIA), cette histoire s’est répandue et a été diffusée dans les journaux et médias du monde entier. Une fois que le scénario s’est établi, il s’est ensuite enchevêtré dans un nombre sans cesse croissant de manipulations professionnelles de sorte que pratiquement aucun média officiel ou institution universitaire n’a depuis contesté l’histoire. Pourtant, même un enfant sain d’esprit de plus de 10 ans pourrait comprendre que 3 énormes gratte-ciels ne peuvent pas être réduits en poussière – et produire des lacs de métal fondu – en étant frappés par 2 avions.

Le traumatisme collectif du crime perpétré le 11 septembre a gravement ébranlé le rapport sain que les gens entretiennent avec la réalité physique. Un grand nombre de personnes, en particulier les universitaires et les journalistes, qui sont payés pour être bien informés, n’ont pas pu affronter la douleur cognitive de devoir admettre qu’ils avaient peut-être eu tort. Je suis témoin depuis 19 ans d’une gestion de l’information dont le seul but est de protéger le récit original qui fut initié.

C’est la raison pour laquelle on ne peut pas faire confiance aujourd’hui au monde universitaire, aux principaux médias et à la plupart des politiciens.

Ces personnes sont principalement préoccupées par le contrôle des coups portés à leur propre réputation. Pour pouvoir prospérer en leur sein, vous devez prouver à quel point vous êtes aveugle, ignorant ou insouciant envers un certain nombre de points de discussion / de réalités. À l’instar des politiciens Bush, Cheney et Rumsfeld, la réalité n’est plus le lieu où il faut se trouver : le but du jeu est d’imposer une réalité comme les bâtisseurs d’un empire, à laquelle les autres doivent se conformer.

Si vous souhaitez défendre la science, la vérité et la justice dans notre société, cela pourrait avoir un grand effet thérapeutique d’également lutter contre ce cancer ancré depuis 19 ans dans notre psyché collective. Cette semaine est le moment idéal pour découvrir, à partir de certaines des meilleures sources, ce que des chercheurs indépendants ont découvert à ce jour. Une conférence « Justice Rising » [litt. la justice se lève] se tiendra du 11 au 13 septembre. Vous pouvez la suivre en streaming sur www.AE911Truth.org. La conférence est gratuite, mais nous espérons bien sûr que beaucoup souhaiteront participer et apporter leur aide de toutes les manières possibles en vue de restaurer l’intégrité du monde universitaire et de la science. AE911Truth.org lance également un appel, avec les familles des victimes du 11 septembre, pour contraindre l’ « Institut National des Normes et des Technologies » états-uniens (NIST) à examiner et corriger les nombreuses erreurs du rapport NIST 2008 qui décrit la cause de l’effondrement du WTC7 l’après-midi du 11-Septembre 2001.

Dans la même veine, la revue médicale « The Lancet » a quant à elle été surprise à publier des données erronées qui semblaient avoir été conçues pour présenter l’hydroxychloroquine sous un mauvais jour. La publication d’un tel matériel clairement falsifié a eu de graves conséquences : de nombreux médecins ont cessé de donner de l’hydroxychloroquine à leurs patients Covid-19 et certains de ces patients sont décédés.

Au fur et à mesure que vous vous enfoncez dans des décisions politiques de plus en plus mauvaises, la nécessité de maintenir le scénario original augmente, alors même qu’une vérification des faits montrera que vous avez construit votre château sur des sables mouvants.

Voilà où nous en sommes aujourd’hui : nous avons les médias, les politiciens et les universitaires que nous méritons, puisque nous leur permettons – du moins au cours de ces 19 dernières années d’ignominie – de cacher la vérité évidente à la vue de tous, afin de pouvoir maintenir leur récit en place.

Cette fois, il ne s’agit pas d’un meurtre de masse qui n’a pas été investigué, conduisant à 19 ans de guerres aussi sordides qu’inutiles. Cette fois, il s’agit de la société humaine telle que nous la connaissons, dirigée par une élite qui recherche le contrôle total de nos corps et de l’ensemble de nos transactions monétaires.

Le moment est venu de remettre les valeurs humaines et le bon sens au premier plan de nos vies quotidiennes.

Il est temps que nous soumettions nos politiciens élus et nos médias à un test décisif : ont-ils une quelconque crédibilité en ce qui concerne les questions de bon sens comme le 11 septembre 2001 et ce qui s’y est réellement passé.  Ou encore la raison pour laquelle l’Organisation mondiale de la santé ne semble pas s’intéresser aux solutions qui fonctionnent à l’encontre de la Covid-19, à moins qu’elles n’impliquent un vaccin expérimental destiné à sept milliards de personnes en bonne santé ?

Les personnes qui continuent à mentir ou qui soutiennent les solutions de Big-Pharma et des Technologies de l’information, très bien financées mais extrêmement dangereuses, ne méritent pas notre confiance.

La race humaine a MAINTENANT l’occasion de revenir au bon sens. Elle peut aussi choisir de croire avec « Dr. Tedros » et « Dr. Bill Gates » qu’il n’y a pas de retour possible à la normale – à moins que nous ne nous connections tous au piège de la monnaie numérique et que nous acceptions que notre génome puisse être mis à jour régulièrement à la manière de nos omniprésents ordinateurs Microsoft ou de nos systèmes d’exploitation Windows. 

Ces 19 dernières années de mensonges médiatiques me révulsent. 

Si vous pouviez contribuer à redonner du bon sens à nos médias, je vous promets que je retournerai au travail, même le 11 du mois !

Merci d’avance pour tous ceux qui répandent la lumière, l’amour et le bon sens. Un grand merci à www.mondialisation.ca pour ces 19 années de journalisme indépendant qui, bien mieux que le New York Times, m’ont aidé à mieux comprendre la situation dans son ensemble depuis ces points de vue indépendants. N’oubliez pas d’assister à la conférence en ligne GRATUITE de 3 jours sur www.AE911Truth.org et de faire un don là-bas ou ici, sur www.mondialisation.ca !

Pour une autre lumière sur les mesures ‘coronavirus’, lisez l’Appel Belge des Soignants, que j’ai co-signé : en PDF (et Film !) ICI :

Dr Eric Beeth

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Mercredi le 2 septembre – toutes les chaînes de télévision allemandes – les grands médias se sont concentrés unilatéralement sur l’empoisonnement présumé de Novichok du critique russe de l’opposition, Alexei Navalny. Cette « nouvelle » découverte de poison a été faite en Allemagne deux semaines après qu’il ait été transporté par avion de Tomsk en Sibérie à Moscou, où il est tombé malade et où l’avion a dû retourner à Tomsk pour un atterrissage d’urgence.

Navalny a été hospitalisé à Tomsk, mis dans un coma artificiel et étroitement surveillé. Sa famille voulait qu’il soit immédiatement transporté par avion de Russie à Berlin, en Allemagne, pour attirer l’attention et les soins des Occidentaux. Ainsi, l’histoire se poursuit. Au début, le personnel médical de l’hôpital de Tomsk a déclaré que la santé de Navalny n’était pas assez stable pour un transport de ce type. Quelques jours plus tard, ils ont donné le feu vert pour l’emmener en Allemagne. Berlin a envoyé un avion-hôpital – aux frais du contribuable allemand – pour transporter le patient politique « empoisonné » à Berlin, où il se trouve depuis 14 jours dans un coma artificiel à l’hôpital universitaire « Charité » de Berlin. C’est du moins ce que rapporte le gouvernement.

Au bout de 11 jours, des « scientifiques » – soi-disant des toxicologues militaires – ont finalement découvert que Navalny avait été empoisonné avec du gaz neurotoxique de qualité militaire Novichok.

De qualité militaire ! – Cela rappelle vivement l’autre cas bizarre de Novichok – Sergei et Yulia Skripal, père et fille, qui ont été trouvés le 12 mars 2018 sur un banc de parc à Salisbury, en Grande-Bretagne, inconscients. L’endroit se trouvait à environ 12 km du laboratoire militaire britannique top-secret de sécurité P-4 Porton Down dans le Wiltshire, l’un des rares laboratoires au monde encore capable de produire du Novichok. La réaction immédiate de la Grande-Bretagne et du monde entier a été alors, comme aujourd’hui : Poutine l’a fait ! Sergei Skripal était un agent double russe, qui avait été libéré de Russie plus de dix ans auparavant et vivait paisiblement en Angleterre.

Quel intérêt M. Poutine aurait-il à l’empoisonner ? Cependant, le Royaume-Uni et Big Brother Washington avaient tout intérêt dans le monde à inventer une raison supplémentaire pour frapper et calomnier la Russie et le président Poutine. La même chose qu’aujourd’hui avec Alexei Navalny.

N’est-il pas étrange que les Skripals ainsi que Navalny aient survécu ? Et qu’après avoir été empoisonnés avec ce que les experts militaires prétendent être l’agent neurotoxique le plus mortel de tous les temps ? Bien que personne n’ait vu les Skripals après leur hospitalisation il y a deux ans, il semble qu’ils soient toujours en vie. Peut-être ont-ils été hébergés par les États-Unis et les Britanniques sous le couvert du soi-disant programme de protection des témoins étasuniens – une nouvelle identité complète, cachée à la vue de tous ?

La question immédiate était alors et est encore aujourd’hui, pourquoi M. Poutine empoisonnerait-il ses adversaires ? Ce serait la chose la plus imprudente à faire. Tout le monde sait bien trop bien que M. Poutine est l’homme d’État le plus perspicace, le plus incisif et le plus diplomatique du monde. Alexei Navalny n’était même pas un concurrent sérieux. Sa popularité était inférieure à 5 %. Comparez cela avec la cote d’approbation de M. Poutine, qui avoisine les 80 % de la population russe. Navalny est connu comme un activiste de droite et un fauteur de troubles. Quiconque suggère une telle absurdité, que le Kremlin empoisonnerait Navalny, est carrément fou.

S’il y avait eu un complot pour se débarrasser de Navalny – pourquoi l’aurait-on empoisonné avec le gaz neurotoxique le plus mortel qui soit – et, alors qu’il survit, aurait-il été autorisé à s’envoler vers l’ouest, littéralement dans le ventre de la bête ? Ce serait encore plus absurde.

Pourtant, les grands médias continuent à le marteler sans pitié, sans même permettre le moindre doute – dans le cerveau des Allemands et des populations mondiales soupçonnées d’avoir subi un lavage de cerveau. Mais la population allemande est celle qui a subi le moins de lavage de cerveau de toute l’Europe. En fait, les Allemands sont la population occidentale la plus éveillée du monde. Cela se voit clairement lorsqu’ils résistent à la tyrannie de leur gouvernement (et des gouvernements des 193 nations dans le monde) en manifestant pacifiquement dans les rues de Berlin le 1er août contre 1,3 million de personnes et le 29 août contre une manifestation similaire.

Néanmoins, la réaction de Mme Merkel a été si féroce le 2 septembre à la télévision et dans les médias, ainsi que lors de ses entretiens avec des dirigeants du monde entier sur la manière de réagir à cette dernière atrocité russe et sur la manière de punir et de sanctionner le président Poutine, que même les politiciens conservateurs et un journaliste de renom ont commencé à se demander : que se passe-t-il ?

C’est une accusation sans débat contre la Russie. Il n’y a pas la moindre preuve et aucune alternative n’est envisagée. La question la plus simple et la plus immédiate que l’on devrait se poser dans de telles circonstances est « cui bono » – qui en profite ? – Mais non. La réponse à cette question montrerait clairement que le président Poutine et la Russie ne bénéficient pas du tout de ce prétendu empoisonnement. Alors, qui en bénéficie ?

L’évolution de la situation est tellement absurde que pas un seul mot du gouvernement allemand ne peut être cru. Tout cela ressemble à un mensonge flagrant, à un acte malveillant consistant à salir la Russie sans raison, et cela exactement au moment où l’Europe, dirigée par l’Allemagne, était sur le point d’améliorer ses relations avec la Russie. Le gazoduc Nord Stream 2 est un témoignage éclatant pour des relations plus étroites entre l’Allemagne, et par association l’Europe – avec la Russie – ou est-ce ?

L’un des célèbres dictons de Joseph Goebbels (ministre de la propagande d’Hitler) était que lorsqu’un mensonge est suffisamment répété, il devient la vérité.

Assez curieusement, et sans aucune réflexion, la droite allemande, le parti CDU en particulier, a immédiatement recommandé – non, exigé – un arrêt immédiat du projet Nord Stream 2 – l’annulation du contrat avec la Russie. « Cela va faire mal à la Russie dans son économie déjà misérablement touchée », ont commenté certains. C’étaient des voix anti-russes en colère. Un autre mensonge. L’économie russe se porte bien, très bien, par rapport à la plupart des économies occidentales, malgré la Covid.

Que disent les autorités sanitaires et toxicologiques russes, en particulier celles qui ont traité M. Navalny à l’hôpital de Tomsk ?

La RT rapporte que, selon Alexander Sabaev, le toxicologue en chef qui l’a soigné en Sibérie, si l’état d’Alexey Navalny a été causé par une substance du groupe « Novichok », les personnes qui l’accompagnent devraient également en subir les conséquences. Le Dr. Sabaev pense plutôt que l’état de Navalny a été causé par un « mécanisme de déclenchement interne« . Le Novichok est un composé organophosphoré, et, en raison de sa haute toxicité, il n’est pas possible d’empoisonner une seule personne. Il a expliqué : « En règle générale, d’autres personnes accompagnatrices seront également touchées« .

Les médecins de l’hôpital d’urgence de Tomsk, où le militant Navalny est resté dans le coma pendant près de deux jours, n’ont trouvé aucune trace de substances toxiques dans ses reins, son foie ou ses poumons. Alexander Sabaev, qui a mené l’enquête, a conclu que Navalny n’avait pas été empoisonné.

Alors – pourquoi le Dr Alexander Sabaev n’a-t-il pas été interviewé par la télévision allemande – ou par les grands médias occidentaux ?

Les membres d’autres partis allemands n’ont pas non plus été interviewés, par exemple Die Linke (la gauche), ou le SPD – le parti social-démocrate. Aucun. Aucun des médecins ou « scientifiques » qui soignaient Alexei Navalny à la Charité, et qui auraient découvert le poison mortel (mais pas assez) dans le corps de Navalny, n’a été interviewé.

L’ancien Chancelier, Gerhard Schröder (prédécesseur de Mme Merkel, 1998-2005) n’a pas non plus été interrogé sur son opinion. Schröder, membre du SPD, est l’un des maîtres d’œuvre de Nord Stream 2 et est actuellement président du conseil d’administration de Nord Stream AG et de Rosneft. Pense-t-il que M. Poutine est aussi fou que de tuer ce projet d’unification germano-russe en empoisonnant un militant de droite, un non-adversaire ?

Bien sûr que non.

Par conséquent, à qui cela profite-t-il ?

Depuis des années, les États-Unis s’opposent avec véhémence et voracité à ce pipeline. Atout : « Pourquoi devrions-nous payer pour que l’OTAN défende l’Allemagne, alors que l’Allemagne achète du gaz à la Russie et se rend dépendante de la Russie ? » – Il a ajouté : « Nous offrons à l’Allemagne et à l’Europe tout le gaz et l’énergie dont elles ont besoin. » Oui, les États-Unis offrent du « gaz de fracturation » à un coût bien plus élevé que le gaz russe. Il y a des pays en Europe dont la Constitution n’autoriserait pas l’achat de gaz de fracturation, en raison du processus de fracturation nuisible à l’environnement.

Est-il possible que ce soit encore un de ces brillants actes de la CIA ou d’autres agences de renseignement étasuniennes ? – Ou une combinaison de la CIA et du Bundesnachrichtendienst allemand (service de renseignement fédéral allemand) – ou une ruse UE-OTAN ? Ce n’est plus un secret que l’OTAN dirige Bruxelles, ou du moins qu’elle prend les décisions sur les questions d’intérêt étasunien concernant l’Union européenne ou ses États membres.

Est-il possible qu’Angela Merkel ait été choisie par l’État profond pour combattre le président Poutine et la Russie ? Cette fois, en les frappant et en les salissant de mensonges – des mensonges aussi grossiers que l’empoisonnement d’un militant de l’opposition ? Pour tuer l’oléoduc ? Qu’en sera-t-il la prochaine fois ?

Aujourd’hui, pour la première fois, l’Allemagne officielle, par l’intermédiaire de M. Heiko Haas, ministre des affaires étrangères, a remis en question et menacé la coentreprise germano-russe Nord Stream 2 – « si Moscou ne collabore pas ». M. Haas sait très bien qu’il n’y a rien à collaborer, car la Russie n’était pas impliquée. C’est le même argument, si Moscou ne collabore pas (dans le cas des Skripals) qui a été utilisé par Theresa May, alors Premier ministre britannique, pour punir la Russie avec de nouvelles sanctions.

En effet, tout est possible dans le monde d’aujourd’hui, où l’empire de Washington vacille de jour en jour et où les puissances en place désespèrent que leur base de fraude internationale – le dollar américain – puisse disparaître. Car, non seulement Nord Stream 1 et 2 livrent du gaz russe à l’Allemagne et à l’Europe, mais le gaz est négocié en euros et en roubles et non en dollars US.

Pensez-y. Tuer (ou – jusqu’à présent – empoisonner) un leader de l’opposition russe pour démolir le projet germano-russe Nord Stream 2 ? C’est certainement un crime qui relève du domaine et de la « compétence » du gouvernement étasunien et de ses alliés occidentaux.

Peter Koenig

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Article original en anglais :

Russia – Nord Stream 2 vs. Poisoning of Alexei Navalny

Cet article en anglais a été publié initialement par New Eastern Outlook.

Traduit par Maya pour Mondialisation

L’image en vedette est tirée de Land Destroyer Report

Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et de l’eau. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, New Eastern Outlook (NEO), RT, Countercurrents, Sputnik, PressTV, The 21st Century, Greanville Post, Defend Democracy Press, The Saker Blog, et d’autres sites Internet. Il est l’auteur de Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité des entreprises – une fiction basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde entier. Il est également co-auteur de The World Order and Revolution ! – Essais de la Résistance. Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

Imaginez que vous alliez chez un médecin en pensant que vous pourriez avoir une maladie grave et que l’on vous dise qu’il existe deux tests disponibles. Pour le premier test, un prélèvement, ils ne savent pas, si vous obtenez un résultat positif, si vous êtes atteint ou non de la maladie. Avec le second test, une analyse de sang, ils savent avec certitude que le test n’est d’aucune utilité pour détecter la maladie.

Un patient trouverait-il cette situation satisfaisante ? Il est évident que non.

Pourtant, c’est exactement ce que le gouvernement australien admet être la situation avec son test de dépistage du coronavirus. Il se trouve sur le site web de la Therapeutics Goods Administration (TGA) pour les « professionnels de la santé » :

 « La mesure dans laquelle un résultat PCR positif est corrélé avec l’état infectieux d’un individu est encore en cours de détermination ».

Et :

  « Il y a peu de preuves disponibles pour évaluer la précision et l’utilité clinique des tests COVID-19 disponibles ».

[Nous avons aussi une capture d’écran, au cas où ils retireraient l’info – ndlr]

Le propre site web du gouvernement australien admet que les tests pour la Covid ne sont absolument pas fiables (Off-Guardian)

En d’autres termes, ce que l’on appelle de manière risquée les « autorités » sanitaires ne savent pas, en cas où une personne est testée positive, si elle est infectée ou non. La TGA admet également que la « fiabilité des preuves » est incertaine en raison de la « base de preuves limitée ».

Elle sait que ses tests PCR sont douteux et que les tests sérologiques sont inutiles, et elle les cache donc à la vue de tous dans l’espoir que personne ne s’en apercevra.

Pourtant, un test positif est ce que l’on appelle un « cas » (un mot qui s’applique généralement aux personnes manifestement malades) et l’augmentation des « cas » est utilisée comme justification pour des confinements abusifs et absurdes à Melbourne (où vit cet auteur).

Pire encore, la majorité de la population a cru à la propagande et est plus que prête à se retourner contre ses concitoyens qui ont une opinion différente, les diabolisant comme étant « si égoïstes » et applaudissant lorsqu’ils sont soumis à des amendes de dizaines de milliers de dollars.

En attendant, le nombre de patients graves et critiques (ce qui devrait être la vraie définition d’un « cas ») n’a pas dépassé 70 en Australie depuis que la peur de la pandémie a commencé – sur une population de 24 millions d’habitants. Le nombre de décès par habitant s’élève à environ 26 par million sur une période de six mois, ce qui représente une fraction du nombre de victimes dans d’autres pays.

Pire encore, les mêmes pratiques douteuses concernant les causes de décès ont été suivies en Australie comme ailleurs. Le responsable de la santé publique de l’État de Victoria a admis qu’ils ne procédaient pas à des tests de dépistage du virus, en supposant simplement que s’il y avait des symptômes de type grippal, il s’agissait du COVID-19. Il faut ajouter que le nombre de décès dus à la grippe en Australie est exceptionnellement bas.

Les tests sanguins sont encore pires. L’Institut Doherty a testé environ une demi-douzaine de tests sérologiques (sanguins) et a conclu dans chaque cas :

« Dans l’ensemble, nos conclusions continuent de soutenir les récentes prises de position du Public Health Laboratory Network (PHLN) et du Royal College of Pathologists Australasia (RCPA) selon lesquelles les tests sérologiques ont un rôle limité, voire nul, dans le diagnostic de l’infection aiguë par COVID-19 ».

Cette conclusion a été reprise ailleurs. Beaumont Health, dans le Michigan, a mené une étude longitudinale, à partir de la mi-avril, qui était censée examiner les taux d’infection chez les travailleurs de la santé exposés au virus. Elle était basée sur des tests sérologiques à grande échelle.

Quelle a donc été la conclusion de l’étude du British Medical Journal (qui n’a pas été facile à trouver) :

« Des études cliniques de meilleure qualité évaluant la précision diagnostique des tests sérologiques pour la covid-19 sont nécessaires de toute urgence. Actuellement, les preuves disponibles ne permettent pas de soutenir la poursuite de l’utilisation des tests sérologiques existants ».

Même résultat : les tests sanguins sont inutiles. Il faut se demander pourquoi. La première explication qui vient à l’esprit est qu’ils n’ont pas les informations dont ils ont besoin sur le virus pour tester de manière fiable son existence.

L’Institut Doherty a utilisé un virus créé artificiellement dans son test d’un kit PCR chinois. Pourquoi le crée-t-on artificiellement ?

Il y a de sérieuses questions auxquelles il faut répondre ici, mais les soi-disant journalistes australiens ne sont, à quelques exceptions près, pas disposés à les poser. Ils sont trop occupés à générer du trafic en effrayant les gens. Ils reprennent donc sans réfléchir les arguments des politiciens et des conseillers en santé pour faire de l’État de Victoria un État de police médicale.

À Melbourne, il y a un confinement entre 20 heures et 5 heures du matin, des gens sont envoyés en prison pour ne pas avoir porté de masque, la police patrouille dans les lieux publics pour s’assurer que les ordres du conseiller sanitaire sont suivis, violemment si nécessaire, et bien d’autres outrages.

Le premier ministre, Daniel Andrews, veut prolonger l’état d’urgence de 12 mois supplémentaires afin de pouvoir remettre toutes les décisions au responsable de la santé et de pouvoir prétendre qu’il fait ce qu’il faut.

Tant les politiciens que les grands médias ne cessent de faire des caquètements sur la « politique fondée sur les preuves » et le « respect de la science ». C’est un mensonge.

Ils s’appuient sur des tests qui, de l’aveu même du gouvernement, ne sont pas fiables. Il ne s’agit pas d’un avis contradictoire entre « experts ». Il s’agit du gouvernement lui-même. Il s’agit d’un scandale extraordinaire et si les médias fonctionnaient, le gouvernement serait exposé à une incompétence flagrante et à une agression politique.

Les citoyens qui tentent d’organiser des manifestations pacifiques sont arrêtés chez eux et accusés d’ »incitation », quoi que cela signifie. La police est tombée dans une hypocrisie totale.

 Dr. David James

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Depuis le début de cette « pandémie », je n’avais écrit qu’un bref article sur « le totalitarisme sanitaire », ayant besoin moi-même d’y voir suffisamment clair avec du recul pour me prononcer. Néanmoins, nous pouvons reconnaître, à un niveau mondial, avec quelques nuances selon les pays, la griffe d’une contagion délirante paranoïaque qui chaque jour montre davantage son visage odieux.

J’ai raccourci cet article car il y a trop à dire, et je voudrais déjà qu’il paraisse rapidement.


Rappelons-nous que le délire paranoïaque fonctionne sur la persécution, l’interprétation et la tyrannie de l’idéal. La persécution est au cœur de ce qui est divulgué : l’autre est en puissance mon ennemi, car il est en puissance un malade qui va me contaminer. Cet ennemi peut être invisible, et même au sein de l’intime et de la famille. Cette persécution entraîne méfiance, peur et culpabilité (ceux qui dénoncent le bien-fondé de mesures dogmatiques totalement arbitraires et parfois confinant à l’absurde sont désignés comme coupables). L’interprétation est également au cœur du processus : selon l’interprétation de vos paroles, de vos actes, vous serez considéré comme un ennemi du système et censuré (la censure bat son plein sur les réseaux sociaux). Selon l’interprétation de symptômes (très généralistes au demeurant), vous serez classés dans les pestiférés qu’il ne faut pas fréquenter. L’idéal est celui de « sauver l’humanité de la maladie », quel qu’en soit le prix à payer :

  • Effondrement économique (perte de ressources, désespoir, insécurité…)

  • Famines (des millions de personnes pour l’Amérique du sud)

  • Clivages sociaux entraînant une dégradation majeure du climat social, de l’agressivité et de l’insécurité

  • Délaissement des plus vulnérables, voire leur euthanasie (personnes âgées)

  • Etc.

Et quels qu’en soient les moyens :

  • Mensonges

  • Techniques de propagande grossières et influenceurs de masse

  • Censures du peuple, de nombreux médecins et experts scientifiques

  • Violences policières

  • Enfermement généralisé et assignation à résidence (l’individu étant traité comme un criminel en puissance)

  • Chute libre des droits humains fondamentaux

  • Éradication de la conscience humaine, du consentement

  • Maltraitances sur les familles, et en particulier les enfants

  • Etc.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que nous aurions à affronter une tyrannie pseudo-scientifique, où nous est dictée une idéologie visant à modeler nos comportements, nos pensées, nos paroles et nos actes, nous encourageant à devenir délateurs de nos propres voisins et organisant le fichage et le traçage des individus (voir ce poste à la CPAM).

Rappelons que, à supposer que le premier principe soit vrai (un virus très dangereux menace la survie de l’espèce), ce dont l’on peut partiellement ou totalement douter, il ne saurait justifier en aucun cas que la fin justifie les moyens, car comme l’avait magistralement analysé Hegel, un être humain n’est pas un moyen : il est une fin. Ainsi, les logiques quantitatives (sacrifions les vieux pour laisser place aux jeunes), les logiques divisantes (séparons les parents des enfants dans les familles) et totalitaires (mise en quarantaine, menaces, répression totalement disproportionnée…) sont des logiques déshumanisantes ôtant l’être humain de ses droits, et le transformant en numéro sans besoin, désir, ni conscience, que l’on ballotera au gré des formulations politiques (ex. : confine/confine pas) dont il est démontré qu’elles peuvent donc être brutales, mensongères, et sans aucun esprit de débat, de concertation, de dialogue et d’échanges ni avec le peuple ni avec les experts médicaux et scientifiques au sein desquels le soutien aux politiques menées semble loin de faire l’unanimité. « Dans le doute abstiens-toi », est-ce vraiment cette sagesse d’Hippocrate que nous nous voyons appliquer depuis des mois ?

 Les politiques mondiales menées sur pression de l’OMS se sont permises de mettre l’humanité à l’arrêt, de stopper le mouvement de la vie du jour au lendemain, en encourageant des méthodes manipulatrices au chantage, à la culpabilité, et à la peur, qui ne sont pas des méthodes politiques convenables, et que nous ne devons pas accepter. A tout le moins pouvons-nous également rajouter que le manque d’équilibre et de mesure, de tempérance et de bienveillance a présidé à ces différentes politiques, avec des couleurs locales variées selon les pays.

I – Le moment paranoïaque

Ce que j’appelle le « moment paranoïaque » est celui de la décompensation de la folie au sein du réel, ce à quoi nous sommes en train d’assister, avec une extension de la contagion délirante fonctionnant à l’illusion collective de masse, et sur ce mécanisme, je renvoie à mon article spécialement consacré à la contagion délirante.

Les psychopathes et paranoïaques qui dirigent le monde (et ne sont pas nos gouvernants mais la petite poignée qui tire les ficelles chez ces milliardaires qui, avec leurs milliards, pourraient par exemple éradiquer la faim dans le monde et ne le font pas) nous persécutent depuis longtemps « pour notre bien », parce qu’ils nous vivent, nous les peuples, comme une menace pour eux.

Ah bon, les dirigeants comploteraient contre les peuples ?

Mais c’est vieux comme la nuit des temps !

Platon dans La République disait bien de nous méfier de ceux qui briguent le pouvoir, en avertissant qu’il ne faudrait surtout pas le leur donner… mais le donner aux philosophes qui, du fait de leur sagesse, n’en voudraient d’ailleurs pas !

Or là, nous sommes passés cette année à un autre stade, celui du harcèlement direct des peuples, qui prend différents visages caricaturaux sans nuances.

La paranoïa ne manie pas les nuances dans son approche du réel, rappelons-le, c’est assez binaire noir/blanc, et inversé : le noir est qualifié de blanc, et le blanc, de noir.

1° Les méthodes harceleuses

Ces méthodes harceleuses, je vais en énumérer quelques-unes :

1° Le choc traumatique

Ce choc a été créé par l’annonce sans aucun ménagement d’un fléau terrible s’abattant sur la planète, avec l’interdiction d’analyser ne serait-ce qu’un peu à froid ce qui se passe, l’interdiction de tout dialogue, et la transmission de messages de terreur, messages de comptabilité mortifère, martelée à chaque instant par les médias canaux des politiques, aux populations, sans aucun filtre, ni débat contradictoire, ni nuance ou mesure.

Ce choc a été majoré par le confinement, la perte des repères brutale et sans crier gare, la privation soudaine des libertés, la perte d’emplois pour beaucoup dans le monde et la famine dans de nombreux endroits de la terre.

Toute une propagande de masse s’est mise à l’œuvre, avec des« influenceurs » (des acteurs de crise déclarant qu’ils avaient eu le COVID). De façon étrange, cette maladie s’est au départ curieusement transmise chez les riches, les stars et les miss beauté, des « experts » médiatiques dont il a été mis en lumière un degré de corruption et de financements pour certains… La société contractualisée pour cela par l’OMS est basée à Londres et s’appelle Hill+Knowlton Strategies. Il est dit qu’elle s’est également illustrée dans la propagande de guerre pour soutenir l’intervention militaire américaine au Vietnam, mais sans remonter jusque-là, une petite visite sur le site internet de cette société reste très instructive.

Il semblerait donc que toute la politique mondiale sur la « pandémie » ait été orchestrée par une communication matraquant des slogans visant à une manipulation de masse, tout en faisant taire les voix divergentes. Ceci, le Dr Pascal Sacré le mentionne dans un article visant à interroger les faits, rappelant que ces organismes mondiaux comme l’OMS ont été déjà pris la main dans le sac de divers scandales, et préconisant de :

« créer des comités composés de scientifiques renommés, compétents et honnêtes, réellement indépendant, afin de conseiller les gouvernements sans que leurs décisions ne soient influencées par l’industrie ou les divers lobbys, oui, serait possible. Ce ne serait ni inconcevable, ni naïf. C’est au peuple de l’exiger. »

Le peuple doit effectivement défendre ses intérêts !

Ce docteur conclut :

« Nous devrions partir en guerre, non pas contre un virus, mais contre la malhonnêteté, la corruption, le mensonge et l’immoralité qui poussent les personnes qui devraient nous protéger à ruiner nos santés au nom de leur profit. »

Ce martelage jour et nuit des chiffres et des thèmes de mort ressemble à des méthodes clairement sectaires.

Je rappelle que « secte » signifie « couper », et c’est bien ce qui s’est passé : nous avons été « coupés » de nos proches, de notre travail pour la plupart, de la possibilité de voyager, de la possibilité de nous rassembler, de la possibilité de nous exprimer, de notre vie sociale et professionnelle, et de notre vie d’avant.

Car, et vous le vérifierez par vous-mêmes, cette année est entrée dans l’Histoire, il y avait un avant, que nous ne retrouverons plus en l’état. Et cela implique un processus de deuil que peu sont disposés à faire. C’est là qu’intervient la mainmise du délire paranoïaque qui, comme je l’ai déjà démontré, vient donner une réponse rassurante, englobante et dogmatique à l’incapacité de faire son deuil de sa vie d’avant, à digérer le traumatisme subi et à admettre que ceux dont nous dépendons sont en fait nos bourreaux. L’idéologie délirante a ce caractère rassurant qu’elle obstrue toute pensée; il n’est plus nécessaire de penser, l’État pense pour vous ! Il pense à quelle heure vous avez le droit de sortir, si vous avez ou non le droit de voir votre famille et vos amis et à quelles conditions, si vous avez le droit de boire de l’alcool dans la rue (loi sèche en Colombie par exemple), ce que vous avez ou non le droit de penser ; il peut vous tracer, vous ficher, intervenir sans mandat chez vous (exemple en Australie, à Melbourne), il peut vous forcer à prendre des traitements ou forcer vos enfants à en prendre sans votre consentement (toujours à Melbourne, témoignage de citoyens), il peut dicter les conduites sociales, ce que vous avez ou non le droit de lire et de voir (censure sur les réseaux sociaux), faire preuve d’ingérence dans la souveraineté médicale en interdisant les médecins de prescrire selon leur conscience pour soigner les gens ; l’État peut décider de vous mettre à genoux sur le plan économique (surtout les petits indépendants et ceux qui n’ont pas les moyens de surmonter un confinement, les pauvres, et les classes moyennes rendues vulnérables), l’État peut décider où vous allez ou non etc.

C’est désormais acté : l’État a les pleins pouvoirs sur vous, et vous l’a fait savoir.

Vous croyez que cette infantilisation autoritaire doublée de chantage et de violences répressives, cette division au sein du corps social pour que les personnes passent leur temps à se chamailler plutôt qu’à regarder du côté des acteurs du pouvoir est pour votre bien ? Vraiment ?

Hannah Arendt insiste sur le fait que « l’élimination parallèle de toute solidarité de groupe [est] la condition sine qua non de la domination totale » (1951, p. 17).

Est-ce que par exemple toutes ces décisions ont-elles fait le moins du monde l’objet d’un débat de citoyens et d’experts indépendants ? Non, évidemment, cela n’arrangeait pas du tout les plans sur l’humanité. On n’a pas besoin de votre avis, ni de celui des experts indépendants, et on vous le fait savoir. En revanche, l’on vous redirigera de façon manipulée vers des sujets clivants masques/pas masques, tandis que tout débat sur des sujets qui fâchent sera interdit (ex. : relation 5G/pandémie ?), arbre qui cache la forêt des intentions néfastes de ces passionnés du pouvoir sur l’humanité.

L’un des symptômes des victimes de harcèlement est la confusion mentale.

Moi-même durant plusieurs semaines je me suis retrouvée dans cette confusion mentale liée à la panique, à l’enfermement brutal alors que je devais voyager, aux personnes qui autour de moi (venant de France en premier lieu) étaient paniquées et transmettaient leur panique. Il faut le dire : on n’y comprenait rien ! Du jour au lendemain arrivait un danger imminent sur l’humanité justifiant des mesures liberticides et tueuses que personne n’avait le droit de contester, au nom de la nouvelle religion d’un « virus » qui opérait une table rase totale sur toute notre vie d’avant, tous nos savoir-faire médicaux, toutes nos organisations de société, et justifiait que l’humanité soit paralysée, ce qu’elle n’a jamais vécu dans toute son Histoire.

Cette confusion mentale provient notamment du langage paradoxal : les sains sont en réalité malades (potentiellement porteurs donc malades), les vieux à protéger sont en réalité abandonnés, délaissés et tués (ex.: ordres de non-réanimation), les enfants à protéger sont maltraités (ex.: désocialisés du jour au lendemain, plusieurs mois sans aucune instruction dans divers pays de la planète, avec des parents fragilisés ne sachant pas s’ils vont pouvoir les nourrir).

Autres paradoxes : pour traiter une maladie qui présente des symptômes respiratoires, nous empêcher de respirer (le masque est désormais devenu le fétiche de cette « pandémie », devant lequel se prosterner, qui ne se prosterne pas fait partie des exclus, et justifie toutes les répressions possibles, même les appels au meurtre que j’ai pu lire sur les réseaux sociaux).

Le mal paranoïaque se répand : tout le monde est mon ennemi et peut me contaminer, même mon partenaire, mon mari ou mon épouse peut devenir mon ennemi et je dois m’en isoler.

Voici en quelques mois, dans le monde entier, l’avènement d’un monde paranoïaque où plus personne n’est prêt à assumer le danger de la maladie et de la mort et troque (de gré ou de force) sa liberté contre un pacte pervers : je te protège mais tu m’appartiens et je te mets sous tutelle, tu deviens ma chose.

Vivre suppose d’affronter l’insécurité des accidents, des maladies, de la mort, et de ce qu’on ne contrôle pas. Vivre, c’est apprendre à mourir.

Et nous retrouvons à tous les stades de cette « pandémie » du totalitarisme politique la position narcissique paradoxale, que le psychanalyste et psychiatre Jean-Pierre Caillot résume magistralement ainsi :

« Vivre ensemble nous tue, nous séparer est mortel. »

C’est, pour résumer, un programme de mort qui nous est infusé sans pause qui permettrait d’y voir clair. Si vous ne regardez pas les médias, vous serez contagionnés par les autres qui s’en feront le relais. Impossible d’échapper à la nouvelle religion sanitaire ! Et ce programme de mort entend nous voler ce que nous avons de plus précieux : nos attachements affectifs, notre conscience, notre intime, notre existence en tant que sujet et non objet manipulable et manipulé par des psychopathes menant le monde.

« La différence entre la perversion et la paranoïa peut surtout se lire dans le rapport à l’intime. La perversion intruse l’intime, le déchire, le salit, le laisse sanguinolent, tandis que la paranoïa va plus loin encore, en espionnant l’intime dans ses moindres recoins, sans plus rien lui laisser d’intime, nulle part, avant de porter le coup fatal du meurtre psychique. Or l’intime est le lieu de l’imaginaire, et du fantasme. Dans ces deux pathologies, seul le passage à l’acte prévaut. La paranoïa maximise la perversion, avec persécution, rigidité, mégalomanie, histrionisme, idolâtrie du juridique… Elle est beaucoup plus dangereuse que la perversion, et il n’est pas rare de voir des pervers décompenser ensuite en paranoïa, à la faveur d’événements déstabilisants psychiquement. »

Ariane Bilheran, 2016, Psychopathologie de la paranoïa, Paris, Armand Colin.

Cette mort de l’humanité, nous en sommes tous rendus responsables, car évidemment c’est de la faute des citoyens qui n’ont pas assez obéi ! Vous êtes tous coupables en puissance (et non en acte !) de contaminer l’autre, et en puissance, de le tuer. Si vous ne vous soumettez pas sans réfléchir aux ordres politiques d’obéissance inconditionnelle, vous êtes encore plus coupables et désignés comme les personnes à abattre, les « mauvais » citoyens.

Une petite question au passage : Qui détruit la planète depuis des décennies ? Qui détruit la nature, les ressources naturelles, le vivant ? La grande industrie et le grand capital. Et ces gens, qui sont ceux-là mêmes qui sont aux commandes pour la gestion de cette « pandémie », se seraient repentis et voudraient aujourd’hui œuvrer de façon philanthropique pour « le bien » de l’humanité ?

Le sentiment de culpabilité qui nous est injecté en permanence a pour spécificité de nous réduire au SILENCE, avec notre consentement.

4° Le chantage

Si vous ne vous soumettez pas sans réfléchir aux ordres politiques d’obéissance inconditionnelle, alors vous serez punis !

Si vous n’obéissez pas bien et n’acceptez pas la perte de vos libertés et de votre travail, alors si ça va mal économiquement ce sera à cause de vous !

Alors que la vérité est la suivante : si vous obéissez, vous allez mourir !

Parce que la cessation totale de l’économie entraîne le contrôle massif des individus rendus dépendants, contrôle opéré par la nourriture et l’arnaque des aides voire des propositions de revenus universels (qui va vous distribuer le revenu ? Celui-là même qui aura le pouvoir de le reprendre si vous n’obéissez pas).

Les actions vertueuses poussant les individus vers l’autonomie alimentaire, l’auto-organisation locale, les échanges selon le troc, la solidarité locale etc. ne sont pas du tout valorisées, au contraire, et beaucoup d’entre elles sont aujourd’hui persécutées.

Et vous voyez, ce que l’on a supprimé aux gens dans ces confinements c’est notamment le loisir, donc le plaisir de la socialisation, pour lui substituer l’écran (les séries débilitantes, la vie virtuelle, qui n’a eu de cesse d’être encouragée durant ces confinements). L’OMS a même prescrit, forte de ses études sur les impacts des écrans sur le psychisme des enfants (qu’elle publie par ailleurs, avec le « trouble du jeu vidéo », le jeu vidéo comportant des risques pour la santé mentale, notons qu’en termes de messages contradictoires, il est difficile de faire mieux), de faire jouer les enfants aux jeux vidéo chez eux pour les occuper ! Depuis quand l’humanité a-t-elle éduqué et fait grandir en conscience ses enfants à partir de jeux vidéo ? C’est ça, l’« organisation mondiale de la santé » ? De qui se moque-t-on ? (Enfin, quand on a étudié les « droits sexuels » des enfants, l’on a bien compris à qui l’on a affaire en matière de perversion).

La vie n’est pas virtuelle, elle est réelle, elle consiste pour l’être humain à ne pas être déconnecté, enfermé dans des prisons citadines devant un écran qui lui lobotomisera son cerveau, mais à rencontrer la nature, les autres, à partager, transmettre et apprendre à utiliser de ses mains pour être notamment capable de se nourrir et de s’autogérer.

5° Le conflit de loyauté

Ici en Amérique du Sud, le chantage est « mourir de maladie ou mourir de faim » (ainsi que l’ont crié de nombreuses manifestations spontanées), mais la maladie prend tout l’espace dans les médias tandis que la faim, qui elle-même est facteur de baisse d’immunité donc de maladies, n’est que peu évoquée, que le ratio dû à la crise économique est incomparable (des centaines de milliers pour la maladie versus des dizaines voire une vingtaine de millions pour la famine – on parle d’une « pandémie de faim », pandemia de hambre, tandis que l’on parle de 83,4 millions de personnes pour la pauvreté extrême).

Le moment paranoïaque est celui de la déferlante totalitaire, celui de la négation totale, de ce qu’Hegel appelait « le négatif absolu ». Ce n’est pas le premier dans l’Histoire, qui a été jalonnée par ces moments du négatif. Voulons-nous vivre dans un monde où nous sommes dépossédés de tout libre-arbitre, un monde régi par le contrôle, l’infantilisation, la peur, l’obéissance aveugle, le chantage, la culpabilité, l’arrachement de nos liens affectifs et notre mise sous dépendance économique, mais également un monde où nous servons de cobayes chaque jour de plus en plus ?

Ces philanthropes et bienfaiteurs de l’humanité (ces quelques mains qui concentrent la grande industrie et le grand capital) qui veulent tellement notre bien et notre santé nous ont-ils parlé des effets de la 5G sur notre santé ? Ont-ils entendu les mises en garde des scientifiques indépendants et vertueux ? Se préoccupent-ils de la protection des abeilles et des semences anciennes non hybrides, qui sont les deux mamelles de notre survie alimentaire ? Se préoccupent-ils de la contamination majeure des eaux, des océans, de l’exploitation des ressources de la planète ? Et tant d’autres choses encore, qui nous démontrent que non, ces politiques menées ne sont pas destinées à protéger notre santé ni pour notre bien.

Y a-t-il quelque chose qui peut faire encore plus peur à la majorité des gens que ce monde que je vous décris ? Oui. Les gens ont encore plus peur que tout de se rendre compte que ce sont des cyniques psychopathes qui jouent avec leur vie, leur mentent, les harcèlent et les manipulent. Et ils préfèrent alors justifier toutes ces mesures, et même s’inventent d’autres peurs permettant de préserver leurs illusions : le déni de voir le harcèlement en face, qui supposerait d’admettre que nous sommes manipulés et persécutés, et probablement que nous n’avons pas d’autre porte de sortie que d’affronter le problème. Alors on se bande les yeux en plus de se couvrir le visage.

C’est le problème majeur.

Ceux des ordres desquels nous dépendons dans la mesure où nous leur obéissons représentent des parents de substitution (qui nous disent si c’est bien/si c’est mal, etc.) et que faire si nos parents de substitution sont des psychopathes qui nous veulent du mal ? Automatiquement, sur le plan psychologique, lorsque nous ne voyons pas d’issue, il est très fréquent que l’on rentre dans le délire du bourreau, et qu’on le justifie.

Cela s’appelle : le syndrome de Stockholm.

Ainsi, la plupart préfère s’illusionner quand bien même nous allons directement à l’abattoir.

2° Diagnostic de la situation et freins

Dans la confusion actuelle, il peut être intéressant de chercher un diagnostic pertinent de la situation. Il est évident qu’il ne se trouvera pas dans les mains des médias du pouvoir qui, vous pourrez faire vos recherches, appartiennent à un tout petit nombre de ces mêmes milliardaires, ou sont financés par eux. Par exemple, Bill Gates a financé Le Monde. Le Monde, un média indépendant, c’est sûr ?

Personnellement, le diagnostic contradictoire le plus complet que j’ai trouvé sur la situation est celui-ci :

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Le contradictoire est important car il permet de penser, c’est l’essence même de la dialectique, pour pouvoir ensuite se forger sa propre opinion, qui peut être de conforter la thèse dominante, ou encore celle du contradictoire, ou encore une thèse tierce, ceci appartient au chemin de l’esprit critique de chacun. Mais nous ne saurions être dépossédés de ce chemin dialectique nécessaire par des opérations incessantes de censure comme nous les voyons aujourd’hui sans cesse surgir sur les médias dominants évidemment, ainsi que sur internet et en particulier sur les réseaux sociaux.

Encore une fois, nous n’avons pas besoin d’être pour ou contre absolument, la pensée ne fonctionne pas avec des dogmes et des litanies à répéter en boucle : « Lavez-vous les mains cinq fois par jour » ou autres slogans de ce type ! La seule bonne nouvelle, c’est que le monde aura les mains plus propres qu’en 2019, enfin au sens propre car au sens figuré je crains que beaucoup ne se soient sali davantage les mains cette année. Nous avons besoin de : penser. Sans inquisitions, sans Cerbère pour nous dire « pas le droit de penser cela », sans harpies venant nous persécuter dès que nous osons sortir du dogme officiel.

Pour moi, il manque néanmoins dans ce diagnostic, que je trouve essentiel, un focus plus ample sur une situation que je vis dans le pays où je suis, depuis 6 mois, sur la famine et l’orchestration des chaos qui s’ensuivent selon la couleur locale des pays.

Vous savez, le fameux « diviser pour mieux régner ».

Aux États-Unis, on nous sort l’éternel clivage Blancs/Noirs, à partir duquel il faut encore désormais modifier le langage (les attaques au langage faites ces dernières années par des communautarismes sectaires délirants sont immenses), sous peine de persécutions, en France, le clivage Chrétiens/Musulmans, dans de nombreux pays, l’on ressort le clivage extrême-gauche marxiste/extrême-droite. N’avons-nous toujours pas compris qu’il s’agit de théâtres destinés à nous occuper et à nous diviser pour ne pas nous concentrer de façon solidaire sur l’ennemi des peuples, à savoir ce petit noyau d’oligarques passionnés du pouvoir qui concentre tous les pouvoirs financiers mondiaux entraînant chaque jour davantage de déséquilibres et de souffrances sur terre ? Ceux-là mêmes qui orchestrent les guerres pour faire des bénéfices, en alimentant les deux camps ? Quand les êtres humains vont-ils enfin comprendre les manipulations dont ils sont quotidiennement l’objet ! Cicéron l’avait dit : pour connaître le coupable, regardons « à qui profite le crime ? »

Alors appliquons la formule cicéronienne :

Qui s’est enrichi pendant le confinement ?

Qui a acquis davantage de pouvoir ?

Ni vous ni moi !

Mesurons également l’ampleur de la censure, qui m’a fait d’ailleurs sortir de Facebook où il n’est plus possible de partager aucune information qui critiquerait un tant soit peu les politiques menées, ni des témoignages d’honnêtes citoyens. Facebook est devenu un réseau de traçage, de profilage, de persécutions, de censures, visant à modeler les esprits vers des discours dogmatiques et monocordes. Mais youtube censure de même, alors considérons encore comme une chance immense de pouvoir avoir accès encore à un peu de contradictoire, en écoutant des entrevues comme celles-là. Et remercions tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont eu le courage de tenir un discours contradictoire qui autorise la pensée. La vérité, c’est certain, ne peut être du côté du pouvoir oppresseur.

A quels freins nous opposons-nous d’ailleurs pour bien diagnostiquer la situation ?

  1. La propagande de masse

  2. L’incrédulité face au cynisme et à la malveillance qui nous ciblent (nous les peuples) et la banalisation du mal

  3. Déni partiel ou total Le déni est l’impossibilité partielle ou totale de se représenter la perte du monde que nous avions connu. Tout le monde espère « le retour comme avant », en niant la réalité de ce qui se passe, et le traumatisme subi.

  4. Les clivages Avec les clivages, le corps social se divise en deux camps farouchement opposés : ces fameux clivages entraînent des discussions stériles, des brouilles au sein des familles, et sont la marque de la manipulation comme de la pathologie mentale qui circulent dans le corps social.

Pourquoi les gens se disputent sur le masque/pas masque ? Parce qu’on les conditionne à le faire, à coups de slogans, et non de pensée ! Parce qu’il existe des dogmes insérés (opinions érigées en vérité) qui font que, selon si vous avez été sensible à tel dogme ou tel autre, vous allez défendre telle thèse ! Par exemple, l’on nous a dit qu’il fallait nous tenir à 2 mètres de l’autre, et cela, à partir de la PEUR. Nous n’avons pas validé une pensée, mais enregistré un bon et un mauvais comportement associé à une PEUR. Donc c’est la peur qui domine la pensée ! La peur dont Platon avait pourtant dit qu’il ne faut jamais la laisser diriger l’attelage de votre carriole ! Il faut la tenir en respect sur le siège arrière, car c’est à partir de la peur que les pires horreurs se sont vues dans l’Histoire de l’humanité.

Comment fonctionne un virus ? Quid du terrain immunitaire ? Quid des impacts de la peur sur le système immunitaire ? Dans la nouvelle religion de la pandémie, j’ai même lu récemment un article d’un professeur d’université (combien a-t-il été payé pour dire cela ?) disant qu’augmenter ses défenses immunitaires était une fausse croyance !

Ces clivages entraînent une impossibilité de se comprendre, car les personnes tout simplement ne parlent pas avec un même niveau d’information, et non en essayant d’entendre le point de vue de l’autre et en cherchant à partir de quels arguments il peut soutenir un tel point de vue. C’est le slogan de la peur qui prime, il ne peut donc pas y avoir de discussion éclairée avec des émotions qui ont envahi le psychisme de la personne. Et je parle de la peur, mais nous pourrions tout aussi bien parler de la culpabilité.

La peur et le sentiment d’impuissance, doublés de l’impossibilité de comprendre les manipulations psychiques et les conflits de loyauté dans lesquels nous sommes emprisonnés par la propagande de masse, engendrent alors l’agressivité dans le corps social.

N’essayez plus donc de convaincre des émotions, c’est peine perdue !

Il y a, face au délire paranoïaque, et c’est toujours la même histoire, ceux qui sont convaincus par l’analyse, la démonstration (et pas forcément les intellectuels, dont les études en psychologie sociale ont malheureusement démontré la soumission majoritaire aux systèmes totalitaires), et voient le danger arriver, et ceux qui ont besoin d’expérimenter la paranoïa dans son moment totalitaire de destruction massive pour être forcés d’ouvrir leurs yeux qui seront remplis de larmes. C’est ainsi, et nous devons je crois travailler à l’accueillir avec compassion, sans engendrer davantage de frustration, de colère, ou d’agressivité.

La vague totalitaire, nous l’expérimentons, elle arrive.

II – La dialectique du maître et de l’esclave

Nous nous croyons libres, nous ne sommes que des esclaves, mais pour le philosophe Hegel, celui qui l’emporte c’est l’esclave, ne l’oublions pas !

Rappelons-nous la dialectique du maître et de l’esclave dans La Phénoménologie de l’Esprit. Hegel ce faisant y décrit le parcours de la conscience qui se révèle à elle-même. La première phase est celle de l’asservissement, l’esclave étant devenu esclave pour avoir préféré la servitude à la mort, et sa reconnaissance est essentielle pour le maître qui a besoin de jouir de son pouvoir dans le regard de l’esclave. Le maître réduit bien évidemment l’esclave à une chose (objectivation), non comme un être conscient de soi. Sa volonté est d’objectiver. Il n’y a pas de maître sans esclave, indique Hegel. Le maître dépend donc de l’esclave pour exister en tant que maître !

Ensuite vient la phase du retournement. Hegel précise que la relation de l’esclave à l’être est dialectique, car son être est nié par son instrumentalisation en tant qu’esclave, réduit à l’état de marchandise, mais il est impossible que ce moment du négatif ne rencontre pas sa résolution, de par la nature universelle de la dialectique de L’Esprit. En clair : le moment du négatif absolu est voué à disparaître. L’on devient esclave à cause de la peur de la mort. Mais l’esclave, parce qu’il est porteur du désir de liberté et incarne l’Esprit, tandis que le maître repose sur sa dépendance à l’esclave, finit par retourner la situation et se libérer du maître.

Ainsi en va-t-il du chemin de la conscience humaine.

Nous l’emporterons car nous sommes plus nombreux, plus puissants, plus créatifs, plus courageux que ces psychopathes qui jouent avec notre humanité et s’en nourrissent comme tous les prédateurs harceleurs. Nous l’emporterons oui, mais à une seule condition : que nous ne renoncions pas à ce qui fait de nous un esclave qui renversera son maître : l’Esprit.

Si nous nous laissons déposséder de notre Esprit, parce que nous le permettons, il est certain que le Maître ne règnera plus que sur des esclaves décérébrés, sans connexion à leur subjectivité, ni à des idéaux, ni à des lois morales et spirituelles.

C’est d’un très grand raffinement ce qui se passe.

Ne soyons pas dupes non plus des sujets que les médias officiels, tenus par nos maîtres, veulent que vous débattiez. Le racisme, le vaccin etc. Pourquoi aucun débat sur la 5 G ? Demandons-nous plutôt ce sur quoi ils se taisent, à savoir les réseaux pédocriminels, la 5G, la vraie nature des « droits sexuels » des enfants, le trafic d’organes etc., pour savoir de quoi il en retourne exactement.

Ceux qui mènent la danse dans le monde aujourd’hui, à savoir des milliardaires et financiers qui à eux seuls pourraient faire de cette planète un paradis, veulent notre peau. Et ils le disent publiquement ! Dépopulation mondiale, thèses eugénistes, un véritable génocide planétaire prophylactique…

C’est un moment inéluctable, que rien n’arrêtera sinon un certain nombre de destructions.

Quand la Bête aura assez mangé, alors les yeux s’ouvriront dans les larmes.

III – Soi-même face au moment paranoïaque : que faire ?

 Que vous soyez ou non d’accord avec moi sur des points de détails ou des nuances n’importe pas vraiment pour les questions qui vont suivre, pourvu que vous partagiez ma vue d’ensemble sur la vague totalitaire qui déferle sur le monde, et sans doute à partir de l’automne-hiver en Europe. Et si mon discours et mes analyses ne vous parlent pas, rien ne vous oblige à poursuivre la lecture, et cela n’entraînera pas forcément des ruptures de liens ni des clivages ou des divisions, si nous acceptons tout simplement d’avoir des points de vue divergents sur un même problème, sans vouloir se transformer l’un ou l’autre en prosélyte dogmatique de sa propre thèse.

Néanmoins, si vous partagez mon diagnostic du moment paranoïaque de la terreur qui a posé ses premiers jalons au printemps 2020, voici mes conseils.

1° Reprendre sa sécurité intérieure

Travaillons avant toute chose à récupérer à chaque instant notre sécurité intérieure, pour ne plus être manipulable par la peur ou la terreur.

Nos états émotionnels doivent être le fruit de notre volonté et de notre intention, et pas des aléas extérieurs. Car nous ne sommes pas des marionnettes entre les mains de la propagande de masse qui nous emmènerait là où elle souffle.

Reprendre notre pouvoir, c’est reprendre avant tout notre pouvoir sur notre sphère émotionnelle, travailler à ne plus être traversé par des émotions qui nous submergent, mais apprendre à les transformer pour maintenir un état émotionnel a minima stable, a maxima joyeux. Car l’objectif du pouvoir harceleur est bien de nous maintenir dans cette terreur, dans cette culpabilité, dans cette tristesse et dans ce choc traumatique dont il se nourrira et à partir duquel il pourra continuer à nous manipuler.

Pour récupérer ses émotions, il est important d’analyser ce qui les a enflammées, et par quel moyen/instrument cela s’est-il produit. Il est évident qu’aujourd’hui avoir la télévision et la regarder quotidiennement, voire plusieurs fois par jour, est devenu un outil extrêmement toxique sur le plan psychique. De même, il convient de doser les « mauvaises nouvelles » que l’on consulte, par exemple sur internet, pour ne pas vous laisser avaler par elles, et toujours viser comme une priorité un état émotionnel serein au milieu de la tempête. Les lectures conseillées sont mon petit livre Se sentir en sécurité ainsi que toute la lecture des philosophes stoïciens et ma brève « La paranoïa et la terreur comment y résister ? »

Nous ne sommes pas réduits à notre petite incarnation, nous sommes conscience, chaque humain porte en lui le reflet de l’humaine condition, et doit en répondre. Nous avons une mission immense !

2° Ne pas donner son consentement

Le non-consentement de votre Esprit à ce qui se passe, le détachement des égrégores (collectifs fabriqués artificiellement par des « formes-pensées » qui, comme dans les sectes, indiquent les dogmes à croire, les émotions permises et non permises, ce que l’on a le droit de dire, de penser et de faire ; et l’égrégore se forme dès que des individus s’amassent entre eux dirigés par une même émotion et une même croyance), c’est-à-dire que la prise de distance et le recul nécessaires pour penser par vous-mêmes sans vous laisser piloter ni par l’avis des autres ni par les émotions induites sont indispensables.

Travailler à s’aligner avec sa conscience, et à ne pas réagir avec les émotions, mais agir avec son cœur, c’est-à-dire avec amour, compassion et bienveillance, en défendant ce qui est juste pour soi. Cela implique d’aligner notre pensée, notre parole, notre cœur et nos actes, quel que soit le prix à payer, qui sera toujours moins cher à payer que celui de se tordre !

Retrouvons notre liberté et la capacité de donner ou non notre consentement.

Jusqu’où acceptons-nous de nous tordre par peur ?

Peur de perdre son emploi, peur de mourir, PEUR PEUR PEUR.

Ayons davantage peur de nous tordre, car les conséquences en seront infiniment plus graves pour notre âme. Ayons peur de ne pas avoir tout fait pour la défense du vivant sur cette planète, pour la défense de l’humanité. Nous devrons tous en répondre, un jour ou l’autre.

3° Sortir de l’illusion engendrée par l’hypnose de masse

Il est indispensable d’identifier les sources de perfusion de la propagande (dont les amis, les collègues…) et ne plus accepter d’être perfusé à son insu (la transmission d’un discours traumatique crée également du choc traumatique chez celui qui le reçoit). Cela suppose le détachement émotionnel dont j’ai déjà parlé, notre non-consentement après identification de la propagande de la peur destinée à obtenir la soumission, le refus du conditionnement opéré par les répétitions incantatoires et les litanies de la nouvelle religion « pandémie », la réintroduction de la pensée critique et du contradictoire permettant seuls, en ramenant les émotions à froid, de sortir des endoctrinements, couplée à l’identification des manipulations de masse.

Prenons du recul, faisons des bilans, analysons.

Cela suppose aussi de sortir de notre sentiment d’impuissance qui nous bloque dans une inhibition, nous rend malade et dépendant, ou nous ramène à l’hypnose de masse. Vivre est un risque, oser vivre c’est se libérer de beaucoup de conditionnements et de pseudo-sécurités qui semblent confortables alors qu’elles ne sont que des chaînes.

4° Revenir à sa conscience et à son immensité

Non, vous ne perdrez pas votre temps en prenant une distance salutaire par exemple en vous replongeant dans les héros antiques de l’humanité, dans la mythologie grecque, dans la grande musique, dans tout ce qui va vous nourrir spirituellement et intellectuellement.

L’âme se réveille en entendant le chant d’une autre âme ; ceux qui sortent de la caverne platonicienne ont entendu l’appel d’un autre humain dont les ornières ont sauté.

L’âme se réveille et sort des Enfers par l’amour, et la mythologie grecque nous le redit maintes fois.

Alors aimez, soyez joyeux même en pleine tempête, comme une résistance spirituelle forte, fondamentale, d’aimer la vie, d’aimer tout court, car les psychopathes ne connaissent pas les codes de l’amour. Nous ne les vaincrons que sur ce territoire, et pas sur celui de la violence réactionnelle donc des représailles.

Agissez par amour, désobéissez par amour du vivant et de l’humanité.

5° Ne pas réagir par la violence

Lorsque le moment paranoïaque se déclare, il s’agit d’un tsunami totalitaire qui déferle. Vous voyez une immense vague devant vous qui va s’écraser sur la rive et tout détruire sur son passage. Que faites-vous ? Vous vous mettez devant en faisant de grands gestes pour que surtout elle arrête de se soulever ? Vous vous ferez emmener et écraser au passage, et c’est bien ce qui se profile en termes de représailles. Mon conseil personnel, mais personne n’est obligé d’être d’accord avec moi pas plus que je désire que l’on me force à penser autrement, c’est de ne pas se placer en opposition, mais de se mettre à l’abri de la vague totalitaire et de construire son monde tel que l’on souhaiterait qu’il prenne forme.

Si vous vous mettez en opposition dans la colère, le système a tous les moyens de vous broyer, et il ne s’en privera pas. La seule raison pertinente à mon avis qu’il y aurait à se placer en contre de façon frontale serait de se sacrifier pour donner à voir l’ampleur des répressions. Sinon je conseille de conserver ses troupes, et de considérer qu’une guerre peut être pénible, longue, et nécessiter de l’endurance, voire même de s’équiper comme pour un état de siège.

Le moment du négatif dans la dialectique historique tel que le décrit Hegel, qui est aussi le moment de la décompensation paranoïaque doit advenir, c’est une sorte de fatalité qu’aucune résistance ne saurait contenir ou empêcher. Mais il trouvera tout autant sa fin, et son dépassement.

6° Préparer son autonomie

Devant les nombreuses alertes concernant les risques d’inflation des prix, de crise économique grave, de pénurie alimentaire et de combustibles, je conseille à ceux qui le peuvent de commencer à penser à des alternatives  (ou de les poursuivre) : si vous le pouvez, faites des réserves pour l’hiver, ou mettez-vous en relation avec des agriculteurs à la campagne si vous vivez en ville, faites des conserves à partir de la fin des marchés (souvent donnée ou prix au rabais etc.). Je vous conseille tout particulièrement ce site « L’autonomie est la clé de notre futur », où vous serez particulièrement bien guidés dans tous vos pas vers l’autonomie, avec des personnes généreuses et engagées.

Je rappelle que la seconde étape du scenario « pandémie » du rapport de la fondation Rockefeller de 2010 (dont seuls les grands naïfs pensent qu’elle a une vertu philanthropique et visionnaire) parle d’un « effet mortel sur l’économie » : « a deadly effect on economies: international mobility of both people and goods screeched to a halt, debilitating, industries like tourism and breaking global supply chains. » Il faut donc vous préparer en réserve d’aliments et de combustibles, et développer votre autonomie. Effectivement, l’effondrement économique mortel est ce qu’il faut pour asservir les peuples, et les milliardaires ne verseront pas un centime pour que vous puissiez vous nourrir correctement, à moins que vous n’acceptiez la soumission.

Je pense qu’il est préférable d’anticiper, et de ne pas se voiler la face, car « un homme ou une femme averti(e) en vaut deux ». Et si vous anticipez, vous pourrez même aider d’autres personnes qui seront dans le besoin car la charité fait partie de notre humanité, et il est temps de lui redonner toutes ses lettres de noblesse !

Par ailleurs, concernant le vaccin, le gouvernement français a prévu dans les textes officiels de vacciner 35 millions de personnes ; votre consentement ne lui importe pas, ce qui prime c’est la précipitation au contrôle et les expérimentations de Professeur Maboul sur des cobayes humains. Allez voir le document (cf. annexes) « Vaccins contre le SARS-CoV-2, 09 juillet 2020, Une stratégie de vaccination », comme nous sommes toujours dans le chapitre « les philanthropes nous aiment », les personnes âgées et les personnes précaires seront visées en premier (comme en Afrique, les petits africains servent de cobayes aux expérimentations vaccinales hasardeuses, dans un silence assourdissant), puis les personnes dans les prisons et les patients en hôpitaux psychiatriques qui n’auront effectivement pas les moyens de se défendre ! Elle est belle la philanthropie du 4ème Reich, non ? Ne serait-on pas dans une politique eugéniste qui ne dit pas son nom ? Lorsque l’on connaît le parcours et les déclarations de Bill Gates à ce sujet, le doute n’est plus permis !

7° Désobéissance civile pacifique

Soyez le grain de sable dans les rouages totalitaires du système !

« L’initiative intellectuelle, spirituelle et artistique est aussi dangereuse pour le totalitarisme que l’initiative criminelle de la populace, et l’une et l’autre sont plus dangereuses que la simple opposition politique. La persécution systématique de toutes les formes supérieures d’activité intellectuelle par les nouveaux chefs des masses a des raisons plus profondes que leur ressentiment naturel pour tout ce qu’ils ne peuvent comprendre. »

(Arendt, H. 1951. Les origines du totalitarisme 3, Le système totalitaire, Paris, Seuil, 1995).

8° Protéger les enfants

Je rappelle qu’il y a deux ans, je préconisais déjà de sortir les enfants du système scolaire tel qu’il est actuellement, où les enfants comme les professeurs sont en souffrance, harcelés par l’institution qui ne veut que la destruction du savoir. Des enseignants et des chercheurs (dont Liliane Lurçat, de laquelle je recommande tous les livres à l’intelligence rare), il y a longtemps, ont tiré la sonnette d’alarme, et ont démontré le caractère intentionnel de transformer les enfants désormais non pas en citoyens à l’esprit critique affûté, mais en simples consommateurs lobotomisés par les écrans.

Vos enfants ont besoin d’avoir des bases solides en lecture, écriture et en logique (mathématiques). Vous avez des organismes par correspondance qui existent, vous êtes tout à fait capables de leur enseigner ces bases. L’école n’accomplit plus sa mission, et chaque jour le niveau dégringole dans les égouts, laissant des générations à l’abandon, et des professeurs pieds et poings liés avec le sentiment qu’ils ne parviennent pas à accomplir leur mission, tout simplement parce que, si ces bases fondamentales ne sont pas acquises (au lieu de cela, je rappelle que l’OMS préconise d’enseigner « les relations sexuelles » avec pénétration » à l’âge de 6 ans – mention ajoutée dans la version en espagnol « con penetración », « avec pénétration », je renvoie à mon livre L’imposture des droits sexuels), rien ne pourra s’inscrire ensuite du côté des apprentissages intellectuels.

Ramenez vos enfants au bercail également si vous le pouvez, car vous ne pouvez pas maîtriser ce qui se passe dans les écoles. L’on me rétorque « ce que tu dis ne peut pas se passer en France ». Dans quel pays est-on venu déporter des enfants juifs dans les écoles rappelez-moi ? En France. Ce qui était possible hier pourrait le redevenir aujourd’hui et demain ; nous avons été plusieurs à alerter depuis mars-avril 2020 sur ce danger de rafles d’enfants pour des raisons « sanitaires » avec mises en quarantaine éloignées des familles, nous connaissons l’OMS, nous connaissons les méthodes des réseaux pédocriminels infiltrés dans les milieux du pouvoir, nous savons que les acteurs des « droits sexuels » des enfants sont essentiellement les mêmes que ceux qui orchestrent cette « pandémie », préparez-vous et protégez-vos enfants.

Encore une fois, anticiper n’aura aucune conséquence négative, tandis que de ne pas le faire en aura, et cela peut être fatal.

Enfin, je dois dire au titre de la psychologue pour enfants que je suis en première formation, que je suis très alertée par le formatage totalitaire à l’école, qui devient un lieu de maltraitances et de désocialisation dans certains pays sous l’effet de cette pandémie (enfants dans des cages en Thaïlande par exemple), et les déclarations sur le port du masque obligatoires à 6 ans à l’école me paraissent absolument inquiétantes. On met des enfants dans des cages sans que personne ne bronche ? On leur impose les instruments du musèlement ? Ouvrons les yeux sur les conséquences de prendre les enfants pour cobayes de tout ce délire paranoïaque.

Un enfant est en construction psychique et relationnelle, il apprend à reconnaître les intentions de l’autre sur son visage, avec son sourire, et il a besoin du contact. L’école devient le lieu donc de l’abrutissement mais aussi de la déconstruction de la socialisation, c’est impressionnant de non-sens ! Protégeons les enfants des expérimentations psychologiques et psychosociales hasardeuses et des maltraitances.

Lorsque nous lisons les consignes d’exclusions de l’enfant en Allemagne au sein de sa propre famille, nous avons bien compris que nous avons affaire à des psychopathes qui ne connaissent pas le caractère essentiel de la tendresse pour le développement harmonieux de l’enfant : le communiqué de presse du 27 juillet de l’association de parents Familien in der Krise indique que les autorités sanitaires ordonnent l’isolement domestique accru des enfants concernés : «Votre enfant doit éviter tout contact avec les autres membres du ménage en assurant une séparation dans le temps et dans l’espace (pas de repas partagés, votre enfant doit de préférence être seul dans une pièce séparée des autres membres du ménage).»

La lettre indique qu’en cas d’infraction à cet ordre d’isolement, « vos représentants légaux sont par la présente menacés d’une amende de 4 000  € » par jour et jusqu’à deux ans de prison en cas de récidive. Elle ajoute : « Par ailleurs, nous attirons votre attention sur le fait que, si nécessaire, l’isolement obligatoire peut être ordonné dans un hôpital. »

A cette lettre s’est ajoutée, le 31 juillet, la réaction de l’Association fédérale de la protection de l’enfance pour qui «isoler ces enfants de leurs parents et de leurs frères et sœurs est une forme de violence psychologique», et qui souligne que «la menace d’être sorti et placé dans un service d’isolement provoque également une insécurité durable pour les familles». Ces informations ont été reprises par plusieurs journaux allemands et internationaux.

Là encore, les parents sont soumis à l’injonction paradoxale : soit vous maltraitez votre enfant, soit on se charge de le rafler ! Magnifique de manipulation et de chantage odieux !

Enfin, j’imagine que lorsque l’enfant subira les cours sur les « droits sexuels », avec l’enseignant « partenaire » (dont je rappelle qu’il s’agit d’un « éducateur sexuel » habilité par le ministère de la santé, et non pas d’un professeur de l’éducation nationale normalement constitué, cf. mon livre L’imposture des droits sexuels), le masque sera bien pratique pour le faire taire et le conditionner encore plus à se taire…

Dans une situation exceptionnelle, nos décisions doivent être le reflet de la prise de conscience du danger.

La protection des enfants est une priorité fondamentale pour l’humanité, il est temps de ne plus négocier sur le sujet, et je dirais, il est temps que les parents retrouvent leurs instincts de protection et ne se laissent plus avaler et distraire par le quotidien qui ne leur permet plus de distinguer les dangers réels auxquels sont soumis leurs enfants.

9° Bannir de son vocabulaire les néologismes vides de sens de la novlangue

Refusez systématiquement les néologismes de la novlangue, et ne les prononcez pas pour ne pas incorporer leur existence dans le nouveau langage délirant orwellien. Dans ces néologismes, le plus célèbre est « complotiste », qui ne veut rien dire, et vise à modifier notre représentation du réel par un langage trafiqué et pervers. « Complotiste » signifie « à bannir », « à persécuter », « à ostraciser », et rien d’autre. Ce néologisme paralyse comme une menace de bannissement toute pensée qui vient interroger le péril face auquel l’humanité se trouve, les dérives du pouvoir et ses ambitions totalitaires. Car qui dénonce les complots que fomentent les puissants au pouvoir contre les peuples, cela s’appelle, non pas un complotiste, mais : un philosophe. C’est ce que la haute philosophie politique et morale, à commencer par Platon, Aristote et Cicéron, s’est attelée à faire depuis la nuit des temps.

Conclusion

Accrochez-vous au divin, au vivant, à « l’énergie spirituelle » comme la nommait Bergson, travaillez le détachement des paniques émotionnelles pour ne plus être manipulés par vos émotions.

Redevenons des êtres dont la dignité ne se négocie pas, des êtres à la structure vertébrée, accrochés à nos idéaux de justice, de vérité, de liberté, de paix, qui nous transcendent et nous humanisent. Nous ne sommes pas des mollusques, nous sommes des vertébrés et nous devons nous redresser absolument, en retrouvant notre cœur, c’est-à-dire notre courage de valeureux protecteurs du vivant sur terre.

Une poignée de psychopathes ne peut contrôler le monde que si nous y consentons et nous l’acceptons. Une poignée de résistants peut le sauver ; ils n’ont jamais été bien nombreux, ceux qui ont pu voir en face le moment paranoïaque lorsqu’il commence sa déferlante, la psychologie sociale parle en général de 1% capable de remettre en question le pouvoir lorsqu’il dérive sur un mode totalitaire, et ce sont généralement les gens qui ont des forces vives en eux, encore une fois, et non ceux qui, à force de trop penser, se sont déconnectés de leur cœur. Je renvoie à mon interview pourtant ancienne sur « la dérive du pouvoir en France ».

Sauvez vos âmes face à la loi martiale qui risque de se répandre sur le monde entier. Mais rappelez-vous que jamais dans l’Histoire le moment totalitaire n’a duré ad vitam aeternam dans sa tension maximale, car la terre est régie par cette énergie spirituelle du vivant (je renvoie toujours à Bergson et à son livre L’Énergie spirituelle que j’ai eu l’honneur de préfacer chez Payot).

Le vivant ne se laisse ni contrôler, ni enfermer, ni soumettre. Le vivant pousse avec sa pulsion de vie. Et c’est ce que ces psychopathes semblent ignorer. De mon point de vue, les passionnés du pouvoir pêchent au moins par deux failles : leur orgueil (prétention, ils pensent, fous qu’ils sont, qu’ils vont contrôler et soumettre le vivant, mais quelle démesure au sens grec ancien du terme), et leurs divisions internes (autrement dit, ils se bouffent le nez entre eux, car le « sans foi ni loi » c’est leur quotidien).

Lorsque le moment du négatif a suffisamment détruit sur son passage, alors vient le moment du réveil, celui du retournement. Ce qu’Hegel nomme « la synthèse », qui est en fait un dépassement (Aufhebung). On fait le compte des survivants, et on reconstruit.

Résister, ce n’est donc pas aller faire une révolution qui servira de magnifique prétexte à une répression. Résister c’est savoir que nous allons traverser ce moment totalitaire, tenter d’y survivre en maximisant son autonomie, la charité envers autrui, en cultivant son humanité, mais également en archivant (exemple : des variétés de semences ancestrales biologiques qui permettront de repartir ensuite, des œuvres magistrales de l’humanité qui ont traversé les siècles, des savoirs et connaissances anciennes etc.), en alertant autour de soi, et en refusant de devenir des marionnettes énergétiques manœuvrées par la 5G et les nanotechnologies, même si le prix nous paraît aujourd’hui très cher à payer. Il sera toujours moins cher que celui d’avoir donné son âme au diable et d’avoir, ce faisant, œuvré par une complicité passive à la disparition du vivant sur terre.

Nous sommes des êtres d’Esprit, défendons l’Esprit !

Et rappelons-nous à chaque instant que l’esclave se libère de son maître par l’Esprit. Les fous qui dirigent ce monde ne sont nos maîtres que parce que nous le permettons. Et ceci est notre responsabilité morale : nous devons répondre chacun pour nos enfants et pour l’humanité, et de ce fait, sortir de la crainte de ce que pense l’autre pour assumer ce qui est juste pour nous.

Redressons-nous !

Nous valons mieux que ce à quoi l’on cherche à nous limiter depuis des décennies.

Nous avons tous une responsabilité immense sur le plan moral de ne pas investiguer en restant dans un certain confort, et de continuer de nous laisser berner par le pouvoir hypnotique des médias officiels, dont il n’est tout de même pas difficile de voir à qui ils appartiennent pour jauger de leur réelle indépendance, neutralité et impartialité.

Les intellectuels en particulier (et le silence de ceux de France est assez assourdissant) ont les outils de déconstruire l’endoctrinement dont ils ont été l’objet et de communiquer le résultat de leurs recherches au peuple, pour qu’il se libère de la déviance du pouvoir auquel il est actuellement soumis. Chacun a la responsabilité de continuer les investigations, ou de refermer le livre en disant que cela ne le concerne pas, ou encore de nier les informations en retournant dans le monde factice qui lui a été présenté au travers des médias du pouvoir. Mais cela entraînera des conséquences individuelles (pour sa propre santé psychique et pour son âme), ainsi que collectives.

Je ne suis pour ma part intéressée que pour parler des faits, des preuves, des sources. J’ai passé des mois voire années à investiguer de jour comme de nuit ; je pense en savoir suffisamment pour déclarer que l’humanité est en très grave danger entre les mains de ces industriels et milliardaires qui créent de fausses pandémie, qui achètent les médias et corrompent les pouvoirs en place, et qui sont déviants à tous les niveaux, recherchant un contrôle eugéniste absolu sur les êtres humains, et rabaissant l’être humain dès le ventre de sa mère a une vulgaire marchandise, un objet de consommation et de trafic, ainsi qu’à un cobaye de laboratoire. A ce titre, les dernières lois bioéthiques n’ont évidemment rien de moral, et l’on nous a même fait croire que la morale c’était dangereux ! Eh bien, sans morale, et en bannissant la philosophie morale qui en établit les fondements, nous fabriquons une société immorale, dans laquelle l’humain en tant qu’être singulier d’émotions, d’amour, de compassion, d’intelligence, de créativité, d’art, d’ingéniosité n’existera plus.

Nous devons chacun répondre du monde tel que nous l’avons reçu et tel que nous le laisserons, ainsi que de la transmission du flambeau de la conscience et du souffle de l’humanité.

Ariane Bilheran

Le 31 août 2020

 

Ariane Bilheran, normalienne, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, spécialisée dans l’étude de la manipulation, du harcèlement, de la perversion et de la paranoïa.

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Le 25 août, l’OMS déclarait le «poliovirus sauvage» éradiqué du continent africain. Mais début septembre, l’organisme onusien a annoncé de nouveaux cas de polio, détectés au Soudan, qui sont cette fois liés à une souche vaccinale.

Dans un communiqué paru le 1er septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que la poliomyélite est réapparue au Soudan, alors que deux enfants soudanais – l’un de l’Etat du Darfour du Sud et l’autre de l’Etat de Gedarif, près de la frontière avec l’Ethiopie et l’Erythrée – ont été paralysés en mars et avril. Tous deux avaient récemment été vaccinés contre la polio.

Selon l’OMS, les enquêtes initiales sur ces deux cas indiquent qu’ils sont liés à un «groupe» de contaminations à la polio détecté en octobre 2019 et circulant actuellement au Tchad et au Cameroun. 11 autres cas de contamination à la polio au Soudan ont été confirmés ; le virus a également été identifié dans des échantillons environnementaux. «Ainsi, entre le 9 août et le 26 août 2020, un total de 13 cas de cVDPV2 [poliovirus dérivé du vaccin de type 2] ont été signalés», résume l’organisme onusien. «Il y a une circulation locale au Soudan et une relation de transmission avec le Tchad», a abondé l’agence des Nations unies, ajoutant que le séquençage génétique avait confirmé de nombreuses introductions du virus au Soudan depuis le Tchad, rapporte l’agence Associated Press.

«La souche sauvage n’existe plus en Afrique et le continent est maintenant libre de cette souche mais il n’est pas entièrement libre de la polio parce qu’il y a aussi ce que l’on appelle une souche dérivée vaccinale», a précisé Oliver Rosenbauer, porte-parole du programme d’éradication de la poliomyélite à l’OMS, cité par RFI.

De fait, le 25 août, l’OMS avait officiellement annoncé que le «poliovirus sauvage» (PVS), l’agent pathogène responsable de la poliomyélite, était «éradiqué» du continent africain après quatre années consécutives sans cas déclaré.

Un vaccin qui a été essentiel dans la lutte contre la polio.

Ces contaminations s’expliquent par le fait que dans certains cas rares, le vaccin, qui contient un virus rendu inoffensif, peut muter et redevenir virulent. Ce vaccin, pourtant jugé essentiel pour lutter contre la polio, pourrait ainsi être remis en question.

La poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse qui touche principalement les enfants, attaquant la moelle épinière et pouvant provoquer une paralysie irréversible. La maladie, hautement infectieuse, peut se propager rapidement dans l’eau contaminée et frappe le plus souvent les enfants de moins de cinq ans.

Le 28 août, l’AFP rapportait que le ministère soudanais de la Santé, avec l’appui de l’Unicef, de l’OMS et du Programme alimentaire mondial (PAM), préparait une vaste campagne de vaccinations pour cinq millions d’enfants de moins de cinq ans.

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Le mois des enjeux latino-américains

septembre 7th, 2020 by Oscar Fortin

Mardi, le 3 novembre, ce sera jour d’élection de celui qui assumera la présidence des États-Unis. Les deux candidats en lice, Donald Trump et Joe Biden, partagent l’idée que l’Amérique latine doit demeurer l’arrière-cour des États-Unis. Ils diffèrent, toutefois, sur les stratégies pour remettre à leur place les pays récalcitrants. Pour Biden, il est évident que la stratégie de Trump est un fiasco complet. Tout en affirmant ce fait, il se garde bien de révéler ce que sera sa stratégie s’il est élu président.

Donald Trump maintient sa stratégie d’intervention comprenant des sanctions de nature à discréditer le gouvernement et à faire souffrir le peuple, reportant cette misère du peuple sur la responsabilité du Président Nicolas Maduro. À ces sanctions, s’ajoutent la préparation d’élites militaires, en collaboration avec l’armée colombienne, et des actions terroristes contre les hauts dirigeants du gouvernement. Il ne faut surtout pas oublier le rôle de certains groupes religieux (épiscopat) qui se chargent de faire connaître au monde toute la misère et la souffrance dont les seuls responsables sont les dirigeants du gouvernement révolutionnaire. Leurs déclarations ont de quoi faire pleurer. Par contre, ces derniers se gardent bien de dénoncer les sanctions que les États-Unis imposent au Venezuela ainsi que celles qu’il impose à tout pays qui fait du commerce avec ce dernier. 

De cela l’épiscopat vénézuélien et le Vatican ne parlent pas. Il faut que le gouvernement soit le seul responsable de la misère du peuple. L’un et l’autre se gardent bien de dénoncer l’interventionnisme des États-Unis dans les affaires internes de pays souverains et indépendants.

Octobre risque d’être le mois des confrontations.

Au Venezuela, les élections législatives sont prévues pour le 6 décembre prochain. Lors de la dernière élection législative, l’opposition avait gagné la majorité des élus. Dans le cas présent, les candidats de la révolution  ont de bonnes chances de l’emporter en dépit de tous les problèmes rencontrés. Cette possibilité qui se confirme de plus en plus  vient renforcer la détermination de Washington d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard. Il y a en cela un motif réel pour que Washington fasse intervenir ses soldats, en attente en Colombie.

Source : Business Insider

Déjà nous savons que les élections présidentielles aux É.U. se réaliseront le 3 novembre prochain. Une victoire sur le Venezuela assurerait au candidat Donald Trump, un second mandat comme président des États-Unis.. De quoi accélérer le processus d’intervention militaire visant le renversement du gouvernement et la prise de contrôle total de l’État et de ses richesses.

À cela s’ajoutent ces autres élections, cette fois en Bolivie, pour le 18 octobre.Les élections présidentielles de l’an dernier, gagnées par Evo Morales, ont donné lieu à un coup d’État avec un gouvernement provisoire. Tout est mis en place pour que l’équipe de Washington gagne ces élections. Les membres du Conseil électoral ont été changés par ceux désignés à partir de Washington. Une victoire sur le Venezuela lui assurerait plus de tranquillité pour gérer le cas de la Bolivie.

Le 3 octobre prochain, le pape François se rend, comme par hasard, à Assise pour y faire connaître sa nouvelle encyclique, portant sur la fraternité universelle.  De quoi retenir l’attention du monde des médias  pour en faire connaître les contenus.  Ce serait une date bien choisie pour une intervention militaire au Venezuela. Pendant que le pape parlera de fraternité universelle, Washington motivera ses soldats et alliés pour les encourager « à sauver un peuple abandonné dans la misère et y instaurer la démocratie. » Rien à voir, évidemment, avec les richesses du pétrole, d’or et de diamants, ainsi que la prise de contrôle de l’État.

Octobre semble être un mois prédestiné pour générer des conflits. Espérons que les peuples concernés sauront donner la réplique aux envahisseurs. Le lien qui suit fait référence à tous ces conflits qui ont émergé en ce mois d’octobre.

Oscar Fortin

Le 6 septembre 2020

 

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Lettre ouverte au Président Macron. Le «Grand Liban»

septembre 7th, 2020 by Hassan Hamadé

Monsieur le Président, 

Soyez le bienvenu au Liban. 

Qu’il est intelligent le préambule de votre visite historique au cours de laquelle vous espérez annoncer le lancement du deuxième centenaire du « Grand Liban » à la suite du général Gouraud qui lança son premier centenaire, en ce même jour de 1920, et ainsi entrer dans l’Histoire avec ses avantages et ses inconvénients ! 

L’intelligence revient à votre choix de la beauté en réservant à notre icône nationale, Madame Fayrouz, la toute première étape de votre visite dans la continuité de l’événement ayant eu lieu en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, lorsque sa voix magique fut choisie pour accompagner le spectaculaire défilé sur les Champs-Elysées ; les plus belles initiatives politiques étant, en effet, celles qui se drapent du grand art. 

Un choix qui témoigne aussi d’un peu d’audace étant donné que Madame Fayrouz est la plus célèbre parmi ceux qui ont chanté pour la Palestine et pour la Syrie, le timbre somptueux de sa voix ayant anticipé la disparition de l’ennemi du soleil et la libération de la terre du Christ de son oppression et de son racisme, le jour où elle a chanté :

         Et tu laveras, ô fleuve du Jourdain, mon visage avec tes eaux sacrées

         Et tu effaceras, ô fleuve du Jourdain, les traces de pas de la barbarie

Monsieur le Président

Qu’il est plaisant aussi pour une personne ordinaire, comme l’auteur de ces lignes, de s’adresser à un esprit brillant tel que le vôtre en un temps tel que le nôtre où ses paroles ont l’effet de la foudre sur le monde de la politique et l’arène du jeu des nations ! 

Un plaisir d’autant plus intense que cet auteur est fondamentalement un amoureux, parmi d’autres amoureux, de la belle France installée dans son esprit et son imaginaire par le biais de sa littérature, de sa poésie et de son théâtre. Un théâtre, qui a contribué à préparer les transformations majeures sur les plans politique et social, lesquelles ont abouti à ce que l’on entend par « la séparation de la religion et de l’État ». Ainsi, le grand écrivain et poète, Pierre Corneille, n’éprouva aucune gêne en faisant dire au Cid, devant le roi Louis XIV et sur la scène de son propre théâtre au château de Versailles : « Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes… Ils peuvent se tromper comme les autres hommes ». Et le « Roi Soleil » l’applaudit tandis que le public l’ovationnait debout. 

Or vous n’êtes pas, Monsieur  le Président, Louis XIV, tout comme l’auteur de ces lignes n’est pas Pierre Corneille. Nous sommes plus proches l’un de l’autre que ne l’étaient ce roi et cet écrivain-poète dans leur implacable proximité. Il nous suffit de vivre au temps de la « République ». Alors, parlons en toute franchise car rien ne préserve l’amitié, n’entretient l’affection et ne jette les bases du respect mutuel, autant que la sincérité d’un discours empreint de politesse et de courtoisie.

Monsieur le Président,

Vous avez bien fait de dénoncer la corruption endémique et le clientélisme ayant mené au désastre économique, financier et monétaire qui assassine les Libanais. J’ai écouté votre allocution du samedi 29 août 2020 [*]. J’en suis sorti doublement convaincu que les relations libano-françaises sont nimbées de nuages quelque peu obscurs et qu’il nous faut les dissiper, si nous voulons que cette amitié se poursuive et se développe. Il s’agit de zones d’ombre ou d’ambiguïtés qu’il est possible de résumer en six points : 

1. L’ambiguïté a commencé dans le cadre de l’État du « Grand Liban » avec le premier Haut Commissaire, Henry de Jouvenel, aussi bien au niveau de sa mission que de son départ du Liban. Malgré le peu de temps que ce diplomate a passé à Beyrouth, il est apparu que sa première mission était, selon son propre aveu, de faire du Liban une « base française ». Il a ainsi supervisé l’élaboration de la Constitution libanaise, sur le modèle de la Constitution de la Troisième République française qui était plus que bonne, mais il l’a délibérément minée par l’article 95 connu sous le nom de « l’article confessionnel », le confessionnalisme étant à la base de tous les maux de 1926 à nos jours.

Un deuxième chapitre de sa mission serait resté secret et complètement méconnu, sans les mémoires de certains dirigeants sionistes engagés dans les préparatifs de l’usurpation de la Palestine et de l’établissement de l’entité sioniste sur sa terre. Ces mémoires révèlent que Henry de Jouvenel était chargé d’un plan consistant à établir un réseau de colonies juives en territoire syrien, tout le long de l’Euphrate, avant de s’étendre vers l’ouest autour de Hama et de Homs, puis vers l’est en direction de la Badiya et de la frontière avec l’Irak. Ici, il est frappant de constater que la propagation territoriale de l’organisation terroriste Daech ne fut pas loin des zones concernées par le plan précité, abstraction faite de ses répercussions sur les frontières et la composition sociopolitique du Liban. 

Et le mystère demeure quant à son départ soudain au bout d’à peine huit mois. En effet, Henry de Jouvenel a quitté Beyrouth à la surprise générale, sans prévenir qui que ce soit, y compris ceux qui travaillaient dans sa délégation. Quoi qu’il en soit, il nous faut remarquer que le piège constitutionnel qu’il a mis en place a inspiré, 33 ans plus tard, le Haut Commissaire britannique à Chypre, Sir Hugh Foot, lequel a également miné la Constitution chypriote sur une base confessionnelle, ce qui a conduit au désastre bien connu. Tandis que l’élève de ce dernier, Jeremy Greenstock, s’est à son tour inspiré du piège de la Constitution chypriote et l’a posé dans la Constitution irakienne, connue sous le nom de « Constitution de Bremer ».

2. La deuxième ambiguïté, Monsieur le Président, réside dans le fait que le régime français nous a imposé ce qu’il a refusé pour lui-même. D’une part, par sa force de puissance occupante, il nous a obligés à adhérer à sa règle confessionnelle malgré la nette volonté d’une majorité libanaise de passer outre en 1932, puis a définitivement consacré le système des communautés confessionnelles par le sinistre arrêté du 13 mars 1936. D’autre part, les gouvernements français qui clament leur respect dû à l’histoire résistante de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, ne nous font confiance qu’à la condition de nous voir adopter le comportement des traîtres de Vichy ayant collaboré avec l’occupation nazie. N’est-ce pas là un nuage noir très sombre dans les relations libano-françaises ?

3. L’ambiguïté l’emporte aussi lorsqu’il s’agit des relations franco-turques et des désaccords aigus entre les deux pays. À la lumière de l’expérience, Monsieur le Président, nous nous méfions de vos relations avec la Turquie même quand vous n’êtes pas d’accord avec elle. 

En 1915, pendant la Première Guerre mondiale, lorsque « le blocus de la grande famine » nous a été imposé entraînant la mort de plus de 250000 personnes, le siège terrestre le long de la côte de Sidon à Lattaquié était turc et les flottes britannique et française s’étaient chargées du siège maritime. Et après la signature de l’accord de Sèvres en 1920, il est apparu que Jamal Pacha al-Saffâh avait secrètement tissé des relations étroites avec Paris avant de s’y rendre ouvertement et à plusieurs reprises, au point que la presse française de l’époque avait mis en garde contre ses multiples rendez-vous à l’Elysée.

Toujours dans le contexte des désaccords déclarés entre vos deux pays, les Libanais et les Syriens ont été surpris par la décision de la France d’arracher le Sandjak d’Alexandrette à la Syrie pour l’offrir en cadeau à la Turquie. Lequel cadeau a entraîné la disparition de la majestueuse ville d’Antioche, capitale de la chrétienté orientale, flambeau de la culture et des arts, ville des théâtres et des tumultes culturels, et surtout…surtout, le siège de plusieurs patriarcats des Églises d’Orient, à commencer par le Patriarcat maronite habituellement considéré comme le bénéficiaire d’une relation singulière et à nulle autre pareille avec la France !

Et parce que nous nous limitons à la seule période du premier centenaire du Liban, je ne trouve pas nécessaire de parler du projet infernal qui a failli se concrétiser au milieu du XIXème siècle, celui de déraciner les Maronites du Liban et de les implanter en Algérie ; projet désormais connu en tant que « Projet Baudicour de 1848 ». 

4. Toujours à propos des zones d’ombre qui couvrent les relations libano-françaises et de votre allocution du 29 août, je note un exemple parmi d’autres, celui de considérer que la mère des problèmes dans notre région et autour se trouve en Syrie et en Libye. Comme s’il n’existait pas de problème concernant une cause palestinienne, un peuple condamné à l’errance, déplacé hors de sa terre -la Palestine- dans les camps de la misère au Liban, en premier lieu, et même sur sa propre terre où il subit la torture permanente de la plus sauvage des occupations racistes de l’Histoire. Une occupation traditionnellement et paradoxalement considérée en Occident comme la seule démocratie du Moyen-Orient. 

5. Et l’ambiguïté devient encore plus ambigüe lorsque l’on arrive au plus grand mensonge entretenu par les relations internationales sous le titre de la lutte contre le terrorisme. Ce n’est un secret pour personne que les organisations terroristes les plus redoutées de l’Histoire, telles que Daech et ses sœurs, bénéficient du soutien, de la couverture, du parrainage et du recrutement de l’OTAN ; les effets de ce qui précède étant évidents en Syrie et en Irak. 

6. Vous avez aussi évoqué, Monsieur le Président, la nécessité de désassocier le Liban du reste de la région et de ses grandes tensions. Là encore, c’est une vieille histoire qui revient de temps à autre, alors que le problème réside dans le concept de la géopolitique qui fait qu’une telle désassociation n’est possible qu’aux yeux de certains Libanais maîtrisant l’art de pratiquer la politique en dehors de la géographie. Tant que personne n’aura réussi à installer des roues sous le sol libanais pour le transporter dans une autre région du monde, la question que je vous pose, Monsieur le Président, est : qui nous garantit la neutralité du Liban ? Une question que je vous pose en précisant que je crois à la neutralité comme je crois qu’elle n’existe que lorsqu’elle dispose d’une protection. L’expérience de Chypre qui était protégée et parrainée par trois pays membres de l’OTAN, n’est pas rassurante quant aux garanties avancées à ce sujet. Au contraire, elle suscite l’anxiété et la suspicion.

Monsieur le Président,

Nous avons besoin de transparence et d’un dialogue franc. Ignorer la cause palestinienne, comme c’est le cas, est facteur de déflagration et non d’accalmie. Tout comme la poursuite de l’agression contre la Syrie, via des gangs dont il a été dit qu’ils faisaient « du bon boulot », menace l’avenir du Liban et exacerbe les affrontements internationaux. 

Et la transparence suppose le retour vers une approche sage, telle celle qui fut proposée par l’un des éminents hommes d’État français, Maurice Couve de Murville, lequel s’est abstenu d’encourager l’ensemble des Libanais à opter pour l’aventure en ce domaine. Je vous conseille, Monsieur le Président, de lire l’analyse de ce Monsieur respecté, car elle vous sera beaucoup plus bénéfique que d’écouter celui-ci et celui-là. 

Veuillez recevoir mes meilleures salutations et encore une fois, bienvenue à vous parmi nous. 

Hassan Hamadé

Le 30 août 2020

 

Source originale : Al-Intichar

Traduction de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation

[*][Notre Méditerranée gronde. Écoutez le message du Président Emmanuel Macron au Forum Moyen-Orient Méditerranée de Lugano (29 août 2020)]

 

Hassan Hamadé : Écrivain et journaliste libanais – Membre du Conseil national de l’audiovisuel (CNA)

 

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Le Professeur Chems Eddine Chitour a été nommé, en janvier 2020, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans le gouvernement algérien. En juin 2020, lors d’un remaniement ministériel, on lui a confié le ministère de la Transition Energétique et des énergies renouvelables. 

Le Professeur Chitour répond ici aux questions de Radio-Algérie en tant que responsable du secteur de la Transition énergétique. Ce texte de M. Chitour résume les points essentiels de l’entrevue réalisée le 23 août 2020.


« Ce qui se conçoit bien  s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément » Nicolas Boileau 

Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne lundi 23 août, en tant que responsable du secteur de la Transition énergétique  j’ai annoncé la nécessité de changer notre façon de consommer de l’énergie. Il existe, un cap, ouvrant la voie vers le futur, sur la base d’une rationalisation des dépenses et de création de richesse en consommant moins et mieux», Il s’agit, de passer d’un mode de consommation  gérée par la demande, de plus en plus difficile à mettre en œuvre vers un modèle de consommation gérée par l’offre, d’énergie  fossile consommée d’une façon rationnelle.  

Le futur sera renouvelable et électrique. Face aux défis qui s’annoncent en matière d’énergie, d’eau, d’environnement, de changement climatique, auxquels s’ajoute celui de la pandémie du Coronavirus (Covid-19), nous devons,  faire preuve d’intelligence et avoir une visibilité.

Comment y arriver ?

Avant toutes choses il faut dresser un état des lieux et connaître nos capacités.  Nous disposons de 12 milliards de barils de pétrole, environ un milliard de tonnes nous disposons de  2.500 milliards de m3 de gaz.  Compte tenu du rythme de leur consommation, nous en avons pour une vingtaine d’années, d’où l’impératif de consommer moins, en consommant mieux et d’aller sans tarder vers un nouveau modèle de consommation.  

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le pays veut continuer à exporter de l’énergie, ou bien la consommer. «On ne pourra plus faire les deux» dans moins de dix ans car la consommation débridée de gaz naturel autour de 8 % avec une population qui augmente d’un million par an, fera qu’avant 2030. Nous consommerons  ce que nous produisons et nous n’exporterons qu’à la marge ; Il faut savoir que pour le moment nous sommes mono-exportateurs à 98 % , l’avenir sera alors de plus en plus incertain.

D’où la nécessité durant la décennie à venir, de réussir la transition énergétique, et assurer un viatique aux générations futures. Il faut dire la vérité aux citoyens, lesquels se doivent de savoir qu’en matière de consommation d’énergie, nous vivons au-dessus de nos moyens. 

Les économies d’énergie

Le premier gisement d’énergie de l’Algérie est comme chacun le sait celui des économies d’énergie qui est évalué entre 10 et 15% . Ce sera le chantier de la chasse au gaspillage sous toutes ses formes.  L’un des premiers chantiers que je souhaite à lancer, c’est celui des économies d’énergie. En faisant, la chasse au gaspillage. Si tout le monde adhère, nous pourrons faire 10% d’économie de cette énergie, soit l’équivalent de 1,8 milliard de dollars. Les trois grands secteurs sur lesquels on peut agir sont le transport, l’habitat, le résidentiel,  ( près de 90%) qui ne produisent pas de richesse et sont surtout liés à un niveau de confort qui est lui-même disparate d’une région à une autre. L’agriculture et l’industrie ne consommant que près de 10 %. 

Les économies dans le transport 

Dans le même ordre de  nouvelles solutions et mécanismes pour rationaliser la consommation des carburants dans le pays. le plan élaboré pour la sortie de la forte consommation des carburants consiste à s’orienter vers la généralisation de l’utilisation du GPL.   

Le lancement, imminent, d’un immense chantier, adossé à une vision nouvelle, destinée, à faire sortir l’Algérie de son ébriété actuelle pour l’amener vers une sobriété énergétique, à l’horizon de 2030.

Nous allons acquérir , dans l’immédiat, de 200 000 kits de GPL, pour autant de véhicules.  Nous envisageons de convertir 200 .000 voitures au GPL. Lesquels, permettront d’économiser 200 milles  tonnes d’essence. Une telle opération réduira la facture des importations de carburants de 200  millions de dollars, nous aurons à importer pour  60 millions de dollars de kits de GPL . 100 000 de ces kits seront destinés à aux jeunes pour la création de micro-entreprises et de start ups à qui toutes les facilités administratives seront données.  

Dans le souci d’encourager les citoyens à l’utilisation du GPL, j’ai martelé  que « le citoyen doit savoir que le diesel  est plus dangereux que les GPL ». Mon ambition va consister à diminuer l’usage du diesel, en le remplaçant progressivement par le diesel fioul et le GNC.

Nous comptons également, diminuer l’usage du diesel, qui est problème de santé  publique par sa pollution engendrée par les particules émises. IL sera   remplacé en partie progressivement par le diesel fioul ( c’est-à-dire avec une proportion de 30% de GPL) . L’autre aussi est de faire appel au GNC qui est aussi un vaste chantier  que nous allons ouvrir.

Enfin la  locomotion du futur étant une locomotion électrique  il nous faut aller sans tarder vers l’introduction progressive de véhicules roulant à l’électricité. J’ai évoqué la possibilité « d’aller vers la nécessité d’aller graduellement vers l’utilisation des voitures électriques , d’autant que « 60 % des Algériens  son favorables à ce mode de  transport».

 Nous ambitionnons d’introduire outre des véhicules de tourisme, des bus et des trains utilisant l’énergie électrique même si elle est pour le moment d’origine thermique et de plus en plus d’origine renouvelable . Le Sahara peut être une pile électrique pouvant comme on le sait alimenter  (le monde). De ce fait des  bornes de recharge expérimentales seront installées. 

Il est même prévu dans un avenir proche de faire circuler quelques voitures électriques pour montrer aux citoyennes et aux citoyennes la détermination des pouvoirs public de tout faire pour sortir de l’emprise du fossile. De ce fait graduellement des centrales solaires à taille humaines (10 à 150MW)  seront installées  en fonction de la demande. De même l’autoconsommation sera encouragée, le producteur d’énergie électrique pouvant vendre son surplus d’énergie à la compagnie nationale.

En sortant des anciens schémas et en faisant preuve d’imagination, l’objectif tend à aller vers un usage grandissant des énergies renouvelables  pour créer  notamment au Sud des villes nouvelles, où la disponibilité de l’eau et de l’électricité seront des facteurs contribuant à la création de richesse dans  le secteur agricole , le secteur industriel mais aussi toutes les activités du secteur  tertiaires Cela permettra ainsi d’imaginer  un  nouveau Schéma National d’Aménagement du Territoire  (SNAT)  où le Sud dégorgera le Nord  en offrant des possibilités de création de richesse et d’emplois aux centaines de milliers de diplômés qui pourront montrer leurs talents dans des milliers de start up, de micro entreprises.. 

En définitive  il n’est pas interdit de penser à moyen terme avec la disponibilité de l’électricité renouvelable à la mise en place justement d’une Transsaharienne électrique d’Alger à Tamanrasset qui permettra d’irriguer les nouvelles villes et qui pourrait faire de Tamanrasset la porte de l’Afrique avec les marchandises débarqués des ports du Nord. Cette utopie est  à notre portée car elle contribuera outre la diminution de la pollution et le dégagement de CO2 à donner de la vie aux villes nouvelles. C’est à nous tous de faire preuve d’imagination pour mobiliser les financements.   

Cette nouvelle vision est la seule à même de nous permettre de laisser un viatique aux générations futures et une Algérie, où les énergies renouvelables sont enfin consacrées à l’instar de ce qui est prévu dans le monde qui sort du fossile qui a fait son temps. Il  ya un train à prendre, celui de la modernité, du développement scientifique et technologique .Nous allons relever ce défi avec l’apport de chacun. Il s’agit des fondations d’une Algérie du futur qui aura fort à faire dans un environnement impitoyable. Et comme le martèle si bien Nietzsche:  » périssent les faibles et les ratés ». Nous ne serons pas faibles si nous sommes unis.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

Vidéo de l’interview https://www.radioalgerie.dz/news/fr/content/198223.html

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Photo : Maisons au milieu de la plantation de canne à sucre. Crédit : Witness Radio

Trois sociétés multinationales – Agilis Partners, Kiryandongo Sugar Limited and Great Season SMC Limited – sont impliquées dans des accaparements de terres, des expulsions violentes de personnes hors de leurs habitations et à l’origine d’innombrables humiliations et du désespoir de milliers de familles demeurant dans le district de Kiryandongo, en Ouganda. Les accaparements de terres ont lieu sur des ranches nationaux abandonnés, qui ont été habités et cultivés depuis longtemps par des personnes arrivées dans la région après avoir fui la guerre ou des catastrophes naturelles dans les régions avoisinantes. Les populations locales sont déplacées sans préavis, alternatives, ni même négociations et tentent à présent désespérément de sauver leurs maisons et leurs vies.

Sarah Apio est une habitante de Kikungulu, dans la paroisse de Kitwara, dans le district de Kiryandongo en Ouganda. Elle et son mari, Olupot James, vivent avec leurs neuf enfants sur une portion de terrain appelée « Ranch 28 ». Le 1er janvier 2017, Kiryandongo Sugar Company Limited a informé les habitants du Ranch 28 et de trois autres « ranches » qu’elle avait acheté les terres et qu’ils allaient devoir partir.

La famille d’Apio est l’une des rares qui est encore là, mais leur maison est à présent complètement entourée par des plantations de canne à sucre et n’a plus de terre où faire pousser de la nourriture. Apio doit faire « intrusion » dans la plantation juste pour aller chercher de l’eau. Quand elle le fait, elle est à la merci des vigiles de la compagnie, qui ont déjà tenté de violer sa fille à plusieurs reprises.

Apio et sa famille, assis devant leur maison. En arrière-plan, à quelques enjambées de leur maison, commence l’immense plantation de canne à sucre. Crédit: GRAIN

La faim est permanente dans sa famille, et, récemment, elle est devenue insupportable, Apio dit qu’elle n’a pas eu d’autre choix que de prendre un peu de canne à sucre de la plantation comme nourriture.

« Depuis que nous avons mangé la canne à sucre avec mes enfants, nous avons beaucoup de problèmes de santé » raconte Apio. « Un de mes enfants a l’estomac qui gonfle et il souffre de maux de tête constants. Un autre enfant a le souffle court et des éruptions cutanées sur tout le corps. »

L’histoire tragique d’Apio est celle de la majorité des résidents de la paroisse de Kitwara, dans le district de Kiryandongo, dont les vies, les champs et les maisons ont été détruits pour faire de la place aux trois projets d’agrobusiness géants soutenus par le gouvernement..1 (Encadré 1: Qui se cache derrière les accapareurs de terres?)

Encadré 1 : Qui se cache derrière les accapareurs de terres?

Les trois sociétés qui accaparent des terres à Kiryandongo sont Kiryandongo Sugar Limited, Great Season SMC Limited et Agilis Partners.

Kiryandongo Sugar appartient aux membres de la puissante famille Rai, un groupe commercial qui possède de nombreuses plantations et sociétés agroalimentaires, métallurgiques et forestières en Afrique de l’Est et australe.2 Durant la dernière décennie et demi, Rai Group est devenu l’un des plus gros acteurs du continent en ce qui concerne la production et l’exportation de sucre.3Plusieurs de ses entreprises sucrières sont impliquées dans des conflits fonciers, dont le cas de déplacement de 5 000 personnes par Hoima Sugar Limited à Kijayo, en Ouganda.4 Dans la région du marais de Yala, au Kenya, la famille est en phase d’établir une plantation de canne à sucre sur les terres contestées anciennement occupées par la société états-unienne Dominion Farms.5 La principale société de portefeuille de la famille est basée dans le paradis fiscal de l’Île Maurice, où l’un des membres de la famille listés parmi les propriétaires de Kiryandongo Sugar possède une entreprise aux Îles Vierges britanniques, qui figure dans la base de données des Panama Papers.6

On ne sait que peu de choses sur Great Season SMC Limited. Quelques résidents de Kiryandongo racontent avoir entendu dire que la société appartient à des hommes d’affaires soudanais, basée à Dubaï, et agit comme un intermédiaire pour les fonds du dictateur déposé Omar al-Bachir. Les registres de l’entreprise indiquent seulement qu’elle appartient à un certain Yasir Adam Ahmedai Abdalla.

Agilis Partners appartient aux jumeaux Phillip Prinz et Benjamin Prinz, des États-Unis. En 2013, les frères ont créé Joseph Initiative, une société de commerce de maïs qui s’approvisionne auprès d’un réseau d’agriculteurs sous-traitants du district de Masindi qui avaient auparavant des contrats de production pour British American Tobacco.7 Joseph Initiative a reçu des soutiens financiers de plusieurs sources. En 2013, elle a reçu un investissement en capital de 1,5 million $US de la famille milliardaire néerlandaise De Rijcke, par le biais de son organisme de bienfaisance, enregistré au Royaume-Uni, la Dutch Oak Tree Foundation, et DOB Equity (DOB Foundation), un fonds de placements privé qui gère les investissements « caritatifs » de la famille De Rijcke. En 2017, Dutch Oak Tree a vendu ses parts minoritaires chez Joseph Initiative à Agilis Partner, mais est restée impliquée dans la société par le biais d’un prêt qui arrive à échéance en 2022.8

En 2013, Joseph Initiative a également reçu un prêt de 500 000 $US du Fonds commun pour les produits de base (FCPB) des Nations Unies, via le fonds fiduciaire néerlandais mis en œuvre par le ministère de la Coopération au développement des Pays-Bas pour soutenir des projets liés au FCPB avec des contributions de co-financement.9 Et en 2014, le Programme de commerce alimentaire financé par le Département du développement international britannique a accordé à Joseph Initiative 981 311£ (1 280 59 $US), dans le cadre d’un projet sur trois ans.10

En 2014, les frères Prinz ont fait un pas pour aller au-delà du négoce et investir dans l’agriculture. Ils ont enregistré une nouvelle société ougandaise, Asili Farms Limited, en tant que filiale d’Agilis Partners, et ont créé deux exploitations agricoles : Asili Farms Kinumi et Asili Farms Butobi. Une année plus tard, ils ont aussi établi une nouvelle société ougandaise, qui semble être liée à l’agrandissement à une troisième exploitation, Drei Asili Ltd.11 Les activités agricoles de Kiryandongo sont gérées par une autre filiale, Agilis Ranch 20 & 21 Investment Company (Uganda) Limited.

En 2015, Asili Farms a reçu un prêt de 1,2 million $US du Fonds commun pour les produits de base (FCPB), dont la majorité du prêt (1 million $US) est accordée par l’intermédiaire du Fonds de l’OPEP pour le développement international. Le contrat de prêt a été signé en février 2017 et une première tranche de fonds a été versée en mai 2017. Le FCPB stipule que le prêt a été accordé « pour poursuivre l’expansion d’activités commerciales agricoles ».12

Un autre bailleur clé d’Agilis est le fonds spéculatif anglo-suisse Scipion Capital. Il a fourni à Agilis des facilités de financement des exportations à court terme et un « prêt à terme » qui, selon lui, a permis à Agilis « d’acquérir 6 000 hectares de terre, de cultiver cette terre et de faire l’acquisition de nouveaux bâtiments et machines. »13

La structure d’entreprise d’Agilis Partners est complexe pour une société qui se consacre simplement à l’agriculture et au négoce de céréales en Ouganda. Selon un dépôt auprès du SEC américain (U.S. Securities and Exchange Commission, l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers), une de ses sociétés Agilis Partners est enregistrée dans le paradis fiscal des Îles Caïmans.14 On trouve aussi Agilis Partners Holding LLC, inscrite au paradis fiscal du Delaware, États-Unis, qui est l’actionnaire d’Agilis Partners (Luxembourg). Cette société du Luxembourg a reçu un apport en numéraire de 11 millions $US en 2016, lorsqu’elle a pris des parts dans une autre filiale de la société, Agilis Partners Ltd, enregistrée dans le paradis fiscal des Seychelles.

L’invasion de l’agrobusiness

Kiryandongo Sugar Limited fut la première à arriver, en 2017, avec son grand projet de plantation de canne à sucre de 2 400 hectares. Les documents d’enregistrement de la société montrent que celle-ci appartient à des membres de la famille Rai, qui, via leur société de portefeuille basée à l’Île Maurice, Rai Group, possède de nombreuses entreprises sucrières et d’autres entreprises forestières et d’agrobusiness en Afrique de l’Est et australe. Peu après, deux autres sociétés sont arrivées : Great Season SMC Limited, une compagnie basée à Dubaï connue pour appartenir à des hommes d’affaires soudanais, qui met en place une plantation de café de 1 165 hectares, et Agilis Partners, une société détenues par des hommes d’affaires états-uniens et soutenues par plusieurs agences de développement étrangères et des investisseurs avec « impact social » qui établissent une grande exploitation céréalière d’environ 3 850 hectares. On estime à 35 000 le nombre de personnes à avoir été expulsées pour laisser la place à ces trois projets de plantation.15

« Ils nous ont volés et expulsés avec des armes », raconte Florence Nassaka, 60 ans, une habitante du village de Canaan qui a été expulsée par Agilis Parnters. « Quel genre de développement est-ce qu’ils amènent? Est-ce qu’ils nous donnent un peu de ce maïs que vous voyez là-bas? Essayez de marcher dans ce champs de maïs et de cueillir ne serait-ce qu’un épi, vous verrez bien ce qu’il va vous arriver! C’est seulement pour l’homme blanc. Le pire, c’est que les autorités à Kiryandongo ne nous ont pas du tout aidés; elles se sont contentées de se servir de l’argent de l’homme blanc et sont passées à autre chose. »

Le numéro de référence d’un rapport déposé par un des membres de la communauté au poste de police. Crédit : GRAIN

Le contexte d’un accaparement de terres

La crise alimentaire et financière mondiale de 2007-2008 a provoqué une ruée sur les terres arables en Afrique. Depuis lors, les gouvernements africains ont signé des centaines de contrats avec des sociétés étrangères pour des projets d’agrobusiness couvrant plus de 10 millions d’hectares de terres. Les effets sur les communautés locales ont été brutaux. Elles ont perdu leurs terres, leurs forêts et leurs sources d’eau, et ont souffert d’une répression violente, d’insécurité alimentaire et de toutes sortes de maux sociaux.16

Une grande partie des terres saisies par les gouvernements et les entreprises sont occupées par des communautés ne bénéficiant que de très peu de moyens légaux ou politiques pour résister, telles que des communautés de migrants. Par exemple, en 2010, le gouvernement tanzanien a offert des terres à la société d’agrobusiness états-unienne AgriSol, qui étaient occupées et cultivées depuis près de quarante ans par plus de 160 000 réfugiés du Burundi.17 Pour les mêmes raisons, les gouvernements et les compagnies ont visé des terres qui avaient été par le passé attribuées comme des concessions mais qui ont été abandonnées ou jamais développées par les concessionnaires. Bien que ses terres aient été depuis réoccupées et cultivées par les communautés locales, les gouvernements comme les sociétés se servent des anciens contrats de concession comme base pour vendre les terres à des nouvelles sociétés. Il existe de nombreux cas où cela s’est produit de la sorte avec les anciennes concessions de plantation de palmier à huile, en Afrique de l’Ouest et centrale.18 Dans le district de Kiryandongo, à l’ouest de l’Ouganda, ces deux facteurs sont à l’oeuvre. (Encadré 2: le district de Kiryandongo).

Encadré 2 : le district de Kiryandongo

Le district de Kiryandongo se situe à l’ouest de l’Ouganda, à environ 225 kilomètres de la capitale ougandaise, Kampala. Il a été créé en juillet 2010, après avoir été retranché du district de Masindi. Le district s’étend sur 3 624 km², dont 1 747 km² sont des terres arables.19 La région est généralement chaude, mais les sols et le climat restent propice à l’agriculture et à l’élevage.

Le district fait partie de la sous-région de Bunyoro, et le runyoro est la langue dominante dans la région. Cependant, d’autres langues, telles que le luganda, le swahili, le runyankore, le lugisu et l’anglais sont aussi largement employées. Le nombre de langues parlées témoigne de la diversité de la population de Kiryandongo et de l’histoire des migrations vers la région.

Carte de l’Ouganda (en haut) et du district de Kiryandongo (en bas). Source: Wikipedia

Beaucoup de familles qui vivent maintenant à Kiryandongo descendent des familles venues dans la région dans les années 1930 pour l’agriculture.

« Je suis né ici le 25 février 1942, et élevé ici par feu mzee Kamiri Kajura. Mes frères et sœurs et moi sommes restés ici depuis l’enfance, » raconte Bakaikara Edward, 78 ans, un habitant du village de Kabota, dans le sous-comté de Kitwala, dans le district de Kiryandongo, qui est actuellement menacé d’expulsion par Kiryandongo Sugar Limited.20 « Nous cultivions et vivions sur 400 hectares en tant que famille, composée des sept épouses de mon père et de 29 enfants. Au moment où il est décédé, en 1995, nous avions établi des familles, de l’agriculture commerciale et créé un lien fort avec la terre. Avant que mon père ne meurt, il avait retranché 200 hectares de ses terres et me les a transférés tandis que j’épousai ma première femme. Je me suis installé sur ce terrain et l’ai développé. Comme agriculteur, je cultivais du maïs, du manioc et toutes forme de culture vivrière autant pour la vente que pour la maison. »

Au fil des années, de plus en plus de monde, fuyant la guerre et les catastrophes naturelles, est venu d’autre parties d’Ouganda et des pays avoisinants pour s’installer dans la région. Ils sont Acholi, Masaaba, Luos du Kenya, Congolais et Soudanais du Sud, Dinkas, Kuku, Nuer, Kakwa, Madi, et Siluk.

Joseph Walekula est l’une des nombreuses personnes à être venue à Kiryandongo à cause des glissements de terrain dans leur région natale de Mbale, dans le district de Bududa, en Ouganda. Il s’est installé dans le district en 2012 et a été logé au sein d’une famille qui vivait sur ce terrain depuis plus de 40 ans.

« La plupart d’entre nous avons déménagé de Bududa à cause des glissements de terrain. Certains ont été relogés par le gouvernement et ont reçu de la terre. Moi, à l’inverse, je me suis déplacé seul et j’ai raté les allocations de terres du gouvernement à Kiryandongo », explique Joseph. « J’ai déménagé à Kiryandongo et je me suis démené et j’ai travaillé dur pour me construire un nouveau chez moi. Il y a encore beaucoup de problèmes de glissements de boue et de terrain à Bududa. »

Mais les terres de Kiryandongo n’ont pas intéressé uniquement les petits paysans. À la fin des années 1970, le président d’alors, Idi Amin Dada, déclara qu’environ 3 800 hectares à Kiryandongo étaient des terres appartenant au gouvernement et partitionna alors ces terres en ranches de plusieurs centaines d’hectares chacun. En 1975, le gouvernement accorda alors un bail sur plusieurs de ces ranches à un société ougandaise appelée Sodari Livestock Enterprises. Elle commença à y élever un peu de bétail et des moutons, mais lorsque la guerre éclata dans le pays en 1979, la compagnie abandonna le projet et mis un terme à ses activités.

De nombreux habitants, certains dont les familles vivent dans la région depuis les années 1930, n’étaient même pas au courant qu’un bail concernant leurs terres avait été donné à Sodari. Singoma David, un habitant de 83 ans du sous-comté de Kisaranda, qui vit et cultive une étendue de terre dont il a hérité de son père et qui fait à présent partie du Ranch 21B, dit n’avoir entendu parler du bail à Sodari que par le biais d’une rumeur en 2013.

D’autres, déplacés par les opérations de Sodari, ont été relocalisés dans une zone des rives du Nil, que Sodari prétendait leur avoir réservée dans le cadre de son contrat de location. « Le propriétaire nous a dit avoir 1 165 hectares à disposition près du Nil et que si nous pouvions nous auto-organiser et travailler avec lui, il serait heureux que nous nous y rendions et y restions » raconte Baryaija Benon, un des habitants de la région à avoir déménagé dans la zone de relocalisation.

Pendant plusieurs années, après que Sodari soit parti, les terrains sont restés nus. Des forêts et des arbustes ont poussé, et des gens ont fini par s’installer sur ces terres pour les défricher afin de les cultiver. De nombreuses familles ont même été relocalisées dans la région par le gouvernement entre 1995 et 1998, dans le cadre d’un programme de restructuration des ranches. Ils ont formé une association appelée Nyamalebe Farmers’ Association – à présent connue sous le nom d’Umoja Farmers’ Association. Par le biais de cette association, ils se sont inscrits pour formaliser leur séjour sur ces terres et ont suivi la procédure légale du gouvernement.

Une partie des 25 kilomètres carrés de la plantation de maïs d’Agilis juste avant la récolte en janvier 2020. Crédit : GRAIN

Nous avons commencé par les bureaux du Conseil local (LC) 1 et avons continué par tous les LC et par le Commissaire de district résident (RDC) [le représentant du président au sein du district] et nous avons obtenu tous les papiers, et ils ont également convenu avec nous que nous devrions rester sur ces terres » relate Joseph Walekula, qui est le président de l’association Umoja Farmers. « Nous avons amené ces papiers à la ministre des terres d’alors, Aida Nantaba, et elle nous a également écrit une lettre nous informant qu’ils allaient venir à Kiryandongo. Ensuite, la ministre Nantaba a pris des dispositions et a fait venir une équipe des différents ministères concernés par notre affaire… Ils ont visité tous les ranches et ont tenu des réunions à trois endroits: Kabong, Kapapula et Kimogola. Avec eux, étaient présents des représentants des forêts, des RDC, des membres du parlement de la région, le Conseil local 5 (LC5), des personnes de l’environnement, des terres et du bureau du procureur général. Ils sont arrivés à la conclusion que les personnes sur ces terres y étaient de manière légale. Ils ont rédigé le rapport et nous ont ramené ces documents nous permettant de rester sur ces terres jusqu’à ce que le gouvernement prenne une décision. Au niveau du gouvernement, nous ignorons ce qui s’est passé après cela. »

C’était en 2013. Cependant, tandis que les paysans d’Umoja attendaient une réponse du gouvernement à leurs revendications territoriales formelles, eux-mêmes et les communautés avoisinantes à Kiryandongo n’étaient pas au courant que d’autres acteurs conspiraient pour leur prendre ces terres. Ils ne se doutaient pas qu’un accord concernant une grande partie de leurs terres était en cours de signature avec Kiryandongo Sugar. Ou que Sodari, une société qui avait abandonné son projet d’élevage près de 40 au préalable, était en passe de transférer ses terres à la société états-unienne Agilis Partners. Ni que Great Season Limited était en train d’acquérir les terres de réinstallation où les communautés déplacées par le projet de Sodari vivaient et cultivaient à présent en paix.

La ruée des sociétés étrangères

Les habitants de Kiryandongo possèdent une longue tradition d’accueil de nouveaux arrivants dans la région. Ainsi, lorsque ces trois entreprises étrangères sont arrivées en parlant des nouveaux projets agricoles qu’ils allaient poursuivre sur ces terres, les populations locales furent d’abord ouvertes.

« En réalité, nous sommes accueillants, surtout s’ils vont favoriser le développement », affirme Joseph Walekula. « Ils avaient seulement besoin de venir en bonne et due forme, de prendre les prédispositions nécessaires, de faire acquisition des terres d’une manière appropriée et de prendre en compte les communautés qu’ils trouvaient sur les ranches, au moins de nous laisser une partie des terres. Cela aurait été une situation gagnant-gagnant, mais quand ceux-là sont arrivés, ils voulaient une situation gagnant-perdant, où ils seraient les vainqueurs et les communautés les perdants. »

La situation s’est rapidement dégradée. D’après des membres de la communauté locale, en avril 2017, Agilis Partners ont acquis les terres qu’ils cultivaient sans qu’ils en soient informés. Ceux qui vivaient sur le territoire concerné disent n’avoir pris connaissance du contrat que plusieurs mois plus tard lorsque le président du Conseil local cinq (LC5) et le membre du parlement local (MP) organisèrent des rassemblements dans les centres de commerce de Kanani et Kapapula en octobre 2017. C’est à ce moment qu’ils ont annoncé aux communautés que les terres appartenaient au gouvernement, que ces terres avaient été vendues à des sociétés pour du développement et que celles-ci indemniseraient les victimes et respecteraient toutes les conditions préalables à l’expulsion.

Un jeune garçon avec les allergies et infections qu’il a développé après avoir mangé la canne à sucre de la plantation de Kiryandongo Sugar. Crédit: GRAIN

Après cet incident, les membres de la communauté ont décidé de s’auto-organiser. Ils ont commencé par nommer des membres importants de la communauté pour les guider dans cette recherche de la vérité sur l’accaparement des terres.

« Nous avons immédiatement lancé des réunions de consultation et la première porte à laquelle nous avons frappé fut celle du membre du Parlement de la région » raconte un des aînés de la communauté. « Lors de cette rencontre, il nous a confirmé que la terre avait été vendue sans preuve (aucun document n’a été présenté). À cet égard, il a toutefois déclaré que les investisseurs indemniseraient pour les propriétés situées sur le terrain, mais pas pour la parcelle elle-même. »

Deux semaines plus tard, après la première rencontre avec le membre du Parlement, l’information a été divulguée qu’une « réunion des parties prenantes » avec l’investisseur aurait lieu dans un hôtel en face des bureaux du district de Kiryandongo. Trois leaders de la communauté ont réussi à s’y introduire. Parmi les participants étaient présents le RDC du district de Kiryandongo, le commandant de police (DPC) du district de Kiryandongo, les conseils régionaux LC 1, LC 3, LC 5, et un homme blanc représentant la société Joseph Initiative qui s’est présenté sous le nom de Phillip Prinz. D’après les membres de la communauté, ce fut la première fois qu’ils virent quelqu’un de Joseph Initiative, qui appartient à Agilis Partners.

Les membres de la communauté présents lors de cette réunion rapportent que Phillip Prinz y a présenté une feuille de route qui, d’après lui, mènerait au développement du territoire. Il a mentionné un nombre de mesures dont l’enregistrement de tous les occupants légitimes, des évaluations, des réunions consultatives, des indemnisations et la réinstallation. D’autres promesses comprenaient des formations pour les paysans sur la gestion et la conservation des semences, la construction d’hôpitaux et de routes et un investissement total de plus d’un milliard de shillings (275 000 $US). Prinz a promis des emplois pour les membres de la communauté et a même montré des échantillons de sacs de 5 kg de farine de maïs, en disant que c’est ce qu’ils allaient fournir aux communautés affectées.

La délégation de trois personnes a demandé à savoir quel était le plan de compensation pour les membres des communautés affectées et a posé une série d’autres questions précises sur les moyens violents utilisés pour saisir leurs terres. 21 Il est dit que Prinz a répondu en faisant la promesse que sa compagnie évaluerait leurs propriétés sur les terres et offrirait une compensation adéquate à chacun. Il aurait également promis de payer 500 000 UGX supplémentaires (environ 131 $US) pour le débroussaillage. Les leaders de la communauté rapportent que ces promesses n’ont jamais été tenues.

Peu de temps après cela, fin novembre 2017, le membre local du Parlement invita dix leaders de la communauté à une réunion au centre de commerce de Bweyale. Une fois au lieu de rendez-vous, les leaders de la communauté racontent avoir reçu un appel de membres de la communauté les informant que trois véhicules de police, comptant chacun dix policiers, avaient envahi leurs villages avec un groupe d’une vingtaine d’hommes armés de pangas (des machettes) et des matraques pour procéder à une invasion en force de leurs terres.

À peine les leaders de la communauté eurent-ils reçu cette information qu’ils se trouvèrent encerclés par la police, arrêté et emmenés au poste de police de Bweyale, d’où ils furent transférés au poste de police central de Kiryandongo, où ils restèrent illégalement détenus pendant 10 jours. Ils furent accusés d’incitation à la violence, de dommages malveillants à la propriété, d’incendie criminel et de vol aggravé. Pendant qu’ils étaient en détention, cinq leaders communautaires supplémentaires, y compris la représentante des femmes au Conseil local 1 (LC1), Akiteng Stella, qui avaient protesté contre l’invasion des terres par la force, furent également arrêtés et détenus dans des cellules de police.

Bakaleke Joseph, le commandant de la police du district de Kiryandongo (à l’extrême droite), avec d’autres policiers lors d’une expulsion. Crédit : Archives des membres de la communauté

Les leaders de la communauté racontent que lorsque l’invasion des terres fut achevée, des employés d’Agilis Partners, accompagnés d’officiers de police de Kiryando, se sont rendus dans les communautés et ont commencé à intimider et à forcer les membres individuels de la communauté, sous la menace d’une arme, à accepter des paiements d’un montant aussi bas que 300 000 UGX (environ 78 $US) pour qu’ils quittent leurs terres.

 Violents accaparements de terres
Au début de 2017, les habitants du village de Kakoba, dans le district de Kiryandongo entendirent à la radio qu’ils allaient bientôt être expulsés de leurs terres.
« J’ai entendu des avis à la radio comme quoi les gens devraient se préparer à faire évaluer leurs terrains, à recevoir des indemnisations et à quitter le périmètre d’expulsion, » relate Bakaikara Edward, 78 ans, habitant du village de Kakoba. « L’annonce a été diffusée pendant deux mois… Aucune réunion, aucune information ne nous ont été données quant à des terres de réinstallation alternatives, pas plus qu’il n’y a eu d’audition publique ou d’évaluation. »22
Ensuite, en mars 2017, des agents et des employés de Kiryandongo Sugar Limited sont descendus dans la région, en compagnie du membre régional du Parlement et d’autres officiels locaux du gouvernement.
« Ils m’ont menacée, ainsi que mes quatre enfants, avec des armes, et nous ont dit que nous devions quitter la maison. J’étais enceinte de huit mois et mon mari était absent. Ils nous ont poussés hors de la maison avec force et j’ai été complètement matraquée dans le dos sans qu’ils ne tiennent compte de ma grossesse. J’ai été jetée au sol par l’un des hommes en charge de l’expulsion et continué à être battue à terre », raconte Mukabariyanga Anamario, 35 ans, une habitante de la zone du Ranch 23. « À cause de la mauvaise blessure qu’ils m’ont infligée, j’ai commencé à saigner pour une durée d’environ cinq jours mais n’ai pas pu me rendre à l’hôpital car je n’avais pas l’argent. J’ai été amenée plus tard à l’hôpital de Kiryandongo par des gens de la région voisine, où je me suis installée après l’expulsion. Malheureusement, mon enfant était mort-né, à cause de la grave chute que j’ai subie durant l’expulsion. Mon dos aussi a été gravement touché, j’ai encore mal. »23


Une lettre de Mukabariyanga Anamario, elle a été écrite par les leaders de sa communauté pour l’aider à obtenir une indemnisation (lettre partagée par Anamario).

Cette violente répression des villageois à Kiryandongo est souvent menée avec la participation de l’État ougandais. Witness Radio a collecté des preuves que des soldats de la 4ème Division des Forces de Défense Populaires Ougandaises (UPDF), des employés de la police de Kiryandongo et des agents de sécurité d’entreprises privées, telles que Saracen Uganda Limited, qui vient de l’extérieur de la zone, travaillent directement avec Kiryandongo Sugar, ainsi qu’avec Agilis Partners et Great Season, pour mener les expulsions à bien. En dehors de Saracen, les sociétés emploient également des agents de sécurité violents et non formés, qui sont armés de pangas ainsi que d’arcs et de flèches.

Great Season, par exemple, collabore avec un marchand de terres local du nom de Reuben Mwesigwa, qui leur a vendu les titres fonciers dans la région. Bien que les leaders de la communauté aient vu des documents de l’unité locale de protection des terres du gouvernement à Kibuli, qui prouvent que ces titres sont faux, Mwesigwa a fait usage de ses relations privilégiées avec la police de Kiryandongo pour empêcher les habitants de questionner l’occupation de leurs terres par la compagnie.

Les leaders de la communauté disent que la police a obéi aux ordres de Mwesigwa d’attaquer physiquement les membres de la communauté et d’arrêter et emprisonner arbitrairement des défenseurs des droits à la terre communautaires. Selon eux, le poste de police régional à Kimogola refuse de traiter toute plainte des membres de la communauté affectés par les opérations de Grand Season et toutes leurs tentatives de porter plainte ont été rejetées. Le 22 mars 2020, Sipiriano Baluma, un habitant du village de Jerusalem, a été arrêté et détenu au poste de police de Kimogola lorsqu’il tentait de déposer plainte contre Great Season à propos de la destruction de ses cultures. Il a plus tard été transféré au poste de police de Kiryandongo où il a été accusé de violation de propriété et libéré sous caution après avoir passé dix jours dans un centre de détention illégal.

Des membres de la communauté au village de Jerusalem, à Kiryandongo, lors d’une rencontre avec des défenseurs des droits humains où ils ont échangé sur leur lutte. En arrière-plan, on peut voir les logements de fortune que leur chef local leur a permis d’ériger pour qu’ils puissent avoir un endroit où rester à court terme. Ils ne sont pas autorisés à construire des structures permanentes comme des toilettes ou des maisons. Crédit : GRAIN

De la même manière, le 25 mars 2020, à Nyamuntende, des agents de la société Kiryandongo Sugar, accompagnés de quatre soldats des Forces de Défenses Populaires Ougandaises (UPDF), ont pénétré dans la propriété du défenseur des droits à la terre Richard David Otyaluk avec un tracteur appartenant à l’entreprise et ont labouré ses champs de maïs. Quand Richard David Otyaluk a essayé d’empêcher le tracteur de détruire ses cultures, les soldats l’ont placé en détention et l’ont battu. Ils ont aussi battu et détenu le défenseur des droits à la terre James Olupoti qui tentait de photographier l’attaque. Tous deux furent torturés avant d’être transférés au poste de police de Kiryandongo. Ils y ont été détenus pendant sept jours avant d’être accusés de violation de propriété et libérés sous caution.

Une telle violence, constante, a rendu les habitants craintifs à l’idée de parler ou de se défendre.

« Bien sûr, je crains pour ma chère vie et des représailles si ce que j’ai dit ici arrive aux oreilles de ceux qui nous expulsent », dit Benon Baryaija, un des anciens habitants du Ranch 23, où Great Season mêne ses opérations. « Ces sociétés ont mis en place un réseau de surveillance pour nous espionner, dans tout ce que nous faisons. Ils ont mené cela à bien en achetant/compromettant tout le monde y compris les autres victimes comme nous. Chaque fois que vous vous exprimez, ils vont venir vous chercher. Si vous allez vous plaindre où que ce soit, vous ne pourrez plus dormir chez vous. Tandis que je vous parle, maintenant, je ne suis pas chez moi. J’ai essayé de rester mais j’ai été battu, torturé et menacé jusqu’à ce que je quitte les lieux. J’ai perdu ma propriété pour sauver ma vie. »

Des membres de la communauté au village de Jerusalem, à Kiryandongo, lors d’une rencontre avec des défenseurs des droits humains où ils ont échangé sur leur lutte. En arrière-plan, on peut voir les logements de fortune que leur chef local leur a permis d’ériger pour qu’ils puissent avoir un endroit où rester à court terme. Ils ne sont pas autorisés à construire des structures permanentes comme des toilettes ou des maisons. Crédit : GRAIN

La souffrance des habitants

« Nos cœurs sont brisés. Nos enfants ne vont pas à l’école et nous n’avons pas de nourriture. Nous sommes en colère, très en colère. Et nous avons faim », déclare Joyce Badudu, une des femmes expulsée de ses terres par Kiryandongo Sugar.

Avant l’arrivée des sociétés d’agrobusiness, Badudu et les autres petits paysans de Kiryandongo plantaient des haricots, du maïs, des patates douces, des bananes, des arachides, du manioc et des mangues, et élevaient des cochons, des chèvres et des vaches. Maintenant, de vastes surfaces du territoire sont couvertes de canne à sucre, de café, de soja et de maïs qui sont destiné exclusivement à l’export, tandis que l’une des sociétés concernée, Agilis, produit des céréales pour le Programme alimentaire mondial des Nations Unies.

« J’avais 23 acres de terre. Une plantation de bananes constituait mon plus gros investissement », raconte un autre villageois, Agarubanda Emmanuel. « Je cultivais aussi du maïs et du manioc, et faisait pousser de l’igname. J’élevais 60 poulets en plein air, 47 porcs, et des canards en plein air. J’avais aussi fait une clôture en mailles de chaîne pour mes porcs et ces chaînes sont toujours là, bien que la clôture ait été détruite. »

La nourriture a été abondante dans la région, et les gens produisaient même des surplus qui étaient vendus sur les marchés de Kampala. Mais à présent, la faim et la malnutrition sévissent dans les communautés. Sans terres à cultiver, les populations locales se sont tournées vers les emplois des plantations. Kobusingye Jane, une ex-habitante du Ranch 23, raconte que son mari est mort du choc et du chagrin d’avoir été expulsé de leur maison. Avec 12 enfants à élever et éduquer seule, elle n’a pas eu d’autre choix que d’aller travailler comme journalière sur la plantation de Kiryandongo Sugar, où elle est payée environ 0.50 $US la journée.

« Ces personnes, qui travaillent dans les plantations de canne à sucre, souffrent réellement. Elles vivent comme des esclaves. Nous nous demandons souvent si ces sociétés sont venues pour appauvrir les Ougandais », dit Joseph Walekula. « Lorsque nous étions en prison, nous avons demandé à l’un des officiers de police pourquoi il torturait des concitoyens ougandais. Il nous a répondu qu’ils voulaient nous voir souffrir et vivre à la rue. Ça donne l’impression que le gouvernement et ces investisseurs ne cherchent qu’à torturer les Ougandais ordinaires. »

La santé des travailleurs et des populations locales est également affectée par l’emploi massif de produits agrochimiques, ainsi que par la combustion de la canne à sucre. Les résident locaux disent que rien n’est fait pour les protéger ou les avertir quand les cultures sont pulvérisées ou brûlées. Les effets de ces produits chimiques sont visibles sur les corps et mettent en danger la santé des femmes et des enfants. Les habitants rapportent également que les plantations ont aussi énormément augmenté la quantité de moustiques dans la région. Pourtant, les sociétés n’ont pas installé de cliniques médicales pour les travailleurs et les populations locales touchés par leurs activités. De plus, plusieurs écoles de la région ont été fermées, car les enfants ne peuvent plus y accéder.

Au bord du gouffre

Les communautés font de leur mieux pour défendre leur dignité et pour retrouver leurs vies malgré les menaces et les intimidations qu’elles subissent. Dans le cas d’Agilis Partners, elles ont essayé, avec le soutien de quelques organisations nationales et internationales, de faire pression sur les gouvernements étrangers concernés et sur les sociétés qui soutiennent et financent l’entreprise. En février 2020, elles ont envoyé une lettre ouverte et une pétition aux ambassadeurs du Royaume-Uni, des États-Unis et des Pays-Bas en Ouganda, ainsi qu’au gouvernement d’Ouganda pour mettre un terme aux expulsions et remédier à cet accaparement de terres.24 Agilis a publié une réponse publique, mais peu de choses ont changé sur le terrain, et les différents gouvernements sont demeurés silencieux.25

Les communautés tentent également d’obtenir justice devant les tribunaux. Avec le soutien d’une organisation de défense des droits humains – Witness Radio – et leurs avocats (Mes Kiiza & Mugisha Avocats), les communautés ont porté plusieurs affaires devant la haute cour de Masindi afin d’essayer de bloquer les expulsions. Les affaires sont actuellement en attente de dates d’audience.

Lors d’une réunion de femmes très émouvante, une femme montre le formulaire de demande d’indemnisation (le papier jaune) qu’elle a conservé des années dans l’espoir d’obtenir une compensation. Crédit : GRAIN

Cependant, les expulsions, arrestations arbitraires et violations des droits humains ont hélas continué – même pendant la pandémie de COVID-19, et ce malgré une directive ministérielle de n’expulser personne des terres occupées.26 Les sociétés ont profité du confinement pour intensifier leur pression sur les populations locales pour qu’elles partent. Des cas ont été rapportés d’Agilis se saisissant du bétail de résidents locaux et de Kiryandongo Sugar bloquant l’accès à l’eau et detruisant les potagers des habitants. Il existe même des cas récents de membres de la communauté qui ont été capturés et torturés par des hommes travaillant pour la compagnie. Dans l’un de ces cas, des hommes travaillant pour Saracen, une entreprise de sécurité privée qui fournit des services à Agilis, sont allés chercher un membre de la communauté chez lui, au milieu de la nuit, et l’ont détenu de force pendant plusieurs jours dans un bâtiment sur le site d’Agilis, où il a été torturé et empêché de contacter sa famille, un avocat ou un médecin.27

Les avocats ont également subi des persécutions de la part des autorités. Le 30 juin 2020, sept avocats – Nafula Elizabeth, Kaijuka Ezron, Tuwayenga Brian, Buryelali Joan, Muhindo Morgan, Koloa Eric et Marunga Christine, chargés par Kiiza & Mugisha Advocates de recueillir des preuves – ont été arrêtés sur ordre du commandant de police du district de Kiryandongo, Bakaleke Joseph, sous la supervision étroite du directeur d’Agilis, pour cause d’avoir commis un « acte de négligence susceptible de causer la propagation d’une maladie infectieuse ».

« Nous sommes nés en Ouganda, mais l’Ouganda a changé. Nous ne savons pas si nos dirigeants aiment et se préoccupent des blancs plus qu’ils ne s’occupent de leurs propres citoyens. Je ne sais pas s’ils nous considèrent comme des Ougandais », dit Florence Nassaka. « Si vous essayez de marcher sur cette terre, ils vont vous arrêter pour cause d’avoir marché sur la terre de l’homme blanc. »

Ce sentiment est partagé par le leader de la communauté Benon Baryaija. “C’est pour cela que nous n’avons pas l’impression d’être ougandais. On ne peut pas rester au milieu d’une plantation de soja, de canne à sucre ou de café. Maintenant nous errons sans but dans un pays qui est censé être le nôtre. »

Merci au centre juridique des défenseurs de l’environnement, à Kiiza & Mugisha avocats et au Food Rights Alliance pour leur aide pour ce rapport.

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Notes

1Les informations présentées dans ce rapport sont principalement basées sur des témoignages et d’autres évidences récoltées lors de nombreuses visites à Kiryandongo et par le biais d’échanges réguliers entre des leaders de la communauté et Witness Radio depuis juin 2018, ainsi que par une série d’entretiens menée par GRAIN et Witness Radio avec des membres de la communauté et des leaders en mars 2020.
2 « The Immortals: From timber, the Rai family became billionaires, » The Nairobian, mai 2016:https://www.sde.co.ke/thenairobian/article/2000201533/the-immortals-from-timber-the-rai-family-became-billionaires
3Les exploitations sucrières de Rai Group comprennent Hoima Sugar Limited et Kinyara Sugar en Ouganda et West Kenya Sugar Company, Kabras Sugar et Sukari Industries au Kenya. Voir : « Rai family, the empire that decides how sweet your tea is, » Daily Nation, 18 mars 2020: https://www.nation.co.ke/news/Rai-family—the-empire-that-decides-how-sweet-your-tea-is/1056-4623146-qhb1kn/index.html; « Rai Group sugar project worth $300m yet to be approved, » East African, 28 janvier 2018: https://www.theeastafrican.co.ke/rwanda/Business/Rai-Group-sugar-project-yet-to-be-approved/1433224-4281960-gx4o79/index.html; « Fresh dispute rocks planned Yala swamp takeover, » The Nation, 28 janvier 2020: https://farmlandgrab.org/29435.
4Albertine Watch, « The community in Kijayo evicted by Hoima Sugar Limited drinking polluted water, » 22 mai 2019: https://www.albertinewatchdog.org/2019/05/22/the-community-in-kijayo-evicted-by-hoima-sugar-limited-drinking-polluted-water/
5« Fresh dispute rocks planned Yala swamp takeover, » The Nation, 28 janvier 2020: https://farmlandgrab.org/29435
6Guljait Kaur Rai est listé parmi les actionnaires de Beachcraft Properties Limited, basé aux Îles Vierges britanniques: https://offshoreleaks.icij.org/nodes/12128862
7 « Tobacco estates turned into cereal plantations, » Uganda Monitor, 9 juillet 2018: https://www.monitor.co.ug/Business/Tobacco-estates-turned-cereal-plantations/688322-4653172-view-printVersion-13kf2qsz/index.html
8« DOB Equity sells shares in Joseph Initiative », AVCA, 12 septembre 2017: https://www.avca-africa.org/newsroom/member-news/2017/dob-equity-sells-shares-in-joseph-initiative/
9Rapport annuel du FCPB, 2018 (p.50): https://issuu.com/symsign/docs/cfc_ar_2018
10 ITAD, « FoodTrade East and Southern Africa Mid-Term Evaluation, Final Report, » février 2017: http://iati.dfid.gov.uk/iati_documents/45206889.pdf
11Asili Farms semble avoir reçu des soutiens d’AlphaMundi une société suisse d’investissement d’impact. Voir la vidéo promotionnelle produite par Asili Farms et AlphaMundi sur les activités d’Asili Farms, « Asili Farms AlphaMinute, » décembre 2016: https://www.youtube.com/watch?v=ibC9AhaFXkg
12 Rapport annuel du FCPB, 2018: https://issuu.com/symsign/docs/cfc_ar_2018
15Bill Oketch, « 35,000 left homeless as private firms share Kiryandongo land, » Daily Monitor, 25 février 2020 : https://farmlandgrab.org/29498
16Voir AFSA, « Les tendances politiques et les nouvelles opportunités de renforcement des droits fonciers communautaires en Afrique, » novembre 2017: https://afsafrica.org/etude-des-politiques-foncieres-les-tendances-politiques-et-les-nouvelles-opportunites-de-renforcement-des-droits-fonciers-communautaires-en-afrique/?lang=fr et GRAIN, « Accaparement mondial des terres agricoles en 2016 : ampleur et impact », juin 2016 : https://grain.org/fr/article/5508
17Oakland Institute, 2012: Understanding land investment deals in Africa. Lives on hold: The impact of Agrisol’s land deal in Tanzania. Disponible ici https://www.oaklandinstitute.org/iowa-company-linked-refugee-abuses-tanzania
18L’Alliance contre les plantations industrielles en Afrique de l’Ouest et du Centre, « En Afrique, les communautés résistent à l’accaparement des terres destinées à la production d’huile de palme » septembre 2019 : https://grain.org/fr/article/6326
19Autorité d’investissement de l’Ouganda. Profil d’investissement du district de Kiryandongo. Disponible sur https://www.ugandainvest.go.ug/wp-content/uploads/2019/06/UNDPUg1720-DistrictProfile_Kiryandongo.pdf
20 Extrait d’une déclaration sous serment, 2020.
21 Entretien, mars 2020: Extraits d’un entretien avec Joseph Walekula.
22 Entretien, mars 2020: Extraits d’une déclaration sous serment (2020)
23Affidavit du tribunal, 2020: Extraits d’une déclaration sous serment
24Voir farmland.org pour des rapports et en particulier : Open letter to halt land evictions by agribusiness companies in Kiryandongo District, 2020, https://www.farmlandgrab.org/post/view/29484
25Voir « Agilis Partners’ Response », Business & Human Rights, 15 avril 2020: https://www.business-humanrights.org/en/agilis-partners-response
26Witness Radio, Multinationals use COVID-19 crisis to violently grab land of poor communities with impunity : https://witnessradio.org/multinationals-use-covid-19-crisis-to-violently-grab-land-of-poor-communities-with-impunity/
27Witness Radio, « Agilis Partners/Asili Farms resort to torture to disempower and grab land from the poor, » 12 mai 2020 : https://witnessradio.org/agilis-partnersasili-farms-resort-to-torture-to-disempower-and-grab-land-from-the-poor/
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Les audiences du tribunal britannique sur le dossier d’extradition de l’administration américaine contre Julian Assange commencent sérieusement la semaine prochaine. La saga de dix ans qui nous a menés jusqu’ici devrait consterner tous ceux qui se soucient de nos libertés de plus en plus fragiles.

Un journaliste et éditeur est privé de sa liberté depuis dix ans. Selon les experts de l’ONU, il a été arbitrairement détenu et torturé pendant une grande partie de cette période en raison d’un intense confinement physique et d’une pression psychologique sans fin. Il a été mis sur écoute et espionné par la CIA pendant son séjour à l’asile politique, à l’ambassade de l’Équateur à Londres, d’une manière qui a violé ses droits les plus fondamentaux. Le juge qui supervise ses audiences est confronté à un grave conflit d’intérêts – sa famille étant intégrée dans les services de sécurité britanniques – qu’elle n’a pas déclaré et qui aurait dû l’obliger à se récuser de l’affaire.

Rien de tout cela n’est arrivé dans une dictature du tiers-monde. Tout cela s’est passé sous notre nez, dans une grande capitale occidentale et dans un État qui prétend protéger les droits d’une presse libre. Cela s’est passé non pas en un clin d’œil, mais au ralenti – jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année.

Et une fois que nous avons mis à nu une campagne sophistiquée de diffamation contre Assange par des gouvernements occidentaux et des médias dociles, la seule justification de cette attaque implacable contre la liberté de la presse est qu’un homme de 49 ans a publié des documents exposant les crimes de guerre américains. C’est la raison – et la seule raison – pour laquelle les États-Unis demandent son extradition et pourquoi il croupit dans ce qui équivaut à un isolement dans la prison de haute sécurité de Belmarsh pendant la pandémie de Covid-19. Les appels de ses avocats pour obtenir une libération sous caution ont été rejetés.

Une tête sur une pique

Alors que la presse a abandonné Assange il y a dix ans, se faisant l’écho des discours officiels qui le clouaient au pilori pour l’hygiène des toilettes et le traitement infligé à son chat [Il convient de rappeler que 1) le personnel de l’ambassade nie un tel comportement et 2) après ces accusations, on a appris qu’Assange était filmé dans ses moindres faits et gestes et qu’il devrait donc exister des images pour les étayer… – NdT], Assange est aujourd’hui exactement là où il avait prévu qu’il serait si les gouvernements occidentaux obtenaient ce qu’ils voulaient. Ce qui l’attend, c’est une restitution aux Etats-Unis afin qu’il puisse être enfermé hors de vue pour le reste de sa vie.

Les États-Unis et le Royaume-Uni se sont fixé deux objectifs en persécutant, enfermant et torturant Assange de manière visible.

Tout d’abord, lui et Wikileaks, l’organisation pour la transparence qu’il a cofondée, devaient être mis hors d’état de nuire. S’engager avec Wikileaks devait être rendu trop risqué à envisager pour des lanceurs d’alerte potentiels. C’est pourquoi Chelsea Manning – le soldat américain qui a transmis des documents relatifs aux crimes de guerre américains en Irak et en Afghanistan, pour lesquels Assange est maintenant menacé d’extradition – a également été soumise à un emprisonnement sévère. Elle a ensuite été condamnée à des amendes quotidiennes punitives pendant son incarcération pour la pousser à témoigner contre Assange.

L’objectif était de discréditer Wikileaks et d’autres organisations similaires et de les empêcher de publier des documents plus révélateurs – du genre de ceux qui montrent que les gouvernements occidentaux ne sont pas les « gentils » qui gèrent les affaires du monde dans l’intérêt de l’humanité, mais qu’ils sont en fait des brutes mondiales hautement militarisées qui appliquent les mêmes politiques coloniales impitoyables de guerre, de destruction et de pillage qu’elles ont toujours menées.

Et deuxièmement, il a fallu faire souffrir Assange horriblement et en public – pour en faire un exemple – pour dissuader d’autres journalistes d’envisager de suivre ses traces. Il est l’équivalent moderne d’une tête sur une pique exposée aux portes de la ville.

Le fait très évident – confirmé par la couverture médiatique de son affaire – est que cette stratégie, principalement avancée par les États-Unis et le Royaume-Uni (la Suède jouant un rôle moindre), a connu un succès foudroyant. La plupart des journalistes des médias commerciaux sont encore de connivence enthousiaste dans la diffamation d’Assange – principalement à ce stade en ignorant sa terrible situation.

L’histoire cachée à la vue de tous

Lorsqu’il s’est précipité à l’ambassade de l’Équateur en 2012 pour demander l’asile politique, les journalistes de tous les médias comemrciaux ont ridiculisé son affirmation – maintenant, bien sûr, pleinement justifiée – selon laquelle il se soustrayait aux efforts des États-Unis pour l’extrader et l’enfermer pour de bon. Les médias ont poursuivi leurs moqueries alors même que les preuves s’accumulaient qu’un grand jury avait été secrètement convoqué pour établir les accusations d’espionnage à son encontre et qu’il était situé dans le district Est de Virginie, où sont basés les principaux services de sécurité et de renseignement américains. Le jury est dominé par des membres du personnel de sécurité américain et leurs familles. Son espoir d’un procès équitable était inexistant.

Au lieu de cela, nous avons subi huit années de désinformation de la part des médias commerciaux et de leur complicité volontaire dans la démolition du personnage, ce qui a jeté les bases de l’indifférence actuelle du public à l’égard de l’extradition d’Assange et de l’ignorance généralisée de ses horribles implications.

Les journalistes commerciaux ont accepté, au pied de la lettre, une série de rationalisations expliquant pourquoi les intérêts de la justice ont été respectés en enfermant Assange indéfiniment – même avant son extradition – et en bafouant ses droits juridiques les plus fondamentaux. L’autre facette de l’histoire – celle d’Assange, celle qui se cache à la vue de tous – a invariablement été absente de la couverture médiatique, qu’il s’agisse de CNN, du New York Times, de la BBC ou du Guardian.

De la Suède à Clinton

Tout d’abord, on a prétendu qu’Assange avait fui les interrogatoires sur les allégations d’agression sexuelle en Suède, même si ce sont les autorités suédoises qui l’ont autorisé à partir ; même si le procureur suédois d’origine, Eva Finne, a rejeté l’enquête menée contre lui, en disant « Il n’y a aucun soupçon de crime », avant qu’elle ne soit reprise par un autre procureur pour des raisons à peine cachées et politisées ; et même si Assange a par la suite invité des procureurs suédois à l’interroger sur son lieu de séjour (à l’ambassade), une option qu’ils ont régulièrement acceptée dans d’autres cas mais résolument refusée dans le sien.

Ce n’est pas seulement qu’aucun de ces éléments n’a jamais été fourni comme contexte pour l’histoire de la Suède par les médias commerciaux. Ou que beaucoup d’autres éléments en faveur d’Assange ont simplement été ignorés, comme la falsification de preuves dans le cas de l’une des deux femmes qui a allégué une agression sexuelle et le refus de l’autre de signer la déclaration de viol rédigée pour elle par la police.

L’histoire a également été grossièrement et continuellement déformée comme étant liée à des « accusations de viol » alors qu’Assange était simplement recherché pour être interrogé. Aucune accusation n’a jamais été portée contre lui parce que le second procureur suédois, Marianne Ny – et ses homologues britanniques, dont Sir Keir Starmer, alors chef du parquet et aujourd’hui chef du parti travailliste – ont apparemment voulu éviter de tester la crédibilité de leurs allégations en interrogeant réellement Assange. Le laisser pourrir dans une petite pièce de l’ambassade a bien mieux servi leurs objectifs.

Lorsque l’affaire suédoise a été classée sans suite – lorsqu’il est devenu évident que le procureur initial avait eu raison de conclure qu’il n’y avait pas de preuves justifiant un interrogatoire plus poussé, sans parler d’absence d’accusations – la classe politique et les médias ont changé d’avis.

Soudain, la détention d’Assange était implicitement justifiée pour des raisons politiques totalement différentes – parce qu’il avait soi-disant aidé la campagne électorale présidentielle de Donald Trump en 2016 en publiant des courriels, prétendument « piratés » par la Russie, à partir des serveurs du parti Démocrate. Le contenu de ces courriels, obscurci dans la couverture à l’époque et largement oublié aujourd’hui, a révélé la corruption du camp d’Hillary Clinton et les tentatives de saboter les primaires du parti pour miner son rival pour l’investiture présidentielle, Bernie Sanders.

The Guardian fabrique une calomnie

Les membres de la droite autoritaire se sont peu préoccupés de la longue détention d’Assange à l’ambassade, puis à Belmarsh, pour avoir dénoncé les crimes de guerre des États-Unis, et c’est pourquoi peu d’efforts ont été déployés pour les convaincre. La campagne de diabolisation contre Assange s’est plutôt concentrée sur des questions susceptibles de mobiliser les libéraux et la gauche, qui pourraient autrement avoir des scrupules à rejeter le premier amendement et à enfermer des gens pour avoir fait du journalisme.

« La seule chose qui empêche Julian Assange de quitter l’ambassade est sa fierté »

Tout comme les allégations suédoises, malgré leur absence d’enquête, ont servi à exploiter la pire sorte de politique identitaire impulsive de la gauche, l’histoire des courriels « piratés » a été conçue pour s’aliéner la base du parti Démocrate. De façon extraordinaire, l’allégation de piratage russe persiste même si des années plus tard – et après une importante enquête sur le « Russiagate » menée par Robert Mueller – elle ne peut toujours pas être étayée par des preuves concrètes. En fait, certaines des personnes les plus proches de l’affaire, comme l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, ont toujours insisté sur le fait que les courriels n’avaient pas été piratés par la Russie mais avaient été fuitées par un initié désabusé du parti Démocrate.

Un point encore plus important, cependant, est qu’une organisation de transparence comme Wikileaks n’avait pas d’autre choix, après avoir reçu ces documents, que de dénoncer les abus du parti Démocrate – quelle qu’en soit la source.

La raison pour laquelle Assange et Wikileaks se sont retrouvés mêlés au fiasco du Russe – qui a gaspillé les énergies des partisans du parti Démocrate dans une campagne contre Trump qui l’a en fait renforcé plutôt qu’affaibli – est la couverture crédule, une fois de plus, de la question par presque tous les médias commerciaux. Les médias libéraux comme le journal The Guardian sont même allés jusqu’à inventer ouvertement une histoire – dans laquelle ils ont faussement rapporté qu’un assistant de Trump, Paul Manafort, et des « Russes » non nommés ont secrètement rendu visite à Assange à l’ambassade – sans répercussion ni rétractation.

La torture d’Assange ignorée

Tout cela a rendu possible ce qui s’est passé depuis. Après que l’affaire suédoise se soit évaporée et qu’il n’y ait plus de motifs raisonnables pour ne pas laisser Assange sortir de l’ambassade, les médias ont soudain décidé en chœur qu’une violation technique de la liberté sous caution était un motif suffisant pour qu’il continue à être détenu à l’ambassade – ou, mieux encore, pour qu’il soit arrêté et emprisonné. Cette violation de la liberté sous caution était bien sûr liée à la décision d’Assange de demander l’asile à l’ambassade, sur la base d’une évaluation correcte selon laquelle les États-Unis prévoyaient de demander son extradition et son emprisonnement.

Aucun de ces journalistes bien payés ne semblait se souvenir que, dans le droit britannique, le non-respect des conditions de mise en liberté sous caution est autorisé s’il existe un « motif raisonnable » – et fuir la persécution politique est manifestement un motif très raisonnable.

De même, les médias ont délibérément ignoré les conclusions d’un rapport de Nils Melzer, un spécialiste suisse du droit international et expert des Nations unies en matière de torture, selon lequel le Royaume-Uni, les États-Unis et la Suède avaient non seulement refusé à Assange ses droits juridiques fondamentaux, mais s’étaient aussi entendus pour lui faire subir des années de torture psychologique – une forme de torture, a souligné Melzer, qui a été perfectionnée par les nazis parce qu’elle s’est avérée plus cruelle et plus efficace pour briser les victimes que la torture physique.

Assange a souffert de la détérioration de sa santé et du déclin cognitif qui en a résulté, et il a perdu beaucoup de poids. Rien de tout cela n’a été jugé digne par les médias commerciaux de plus qu’une mention en passant – en particulier lorsque la mauvaise santé d’Assange l’a rendu incapable d’assister à une audience au tribunal. Au lieu de cela, les avertissements répétés de Melzer concernant le traitement abusif d’Assange et ses effets sur lui sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Les médias ont tout simplement ignoré les conclusions de Melzer, comme si elles n’avaient jamais été publiées, selon lesquelles Assange a été et est encore torturé. Il suffit de s’arrêter et d’imaginer la couverture que le rapport de Melzer aurait reçue s’il avait porté sur le traitement d’un dissident dans un État ennemi officiel comme la Russie ou la Chine.

L’année dernière, la police britannique, en coordination avec un Équateur désormais dirigé par un président, Lénine Moreno, qui souhaitait ardemment resserrer les liens avec Washington, est entrée dans l’ambassade pour traîner Assange dehors et l’enfermer dans la prison de Belmarsh. Dans leur couverture de ces événements, les journalistes ont une fois de plus joué les idiots.

Ils avaient passé des années à professer d’abord la nécessité de « croire les femmes » dans l’affaire Assange, même si cela signifiait ignorer les preuves, puis à proclamer le caractère sacré des conditions de libération sous caution, même si elles n’étaient utilisées que comme prétexte à la persécution politique. Tout cela a été balayé en un instant. Soudain, les neuf années de détention d’Assange pour une enquête sur une agression sexuelle inexistante et une infraction mineure à la liberté sous caution ont été remplacées par une nouvelle narrative sur une affaire d’espionnage. Et les médias se sont de nouveau ligués contre lui.

Il y a dix ans, l’idée qu’Assange puisse être extradé vers les États-Unis et enfermé pour le reste de sa vie, son journalisme étant rebaptisé « espionnage », a été jugée si improbable, si scandaleusement illégale qu’aucun journaliste « grand public » n’était prêt à l’admettre comme étant la véritable raison de sa demande d’asile à l’ambassade. Il a été tourné en dérision comme un produit de l’imagination fiévreuse et paranoïaque d’Assange et de ses partisans, et comme une couverture intéressée pour lui éviter de faire face à l’enquête en Suède.

« Définition de la paranoïa : les soutiens de Julian Assange »

Mais lorsque la police britannique a envahi l’ambassade en avril de l’année dernière et l’a arrêté pour l’extrader vers les États-Unis, précisément sur la base des accusations d’espionnage dont Assange avait toujours averti qu’elles allaient être utilisées contre lui, les journalistes ont rapporté ces faits comme s’ils ignoraient tout de cette histoire. Les médias ont effacé ce contexte, notamment parce que cela les aurait fait passer pour des dupes volontaires de la propagande américaine, comme des apologistes de l’exceptionnalisme américain, et parce que cela aurait donné raison à Assange une fois de plus. Cela aurait démontré qu’il est le vrai journaliste, contrairement à leur journalisme commercial bien dressé, complaisant et en vénération devant le pouvoir.

La mort du journalisme

En ce moment même, tous les journalistes du monde devraient être mobilisés pour protester contre les abus dont Assange est victime, et a été victime, et contre le sort qu’il subira si son extradition est approuvée. Ils devraient protester en première page et dans les journaux télévisés contre les abus de procédure sans fin et flagrants lors des audiences d’Assange devant les tribunaux britanniques, y compris le conflit d’intérêts flagrant de Lady Emma Arbuthnot, la juge qui préside son procès.

Ils devraient être en émoi devant la surveillance que la CIA a illégalement organisée à l’intérieur de l’ambassade équatorienne alors qu’Assange y était confiné, annulant le procès américain déjà malhonnête qui lui était intenté en violant son privilège client-avocat. Ils devraient exprimer leur indignation face aux manœuvres de Washington, auxquelles les tribunaux britanniques ont accordé un mince vernis de régularité de la procédure, visant à l’extrader sous des accusations d’espionnage pour avoir fait un travail qui est au cœur même de ce que le journalisme prétend être – demander des comptes aux puissants.

Les journalistes n’ont pas besoin de se soucier d’Assange ou de l’aimer. Ils doivent s’exprimer en signe de protestation car l’approbation de son extradition marquera la mort officielle du journalisme. Cela signifiera que tout journaliste dans le monde qui découvre des vérités embarrassantes sur les États-Unis, qui découvre ses plus sombres secrets, devra se taire ou risquer d’être emprisonné pour le reste de sa vie.

Cela devrait terrifier tous les journalistes. Mais cela n’a pas eu cet effet.

Carrières et statuts, mais pas la vérité

La grande majorité des journalistes occidentaux, bien sûr, ne découvrent jamais un secret important des centres de pouvoir au cours de toute leur carrière professionnelle – même ceux qui surveillent ostensiblement ces centres de pouvoir. Ces journalistes remanient les communiqués de presse et les briefings des groupes de pression, ils exploitent des sources au sein du gouvernement qui les utilisent comme un moyen d’atteindre les vastes audiences qu’ils dirigent, et ils relaient les ragots et les coups fourrés depuis les couloirs du pouvoir.

Telle est la réalité du journalisme qui constitue 99 % de ce que nous appelons l’actualité politique.

Néanmoins, l’abandon d’Assange par les journalistes – le manque total de solidarité car l’un d’entre eux est persécuté de manière aussi flagrante que les dissidents autrefois envoyés dans les goulags – devrait nous déprimer. Cela signifie non seulement que les journalistes ont abandonné toute prétention de faire du vrai journalisme, mais aussi qu’ils ont renoncé à l’aspiration que cela soit fait par quelqu’un d’autre.

Cela signifie que les journalistes commerciaux sont prêts à être considérés avec encore plus de mépris par leur public que ce n’est déjà le cas. Parce que par leur complicité et leur silence, ils se sont rangés du côté des gouvernements pour s’assurer que toute personne qui détient vraiment le pouvoir de rendre des comptes, comme Assange, finira derrière les barreaux. Leur propre liberté fait d’eux une élite captive – preuve irréfutable qu’ils servent le pouvoir au lieu de le confronter.

La seule conclusion à tirer est que les journalistes commerciaux se soucient moins de la vérité que de leur carrière, de leur salaire, de leur statut et de leur accès aux riches et aux puissants. Comme Ed Herman et Noam Chomsky l’ont expliqué il y a longtemps dans leur livre Manufacturing Consent, [« Fabriquer un consentement – La gestion politique des médias de masse » – nouvelle traduction] les journalistes rejoignent une classe de médias après de longs processus d’éducation et de formation destinés à éliminer ceux qui ne sont pas en accord avec les intérêts idéologiques de leurs employeurs.

Une offrande sacrificielle

En bref, Assange a augmenté les enjeux pour tous les journalistes en renonçant à leur dieu – « l’accès » – et à leur modus operandi de révéler des aperçus occasionnels de vérités très partielles offertes par des sources « amicales », et invariablement anonymes, qui utilisent les médias pour régler leurs comptes avec des rivaux dans les centres de pouvoir.

Au lieu de cela, par le biais de lanceurs d’alerte, Assange a dévoilé la vérité nue, sans vernis, totale, dont la révélation n’a servi aucun pouvoir – seulement nous, le public, en essayant de comprendre ce qui était fait, et avait été fait, en notre nom. Pour la première fois, nous avons pu constater à quel point le comportement de nos dirigeants était laid, et souvent criminel.

Assange n’a pas seulement dénoncé la classe politique, il a également dénoncé la classe médiatique – pour sa faiblesse, son hypocrisie, sa dépendance vis-à-vis des centres de pouvoir, son incapacité à critiquer un système commercial dans lequel elle était intégrée.

Peu d’entre eux peuvent pardonner ce crime à Assange. C’est pourquoi ils seront là pour applaudir son extradition, ne serait-ce que par leur silence. Quelques uns attendront qu’il soit trop tard pour Assange, lorsque son extradition sera garantie, pour publier des articles sans enthousiasme, à la langue de bois ou à l’agonie, arguant que, aussi désagréable qu’Assange soit supposé être, il ne méritait pas le traitement que les États-Unis lui réservent.

Mais ce sera beaucoup trop peu, beaucoup trop tard. Assange a eu besoin de la solidarité des journalistes et de leurs organisations médiatiques il y a longtemps, ainsi que de dénonciations virulentes de ses oppresseurs. Lui et Wikileaks étaient en première ligne d’une guerre visant à refaire le journalisme, à le reconstruire pour en faire un véritable frein aux pouvoirs incontrôlés de nos gouvernements. Les journalistes ont laissé passer l’occasion de se joindre à lui dans cette lutte. Au lieu de cela, ils ont fui le champ de bataille, l’abandonnant comme une offrande sacrificielle à leurs maîtres.

Jonathan Cook

 

 

Article original en anglais :

For Years, Journalists Cheered Assange’s Abuse. Now They’ve Paved His Path to a US Gulag

L’article en anglais a été publié initialement sur le blog de l’auteur : jonathan-cook.net

Traduction  par VD pour le Grand Soir 

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La Turquie se dote de nouveaux missiles à guidage laser

septembre 5th, 2020 by Olivier Renault

Alors que les tensions entre la Turquie et la Grèce augmentent, Ankara aurait commencé à développer son premier missile sol-sol à guidage laser, le TRGL-230. Au-delà, on apprend que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a, en fait, à sa disposition une palette considérable de missiles et de systèmes de défense lui permettant de menacer, par exemple, la France.

Le site Defense News explique que «le fabricant turc de missiles contrôlé par l’Etat, Roketsan, a lancé un programme ambitieux pour produire le premier missile sol-sol guidé par laser du pays». On apprend que, comme indiqué par des responsables turcs, «le TRGL-230 de 230 mm sera largement utilisé dans les opérations militaires de la Turquie à l’étranger». «Le missile devrait compléter la flotte de drones non armés TB2 Akinci de la Turquie», précise le magazine spécialisé dans l’armement en rajoutant que «le drone va désigner une cible» alors que «le TRGL-230, lancé depuis le sol», devra ainsi «atteindre la cible». Ce nouveau missile devra assurer à la Turquie un atout militaire important sans compter que le pays possède déjà des systèmes de missiles de défense aérienne S-400. On se souvient que la Turquie a reçu en juillet 2019 les premières parties d’un système de défense antimissile russe S-400 malgré l’opposition des Etats-Unis qui dénonçait Ankara d’avoir à la fois le système de défense anti-aérienne S-400 et les avions de combat américains F-35 tout en étant membre de l’Otan. Un responsable de l’Alliance atlantique avait d’ailleurs déclaré à l’AFP que l’organisme était «préoccupé» par cette acquisition par la Turquie.

Roketsan, l’entrepreneur basé à Ankara, qui alimente les forces armées turques (TSK) en missiles et en roquettes, a été impliqué dans le développement du missile qui devrait fonctionner avec le drone Bayraktar TB2 non armé de fabrication turque. Les drones TB2 sont, à la base, employés pour contrer les menaces et augmenter les capacités opérationnelles des forces militaires du pays. Le TB2 devra désigner une cible qui sera frappée par le TRGL-230 lors, ce qui est nouveau, de son lancement depuis le sol. En outre, avec sa capacité de guider le missile TRGL-230, comme le précise l’EurAsian Times, le TB2, qui a récemment terminé avec succès son vol d’essai dans la province de Tekirdag, devrait transporter une multitude d’armes air-sol et air-air, allant de bombes non guidées, aux munitions intelligentes d’attaque de précision, y compris le SOM ALCM (Air-Launched Cruise Missile).

Le site Defence Turkey a déclaré que ce drone serait équipé d’une avionique de pointe à bord: «Le drone TB2 Akinci aura une envergure de 20 m, une longueur de 12,5 m et une hauteur de 4,1 m et sera équipé d’un système SatCom développé localement, ainsi que d’un CATS FLIR, d’un système de surveillance large zone, d’un système ELINT / SIGINT, d’un pod ESM, d’un système d’évitement de collision, d’un radar multirôle AESA Air Radar et d’un radar SAR / GMTI». De plus, le drone devrait posséder une autonomie de vol allant jusqu’à 24 heures et un plafond de service de 40000 pieds, tout en bénéficiant d’une capacité de charge utile de 1350 kilogrammes (900 kilogrammes de charge utile externe ainsi qu’une charge utile interne de 450 kilogrammes).

Quand la Turquie aura terminé ses travaux sur les missiles à guidage laser TRGL-230, celui-ci pourra être rajouté à une liste impressionnante de systèmes de missiles de défense à la disposition du président turc qui comprendra les S-400, les indigenous HISAR, les MIM-23 fabriqués aux Etats-Unis mais aussi des Bofors 40 mm (canon antiaérien) produits par la Turquie et la Suède.

L’EurAsian Times fait remarquer que «la nouvelle de la fabrication des missiles TRGL-230 vient à la suite de la décision des Etats-Unis de lever l’embargo sur les Chypriotes grecs, une décision qui a été étiquetée par le ministère turc des Affaires étrangères comme une manière  »d’ignorer l’égalité et l’équilibre entre les deux peuples de l’île »». Ce ministère a continué en soulignant que, si dans l’heure, il y a eu besoin de réduire les tensions persistantes dans la région de la Méditerranée orientale, la décision du Pentagone «est incompatible avec l’esprit de l’Otan» et rajouté que «nous attendons des Etats-Unis qu’ils reconsidèrent leur décision et soutiennent les efforts existants pour établir la paix et la stabilité dans la région».

Olivier Renault

 

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Un tribunal américain a, sept ans après les révélations de Edward Snowden, jugé que la surveillance téléphonique de masse effectuée par la NSA était illégale.

Exilé en Russie depuis 2013 après ses révélations au sujet d’un programme de surveillance de masse de l’Agence nationale de la sécurité (NSA), c’est une petite victoire pour Edward Snowden. Un tribunal américain, la cour d’appel fédérale du neuvième circuit, la plus importante du pays – officiant pour les Etats de l’Est américain, et sise à San Francisco – a estimé que ce programme de surveillance était illégal et que les dirigeants des services du renseignement avaient menti lorsqu’ils l’ont défendu.

La cour d’appel a indiqué que «nous concluons que le gouvernement peut avoir violé le quatrième amendement et a violé la loi sur la surveillance des renseignements étrangers (FISA) lors de la collecte des métadonnées téléphoniques de millions d’Américains». Après les révélations de Snowden, alors sous contrat de la NSA à Hawaï, le gouvernement avait justifié le programme de surveillance de masse par l’identification de quatre résidents américains accusés d’avoir soutenu financièrement une organisation terroriste en Somalie.

Les conclusions de cette cour de justice constituent une victoire symbolique pour Edward Snowden même si elles ne rendent pas sa liberté au lanceur d’alerte. Celui-ci s’est cependant félicité.

Sur son compte Twitter, il a écrit: «Il y a sept ans, alors que les nouvelles annonçaient que j’étais accusé pour avoir dévoilé la vérité, je n’aurais jamais imaginé que je verrais de mon vivant nos tribunaux condamner les activités de la NSA comme illégales, et me féliciter de les avoir dénoncées. Et pourtant, ce jour est arrivé».

D’ailleurs, Donald Trump a, le 17 août dernier, assoupli publiquement sa position sur Edward Snowden en expliquant qu’il allait «jeter un œil» sur l’éventualité d’une grâce présidentielle alors qu’il n’avait jamais eu d’éloges à propos du lanceur d’alerte, allant jusqu’à estimer en 2014 qu’il devait «être exécuté».

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Il fut un temps où, en Occident, gouverner c’était prévoir, aujourd’hui, gouverner, c’est faire croire…

Mais même cela, nos gouvernements n’y arrivent plus. Philippe Grasset qui traque dans les événements actuels toutes les traces de ce qu’il appelle la GCES (Grande Crise de l’Effondrement du Système), orchestrée à son corps défendant par un bloc BAO (bloc américaniste-occidentaliste) déboussolé, et dont la propagande, de plus en plus mal ficelée et cousue de fil blanc (voir l’affaire Navalny), nous est servie sur un plateau d’argent par la presseSystème, Philippe Grasset, donc, commente deux autres articles, dans un de ses derniers articles intitulé : « La dé-mascarade des masques ».

Il cite d’abord un extrait du premier qui sonne comme une protestation contre le port du masque, et dont nous découvrons, stupéfaits, qu’il est de BHL, le plus grand soutien, voire l’instigateur, des plus grands crimes actuels du bloc BAO et de nombre des décisions à la fois suicidaires et destructrices pour les peuples de tous les pays (sauf Israël) de ce même bloc. Si même BHL s’élève contre le port du masque, vu son influence sur les petits potentats qui nous dirigent, nous devrions être bientôt délivrés de ce qu’il qualifie lui-même de “psychose“ :

« Cette fois, nous y sommes. (…)

» Tous masqués.

» Tous dissimulés.

» Et, au fond, tous muselés… »

Le masque de gré ou de force, comme relais de la communication uniformisante

Le second auteur que Grasset cite est un journalisteSystème (pour reprendre son vocabulaire) habitué des plateaux TV, mais qui ose parfois prendre un peu de distance par rapport à la version officielle. Il s’agit d’Arnaud Benedetti. Pour une fois, il ne mâche pas ses mots. Pour lui, « Pétrifié par le chaos général, l’appareil politique est au bord de la rupture. »

En effet, dans une situation où tout emploi mal calibré de la force peut mener à l’explosion et où les gouvernements en sont réduits à se montrer forts avec les faibles et faibles avec les forts (ce qui génère encore plus de mécontentement), il ne reste aux puissants que la communication (la propagande) pour tenter de reprendre les choses en main.

Mais malheureusement explique Benedetti, aujourd’hui, on confond concorde et unanimité :

« Or, la concorde est le contraire de l’unanimisme: elle n’abolit pas la controverse, elle l’ordonne et la rend acceptable. L’unanimisme, lui, est l’artefact que les régimes propagandistes s’efforcent d’imposer pour dissoudre tout espace public. »

Depuis au moins trente ans, les décideurs occidentaux essaient, en effet, d’imposer l’unanimité (la pensée unique) sur leur vision du monde par la propagande. Il faut écouter à ce sujet l’interview de Jacques Baud, ancien membre du renseignement suisse, par Taddei à propos du livre qu’il vient de publier : «Gouverner par les fake news». Malgré tous leurs efforts, malgré toutes les fake-news officielles dont on nous abreuve, l’échec est patent. Ce qui explique la fébrilité des pouvoirs en place à la moindre opinion discordante, comme on l’a vu avec la semonce publique du reporter Georges Malbrunot, par Macron, au Liban.

Et donc la question se pose. Le masque est-il le pendant de la communication comme le suggère Benedetti ? L’idée est intéressante, car la propagande aussi avance masquée ! Sert-il aujourd’hui de substitut ou de prolongement à la propagande officielle ? Est-il une tentative pour imposer l’unanimité, la pensée unique, que la communication ne parvient plus à imposer ? Et cela en nous muselant comme dit BHL ?

On pourrait le croire si l’on en juge par la violence complètement disproportionnée, et sans lien avec le danger que ce virus fantôme fait aujourd’hui courir à la population, avec laquelle les mesures soi-disant sanitaires sont appliquées, et la censure implacable qui s’abat sur ceux qui en nient l’utilité réelle. A Melbourne, en Australie, une femme enceinte a même été arrêtée devant ses enfants dans sa propre maison pour le « crime » d’avoir organisé une manifestation anti-confinement sur Facebook.

Zoe Buhler interpellée / Photo: Capture d’écran YouTube

Les sondages montrent que les gens ont perdu confiance dans la parole des journalistes et des politiciens. Pourtant, bizarrement, ils ne sont pas devenus pour autant des opposants au pouvoir qui leur ment les yeux dans les yeux. Ils ne remettent pas en question les maîtres du monde, les vrais, qu’ils ont d’ailleurs du mal à identifier (comme dit Hollande, « la finance n’a pas de visage ») et dont ils peinent à cerner le projet de société vers lequel ils nous emmènent à marche forcée. C’est sans doute pourquoi, à mon sens, le terme système a fini par s’imposer, bien qu’il ait été longtemps qualifié de complotiste par les tenants du système justement. Il exprime bien l’idée d’un pouvoir tout à la fois insaisissable et implacable, pour qui nous ne sommes rien, comme nous en a informés Macron.

Hélas, donc, tous ces mensonges officiels, toutes ces tromperies, ces trahisons, qu’ils n’essaient même plus de dissimuler, n’ont pas engendré d’opposition déterminée et organisée. Ils n’ont fait que déboussoler un peu plus les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Et même pire, la plupart des gens, désemparés, continuent à croire peu ou prou ce qu’on leur dit, faute de savoir où se trouve la vérité, devenue fort difficile à démêler dans un monde où les pouvoirs sont de plus en plus occultes et lointains. Même nos communes nous ont été enlevées au profit de Communautés de communes où prospèrent des technocrates invisibles qui n’ont plus de compte à rendre.

Les lois mémorielles pour uniformiser la société

Les lois mémorielles et surtout la Loi Gayssot ( 14 juillet 1990) qui interdit de contester « l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 », le tribunal de Nuremberg, font partie, à mon sens, de cet effort pour répondre à l’évolution de la société que décrit Benedetti :

« L’âge des masses ou des grands agrégats d’opinion est désormais derrière nous l’opinion insaisissable à force d’être scintigraphiée, parcellisée, travaillée par des concurrences permanentes de visibilité, s’exprimant de manière disséminée sur la ligne de feu des réseaux, de l’info en continue, de la sollicitation incessante des réactions et des avis, des attentes et des sentiments, traquant l’infinitésimal pour mieux en faire un événement sur le sismographe affolé autant qu’affolant d’une actualité dont la pente tend à substituer au réel les représentations de celui-ci, à la mécanique factuelle l’éruption émotionnelle ».

La loi Gayssot a été, il me semble, un des plus premiers efforts notables pour uniformiser une opinion publique en voie de fracturation. Notre société actuelle, dominée par le bloc BAO comme dit Grasset, est issue de la seconde guerre mondiale. Ses valeurs reposent sur l’Entente cordiale du bloc BAO. Il était capital que cette période qui fonde et justifie notre histoire actuelle ne soit pas remise en cause. Il est intéressant de noter, à cet égard, que c’est Mitterrand qui a signé cette loi. Lui, dont le ralliement au capitalisme de marché a détruit la gauche qui représentait un « des grands agrégats d’opinion » qui structuraient la société française.

La narrative pour uniformiser l’opinion publique

Malheureusement pour nous, les inventions technologiques, et notamment la télévision, ont favorisé le remplacement de l’information (factuelle et objective) par la communication (la propagande) qui fabrique une fausse réalité. La TV installe le pouvoir dans chaque foyer et ses représentants et soutiens ont cru possible de maintenir leurs privilèges et de faire tout ce qu’ils veulent par la seule manipulation de l’opinion publique. C’est là que le mot anglo-saxon narrative est apparu. On raconte aux peuples une histoire qu’il est interdit de contester, et on fait tout le contraire. Et ça a marché assez longtemps. En fait, tant que les progrès techniques, matériels et sociaux étaient au rendez-vous. Quand tout va bien, on ne se pose pas trop de questions.

Personnellement c’est au Mexique où la population qui subit l’oncle Sam depuis longtemps, est autrement politisée que nous, Français, que j’ai compris comment les gouvernements et multinationales de l’Occident, sous tutelle des Etats-Unis, pillaient et rançonnaient le reste du monde (avant de s’en prendre pareillement aux économies occidentales). Les rapports de force internationaux et nationaux n’ont pas de secret pour les Mexicains.

C’est pour ça que, malgré les fraudes électorales, malgré une presse nationale et internationale unanimement hostile, ils ont fini par réussir à élire, en juillet 2018, un homme de gauche intègre, Andrés Manuel López Obrador (AMLO) qui avait, au bout de plus d’un an de mandat, encore 60% d’opinions favorables, tandis que nous nous devons supporter Macron, qui un an après son élection avait déjà réussi à mécontenter plus d’un Français sur deux (pour les curieux voir l’évolution de sa côte de popularité ici). Notez bien qu’il s’en fiche, ce n’est pas à nous qu’il doit rendre des comptes, mais à l’oligarchie qui l’a fait élire…

La narrative, en voulant imposer une vérité officielle, une pensée unique, sans lien avec le réel, a brouillé les frontières entre la réalité et la fiction. Les idéologies, dont l’impact sur l’esprit humain est tel que beaucoup de gens préfèrent leurs idées à la réalité, même quand elle se manifeste tout à fait clairement, ont complètement remplacé le réel. Aujourd’hui les gens ne jugent plus du tout en fonction des faits, mais seulement de leurs croyance ou de leur appartenance.

Le traitement infligé au professeur Raoult en est un exemple flagrant. Il est maintenant poursuivi en justice par ceux qui devraient normalement le défendre parce qu’il a commis le crime de lèse-majesté de dénoncer les conflits d’intérêt de beaucoup de membres de sa corporation.

Là, comme ailleurs, il n’est plus du tout question de médecine ou de quoi que ce soit de factuel, mais de camp économico/idéologique. Soit vous êtes un soutien de la marchandisation du monde sous couvert de concurrence et de progrès, et tout ce que vous dîtes et faites sera applaudi par les relais intérieurs du Capital international, soit vous rejetez le libre-marché et son fer de lance, la finance spéculative, et tout ce que vous dites et faîtes sera combattu par tous les pouvoirs et tous les moyens, honnêtes et malhonnêtes.

Le virtuel a remplacé le réel

La prédation capitalisme appauvrissant les sociétés occidentales comme les autres, désormais, il n’y a plus d’argent pour le peuple, ni pour les services publics, ni pour l’entretien des infrastructures, ni pour les acquis sociaux des travailleurs, ni pour protéger les paysans du vol de leur bétail et de leur récolte et les citadins des cambriolages, ni pour le sport amateur, ni pour rien de ce qui fait le bien-être quotidien des populations. Tout l’argent du pays est pompé par la classe dirigeante et ses relais. Le pays ne fonctionne plus que sur sa lancée, un peu comme un canard qui continue de courir avec la tête coupée, grâce au petit peuple qui sauvé la mise au politique pendant l’épidémie. Bientôt ce sera le règne du système D, en complète rupture avec des institutions gangrenées par la corruption, comme je l’ai vu au Mexique et ailleurs.

Dans un tel contexte, le fossé entre les discours, la narrative, et la réalité ne peut que croître. Tout est maintenant virtuel, c’est-à-dire susceptible d’exister, mais sans effet dans le présent.

Notre gouvernement est virtuel. On les voit s’agiter, promettre, s’indigner, débattre, réunir des commissions, rédiger des rapports, visiter des écoles, embrasser virtuellement des petits enfants. Tout cela est magnifique. On a l’impression de lire Gala. Mais cela n’a aucun effet concret car ces gens-là n’ont qu’une réalité virtuelle. Le vrai pouvoir est ailleurs, dans les institutions supranationales. Leurs seules décisions qui ne soient pas virtuelles, sont celles qui favorisent le pillage capitaliste.

« L’application Zoom est fortement déconseillée par le gouvernement français, et pourtant utilisée à l’Assemblée. (illustration) » Pippa FOWLES / 10 Downing Street / AFP. Source : L’Express

La République dont ils se gargarisent tant, est elle aussi virtuelle. Et malheureusement ce n’est pas la 6e République de la FI qui va y changer grand-chose. Il y a longtemps que Liberté, Egalité, Fraternité ne veulent plus rien dire. D’ailleurs, désormais, ils lui rajoutent toujours quelque chose : Solidarité est à la mode… Et pourquoi pas Unanimité ? Peu importe de toute façon car elle virtuelle comme le reste. Les gens n’osent peut-être plus dire ce qu’ils pensent en public, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont d’accord.

Le monde qu’ils nous présentent est lui aussi virtuel. Partout ils sont les grands vainqueurs, adorés, plébiscités, vénérés, comme Jules César à son Triomphe. Quand la TV ou la presse subventionnée nous les montrent en pleine action (mise en scène), ou nous parle de notre pays ou des pays étrangers, on a l’impression de voir des images d’Epinal. C’est beau et touchant, mais sans aucun rapport avec la réalité. Pour avoir un peu de vérité, dans ce domaine comme les autres, il faut aller sur Internet.

Les ennemis qu’ils nous désignent sont eux aussi virtuels. Ils changent en fonction de leurs intérêts financiers, mais, une chose est sûre, à l’heure actuelle, aucun pays ne songe à nous envahir, ni la Chine, ni la Russie, ni l’Iran, et encore moins la Corée du nord. La seule chose que ces pays mettent peut-être en danger ce sont les profits des multinationales occidentales. Les profits sont aussi la raison pour laquelle on nous présente soudain tel ou tel dictateur comme l’incarnation de Satan dont il faut impérativement délivrer son peuple.

C’est pareil pour les attentats dont ils ont exagéré le danger pendant presque 20 ans pour nous faire tenir tranquilles. Jacques Baud l’explique très bien à Frédéric Taddei. Selon lui, les djihadistes du Moyen Orient essaient seulement d’attirer l’attention des populations occidentales pour qu’elles forcent leurs gouvernements à quitter la région. Le terrorisme djihadiste ne peut pas vraiment se répandre en Europe, car il n’y a pas de structures intérieures, comme par exemple les Brigades rouges, qui soient capables d’utiliser les attaques djihadistes dans un but révolutionnaire, pour prendre le pouvoir.

-Et pour finir, nous voilà désormais réduits à des contacts virtuels dans l’espace virtuel des réseaux de communication virtuelle sous prétexte d’un virus virtuel, sous la surveillance intransigeante et bien réelle des marionnettes du Capital, qui profitent de la peur engendrée par le virus ou plutôt par les médias, pour nous réduire à l’impuissance et au silence.

Conclusion

Pendant que nous nous débattons dans le monde réel de la précarité quotidienne, sur les plateaux de TV et dans les sphères du pouvoir, des pantins prétentieux, complètement déconnectées du réel, pérorent sans masques évidemment, car, tout comme les Dieux de l’Olympe, ils sont immortels, et le virus si dangereux pour le petit peuple ne peut rien contre eux.

Pendant que nous luttons pour survivre, ces parasites commentent à l’infini le nombre de cas. Malheur à celui qui osera dire que les cas ne sont pas des malades et encore moins des morts ! Il sera cloué au pilori, comme je viens de le voir encore sur le plateau de LCI ce samedi à 12h45, sous le haut-patronage de Sandra Regol, la grande prêtresse des verts que leur petit succès aux municipales a rendus ivres de pouvoir. La mission de ces fanatiques est sacrée, et ils la remplissent avec délectation car rien n’est plus jouissif que d’avoir le pouvoir de vie et de mort sociale sur les autres. Croyez-moi, ils ne céderaient pas leur place pour un Empire… à moins que ce ne soit l’Empire américain !

Leur mission, vous l’avez compris, est de faire en sorte que la peur nous paralyse le plus longtemps possible. Pour ne pas nous enlever tout espoir de retrouver un jour notre liberté, car il faut tout de même que nous continuions à travailler, ils nous font miroiter un vaccin virtuel. J’espère en tout cas, que, s’il arrive un jour, il ne fera pas l’unanimité…

Dominique Muselet

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Cet article article a été publié initialement sur le site de l’auteure salaireavie.fr

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Le témoignage de 24 soignants sur le COVID-19 ou « la dérive totalitaire engendrée par le COVID-19 » (Dr. Pascal Sacré)

Le site du collectif de soignants belges Transparence Coronavirus :
www.transparence-coronavirus.be

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Les véritables enjeux liés aux vaccins…

septembre 4th, 2020 by Mondialisation.ca

Sélection d’articles :

Les véritables enjeux liés aux vaccins contre la COVID-19.

Par Tony Cartalucci, 28 août 2020

Avant même de débattre de l’efficacité, de la sécurité et de la nécessité des différents vaccins, il faut d’abord comprendre que les grandes Compagnies pharmaceutiques, les plus corrompues du monde, détiennent le monopole sur la recherche, la fabrication de ceux-ci (ainsi que des profits qui en découlent).

 

Pourquoi aujourd’hui sommes-nous obligés de porter des masques réputés inutiles au pic de l’épidémie ?

Par Dominique Muselet, 29 août 2020

Il n’y a qu’à la faveur d’un direct qu’on peut entendre un peu de vérité sur les médias dominants qui déversent sans répit la propagande du Capital avec une efficacité à côté de laquelle la célèbre Pravda soviétique fait bien pâle figure. Les voix qui s’élèvent contre l’obligation de porter le masque partout, même tout seul dans un parc, même sous un casque de moto, une mesure aussi grotesque que vexatoire, par ailleurs assortie de bien plus graves restrictions à la liberté individuelle et collective, sont rares.

 

La Turquie ou les raisons inavouées de l’élan français vers le Liban sinistré… 

Par Walid Charara, 29 août 2020

En Méditerranée orientale, face aux exercices aériens et navals annoncés par la ministre française de la Défense Florence Parly et auxquels participent, aux côtés de la France, la Grèce, Chypre et l’Italie, des navires de guerre turcs et un destroyer américain mènent leurs exercices militaires dans la même région….

 

Coronavirus: une organisation minutieuse du massacre?

Par Jean-Yves Jézéquel, 30 août 2020

On peut tourner dans tous les sens la question de savoir, à qui peut donc profiter cette hystérie collective d’un COVID-19 menaçant nos vies alors que tous les indicateurs commentés par des épidémiologistes de renom nous disent que rien ne justifie ces « mesures » délirantes prises par les « gouvernants » ! A première vue, dans ce jeu stupide que le monde entier est en train de jouer, tout le monde est perdant !

 

Le « Narcissisme collectif » et la « Triade noire »: Ceux qui protestent contre le discours « officiel » de Covid-19 sont catégorisés comme des « psychopathes ».

Par Prof Michel Chossudovsky, 31 août 2020

Est-ce une chasse aux sorcières ? La légitimité de Wall Street, du Forum économique mondial (WEF), des Big Pharma et des fondations milliardaires qui ont ordonné la fermeture de l’économie mondiale le 11 mars 2020 doit être fortement remise en question. n processus diabolique est en cours.  Cela consiste à « identifier » tous ceux qui s’opposent à la gestion par les gouvernements de la pandémie de coronavirus. Selon des études psychologiques en cours, ces opposants sont classés dans la catégorie des psychopathes antisociaux.

Cachez-moi ce dessein que je ne saurais voir

Par Michel Raimbaud, 31 août 2020

Mille ans après la Grande Peur de l’An Mille, un tsunami de déraison submerge la planète, qui n’en est pourtant pas à une folie près. Un terrorisme médiatique sans précédent qui a permis l’enfermement, également inédit, de centaines de millions de personnes, y est pour beaucoup. Les Occidentaux n’ont pas tardé à saisir cette aubaine pour expérimenter à domicile une « responsabilité de protéger » qui servait jusque là à justifier leurs ingérences illégales dans les Etats décrétés « voyous » sous prétexte de les mettre au pas…

Pourquoi l’Italie déploie ses chasseurs bombardiers en Lituanie

Par Manlio Dinucci, 01 septembre 2020

On estime que le trafic aérien civil en Europe chutera cette année de 60% par rapport à 2019, à cause des restrictions pour le Covid-19, mettant en péril plus de 7 millions d’emplois. En compensation le trafic aérien militaire s’accroit. Vendredi 28 août, six bombardiers stratégiques B-52 de l’US Air Force ont survolé en une seule journée tous les 30 pays de l’OTAN en Amérique du Nord et Europe, flanqués dans les divers segments par 80 chasseurs bombardiers des pays alliés.

 

Venezuela: une puissante mise en accusation contre le gouvernement Trudeau… Pourtant, un rameau d’olivier était tendu

Par Arnold August, 02 septembre 2020

La conférence Zoom du 20 août avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères du Pouvoir populaire, Jorge Arreaza, a présenté, entre autres, son analyse dévastatrice de l’ingérence du gouvernement Trudeau dans les affaires intérieures du Venezuela au nom de Trump. Tout Canadien épris de justice peut penser que Simon Bolívar, le héros de l’indépendance vénézuélienne du XIXe siècle, avait raison dans une déclaration devenue célèbre …

 

Qu’est-ce que le Covid-19, SARS-2. Comment est-il testé ? Comment est-il mesuré ? La campagne de peur n’a aucun fondement scientifique

Fermer l’économie mondiale comme moyen de lutte contre le virus. C’est ce qu’ils veulent nous faire croire. Si le public avait été informé que la Covid-19 est « similaire à la grippe », la campagne de peur serait tombée à plat…

Par Prof Michel Chossudovsky, 02 septembre 2020

Les données et les concepts ont été manipulés en vue de soutenir la campagne de peur. Les estimations sont dénuées de sens. Les chiffres ont été exagérés pour justifier le verrouillage et la fermeture de l’économie nationale, avec des conséquences économiques et sociales dévastatrices. Le virus est tenu pour responsable de la pauvreté et du chômage de masse.

 

La démocratie libérale à l’heure du despotisme sanitaire

Par Dominique Muselet, 03 septembre 2020

On est loin aujourd’hui, en Occident, de la démocratie libérale triomphante des années 1970/80, qui avait finalement vaincu le communisme, avec des méthodes parfois iniques, comme le bombardement au napalm de pays entiers (Vietnam, Corée du nord), les psy-ops pour manipuler l’opinion publique et la retourner contre ses dirigeants (les guerre de couleur en sont la forme actuelle la plus voyante), mais aussi des réalisations indéniables comme l’amélioration du niveau de vie des populations occidentales…

 

Liban / Pompeo et la confirmation de l’entente avec Macron… 

Par Ghaleb Kandil, 04 septembre 2020

Concernant la Résistance libanaise, la 4ème intervention publique du Président Emmanuel Macron sur le Liban est sans doute la plus explicite. Nous transcrivons ici un extrait de la conférence de presse tenue le 1er septembre 2020 à l’ambassade de France à Beyrouth, en réponse à la question d’une journaliste locale en langue française. Une question offerte comme du pain béni aux opposants au Hezbollah et, apparemment, au Président…

 

L’ONU se prépare-t-elle au « second verrouillage de la société » ? Mesures d’oppression dans le monde entier, obéissance et acceptation…

Par Peter Koenig, 04 septembre 2020

Sous l’impulsion de l’OMS, le groupe des directeurs médicaux des Nations unies à Genève (UNMD) vient de publier une déclaration de consensus pour le personnel des Nations unies à Genève qui, pour l’essentiel, avertit le personnel des Nations unies des mesures plus strictes à prendre, comme le port du masque au bureau lorsque les distances de 2 mètres ne peuvent être respectées, ainsi que l’augmentation du travail à domicile, alors que ces conditions ont été assouplies en juin dernier. Travailler à domicile signifie séparer les collègues les uns des autres, les relier par Zoom, mais PAS DE CONTACT HUMAIN. C’est le nom du jeu.

 

 

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Sous l’impulsion de l’OMS, le groupe des directeurs médicaux des Nations unies à Genève (UNMD) vient de publier une déclaration de consensus pour le personnel des Nations unies à Genève qui, pour l’essentiel, avertit le personnel des Nations unies des mesures plus strictes à prendre, comme le port du masque au bureau lorsque les distances de 2 mètres ne peuvent être respectées, ainsi que l’augmentation du travail à domicile, alors que ces conditions ont été assouplies en juin dernier. Travailler à domicile signifie séparer les collègues les uns des autres, les relier par Zoom, mais PAS DE CONTACT HUMAIN. C’est le nom du jeu.

L’UNMD fait référence à la nouvelle réglementation du Canton de Genève, basée sur l’affirmation de la Suisse d’une augmentation constante des « infections » à Covid-19. Depuis le début du mois de juillet, les nouveaux « cas » ont dépassé la centaine par jour et ont même dépassé largement les 200 à la fin du mois de juillet et les 250 à la mi-août. Le nombre de tests positifs aurait augmenté régulièrement et souvent de près de 10 % par jour. Aujourd’hui, de manière surprenante – disent-ils – 40 % des « cas » concernent des personnes âgées de 20 à 40 ans. Mais qui contrôle ? – Est-ce un mandat de l’OMS de diversifier les statistiques, afin de mieux justifier la vaccination universelle et un autre verrouillage total ?

Nous savons maintenant que rien de tout cela, les masques, les « cas/infections », la quarantaine, le confinement, la vaccination ou toute autre mesure répressive n’ont rien à voir avec le virus COVID-19. Ce sont des moyens et des instruments permettant au Nouvel Ordre Mondial (NOM) de « former » la population à l’obéissance totale et au contrôle par la superpuissance invisible, ou l’état profond obscure. L’OMS joue un rôle clé dans ces plans infâmes, car elle est toujours considérée par la plupart des gens et des gouvernements comme une autorité, en ce qui concerne la santé mondiale qui, malheureusement, a cessé de l’être il y a des décennies.

Le canton de Genève, où se trouvent d’ailleurs l’OMS et l’ONU, est le « pire » canton de Suisse, comptant pour environ un tiers de toutes les « infections ». C’est ce que disent les autorités suisses. Un porte-parole du ministère suisse de la santé a fait remarquer que « si Genève était un pays séparé, toute personne venant de Genève pour se rendre dans le reste de la Suisse devrait être mise en quarantaine ».

C’est effrayant !

C’est le niveau d’alarmisme qui règne – justifiant le port de masques obligatoires dans les lieux publics, les magasins et les zones fermées. Peu importe que les petits commerçants et les sociétés de vente au détail protestent vivement, car ils perdent rapidement des clients. Les gens ne veulent pas faire leurs courses avec des masques. Ils trouvent aussi que cela ne sert à rien. Ils migrent donc vers le commerce en ligne, en grande partie à l’étranger. Les pertes de vente au détail sont estimées à au moins 30 %. Il est déjà question de forcer la mascarade dans les rues. De même, un nouvel accent est mis sur la « distanciation sociale ». Les gens doivent être formés et on doit leur rappeler à chaque coin de rue de rester à l’écart des autres. Une mascarade avec des gens qui marchent – à l’unissons – ou se tiennent à deux mètres l’un de l’autre.

Si un Martien voyait la race humaine, sans colonne vertébrale, sans amour-propre, suivant simplement les ordres de ce que la plupart des scientifiques sérieux considèrent comme la pire supercherie de l’histoire de l’humanité – il ou elle, le Martien, penserait que « la race humaine est devenue folle, qu’ils s’enferment dans l’oubli ». Sortons de cette belle planète bleue , mais vraiment folle ».

Et la population se déplace comme des zombies parce que les autorités le lui ordonnent, sous la menace d’amendes – contre tout bon sens. Mais les « zombies » ont été privés de tout sens commun pour pouvoir résister en grand nombre contre les mesures imposées. Ces restrictions, et bien d’autres contraintes, sont maintenant en place jusqu’au moins le 1er octobre 2020. C’est à peu près le début de la saison de la grippe 2020 / 2021 qui sera opportunément associée avec le COVID-19 – et justifiera un autre verrouillage de la société – ceci sans parler de la vaccination de masse, contre le COVID-19 et la grippe. Quarantaine, destruction des moyens de subsistance – une chute économique vers plus de pauvreté, plus de misère, plus de privation, plus de famine – plus de mort. Il ne s’agit pas de la mort causée par la grippe, mais la mort résultant de la structure socio-économique [qui s’effondre]. C’est exactement ce dont rêvent les fanatiques de l’eugénisme. Une anéantissement de la population mondiale.

L’OMS fait partie intégrante de cette coalition qui recommandent ces mesures, à condition qu’on lui dise de le faire. Par les « monstres invisibles », bien sûr. L’ONU est de la partie. Est-ce l’ONU qui a provoqué l’augmentation des chiffres croissants de covidés à Genève, afin qu’ils puissent préparer d’abord leur personnel, puis la population en général – dans le monde entier – à un nouveau verrouillage en octobre-novembre ?  Tout est possible.

Nous sommes dans une situation de longue durée, suggère le document des Nations unies. Et les autorités aussi (sic-sic), non seulement en Suisse, mais dans le monde entier. Regardez les mesures d’oppression tyranniques de Melbourne, du département de Victoria en Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l’Afrique du Sud, de la Thaïlande qui a fermé hermétiquement toutes ses frontières – l’Allemagne se prépare à un nouveau confiance, bien qu’elle dise le contraire (malgré une forte résistance populaire), tout comme la France – et des États-Unis, État par État, qui luttent contre les troubles raciaux, les protestations du réveil, les mouvements Black Lives Matter (BLM) et les émeutes anti-police. Tous organisés et financés par les Soros, les Rockefeller, les Ford, les Gates et d’autres fondations humanitaires « philanthropiques » plus oligarchiques. Le courant dominant ne peut même plus couvrir le chaos urbain étasunien.

Tous ces discours, prédictions, projections, menaces, contradictions, anarchie dans les villes – sont fabriqués dans le but non seulement de semer la confusion, mais aussi de réprimer et de déprimer les gens. Le désespoir est une arme efficace. C’est un scénario à caractère militaire.

La « Déclaration de consensus du réseau des directeurs médicaux des Nations unies à Genève » commence par dire – « La récente augmentation des nouveaux cas » – sans jamais décrire ce qu’impliquent les NOUVEAUX CAS.

De nouvelles infections? De nouveaux cas positifs, mais sans symptômes? Des personnes malades? Des personnes hospitalisées? Des personnes décédées?

En fait, le taux de mortalité n’a pas du tout augmenté. Personne n’est mort de ces « nouveaux cas » ou de « nouvelles infections ». Mais personne ne fait de rapport sur ce fait important.

Cela semble dramatique : un cas, une infection – mais personne n’ose poser des questions aussi cruciales aux autorités soi-disant pathétiques et corrompues . Personne ne demande d’explication sur la signification réelle de ces « chiffres en hausse » ? – Sont-ils augmentés en fonction de l’augmentation des tests ? Comment les tests sont-ils effectués ? Personne ne demande jamais comment les tristement célèbres et controversés tests d’amplification en chaîne par polymérase (PCR) sont effectués et analysés, et comment les résultats sont consignés dans les annales des statistiques, de manière à produire toujours plus de « cas de virus » ?

Le site internet « Virology Down Under » rapporte un commentaire du professeur Martin Haditsch, écrit dans le ProMed-mail :

À ma connaissance, une « infection » est définie comme la preuve d’un agent infectieux ET la preuve de la multiplication de cet agent dans l’organisme (OU la réponse inflammatoire associée qui peut être liée à cet agent). Par conséquent, ma question est la suivante : où le prélèvement a-t-il été effectué auprès des infirmières « asymptomatiques » ? La PCR, comme nous le savons tous, ne fait que détecter les acides nucléiques. Donc, si la multiplication ne peut être prouvée et qu’aucune réponse inflammatoire locale ou systémique n’est donnée, comment la « contamination » (qu’elle soit due à des parties inactivées du MERS-CoV ou même à des particules virales complètes) a-t-elle été exclue ? Ce n’est pas seulement une question sémantique, mais elle devrait avoir un impact sur le nombre de « cas » signalés.

L’augmentation du nombre de « nouveaux cas » coïncide-t-elle avec une augmentation du nombre de nouveaux tests ?

Qui effectue les tests ?

Existe-t-il une entité indépendante qui contrôle les tests, les surveille, détermine qui est testé, quand et avec quelle fréquence les tests sont effectués – et communique les résultats ? Par exemple, les personnes qui sont testées plusieurs fois sont-elles également signalées plusieurs fois ?

LA DÉCLARATION DU CONSENSUS de l’UNMD n’est rien d’autre qu’un soutien à l’alarmisme mondialisé. Elle correspond à un programme, un énorme programme sinistre. Le port obligatoire d’un masque est la mesure la plus détestée imposée par l’État profond obscur – les maîtres invisibles qui font pression sur nous dans un schéma du Nouvel ordre mondial. Ils le savent. Ils adorent cela. Ce sont des psychopathes. Et le port du masque est dangereux, dangereux pour la santé et le bien-être de chacun.

Dans la plupart des pays d’Europe, la nouvelle année scolaire vient de commencer. Dans de nombreux endroits, les élèves sont obligés de porter des masques, là où la « distanciation sociale » dans les salles de classe ne peut être respectée. De nombreux élèves ont été interrogés dans toute l’Europe – et probablement aussi sur d’autres continents. Leur réponse est presque unanime : les masques sont inconfortables, la concentration faiblit au bout de deux heures environ, nous sommes épuisés le soir et avons souvent des maux de tête. Il n’est donc pas étonnant que respirer son propre CO2 au lieu de l’oxygène ne soit pas très sain.

Le port forcé du masque est un élément important de la Grande transformation ou de la Grande remise à zéro, prévue par le FMI et le Forum économique mondial (FEM), qui sera officiellement « déployée » à Davos, en Suisse, en janvier 2021. Il s’agit d’un programme de rééducation par les rituels. Le port du masque est un rituel sur l’acceptation par le comportement. C’est un rituel d’initiation à l’obéissance. Plus vite et plus facilement vous acceptez le masque, plus vite vous êtes accepté – accepté dans la société. La plupart des gens veulent être acceptés. Cela les met à l’aise, peu importe à quel point cette acceptation est inconfortable et basée sur des mensonges.

Regardez les 4 premières minutes de cette vidéo.

Ensuite, il y a les quelques personnes qui résisteront, qui ne se soucient pas de l’acceptation. Ils résistent avec acharnement. Le système de la tyrannie fait en sorte qu’ils soient socialement discriminés et exclus de la « société » ; ce sont des laissés-pour-compte de la société. Ils sont considérés comme des monstres, des propagateurs de maladies, discriminés, exclus. C’est le vieux « diviser pour mieux conquérir ». Votre ami de longue date est soudainement devenu votre ennemi. Des familles, des groupes, des clubs, des sociétés entières sont divisés et amenés à se mépriser les uns les autres – division selon la « ligne rituelle ».

C’est étonnant comment cela fonctionne pour les masques. Attendez de voir comment cela fonctionne pour la vaccination – un autre rituel est en préparation, car nous ignorons ce qui nous attend dans les 5 à 10 prochaines années. Pensez à l’Agenda ID2020 et à l’Agenda 2030 – sous le déguisement onusien des objectifs de développement durable.

Nous ne sommes pas encore condamnés. Mais nous devons agir rapidement et avec détermination, à l’unisson et de manière solidaire. Réinventons la solidarité.

Peter Koenig

Article original en anglais :

Is the UN Preparing for the “Second Covid Lockdown”? Oppressive Measures Worldwide, Obedience and Acceptance…

Traduit par Maya pour Mondialisation

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Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également spécialiste des ressources en eau et de l’environnement. Il a travaillé pendant plus de 30 ans à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et de l’eau. Il donne des conférences dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, New Eastern Outlook (NEO), RT, Countercurrents, Sputnik, PressTV, The 21st Century, Greanville Post, Defend Democracy Press, The Saker Blog, et d’autres sites Internet. Il est l’auteur de Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité des entreprises – une fiction basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde entier. Il est également co-auteur de The World Order and Revolution ! – Essais de la Résistance. Il est associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation.

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Concernant la Résistance libanaise, la 4ème intervention publique du Président Emmanuel Macron sur le Liban est sans doute la plus explicite. Nous transcrivons ici un extrait de la conférence de presse tenue le 1er septembre 2020 à l’ambassade de France à Beyrouth, en réponse à la question d’une journaliste locale en langue française. Une question offerte comme du pain béni aux opposants au Hezbollah et, apparemment, au Président :

Question : Vous avez dit que le Hezbollah est un parti élu par le peuple. Or, pensez-vous que les élections législatives peuvent avoir lieu en toute liberté tant qu’il y a un groupe armé qui est en train d’intimider ses opposants par la force de ses armes et par sa mainmise sur l’État et sur le pouvoir ? Pensez-vous qu’on pourrait vraiment entamer un dialogue pour la refonte du système dans de telles conditions Monsieur le Président ? Et est-ce que vous auriez eu les mêmes propos par rapport au Hezbollah s’il s’agissait d’un groupe armé en France ? 

Réponse : Sur le sujet des élections législatives, ce que vous dites est un état de fait et nous avons eu cette discussion de manière très franche tout à l’heure autour de la table, y compris avec le représentant du Hezbollah. Et ce que vous décrivez est juste. Est-ce qu’il m’appartient à moi, pour autant, d’invalider des élections et de dire : je refuse de reconnaître une force politique ? Je ne parle pas du Hezbollah dans sa composante militaire et terroriste sur laquelle la France a toujours été claire et qu’elle condamne, mais sur le Hezbollah en tant que force politique. Est-ce qu’il est élu dans des conditions de sincérité du scrutin parfaites ? Je ne suis pas le juge de votre scrutin. L’observation internationale, le bon sens me conduisent plutôt à penser que ce que vous dites est vrai et juste. Et donc qu’il faut améliorer les choses sur ce point. Si je voulais être dans la pureté des intentions, je condamnerais le Hezbollah dans sa plénitude. Je dirais : je refuse de parler au Hezbollah en tant que formation politique à votre parlement, en tant que partenaire politique de la majorité que vous avez élue, elle, ce qui vous pose, par rapport à votre question, un autre principe politique et constitutionnel. Et je vous dirais : c’est très simple, il faut les condamner, les désarmer, et je repartirais chez moi. Et vous resteriez avec votre problème. Et je n’aurais rien changé avec votre problème. Je pense d’ailleurs que toutes les Libanaises et les Libanais, qui vivent en France, me diraient : merci Président, vous avez bien parlé. Mais je n’aurais eu aucune action utile. J’essaie de dire ce que le pense, la vérité au plus près et d’avoir une action utile. 

Sans doute le Hezbollah est-il une force politique présente à votre parlement, parce qu’il y a eu de l’intimidation et parce qu’il joue sur cette dualité. Ce que vous dites est vrai. Il l’est aussi, sans doute, parce que beaucoup d’autres forces politiques n’ont pas réussi à bien diriger le pays, à rendre les gens un peu plus heureux, aussi, et c’est sans doute un peu vrai. Et que si l’on continue comme ça, il sera de plus en plus fort, parce qu’avec des moyens qui ne sont pas ceux des autres forces politiques, des pratiques qui ne sont pas reconnues par la vie internationale, parfois une plus grande efficacité sur le terrain, socialement, culturellement, il a une clientèle. C’est ça la réalité. Je vous parle très franchement. Et donc, moi j’essaie avec vous d’avoir un discours sincère et de ne pas m’enrober dans les principes et donc, par rapport à votre question, je vous ai répondu très précisément et de la manière la plus sincère. 

Comment on en sort ? Pas avec des mots dans une déclaration qui n’est pas consensuelle et qui fait que, au fond, le partenaire de votre parti majoritaire vous ne le traitez pas et donc vous pouvez vous amuser à bloquer toutes les réformes, mais en ayant un discours sincère avec le Hezbollah, formation politique, lui disant : vous voyez bien que c’est un problème pour vous aussi aujourd’hui. C’est exactement la discussion que nous avons eu il y a une heure, exactement ! Je leur ai dit : donc, à notre prochain rendez-vous pour les prochaines réformes, on doit parler de ce sujet. Est-ce qu’on arrive à le résoudre tout de suite ? Je ne sais pas. Ça ne doit pas être un tabou. Mais est-ce que c’est un principe qui interdit toute discussion sur le reste ? Ça ne marche pas. Donc, je suis comme je vous l’ai déjà dit, un vrai idéaliste, c’est-à-dire un vrai pragmatique. Je crois dans mes principes. Je les défends. Je sais où est mon horizon. Je ne cède rien par rapport à ça, mais j’essaie de construire avec vous le chemin. Sinon, il n’y a pas de chemin pour arriver à l’endroit qu’on évoque. Voilà ! [de la 40ème minute à la 44ème minute]. 

Le lendemain, 2 septembre, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo ne s’est pas embarrassé d’un tel distinguo [5]. Il aurait précisé que les États-Unis et la France partageaient les mêmes objectifs pour le Liban et que le principal défi était le pouvoir du parti politique armé Hezbollah que son pays considère comme un groupe terroriste [Mouna Alno-Nakhal, NdT]. 


La déclaration du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, venu soutenir l’initiative de Macron au Liban tout en confirmant une coordination préalable entre Washington et Paris, a été une reconnaissance réaliste du fait que les événements récents dont nous avons été témoins sont l’expression d’un virage occidental dirigé par les États-Unis, mais délégué à la France, afin de maintenir l’influence occidentale sur le pays et de bloquer le changement suggéré par la Résistance pour échapper à l’étranglement économique ; Macron ayant laissé entendre qu’il en contiendrait les effets sans s’être engagé, jusqu’ici, à en défaire les contraintes. 

Premièrement : Le président français n’a pas mentionné les sanctions américaines imposées au Liban. Et, en dépit de son ouverture politique au Hezbollah et de ses paroles positives sur son rôle ainsi que son poids politique et représentatif, il a maintenu un langage hostile quant à son rôle central de résistance face à la menace sioniste, à ses attaques aériennes incessantes et à son occupation de certaines parties du territoire libanais ; tentative forcée de dissociation entre la position occidentale consistant à traiter la Résistance d’organisation terroriste et sa qualité de force majeure, politique et populaire, qu’il est impossible d’ignorer. 

En ce sens, ce changement du discours officiel français est un retour à la reconnaissance effective de la Résistance, de son poids majeur dans la vie nationale libanaise et de ses équilibres. C’est aussi un retour à la communication coupée par Paris ces dernières années au cours desquelles la France s’est intégrée au plan américain de démolition de l’axe de la Résistance et aux tentatives devant mener à un renversement global et stratégique qui soumette l’Orient arabe à la domination occidentalo-sioniste via deux grandes guerres, menées directement et par procuration, dans le but de détruire la Syrie et le Yémen. 

Deux guerres dans lesquelles l’implication française a été totale, ses effets étant toujours d’actualité aux niveaux politique, médiatique, militaire et du renseignement, particulièrement en Syrie, où le Hezbollah fut un véritable fer de lance dans le combat contre les plans occidentaux. 

Deuxièmement : Cette dimension ne peut donc être écartée du contexte de l’initiative française en direction des dirigeants de la Résistance, après tant d’épisodes de confrontations féroces. Et ce, quelles que soient les amabilités des salonards ou les expressions choisies avec soin par le Président Macron pour la promotion de son image de « sauveur du Liban » ou l’affirmation  de l’idée d’une France, « tendre mère », qui n’abandonnerait pas ce pays en détresse. Une mère qui n’a cessé de participer à son étranglement depuis la guerre de Juillet [2006] jusqu’au moment de l’arrivée de son président visiteur. 

Or, la déclaration de Mike Pompeo à propos de la coordination et de l’entente avec la France, en ce qui concerne le Liban, revient à dire qu’une sorte de mandat américain a été accordé au président français, afin de contenir la crise libanaise et de traiter avec la direction de la Résistance devenue le cauchemar de Washington et de Tel Aviv. Par conséquent, elle est venue confirmer que le revirement n’était pas dû au seul effort de la France. Chose acquise, que cette entente ait précédé ou suivi l’explosion du port de Beyrouth et la première visite de Macron [1][2] ; lequel a saisi l’opportunité d’une ingérence positive au service des intérêts occidentaux dans le bassin méditerranéen, justement à partir du Liban et tout près de la Syrie où s’accumulent les éléments d’une défaite majeure de l’OTAN ayant pesé de tout son poids dans une guerre directe et indirecte, usant de ses énormes potentialités tout au long des dix dernières années. 

Troisièmement : Les Libanais ordinaires, fatigués, ont tendance à adopter le mythe de l’empathie française. Certains se sont précipités avec empressement à la rencontre du président visiteur, tandis que d’autres ont témoigné d’une disposition culturelle flagrante au Syndrome de Stockholm en souhaitant le rétablissement du mandat étranger ; les promesses de Monsieur Macron leur apparaissant comme une lueur d’espoir qui les mènerait à sortir de la crise qui les étrangle, en dépit du fait qu’elles sont restées dépendantes des conditions exigées par le Front monétaire international. Pour ceux-là, toute critique de tels comportements est ressentie comme une privation frustrante quant à l’espoir qu’ils ont imaginé. 

Et alors que ceux qui avaient parié sur une action contre la Résistance libanaise et ses alliés recevaient la gifle retentissante du « pragmatisme » de Macron expliquant l’obligation de reconnaître les forces politiques en présence et de dialoguer avec elles, tous ceux qui s’étaient élevés contre la suggestion de se diriger vers l’Est se sont mis à vociférer  contre les propositions des Chinois, des Iraniens et des Irakiens, tout en bloquant l’idée de revitaliser les relations avec la Syrie par des injections répétées de leur inimitié. 

De même, les prétendus jaloux de leur souveraineté et de leur indépendance n’ont rien trouvé qui puisse égratigner leurs nobles sentiments, ni dans les paroles de Macron témoignant d’une ingérence directe dans les affaires intérieures du Liban, ni dans les comportements de dirigeants politiques libanais lui présentant leurs propres projets de réforme, fin prêts à subir tous les tests de qualification afin de participer à l’atelier de sauvetage animé par le président français, non sans chercher à arranger leurs dossiers d’investissement et leurs cahiers de règlements de telle sorte que soient qualifiées les entreprises françaises ; d’où des transactions lucratives et rentables dans un pays effondré et épuisé au moindre coût.

Le Libanais modeste crie « où est le mal tant que le cycle de la vie peut reprendre et que ses conditions peuvent s’améliorer ? ». Entretemps, les programmes nationaux disparaissent, tandis que les orateurs et les théoriciens attendent l’occasion de se voir catapultés au poste de ministre ou tout autre poste leur permettant d’établir des contrats, vu que la France a gardé une part parmi les « élites » libanaises, malgré l’attaque anglo-saxonne qui a néanmoins éclaté depuis « l’Accord de Taëf ». Et voilà que d’autres frustrés crient à nouveau : « C’est cela le Liban ! ».  Une expression sur laquelle nous reviendrons… 

Ghaleb Kandil

03/09/2020

 

Source : New Orient News

http://neworientnews.com/index.php/news-analysis/83315-2020-09-03-08-03-08

Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

Notes : 

[1][Déclaration du Président Emmanuel Macron à son arrivée au Liban deux jours après l’explosion au Port de Beyrouth (6 août 2020)]

[2]Liban – Conférence de presse du Président Emmanuel Macron depuis Beyrouth (6 août 2020)]

[3][Notre Méditerranée gronde. Écoutez le message du Président Emmanuel Macron au Forum Moyen-Orient Méditerranée de Lugano (29 août 2020)].

[4][Conférence de presse du Président de la République à la Résidence des Pins (1er septembre 2020]

[5][Pompeo : le gouvernement libanais doit poursuivre un « vrai changement », (2 septembre 2020)]

***

Monsieur Ghaleb Kandil est le Directeur du Centre New Orient News et membre du Conseil national de l’audiovisuel au Liban (CNA) chargé des relations arabes et internationales. 

 

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Le poison de Nalvalny

septembre 3rd, 2020 by Israel Shamir

Nous ne savons pas encore ce qui est arrivé à Alexei Navalny ; il est toujours dans un coma provoqué médicalement dans un hôpital allemand. S’il s’agit d’un empoisonnement, (et c’est loin d’être certain) on ne sait pas encore quel poison et dans quelles circonstances il a pu l’ingérer. Ce qui ne nous empêche pas de spéculer sur ce qui est « hautement probable », comme Mme Theresa May, l’ancien Premier ministre britannique pendant l’affaire Skripal. Nous sommes tenus de pointer les suspects habituels (et politiquement bien commodes). Vous connaissez la routine. Un bébé chrétien a disparu – il est « hautement probable » qu’un juif l’ait enlevé pour ses rituels infâmes. Le lait d’une mère qui allaite se tarit – il est « très probable » qu’une sorcière soit en cause. Un ennemi des autorités russes est tombé malade – il est « très probable » que Poutine l’ait empoisonné.

Pourquoi attendre les rapports médicaux alors que l’histoire est déjà écrite ? Le complot à base de  poison, c’est une routine bien établie. Un renégat du KGB, Litvinenko, a été empoisonné par du Polonium-210 et il est mort douloureusement à Londres. À qui faut-il faire porter le chapeau? À  Poutine, évidemment. (Yasser Arafat, le leader palestinien, avait été empoisonné par la même matière radioactive au même moment, et il a été fortement suggéré que les Israéliens soient derrière tout cela, mais … de tels détails ne feraient qu’embrouiller le lecteur). Un espion à la retraite, M. Skripal (qui aurait rédigé le dossier Steele avec ses histoires de prostituées pisseuses qui ont failli faire capoter la présidence de Trump) aurait été empoisonné par un poison neurotoxique de niveau militaire, le Novichok. Cela s’est produit à proximité de Porton Down, le centre de guerre chimique britannique, mais ne vous y trompez pas: c’était encore Poutine. Skripal s’en était vite remis, mais ce n’est qu’une preuve supplémentaire (comme si nous en avions besoin !) du fait que Poutine et sa communauté de renseignement aiment l’empoisonnement non mortel par un poison complexe.

Le Washington Post a récemment sorti une litanie des cas d’empoisonnement : Piotr Verzilov (le chef des Pussy Riots  ), Vladimir Kara-Murza (un dissident) et d’autres, qui auraient été empoisonnés, mais qui ont survécu. Ce sont des personnes si négligeables qu’il faut être aux abois pour attribuer leurs problèmes d’estomac à Poutine. Pourtant, cela sert à démontrer le génie maléfique de Poutine plutôt que son incompétence. Le Washington Post affirme que l’efficacité a fait place à la théâtralité, et que désormais les empoisonnements dramatiques et non mortels avec des poisons exotiques sont la preuve (comme si nous en avions besoin !) que Poutine était derrière tout cela.

Les accusations d’empoisonnement, c’est un schéma récurrent de récit médiatique. Viktor Pelevin, l’écrivain russe moderne à gros succès, a inclus dans son thriller de 2019 un général du KGB en fuite qui avait été « empoisonné avec un composé chimique rare, qui est assez facile à tracer car à la fin du siècle dernier, son lot avait été fabriqué par le laboratoire secret de la société Krasnoyarsk-PromChimstroy Co » , et il tombe dans le coma. Après lui, un traître potentiel du KGB a été « empoisonné par un poison unique – une telle composition n’avait été fabriquée qu’à l’usine chimique Yenisei vers 2010 » et il est également tombé dans le coma. ” Bon; ce livre a été publié un an avant que Navalny ne tombe malade.

Cette nature baroque complexe de l’empoisonnement « à la russe » vise à souligner la différence entre un régime byzantin arriéré (ils ne peuvent même pas empoisonner correctement, malgré tous leurs efforts) et, disons, la « Compagnie » américaine efficace, la CIA, qui maîtrise parfaitement la capacité d’infecter ses ennemis avec un cancer mortel, comme l’a démontré le défunt président du Venezuela Hugo Chavez. En 2011, les présidents latino-américains ont été frappés parune épidémie de cancer. Les ex-présidents du Brésil, Luis Ignacio Lula de Silva et Dilma Rousseff, ont été diagnostiqués avec un cancer. La même année, la présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner, a été diagnostiquée avec un cancer de la thyroïde. Le mari de Mme Kirchner, qui a également été président de l’Argentine et qui était un ami d’Hugo Chavez, était mort d’un cancer l’année précédente. Le premier président indien de Bolivie, Evo Morales, a souffert d’un cancer. Hugo Chavez était mort d’un cancer, et il était certain que c’était la CIA. Bien longtemps avant Chavez, Jack Ruby, qui avait tué Harvey Lee Oswald, l’assassin présumé du président Kennedy, était mort d’un cancer. Mais avant sa mort, Ruby a raconté en détail comment on lui avait implanté une tumeur maligne à l’hôpital de la prison.

La CIA est célèbre pour savoir comment provoquer silencieusement une crise cardiaque mortelle. Cet art a récemment été utilisé contre le vigoureux ambassadeur chinois à Tel-Aviv en parfaite santé. Il est mort subitement d’une crise cardiaque et aucune question embarrassante n’a été soulevée. Aucun suivi n’a été nécessaire. Aucune escroquerie n’a même été mentionnée. C’est ainsi que fonctionnent les professionnels, contrairement à … (voir ci-dessus).

Cependant, dans le cas de Skripal et de Litvinenko, la méthode hautement fantaisiste a été appliquée à des agents de renseignement qui étaient devenus des escrocs. Un ancien espion et auteur prolifique de thrillers d’espionnage, John le Carré, avait fait remarquer que l’empoisonnement des traîtres était une stratégie favorite des Russes (et des Britanniques !). Or Alexey Navalny était/est un éminent dissident, pourquoi l’empoisonner ? En général, on leur tire dessus, à ce genre de personnages, ce qui est arrivé à M. Boris Nemtsov. Alexei Navalny pourrait-il être un employé d’un des services spéciaux russes ? Il est, étonnamment, difficile de l’exclure.

Le rôle du principal dissident n’est généralement pas attribué à un type quelconque, mais à un agent fiable. Cela expliquerait la facilité avec laquelle Alexei Navalny s’est sorti de situations difficiles. Il est peut-être le seul homme dans l’histoire de la justice russe à avoir été arrêté, parce qu’il violait les termes d’une libération conditionnelle, et à s’en être sorti. « Une libération conditionnelle est une ordonnance rendue par un tribunal pénal selon laquelle un délinquant ne sera pas condamné pour une infraction à moins qu’une nouvelle infraction ne soit commise dans un délai déterminé ». En général, une deuxième violation active la peine conditionnelle précédente, et le coupable va en prison. Ce n’a pas été le cas pour M. Navalny. Bien qu’il enfreigne régulièrement les lois russes, il s’en est toujours tiré à bon compte, n’étant détenu que le temps nécessaire aux formalités pour sa libération.

Plus suggestif encore est le fait, jusqu’alors inconnu, que la femme de M. Navalny est la fille d’un puissant opérateur de l’ex-KGB et banquier chargé des avoirs russes à Londres, M. Boris Abrosimov. M. Abrosimov est un collègue de l’ex-colonel du KGB et oligarque russe Alexandre Lebedev, propriétaire et patron de quelques journaux britanniques, et son fils est récemment devenu pair du Royaume Uni. Mme Navalny (née Abrosimov) a beau avoir vu son passé effacé de l’internet, l’histoire de son puissant père a été divulguée par une mondaine russe, la filleule de Poutine, Mme Ksenia Sobchak.

Tout cela confirme que Navalny est profondément lié aux sombres recoins où les services de renseignements russes et occidentaux et leurs banquiers forgent leurs liens secrets et mènent leurs batailles secrètes.

Il s’agit-là d’une théorie conspiratoire plus ou moins solide, mais sur laquelle une personne soupçonneuse pourrait se rabattre si elle n’était pas satisfaite de la version traditionnelle de « Poutine le tueur de dissidents ». Mais laissons tomber tout cela pour l’instant et explorons une raison moins évidente mais beaucoup plus sensée.

Puisque l’histoire du poison russe a été si bien établie et scientifiquement élaborée dans les moindres détails, il serait insensé de ne pas en faire usage. Et en effet, dans le cas d’Alexei Navalny, les Américains en ont pleinement profité – pour bloquer la progression du vaccin russe Spoutnik V. Ce vaccin est appelé Spoutnik pour une bonne raison. Comme le légendaire satellite de 1957, le vaccin russe menace de faire tomber l’image du monde entier, si soigneusement construite par les artisans occidentaux. En 1957, comme en 2020, le Spoutnik a détruit le mythe du Russe attardé. Sous le choc, les élites occidentales ont à nouveau découvert que les Russes sont toujours capables de faire des choses grandes et inattendues.

Spoutnik V menace d’annuler les bénéfices en espèces de Bill Gates, le sacerdoce de l’OMS et de Big Pharma, qui s’en léchaient les babines, en prévision des montagnes d’argent qu’ils récolteraient au dernier coup de cloche de l’hystérie COVID. Nous parlons de centaines de milliards de dollars, d’un « certificat de vaccination » mondial (comportant le système d’identification ID-2020, dit « camp de concentration numérique »), d’un éternel état d’urgence sanitaire pour des milliards d’habitants de la planète, de la « nouvelle normalité », nécessitant absolument des mises à jour annuelles, du même genre que celles qui ont rendu Microsoft si détesté et Bill Gates si riche. Et tout cela va à vau-l’eau, parce que ces p… de Russes ont déployé leur astucieux vaccin.

L’avion transportant Alexei Navalny n’avait pas encore atteint Berlin, que les États-Unis avaient déjà imposé une interdiction à l’institut produisant le vaccin, et une interdiction secondaire pour le vaccin lui-même, et une interdiction tertiaire à tous ceux qui vendraient, ou achèteraient ou s’administreraient ce vaccin: autant de sanctions sous la menace de se voir interdire l’utilisation du dollar américain, de se voir déconnecté de SWIFT et de Twitter, bref banni de tout le monde dirigé par les Américains. Il s’agit d’une menace dont il ne faut pas se moquer : lorsque les États-Unis ont interdit le Nord Stream-II, toutes les entreprises européennes ont lâché l’affaire comme une patate chaude, malgré les lourdes sanctions [russes] qu’elles allaient certainement subir pour avoir rompu leurs contrats avec les Russes. Elles ont également peur de toucher au pétrole iranien ou à l’argent vénézuélien, puisque les États-Unis l’ont interdit.

S’il fallait choisir entre la pandémie et l’inimitié des États-Unis, la plupart des pays et des entreprises oublieraient rapidement les platitudes sur les personnes âgées qui souffrent et l’égoïsme cruel des sceptiques sans masque dont ils nous ont abreuvés ces six derniers mois, pour passer à autre chose. Laissez crever les personnes âgées ; laissez les enfants transpirer sous les masques pour toujours, mais que Dieu nous préserve de la fureur américaine.

Ce plan pourrait bien se retourner contre ses auteurs. Le peuple américain est bon et il a peur du COVID. Les Américains ne s’opposent pas à ce que le salut vienne de Russie, car les astronautes américains se sont précipités dans le compartiment russe de la station spatiale Soyouz lorsque le leur a présenté une fuite en 2015. La pression des électeurs américains, l’indignation des personnes qui étouffent et qui en ont assez des muselières et de la distanciation sociale, et la crainte d’une mort mondiale imminente attendue depuis trop longtemps, touot cela pourrait l’emporter sur l’interdiction américaine. Les nations d’Europe et du monde entier en ont assez de ces sanctions américaines et des coûts qu’elles entraînent. Les sanctions imposées à la Syrie, à l’Iran, à la Chine et à la Russie ont été mises en œuvre aux dépens de l’Europe. La lutte contre le vaccin russe pourrait être la paille de trop sur le dos du chameau.

Dans cette lutte titanesque pour le sort du monde, pour la vie et la santé, pour des milliards de personnes et de dollars, le sort d’Alexei Navalny ne joue qu’un très petit rôle. C’est en désespoir de cause que les auteurs de cette guerre mondiale  ont été contraints d’utiliser Alexey comme levier pour repousser le vaccin russe. Son travail est maintenant terminé. Les choses sérieuses commencent. Une fois l’interdiction américaine en place, Navalny peut se rétablir et s’envoler pour la Nouvelle-Zélande, pour s’installer à côté de chez Skripal, par exemple, ou même retourner en Russie. Nous ne pourrons jamais vraiment savoir ce qui lui est arrivé, mais cela n’a plus d’importance. Ce qui est important, c’est le vaccin.

Israel Shamir

 

Article original en anglais : Nalvany Poison, UNZ Review, le 1er septembre 2020

Traduction: Maria Poumier pour La plume et l’enclume

Israel Shamir peut être contacté à l’adresse suivante : [email protected]

P.S. Personnellement, je ne pense pas que le Coronavirus vaille les efforts déployés pour le contenir, et je ne pense pas non plus qu’un vaccin soit nécessaire. Mais des milliards de personnes ont été traumatisées jusqu’à l’hystérie, et il est peu probable que celle-ci disparaisse sans vaccin, qu’il s’agisse d’un placebo ou non. Je suis convaincu que le vaccin russe, créé par les meilleurs experts ex-soviétiques, qui avaient débarrassé l’ex-URSS et l’Europe de l’Est de nombreuses maladies, est au minimum plus sûr que tout ce que les grandes sociétés pharmaceutiques et Fauci (connues pour leur AZT) vont produire, et qu’il ne servirait pas à nous pucer ni n’exigerait des mises à jour comme le font les Windows de Bill Gates.

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La démocratie libérale à l’heure du despotisme sanitaire

septembre 3rd, 2020 by Dominique Muselet

On est loin aujourd’hui, en Occident, de la démocratie libérale triomphante des années 1970/80, qui avait finalement vaincu le communisme, avec des méthodes parfois iniques, comme le bombardement au napalm de pays entiers (Vietnam, Corée du nord), les psy-ops pour manipuler l’opinion publique et la retourner contre ses dirigeants (les guerre de couleur en sont la forme actuelle la plus voyante), mais aussi des réalisations indéniables comme l’amélioration du niveau de vie des populations occidentales fondée sur une meilleure répartition de la richesse entre le travail et le Capital, alors national, une relative liberté d’expression et des contre-pouvoirs (syndicats, médias, justice) qui fonctionnaient assez bien.

La chute du communisme et l’avènement du capitalisme mondial

Au début du 20e siècle, avant la chute de l’URSS, le communisme représentait une alternative crédible au capitalisme. Les pouvoirs publics et les grands capitalistes en avaient peur et évitaient de trop mécontenter les populations. Les gens se sentaient libres et en sécurité, et voyaient venir le futur avec un certain optimisme. Mais tout a changé, en une génération, après la chute de l’URSS. La finance, dérégulée par des présidents issus de la banque ou à sa solde (en France, Pompidou, Giscard d’Estaing et le dernier en date Macron) s’est mondialisée, l’économie s’est financiarisée, de nouvelles technologies sont apparues, et le Travail a perdu dix points de PIB en faveur du Capital.

Aujourd’hui, le capitalisme mondial n’a plus besoin de ménager des peuples appauvris, soumis, à peu près partout sur la planète, à des régimes de plus en plus autoritaires et répressifs et dont la classe dirigeante inféodée au Grand capital s’enrichit, comme lui, aux dépens des populations qu’elle opprime.

En sept 2014, j’avais écrit un article intitulé Aujourd’hui l’URSS, ce n’est pas la Russie, c’est l’empire étasuno-européen pour montrer que les démocraties parlementaires occidentales souffrent de beaucoup des défauts qu’on avait coutume de reprocher à l’URSS : parti unique ou fausse alternative politique, propagande éhontée assortie d’une censure galopante, réécriture totalitaire de l’histoire, impérialisme agressif, bureaucratie envahissante, incompétente et tatillonne (le protocole absolument impraticable du port du masque en entreprises est un cas d’école), corruption et privilèges indus à tous les étages du pouvoir, surveillance généralisée des populations, incitation à la délation, pensée unique supervisée par une police de la pensée tyrannique, répression des dissidents, impunité totale des apparatchiks, et j’en passe.

Mais les régimes communistes n’avaient pas que des mauvais côtés. J’ai rencontré des Russes qui s’étaient exilés en Israël pour des raisons économiques, après la chute de l’URSS, et qui regrettaient l’URSS, où il n’y avait pas de chômage et où tout était gratuit, de l’école aux soins de santé, en passant par les transports et les arts. Tous les enfants allaient au conservatoire. Mais ils baissaient la voix pour l’avouer. Je ne sais pas si c’était une habitude prise en URSS ou le signe qu’ils ne se sentaient pas beaucoup plus libres de parler en Israël qu’en URSS… Dans les pays capitalistes occidentaux, la prospérité des « trente glorieuses » a permis à beaucoup de prolétaires d’accéder à la classe moyenne dans le cadre d’une politique sociale et entrepreneuriale paternaliste. Cette relative aisance (à l’époque, le salaire d’un ouvrier faisait vivre toute une famille) a malheureusement dépolitisé les travailleurs et les étudiants, et le soulèvement de 1968 n’avait pas pour mot d’ordre « Reprenons le pouvoir sur la production » mais « Il est interdit d’interdire ».

Des populations dépolitisées de plus en plus exploitées par le Grand Capital

Le peuple privé d’une grille de lecture économique et politique alternative à celle du Capital, « s’est trouvé fort dépourvu quand la bise fut venue » comme dit La Fontaine, c’est-à-dire, quand le Capital, qui n’avait plus de contre-pouvoir idéologique, s’est déchaîné. La dérégulation financière s’est accompagnée de son application pratique, le management moderne, qui a encore affaibli les travailleurs et les syndicats en faisant des salariés les concurrents, les ennemis, des uns des autres.

Une illustration insupportable de la violence de ce management, est « l’épidémie de suicide » à Orange. La privatisation de France Télécom ayant nécessité le « départ volontaire » de milliers de salariés afin d’éviter les primes de licenciement, ils ont fait l’objet d’un harcèlement technocratiquement organisé. Sandra Lucbert relate, dans « Personne ne sort les fusils », qui vient de paraître, le procès des dirigeants d’Orange, qui n’étaient malheureusement pas les plus coupables. Selon elle, le jugement a été exemplaire en ceci que les juges ont considéré que tous les salariés avaient été victimes de harcèlement, même ceux dont la santé mentale ou physique n’avait pas été altérée par les persécutions subies.

C’est surtout au langage néolibéral que s’attaque Sandra Lucbert car, selon elle, il permet de dissimuler les conséquences catastrophiques pour la population du capitalisme sauvage :

« Dans la société capitaliste, les principes dominants sont ceux qui servent une certaine idée de la valorisation du capital. Ils sont mécanisés dans l’ensemble de la société, depuis des pôles d’émission du discours majoritaire, apparemment distincts, réputés indépendants, comme le personnel politique, les journalistes, les experts, mais qui, en réalité, répètent tous les mêmes évidences. Il y a des décisions qui sont prises par les personnels politiques depuis les années 80, qui ont des conséquences telluriques, pour des décennies, sur la vie de sociétés entières, mais qui sont prises dans une telle gangue de technicité, que personne n’en aperçoit la gravité au moment où elles ont lieu : quand je dis personne, je parle des gens concernés, c’est-à-dire, nous la population. Mon combat personnel, c’est d’essayer de clarifier ce qui se joue dans cette gangue de technicité. »

Aujourd’hui la lutte sociale est désarmée. Les syndicats ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et, même si on voit, çà et là, réapparaître dans les discours l’analyse marxiste de la lutte des classes, la défense de la sécurité sociale, la revendication que les travailleurs aient plus de pouvoir dans l’entreprise, il n’y a pas de véritable remise en cause des bases sur lequel repose le Capitalisme, c’est-à-dire l’extorsion par le Grand Capital de la plus-value générée par le travail, ainsi que le total asservissement des salariés aux intérêts des grands actionnaires, ce qui entre nous soit dit, n’est pas très différent de l’esclavage ou du travail forcé.

Ces bases sont :

1 – la propriété privée actionnariale des moyens de production,

2 – la mesure de la valeur par le temps de travail,

3 – le marché du travail (la vente de la force de travail pour obtenir un emploi et un salaire pour être reconnu comme producteur de valeur économique).

4 – la création monétaire par le crédit bancaire. Toute monnaie est une dette qui nécessite l’endettement des producteurs auprès des actionnaires des banques. Malgré la pauvreté et la violence institutionnelle croissantes, aucun véritable projet alternatif de société n’a remplacé le communisme, et la lutte des classes a été abandonnée au profit du pouvoir d’achat qui n’en déplaise à l’INSEE (les statistiques biaisées étaient aussi un des piliers de la propagande soviétique) a fortement baissé en 40 ans.

Le durcissement des régimes dits démocratiques

La main-mise du Grand capital sur l’économie s’est accompagnée du durcissement des démocraties libérales. Les dérives autoritaires s’accentuent et se multiplient. En voici quelques exemples :

1. La Judiciarisation. Étant donné l’absence de contre-pouvoirs et de dialogue, ce sont maintenant les juges qui tranchent de tout dans tous les domaines, et même en ce moment du port du masque. Devant l’escalade de la tyrannie sanitaire orchestrée par tous les pouvoirs confondus, les gens n’ont plus que la rue et la justice. Les pauvres vont dans la rue, quand ils l’osent, et les autres vont en justice. Des recours ont déjà été déposés, notamment auprès des tribunaux administratifs de Paris, Marseille, Lyon et Nice, pour faire annuler les arrêtés imposant le port du masque en extérieur. Et le tribunal administratif de Marseille vient de condamner un maire pour «atteinte à la liberté publique».

L’autre volet, moins rassurant, de cette judiciarisation est l’instrumentalisation de la justice par des pouvoirs en place ou des oppositions, souvent soutenues par des puissances étrangères, pour se débarrasser de présidents qui refusent de se soumettre au Grand Capital comme Lula au Brésil, Correa en Equateur, Morales en Bolivie, ou d’opposants gênants comme Fillon et Mélenchon. On ne peut s’empêcher de penser aux procès soviétiques truqués.

2. La transformation des médias en tribunaux médiatiques chargés de faire respecter le politiquement correct (la version officielle du pouvoir en place, souvent à mille lieues de la vérité) sous peine d’exclusion de la « bonne » société. Il s’agit en ce moment de soutenir la version du pouvoir sur les « épidémies » en cours : l’épidémie de violences dans la population, l’épidémie du Covid-19, l’épidémie de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie, tout cela suscitant sur les plateaux de TV une épidémie de bêtises. Les rares personnes intelligentes et encore libres d’esprit, se retrouvent forcées, comme les autres, de se justifier chaque fois qu’elles franchissent la ligne rouge ou de condamner ceux qui la franchissent. Ainsi, François Bégaudeau invité sur Radio Sud (février 2019) pour parler de son livre, Histoire de ta bêtise, est sommé de « condamner fermement » l’agression verbale de Finkielkraut par un Gilet jaune. Il tente de démonter le mécanisme :

« Voilà une des scènes préférées du champ médiatique, l’extorsion d’aveux ou l’extorsion de condamnation, c’est-à-dire, en gros de se présenter à la barre et il faut absolument condamner catégoriquement. Si on ne condamne pas, on s’expose à une chaîne de bêtises. Si vous voulez, on peut avoir cet échange qui va être passionnant. Vous allez me redemander : est-ce que je condamne les insultes antisémites contre Alain Finkielkraut et je vais vous répondre oui. Nous avons fabriqué de l’intelligence ! »

Mais le présentateur n’est pas satisfait de cette réponse :

« Vous ne pensez pas qu’il faut parfois condamner pour ne pas laisser d’ambiguïté ? – Je viens de le faire – Oui, mais de manière, on va dire… – Non, non, je l’ai fait ! Quand je dis oui, c’est oui ! Mais je trouve que ce n’est pas passionnant comme moment intellectuel ».

Le journaliste n’est toujours pas satisfait. Il n’a pas réussi à faire rendre gorge à Bégaudeau, à le forcer à se prêter, avec enthousiasme, à la mascarade. Il continue d’insister et Bégaudeau lui dit :

« Là on est à nouveau rentré dans la chaîne de bêtises, vous me demandez de commenter à quel point je ne commente pas et, moi, je commente le fait que vous commentez que je ne commente pas, et ça fait trois minutes qu’on a un échange qui n’est pas super. »

Si l’émission n’était pas arrivée à sa fin, pas sûr que le soi-disant journaliste n’en aurait pas remis une couche tant il est capital pour un système basé sur le simulacre que tout le monde joue le jeu.

3. La société du simulacre. On se moquait des bains de foule des dirigeants communistes, entièrement mis en scène. Avec Macron, ce ne sont pas seulement les bains de foule qui sont de la comédie, tout est pantomime, simulacre et faux-semblant, à l’international comme à l’intérieur. Son boulot, c’est de poser dans des publicités, comme autrefois les belles femmes faisaient vendre des voitures, et de nous saouler de belles paroles pour nous empêcher de réfléchir. Les décisions importantes sont prises par les Etats-Unis, l’OTAN, l’UE, l’OMS, Le Forum Économique Mondial de Davos et autres clubs ou fondations de milliardaires.

A ceux qui s’intéressent aux projets des grands de ce monde, je recommande l’article extraordinaire de limpidité du communiste Mesloub Khider: De l’instrumentalisation du terrorisme à l’orchestration de la terreur virale.

La seule mission et prérogative effective de Macron et son gouvernement, c’est de nous réprimer avec le soutien jubilatoire des médias et des experts, intellectuels et politiciens de plateaux TV, pour qui le peuple n’est jamais assez puni d’exister.

Un site s’est amusé à faire la liste des interdictions, aussi violentes que ridicules, qui ont plu sur nous pendant la crise sanitaire. On voit apparaître au grand jour la vraie nature des psychopathes totalitaires qui tiennent en main notre destin…

4. La rééducation, la dernière trouvaille de Macron corrobore ce que je viens de dire. Macron, qui aime « réinventer » le réel vient de nous ressortir cet outil emblèmatique du pouvoir soviétique :

« Convoquant, comme souvent, son «cher» Paul Ricœur, Macron estime que l’on est face à une «crise de l’autorité» à laquelle il conviendrait de répondre par une «rééducation» sur ce qu’est «l’autorité légitime, celle qui, en démocratie, procède de l’élection».

5. La violence étatique n’est plus seulement morale ou psychologique, elle devient de plus en plus physique. Elle s’incarne dans une police militarisée qui vous gaze, vous matraque, vous met en garde à vue et vous accuse d’outrage sans raison, avec le soutien d’une justice largement aux ordres. Nous l’avons vue se déployer sans vergogne contre les plus pauvres, les Gilets jaunes notamment, mais pas seulement. La France suit en cela les traces de notre maître, les Etats-Unis d’Amérique, qui ont la population carcérale la plus élevée du monde par habitant avec 37 % d’Afro-Américains (qui ne représentent pourtant que 12,9% de la population totale), pour assurer les profits d’un système carcéral privatisé.

6. La concentration de richesse et de pouvoir. Jamais autant de richesse et de pouvoir n’avaient été concentrés dans aussi peu de mains qu’aujourd’hui. Un tout petit noyau de milliardaires, dont les cinq plus gros sont les actionnaires majoritaires de Google, Apple, Facebook, Microsoft et Amazon, dirigent le monde pour leur plus grand profit. En France, la concentration du pouvoir dans les mains de l’exécutif
(aux ordres du Capital) est de plus en plus comparée à celle de l’ancien régime, surtout depuis que Chirac a ramené le mandat présidentiel à 5 ans, ce qui donne au monarque une Assemblée entièrement à ses ordres. Non seulement ce pouvoir absolu lui permet de prendre des décisions coûteuses et lourdes de conséquences en faveur des multinationales ou de puissances étrangères, notamment en politique étrangère (Mali, Libye, Syrie, Yémen), sans consulter le Parlement, mais il lui permet de garder le secret sur la plus grande partie de ce qu’il décide. Tel un petit Néron, il détruit la France, et c’est nous qui payons…

Comment résister à la pression totalitaire ?

1. Comme je l’ai dit plus haut, la justice rend encore quelques décisions en faveur des libertés, mais pour combien de temps ? Deux pays tentent actuellement d’obliger leurs anciens dirigeants à rendre des comptes. Le Mexique, trois anciens présidents, et l’Algérie, une dizaine d’anciens dirigeants. C’est encourageant, mais comme à Orange, il y a de fortes chances que les plus gros prédateurs restent impunis.

2. Comme je l’ai dit aussi, il ne restait plus que la rue à ceux qui ne peuvent plus acheter de pain, se loger, respirer, parler, ni même rire ; à ceux qui en ont assez de voir leur pays vendu à l’encan et les méfaits et trahisons des puissants restés impunis ; à ceux qui veulent stopper la course au profit qui engendre la destruction de l’environnement et de la société. Hélas, désormais, non seulement la répression est impitoyable contre ceux qui y descendent mais les soulèvements des Gilets jaunes, les manifs et les grèves du corps médical, des cheminots, des enseignants n’ont quasiment rien changé, tant le rapport de force est en faveur du Capital, la société s’est morcelée et les moyens de surveillance et de répression se sont développés.

3. Il faut peut-être remettre au goût du jour la résistance passive qui a fait le succès des luttes non violentes comme le suggère Karine Bechet-Golovko :

« Ils viennent, avec le Covid, de donner les moyens d’une résistance passive et visible. Le refus de porter un masque, le refus de garder les distances « sociales » (et non pas sanitaires), aller à l’école ou à l’Université et refuser les cours à distance. Toute vie humaine devient un acte de résistance. Ils ne peuvent imposer leur mode de vie que par la force, la répression, la peur. Par des méthodes totalitaires, qui sont de moins en moins soft. »

En Espagne, un groupe de personnes a réussi à empêcher la verbalisation d’une dame sans masque aux cris de « Libertad ! Libertad ! ». Dans plusieurs pays, il y a eu des manifestations importantes aussitôt décriées et calomniées par les gardiens du Capital. Les peuples se réveilleraient-ils du coma grippal ?

4. Mon dernier point ne plaira pas aux formations de gauche qui malheureusement pour nous ont rallié le camp atlantiste dans ce domaine comme dans d’autres, mais il reste quelques pays qui refusent de se soumettre au Grand Capital et qui s’en sortent mieux que nous en tentant de mener une politique indépendante et souvent plus sociale, voire socialiste. A mon avis, nous devrions nous intéresser à eux au lieu de les calomnier sans les connaître, de concert avec les pires suppôts du Capitalisme. Tous ces pays ont d’ailleurs en commun d’avoir parfaitement géré l’épidémie. L’Empire et ses satellites, dont nous sommes, ne peuvent pas en dire autant, malgré leurs prétentions. –

– Il y a d’abord Cuba, un vrai miracle, un joyau de la résistance. Malgré la persécution atlantiste, Cuba a développé une médecine de pointe. Ses médecins vont soigner les malades dans le monde entier et ils étaient même en Martinique pendant l’épidémie du Covid-19.

Image ci-dessous : Propagande pour les mesures sanitaires au Vietnam (dont le masque sanitaire), photo prise le 3 avril 2020, source Voice of America

– Il y a des pays asiatiques dont le Vietnam socialiste, même si depuis la fin des années 1980, le Vietnam a amorcé de profondes réformes de son système économique dont le but principal était de libéraliser l’économie en autorisant les activités commerciales privées et en accueillant les investisseurs étrangers.  Je ne suis jamais allée au Vietnam mais voilà ce que Andre Vltchek en dit :

« J’ai visité le Vietnam en février 2020, en travaillant entre autres à Danang. Et puis, tout récemment, je me suis rendu aux États-Unis, afin de faire le point sur la situation là-bas. Le contraste était incroyable : une nation jeune, montante, confiante, optimiste, et un empire en déclin irréversible rongé par la décadence, la perversion et le cynisme. Je me suis souvent demandé où nous nous étions fourvoyés, il y a plus de 30 ans, en particulier en Europe, mais ce qui se passe maintenant en Chine, au Vietnam, au Laos et dans d’autres pays asiatiques est, sans aucun doute, une grande victoire. Cependant, il s’agit de ce que j’appelle une « victoire secrète ». Une victoire rabaissée, salie en Occident. Pour en profiter, et même la voir, il faut vivre en Asie, comprendre l’Asie et s’en sentir partie prenante. »

-Et bien sûr la Corée du Nord, qui a été entièrement rasée par les bombes étasuniennes dans les années 1950 et qui ne doit son salut actuel qu’à ses armes atomiques et à la protection de la Chine. Les médias du Capital ne cessent de calomnier ce petit pays qui leur résiste. Pour remettre un peu de vérité là-dedans, j’ai choisi un article, modéré, de RT France : La Corée du Nord, une forteresse isolée qui nourrit les fantasmes du monde médiatique

– Mais en ce moment, c’est la Biélorussie qui est tout particulièrement en ligne de mire. Bruno Guigue, dénonce « les vautours du droit-de-l’hommisme » qui « se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d’en faire un nouveau bantoustan au profit de l’oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale », ajoutant que ce n’est pas l’autoritarisme de son président qui gêne ces belles âmes qui « observent un silence complice à propos de certains régimes tyranniques et obscurantistes appréciés de l’Occident » …

« En réalité, s’il est pris pour cible, c’est surtout parce que le pouvoir biélorusse, dont nul ne prétend qu’il est sans reproches, entend néanmoins préserver les acquis sociaux et le patrimoine national hérités de la période soviétique en les soustrayant aux convoitises d’une finance prédatrice et prompte à démolir tout ce qu’elle touche pour accroître ses profits. Et de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une politique d’ingérence se faire au profit de qui que ce soit d’autre que de celui qui la pratique ».

Sur le site Tribune marxiste léniniste, il y a un article qui démonte la récente attaque impérialiste contre la Biélorussie et qui se conclut ainsi :

« Les authentiques démocrates, anti-impérialistes et antifascistes ne doivent donc pas, pour changer enfin, se tromper une fois de plus de cible, et ne pas confondre la victime à dépecer, la Biélorussie encore indépendante, et le couteau de la finance et du banco-centralisme en train de descendre sur sa gorge par l’entremise « angélique » de Svetlana Tikhanovskaïa ! »

Conclusion

Comme on le voit, la situation des populations occidentales n’est pas enviable. Est-ce que vous vous rendez compte qu’en Occident, nous, les contribuables, finançons actuellement le public, le privé et même la spéculation ? Comment pouvons-nous nous en sortir? Il faut sans doute aujourd’hui mieux être Russe (Poutine a 80% de soutien dans sa population, au grand dam de nos médias obligés de le reconnaître), Chinois, Cubain ou Vietnamien… Ce sont eux qui ont l’avenir devant eux, nous, nous sombrons dans la décadence, la terreur, la folie (en ce moment à cause d’un virus fantôme), le chaos et la misère matérielle et spirituelle.

Et quand on pense à tous les crimes que nos dirigeants ont commis pour en arriver là ! Bruno Guigue s’en indigne :

«  Sur l’échelle de Richter du massacre à la tronçonneuse, il y a longtemps que la démocratie occidentale a dépassé toutes les prévisions. Chapelets de bombes sur les Coréens, les Vietnamiens, les Cambodgiens, les Irakiens, les Palestiniens, les Syriens, les Libyens, les Afghans, les Yéménites. Guerre par procuration, blocus, guerre économique, action clandestine, coup d’État, manipulation de la terreur : la panoplie est inépuisable, le résultat édifiant. Soyons fiers et exportons notre savoir-faire ! »

Le pire, c’est peut-être encore que ceux qui nous ont menés là, s’en sortiront. Ils ont déjà presque quitté l’Occident. Ils ne font plus que des actes de présence virtuelle à la tête de nos institutions, bientôt, quand il ne restera plus rien à piller, ils disparaîtront tout à fait. Ils ont des avoirs et des intérêts dans le monde entier et jouissent de toute la protection nécessaire grâce à leur fortune et à leurs réseaux internationaux. Mais nous, ici, nous serons bientôt le Tiers-monde de l’Asie, et nous n’avons pas fini de regretter de nous être laissés abuser, manipuler, aveugler, par tous ces beaux-parleurs, cupides, cyniques, hypocrites, pervers et arrogants qui prétendaient agir pour notre bien.

Certes, c’est injuste, mais qui a dit que le monde était juste ?

Dominique Muselet

Image en vedette : Pikist.com

A Melbourne, en Australie, une femme enceinte est arrêtée devant ses enfants dans sa propre maison pour le « crime » d’avoir organisé une manifestation anti-confinement sur Facebook.
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Les données et les concepts ont été manipulés en vue de soutenir la campagne de peur.

Les estimations sont dénuées de sens. Les chiffres ont été exagérés pour justifier le verrouillage et la fermeture de l’économie nationale, avec des conséquences économiques et sociales dévastatrices. Le virus est tenu pour responsable de la pauvreté et du chômage de masse.

Ces chiffres ont été confirmés par d’éminents scientifiques ainsi que par des organismes officiels de santé publique, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre étasunien de contrôle et de prévention des maladies (CDC). La Covid-19 est un problème de santé publique, mais ce n’est PAS un virus dangereux.

La crise de la COVID-19 est marquée par une « urgence » de santé publique sous les auspices de l’OMS qui sert de prétexte et de justification pour déclencher un processus mondial de restructuration économique, sociale et politique. L’ingénierie sociale est appliquée. Les gouvernements sont poussés à prolonger le verrouillage, malgré ses conséquences économiques et sociales dévastatrices.

Il n’existe aucune base scientifique pour mettre en œuvre la fermeture de l’économie mondiale comme moyen de résoudre une crise de santé publique.

Les médias et les gouvernements sont impliqués dans la diffusion de la désinformation.

La campagne de peur n’a aucun fondement scientifique.

Notre objectif est de rassurer les gens dans le monde entier. Vos gouvernements MENTENT. En fait, ils se mentent à eux-mêmes.

Nous commençons par définir le virus et les tests qui sont utilisés pour « identifier le virus ».

1 Qu’est-ce que la Covid-19, SARS-COV-2.

Vous trouverez ci-dessous la définition officielle de l’OMS pour la Covid-19 :

Les coronavirus sont une grande famille de virus qui peuvent provoquer des maladies chez les animaux ou les humains. Chez l’homme, plusieurs coronavirus sont connus pour provoquer des infections respiratoires allant du simple rhume à des maladies plus graves telles que le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Le coronavirus le plus récemment découvert provoque la COVID-19.

Les symptômes les plus courants de la COVID-19 sont la fièvre, la toux sèche et la fatigue. … Ces symptômes sont généralement bénins et commencent progressivement. Certaines personnes sont infectées mais ne présentent que des symptômes très légers. La plupart des personnes (environ 80 %) se remettent de la maladie sans avoir besoin d’un traitement hospitalier. Environ 1 personne sur 5 qui contracte la COVID-19 devient gravement malade et développe des difficultés respiratoires.

« COVID-19 est similaire au SRAS-1″ : Selon le Dr Wolfgang Wodarg, la pneumonie est « régulièrement causée ou accompagnée par des virus corona ». Les immunologistes confirment largement la définition du CDC. COVID-19 présente des caractéristiques similaires à celles d’une grippe saisonnière associée à une pneumonie.

Selon Anthony Fauci (Directeur du NIAID), H. Clifford Lane et Robert R. Redfield (Directeur du CDC) dans le New England Journal of Medicine

…les conséquences cliniques globales de Covid-19 pourraient finalement s’apparenter davantage à celles d’une grippe saisonnière grave (qui a un taux de létalité d’environ 0,1 %) ou d’une grippe pandémique (semblable à celles de 1957 et 1968) qu’à celles d’une maladie semblable au SRAS ou au SRASM, qui ont eu des taux de létalité de 9 à 10 % et 36 %, respectivement.

Le Dr Anthony Fauci se ment à lui-même. Dans ses déclarations publiques, il affirme que la grippe Covid est « dix fois pire que la grippe saisonnière ».

Il réfute le rapport de ses pairs cité ci-dessus. Depuis le début, Fauci a joué un rôle essentiel dans la campagne de peur et de panique menée à travers les États-Unis :

Capture d’écran de The Hill, 19 mars 2020

La Covid-19 contre le virus A et le virus B de la grippe (et ses sous-types)

Rarement mentionné par les médias ou les gouvernements, le CDC confirme que la Covid-19 est similaire à la grippe:

« La grippe (influenza) et la COVID-19 sont tous deux des maladies respiratoires contagieuses, mais ils sont causés par des virus différents. La COVID-19 est causé par l’infection par un nouveau coronavirus (appelé SARS-CoV-2) et la grippe est causée par l’infection par des virus de la grippe. Comme certains des symptômes de la grippe et du COVID-19 sont similaires, il peut être difficile de faire la différence entre eux en se basant uniquement sur les symptômes, et des tests peuvent être nécessaires pour aider à confirmer un diagnostic. La grippe et la COVID-19 partagent de nombreuses caractéristiques, mais il existe des différences essentielles entre les deux ».

Si le public avait été informé et rassuré sur le fait que la COVID est « similaire à la grippe », la campagne de peur serait tombée à plat.

Le verrouillage et la fermeture de l’économie nationale auraient été carrément rejetés.

2. Le test pour la Covid-19 « Cas confirmés »

Le test Covid standard est l’amplification en chaîne par polymérase à transcription inverse (RT-PCR) :

« Le test COVID-19 RT-PCR est un test d’amplification en chaîne par polymérase par transcription inverse (RT-PCR) en temps réel pour la détection qualitative de l’acide nucléique du CoV-2 du SRAS dans les échantillons des voies respiratoires supérieures et inférieures … prélevés sur des personnes soupçonnées d’être infectées par COVID 19 … [ainsi que] sur des personnes ne présentant pas de symptômes ou d’autres raisons de suspecter une infection de COVID-19. …

Ce test est également destiné à être utilisé avec des échantillons individuels d’écouvillons nasaux qui sont prélevés à l’aide du kit de prélèvement à domicile Pixel by LabCorp COVID-19 … Le test de la COVID-19 RT-PCR est également destiné à la détection qualitative de l’acide nucléique du CoV-2-SARS dans des échantillons groupés, en utilisant une stratégie de mise en commun de la matrice (FDA, LabCorp Laboratory Test Number : 139900)

Tout d’abord, il faut comprendre que le test RT-PCR Covid-19 est similaire à celui utilisé pour la grippe. Ce test est basé sur des échantillons des voies respiratoires supérieures et inférieures.

Les critères et lignes directrices confirmés par le CDC concernant le « Panel de diagnostic du CDC 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) » sont les suivants (à lire attentivement) :

Les résultats concernent l’identification de l’ARN du 2019-nCoV. L’ARN du 2019-nCoV est généralement détectable dans les échantillons des voies respiratoires supérieures et inférieures pendant l’infection. Des résultats positifs indiquent une infection active par le 2019-nCoV mais n’excluent pas une infection bactérienne ou une co-infection avec d’autres virus. L’agent détecté peut ne pas être la cause précise de la maladie. Les laboratoires des États-Unis et de ses territoires sont tenus de signaler tous les résultats positifs aux autorités de santé publique compétentes.

Les résultats négatifs n’excluent pas une infection par le 2019-nCoV et ne doivent pas servir de base unique pour le traitement ou d’autres décisions de prise en charge des patients. Les résultats négatifs doivent être associés aux observations cliniques, aux antécédents du patient et aux informations épidémiologiques.

Cela suggère qu‘une infection positive pourrait être le résultat d’autres virus ainsi que d’autres coronavirus. (c’est-à-dire liés à la grippe saisonnière ou à la pneumonie).

Et, selon le CDC, cela n’exclut pas « une infection bactérienne ou une co-infection avec d’autres virus ». L’agent détecté peut ne pas être la cause certaine de la maladie ». (CDC)

Le schéma suivant résume le processus d’identification des cas positifs et négatifs : Il suffit de la présence de « matériel génétique viral » pour qu’il soit classé comme « positif ». La procédure ne permet pas d’identifier ou d’isoler le virus Covid-19. Ce qui apparaît dans les tests sont des fragments du virus.

Un test positif ne signifie pas que vous avez le virus et/ou que vous pourriez le transmettre.
.
Un test négatif ne signifie pas que vous ne l’avez pas.
.
Ce que veulent les gouvernements, c’est gonfler le nombre de cas positifs.
.
Alors que le SRAS-CoV-2 – à savoir le virus qui serait à l’origine de la COVID-19 (classé à tort comme une maladie plutôt que comme un virus), a été isolé lors d’un test de laboratoire en janvier 2020, le test RT-PCR n’identifie/détecte pas le virus Covid-19. Ce qu’il détecte, ce sont des fragments du virus. Selon le Dr B. Stadler, immunologiste suisse de renom :

Ainsi, si nous faisons un test PCR corona sur une personne immunisée, ce n’est pas un virus qui est détecté, mais une petite partie brisée du génome viral. Le test est positif tant qu’il reste de minuscules fragments du virus. Même si les virus infectieux sont morts depuis longtemps, un test corona peut revenir positif, car la méthode PCR multiplie ne serait-ce qu’une infime partie du matériel génétique viral suffisamment [pour être détectée].

Gardez à l’esprit que le test RT-PCR est similaire au test utilisé dans le cas de la grippe (c’est-à-dire les coronavirus A, B, C, D), un test positif ne signifie pas que vous êtes positif pour le Covid-19.

La question est positive pour quoi ? Selon le Dr Pascal Sacré, la PCR ne permet pas de détecter l’identité du virus,

Ces tests détectent des particules virales, des séquences génétiques, pas le virus en entier. 

Pour essayer de quantifier la charge virale, ces séquences sont ensuite amplifiées plusieurs fois en suivant de nombreuses étapes complexes et sujettes à des erreurs, des fautes de stérilité et des contaminations.

RT-PCR positif n’est pas synonyme de maladie COVID-19 ! Les spécialistes de la PCR précisent bien qu’un test doit toujours être confronté à la clinique du patient testé, à son état de santé pour confirmer son intérêt.

Les médias refont peur à tout le monde avec de nouveaux tests PCR positifs, sans aucune nuance ni remise en contexte, assimilant à tort cette information avec une deuxième vague de COVID-19. 

 Cas présumés contre cas confirmés

Aux États-Unis, les données du CDC comprennent les cas positifs « confirmés » et « présumés » de COVID-19 signalés au CDC ou testés au CDC depuis le 21 janvier, 2020″.

Les données positives présumées ne confirment pas l’infection par le coronavirus : Les tests présomptifs impliquent « l’analyse chimique d’un échantillon qui établit la possibilité qu’une substance soit présente » (c’est nous qui soulignons). Le test présomptif doit ensuite être envoyé pour confirmation à un laboratoire de santé publique accrédité. (Pour plus de détails, voir : Michel Chossudovsky, La peur et la panique se propagent à travers les États-Unis. Analyse des données de la COVID-19, 21 mars 2020)

De même, au Canada, un « test de dépistage au point de service » [point-of-care test] est un « test rapide effectué au moment et au lieu des soins, par exemple dans un hôpital ou un cabinet médical ». Il consiste à prélever « des échantillons du nez ou de la gorge à l’aide de tampons », qui sont ensuite testés sur place, avec des résultats quasi immédiats (en 30 à 60 minutes). Mais elle ne confirme pas la présence de COVID-19.

Tests sérologiques ou tests d’anticorps pour COVID-19

Selon le CDC, les tests sérologiques ne détectent pas le virus lui-même, « ils détectent les anticorps produits en réponse à une infection. Les tests sérologiques ne sont pas utilisés pour « le diagnostic précoce de COVID-19 ».

Comment les données COVID-19 sont-elles présentées sous forme de tableau ?

Vous trouverez ci-dessous une capture d’écran du formulaire du CDC intitulé « Human Infection with 2019 Novel Coronavirus Case Report Form » à remplir par le personnel médical/ sanitaire autorisé.

Notez la catégorisation des cas probables, en gardant à l’esprit que le cas confirmé par le laboratoire est trompeur. Aucun moyen d’identifier le virus de la Covid-19 dans un test PCR de laboratoire

Aux États-Unis, les cas probables (PC) et les cas confirmés en laboratoire (CC) sont regroupés. Et le nombre total (PC + CC) constitue la base pour établir les données relatives à l’infection par COVID-19. C’est comme si on additionnait des pommes et des oranges.

Le chiffre total (PC+CC) classé dans la catégorie « Total des cas » n’a aucun sens. Il ne mesure pas une infection COVID-19 positive.

La plupart des tests présomptifs sont effectués par des cliniques privées ou des cliniques commerciales.

Au Royaume-Uni, selon un rapport du Daily Telegraph du 21 mai: « des échantillons prélevés sur le même patient sont enregistrés comme deux tests distincts dans les chiffres officiels du gouvernement ».

Ce n’est là qu’un exemple de manipulation de données. Aux États-Unis, les cliniques sont payées ($$$) pour augmenter le nombre d’admissions au Covid-19. Un cas probable ne nécessite pas d’examen de laboratoire : « Répond aux critères des dossiers d’état civil sans examen de confirmation en laboratoire » (voir le formulaire ci-dessus)

Taux de récupération de la COVID-19

Les données du CDC répertorient les cas positifs « confirmés » et « présumés » depuis le 21 janvier 2020. Mais ce qu’il ne rend pas public, c’est que parmi les cas confirmés et présumés, un grand nombre d’Étasuniens se sont rétablis. Mais personne ne parle de récupération. Il ne fait pas la une des journaux.

Falsification de certificats de décès

Au début de la pandémie, le CDC avait reçu l’instruction de modifier la méthodologie concernant les certificats de décès en vue de gonfler artificiellement le nombre de « décès par Covid ». Selon H. Ealy, M. McEvoy et al

« Les lignes directrices de 2003 pour l’établissement des certificats de décès avaient été annulées. « Si le CDC avait utilisé sa norme industrielle, le Medical Examiners’ and Coroners’ Handbook on Death Registration and Fetal Death Reporting Revision 2003, comme il le fait pour toutes les autres causes de décès depuis 17 ans, le nombre de décès à cause de la COVID-19 serait environ 90,2% inférieur à ce qu’il est actuellement ». (Covid-19 : Politiques douteuses, règles manipulées de collecte et de déclaration des données. Le retour à l’école est-il sûr pour les élèves? Par H. Ealy, M. McEvoy, et al, 9 août 2020

Le dernier rapport du CDC confirme que 94% des décès attribués à Covid ont des « comorbidités« ,(c’est-à-dire des décès dus à d’autres causes).

Pour 6 % des décès, COVID-19 était la seule cause mentionnée. Pour les décès dont les conditions ou les causes s’ajoutent à COVID-19, il y avait en moyenne 2,6 conditions ou causes supplémentaires par décès. Le nombre de décès avec chaque condition ou cause est indiqué pour tous les décès et par groupes d’âge.

Le 21 mars 2020, les directives spécifiques suivantes ont été introduites par le CDC concernant les certificats de décès (et leur tabulation dans le système national de statistiques de l’état civil (NVSS)

Un nouveau code ICD a été introduit pour les décès COVID-19 :

La COVID-19 sera-t-elle la cause sous-jacente du décès? Ce concept est fondamental. La cause sous-jacente du décès est définie par l’OMS comme « la maladie ou la blessure qui a déclenché le train d’événements conduisant directement à la mort ». En ce qui concerne le codage et la catégorisation statistiques, les CDC recommandent quels  COVID-19 soit la cause sous-jacente du décès « le plus souvent possible« . (voir ci-dessous) :

COVID-19 est-elle la cause sous-jacente du décès ?

La cause sous-jacente dépend de la nature et de l’endroit où les conditions sont déclarées sur le certificat de décès. Cependant, les règles de codage et de sélection de la cause sous-jacente du décès devraient faire en sorte que le COVID-19 soit la cause sous-jacente le plus souvent possible.

Que se passe-t-il si les certificateurs signalent des termes autres que ceux suggérés ?

Si un certificat de décès signale un coronavirus sans identifier une souche spécifique ou sans préciser explicitement qu’il ne s’agit pas de COVID-19, le NCHS demandera aux États d’assurer un suivi pour vérifier si le coronavirus était ou non COVID-19.

Tant que la phrase utilisée indique la souche de coronavirus 2019, le NCHS prévoit d’attribuer le nouveau code. Toutefois, il est préférable et plus simple pour les certificateurs d’utiliser la terminologie standard (COVID-19).

Que se passe-t-il si les termes figurant sur le certificat de décès indiquent une incertitude ?

Si le certificat de décès mentionne des termes tels que « COVID-19 possible » ou « COVID-19 probable », ces termes se verront attribuer le nouveau code ICD. Il est peu probable que le NCHS donne suite à ces cas.

Si le certificat de décès indique « en attente de tests pour la COVID-19« , il s’agit d’un enregistrement en attente. Dans ce cas, le NCHS s’attend à recevoir un dossier mis à jour, puisque le code sera probablement R99. Dans ce cas, le NCHS demandera aux États d’assurer un suivi pour vérifier si les résultats des tests ont confirmé que le défunt avait le code COVID- 19.

COVID-19 doit être indiqué sur le certificat de décès pour tous les défunts lorsque la maladie a causé ou est supposée avoir causé ou contribué au décès. Les certificateurs doivent inclure autant de détails que possible en fonction de leur connaissance du cas, des dossiers médicaux, des tests de laboratoire, etc.

Ces directives spécifiques ont contribué de manière indélébile à augmenter la Covid-19 comme « cause de décès » enregistrée.

Et ce malgré le fait que les textes de laboratoire pertinents (c’est-à-dire la RT PCR) fournissent des résultats trompeurs. Gardez à l’esprit qu’une cause de décès Covid-19 ne nécessite pas d’examen de laboratoire.

Résumé

  • La Covid-19 est similaire à la grippe
  • L’ensemble de l’exercice de test PCR et d’établissement des données de l’infection par la Covid-19 est déficient.
  • Les chiffres sont fabriqués, tout comme les certificats de décès.
  • Les « cas confirmés » ne sont pas confirmés.
  • Le test RT-PCR n’isole pas la Covid-19.

Ces « estimations » gonflées de Covid positif (provenant du test PCR) sont ensuite utilisées pour soutenir la campagne de peur. Le battage publicitaire sur les décès dus à la Covid-19 est basé sur des critères erronés et biaisés.

Les gouvernements s’emploient actuellement à augmenter le nombre de tests PCR en vue de gonfler le nombre de cas dits « Covid-19 positifs ».

Les tests RT- PCR ne prouvent rien:

« Aujourd’hui, comme les autorités testent un plus grand nombre de personnes, il y aura forcément plus de tests RT-PCR positifs. Cela ne signifie pas que la COVID-19 revient, ni que l’épidémie se déplace par vagues. Il y a plus de gens qui sont testés, c’est tout ».

Cette procédure de collecte massive de données est là pour fournir des « estimations » (fausses) de soutien pour justifier la soi-disant deuxième vague.

L’objectif final est de maintenir le verrouillage économique, d’imposer le port obligatoire du masque facial, de maintenir la distance sociale, y compris la fermeture des écoles, des collèges et des universités.

La tendance est à un État policier. Tout cela est basé sur un Grand Mensonge.

Nous avons besoin d’un mouvement de masse, au niveau national et international, pour inverser la tendance.

Des manifestations de masse à peine rapportées par les médias d’entreprise ont eu lieu dans les grandes capitales européennes, dont Londres, Dublin et Berlin.

Les hommes politiques corrompus occupant de hautes fonctions doivent être démis de leurs fonctions (pacifiquement).

Révéler les mensonges et les tromperies est la première priorité. Démanteler la campagne de peur. Révéler la campagne de désinformation des médias.

Les économies nationales doivent être réouvertes…

Michel Chossudovsky

 

Article original en anglais :

What is Covid-19, SARS-2. How is it Tested? How is It Measured? The Fear Campaign Has No Scientific Basis

Traduit par Maya pour Mondialisation

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Aux peuples du Mexique et du monde,

Le Conseil indigène de gouvernement – Congrès national indigène (CNI-CIG) dénonce la lâche attaque des membres du groupe paramilitaire appelé Organisation régionale des caféiculteurs d’Ocosingo (Orcao) qui, le samedi 22 août aux environs de 11 heures du matin, ont volé et brûlé les installations du Centro de Comercio Nuevo Amanecer del Arcoiris situé sur le site connu comme « croisement » de Cuxuljá, Commune autonome Lucio Cabañas, à l’intérieur de la municipalité officielle d’Ocosingo, Chiapas.

L’organisation paramilitaire Orcao a maintenu depuis des années une pression, et une violence constante sur les communautés zapatistes ; c’est le cas dans la Commune autonome Moisés Gandhi, pour arrêter l’organisation autonome, pour privatiser les terres qui ont coûté la lutte et l’organisation des peuples originaires bases d’appui zapatistes, pour terroriser et menacer les compañeros et compañeras qui depuis le bas ont parié sur l’espoir. C’est le cas aussi des diverses agressions contre les compañeros du Congrès national indigène qui furent violentés et séquestrés par les paramilitaires de l’Orcao, les « Chinchulines » et des gens du parti Morena [1].

Nous dénonçons la guerre qui, depuis le haut, se déploie contre l’organisation des communautés zapatistes en même temps que d’en haut les mauvais gouvernements cherchent à imposer, dans tout le pays, les mégaprojets de mort auxquels nous nous opposons et nous opposerons, parce que nous ne sommes pas disposés à renoncer à nos territoires et à permettre la destruction que nous promettent les puissants.

Nous rendons responsables de ces faits l’organisation paramilitaire Orcao, le parti Morena, le gouvernement de l’État (du Chiapas) et le gouvernement fédéral qui n’ont pas cessé de semer la violence dans la région pour frapper non seulement nos frères et sœurs des communautés bases d’appui de l’EZLN, mais aussi tous les peuples qui rêvons la lutte pour la vie, pour guérir notre Terre mère et cesser qu’elle soit privatisée, pour que ne reviennent jamais plus les patrons capitalistes et les mauvais gouvernements sur les territoires autonomes zapatistes et que cette lumière continue à fleurir sur les territoires des peuples originaires du CNI-CIG et de toute l’humanité.

Nous lançons un appel aux compañ[email protected] des réseaux d’appui et de résistance et rébellion pour qu’ils se prononcent et se mobilisent contre la guerre d’extermination qui s’intensifie dangereusement contre nos frères et sœurs des peuples zapatistes qui nous enseignent à ne jamais cesser de semer rébellion et espoir.

Bien à vous,

Pour la reconstruction intégrale de nos peuples
Jamais plus un Mexique sans nous
Congrès national indigène – Conseil indigène de gouvernement

Texte original : Congreso Nacional Indígena, le  24 août 2020.

Note

[1Morena : Mouvement de régénération nationale, parti de l’actuel président mexicain, Andrés Manuel López Obrador.

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La conférence Zoom du 20 août avec le ministre vénézuélien des Affaires étrangères du Pouvoir populaire, Jorge Arreaza, a présenté, entre autres, son analyse dévastatrice de l’ingérence du gouvernement Trudeau dans les affaires intérieures du Venezuela au nom de Trump. Tout Canadien épris de justice peut penser que Simon Bolívar, le héros de l’indépendance vénézuélienne du XIXe siècle, avait raison dans une déclaration devenue célèbre : « Les États-Unis semblent destinés par la Providence à accabler l’Amérique de misère au nom de la liberté. » Cependant, nous pouvons maintenant y ajouter le Canada sous le gouvernement de Justin Trudeau; les Canadiens qui souscrivent aux principes de souveraineté, sans parler du droit international, doivent le reconnaître.

À un certain moment de la longue conférence, Arreaza a demandé :

« Pourquoi le Canada a-t-il suivi les États-Unis? Pourquoi le Canada a-t-il même subi les critiques, pour faire des déclarations impossibles à faire par les États-Unis à cause de leur exécrable réputation dans les pays d’Amérique latine? Ainsi, le Canada a commencé à se placer sur la ligne de front dans l’agression contre le Venezuela. Et nous n’avions vraiment aucune idée de ce qui allait se passer. 

« Pourquoi le Canada? Nous avons toujours vu le Canada comme un pont, comme un acteur avec lequel nous pourrions rechercher un dialogue et établir des pourparlers avec les États-Unis et même d’autres parties du monde. Mais ce n’était pas le cas, et [le Canada] utilise toujours le cadre de la « défense des droits de la personne. »  Donc, vous savez que le premier ministre du Canada, M. Trudeau a eu, et je dois dire qu’il n’est pas comme son père, des différends avec l’administration Trump, surtout en ce qui concerne les changements climatiques, les accords commerciaux et autres. Et ce que nous croyons vraiment et concluons, c’est qu’ils ont ces différences importantes, donc le Venezuela était une carte facile à accepter, et c’est ce que qu’ils ont fait. Ils ont dit, soit, nous avons ces mésententes, mais mettons-nous d’accord sur le Venezuela. Nous ferons ce qu’il vous est impossible de faire. Organisons le Groupe de Lima. Ce ne sera pas vous qui interviendrez directement, monsieur Pompeo. Ce sera Chrystia [Freeland], ce sera Trudeau. Ce sera plus facile si nous procédons de cette façon, car si les États-Unis sont membres du Groupe de Lima, personne n’accordera de crédibilité à ce groupe, parce que l’on croira que ce sont les États-Unis, avec leur politique de changement de régime, qui tentent d’attaquer le Venezuela. 

« Et nous devons aussi mentionner un deuxième motif ou mobile qui motive cette agression du Canada contre le Venezuela. Il est lié aux intérêts pétroliers, ces grandes entreprises de l’Alberta, cette province du Canada où vous produisez du pétrole lourd tout comme le pétrole vénézuélien. Le pétrole lourd et vos raffineries, notamment dans le sud des États-Unis, au Texas, en Floride et ailleurs, sont conçus pour le pétrole vénézuélien, pour le pétrole lourd. Car traditionnellement, c’était le Venezuela qui fournissait ce pétrole aux raffineries. Et maintenant, à cause de cette agression contre le Venezuela, à cause de ces sanctions contre le Venezuela, le pétrole du Canada se substitue à celui du Venezuela. 

« Il y avait une motivation claire, mais il y avait aussi un certain intérêt de la part de plusieurs entreprises, comme Crystallex, une société minière au Venezuela, une sorte d’entreprise fantôme, qui n’a jamais vraiment existé. En fait, son nom est Crystallex parce qu’elle a été créée pour une région du Venezuela qui possédait d’importantes mines d’or appelées cristinas, d’où le nom Crystallex. […] Mais, à un moment donné, le président Chávez a décidé de nationaliser toutes les industries aurifères, et ces entreprises ont été invitées à quitter le Venezuela. Crystallex est alors allée en arbitrage et soudain, au cours de ces dernières années, nous avons perdu cet arbitrage et cet argent que l’État du Venezuela, la République bolivarienne du Venezuela, doit payer à cette soi-disant société Crystallex. 

« Mais c’est associé au Canada, c’est une entreprise canadienne qui a des liens avec ce député, Juan Guaidó. Je dois dire que personne ne connaissait Juan Guaidó avant qu’il ne lève la main au milieu d’une manifestation de rue et s’autoproclame président de notre pays, et de nombreux Vénézuéliens ont oublié son nom. Ils ont, avec quelques difficultés, appris à l’orthographier et maintenant ils l’ont même oublié. Donc, tout cet intérêt commercial fait partie de ce nouveau jeu d’échecs et le Canada a été à l’avant-garde de cette agression contre le Venezuela. 

« Il faut se rappeler que ce Groupe de Lima a été créé parce que les États-Unis n’ont pas réussi à obtenir tous les votes dont ils avaient besoin à l’OEA, l’Organisation des États américains, pour expulser le Venezuela ou appliquer la Charte démocratique des Amériques et intervenir au Venezuela. Et surtout parce qu’ils n’ont pas réussi à convaincre les pays de l’ALBA, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques, et les pays de la CARICOM, la communauté des Caraïbes. Ils n’ont jamais eu les 24 voix dont ils avaient besoin, ils n’avaient même pas obtenu les 18 voix nécessaires au début. Ils ont alors créé ce Groupe de Lima, un groupe informel. Il ne s’agit pas d’un groupe légalement constitué, il n’est enregistré dans aucune organisation internationale et il se réunit pour attaquer le Venezuela; et généralement, le président de ce groupe est le Pérou, mais c’est une formalité. Les vraies consignes et les directives sont données par le Canada, mais surtout par les États-Unis, à partir de Washington vers le Canada jusqu’au Groupe de Lima. Et lors de l’une des dernières réunions du Groupe, ils ont même participé à des vidéoconférences avec Pompeo. Les États-Unis ne font pas partie du Groupe, mais Pompeo leur dit quoi faire. »

Lors d’une première rencontre avec Elliot Abrams (l’envoyé spécial de Trump pour le Venezuela) à l’ONU, Arreaza a rappelé lui avoir dit que tous les plans et prévisions de renversement de Maduro ne se concrétiseraient pas. Il a raconté :

« Enfin, après cette première réunion, nous nous sommes rencontrés et je lui ai dit : “vous voyez, monsieur Abrams, que rien ne s’est passé, que nos militaires ont respecté notre Constitution et notre gouvernement, et que votre coup d’État a échoué.” Et il a répondu : “D’accord, si cela a échoué, je dois l’accepter, du moins jusqu’à maintenant. Ensuite, nous appliquerons une stratégie de pression maximale. Et nous avons beaucoup d’alliés.” Et le Canada a toujours été le premier sur sa liste. »

Cependant, malgré le soutien abusif et cynique du gouvernement Trudeau aux sanctions pour le changement de régime de Trump/Pompeo et aux tentatives de coup d’État, Arreaza a présenté un rameau d’olivier :

« Et je veux vous informer [le public canadien], j’insiste, que si M. Champagne, le ministre des Affaires étrangères du Canada, souhaite avoir une conversation avec le ministre des Affaires étrangères de la République bolivarienne du Venezuela, je peux l’appeler, et nous pouvons avoir une conversation téléphonique sur-le-champ. S’il veut me rencontrer à Ottawa, à Caracas, à Mexico, à Beijing ou ailleurs, je peux voyager. Quand vous le souhaiterez, parce que nous croyons devoir respecter le Canada et que le Canada doit respecter en retour le Venezuela en évitant, entre autres, de s’ingérer dans les affaires intérieures du Venezuela. »

Encore une fois, dans le contexte de la période de questions et réponses des journalistes concernant les plans d’une autre intervention militaire dirigée par les États-Unis, Arreaza a répété :

« Peut-être qu’ils [les représentants du gouvernement canadien] écoutent cette conférence. Je suis sûr (je ne sais pas pour le ministre) que si les gens du ministère des Affaires étrangères du Canada écoutent cette conférence, cet échange, et qu’ils prennent des notes, j’espère qu’ils rectifieront leur point de vue, et qu’ils ne soutiendront jamais plus, ni maintenant ni à l’avenir, une opération militaire contre le Venezuela. »

Le gouvernement canadien est demeuré silencieux. Cependant, le 21 août, un article publié dans le National Post par l’un des journalistes ayant participé à la conférence citait abondamment le faux ambassadeur de Guaidó, en faisant essentiellement deux remarques :

  1. Les difficultés économiques qui affligent le Venezuela sont la faute du gouvernement Maduro et non des sanctions américaines/canadiennes.
  2. Le Canada et le Groupe de Lima agissent pour sauver le Venezuela d’une « catastrophe humanitaire », des « violations des droits de la personne », et pour mener à bien une « transition démocratique. »

Dans un article de suivi publié le 26 août dans le National Post, le même journaliste, plutôt que de prendre en compte les objections soulevées dans les médias sociaux (et une lettre de l’auteur de ces lignes pour rectifier certains faits), est allé encore plus loin. Il a continué plus vigoureusement à présenter le gouvernement Trudeau et le Groupe de Lima comme une force pour « une transition pacifique vers la démocratie au Venezuela ».

Entre-temps, tout indique qu’une invasion militaire au Venezuela est actuellement organisée par les États-Unis et leurs alliés pour le mois d’octobre, juste avant les élections présidentielles du 4 novembre. Pourquoi le gouvernement Trudeau et les médias canadiens ignorent-ils cela?

À la lumière de cette violation colossale du droit international, les Canadiens peuvent-ils demeurer silencieux? Au contraire, les parlementaires, les syndicats, les organisations sociales, politiques et les intellectuels au Canada et ailleurs dans le monde doivent s’exprimer dès maintenant!

Voir ici, grâce à Canadian Dimension, l’intégralité de la conférence du ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza et la discussion qui a eu lieu le 20 août (en anglais).

Arnold August

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  • Commentaires fermés sur Venezuela: une puissante mise en accusation contre le gouvernement Trudeau… Pourtant, un rameau d’olivier était tendu

Robert Kennedy a délivré un discours historique ce samedi 29 août 2020 à Berlin devant une foule très importante (plus d’un million de personnes selon les organisateurs mais 38 000 selon les sources officielles).

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  • Commentaires fermés sur Entrevue Robert F. Kennedy Junior: « Chaque crise majeure est utilisée par les élites, militaires, ou du renseignement… »

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  • Commentaires fermés sur COVID-19: Plus de 100 000 personnes manifestent à Londres contre les mesures imposées par le gouvernement

Au delà de l’information factuelle, il est interessant de noter que la droite semble lâcher une des pièces clés du gouvernement Moreno. Maria Paula Romo, ministre de l’intérieur, est la principale responsable de la répression des manifestations d’octobre 2019. Il semble qu’il y ait un intérêt électoral à se démarquer de la ministre (qui ne vient pas de la bourgeoisie équatorienne, et qui par conséquent ne bénéficie pas de ses réseaux de protection) dont les agissements avait choqué le pays.

Le gouvernement de Moreno, qui ne compte plus que 11,8% d’opinion favorable dans la population, semble être lâché par ses alliés de droite en vue de la préparation à l’élection présidentielle. Romo se targue d’avoir la confiance du président. Il ne faut pas qu’elle oublie que son mandat est sur le point de finir.

L’Assemblée nationale de l’Equateur a approuvé de demander au président du pays, Lenín Moreno, la destitution de la ministre du gouvernement, Maria Paula Romo, qui est en fonction depuis août 2018.

Le corps législatif équatorien a sanctionné par 123 voix le rapport de la Commission multipartite qui, en plus d’exiger que Romo quitte son poste, a également démis de ces fonctions l’ex-membre de l’Assemblée Daniel Mendoza, dans le cas de corruption de l’Hopital de Pedernales.

La majorité des législateurs ont approuvé la révocation parce que Romo a admis devant la Commission multipartite qu’elle avait reçu des suggestions de noms de l’ex-parlementaire Mendoza liées à un cas présumé de corruption.

Romo a déclaré qu’elle continue a bénéficié du soutien du président Moreno et que « le président a également exprimé sa surprise face à cette action » du pouvoir législatif.

Concernant les propos de l’exécutif, il a fait référence au fait que « tant que j’aurai sa confiance, je ferai mon devoir, même si cela fait gène l’Assemblée nationale ».

 

Article original en espagnol : Asamblea Nacional de Ecuador exige dimisión de la ministra de Gobierno María Paula Romo, Telesur , le 28 août 2020

Traduction: Romain Migus pour les 2Rives

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Le collectif revient sur la dangerosité réelle du virus, la manipulation des chiffres, le rôle de l’OMS, les conséquences du confinement ou du port du masque, et demande notamment aux gouvernements de « lever toutes les restrictions et les obligations sur les citoyens ». Vous pouvez télécharger l’intégralité de cette lettre ici en français, ou ici en anglais.

Les professionnels de santé qui le souhaitent sont invités à rejoindre le collectif « United Health Professionnals » à l’adresse [email protected]

Nous, professionnels de santé, à travers plusieurs pays au monde :

1. Nous disons : STOP à toutes les mesures folles et disproportionnées qui ont été prises depuis le début pour lutter contre le SARS-CoV-2 (confinement, blocage de l’économie et de l’éducation, distanciation sociale, port de masques pour tous, etc) car elles sont totalement injustifiées, elles ne sont basées sur aucune preuve scientifique et elles violent les principes de base de la médecine basée sur les preuves. Par contre, nous soutenons bien sûr les mesures raisonnables comme les recommandations de lavage des mains, d’éternuer ou de tousser dans son coude, utiliser un mouchoir à usage unique, etc.

Ce n’est pas la première fois que l’humanité fait face à un nouveau virus : elle a connu le H2N2 en 1957, le H3N2 en 1968, le SARS-CoV en 2003, le H5N1 en 2004, le H1N1 en 2009, le MERS-CoV en 2012 et fait face tous les ans au virus de la grippe saisonnière. Pourtant, aucune des mesures prises pour le SARS-CoV-2 n’a été prise pour ces virus-là.

On nous dit :

« Mais, le SARS-CoV-2 est très contagieux » et nous répondons : C’EST FAUX. Cette affirmation est d’ailleurs rejetée par des experts de renommée internationale. Une simple comparaison avec les autres virus permet de constater que la contagiosité du SARS-CoV-2 est modérée. Ce sont des maladies comme la rougeole qui peuvent être qualifiées de très contagieuses. Par exemple, une personne atteinte de rougeole peut infecter jusqu’à 20 personnes alors qu’une personne infectée par ce coronavirus n’en contamine que 2 ou 3, soit : 10 fois moins que la rougeole.

– « Mais, c’est un virus nouveau » et nous répondons : H1N1 et les autres virus qu’on a cités étaient aussi des virus nouveaux. Pourtant : on n’a pas confiné les pays, on n’a pas bloqué l’économie mondiale, on n’a pas paralysé le système éducatif, on n’a pas fait de distanciation sociale et on n’a pas dit aux gens sains de porter des masques. De plus, certains experts disent qu’il est possible que ce virus circulait déjà avant mais qu’on s’en est pas rendu compte.

– « Mais, on n’a pas de vaccin » et nous répondons : au début de l’H1N1 on n’avait pas non plus de vaccin, comme à l’époque du SARS-CoV. Pourtant : on n’a pas confiné les pays, on n’a pas bloqué l’économie mondiale, on n’a pas paralysé le système éducatif, on n’a pas fait de distanciation sociale et on n’a pas dit aux gens sains de porter des masques.

– « Mais, ce virus est beaucoup plus mortel » et nous répondons : C’EST FAUX. Car rien que comparé à la grippe et si on prend en compte la période entre le 1er Novembre et le 31 Mars, il y a eu au niveau mondial -lorsque ces mesures ont été prises- : 860,000 cas et 40,000 morts alors que la grippe dans la même période de 5 mois infecte, en moyenne, 420 millions de personnes et en tue 270,000. De plus, le taux de létalité annoncé par l’OMS (3,4%) était largement surestimé et était rejeté dès le début par d’éminents experts en épidémiologie. Mais, même en prenant ce taux de létalité, on constate que ce coronavirus est trois fois moins mortel que celui de 2003 (10%) et 10 fois moins mortel que celui de 2012 (35%).

– « Mais, la COVID-19 est une maladie grave » et nous répondons : C’EST FAUX. Le SARS-CoV-2 est un virus bénin pour la population générale car il donne 85% de formes bénignes, 99% des sujets infectés guérissent, il ne constitue pas un danger pour les femmes enceintes ainsi que les enfants (contrairement à la grippe), il se propage moins rapidement que la grippe et 90% des personnes décédées sont des personnes âgées (qui doivent, bien sûr, être protégées comme les autres populations à risque). C’est pour cela que des experts ont qualifié de « délire » l’affirmation que c’est une maladie grave et ont affirmé, le 19 Août dernier, que « ce n’est pas pire que la grippe ».

– « Mais, il y a des personnes asymptomatiques » et nous répondons : dans la grippe aussi, 77% des sujets infectés sont asymptomatiques et ils peuvent aussi transmettre le virus. Pourtant : on ne dit pas, chaque année, aux sujets sains de porter des masques et on ne fait pas de distanciation sociale malgré que le grippe infecte 1 milliard de personnes et en tue 650,000.

– « Mais, ce virus entraîne une saturation des hôpitaux » et nous répondons : C’EST FAUX. La saturation ne concerne que quelques hôpitaux mais on fait croire aux gens que tout le système hospitalier est saturé ou que la saturation est imminente alors qu’il y a des milliers d’hôpitaux dans certains pays. Est-il raisonnable et vrai d’attribuer, par exemple, à 1000 ou 2000 hôpitaux une situation qui ne concerne que 4 ou 5 hôpitaux ? Rien d’étonnant, aussi, au fait que certains hôpitaux soient saturés car il s’agissait de foyers épidémiques (comme la Lombardie en Italie ou New-York aux USA). Il ne faut pas oublier que les hôpitaux de beaucoup de pays ont été submergés (y compris les soins intensifs) lors de précédentes épidémies de grippe et qu’à cette époque, on parlait même de : « tsunami » de patients dans les hôpitaux, « d’hôpitaux saturés », de tentes érigées à l’extérieur des hôpitaux, de « zones de guerre », « d’hôpitaux effondrés » et d’un « état d’urgence ». […]

2. Nous disons : STOP à ces mesures folles à cause, aussi, de leurs conséquences catastrophiques qui ont déjà commencé à apparaître : suicide de gens angoissés comme ça été rapporté en Chine, développement de pathologies psychiatriques, paralysie du parcours éducatif des élèves et des étudiants à l’université, impacts négatifs et dangers sur les animaux, négligence des autres maladies (surtout chroniques) et augmentation de leur mortalité, augmentation des violences conjugales, pertes économiques, chômage, crise économique majeure […], graves conséquences sur l’agriculture, déstabilisation des pays et de la paix sociale et risque de déclenchement de guerres. […]

3. Nous REFUSONS l’obligation des applications de traçage des contacts comme c’est le cas dans certains pays car le SARS-CoV-2 est un virus bénin qui ne justifie pas une telle mesure. D’ailleurs, selon les recommandations internationales et quelle que soit la sévérité d’une pandémie (modérée, élevée, très élevée), le traçage des contacts n’est pas recommandé. Lors des épidémies de grippe, faisons-nous un traçage des contacts ? Pourtant, le virus de la grippe infecte beaucoup plus de gens et comporte plus de populations à risque que ce coronavirus.

4. Nous disons : STOP à la censure des experts et des professionnels de santé pour leur empêcher de dire la vérité (surtout dans les pays qui se disent démocratiques).

5. Nous partageons l’avis des experts qui dénoncent l’inclusion des dépistages dans le comptage des cas, même si les sujets sont bien portants et asymptomatiques.

Ceci a abouti à une surestimation des cas. On rappelle que la définition d’un cas en épidémiologie est : « la survenue de nombreuses issues possibles : maladies, complications, séquelles, décès. Dans la surveillance dite syndromique, on définit comme cas la survenue d’évènements non spécifiques tels que des groupements de symptômes ou des motifs de recours aux soins, hospitalisations, appels de services d’urgence ». Nous disons donc : il faut séparer les dépistages des cas et il faut arrêter de les mélanger.

6. Nous partageons l’avis des experts qui dénoncent le fait qu’aucune distinction n’est faite entre les personnes mortes du virus et les personnes mortes avec le virus (avec des co-morbidités), le fait que la cause du décès soit imputée au SARS-CoV-2 sans test ni autopsie et que des médecins soit mis sous pression pour que la COVID-19 soit marquée comme cause de décès, même si le patient est décédé d’autre chose. Ceci aboutit à une surestimation du nombre de morts et constitue une manipulation scandaleuse des chiffres car au cours des épidémies de grippe saisonnière par exemple, on ne travaille pas de cette façon. D’autant plus que 20% des patients COVID sont co-infectés par d’autres virus respiratoires aussi. Après réévaluation, seuls 12% des certificats de décès dans un pays européen ont montré une causalité directe du coronavirus. Dans un autre pays européen, les professeurs Yoon Loke et Carl Heneghan ont montré qu’un patient qui a été testé positif mais traité avec succès puis sorti de l’hôpital, sera toujours compté comme un décès COVID même s’il a eu une crise cardiaque ou a été fauché par un bus trois mois plus tard. Le directeur du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) d’un pays en Amérique du Nord a reconnu, le 31 Juillet, que des hôpitaux avaient bien une incitation financière perverse à gonfler les chiffres de décès dus au coronavirus.

7. Nous partageons l’avis des experts qui ont mis en garde contre l’intubation quasi- systématique de certains patients, due à la peur folle du virus. Il faut que les protocoles soient modifiés car ils ont abouti à un nombre élevé de morts.

8. Nous disons qu’il est important qu’une révision des performances analytiques et cliniques des tests mis sur le marché soit faite, y compris les tests virologiques. Beaucoup de kits sont utilisés actuellement alors qu’une partie importante de leurs performances (par exemple : la spécificité analytique, surtout pour les quatre coronavirus saisonniers) n’a pas été évaluée, ce qui est grave car en plus des cas de faux négatifs, la littérature rapporte des faux positifs inquiétants, ce qui peut surestimer le nombre de cas et de morts. Selon un professeur de microbiologie, le taux de faux positifs peut atteindre 20%. Certains articles scientifiques qui rapportent ces cas de faux positifs ont été censurés. Nous disons donc : STOP à l’obligation des tests de dépistage à cause de ce manque de fiabilité et du manque de vérification de leurs performances et parce que rien dans ce coronavirus (qui est un virus bénin et avec un taux de létalité faible) ne le justifie. Comme nous l’avons dit : la grippe infecte chaque année 1 milliard de personnes, soit : 30 fois plus que le SARS-CoV-2 et pourtant, aucun test n’est exigé pour les voyages.

9. Nous disons aux citoyens : n’ayez pas peur, ce virus est bénin sauf si vous faites partie des populations à risque. Si les chaînes de télévision font la même chose avec la grippe, les chiffres seront beaucoup plus élevés que pour le coronavirus ! La télévision vous rapportera chaque jour en moyenne : 3 millions de cas et 2,000 morts de grippe. Et pour la tuberculose, la télévision vous rapportera chaque jour en moyenne : 30,000 cas et 5,000 morts. En effet, le virus de la grippe infecte chaque année 1 milliard de personnes et en tue 650,000 et la tuberculose infecte chaque année 10,4 millions et tue 1,8 million de personnes. De plus, à la TV on vous parle de « cas » alors qu’il s’agit de dépistages et non pas de cas. […]

10. Nous disons aux citoyens : le lavage des mains est un réflexe qu’on doit avoir tout au long de notre vie, qu’il y ait le coronavirus ou pas, car c’est la mesure d’hygiène la plus efficace. Mais, porter un masque lorsqu’on n’est pas malade et pratiquer la distanciation sociale, ça ne fait pas partie de l’hygiène ou de la préservation de la santé publique mais c’est de la folie. Porter un masque longtemps comporte plusieurs effets indésirables pour votre santé et le transforme en nid à microbes. « Le virus peut se concentrer dans le masque et lorsque vous l’enlevez, le virus peut être transféré dans vos mains et ainsi se propager », a déclaré le Docteur Anders Tegnell, épidémiologiste. Lorsqu’on lui a demandé si les gens se mettaient plus en danger en portant des masques, le Docteur Jenny Harries a répondu : « En raison de ces problèmes de manipulation [des masques], les gens peuvent se mettre plus en danger ». […] Vous devez savoir que la bouche et le nez ne sont pas faits pour être obstrués. Ce que vous portez est un masque, en apparence mais une muselière de votre liberté, en réalité. D’autant plus que, comme le disent plusieurs experts dont le Professeur Yoram Lass, l’épidémie est terminée dans la majorité des pays et ceux qui vous disent le contraire sont des MENTEURS. En vous disant que l’épidémie n’est pas terminée, en brandissant la menace d’une 2e vague (qui ne repose sur aucune preuve), en vous demandant de porter un masque et de faire de la distanciation sociale, le but est, en fait, de prolonger la peur jusqu’à la fabrication d’un vaccin et pour qu’il soit mieux accepté par vous.

11. Nous disons aux compagnies aériennes : plusieurs études scientifiques ont montré un lien entre l’excès d’hygiène et le développement de maladies comme les maladies allergiques, les maladies auto-immunes, les maladies inflammatoires ou certains cancers. C’est ce que l’on appelle en médecine : l’hypothèse hygiéniste. Donc, arrêtez les opérations de désinfection et enlevez les masques ainsi que les combinaisons protectrices ridicules de vos employés qu’on a vues dans les médias. Faire cela relève de la folie. Les aéroports doivent aussi arrêter la prise de température ainsi que les quarantaines. Le SARS-CoV-2 n’est pas la peste noire. Vous aussi, comme les citoyens, vous avez été manipulés.

12. Nous disons aux gouvernements : levez toutes les restrictions et les obligations sur les citoyens (état d’urgence, port de masque obligatoire, distanciation sociale, etc.) car elles sont stupides et purement dictatoriales et n’ont rien à voir avec la médecine ou l’hygiène ou la préservation de la santé publique. Il n’y a aucune raison scientifique ou médicale pour que des citoyens non malades portent un masque. Le Docteur Pascal Sacré, anesthésiste-réanimateur, a dit : « Obliger tout le monde à les porter tout le temps, alors que l’épidémie disparaît, est une aberration scientifique et médicale ». Le Professeur Didier Raoult dit : « La décision du confinement comme la décision des masques…ne reposent pas sur des données scientifiques… ». […]. Le Professeur Maël Lemoine a précisé aussi que le changement de discours sur les masques est : « politique, pas scientifique ». Dans certains pays asiatiques, les gens portent des masques toute l’année (pour se protéger, entre autres, de la pollution). Est-ce que ce port généralisé des masques dans ces pays leur a évité d’avoir des épidémies de coronavirus ? Est-ce que ce port généralisé des masques dans ces pays leur évite d’avoir chaque année des épidémies de grippe ou d’autres virus respiratoires ? La réponse est bien sûr : non. […]

13. Nous disons aux forces de l’ordre : les citoyens vous doivent beaucoup car vous êtes tous les jours les garants de leur sécurité et du respect de l’ordre et de loi. Mais, faire respecter la loi ne veux pas dire se soumettre de manière aveugle à des ordres injustes. C’est cette erreur qui a conduit à la seconde guerre mondiale et à la mort de 50 millions de personnes. Nous vous disons donc : faites respecter la loi mais pas l’injustice et la dictature, refusez d’imposer ces mesures, refusez de verbaliser vos concitoyens (lorsqu’ils ne portent pas un masque par exemple), ne les frappez pas, ne les emprisonnez pas. Ne soyez pas les instruments de la dictature. […]

14. Nous disons aux citoyens : il faut respecter la loi. Mais, ceci ne veux pas dire la soumission aveugle à la folie, à l’injustice ou à la dictature. C’est cette soumission aveugle des citoyens aux lois injustes qui a conduit à la seconde guerre mondiale avec la mort de 50 millions de personnes. Vous êtes nés libres et vous devez vivre libres, donc : n’ayez pas peur et si vous n’êtes pas malades : enlevez les masques, sortez de chez vous comme vous le souhaitez et sans distanciation sociale, mais faites-le pacifiquement et sans aucune violence. Les professeurs Carl Heneghan et Tom Jefferson, épidémiologistes avec une grande expertise dans la médecine basée sur les preuves, disent : « Il n’y a aucune preuve scientifique pour soutenir la règle désastreuse de deux mètres. Des recherches de mauvaise qualité sont utilisées pour justifier une politique aux conséquences énormes pour nous tous ».

15. Nous disons qu’il faut une réforme totale de l’OMS.
Les succès de l’OMS sont incontestables : des millions de vies ont été sauvées grâce aux programmes de vaccination contre la variole et la consommation de tabac a été réduite dans le monde. Mais, le problème majeur de l’OMS est qu’elle est depuis plusieurs années financée à 80% par des entreprises (notamment des laboratoires pharmaceutiques) et des donateurs privés (dont une fondation très connue) et les faits s’accumulent : fausse alerte sur l’H1N1 sous l’influence des lobbies pharmaceutiques, complaisance troublante envers le glyphosate que l’OMS avait déclaré sans danger en dépit des victimes de l’herbicide, aveuglement face aux conséquences de la pollution liée aux compagnies pétrolières en Afrique, minoration des bilans humains des catastrophes nucléaires de Tchernobyl à Fukushima et des désastres de l’utilisation de munitions à uranium appauvri en Irak ou dans les Balkans, non-reconnaissance de l’Artemisia pour protéger les intérêts des entreprises pharmaceutiques malgré qu’elle a prouvé son efficacité dans le traitement du paludisme.

L’indépendance de l’organisation est compromise tout à la fois par l’influence des lobbies industriels -surtout pharmaceutiques- et par les intérêts de ses États membres, en particulier : la Chine. Le président d’un pays a dit : « Je pense que l’Organisation Mondiale de la Santé devrait avoir honte parce qu’ils sont devenus les porte-paroles de la Chine ». L’institution de Genève, qui avait sous- estimé la menace Ebola (plus de onze mille morts) est de surcroît accusée de négligence vis-à-vis des maladies tropicales, au profit de marchés plus juteux. Une enquête réalisée en 2016 (l’OMS dans les griffes des lobbyistes) a livré une édifiante radiographie de l’OMS en dressant le portrait d’une structure fragilisée, soumise à de multiples conflits d’intérêts. Cette investigation a montré combien, à l’OMS, les intérêts privés dominent les enjeux de santé publique. Il n’est pas acceptable que l’argent qui la finance vienne principalement d’une seule personne et qu’elle soit infiltrée par des lobbies. Récemment, l’OMS s’est décrédibilisée encore plus en tombant dans le piège du Lancet Gate alors qu’un simple étudiant aurait découvert la fraude.

À l’époque de la grippe H1N1 : le Docteur Wolfgang Wodarg, président de la commission santé de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a critiqué l’influence de l’industrie pharmaceutique sur les scientifiques et les fonctionnaires de l’OMS, déclarant qu’elle a conduit à la situation où « inutilement des millions de personnes en bonne santé étaient exposées au risque de vaccins mal testés » et que, pour une souche de grippe, elle était « beaucoup moins nocive » que toutes les épidémies de grippe précédentes. Il a eu totalement raison puisque, plus tard, le vaccin a fait 1,500 victimes de narcolepsie dont 80% des enfants, comme on va le voir. Il a aussi reproché à l’OMS d’avoir alimenté la crainte d’une « fausse pandémie », l’a qualifiée de “l’un des plus grands scandales médicaux de ce siècle” et a demandé l’ouverture d’une enquête.

En effet, les critères pour déclarer une pandémie (comme la sévérité) ont été modifiés par l’OMS sous l’influence des lobbies pharmaceutiques afin qu’ils puissent vendre les vaccins aux pays du monde. Selon un rapport de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur le gestion de la grippe H1N1, y compris par l’OMS : « gaspillage de fonds publics importants et existence de peurs injustifiées relatives aux risques de santé…De graves lacunes ont été identifiées en ce qui concerne la transparence des processus de décision liés à la pandémie, ce qui soulève des préoccupations sur l’éventuelle influence que l’industrie pharmaceutique aurait pu exercer aux égards des principales décisions relatives à la pandémie. L’Assemblée craint que ce manque de transparence et de responsabilité ne fasse chuter la confiance des citoyens dans les avis des grands organismes de santé publique ». L’histoire se répète aujourd’hui avec exactement les mêmes acteurs et la même compagne de peur. L’ancien secrétaire général du département de santé publique de l’OMS a révélé dans une autre enquête (TrustWHO) qu’à l’époque de H1N1, personne n’avait peur à l’OMS et qu’il ne connaît personne à l’OMS qui s’est fait vacciner, y compris l’ancienne directrice générale : la Chinoise Margaret Chan. Bien qu’il soit un haut responsable à l’OMS, il a été exclu ainsi que la plupart de ses collègues d’une réunion entre la directrice générale et les entreprises pharmaceutiques fabricatrices de vaccin avec comme motif : « c’est une réunion privée »…

16. Nous disons qu’il faut qu’une enquête soit ouverte et que certains responsables de l’OMS soient interrogés en particulier celui qui a fait la promotion internationale du confinement, qui est une hérésie d’un point de vue médical et une arnaque qui a égaré le monde. En effet, le 25 Février 2020 : le chef de la mission d’observation internationale du coronavirus en Chine a loué la réponse apportée par Pékin à l’épidémie. Il a dit que la Chine a réussi par des méthodes «à l’ancienne», a souligné que « le monde avait besoin des leçons de la Chine », qu’il faudrait s’en inspirer et que s’il avait la COVID-19, il aimerait se faire soigner en Chine !

Une fois, il a aussi qualifié la Chine de « très ouverte » et « très transparente ». Comment peut-on croire à ces déclarations ? Comment peut-on croire que s’il avait la COVID-19, il irait se soigner en Chine ? Comment peut-on croire que le monde doit s’inspirer de la Chine et que la lutte de l’épidémie doit se faire avec des « méthodes à l’ancienne » ?

Ce qui est hallucinant, c’est qu’il a réussi à faire avaler ses salades au monde entier. Car malheureusement : depuis ses déclarations et le rapport qu’il a supervisé (où on peut lire que les méthodes chinoises sont : « agiles et ambitieuses »), les pays du monde ont mis en place des mesures disproportionnées et ont suivi aveuglément l’OMS en confinant leurs populations. La peur et la psychose ont été propagées en présentant le SARS-CoV-2 comme un virus très dangereux ou à mortalité massive alors que ce n’est absolument pas le cas.

[…] Des élus Canadiens de la Chambre des communes ont même sommé ce responsable de l’OMS à comparaître après qu’il eut refusé des invitations à témoigner devant le comité permanent de la santé. Même, le chef intérimaire du Parti conservateur Canadien a mis en doute l’exactitude des données de l’OMS sur la COVID-19. En effet, dire que la Chine a diminué le nombre de cas ou a bien géré l’épidémie et a aplani la courbe grâce au confinement est un pur mensonge et n’est basé sur aucune preuve car personne n’est capable de donner le chiffre du nombre de cas ou de morts en Chine si elle n’avait pas appliqué le confinement. […]

La folie a atteint le point où dans certains pays : des plages ont été désinfectées avec de l’eau de javel, des pompiers moustachus et barbus interdits de travail, des plexiglas ont été installés partout (même dans les classes des écoles) comme si c’était la peste noire, un train a été arrêté parce qu’une personne ne portait pas le masque, des familles privées de voir leurs morts (comme si le virus allait sauter du corps et les mordre), des septuagénaires verbalisées pour être sorties jeter les poubelles et même des pièces de monnaie et des billets de banque provenant de l’étranger ont été « isolés » !

Comment les pays ont-ils pu accepter de tomber dans ce niveau de folie, de stupidité et de dictature ? Surtout ceux qui se disent démocratiques. Tout ça pour un virus qui entraîne 85% de formes bénignes et pour lequel 99% des gens infectés guérissent. L’OMS a exhorté le monde à copier la réponse de la Chine à la COVID-19 et elle a réussi ; chaque pays du monde, en suivant aveuglément l’OMS, est devenu une copie conforme de la Chine. Quelques pays seulement ont refusé d’imiter bêtement les autres, comme la Suède ou la Biélorussie qui peuvent être félicités. […]

17. Nous disons qu’il faut arrêter de suivre aveuglément l’OMS car elle n’est pas une société savante et loin d’être indépendante, comme on l’a vu. Interrogée sur la raison de la décision de rendre 11 vaccins obligatoires, une ancienne ministre de la santé d’un pays européen a répondu : « C’est une décision de santé publique qui répond, en fait, à un objectif mondial de l’OMS qui demande aujourd’hui à tous les pays du monde d’obtenir 95% d’enfants vaccinés pour les vaccins nécessaires ».

Nous recommandons, aussi, aux gouvernements de bien choisir les experts qui les conseillent et d’éviter ceux qui ont des liens avec les laboratoires pharmaceutiques ; Un grand professeur en infectiologie a fait cette remarque sur certains experts d’un pays européen : « Un membre éminent de la commission Maladies transmissibles de ce Haut Conseil a ainsi touché 90,741 euros de l’industrie pharmaceutique, dont 16,563 euros de [un laboratoire pharmaceutique qui produit une molécule concurrente de l’hydroxychloroquine]. Or c’est ce Haut Conseil qui a rendu le fameux avis interdisant l’hydroxychloroquine, sauf aux mourants…je ne vois pas de trace dans cet avis du respect de la procédure de gestion des conflits d’intérêts…Si un membre présente un conflit d’intérêts majeur, il doit quitter la séance et ne pas participer aux débats ni à la rédaction de l’avis…Or en bas de cet avis, on ne mentionne pas les conflits d’intérêts ni le nombre de membres qualifiés ayant participé au vote. C’est un grave manquement au règlement ». […]

18. Nous disons aux gouvernements : ne suivez plus -dans les épidémies- les modélisations mathématiques qui sont des choses virtuelles sans lien avec la réalité et qui ont égaré le monde à plusieurs reprises et ont servi de justification aux politiques folles de confinement. En effet, une université européenne qui a des liens forts avec l’OMS avait dit que :

– 50,000 britanniques seront morts de la maladie de la vache folle alors qu’au final seulement 177 sont décédés.
– la grippe aviaire allait tuer 200 millions de personnes alors que 282 seulement sont décédés.
– la grippe H1N1 allait tuer 65,000 britanniques alors que 457 seulement sont décédés. Le taux de mortalité a été aussi exagéré alors que la grippe H1N1 s’est révélée finalement beaucoup moins dangereuse, ce qui a incité beaucoup de gens à dénoncer l’argent, le temps et les ressources considérables déployés pour une grippe bénigne. À l’époque, la presse a découvert que le recteur de cette université, qui a conseillé l’OMS et les gouvernements, a reçu un salaire de 116,000 £ par an du fabricant de vaccin contre l’H1N1.

Et aujourd’hui, c’est sur la base du même modèle défectueux, développé pour la planification de la pandémie de grippe, qu’ils ont donné leurs prévisions astrologiques sur la COVID-19 ; ils ont dit que 500,000 mourront au Royaume-Uni, 2,2 millions aux États-Unis, 70,000 en Suède et entre 300,000 et 500,000 en France ! Qui peut croire ces chiffres fous ? C’est pour cela que le Professeur Didier Raoult qualifie ces modélisations de : « forme moderne des divinations ».

Le Professeur John Ashton a également dénoncé ces prédictions astrologiques et le fait qu’elles aient une sorte de statut religieux. De plus, la presse a découvert que celui qui, dans cette université, a incité les gouvernements au confinement ne respecte même pas ce qui leur préconisait. Là aussi, une enquête mérite, d’être menée auprès de certains responsables de cette université européenne. Le Professeur Jean-François Toussaint a dit à propos du confinement : « Il faut à tout prix éviter qu’un quelconque gouvernement ne reprenne un jour une telle décision. D’autant que l’instrumentalisation de la pandémie avec des confinements généralisés pour la moitié de l’humanité n’aura abouti qu’à renforcer les régimes autoritaires et à suspendre les campagnes de prévention des grandes maladies mortelles. En France, les simulations estimant que 60,000 vies ont été sauvées sont de pures fantaisies ». Le fameux slogan international : « Restez chez vous, sauvez des vies » était une affirmation tout simplement mensongère. Au contraire, le confinement a tué beaucoup de gens.

19. Nous REFUSONS l’obligation vaccinale et nous REFUSONS l’obligation d’un certificat de vaccination contre le coronavirus pour voyager, pour les raisons suivantes :
– Le vaccin n’est pas indispensable car 85% des formes sont bénignes, 99% des sujets infectés guérissent et les enfants ainsi que les femmes enceintes ne sont pas des sujets à risque. De plus, une grande partie de la population est déjà protégée contre le SARS-CoV-2 grâce à l’immunité croisée acquise avec les coronavirus saisonniers. Dire qu’on n’en est pas sûr est UN MENSONGE et émettre des doutes sur la durée ou l’efficacité de cette protection est une manipulation visant à protéger le business plan du vaccin.

– C’est un virus à ARN, donc plus propice à des mutations et le vaccin risque d’être inefficace.

– Des essais de vaccin sont réalisés dans la précipitation et certains appellent à accélérer les procédures de tests et à se passer des habituels essais sur les comprendre les risques pour la sécurité pourrait entraîner des revers injustifiés pendant la pandémie et à l’avenir.

– Les précédents essais de vaccins contre les coronavirus sont inquiétants :
en 2004, l’un des vaccins mis au point contre le SRAS avait provoqué une hépatite chez les animaux sur lesquels il avait été testé. Un autre vaccin en phase de test avait causé de graves lésions pulmonaires aux animaux de laboratoire, les rendant plus fragiles à de futures infections. Des vaccins développés contre un autre coronavirus, le virus de la péritonite infectieuse féline, augmentaient le risque pour les chats de développer la maladie causée par le virus. Des phénomènes similaires ont été observés dans des études animales pour d’autres virus, y compris le coronavirus qui cause le SRAS.

– Certains vaccins sont testés par des entreprises qui n’ont aucune expérience dans la fabrication et la commercialisation des vaccins et qui utilisent des technologies nouvelles en médecine dont on ne connaît ni les bénéfices ni les risques pour la santé.

– La recherche de profit financier de nombreuses entreprises pharmaceutiques aux dépens de la santé des populations (sans généraliser bien sûr sur la totalité).

Le patron d’une entreprise pharmaceutique a dit devant ses actionnaires lors de la grippe H1N1 : « Ce vaccin, ça sera une opportunité significative en termes de revenus. C’est un joli coup de fouet pour nous, pour le chiffre d’affaires et pour le cash flow ».

L’ancien ministre de la santé d’un pays européen a déclaré le 23 Mai 2020 : « Quand il y a une épidémie comme le COVID, nous on voit : mortalité, quand on est médecin,…ou on voit : souffrance. Et il y a des gens qui voient : dollars…vous avez des grands laboratoires qui disent : c’est le moment ou jamais de gagner des milliards ».

Le 16 Juin 2020, le Professeur Christian Perronne, spécialiste des maladies infectieuses, a dit sur Sud Radio à propos du vaccin contre le coronavirus : « On n’en a aucun besoin…Tout ça, c’est une histoire purement commerciale ». Le site internet du magazine Nexus a publié le 07 Août l’avis du Docteur Pierre Cave qui dit : « L’épidémie est terminée en France…en tant que médecin, je n’hésite pas à anticiper les décisions du gouvernement : Il faut non seulement refuser ces vaccins [contre la COVID-19], mais dénoncer et condamner la démarche purement mercantile et le cynisme abject qui ont guidé leur production ».

– Les violations éthiques scandaleuses dans de nombreux essais cliniques :
comme les pays occidentaux ne leur permettent pas de violer les principes éthiques, de nombreux laboratoires pharmaceutiques (sans généraliser sur la totalité) réalisent leurs essais cliniques de médicaments et de vaccins dans les pays en développement ou pauvres où des expériences sont menées sur des gens sans qu’ils en aient la moindre connaissance et sans leur consentement. Le rapport rédigé par Irene Schipper (SOMO briefing paper on ethics in clinical trials) a montré des manquements éthiques choquants et très graves ; dans un essai clinique, par exemple, des femmes Africaines ont contracté le VIH et sont devenues ensuite malades du SIDA. Cet essai clinique a été financé par une fondation ainsi qu’un laboratoire très connus. Dans certains pays, ces essais cliniques scandaleux ont été accomplis avec la complicité des autorités locales sur fond de conflits d’intérêts.

– Une entreprise pharmaceutique : AstraZeneca a conclu un accord avec plusieurs pays qui lui permet d’obtenir l’immunité de toute plainte légale, au cas où le vaccin devait finalement montrer des effets secondaires nocifs. En d’autres termes, ce sont les états et pas AstraZeneca qui indemniseront les victimes, c’est-à-dire avec l’argent des citoyens ! À ce propos, nous disons aux citoyens : Protestez MASSIVEMENT contre cet accord scandaleux, honteux et profondément injuste jusqu’à ce qu’il soit supprimé. Il faut refuser cette utilisation IRRESPONSABLE de votre argent. Même des experts Belges ont été « choqués » par cet accord.

– Les scandales des vaccins dangereux voire mortels élaborés en période d’épidémie et on va citer deux exemples (nous ne sommes, évidemment, pas des anti-vaccins puisque ça signifie remettre en cause les découvertes d’Edward Jenner) :

Le scandale du vaccin contre l’H1N1 : il a été testé sur un faible nombre de personnes et malgré cela, il a été commercialisé comme étant sûr en 2009. Mais, un an après, des inquiétudes ont été exprimées en Finlande et en Suède concernant une éventuelle association entre la narcolepsie et le vaccin. Une étude de cohorte ultérieure en Finlande a signalé un risque 13 fois plus élevé de narcolepsie après la vaccination chez les enfants et les jeunes âgés de 4 à 19 ans, dont la plupart des cas étaient apparus dans les trois mois suivant la vaccination et presque tous dans les six mois. Il a fallu attendre 2013 pour qu’une étude publiée dans le British Medical Journal confirme ces résultats pour la Grande Bretagne, aussi37. Au total, ce vaccin dangereux a entraîné 1,500 cas de narcolepsie rien qu’en Europe et 80% des victimes sont des enfants. Une partie du personnel médical du NHS vacciné a été touchée aussi par la narcolepsie.

[…] Peter Todd, un avocat qui représentait bon nombre des plaignants, déclarait au Sunday Times: « Il n’y a jamais eu de cas comme celui-là auparavant. Les victimes de ce vaccin sont incurables et à vie et auront besoin de nombreux médicaments ». Parmi les enfants victimes du vaccin : Josh Hadfield (huit ans), qui prend des médicaments anti- narcolepsie coûtant 15,000 £ par an pour l’aider à rester éveillé pendant la journée à l’école. […] Les familles ont subi un calvaire qui a duré 7 ans pour obtenir gain de cause en justice. Et au lieu que ça soit le laboratoire pharmaceutique qui les indemnise, c’est les états qui l’ont fait, c’est-à-dire avec l’argent du citoyen ![…]

20. Nous disons : STOP à toutes ces mesures folles, dictatoriales et sûrement pas sanitaires et à cause desquelles des drames se produisent chaque jour, […] 60,000 patients cancéreux risquent de décéder en Angleterre à cause des retards de diagnostic et de traitement selon le Professeur Karol Sikora, 12,000 personnes dans le monde risquent de mourir chaque jour de la faim (selon Oxfam), le nombre d’arrêts cardiaques a été multiplié par deux dans certains pays, des entreprises tombent en faillite, 305 millions d’emplois à plein temps sont détruits – touchant particulièrement les femmes et les jeunes- selon l’organisation internationale du travail, un homme est mort à cause du masque aux États-Unis, etc. […]

21. Nous disons aux gouvernements : TOUT doit revenir immédiatement à l’état normal (y compris la ré-ouverture des services hospitaliers, du transport aérien, de l’économie, des écoles et des universités) et cette prise d’otages mondiale doit cesser car vous avez su, preuves à l’appui, que vous comme les citoyens, vous avez été victimes de la plus grande arnaque sanitaire du 21e siècle.

Le professeur Carl Heneghan a déclaré le 23 août que la peur qui empêche le pays de revenir à la normale n’est pas fondée, selon l’Express. Les Professeurs Karina Reiss et Sucharit Bhakdi ont sorti, en Juin, un livre appelé : « Corona : fausse alarme ? ». Le maire d’une ville en Europe a déclaré : « Le climat diffusé sur [le sujet du coronavirus] est particulièrement lourd et devient suspect ». Le Docteur Olivier Chailley a écrit un livre intitulé : « Le virus de la peur ou comment le monde entier est devenu fou ». Le Professeur Sucharit Bhakdi (qui a écrit, aussi, une lettre à Angela Merkel) a dit à propos des mesures prises, y compris celles du confinement : « mesures grotesques, absurdes et très dangereuses…un impact horrible sur l’économie mondiale… auto-destruction et suicide collectif… ». Une enquête internationale et indépendante doit être ouverte et les responsables doivent être jugés.

22. Nous disons aux citoyens : pour vous maintenir dans le troupeau, il est possible que certains vont essayer de nous discréditer par tous les moyens, par exemple en nous accusant de conspirationnistes ou de complotistes, etc. Ne les écoutez pas, ce sont des MENTEURS car les informations qu’on vous a données sont : médicales, scientifiques et documentées.

23. Nous disons aux citoyens : cette lettre ne doit pas vous pousser à la violence envers qui que ce soit. Réagissez pacifiquement. Et si un professionnel de santé signataire de cette lettre sera attaqué ou diffamé ou menacé ou persécuté : soutenez-le MASSIVEMENT. Chers citoyens : beaucoup de scientifiques, d’éminents professeurs de médecine et de professionnels de santé à travers le monde ont dénoncé ce qui se passe et il est temps de vous réveiller ! Si vous ne dites rien, de nouvelles mesures dictatoriales « made in China » seront imposées. Vous devez REFUSER ça. Nous vous assurons que ces mesures n’ont rien à voir avec la médecine ou l’hygiène ou la préservation de la santé publique, c’est de la dictature et de la folie. Le Docteur Anders Tegnell a dit : « Le monde est devenu fou » en mettant en place les confinements qui « vont à l’encontre de ce que l’on sait sur la gestion des pandémies de virus ».

24. Nous invitons les professionnels de santé du MONDE ENTIER à être forts et courageux et à faire leur devoir de dire la vérité, à nous rejoindre MASSIVEMENT dans le collectif : United Health Professionnals et à signer cette lettre en envoyant les 4 informations suivantes : prénom, nom, profession et pays à : [email protected]

 

La liste des signataires sera mise à jour régulièrement.

SIGNATAIRES :

Professor Martin Haditsh, microbiology, infectious disease and tropical medicine specialist, Austria
Ghislaine Gigot, general practitioner, France
François Pesty, pharmacist, France
Catherine Raulin, general practitioner, France
Laurent Hervieux, general practitioner, France
Geneviève Magnan, nurse, France
Jean-Pierre Eudier, dental surgeon, Luxembourg
Andrée Van Den Borre, dental surgeon, Belgium
Mauricio Castillo, anesthesiologist and intensive care physician, Chile
Marie-Claude Luley-Leroide, general practitioner, France
Daniele Joulin, general practitioner, France
Mohamed Zelmat, clinical biologist, France
Nadine Blondel, nurse, France
Hélène Banoun, clinical biologist, France
Estelle Ammar, speech therapist, France
Caroline Durieu, general practitioner, Belgium
Doris Stucki, psychiatrist, Switzerland
Jessica Leddy, licensed acupuncturist, United States of America
Fabien Quedeville, general practitioner, France
Michel Angles, general practitioner, France
Dominique Carpentier, general practitioner, France
Christophe Cornil, plastic surgeon, France
Pierre Brihaye, ear, nose and throat specialist, Belgium
Elizabeth Luttrell, certified nursing assistant, United States of America
Tasha Clyde, nurse, United States of America
Walter Weber, internal medicine and oncology specialist, Germany
Professor Pierre-Francois Laterre, anesthesiologist and intensive care physician, Belgium
Sylvie Lathoud, clinical psychologist, France
Karim Boudjedir, hematologist, France
Caroline Heisch, osteopath, France
Eric Blin, physiotherapist, France
Vincent Schmutz, dental surgeon, France
Zieciak WB, ears nose and throat surgeon, South Africa
Virginie Merlin, nurse, Belgium
Gabriel Brieuc, anesthesiologist, Belgium
Marie-José Eck, general practitioner, France
Patricia Grasteau, nursing assistive personnel, France
Christine Villeneuve, psychotherapist, France
Philippe Voche, plastic surgeon, France
Gérard Bossu, osteopath, France
Elaine Walker, emergency medicine physician, United States of America
Richard Amerling, nephrologist, United States of America
Phil Thomas, general practitioner, South Africa
Manfred Horst, allergologist and immunologist, France
Sybille Burtin, public health physician, France
Chantal Berge, nurse, France
Denis Agret, emergency medicine and public health physician, France
Mélanie Dechamps, intensive care physician, Belgium
Prosper Aimé Seme Ntomba, dental surgeon, Cameroon
Sandrine Lejong, pharmacist, Belgium
Professor Jan Zaloudik, surgical oncology, Czech Republic
Cerise Gaugain, midwife, France
Delphine Balique, midwife, France
Marion Campo, midwife, France
Olivier Chailley, cardiologist, France
Johan Sérot, physiotherapist, France
Arlette Fauvelle, pharmacist, Belgium
Farooq Salman, ear, nose and throat specialist, Irak
Olga Goodman, Rheumatologist, United States of America
Pascal Leblond, nurse, France
Sybille Morel, nurse, France
Marie-Thérèse Nizier, physiotherapist, France
Graziella Mercy, nurse, France
Pierre Maugeais, general practitioner, France
Carrie Madej, internal medicine specialist, United States of America
Victor Gomez Saviñon, cardiac surgeon, Mexico
Martin Boucher, nurse, Canada
Evelyne Nicolle, pharmacist, France
Agnès Dupond, general practitioner, France
Azad Mitha, general practitioner,
France Ines Heller, physiotherapist, France
Marie Laravine, nurse, France
Khaleel Kareem, anesthesiologist and intensive care physician, Irak
Tonya Davis, certified nursing assistant, United States of America
Mary Baty, dental hygienist, United States of America
Luis Angel Ponce Torres, physician, Peru

source : https://covidinfos.net

 

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Anatomie de la tentative de coup d’État en Biélorussie

septembre 1st, 2020 by M. K. Bhadrakumar

Le Président russe Vladimir Poutine a révélé dans une interview télévisée le 27 août que les Américains, entre autres, avaient alimenté les troubles en Biélorussie. Il a expliqué que la présence controversée de 33 ressortissants russes (avec un passé militaire) à Minsk à l’approche de l’élection présidentielle en Biélorussie le 8 août, qui a brièvement créé un malentendu entre Minsk et Moscou, était en fait une opération conjointe des services de renseignement ukrainiens et américains.

Les ressortissants russes ont apparemment reçu des offres d’emploi et ont été « simplement attirés là-bas (Minsk), traînés à travers la frontière … de facto, ils ont été amenés avec de faux documents ». De toute évidence, la Russie est en possession de renseignements précis.

Poutine s’est exprimé alors même que le Secrétaire d’État adjoint américain Stephen Biegun concluait ses entretiens avec de hauts fonctionnaires russes à Moscou mercredi. Selon un rapport de VOA, les consultations de Biegun « ont marqué une intensification des efforts américains pour trouver une solution pacifique en Biélorussie ». Le rapport note qu’en se rendant à Moscou, Biegun a « signalé que Washington n’était pas prêt à accepter les efforts de Loukachenko, le Président de la Biélorussie, pour faire de l’impasse électorale une confrontation Est-Ouest qui pourrait déclencher une implication directe de la Russie ».

En d’autres termes, Biegun était en mission de « contrôle des dégâts ». Cela peut être considéré comme un aveu de défaite dans le projet de changement de régime soutenu par les États-Unis en Biélorussie. Il est concevable que les responsables russes aient partagé avec Biegun leurs renseignements concernant l’implication de la CIA. Par la suite, des lectures identiques et précises ont été publiés par les parties russe et américaine sans divulguer aucun détail.

La CIA va donc réduire ses opérations en Biélorussie, du moins pour le moment. Un commentaire intitulé « What’s Next for the Peaceful Uprising in Biélorussie ? » de l’Institut Américain pour la Paix voit « la possibilité d’apporter des changements » en Biélorussie, mais conclut en disant : « Bien qu’il n’y ait aucune garantie de succès, il y a des raisons d’espérer. Au minimum, les Biélorusses ont acquis un nouveau sens de la dignité et une nouvelle croyance dans le pouvoir de l’action collective non violente ».

Cette opération semble avoir été bien planifiée. Sous la houlette de journalistes, les services secrets occidentaux ont déployé des dizaines d’agents spéciaux en Biélorussie. Loukachenko a ordonné leur expulsion. Les « reporters » d’Associated Press, de Radio Liberty et de la BBC ont vu leur accréditation annulée. Un « photo-journaliste » suédois, vraisemblablement un agent des services de renseignement, a été arrêté et libéré sur intervention personnelle de l’Ambassadeur de Suède en Biélorussie et a pris l’avion pour quitter Minsk.

D’après la réaction pro forma de l’Union Européenne jusqu’à présent, Bruxelles a une idée juste de ce qui s’est réellement passé – qu’il y a eu une opération américaine avec la participation active de la Pologne et de la Lituanie (tous deux pays de l’UE) et de l’Ukraine. Il n’est pas surprenant que les déclarations de l’OTAN aient été plutôt agressives. L’OTAN a également commencé des exercices aériens en Pologne et en Lituanie, coïncidant avec les troubles en Biélorussie.

Cependant, les grandes puissances européennes – Allemagne, France, Italie – ne voulaient pas s’empêtrer. Leurs principaux dirigeants ont téléphoné à Poutine pour apaiser les tensions. L’UE a d’abord proposé l’OSCE comme médiateur, mais Moscou a senti que cela pourrait conduire à une entrée clandestine des services de renseignement américains. L’OSCE est dirigée par les puissances de l’OTAN et est sous la coupe des Américains.

L’élément décisif a été l’avertissement sévère du Kremlin selon lequel si l’opération occidentale se poursuivait, la Russie n’aurait d’autre choix que d’intervenir. L’avertissement a été donné au niveau de Poutine, en précisant très clairement que la Russie n’acceptera pas un changement de régime à Minsk pour détourner la Biélorussie dans le camp américain. Moscou a fait valoir ses intérêts particuliers en Biélorussie au regard du droit international. Dans son interview télévisée de jeudi, Poutine a déclaré avec insistance :

« En effet, le Traité de l’Union… et le Traité de Sécurité Collective (OTSC) comportent des articles qui stipulent que tous les États membres de ces organisations, notamment l’État de l’Union, qui ne comprend que deux États – la Russie et la Biélorussie – sont tenus de s’entraider pour protéger leur souveraineté, leurs frontières extérieures et leur stabilité… À cet égard, nous avons certaines obligations envers la Biélorussie, et c’est ainsi que M. Loukachenko a formulé sa question. Il a dit qu’il aimerait que nous lui apportions notre aide si cela s’avérait nécessaire. J’ai répondu que la Russie respecterait toutes ses obligations.

M. Loukachenko m’a demandé de créer un groupe de réserve de personnel chargé de l’application de la loi, ce que j’ai fait. Mais nous avons également convenu que ce groupe ne serait pas utilisé à moins que la situation ne devienne incontrôlable… nous sommes arrivés à la conclusion que maintenant ce n’est pas nécessaire, et j’espère qu’il ne sera jamais nécessaire d’utiliser cette réserve, c’est pourquoi nous ne l’utilisons pas ».

Poutine a clairement indiqué que Moscou est aux côtés de Loukachenko.

Les événements en Biélorussie constituent un moment décisif. La Russie ne permettra pas une autre révolution de couleur de type ukrainien dans le « proche voisinage », visant à l’encercler avec des gouvernements hostiles. Mais l’intervention de Moscou, si tant est qu’elle ait lieu, sera conforme au droit international et découlera d’une invitation du pays concerné.

En d’autres termes, la Russie considère qu’il est de la prérogative des pays de l’OTSC de gérer leurs affaires intérieures sans ingérence extérieure illégale. Cela étant dit, Moscou a invoqué la doctrine de sécurité collective de l’OTSC. Cela crée un précédent. L’OTSC comprend l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan. Un projet de changement de régime parrainé par la CIA dans l’un de ces pays peut se retrouver dans la ligne de mire de l’OTSC. Étant donné que l’OTSC est de facto dirigée depuis Moscou, tout autre projet de changement de régime en Asie Centrale ou dans le Caucase déclenchera des contre-mesures russes.

Plus important encore, Moscou ne sera pas prescriptif. Poutine a soutenu la proposition de Loukachenko de rédiger une nouvelle constitution et d’organiser de nouvelles élections présidentielles et parlementaires, mais la transition doit être légale et ordonnée. Cette approche russe est déjà évidente au Kirghizstan (2005), au Turkménistan (2006) et en Ouzbékistan (2016). Même dans le cas de la Géorgie (2003) et de l’Ukraine (2004 et 2014), la Russie ne s’est pas opposée aux transitions, mais l’Occident les a transformées en contestations géopolitiques pour installer des régimes anti-russes.

Il faut cependant ajouter une mise en garde. Poutine a également souligné que la Biélorussie est un cas très particulier. Il a déclaré, en faisant clairement référence aux États-Unis, que « certaines forces aimeraient voir quelque chose de différent se produire là-bas (Biélorussie) ». Elles voudraient influencer ces processus et apporter les solutions qui conviendraient à leurs intérêts politiques ». La Russie ne peut pas se permettre de voir de tels desseins malveillants réussir en Biélorussie.

Selon les mots de Poutine, « Cette nation est très proche de nous (la Fédération de Russie) et peut-être la plus proche, tant en termes de proximité ethnique, de langue, de culture, de spiritualité que d’autres aspects. Nous avons des dizaines ou probablement des centaines de milliers, voire des millions, de liens familiaux directs avec la Biélorussie ». De plus, la Russie s’approvisionne en Biélorussie pour près de 90% de ses importations de produits agricoles.

M.K. Bhadrakumar

 

Article original en anglais : Anatomy of coup attempt in Belarus, Indian Punchline, le 30 août 2020

Traduit par Réseau International

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On estime que le trafic aérien civil en Europe chutera cette année de 60% par rapport à 2019, à cause des restrictions pour le Covid-19, mettant en péril plus de 7 millions d’emplois. En compensation le trafic aérien militaire s’accroit.

Vendredi 28 août, six bombardiers stratégiques B-52 de l’US Air Force ont survolé en une seule journée tous les 30 pays de l’OTAN en Amérique du Nord et Europe, flanqués dans les divers segments par 80 chasseurs bombardiers des pays alliés. Cette grande manoeuvre appelée “Ciel Allié” -a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg- prouve ”le puissant engagement des États-Unis envers les Alliés et confirme que nous sommes en mesure de décourager l’agression”. Évidente allusion à l’”agression russe” en Europe. 

Les B-52, transférés le 22 août de la base aérienne Minot au Nord Dakota à celle de Fairford en Grande-Bretagne, ne sont pas de vieux avions de la Guerre froide utilisés désormais seulement pour les parades. Continuellement mis à jour, ils ont conservé leur rôle de bombardiers stratégiques à longue portée. Ils sont maintenant ultérieurement potentialisés. L’US Air Force, avec une dépense de 20 milliards de dollars, dotera sous peu 76 B-52 de nouveaux moteurs, qui permettront aux bombardiers de voler pendant 8.000 Km sans approvisionnement en vol, en transportant chacun 35 tonnes de bombes et missiles à tête conventionnelle ou nucléaire.

« Dans le cadre de l’exercice ALLIED SKY, six bombardiers stratégiques B-52 Stratofortress de l’US Air Force du Bomber Task Force (BTF) survoleront les 30 pays de l’OTAN en Europe et en Amérique du Nord le 28 août. » (US Air Force) Source : 45e Nord.ca

L’US Air Force, en avril dernier, a confié à la société Raytheon Co. la construction d’un nouveau missile de croisière à longue portée, armé de tête nucléaire, pour les bombardiers B-52. Avec ces bombardiers et d’autres, tous stratégiques d’attaque nucléaire, y compris les B-52 Spirit, l’US Air Force a effectué sur l’Europe depuis 2018 plus de 200 sorties, surtout sur la Baltique et la Mer Noire au bord de l’espace aérien russe. À ces exercices participent les pays européens de l’OTAN, en particulier l’Italie. 

Quand le 28 août un B-52 a survolé notre pays, il avait à ses côtés des chasseurs italiens pour simuler une mission conjointe d’attaque. Immédiatement après des chasseurs bombardiers Eurofighter Typhoon de l’Aéronautique italienne sont partis pour se ranger dans la base de Siauliai en Lituanie, accompagnés d’une centaine de militaires spécialisés. 

À partir d’aujourd’hui 1er septembre ils y resteront pendant 8 mois, jusqu’en avril 2021, pour “défendre » l’espace aérien de la Baltique. C’est la quatrième mission OTAN de “police aérienne” effectuée dans la Baltique par notre Aéronautique. Les chasseurs italiens sont prêts 24 heures sur 24 au scramble, décollement sur alarme pour intercepter des avions “inconnus”, qui sont toujours des avions russes volant entre quelque aéroport intérieur et l’enclave russe de Kaliningrad à travers l’espace aérien international sur la Baltique. La base lituanienne de Siauliai, où ils sont basés, a été potentialisée par les États-Unis, qui en ont triplé la capacité en y investissant 24 millions d’euros. La raison en est claire : la base aérienne est distante d’à peine 220 Km de Kaliningrad et de 600 de Saint Petersburg, distance qu’un chasseur comme l’Eurofighter Typhoon parcourt en quelques minutes.

Pourquoi l’OTAN déploie-t-elle au bord de la Russie ces avions à double capacité conventionnelle et nucléaire ? Certainement pas pour défendre les pays baltes d’une attaque russe qui, si elle advenait, signifierait le début de la guerre mondiale thermonucléaire. La même chose arriverait si les avions OTAN attaquaient depuis la Baltique les villes russes limitrophes. La véritable raison de ce déploiement est d’accroître la tension, en fabriquant l’image d’un dangereux ennemi, la Russie, se préparant à attaquer l’Europe.

C’est la stratégie de la tension mise en oeuvre par Washington, avec la complicité des gouvernements et des parlements européens et de l’Union européenne même. Cette stratégie comporte une augmentation croissante de la dépense militaire au détriment de la dépense sociale. Exemple : le coût d’une heure de vol d’un chasseur Eurofighter a été calculé par l’Aéronautique même à 66.000 euros (amortissement de l’avion compris). Somme, en argent public, supérieure à deux salaires moyens annuels bruts. Chaque fois qu’un Eurofighter décolle pour “défendre” l’espace aérien de la Baltique, il brûle en une heure, en Italie, deux emplois.

Manlio Dinucci

 

Perché l’Italia schiera i suoi caccia in Lituania

Édition de mardi 1er septembre 2020 d’il manifesto 

Traduit par Marie-Ange Patrizio

«Quelque soit la durée de la nuit, le soleil finira par se lever…Avec ou sans nous» – proverbe béninois.

1 – Emmanuel Macron à Gemayzeh, un retour du refoulé.

La France célèbre le 1er septembre 2020 le premier centenaire de la proclamation du «Grand Liban», dans une démarche incantatoire, passéiste, nostalgique d’une grandeur flétrie d’un pays jadis à la tête d’un des deux grands empires mondiaux, relégué désormais au rang de 7eme puissance économique mondiale. Et, sur le plan local, réduit à sa portion congrue au Liban du fait des ravages du confessionnalisme qui a gangrené la vie politique libanaise, de même que de sa politique erratique en direction du Monde arabe.

La visite de solidarité d’Emmanuel Macron à Beyrouth, le 6 août 2020, au lendemain de l’explosion dévastatrice de la capitale libanaise ne saurait gommer de la mémoire du peuple libanais le comportement hideux de son ancienne «tendre mère» à son égard; à savoir la mise sur pied du Tribunal Spécial sur le Liban, (Tribunal Hariri), tribut de Jacques Chirac à son pensionnaire posthume le milliardaire saoudo-américain, ainsi que l’hideuse manipulation de Manuel Valls, lequel, -courage fuyons- avant de prendre la poudre d’escampette vers l’Espagne, avait refusé de signer l’ordre d’expulsion de Georges Ibrahim Abdallah, bloquant la libération du militant communiste libanais, laissant du même coup la France s’empêtrer dans un imbroglio juridique inextricable.

2- Le verdict du tribunal Hariri, un magistral camouflet pour la France.

Au passage le verdict rendu le 18 Août 2020 par le tribunal Hariri assurant qu’il n’existait «pas d’indice d’une implication de la Syrie et du Hezbollah» dans l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais constitue un magistral camouflet infligé à la France, dont l’ambassadeur au Liban à l’époque des faits, Bernard Emié, actuel directeur de la DGSE, avait forgé la fumeuse théorie de la «responsabilité implicite de la Syrie» dans cet attentat.

Une théorie qui s’est révélée comme étant la plus grande imposture des annales de la justice pénale internationale en ce que son auteur a outrepassé ses fonctions diplomatiques, sans le moindre mandat juridictionnel international, pour la théoriser par supputation, en l’absence de moindre indice irréfragable.

Le forcing diplomatique du pro-consul français au Liban Bernard Emié en vue de la mise en place d’un Tribunal Spécial sur le Liban s’est faite hors approbation du Président de la République et du Parlement libanais, dont le fonctionnement est assuré à titre paritaire avec le Liban, en vertu d’une imposture juridique- la théorie de la «responsabilité induite de la Syrie et du Hezbollah»- en vue de criminaliser la Syrie et le Hezbollah, dans une démarche qui s’est apparentée à une sorte de la «reconnaissance du ventre» du président français à son pensionnaire posthume, son ami le milliardaire assassiné, chef du clan saoudo-américain au Moyen-Orient.

Une plaisanterie de très mauvais goût de la part d’un pays qui se prétend «grand ami du Liban» dont la bousouflure intellectuelle a néanmoins empoisonne la vie politique libanaise pendant deux décennies. Drôle d’ami.

La déambulation de M. Macron à Gemayzeh, dans le secteur chrétien de Beyrouth, dont l’artère principale porte le nom anachronique du Général Gouraud, marque incontestablement un «retour du refoulé» dans le subconscient français en ce qu’elle visait à exalter la splendeur nostalgique des temps du mandat français au sein d’une population plongée dans les affres d’un désespoir sans fin.

Une démarche d’une démagogie consommée pour un président qui a ordonné la répression de ses propres «gilets jaunes» à coup d’une arme sublétale, le LBD (Lanceur de balles de défense» (LBD), incompatible avec la connivence manifestée par le président français avec les révoltés libanais.

Dernier et non le moindre des arguments: Au delà des considérations humanitaires, la précipitation d’Emmanuel Macron au Liban a répondu de manière sous-jacente au souci de la France de marquer son territoire dans son ancienne chasse gardée face à la Turquie, sur fond d’une épreuve de force entre Ankara et Paris en Méditerranée pour la prospection des richesses énergétiques offshore, alors que la France a déjà perdu la Syrie et que la gangrène néo ottomane gagne le nord Liban sunnite et que le président Erdogan vise à établir une ligne démarcation de sa zone d’influence allant de Tripoli (Libye) à Tripoli Liban).

Dans cette perspective, l’amputation du district d’Alexandrette de la Syrie et sa cession à la Turquie, -l’ennemi de la France lors de la 1 ère guerre mondiale et le massacreur des Arméniens-, prend rétrospectivement une saveur particulière. Le face à face franco turc contemporain prend une saveur d’autant plus piquante lorsque l’on songe que Paris et Ankara ont été les principaux partenaires de la destruction de la Syrie au début de la séquence dite du «printemps arabe», en 2011. Ce parcours chaotique, cahoteux, n’a suscité la moindre interpellation de la représentation nationale, ni le moindre justificatif gouvernemental…une parfaite illustration du fonctionnement de la démocratie à la française. …. et de la rationalité cartésienne.

Dans ce contexte, nourrir l’idée d’une possible restauration des Maronites dans la plénitude de leur pouvoir, qu’ils ont perdu de leurs faits et de leurs méfaits dans la foulée de la fin de la 2eme guerre inter libanaise (1975-1990), relève d’une chimère mortifère.

Fossoyeur du camp chrétien par son alliance souterraine avec Israël, le leadership milicien maronite est tout au plus confiné désormais à un rôle de nuisance nauséabonde, nonobstant ses connections internationales et la capacité de mobilisation de sa diaspora notamment en France, aux Etats-Unis et en Amérique latine.

Pour aller plus loin sur ce thème :

3- Les objectifs sous-jacents de «l’État du Grand Liban»

La proclamation de l’État du Grand Liban le 1er septembre 1920 par le Général Henry Joseph Eugène Gouraud, représentant de la puissance mandataire française sur la Syrie, –trois ans après la promesse Balfour (2 novembre 1917) conférant un «Foyer National Juif» en Palestine– répondait au souci des puissances coloniales européennes de briser le continuum stratégique du Monde arabe afin d’éviter la constitution d’un «seuil critique» sur le flanc méridional de l’Europe, qui fera obstacle à l’expansion européenne vers l’Asie.

Le «Foyer National Juif» a été octroyé en Palestine. L’«État du Grand Liban» a été aménagé par son détachement de la Syrie, dont le général Gouraud en avait la charge.

Sous prétexte de coexistence inter confessionnelle, la France visait, dans le prolongement du «Foyer National Juif» en Palestine, à constituer un «foyer chrétien au Liban», sous le leadership maronite, avec la caution des sunnites.

4 – Un projet désormais obsolète et anachronique.

Un tour de prestidigitation qui se révélera machiavélique avec l’institutionnalisation du confessionnalisme politique, –c’est à dire la répartition des plus hautes charges de l’état selon l’appartenance religieuse et non selon le mérite ou la compétence– à l’origine de la nécrose des circuits décisionnaires du pays et de deux guerres civiles, qui ont fait près de 300.000 morts.

Machiavélique mais obsolète et anachronique face au grand bouleversement stratégique opéré dans la zone, un demi siècle plus tard, avec la montée en puissance de l’Iran, dans la décennie 1980, en tant que fer de lance du combat contre l’hégémonie israélo-américaine au Moyen orient.

Par extension, l’affirmation de la communauté chiite libanaise unifiée sous le tandem Hezbollah-Amal, jadis la plus méprisée du Liban, de même que ses exploits militaires face à Israël, face à des partenaires libanais disparates et déconsidérés, -une communauté maronite exsangue de ses guerres fratricides; une communauté sunnite dont le leadership est littéralement inféodé à l’Arabie saoudite, l’incubateur absolu du terrorisme islamique; enfin, une communauté druze tributaire d’un saltimbanque hybride, Walid Joumblatt, féodal mais paradoxalement, progressiste, socialiste mais allié du grand capital pétromonarchique-, va frapper de caducité l’équation française.

Dans l’ordre symbolique, Beyrouth Sud, la banlieue chiite de la capitale libanaise, se substituera ainsi inexorablement à Beyrouth Ouest comme fief de la résistance à Israël, une fonction exercée auparavant par le secteur sunnite de la capitale, lors de l’invasion israélienne du Liban, en 1982.

Au XXI me, la France est non seulement la 7eme puissance économique, mais pire, elle est reléguée derrière le Japon et l’Allemagne, les deux grands vaincus de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), mais aussi derrière la Chine et l’Inde, deux pays sous colonisation occidentale à l’époque de la proclamation du Grand Liban.

Pis, au niveau linguistique, le français, socle de son rayonnement culturel, est surclassé par la langue arabe au niveau du nombre des locuteurs dans par le monde (450 millions arabophones) contre 250 millions de francophones, de surcroît majoritairement présents au Maghreb et en Afrique occidentale, la population bariolée objet d’une stigmatisation électoraliste dans le débat public français.

5- Des turpitudes de la France envers le Monde arabe

Au delà des statistiques, la France paie au Liban la politique la plus résolument hostile au Monde arabe parmi les pays occidentaux; un siècle de forfaitures et de turpitudes, dont les faits les plus saillants auront été l’amputation du district d’Alexandrette de la Syrie et son rattachement à la Turquie; la carbonisation des Algériens de Sétif, le 8 mais 1945, le jour da la victoire alliée dans la 2me guerre mondiale; la fourniture de la technologie militaire au centre atomique de Dimona (Israël); la guerre de répression de l’indépendance de l’Algérie (1954-1960); l’agression tripartite de Suez, en 1956, contre Gamal Abdel Nasser; l’accompagnement des pulsions bellicistes de Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran (1979-1989), au point que la France s’est hissée au rang de cobelligérante; la destruction de la Libye (2011) et de la Syrie (2011-2020);

Enfin, l’affairisme des présidents post gaullistes Jacques Chirac avec le premier ministre libanais Rafic Hariri et de Nicolas Sarkozy avec l’Émir du Qatar, Hamad Ben Khalifa Al Thani.

La liste non limitative est énumérée ci- joint.

  • Cession du district syrien d’Alexandrette à la Turquie dans la foulée du génocide arménien, alors que la Turquie était l’alliée de l’Allemagne contre la France durant cette guerre. Une prime à l’agresseur en somme.
  • Amputation du «Grand Liban» de la Syrie, en contradiction des instructions d’Artisde Briand, ministre français des Affaires étrangères à son consul à Beyrouth, le négociateur Georges Picot. https://www.madaniya.info/2016/05/16/sykes-picot-un-siecle-calamiteux-pour-la-france/
  • 1945 – Carbonisation de plusieurs milliers de personnes de la population de Sétif et Guelma (Algérie), le 8 Mai 1945, le jour même la victoire alliée lors de la II me Guerre Mondiale, à laquelle les Arabes et les Musulmans ont largement contribué en substitution de la capitulation honteuse de la France et de sa collaboration avec le Nazisme.
  • 1954-1960 : Guerre de répression de l’Indépendance de l’Algérie
  • 1955 – Attribution de la technologie nucléaire à Israël (Dimona), en 1955, en compensation du génocide juif en France. Un transfert qui a placé le Monde arabe sous la dépendance du feu nucléaire israélien.
  • 1956 – Agression tripartite de Suez en 1956, menée de concert avec Israël, et le Royaume Uni, contre L’Égypte pour châtier le président Gamal Abdel Nasser d’avoir nationalisé le Canal de Suez.
  • 1979 – Co belligérance de l’Irak dans sa guerre contre l’Iran s’aliénant la force montante chiite au profit des pétrodollars des pétromonarchies, les incubateurs absolus du terrorisme islamique (Qatar- Arabie saoudite).
  • 1990 -Partenariat affairiste entre le président français Jacques Chirac et le premier ministre libanais Rafic Hariri durant la décennie 1990 sur ce lien, cf: https://www.renenaba.com/la-france-et-le-liban-le-recit-dune-berezina-diplomatique/
  • 2000 – Caillassage du premier ministre Lionel Jospin à Bir Zeit pour avoir qualifié le Hezbollah de «terroriste».
  • 2005 – Forcing diplomatique du pro-consul français au Liban Bernard Emié en vue de la mise en place d’un Tribunal Spécial sur le Liban (tribunal Hariri),
  • Ostracisation de l’unique président chrétien du Monde arabe, le président Emile Lahoud, pour avoir servi de soupape de surêté diplomatique au Hezbollah Libanais face à Israël dans sa guerre de destruction du Liban, en juillet 2006.
  • Partenariat affairiste entre le premier président philo-sioniste déclaré de France, Nicolas Sarkozy avec l’Émir du Qatar, Hamad Ben Khalifa Al Thani, faisant office en la matière de «béquille financière de la France, la caution arabe du plus pro israélien des dirigeants français dans les guerres de destruction de la Libye et de Syrie. https://www.madaniya.info/2017/06/01/france-monde-arabe-1967-2017-un-demi-siecle-d-inflechissements-successifs/
  • Exfiltration, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, du «faux témoin» Zouheir Siddiq du procès Hariri, de France vers le Golfe, via un faux passeport d’Europe centrale.
  • Offres de service à la Tunisie et au Bahreïn pour mettre à la disposition de ses deux pays alliés de l’Otan, mais en butte à un soulèvement populaire, son expertise technique dans le domaine de la répression des masses, la «gestion démocratique des foules», selon le jargon français.
  • 2011 – Guerre de destruction de la Libye puis de la Syrie
  • 2014 – Financement de l’organisation terroriste Daech via le cimentier Holcim Lafarge, doublé de l’éloge d’une autre organisation terroriste «Jabhat An Nosra qui fait du bon boulot en Syrie»…

Le signe d’une dépravation morale absolue. Un acte d’une aberration d’autant plus dommageable que cette équipée était dirigée contre un des rares pays du Monde arabe avec le Liban à continuer à ériger des Églises et voué avec l’aide de la Russie à abriter la version miniature de la Cathédrale Sainte Sophie à Istanbul, transformée en mosquée par le nouveau calife ottoman.

-Soutien inconsidéré aux groupements terroristes néo islamistes dans la guerre de destruction de la Syrie, un siècle plus tard, qui aboutit à la destruction du Mémorial du génocide arménien à Deir Ez Zor, (2011-2019), avec en corollaire, la tentative de provoquer un nouveau démembrement de la Syrie par la constitution d’un état autonome kurde dans le secteur de Raqqa

-Obstruction aux négociations sur le nucléaire iranien, pour le compte d’Israël, alors que la France aura été un des grands pollueurs atomiques de la planète avec le transfert de la technologie nucléaire à Israël, à l’Afrique du sud du temps de l’Apartheid et au chah d’Iran.

La liste des égarements français n’est pas limitative.

Pis, la France mettra un siècle à reconnaître le génocide turc des Arméniens non pas tant dans une démarche de justice réparative, mais par dépit de la duplicité de la Turquie dans la guerre de Syrie. Une décision tardive, incomplète et quelque peu opportuniste.

6 -La France supplantée par la Russie dans son rôle de protectrice des chrétiens d’Orient.

Avanie supplémentaire, la France est désormais supplantée par la Russie dans son rôle de protection des minorités chrétiennes d’Orient.

«C’est depuis Damas que Vladimir Poutine a entamé sa reconquête du statut de superpuissance et d’interlocuteur incontournable…C’est Damas qui détient la clé de maison Russie…. La grande Syrie est partie intégrante du grand ensemble orthodoxe allant de l’Orient aux Balkans et aux Russies.

«C’est cette perception historique qui a amené la Russie actuelle à reprendre au pays du Cham (Bilad As Sham) le flambeau -que les Français lui ont longtemps disputé- de la «protection des chrétiens», assénera Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, aux hiérarques néo-conservateurs du Quai d’Orsay dans son ouvrage «Les guerres de Syrie», dépité de la dégradation de son pays du rôle de «chef de file de la coalition internationale de la guerre de Syrie» au rôle d’«affinitaire».

7- Georges Abdallah, une souillure morale indélébile

Preuve irréfutable de la déliquescence morale de la classe politique libanaise et son asservissement à l’oukaze occidental, le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah et la remise en liberté du tortionnaire de la prison de Khyam, Amer Fakhoury, ancien supplétif libanais de l’armée israélienne au sud Liban, porteur de la double nationalité israélienne et américaine.

Captive d’un double oukaze de la part d’Israël et des Etats Unis, la «Patrie de la Déclaration des Droits de l’Homme» s’est livrée à un déni de droit doublé d’un abus de droit dans la gestion du cas de Georges Abdallah, mythique héros du combat palestinien injustement jugé, injustement incarcéré, injustement maintenu en détention au delà du délai de sa peine purgée. Une souillure morale indélébile.

Fait sans précédent dans les annales diplomatiques franco-libanaises, la France s’est révélée malvenue au Liban à l’occasion du soulèvement populaire qui a secoué ce pays plusieurs semaines à partir d’Octobre 2019

La France, qui entretient des relations séculaires avec le Liban, dont elle fut la puissance mandataire au XX me siècle, s’était proposée à ce titre d’offrir ses «bons offices» pour dégager une sortie de crise à la faveur du soulèvement populaire d’octobre 2019.

Elle a, pour ce faire, dépêché à Beyrouth, M. Christophe Franaud, Directeur du département Moyen Orient Afrique du Nord au Quai d’Orsay, ancien ambassadeur au Lesotho.

Avec pour objectif sous-jacent de renflouer son poulain Saad Hariri, en plein naufrage politique, qu’elle se proposait de reconduire à la faveur d’une nouvelle configuration dans ses fonctions de premier ministre, malgré sa propre faillite financière personnelle et ses extravagances para matrimoniales.

Pour aller plus loin sur ce sujet ci-joint un article de l’Hebdomadaire Le Point : «Saad Hariri plus généreux avec les mannequins qu’avec ses employés»

A la grande surprise de nombreux observateurs, l‘émissaire français a reçu un accueil digne du ressentiment qu’éprouve une grande majorité des Libanais à l’égard de leur ancienne «tendre mère».

A l’appel du « Mouvement de la jeunesse pour le changement », des manifestants se sont rassemblés mardi 12 novembre 2019 devant le siège de l’ambassade de France à Beyrouth pour protester contre « toute ingérence étrangère », et renvoyant la France à ses forfaitures ont réclamé la libération de Georges Abdallah, figure mythique du combat national libanais, détenu en France alors qu’il a purgé sa peine depuis dix ans: «Libérez Georges. Non à l’Ingérence étrangère. Retournez dans votre pays», lui ont ils lancé à la face.

A propos de Georges Abdallah, cf ce lien:

Au delà de l’ignominieuse détention arbitraire de Georges Abdallah, bon nombre de libanais reprochent à la France, particulièrement depuis la mandature du post gaulliste Nicolas Sarkozy, sa partialité dans sa politique en direction du Moyen Orient, notamment envers Israël, l’abandon de la «grande politique arabe de la France» initiée par Charles De Gaulle.

Et, sous l’impulsion du lobby militaro pétrolier, son infléchissement vers une politique pro sunnite, puis pro-wahhabite, débouchant, dans un premier temps sur la co belligérance de la France avec l’Irak sunnite contre l’Iran chiite (1979-1989), puis sa très forte alliance avec les pétromonarchies du Golfe, son soutien à la guerre d’agression des roitelets du Golfe contre le Yémen, et à leur bellicisme tout azimut qui a déstabilisé les pays arabes, tant en Libye, que la Syrie, et, par ricochet le Liban.

Cet alignement s’est accentué avec le post socialiste François Hollande et l’ultra libéral Emmanuel Macron, qui s’est traduit par l’adoption d’une loi controversée assimilant la critique du sionisme à de l’antisémitisme.

Circonstance aggravante, le député porteur de la proposition de loi s’est inspiré du discours d’Emmanuel Macron devant le dîner annuel du CRIF, en 2019, en faveur d’un tel amalgame.

Une loi mal perçue au Liban, –un pays qui a fait l’objet de deux invasions de la part d’Israël, soumis régulièrement à ses coups de boutoirs–, qui, de surcroît s’emploie à prévenir l’annexion de sa zone maritime contiguë recelant de riches gisements pétroliers off-shore.

-La demande de désarmement des milices chiites d’Irak (Hached al Chaabi- La Mobilisation Populaire) et du Hezbollah (Liban), sans que cette requête ne s’adresse aux milices kurdes de Syrie, les supplétifs de la France dans la guerre d’usure de Syrie, ni non plus aux Peshmergas irakiens.

Le rôle de sous-traitant des Etats-Unis dans la traque des personnalités chiites qui conduit la France à prendre en otage des Libanais pour le compte de la justice américaine.

Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien

Du fait de Vichy et de son passif colonial, la France a perdu la sympathie d’une large fraction des peuples arabes du fait de son philo sionisme compensatoire. Le raccourci est audacieux mais n’en correspond pas moins à la triste réalité. «La Partie des Droits de l’Homme et du code de l’indigénat» a cherché à compenser l’antisémitisme récurrent de la société française par une arabophobie virulente lors des guerres d’indépendance des pays arabes (Suez, Algérie), puis par une islamophobie rance, brandissant l’épouvantail des «territoires perdus de la République».

Pour expier son crime de collaboration avec le régime nazi et l’extermination de ses propres concitoyens de confession juive, la France a été conduite à donner régulièrement des gages à Israël, -exception faite de la parenthèse gaullienne-, sans pour autant obtenir absolution.

En témoignent Dimona, l’expédition de Suez en tandem avec Israël contre l’Egypte, le Tribunal Hariri, la destruction de la Syrie, la détention arbitraire de Georges Ibrahim Abdallah, la tétanie du débat public en France du fait juif avec son corollaire l’adoption d’une loi assimilant la critique du sionisme à de l’antisémitisme ainsi que le rôle prééminent du CRIF comme arbitre suprême des élégances.

Pour aller plus loin sur ce thème

8 – La responsabilité de la France dans l’endettement du Liban

Motif supplémentaire de mécontentement des Libanais, le désir effréné de la France de repêcher coûte que coûte Saad Hariri, leur nouveau «cheval de troie», en subordonnant l’octroi de crédits internationaux à son maintien à la tête du gouvernement libanais, quand bien même ce milliardaire en faillite est grandement responsable, en tandem avec son alter ego sunnite Fouad Siniora, et de leur protégé maronite Riad Salamé, l’inamobible gouverneur de la Banque du Liban, du gouffre financier dans lequel est plongé le Liban du fait de leur gestion erratique. Autrement dit, de cautionner une élite «accro à la corruption», fortement impliquée dans les rouages de l’économie de l’ombre.

A l’instar de la France dont l’endettement public a atteint 100,4% du produit intérieur brut (PIB), en septembre 2019, –soit 2.415 milliards d’euros, en hausse de 39,6 milliards par rapport au trimestre précédent–, la corruption liée à l’endettement a atteint des proportions gigantesques, avec de graves conséquences pour l’État comme pour la société.

La dette est la principale source d’enrichissement licite. Le Liban est devenu le troisième pays le plus endetté au monde, avec une dette publique estimée à 80 milliards de dollars en 2018, soit 151 % du PIB.

La dette publique apparaît ainsi comme moyen de corrompre les administrations publiques, d’éviter les impôts sur la richesse, d’épuiser les finances publiques et de confisquer la richesse des autres nations est une pratique pluriséculaire.

La colonisation par le biais de prêts était courante au XIX siècle: Des paiements de dette exorbitants entraînaient une réduction de l’investissement public, des troubles sociaux, un ralentissement du développement et une vulnérabilité accrue à l’ingérence étrangère.

Au début du XXI e siècle, le gouvernement s’est tourné vers les marchés internationaux et a commencé à emprunter en dollars (euro-obligations) sous le patronage politique de Paris. C’est la deuxième caractéristique dangereuse de la dette publique du Liban: une bonne partie de celle-ci est libellée en monnaie étrangère. En cas de dévaluation de la monnaie locale, le coût de la partie en dollars montera en flèche.

Plus de 700.000 Libanais ont emprunté plus de 20 milliards de dollars, dont plus de la moitié constituent des prêts immobiliers à près de 130.000 familles incapables de trouver des locations abordables. Cela a créé une classe moyenne débitrice, en plus d’un État endetté. L’alliance entre le lobby bancaire et la banque centrale n’a pas encore été rompue ni ses fondements idéologiques libéraux renversé.

Pour aller plus loin sur ce thème, cf :

9 – De la moralité publique de la France

Depuis la fin de la II me guerre Mondiale et la condamnation du Maréchal Philippe Pétain pour collaboration avec l’Allemagne nazie, la France compte un Président de la République condamné par la justice pour des «emplois fictifs» et un second poursuivi par la justice pour une série de procès….«avec les compliments du guide» de Libye.

Premier président français à être condamné par la justice, le néo gaulliste Jacques Chirac a été cité dans une dizaine d’affaires judiciaires qui ont marqué sa carrière. Mais l’ancien président de la République n’a été condamné que pour l’une d’entre elles. La plus emblématique peut-être: celle des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Le post gaulliste, Nicolas Sarkozy est, lui, sous la menace de plusieurs procès. Renvoyé devant le tribunal correctionnel dans deux affaires: dans celle dite des écoutes téléphoniques» où il est suspecté d’avoir tenté d’obtenir, via son avocat, des informations secrètes auprès d’un magistrat à la Cour de cassation;

Et dans l’affaire Bygmalion, pour financement illégal de sa campagne électorale présidentielle de 2012. Il est enfin mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne électorale de 2007.

Au delà des deux présidents, deux premiers ministres ont fait l’objet de condamnation judiciaire: Le «somnolent des forums internationaux», Laurent Fabius, pour l’affaire du sang contaminé, et le «droit dans ses bottes» Alain Juppé, pour les emplois fictifs de la Mairie de Paris. Deux artisans du naufrage français en Syrie qui siègent, paradoxalement, au Conseil Constitutionnel.

Le casier judiciaire des sommités de la République française tranche avec son affirmation abusivement revendiquée de «Patrie des Droits de l’Homme». Ce décalage devrait l’inciter à mettre en sourdine ses vociférations moralisantes à l’adresse de la planète.

Au classement 2019 de l’Indice du développement humain publié par le PNUD, le Liban y figure au 93 rang mondial, sur 189 pays pris en compte, avec un score pour 2018, de 0.730. Un rappel s’impose cependant, en 2015, le Pays des Cèdres figurait au 76ème rang mondial et au 67ème rang mondial en 2014.

Au niveau régional, le Liban est certes devancé par les pays pétroliers, mais aussi par l’Iran, pays pourtant sous embargo depuis 40 ans, qui se situe en 65eme position et par la Tunisie, 91eme position

A l’indépendance du Liban, le nombre des locuteurs francophones, représentait 70 pour cent de la population, contre 30 pour cent d’anglophones.

De nos jours, la tendance est radicalement inversée, indice indiscutable de la régression de l’influence française dans ce pays, le Liban, qui fut jadis le point d’ancrage de la France au Moyen Orient, avec la Syrie.

10 – L’Hommage au Général Gouraud, une incongruité.

De surcroït, la célébration d’un événement dont l’auteur est le Général Henry Joseph Eugène Gouraud, –dont le nom d’ailleurs honore encore une des rues du secteur chrétien de Beyrouth–, constitue une marque supplémentaire d’incongruité.

Honorer le fossoyeur du mouvement indépendantiste africain dans les colonies françaises au Soudan français, actuel Mali, en Mauritanie et au Tchad, de même qu’en Syrie, -à la bataille de Maysaloun, l’acte fondateur du nationalisme syrien, sous le commandement du ministre syrien de la défense, le kurde Youssef Al Azmeh- constitue la marque d’un dévoiement intellectuel. D’un naufrage moral.

Au vu de ce bilan, la France aura été médiatiquement pro-arabe, mais stratégiquement pro-israélienne, et la fameuse «politique arabe de la France» initiée par le Général Charles de Gaulle avec son cortège de «contrats du siècle» dans le domaine de l’armement tant avec la Libye qu’avec l’Irak n’aura duré que l’espace d’une douzaine d’années (1967-1979).

En témoigne la succession de présidents philo-sionistes du «sang mêlé» Nicolas Sarkozy au socialo-motoriste François Hollande, au balnéaire du Touquet qui amalgame anti-sioniste et antisémitisme.

Dans cette perspective, la célébration du 1er centenaire de la proclamation de «l’État du Grand Liban» apparaît comme le chant de cygne d’une puissance jadis radieuse dont le Liban lui renvoie sur sa face hideuse, ses stigmates indélébiles.

En cette célébration du premier centenaire de la proclamation de l’«État du grand Liban», la France apparaît au Liban comme un phénomène d’hystérésis, un astre, brillant certes, mais un astre mort, brillant uniquement dans l’imaginaire de ses anciens supplétifs … au titre du fantasme.

René Naba

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Coronavirus: un délire collectif?

août 31st, 2020 by Jean-Yves Jézéquel

Dans mon dernier article publié sur www.mondialisation.ca du 30 août 2020 sous le titre : « Coronavirus : une organisation minutieuse du massacre ?», je tentais de trouver une réponse rationnelle à une question que l’on tourne dans tous les sens : si tout le monde est perdant dans cette histoire délirante de l’hystérie collective coronavirus, comme cela est le cas, qui donc peut-être le gagnant ? Qu’est-ce qui peut expliquer une persistance des autorités dans des comportements et des mesures aberrantes et suicidaires, sans penser à un « gagnant » potentiel se tapissant derrière ce comportement incompréhensible des gouvernants ?

Je donnais comme réponse, l’organisation minutieuse d’un massacre pour réduire la population mondiale et en finir avec les révoltes sociales : je ne voyais pas d’autre explication possible à cette folie délirante des sociétés et des politiques qui conduisent le monde à sa fin. 

Suite à cette publication, un médecin pédopsychiatre, le Dr Thierry Gourvénec, prenait contact avec la rédaction pour attirer mon attention sur la question du « délire collectif ». Il m’invitait indirectement à me pencher sur la question de savoir ce qu’est ce phénomène, et comment il peut expliquer un grand nombre d’incohérences, de contradictions, de confusions, d’aberrations, d’ordres et de contre-ordres, des comportements inconséquents, irrationnels, voire désastreux, carrément mensongers, chez des individus même nantis d’un bagage intellectuel et d’une culture conséquente… 

Ce nouvel angle de réflexion m’a semblé pertinent et je me suis laissé convaincre que ce docteur pouvait avoir vraiment raison. Du coup, ma consternation, à la vue de ce qui se produit sous nos yeux depuis mars 2020, est encore plus grande ! Dans ma tentative de réponse à la question de la totale incohérence qui se pose, il y avait encore une motivation « rationnelle », même si elle était criminelle. Là, dans cette perspective il n’y a plus rien de rationnel : on est passé dans l’irrationnel absolu !

Le Dr Thierry Gourvénec avait présenté sa thèse en psychiatrie sur la question des « bouffées délirantes » et à cette occasion, il avait réalisé une étude sur la « rumeur d’Orléans » analysée par Edgar Morin, à la fin des années 60. 

La question qui se pose est celle de savoir comment une société entière peut basculer dans une « croyance », ou comment peut-elle adhérer, prêter « foi » à des informations incohérentes, insensées, contradictoires, désastreuses, puisque tout le monde sans distinction se retrouve perdant ; comment des sociétés entières peuvent-elles basculer dans un délire collectif qui va les saborder !?

Ce qui est sans doute à l’origine de ce « délire collectif » que j’ai déjà appelé « hystérie collective » dans l’article précédent, provient tout d’abord d’un jugement erroné. Pour apprécier vraiment les informations réelles, il est indispensable de s’éloigner d’un émotionnel anxiogène perturbant. L’épidémie qui s’est répandue comme une trainée de poudre était en premier lieu une épidémie de « peur », voire même de « terreur » et tout avait été fait pour entretenir la peur, pour l’alimenter au jour le jour, pour l’exagérer à souhait, pour l’amplifier par des réactions contradictoires et même mensongères, renforçant d’autant plus le niveau d’angoisse des individus qui se retrouvaient brusquement aux prises avec cette menace de « pandémie » soudainement descendue sur la Terre entière et qualifiée de « mortelle » ! La mise en scène spectaculaire organisée par les gouvernants allait confirmer l’angoisse et la graver dans la réaction collective échappant à la vie psychique des individus. Un comportement dicté par la terreur « engrammée » jour après jour, par des communiqués alarmants, dans le mental d’une population ainsi intellectuellement désarmée, puis jetée brutalement dans le versant émotionnel de la vie psychique, allait prendre forme sur le plan collectif…

 L’engrammage a modifié subtilement la perception collective du problème et le « délire collectif » explique le Dr Thierry Gourvénec dans un article que nous retrouverons plus tard, est devenu « la représentation qui l’a emporté diachroniquement sur le réel ».

Alors que cette « épidémie » est largement terminée et qu’il n’y a plus rien à signaler à l’horizon, on continue cependant à délirer par les mesures de « distanciation sociale », par le « port du masque obligatoire », par les rumeurs de « reconfinement » qu’il faudrait réactiver ici et là, par la course anxiogène aux vaccins alors que ce virus a fait moins de morts que la plupart des grippes saisonnières comme celle de 2017/2018 ! Dans ces décisions délirantes des autorités, il n’y a rien de scientifique et encore moins rien qui soit relié au réel. On est vraiment en plein délire : on a beau donner les chiffres, montrer les courbes, étaler les rapports, commenter les observations, parler du réel, ce délire sidérant continue sa route imperturbable.

Même si la réalité est tout autre, les informations divulguées par des médias traditionnellement abrutis continuent d’entretenir la terreur de la « pandémie » ; on a beau expliquer que cette « pandémie » est une « fausse alerte », rien n’y change, c’est trop tard, la peur a été « engrammée » dans le psychisme des gens et elle continue sa route en roue libre ; le délire collectif continue et il faudrait un nouveau choc émotionnel pour rompre ce « charme » étrange qui retient captives des sociétés entières. Les esprits même éclairés, cultivés, formés sont devenus anesthésiés, coupés de la réalité, déconnectés du réel, hypnotisés, envoutés par le charme étrange du « délire collectif » ayant une emprise incroyable sur l’intelligence et la raison qui a cessé de raisonner. L’anxiogène a pris toute la place et le rationnel ne peut plus jouer son rôle. On peut dire tout ce qu’on veut, les intelligences sont devenues inaccessibles à la clairvoyance. Voilà comment se manifeste le délire collectif coronavirus.

Ce qui caractérise le « délire collectif » ce sont les nombreux éléments d’incohérence qu’il implique et révèle en permanence. Or, là, nous n’avons que l’embarras du choix tellement les incohérences sont pléthores ! Une personne qui a gardé son bon sens, sa raison, son sens critique, peut parfaitement voir que la société est dans un comportement anormal et il y a de quoi être perplexe sur la compétence des politiques qui prétendent nous gouverner.

Lorsque les Chinois décidaient à Wuhan un confinement généralisé avec la construction spectaculaire de deux hôpitaux de mille lits en dix jours, un signal fortement anxiogène était envoyé au monde entier. 

Le Dr Thierry Gourvénec explique dans une interview donnée sur Le Média, le 1er juillet 2020 que :

« … cette angoisse doit détenir des caractéristiques particulières pour acquérir la capacité de faire délirer un nombre important de membres d’une collectivité. Être associée à un très intense sentiment partagé de culpabilité par exemple (tel qu’on a pu l’observer dans la rumeur délirante, dite d’Orléans, de 1969), ou encore renvoyer à des peurs archaïques (du genre de celles ayant tétanisé une population entière. A l’occasion d’une épidémie particulièrement meurtrière par exemple : la peste noire qui décima de 1346 à 1353 quasiment la moitié de la population de l’Europe), ou à des paniques très récentes concernant précisément des épidémies à coronavirus. Mais aussi des épidémies de grippe, aviaire ou non, ou d’Escherichia Coli Entéro-Hémorragique comme en 2011. Il est plus que probable que la mémoire consciente et inconsciente de ces diverses épidémies a joué un rôle dans l’appréhension et la gestion de la covid-19, en particulier chez les épidémiologistes et les infectiologues. » 

Lorsque le délire a été amorcé et qu’il s’est implanté chez les politiques, dans les médias, puis dans la tête des journalistes, devenus généralement et habituellement très peu critiques, il a pu germer, grandir, croître en intensité, se développer sans obstacle. C’est donc le délire qui a contaminé et qui a fait une « pandémie » anxiogène injustifiée. Les vraies causes scientifiquement établies d’une pandémie par le covid-19, seront réellement absentes de cette histoire…

Les symptômes du délire pouvaient être identifiés : troubles de la logique, contradictions permanentes, hésitations, incohérences, absurdités inexplicables, perturbations importantes des capacités cognitives, des comportements imprévisibles, décisions désastreuses, les paradoxes se bousculaient au portillon de l’intelligence, les gens étaient persuadés d’être rationnels alors qu’ils étaient dans l’irrationalité totale, le bon sens était devenu inexistant, l’intelligence était priée de se mettre en retrait. On a même été, en France, jusqu’à interdire l’hydroxychloroquine en décrétant que c’était un poison !!! Son utilisation tellement importante depuis si longtemps n’y changerait rien ! La folie délirante était extrême chez nos politiques aux commandes… Même une revue scientifique (The Lancet) serait embarquée dans le délire collectif !

« La peur affecte la qualité des capacités de réflexion et de raisonnement dans le groupe, dont la taille s’accroit si la thématique du délire ne concerne pas que le groupe d’origine mais une population plus large, ce qui est le cas dans une épidémie infectieuse. 

Les modalités du délire sont telles qu’individuellement les gens happés par celui-ci ne présentent pas de troubles psychologiques particuliers dans leurs relations sociales tant que ne sont pas évoqués de manière précise le ou les thèmes délirants. Mais ceux-ci sont tellement prégnants dans le nouveau quotidien qu’ils en deviennent obsédants. Aussi dès qu’ils sont abordés, des perturbations du langage, du raisonnement et du comportement peuvent apparaitre. En fait la pensée de groupe n’étant plus rationnelle, la communication collective devient délirante, et les individus non maîtres de celle-ci, vouée à une logique propre teintée par l’inconscient collectif, désormais prisonniers du délire, n’ont plus d’autre alternative que de s’en faire l’écho par adhésion inébranlable, et de la propager. » (Cf., Dr Thierry Gourvénec, article publié dans Les Blogs, Anthropo-Logiques, « Le délire collectif de la covid-19 », du 07 août 2020)

La particularité du délire, c’est qu’une fois installé, il devient impossible à critiquer : la raison n’a plus d’emprise sur lui, c’est lui qui domine les individus pris dans son étau. Tout appel à la raison critique est vain. Ceux qui ne sont pas contaminés par le délire sont rejetés comme « incroyants », comme « irresponsables » ; ils sont considérés comme complices du mal, comme ces personnes qui jadis protégeaient les femmes accusées de sorcellerie. Ces personnes étaient exécutées elles aussi avec les nombreuses « sorcières » européennes (des milliers), accusées de sorcellerie à partir d’un délire collectif, une croyance en un démon hypostasié, des rumeurs qui faisaient croire à la collectivité que les « sorcières » avaient signé un pacte avec ce démon et qu’elles menaçaient donc la paix sociale et toutes les valeurs ayant pour vocation le contrôle de l’angoisse.

« Les appels à la Raison de tiers extérieurs au groupe délirant sont inopérants. Et cela d’autant plus que les interlocuteurs délirants ont un bagage intellectuel  conséquent. Non seulement parce qu’il est toujours malaisé de reconnaitre des erreurs de jugement, mais aussi, et surtout, parce qu’à ces personnes ayant une haute opinion d’elles-mêmes, il leur est absolument impossible d’admettre l’existence d’un processus pathologique qu’ils subiraient, et pour la bonne raison que leur niveau d’intelligence est jugé par eux incompatible avec des absurdités qu’ils ne reconnaissent de toute façon pas. Seule la part de la population moins investie dans la compétition intellectuelle ou à l’esprit critique affûté, se trouve avoir un accès plus aisé au bon sens tellement heurté par les incohérences et autres absurdités. Celle-ci se trouvera donc plus facilement réceptive aux appels à la raison. Tandis que l’élite ne sera sensible qu’aux rapports de force politiques ou scientifiques. » (Idem. Dr Thierry Gourvénec)

Dans cette histoire aberrante du coronavirus, le délire collectif repose sur « l’extrême dangerosité du virus », comme l’était la menace du Mal incarné dans Satan lorsque l’Europe délirait sur les sorcières. Des spécialistes de l’épidémiologie, comme le Pr Raoult, ont en effet évoqué « le retour au Moyen-Age », dans les méthodes appliquées par le pouvoir et donc dans les « croyances » qui ont permis cette régression spectaculaire de l’intelligence. 

C’est la réaction des autorités Chinoises qui a envoyé ce signal d’extrême dangerosité du virus. Cette dangerosité a fixé dans les personnes la conviction du péril qui nous guettait collectivement. Malgré les très nombreux démentis apportés sur cette dangerosité du virus, la conviction est devenue inébranlable. Ce délire allait ensuite contaminer des cercles de plus en plus grands de population. 

« Le coronavirus, comme l’adénovirus et le rhinovirus, est un virus de rhume. Mais le SARS-Cov2 semble faire naitre un paradoxe entre sa très grande innocuité pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas. En fait il est dangereux essentiellement pour les personnes âgées en fin de vie. Et donc en réalité il est un paradoxe seulement en apparence, rendant néanmoins l’épidémie difficile à penser. Un paradoxe relatif si l’on songe que ce processus pathogène est celui de toutes les infections respiratoires, le nez n’étant pas un organe vital, tandis que le poumon l’est. Et dont l’atteinte infectieuse quelle qu’elle soit est potentiellement mortelle. Et avec une symptomatologie parfois bien plus impressionnante que dans la covid-19 comme lors de l’épidémie de grippe de Hong-Kong de 1968-69 au cours de laquelle les infectés développant en grand nombre une pneumopathie, présentait une hémorragie pulmonaire noyant les malades dans leur sang. Et pourtant cette grave épidémie à la complication effrayante n’a pas généré de panique. Et, en son absence, encore moins de délire collectif. 

Au lieu du million de morts mondial dans son cas, 31 000 en France, quel en aurait été son dramatique bilan si à l’époque on avait confiné les porteurs sains ? » (Idem., Dr Thierry Gourvénec)

CONCLUSION

Ce qui se passe autour de l’histoire coronavirus relèverait donc de la pathologie et de la psychiatrie. Tous les acteurs « responsables » qui ont animé et entretenu cette hystérie collective ont été victimes du pathos, ils se sont laissés prendre au piège spécifique de ce genre de pathologie aux conséquences dramatiques pour des millions de personnes jetées dans le malheur social à cette occasion.

On pensait notre monde moderne immunisé contre les « croyances » de l’obscurantisme moyenâgeux et l’on découvre que ce n’est pas le cas ! La régression spectaculaire à laquelle nous assistons devrait rencontrer un nouveau choc émotionnel pour sortir de sa « logique » absurde ! Que pourrait bien être ce nouveau choc émotionnel qui mettrait fin au délire collectif actuel ?

Jean-Yves Jézéquel

Image en vedette : pixabay.com

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Un processus diabolique est en cours.  Cela consiste à « identifier » tous ceux qui s’opposent à la gestion par les gouvernements de la pandémie de coronavirus. Selon des études psychologiques en cours, ces opposants sont classés dans la catégorie des psychopathes antisociaux.

L’objectif tacite est d’empêcher l’émergence d’un mouvement de protestation organisé relatif à l' »ingénierie sociale » et s’opposant à la décision des gouvernements de plus de 150 États membres des Nations unies de fermer les économies nationales, décision  politique ainsi prise à l’échelle mondiale.

Des « études » psychologiques sont actuellement réalisées par des spécialistes dans plusieurs pays. Ces « experts » utilisent la méthode d’échantillonnage [sondages].

Acceptez le « grand mensonge » et vous êtes étiqueté comme une « bonne personne » avec de « l’empathie » qui comprend bien les sentiments des autres.

Protestez contre la vérité officielle (le « grand mensonge »), critiquez les directives gouvernementales, exprimez des réserves concernant la fermeture de l’économie mondiale, la distanciation sociale et le port du couvre-visage [ou masque] et vous serez étiqueté (selon « l’opinion scientifique ») comme un « psychopathe insensible et sournois ».

Psychologie : Études empiriques

Des psychologues ont présenté un « rapport empirique » qualifiant les personnes qui refusent de porter le couvre-visage ou ne veulent pas respecter la distance sociale comme des gens ayant des « troubles de la personnalité antisociale ».

Ceux qui « n’adhèrent pas aux mesures visant à prévenir la propagation du virus COVID-19″ sont qualifiés d' »antisociaux ».

Les résultats de l’étude brésilienne portant sur un « échantillon » de 1578 adultes ont été publiés dans la revue Personality and Individual Differences. sous le titre « Au temps de la pandémie de la COVID-19 : Les traits antisociaux sont-ils importants ? »

« Empathie » contre « Traits antisociaux »

La « méthodologie » statistique de cette étude est simple. Elle est destinée à servir de modèle.

Elle consiste à classer un échantillon dit d’adultes de toutes les grandes régions du Brésil en deux groupes distincts. Elle examine :

« …les relations entre les traits antisociaux et la conformité aux mesures de confinement COVID-19. L’échantillon était composé de 1578 adultes brésiliens âgés de 18 à 73 ans … et d’un questionnaire sur le respect des mesures de confinement.

Les analyses des profils latents ont indiqué une solution à deux profils : le profil des caractéristiques antisociales qui présentait des scores plus élevés en matière d’insensibilité, de tromperie, d’hostilité, d’impulsivité, d’irresponsabilité, de manipulation et de prise de risque, ainsi que des scores plus faibles en matière de résonance affective ;

et le profil du modèle d’empathie, qui présente des scores plus élevés en résonance affective …

Les groupes antisociaux et d’empathie ont montré des différences significatives. … Nos conclusions ont indiqué que les traits antisociaux, en particulier les niveaux inférieurs d’empathie et les niveaux supérieurs d’insensibilité, de tromperie et de prise de risque, sont directement associés à une moindre conformité aux mesures de confinement. Ces traits expliquent, au moins partiellement, la raison pour laquelle les gens continuent à ne pas respecter les mesures de confinement, même si le nombre de cas et de décès augmente. (c’est nous qui soulignons)

La méthodologie de recherche est construite autour de 3 questions principales :

« Pensez-vous qu’il soit nécessaire d’éviter autant que possible d’approcher les gens jusqu’à ce que la situation du coronavirus soit maîtrisée ? (distanciation sociale),

« Pensez-vous qu’il soit nécessaire de vous laver les mains et/ou d’utiliser un gel à l’alcool autant de fois par jour jusqu’à ce que la situation du coronavirus soit maîtrisée ? » (hygiène),

« Pensez-vous qu’il soit nécessaire d’utiliser un couvre-visage (qui protège le nez et la bouche) au Brésil ? (masque).

Oui/Non Catégorisation

  • Si vous répondez oui à ces trois questions : vous êtes classé comme ayant de l' »empathie » (c’est-à-dire la capacité à comprendre et à partager les sentiments des autres).
  • Si vous répondez non aux trois questions : vous êtes classé (selon l’étude) comme ayant « des niveaux plus élevés d’insensibilité, de tromperie, d’hostilité, d’impulsivité, d’irresponsabilité, de manipulation et de prise de risque » (comme cité ci-dessus).

Tout cela semble très scientifique. L’objectif caché de ces études psychologiques est de donner aux gouvernements le mandat d’intimider et de faire respecter la loi, tout en dénigrant les présumés psychopathes qui refusent de se conformer au discours officiel, qui est en réalité un mensonge éhonté.
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« La « triade noire » et le « narcissisme collectif
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Selon Eric W. Dolan (PsyPost), l’étude ci-dessus consistait à identifier « une catégorie [mesure] des traits de personnalité mal adaptés…« . Dolan fait également référence à une étude connexe portant sur : « la « triade noire » du narcissisme, de la psychopathie et du machiavélisme associée à l’ignorance des mesures préventives de COVID-19″. L’étude menée en Pologne est intitulée :
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   « Comportements adaptatifs et inadaptés pendant la pandémie COVID-19″ : Les rôles des traits de la triade noire, du   narcissisme collectif et des croyances en matière de santé ».

L’étude fait référence à la pratique du « narcissisme collectif« , à savoir une croyance et une pratique communes d’un soi-disant « In-Group » (alias mouvement de protestation, collectif de médecins dissidents, de scientifiques) dirigé contre la « vérité » officielle du virus corona (alias le Grand Mensonge). Le narcissisme collectif est ancré dans ce que les psychologues appellent la « triade noire ».

L’étude est basée sur « un échantillon national représentatif de la Pologne (N = 755) ». Elle examine :

 » les relations entre les traits de la triade noire (c’est-à-dire la psychopathie, le machiavélisme et le narcissisme) et le narcissisme collectif (c’est-à-dire agentique et communal). Les participants caractérisés par les traits de la Triade noire se sont moins engagés dans la prévention … Les résultats montrent l’utilité des croyances en matière de santé pour prédire les comportements pendant la pandémie, expliquant (au moins en partie) les comportements problématiques associés aux personnalités sombres (c’est-à-dire la Triade noire, le narcissisme collectif). …

Les traits, tels que la triade noire (narcissisme, machiavélisme, psychopathie) et le narcissisme collectif … peuvent avoir des implications sur la façon dont on fait face au virus … Par exemple, les personnes caractérisées par les traits de la triade noire peuvent être moins susceptibles de suivre les restrictions imposées par le gouvernement en ce qui concerne la COVID-19

Le terme « authentique » cité ci-dessus fait référence à la « réalisation d’un objectif ».

Et voici la méthodologie

Nous avons mesuré les traits de la Triade noire (vague 2) … [également en référence à] l’échelle de la Douzaine sale de la Triade noire (Jonason & Webster, 2010). L’échelle comprend quatre items évaluant les différences individuelles en matière de psychopathie (par exemple, « je tends à manquer de remords »), de narcissisme (par exemple, « je tends à rechercher le prestige ou le statut ») et de machiavélisme (par exemple, « je tends à manipuler les autres pour obtenir ce que je veux »). Les participants ont exprimé leur accord avec chaque point (1 = tout à fait en désaccord, 5 = tout à fait d’accord). Nous avons fait la moyenne des réponses pour créer des indices correspondant à chaque trait.

Cela semble scientifique. Quelles sont les conclusions ?

Nous avons fait progresser la portée du modèle en illustrant la pertinence des traits de personnalité sombres dans la prédiction des comportements adaptatifs et inadaptés en réponse à la pandémie par des traits de personnalité axés sur la personne (c’est-à-dire les traits de la triade noire) et sur le groupe (c’est-à-dire le narcissisme collectif)« . Pour lire le rapport complet, cliquez ici (c’est nous qui soulignons)

La définition psychologique des Traits de la triade noire comprend les traits de personnalité combinés du narcissisme, du machiavélisme et de la psychopathie. « Ils sont appelés « sombres » en raison de leurs qualités malveillantes. »

La Triade Sombre Douzaine Sale (DTDD) consiste en un « inventaire de la personnalité » plus large qui évalue et mesure les trois composantes de la personnalité de la Triade Sombre. (voir image de droite)

En substance, ce que ce « rapport scientifique » confirme, c’est que les personnes qui remettent en question le récit officiel du virus COVID-19 ont des « troubles de la personnalité malveillante ». Elles souffriraient de la « sale douzaine » de « Traits de la triade noire » (DTDD) [Dirty Dozen “Dark Triad Traits” (DTDD)].

Lorsqu’ils agissent de manière contiguë au sein d’un ingroup (ou endogroupe) ou d’un mouvement de protestation (par exemple, le rassemblement de masse d’août à Berlin), ils sont étiquetés comme appliquant le « narcissisme collectif ».

Le cadre de l’étude ci-dessus est également envisagé pour d’autres pays en partenariat (avec le groupe de Varsovie).

Une autre étude connexe est intitulée : « Qui respecte les restrictions visant à réduire la propagation de la COVID-19 ? Personnalité et perceptions de la situation COVID-19« .

Des mots forts. « Examiné par les pairs » ?

La psychologie est utilisée de manière pernicieuse pour donner une légitimité à un Etat policier ayant pour mandat de « poursuivre » ceux qui seraient atteints de « troubles de la personnalité malveillante » de la Triade noire.

C’est une doctrine inquisitoriale, qui pourrait éventuellement évoluer vers une chasse aux sorcières numérique, bien plus sophistiquée que « l’Inquisition espagnole ».

« Contrairement à l’Inquisition espagnole, le système inquisitorial contemporain a des capacités presque illimitées d’espionnage et de catégorisation des individus.

Les gens sont marqués et étiquetés, leurs courriels, téléphones et fax sont surveillés, des données personnelles détaillées sont entrées dans des banques de données Big Brother géantes. Une fois ce catalogage terminé, les personnes sont enfermées dans des compartiments étanches. Leurs profils sont établis et entrés dans un système informatisé.

L’application de la loi est systématique. La chasse aux sorcières n’est pas seulement dirigée contre les « terroristes » présumés par le biais du profilage ethnique, etc.

Il va sans dire que la conversion ou l’abjuration par des hérétiques anti-guerre n’est pas autorisée.

Pendant ce temps, les criminels de guerre occupent des postes d’autorité. Les citoyens sont galvanisés pour soutenir les dirigeants, « soucieux de leur sécurité et de leur bien-être », « qui s’attaquent aux méchants ». (Michel Chossudovsky, L’Inquisition espagnole, « Made in America », Global Research, décembre 2004)

Francisco Goya : L’Inquisition espagnole (1812-1819) Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, Madrid

« Génocide économique »

Nous vivons l’une des crises les plus graves de l’histoire moderne. La vie des gens est détruite.

Ces études de psychologie empirique sont destinées à être utilisées contre les citoyens qui s’opposent aux directives de leurs gouvernements respectifs. En retour, ces gouvernements obéissent à des ordres venant d’en haut.

Alors que les citoyens ordinaires sont catégorisés [psychologie], ce qui est de plus en plus évident, c’est que les milliardaires, les « philanthropes », les politiciens corrompus, etc. qui sont les architectes implicites du verrouillage économique mondial sont des psychopathes à part entière.

Bien que leurs traits de personnalité n’aient pas fait l’objet d’une enquête scientifique, les milliardaires corrompus qui sont derrière le confinement et la fermeture de l’économie mondiale sont mentalement dérangés. L’argent et l’enrichissement sont les principaux motifs de ces politiques mises en place.

Cependant, étiqueter les politiciens et les financiers comme des « psychopathes » est un euphémisme. Ce qui est en jeu est en réalité un crime contre l’humanité. Exiger la fermeture simultanée des économies nationales de 193 États membres de l’ONU est un acte de génocide économique.

Les prises de décisions économique et sociale sont criminelles. La légitimité de Wall Street, du Forum économique mondial (WEF), des Big Pharma et des fondations milliardaires qui ont ordonné la fermeture de l’économie mondiale le 11 mars 2020 doit être fortement remise en question.

La distanciation sociale a des conséquences dévastatrices.

Elle est actuellement utilisée pour justifier la fermeture d’écoles, de collèges et d’universités. C’est une dérogation aux droits et  à l’éducation.

Le port du couvre-visage est néfaste à la santé. C’est connu et documenté. Obliger les gens à porter un couvre-visage [loi] tout en utilisant une fausse science pour justifier le port du masque constitue un acte illégal et criminel.

Il y a deux mois le Dr. Fauci avait confirmé l’inutilité du masque. Il se ment à lui-même en ordonnant aujourd’hui que le port du masque soit appliqué « universellement ». Maintenant, il dit exactement le contraire.

L’avenir de l’humanité est en jeu. Des millions de personnes se sont appauvries à la suite de la fermeture de l’économie réelle.

Faites passer le message.

Michel Chossudovsky
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Article original en anglais :

“Collective Narcissism” and the “Dark Triad”: Those Who Protest against the “Official” Covid-19 Narrative are Categorized as “Psychopaths”. Is It A Witch Hunt?, publié le 26 août 2020

Traduit par Maya pour Mondialisation

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Discours historique de Robert Kennedy Jr. à Berlin le 29 août 2020. Il parle de plusieurs sujets dont la 5G, le Covid19, la crise actuelle, Big Pharma, du nazisme etc. «Ich bin ein Berliner» («Je suis un Berlinois») 

«  Chez moi aux Etats Unis les journaux disent que je me suis exprimé devant 5000 nazis »

« La seule chose dont vous avez besoin pour transformer les gens en esclaves, c’est la peur. »

« On a commencé avec une minute de silence d’une manifestation pacifique que les médias tentent aujourd’hui de dépeindre comme extrémiste. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ich_bin…

La vidéo se trouve également dans France Soir qui m’ont demandé si ils pouvaient la relayer : http://www.francesoir.fr/politique-mo… ☑️

Vidéos originales : https://youtu.be/OIVYT796dNo https://www.youtube.com/watch?v=xIW8Q…

 

« Berlin : Enorme foule de manifestants pour le discours historique de Robert Kennedy Jr »
FranceSoir

Robert Kennedy Jr :

Merci. Chez moi, les journaux disent que je suis venu ici aujourd’hui pour parler à 5000 nazis. (…)  Je vois cette foule, et je vois le contraire du nazisme.  Je vois des gens qui aiment la démocratie, qui veulent un gouvernement ouvert. Je regarde cette foule, je vois tous les drapeaux de l’Europe, je vois des gens de toutes les couleurs, je vois des gens de toutes les nations, de toutes les religions, tous soucieux de la dignité humaine, de la santé des enfants et de la liberté politique.

C’est le contraire du nazisme.

Les gouvernements aiment les pandémies, et ils aiment les pandémies pour les mêmes raisons qu’ils aiment la guerre. Parce qu’elle leur donne la possibilité d’imposer à la population des contrôles que celle-ci n’accepterait jamais autrement…

Les dirigeants n’inventeront pas de règles et de règlements arbitraires pour orchestrer l’obéissance de la population. Nous voulons des officiels de la santé qui n’ont pas de liens financiers avec l’industrie pharmaceutique et qui travaillent pour nous, pas pour Big Pharma…

Il y a soixante-quinze ans, Hermann Göring a témoigné au procès de Nuremberg, et on lui a demandé comment il avait fait pour que les Allemands acceptent tout cela. Et il a dit “c’est une chose facile, ça n’a rien à voir avec le nazisme. Cela a à voir avec la nature humaine. Vous pouvez le faire dans un régime nazi. Dans un régime socialiste, dans un régime communiste, dans une monarchie et une démocratie.

La seule chose dont vous avez besoin pour transformer les gens en esclaves, c’est la peur.

Il y a soixante ans, mon oncle John Kennedy est venu dans cette ville. Il est venu ici à Berlin parce que Berlin était la ligne de front contre le totalitarisme mondial. Et aujourd’hui encore, Berlin est en première ligne contre le totalitarisme mondial…

Ils n’ont pas fait un très bon travail en matière de protection de la santé publique, mais ils ont fait un très bon travail en utilisant la quarantaine pour introduire la 5G dans toutes nos communautés…

La raison est la surveillance et la collecte de données. Ce n’est pas pour vous et moi. C’est pour Bill Gates, Zuckerberg, Jeff Bezos et tous les autres millionnaires. Bill Gates a dit que sa flotte de satellites pourra observer chaque centimètre carré de la planète 24h sur 24. Ce n’est que le début, il sera en mesure de vous suivre sur tous vos appareils intelligents grâce à la reconnaissance biométrique, via vos GPS.

La pandémie est une crise de convenance pour les élites qui dictent ces politiques. Elle leur donne la possibilité d’anéantir la classe moyenne pour détruire les institutions de la démocratie, de transférer toutes nos richesses à une poignée de milliardaires pour s’enrichir en appauvrissant le reste d’entre nous. Et la seule chose entre eux et nos enfants, c’est cette foule qui est venue à Berlin…

Nous allons exiger le retour de notre démocratie. Merci à vous tous de vous battre.

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Nous avons vu comment la Chine planifie méticuleusement tous ses mouvements géopolitiques et géoéconomiques cruciaux jusqu’en 2030 et au-delà.

Ce que vous allez lire ensuite est le fruit d’une série de discussions privées et multilatérales entre analystes des renseignements, et pourrait vous aider à dessiner les contours de la situation globale.

En Chine, il est clair que la voie à suivre consiste à stimuler la demande intérieure et à orienter la politique monétaire vers la création de crédit afin de consolider la construction d’industries nationales de classe mondiale.

En parallèle, un débat sérieux a lieu à Moscou sur le fait que la Russie devrait suivre la même voie. Comme le dit un analyste, « la Russie ne devrait importer que les technologies dont elle a besoin jusqu’à ce qu’elle puisse les créer elle-même et n’exporter que le pétrole et le gaz nécessaires pour payer les importations qui devraient être sévèrement limitées. La Chine a toujours besoin de ressources naturelles, ce qui fait de la Russie et de la Chine des alliés uniques. Une nation doit être aussi autosuffisante que possible ».

Il se trouve que cela reflète exactement la stratégie du PCC, telle que définie par le Président Xi lors de la réunion du Comité Central du 31 juillet.

Et cela va également à l’encontre d’une aile néolibérale importante au sein du PCC – les collaborationnistes ? – qui rêverait d’une conversion du parti en social-démocratie de type occidental, en plus d’être soumise aux intérêts du capital occidental.

Comparer la dynamique économique actuelle de la Chine avec celle des États-Unis, c’est comme comparer une Maserati Gran Turismo Sport (avec un moteur V8 Ferrari) avec une Toyota Camry. La Chine, proportionnellement, détient un plus grand réservoir de jeunes générations très bien éduquées, une migration accélérée des campagnes vers les villes, une éradication accrue de la pauvreté, plus d’économies, un sens culturel de la gratification différée, plus de discipline sociale – confucianiste – et infiniment plus de respect pour l’esprit rationnellement éduqué. Le fait que la Chine fasse de plus en plus d’échanges commerciaux avec elle-même sera plus que suffisant pour maintenir la dynamique nécessaire au développement durable.

Le facteur hypersonique

Pendant ce temps, sur le front géopolitique, le consensus à Moscou – du Kremlin au Ministère des Affaires Étrangères – est que l’administration Trump n’est pas « capable de conclure un accord », un euphémisme diplomatique qui fait référence à une bande de menteurs de facto ; et elle n’est pas non plus « capable de respecter la loi », un euphémisme appliqué, par exemple, au lobbying en faveur de sanctions alors que Trump a déjà abandonné le JCPOA.

Le Président Poutine a déjà déclaré récemment que négocier avec l’équipe Trump, c’est comme jouer aux échecs avec un pigeon : l’oiseau marche sur l’échiquier, chie sans discernement, renverse les pièces, déclare la victoire, puis s’enfuit.

En revanche, un lobbying sérieux au plus haut niveau du gouvernement russe est investi dans la consolidation de l’alliance eurasiatique décisive, unissant l’Allemagne, la Russie et la Chine.

Mais cela ne s’appliquerait à l’Allemagne qu’après Merkel. Selon un analyste américain, « la seule chose qui retient l’Allemagne est qu’elle peut s’attendre à perdre ses exportations de voitures vers les États-Unis et plus encore, mais je leur dis que cela peut déjà se produire à cause du taux de change dollar-euro, l’euro devenant plus cher ».

Sur le front nucléaire, et bien au-delà du drame actuel de la Biélorussie – puisqu’il n’y aura pas de Maidan à Minsk – Moscou a fait savoir très clairement, en termes non équivoques, que toute attaque de missiles de l’OTAN sera interprétée comme une attaque nucléaire.

Le système russe de missiles défensifs – les S-500 déjà testés, et bientôt les S-600 déjà conçus – pourrait être efficace à 99 %. Cela signifie que la Russie devrait encore subir une certaine punition. Et c’est pourquoi la Russie a construit un vaste réseau d’abris contre les bombes nucléaires dans les grandes villes pour protéger au moins 40 millions de personnes.

Les analystes russes interprètent l’approche défensive de la Chine dans le même sens. Pékin voudra développer – si ce n’est déjà fait – un bouclier défensif, tout en conservant la possibilité de riposter à une attaque américaine avec des missiles nucléaires.

Les meilleurs analystes russes, comme Andrei Martyanov, savent que les trois armes principales d’une prochaine guerre présumée seront des missiles et des sous-marins offensifs et défensifs combinés à des capacités de cyberguerre.

L’arme clé aujourd’hui – et les Chinois le comprennent très bien – est le sous-marin nucléaire. Les Russes observent comment la Chine construit sa flotte de sous-marins – transportant des missiles hypersoniques – plus rapidement que les États-Unis. Les flottes de surface sont obsolètes. Une meute de sous-marins chinois peut facilement mettre hors d’état de nuire une force opérationnelle porteuse. Ces 11 forces américaines de transport sont en fait sans valeur.

Ainsi, dans l’éventualité – effrayante – où les mers deviendraient impénétrables en cas de guerre, les États-Unis, la Russie et la Chine bloquant tout trafic commercial, c’est la principale raison stratégique qui pousse la Chine à obtenir de la Russie la plus grande partie possible de ses ressources naturelles par voie terrestre.

Même si les pipelines sont bombardés, ils peuvent être réparés en un rien de temps. D’où l’importance suprême pour la Chine du gazoduc Force de Sibérie – ainsi que l’éventail vertigineux des projets de Gazprom.

Le facteur Ormuz

Un secret bien gardé à Moscou est que juste après les sanctions allemandes imposées à l’Ukraine, un grand opérateur énergétique mondial a approché la Russie avec une offre de détourner vers la Chine pas moins de 7 millions de barils par jour de pétrole plus le gaz naturel. Quoi qu’il arrive, cette proposition étonnante est toujours sur la table de Shmal Gannadiy, un des principaux conseillers du Président Poutine en matière de pétrole et de gaz.

Dans l’éventualité où cela se produirait, elle garantirait à la Chine toutes les ressources naturelles dont elle a besoin de la part de la Russie. Dans cette hypothèse, le raisonnement russe serait de contourner les sanctions allemandes en transférant ses exportations de pétrole vers la Chine, qui, d’un point de vue russe, est plus avancée que l’Allemagne en matière de technologie de consommation.

Bien sûr, tout cela a changé avec la conclusion imminente de Nord Stream 2 – malgré le fait que l’Équipe Trump n’a pas fait de prisonniers et sanctionné tous ceux qui étaient en vue.

Des discussions informelles ont clairement fait comprendre aux industriels allemands que si l’Allemagne devait un jour perdre sa source russe de pétrole et de gaz naturel, et que si le Détroit d’Ormuz était fermé par l’Iran en cas d’attaque américaine, l’économie allemande pourrait tout simplement s’effondrer.

De sérieuses discussions ont eu lieu entre les pays sur la possibilité d’une « Surprise d’Octobre » parrainée par les États-Unis, impliquant un faux drapeau à mettre sur le compte de l’Iran. La « pression maximale » exercée par l’Équipe Trump sur l’Iran n’a absolument rien à voir avec le JCPOA. Ce qui importe, c’est que même indirectement, le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine a clairement indiqué que Téhéran sera protégé en tant qu’atout stratégique – et en tant que nœud clé de l’intégration eurasiatique.

Les considérations croisées des renseignements se concentrent sur un scénario supposant un effondrement – très improbable – du gouvernement de Téhéran. La première chose que Washington ferait dans ce cas serait de retirer le commutateur du système de compensation SWIFT. L’objectif serait d’écraser l’économie russe. C’est pourquoi la Russie et la Chine intensifient activement la fusion des systèmes de paiement russe Mir et chinois CHIPS, et contournent le dollar américain dans le commerce bilatéral.

Il a déjà été joué à Pékin que si ce scénario se réalisait, la Chine pourrait perdre ses deux principaux alliés d’un seul coup, et devoir ensuite affronter Washington seule en étant encore incapable à ce stade de s’assurer toutes les ressources naturelles nécessaires. Ce serait une menace existentielle réelle. Et c’est ce qui explique la logique qui sous-tend l’interconnexion croissante du partenariat stratégique entre la Russie et la Chine, ainsi que l’accord Chine-Iran d’une durée de 25 ans et d’un montant de 400 milliards de dollars.

Bismarck est de retour

Un autre accord secret possible déjà discuté au plus haut niveau des services de renseignement est la possibilité d’un Traité de Réassurance Bismarckien entre l’Allemagne et la Russie. La conséquence inévitable serait une alliance de facto Berlin-Moscou-Pékin couvrant l’Initiative Ceinture et Route (BRI), parallèlement à la création d’un nouveau réseau – numérique ? – une monnaie eurasiatique pour l’ensemble de l’alliance eurasiatique, incluant des acteurs importants mais périphériques tels que la France et l’Italie.

Pékin-Moscou est déjà en marche. Berlin-Pékin est un travail en cours. Le chaînon manquant est Berlin-Moscou.

Cela représenterait non seulement le cauchemar ultime pour les élites anglo-américaines imprégnées de Mackinder, mais en fait le passage définitif du flambeau géopolitique des empires maritimes au cœur de l’Eurasie.

Ce n’est plus une fiction. C’est sur la table.

Pour compléter le tout, faisons un petit voyage dans le temps et remontons jusqu’en 1348.

Les Mongols de la Horde d’Or sont en Crimée, assiégeant Kaffa, un port de commerce de la Mer Noire contrôlé par les Génois.

Soudain, l’armée mongole est rongée par la peste bubonique.

Ils commencent à catapulter des cadavres contaminés par-dessus les murs de la ville de Crimée.

Imaginez donc ce qui s’est passé lorsque les navires ont recommencé à naviguer de Kaffa à Gênes.

Ils ont transporté la peste en Italie.

En 1360, la peste noire était littéralement partout – de Lisbonne à Novgorod, de la Sicile à la Norvège. Jusqu’à 60% de la population européenne aurait été tuée, soit plus de 100 millions de personnes.

On peut affirmer que la Renaissance, à cause de la peste, a été retardée d’un siècle entier.

Le Covid-19 est bien sûr loin d’être un fléau médiéval. Mais il est juste de se demander :

Quelle Renaissance pourrait-il bien retarder ?

Eh bien, il se pourrait bien qu’il fasse avancer la Renaissance de l’Eurasie. Cela se produit au moment où l’Hégémon, l’ancienne « fin de l’histoire », implose intérieurement, « distrait de la distraction par la distraction », pour citer T.S. Eliot. Derrière le brouillard, dans les pâturages du jeu de l’ombre, les mesures vitales pour réorganiser la masse terrestre eurasiatique sont déjà en cours.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

Definitive Eurasian Alliance Is Closer than You Think

asiatimes.com, le 26 août 2020

traduit par Réseau International

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ITER: Macron confirme sa soumission au nucléaire

août 30th, 2020 by Coordination anti-nucléaire Sud-Est

Expérience techniciste hasardeuse à plus de 20 milliards d’euros – un véritable gouffre financier – et à une échelle de temps en complet décalage avec les urgences sanitaires, climatiques et sociales , l’International Thermonuclear Experimental Reactor ITER est l’illustration de la mégalomanie et de l’arbitraire des pouvoirs politiques, économiques et techno-scientistes. Macron, comme ses prédécesseurs, entend poursuivre cette folie nucléariste implantée en pleine zone sismique. Fin juillet, en visioconférence, il a soutenu cette opération internationale délirante.

Fin juillet, en visioconférence, l’autocrate et manipulateur théâtraliste Macron s’est précipité au devant de la nucléocratie pour réaffirmer son allégeance au petit monde technoscientiste porteur du grand projet imposé et inutile (GPII) « International Thermonuclear Experimental Reactor » ITER. C’est le nouveau monde. Les japonais qui souhaitaient accueillir sur leur territoire ce délire aux risques incommensurables se sont désistés au dernier moment et le petit monde hexagonal des adorateurs de l’atome s’en est aussitôt frotté les mains, faisant passer cette menace d’implantation sur notre territoire pour une victoire. En 2005, le premier ministre français de l’époque, Raffarin, était déjà en extase compulsive : « Grâce à la fusion, la France deviendra l’Arabie saoudite du 21e siècle ». Ce siècle est déjà bien entamé et on attend toujours les miracles.

Sous aucun contrôle indépendant scientifique et populaire, ce projet en construction depuis 2010 est, en matière techno-scientiste le plus onéreux de tous les temps et à total contre-courant de l’urgence climatique et sociale.  Au vu des milliards d’euros déjà engloutis pour tenter de construire cette machine titanesque sur l’extension du site atomique du Commissariat à l’Energie Atomique de Cadarache (Bouches du Rhône) la marionnette des lobbys et mégalomaniaques en tous genres n’a pas résisté et, plutôt que de faire profil bas, a joué son numéro de claquettes au scénario pré-écrit par des cabinets regorgeant d’infiltrés aux ordres des intérêts privés.

Une marionnette, 20 milliards d’euros qui seront bientôt 60 milliards, une température de 150 millions °C et de nouvelles armes de destruction massive

Le provisoire Président Macron a vu dans la tentative d’assemblage des premières pièces maîtresses du réacteur l’occasion rêvée d’occuper le terrain médiatique et rappeler qu’il ne dérogerait pas, lui non plus, à la volonté des militaires et du sérail polytechnicien. Cette expérience hasardeuse et sans garantie qui a déjà coûté plus de 20 milliards d’euros – supérieur à l’EPR et ce n’est pas fini – ne produira aucune électricité pour les usagers et n’est qu’une prétention à tenter de démontrer qu’il serait possible de produire une énergie illimitée en mettant en œuvre la fusion atomique (celle des étoiles) qui, jusqu’à présent, n’a jamais pu être réalisée et encore moins contrôlée sur Terre. L’idée des fous est d’emprisonner un gaz radioactif plasmatique, le porter à une température de 150 millions °C (la température au cœur du soleil n’est « que de » 27 millions de degrés Celsius) au cœur d’une cage magnétique (le tokamak*) refroidis à – 270 °C (proche du vide interstellaire) par des électro-aimants. Les matériaux tiendront-ils ? Mystères et boules de gomme, ça c’est de la science et de la roulette russe de casino.

Le seul réacteur d’ITER pèsera trois fois la tour Eiffel, 23 000 tonnes, dans un complexe chantier de plus de 440.000 tonnes et 10 millions de pièces entouré de 40 bâtiments et deux usines de « cryogénisation » et « détritiation ». Si plus de 5000 personnes sont provisoirement employées sur ce gigantesque chantier son fonctionnement n’emploiera, si ITER, est achevé, que 1000 personnes.

ITER_ACalandra24.jpgCe projet devenu chantier a été dénoncé par les antinucléaires, ces gens dotés de raison et d’humanisme, et par de grands scientifiques et Prix Nobel de physique, en France comme dans le monde entier : Pierre-Gilles de Gennes, Georges Charpak ou Masatoshi Koshiba. Des voix qui ont vite été étouffées par la mise en scène propagandiste de la « fabuleuse aventure technique ».

Or la fusion thermonucléaire est un phénomène instable et non-linéaire, avec de forts risques de fuites, risques d’explosions, de secousses magnétiques (disruptions), dissémination de tritium radioactif très toxique et où un accident majeur ne peut être exclu. Qui plus est le flux neutronique intense, provoqué lors de la réaction de fusion, rend inéluctablement hautement radioactives les parois de l’enceinte de confinement, et générera forcément des dizaines de milliers de tonnes de déchets dont la radioactivité mortelle perdurera pour plus de 100 ans. Le « combustible » atomique utilisé sera le tritium (utilisé aussi dans les bombes atomiques thermonucléaires). Un hydrogène radioactif très difficile à confiner qui n’existe pratiquement pas à l’état naturel et qui doit être produit préalablement dans un autre réacteur nucléaire à fission générant évidemment des rejets nocifs dans l’eau et l’atmosphère et nombre de déchets radioactifs. Des risques supplémentaires dont les nucléaristes se contre-foutent.

Au vu de ses caractéristiques et des processus atomiques à l’oeuvre ITER pourraient aussi servir à la création de nouvelles armes de destruction massive et de terreur sur les peuples.

Les protestations et démonstrations n’ont pas eu de succès et, dans l’indifférence quasi générale des populations à l’esprit aseptisé et formaté, le rouleau compresseur des tenants de pouvoir a poursuivi son œuvre macabre.

On rase, on brûle, on flambe, un bilan épouvantable

Déjà les coûts et les délais s’emballent et ne seront pas tenus, évidemment, mais qu’importe car les financeurs seront bien pressurisés. Il s’agit des populations des différents pays participants qui, sans consultation aucune, acceptent de fait que les autres budgets nationaux (santé, culture, éducation, social) soient réduits pour satisfaire l’appétit et le besoin de reconnaissance de quelques-uns.

ITER_chantier-1.jpg200 000 m3 de rocher ont été détruit à l’explosif, 45 ha de forêts méditerranéennes domaniales ont déjà été sacrifiés et rasés dans les Bouches-du-Rhône auxquels s’ajoutent les autres espaces impactés par les routes d’accès et l’emprise d’une ligne à très haute tension devant apporter d’un autre lieu … l’électricité indispensable au fonctionnement du chantier et de la bête immonde. Ca va consommer plus d’électricité, beaucoup plus, énormément plus, que ça ne va en produire. Au départ, les initiateurs annonçaient que cette chaudière infernale ne consommerait que 50MW pour une production de chaleur de 500MW pendant six petites minutes (le tiers de la puissance de l’EPR) soit un multiplicateur énergétique de 10. A présent, après avoir revu leurs savants calculs certifiés conformes et être retombés sur Terre ils avouent qu’on sera plus près de 300MW consommés soit un multiplicateur de seulement 1,6. Proposition : que leur revenus personnels suivent la même courbe.

Sans parler que personne ne sait comment récupérer la moindre part de l’énergie mise en jeu. Sans évoquer non plus que le transport des pièces fabriquées sur plusieurs autres continents représente la consommation électrique d’une ville comme Bordeaux, Le bilan CO2 et de gaz à effet de serre d’ITER est une épouvante. A l’image du transport de l’aimant supraconducteur « PF6 », le 22 juin dernier fabriqué en Chine et arrivée sur place après un périple maritime et routier de trois mois et 10 000 km depuis la ville chinoise de Hefei (province de l’Anhui). Ou encore des convois maritimes et routiers,  dans les cinq prochaines années, en provenance des pays partenaires : 220 transports rien que pour les plus gros composants.

Le gouffre financier sans fond d’ITER

Estimé en 2001 à 5 milliards d’euros, le projet/chantier ITER a dépassé l’an dernier les 20 milliards. Quatre fois plus. A ce rythme-là et connaissant la propension de la nucléocratie à jongler avec les milliards qu’elle n’a pas et son peu de capacité à prévoir quoi que ce soit en matière financière et de coûts (ou à dissimuler pour obtenir incessamment des rallonges) d’ici 20 ans le scandale ITER claquera au visage des générations futures. On parle déjà en coulisse de 60 milliards à faire supporter aux gosses pas encore nés. Dommage que le groupe EELV au Conseil régional Paca est voté en faveur d’ITER moyennant un deal avec la nucléocratie et les politiciens nucléaristes.

ITER_Cadarache_localisation.pngLa France, qui doit prendre à sa charge au moins 9% de ITER – qui mobilise un consortium de 35 pays – a déjà détourné entre 1974-2003 plus de 10% des fonds de Recherche et Développement aux dépens de la mise en œuvre de la transition énergétique. Pour ce même pourcentage les économies d’énergie et les énergies renouvelables conduiraient à une réduction durable effective de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre dont le CO2 tout en créant un nombre d’emplois durables supérieurs.

La mise en service était prévue, promis juré foi de nucléariste, pour 2014. Repoussée d’année en année sous l’oeil attendri et inerte des pouvoirs politiciens, il se murmure logiquement que cela pourrait être avec 10 ans de plus! Avec d’éventuels premiers résultats espérés autour des années 2035 voir, dernièrement susurré pour 2054 ! Si le développement de ce réacteur de démonstration devient opérationnel un jour, les nucléocrates se mettent à rêver du lancement d’un réacteur de série à partir de 2060 ou 2080.

Icare s’est brûlé les ailes en voulant approcher le soleil et a chu dans les ténèbres. Les technoscientistes et politiciens qui, reconnaissons-le, ne sont pas les mieux dotés en sagesse et réponses aux besoins fondamentaux de la planète et du vivant, poursuivent dans ce rêve délirant. Il y a du pathologique en eux et le locataire de l’Elysée en est, en la matière, bien imprégné voir dégoulinant.

J.R

Image en vedette : pikist.com

 

* acronyme russe de « Chambre toroïdale, bobines magnétiques »

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Coronavirus: une organisation minutieuse du massacre?

août 30th, 2020 by Jean-Yves Jézéquel

On peut tourner dans tous les sens la question de savoir, à qui peut donc profiter cette hystérie collective d’un COVID-19 menaçant nos vies alors que tous les indicateurs commentés par des épidémiologistes de renom nous disent que rien ne justifie ces « mesures » délirantes prises par les « gouvernants » !

A première vue, dans ce jeu stupide que le monde entier est en train de jouer, tout le monde est perdant ! Si tout le monde est perdant, qui donc peut être gagnant, puisque l’hystérie est entretenue à dessein et les « autorités » persistent et signent ! C’est quoi l’objectif au-delà des apparences selon lesquelles tout le monde serait perdant ?

Reprenons un à un les éléments de cette hystérie collective.

1 – La « distanciation sociale » !

Le sens de la « distanciation » dite « sociale », n’est explicable que si l’on comprend l’importance pour les prédateurs de l’aristocratie stato-financière – à l’origine de ces mesures qu’ils se permettaient ouvertement de ne pas respecter eux-mêmes sachant parfaitement que cette opération de grande envergure n’avait rien à voir avec un souci sanitaire – de creuser davantage le fossé entre les classes « favorisées » et la masse du peuple des « défavorisés ». Cette « distanciation » toujours en vigueur a pour effet immédiat et efficace, la division, l’opposition, la confrontation et l’ensauvagement qui s’en suit. 

« L’autre » se transforme alors en porteur sain mais coupable a priori. « L’autre », c’est celui-là qui ne respecte pas les règles. « L’autre », c’est celui-là qui n’est pas patriote et qui se permet donc de remettre en cause la version officielle de la vérité, puisque le pouvoir est obligatoirement « innocent ». « L’autre » c’est celui qui est moins propre que « moi », le discipliné, le bon citoyen, le « responsable ». « L’autre » c’est celui qui est dans la dissidence, dans la révolte, dans la contestation, dans la rébellion ou la délinquance et qui est incapable de se montrer respectueux des règles, adulte discipliné. « L’autre » c’est celui qui est irresponsable. « L’autre » ne se soucie guère de la bonne santé de tous, c’est un « égocentrique ». « L’autre » est donc un ennemi qu’il faudra dénoncer, chasser, harceler, poursuivre, persécuter et abattre. 

« La distanciation sociale » crée un comportement qui oblige chacun à considérer « l’autre » comme son ennemi ! Chacun peut donc devenir le tueur de l’autre. Chacun est placé d’office dans cette posture d’abord « inconsciente », mais qui ne peut que se transformer en folie furieuse dès que le coup de sifflet du maître chanteur aura été donné…

2 – Le masque par précaution sanitaire !

Chacun de nous peut se demander, pourquoi dois-je porter un masque quasi en permanence dans la vie réelle de tous les jours, alors que je ne suis pas malade !?

Réponse officielle : parce que, étant discipliné et responsable je me soucie de la santé des autres, tout en me protégeant moi-même.

Mais si chacun se sait non malade, comment peut-il contaminer l’autre sans être d’abord malade et comment tous les autres qui ne sont pas plus malades que moi pourraient-ils me contaminer sans être eux-mêmes malades au préalable ? Je suis donc invité à penser que tous ces gens qui portent le masque sont forcément malades et donc menaçants !

Le masque est clairement une absurdité sur le plan sanitaire, car de plus, il n’est plus à démontrer que le masque, porté dans les conditions quotidiennes qui sont les nôtres, ne protège ni soi-même ni les autres de quoi que ce soit : le motif sanitaire est parfaitement bidon.

Non seulement le masque est inutile sur le plan sanitaire, mais il est même tout le contraire : il est nuisible, il constitue en soi une menace sanitaire pour celui qui le porte.

Puisque les « autorités » l’ont elles-mêmes répété à foison « que le masque ne servait à rien, qu’il était inutile d’en porter, puis qu’il était interdit d’en porter », jusqu’à infliger des amendes et de la prison à ceux qui en portaient, à l’époque où commençait cette hystérie nommée par une étude du ministère de l’Intérieur allemand, « une fausse alerte de pandémie », il faut donc bien comprendre que le but du port du masque obligatoire n’est pas du tout une mesure sanitaire, mais une mesure politique destinée à placer chacun dans la position d’être l’ennemi de l’autre : tout est prêt pour s’entretuer… J’ai moi-même déjà été insulté et menacé dans la rue par des gens ordinaires, « non assermentés » et faisant pourtant le travail de la police, parce que je ne portais pas le masque. La délation est déjà en route et cette mentalité détestable est toujours vivante chez un nombre incroyable de demeurés.

3 –  Le « confinement » dit sanitaire !

On se souvient, je l’espère, de l’insurrection des Gilets Jaunes et de tous les autres mouvements sociaux engagés partout dans le monde face à une oligarchie aux abois, se sentant menacée par la montée de la rébellion des peuples.

Face à une telle détermination des populations les plus défavorisées, il allait de soi que la répression violente des Etats, (les violences policières et judiciaires, toutes les horreurs des injustices administratives, la perte de toutes les libertés publiques, cet ensemble de violences gratuites que nous avons dénoncées depuis 2018), ne pourrait pas éviter à un moment donné, l’escalade de cette violence, encouragée d’ailleurs par des privilégiés du « camp » des préfet Lallement, des Cohn Bendit, des Luc Ferry, des BHL et d’un certain nombre de journalistes Kapos, jusqu’à la nécessité d’une organisation d’un massacre, parfaitement logique et inévitable pour un pouvoir contesté et menacé à ce point.

Ce moment crucial du « massacre » était venu : il fallait faire quelque chose pour briser cette révolte coûte que coûte.

Les maîtres du monde avaient vu venir ce moment et déjà depuis l’expérience du H1N1, ils en avaient tiré les leçons, sachant désormais ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire. 

Dans cette organisation du dressage, l’idée d’une pandémie bien préparée était géniale, machiavélique, car elle pouvait légitimer une « assignation à résidence » appelée « confinement », imposée d’office à toutes les populations du globe. En un quart de tour, toutes les révoltes, manifestations, insurrections ont été bâillonnées ; nous avons tous été considérés comme des criminels placés sous les verrous (cela s’est fortement ressenti davantage pour les citadins sans jardin ni terrasse, comme cela a été le cas de beaucoup d’Espagnols en particulier, l’Espagne ayant été le pays qui a expérimenté le confinement le plus radical) en nous persuadant de nous enfermer nous-mêmes et en culpabilisant tout « irresponsable » qui ne se plierait pas à cette consigne, elle aussi absolument absurde, puisque l’on sait scientifiquement aujourd’hui que ce sont ceux qui ont le moins « confiné » qui ont été les moins affectés par ce délire hystérique sur le coronavirus orchestré par les prédateurs au pouvoir… (Cf.,  Intervention de la Généticienne Alexandra Henrion-Caude, chercheur à l’INSERM, sur TVL du 31 juillet 2020 ; Cf., l’intervention radiodiffusée (SUD-RADIO) du professeur de médecine J-F Toussaint de l’Université de Paris, qui ose dénoncer l’activité louche de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il a pointé précisément la manipulation occulte des grandes puissances économiques dans l’affaire de l’hystérie populiste pandémique et il y qualifie le confinement « d’arme de destruction massive ».

Le Professeur Jean-François Toussaint récidivait sur le plateau de CNEWS le 18 août 2020 en disant que « Nous sommes actuellement dans l’instrumentalisation, l’utilisation des indicateurs qui vont influencer les membres du Conseil Scientifique en charge d’adapter les comportements de la société, mais plus en relation avec la réalité, avec le risque réel de pandémie, mais en relation avec une volonté explicite d’imposer aux gens d’autres schémas de pensée ».

Il faut également dire et redire, répéter en insistant sur les chiffres qui sont aujourd’hui à notre disposition, que la courbe de la pandémie a été exactement la même dans les pays qui n’ont pas confiné que dans les pays qui ont confiné. Le confinement a été une arme de destruction massive un point c’est tout, et tous ceux qui persistent à dire que le confinement a limité le nombre de morts, sont parfaitement malhonnêtes ou idiots, puisque nous pouvons consulter les chiffres aujourd’hui à notre disposition, disait encore le Professeur J-F Toussaint qui renvoyait les auditeurs aux publications à travers le site de la Santé Publique Française.

On se demande qui sont ces gens qui mettent si longtemps à ouvrir les yeux et quels sont leurs problèmes personnels pour qu’ils puissent encore croire aveuglément à l’innocence du pouvoir et se fier à sa parole sans aucun esprit critique ! Je pensais ces temps révolus, mais ce n’est pas le cas. Des millions de personnes à travers le monde attendent comme le « messie » le vaccin salvateur qui va les délivrer de ce cauchemar ! Même des docteurs en médecine, universitaires, sont capables d’un tel comportement en étant « sincèrement » persuadés que le système ne peut ni se tromper ni les tromper ! Un troupeau de moutons peut marcher silencieusement vers l’abattoir sans chercher à s’échapper !

La seule explication que je trouve à ce mystère de la défaillance de l’intelligence, c’est la question de la croyance. Lorsque la croyance est en cause, la raison n’a plus rien à dire, même si les gens qui affirment sincèrement leur « croyance » restent persuadés d’être dans une pensée rationnelle ! Toucher à une croyance entraîne aussitôt une intolérance, un jugement, une condamnation prononcée contre l’incroyant et son exécution est aussitôt organisée considérant que la fin justifie tous les moyens : le discrédit, la raillerie, le lynchage, les accusations arbitraires de « délire », de « complotisme » ou de « populisme », le discours moralisateur, donneur de leçons, les menaces de répression, bref, des accusations traditionnelles de l’inquisition qui permettent de ne rien remettre en cause sur sa croyance. La croyance maintient toujours le croyant dans une forme ou l’autre de l’arriération mentale puisque toute croyance exclut d’emblée la place essentielle de la raison critique : c’est la raison pour laquelle on l’appelle « croyance ».

 4 – La vaccination but final de la « libération » des peuples maltraités !

Concernant la vaccination, c’est la cerise sur le gâteau !

Le Pr Toubiana chercheur à l’INSERM expliquait sur BFMTV le 26 août 2020 qu’il n’y avait pas d’épidémie infectieuse, à sa connaissance il n’avait observé qu’une épidémie d’angoisse généralisée à travers le monde, alimentée et entretenue par l’OMS. Il expliquait qu’une épidémie sans malades ne peut pas exister. Qu’il y ait eu confinement ou pas confinement la courbe épidémique était exactement la même concernant la période qui a vu venir cette nouvelle forme de grippe. La courbe de la Suède qui n’a pas confiné est exactement la même que celle de l’Espagne, de l’Italie ou de la France qui ont confiné.

Il rappelait également que aucun test actuellement existant n’est fiable en ajoutant que le SARS-COV-2, n’a jamais été identifié par aucun test. De plus les morts soi-disant « par coronavirus » n’ont jamais été autopsiés car l’autopsie a été interdite ! Par qui a-t-elle été interdite et pourquoi a-t-elle été réellement interdite ? Les spécialistes comme le Pr Toubiana, le Pr Perronne, le Pr Raoult, le Pr J-F Toussaint, en France ; le Pr Yoram Lass en Israël ; le Dr Luis de Benito de l’Hôpital El Escorial de Madrid dénonce à la télévision la manipulation honteuse qui est faite sur les chiffres des morts par « coronavirus » ; le Dr Nicole Delépine, en France ; le Dr Carrie Madej , aux Etats-Unis ; Le Dr Larry Palevsky à la Commission Européenne lors d’une audition publique, le 19 février 2020, expliquait déjà que le système immunitaire ne faisait plus la différence entre ce qu’il devait éliminer et ce qui lui appartenait, il était donc question d’une immunodéficience; le Dr Roberto Patrella, en Italie ; le physicien David Mendels dans une interview sur Le Média du 9 juin 2020… disent les uns et les autres dans les écrits ou commentaires, interviews sur les télévisions ou sur Youtube, que 90% des personnes testées seront forcément positives puisque c’est la normalité : nous sommes tous porteurs sains de plusieurs formes de coronavirus. Quelqu’un déclaré positif n’est pas automatiquement un malade, dans le cas contraire, nous serions au moins 90% de malades.

Le COVID-19 n’est pas le nom du virus c’est le nom du plan international de contrôle et de réduction des populations. L’objectif est un dépeuplement massif de 80% de la population mondiale. 

Henry Kissinger dans une conférence sur l’eugénisme à l’OMS, le 25 février 2009 disait : « Une fois que le troupeau a accepté la vaccination obligatoire, la partie est gagnée ! Ils vont alors accepter n’importe quoi, ‘pour le plus grand bien’. On pourra modifier génétiquement les enfants ou les stériliser – ‘pour le plus grand bien’. Contrôler le mental du mouton et vous contrôlez le troupeau. Les fabricants de vaccins peuvent s’attendre à faire des milliards, et plusieurs d’entre vous, êtes dans cette salle des inventeurs. C’est un énorme jeu gagnant-gagnant ! On diminue le troupeau et le troupeau nous paie pour leur fournir des services d’extermination. » 

Le 25 août 2020, sur fr.sott.net, le Dr Carrie Madej explique dans le détail le danger de la nanotechnologie utilisée dans le vaccin COVID-19. Chacun peut aller voir cette vidéo instructive, s’il a envie de savoir !

Pour finir, nous allons regarder ce que contiennent ces fameux vaccins qu’on nous prépare et qu’on voudrait rendre obligatoires !

Le Pr J.B. Fourtillan, le Dr Serge Rader, le Dr C. Tal Schaller se sont penchés sur la question. Dans une vidéo qui est diffusée sur www.verite-covid19.fr, on peut trouver les références de tout ce qui est détaillé dans cette analyse.

On découvre tout d’abord le Brevet W0 2020.060606A1 du 26 mars 2020 déposé par Microsoft dans quasi tous les pays du monde. Ce brevet concerne la « cryptocurrence ».

Ce sont des nanoparticules qui sont ajoutées dans le flacon des vaccins. Les nanoparticules sont donc injectées avec le vaccin et il est impossible de s’en débarrasser : elles habiteront le corps du vacciné jusqu’à sa mort.

N’importe quel téléphone portable pourra communiquer avec ces nanoparticules et chaque vacciné sera sous surveillance permanente grâce à son téléphone ou à n’importe quel téléphone passant à proximité.

On trouve donc dans ce vaccin : 4 fragments du VIH1 : ceux-ci entraînent une immunodéficience et ses conséquences…

On y trouve également des séquences d’ADN du germe de la Malaria ; 157 séquences ADN et des protéines sous le brevet US8,243,718B2 : ni leur présence ni leur rôle ne sont expliqués dans ce vaccin… Enfin, on y trouve donc des nanoparticules qui permettront comme on l’a dit une surveillance permanente des individus. 

Un autre vaccin : le ChAdOx1 n-CoV-19 contient lui le covid-19 porté par le vecteur du virus ChAdOx1.

Les nanoparticules décrites dans le brevet Microsoft PCT/US2019/038084, sont présentes dans ce vaccin à partir duquel un contrôle sera possible et permanent grâce à la technologie 5G.

On y trouve également des désinfectants : le Thimerosol ou Formaldehyde et des antibiotiques. La création forcée d’une immunodéficience entrainera l’impossibilité de se défendre naturellement contre toute maladie virale.

5 –  Les morts « par coronavirus »

Tous les chiffres sur les morts « par coronavirus » sont faux, partout dans le monde. Une falsification volontaire est réalisée partout dans le monde : un médecin généraliste de Lille, en France, Bruno Vermesse, écrivait au ministère de la santé et au responsable de la santé en demandant l’autorisation de faire les contrôles qui s’imposaient pour en avoir le cœur net sur le soi-disant virus mortel. On lui répondait que les procédures auxquelles il voulait avoir accès étaient interdites ! Pourquoi étaient-elles interdites ? Pas d’explication du ministère de la santé…

« Je demandais de pouvoir faire une sérologie chez tous patients avec PCR positif pour détecter les faux positifs… Pas le droit !!! En clair… les PCR positifs ne sont jamais symptomatiques et les symptomatiques n’ont jamais de PCR positif… Si on teste massivement, évidemment qu’on va trouver des PCR positifs chez les gens guéris…

Rappelons que, en revanche, avec tout cela ce sont des avalanches de dépressions, des suicides en masse et des prises en charge catastrophiquement retardées pour des maladies graves…

Cette épidémie a été dix fois moins grave que celle de la grippe de 2017/2018… »

Si une falsification explicite n’est pas faite délibérément, elle est réalisée en faisant une confusion volontaire entre « mort avec le covid-19 » et « mort à cause du covid-19 »… 

Le ministre de la santé en Grande-Bretagne a demandé aux services de santé de revoir intégralement leur manière de compter les morts par covid-19, car « de toute évidence, les calculs étaient largement inexacts », disait-il récemment.

Des milliers de kits de test ont été découverts déjà pré-contaminés au covid-19. (Cf., Dr Carrie Madej, sur Youtube du 27 juillet 2020)

Je recommande encore la lecture du dossier « coronavirus » publié par www.mondialisation.ca, car il est très fouillé, très complet et très documenté. Les meilleurs spécialistes s’y expriment et chacun peut se faire une idée précise sur une campagne dans laquelle la confusion a volontairement régné à tout moment pour maintenir les gens dans la pétrification de la peur, ennemi numéro un de la raison.

CONCLUSION

La seule réponse possible à la question « à qui profite cette hystérie collective du covid-19 », c’est un programme de contrôle et de réduction des populations. Les gens de la classe stato-financière, les « élites » du monde qui font la pluie et le beau temps sur la planète vont-elles se faire vacciner avec ces vaccins ? Elles ont déjà déclaré ouvertement qu’il n’en était pas question. C’est le peuple des plus modestes et des plus défavorisés, ceux qui protestent, qui contestent, qui se révoltent, qui ne sont plus « utiles » pour le monde des profiteurs d’en haut. Ce sont eux qu’il faut « éliminer » ou contrôler. C’est pourquoi, cette campagne criminelle du massacre coronavirus est intolérable et il serait bien possible qu’elle puisse entraîner la fin de la vie humaine sur Terre. Nous allons au-devant de grandes violences…

Jean-Yves Jézéquel

Source de l’image en vedette : Wikimédia Commons

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1.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec la fermeture prolongée de secteurs vitaux de la société civile ?

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2.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec le fait d’empêcher les médecins généralistes de prescrire les traitements qu’ils connaissent bien ?

La France interdit l’hydroxychloroquine pour traiter le coronavirus

Riposte à la covid-19 : la saine colère du Dr BELLATON

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3.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec le confinement de millions de gens ayant occasionné une augmentation des violences intra-familiales (femmes et enfants battus) ?

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France : nette augmentation des signalements de violences conjugales pendant le confinement

4.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec le désespoir moral engendré par le confinement et les discours morbides des médias ?

Coronavirus : il y a « une augmentation des dépressions du fait des conséquences psychiatriques du confinement », alerte une psychiatre

Comment le confinement favorise la dépression

5.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec l’augmentation des suicides provoquées par les mesures anti-COVID

Le confinement a provoqué une hausse de suicides

6.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec des conditions responsables de chômage massif lui-même responsable de pauvreté, de manque d’accès aux soins, de criminalités, de violences et de famine ?

Le Covid-19 provoque une envolée du chômage dans le monde

Lourd impact du Covid-19 sur l’emploi belge

7.Pensez-vous que « sauver des vies » est compatible avec l’appauvrissement des pays déjà extrêmement pauvres ?

COVID-19, le verrouillage et la destruction au niveau mondial : Impacts économiques et sociaux

Pensez-vous que « sauver » des vies est compatible avec l’arrêt des soins donnés aux maladies humaines les plus morbides ?

La COVID-19 a de graves répercussions sur les services de santé soignant les maladies non ‎transmissibles (cancers, cardiopathies, diabète…)

La mortalité de la COVID-19 est encore inconnue mais bien moindre que celle annoncée et surtout, bien moindre que toutes les conséquences de sa gestion.

  • Le manque d’eau tue 5 millions de personnes chaque année.
  • 5 millions d’enfants malnutris meurent chaque année.

Planetoscope

  • Les maladies cardiovasculaires ont tué 18 millions de personnes en 2017.
  • Les cancers ont tué 10 millions de personnes en 2017.

Our World in Data: Causes of Death

Et cela va s’aggraver fortement en raison de la gestion d’une seule maladie ? 

Pour « sauver des vies » ?

Les médias disent que c’est la maladie COVID-19 qui entraîne toutes ces conséquences, chômages, désastres économiques, confinement pathogène…

NON !

C’est la gestion de votre gouvernement, de ces « experts » qui en est la cause !

Leurs choix, leurs décisions face au COVID-19 !

Nos gouvernements, face à une seule maladie, ont décidé de sacrifier des vies !

Pensez-vous toujours que la gestion de la crise COVID-19 par nos gouvernements a réellement sauvé des vies ?

Dr Pascal Sacré

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Le 27 août, invité de RTL, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a appelé à la formation d’un nouveau gouvernement au Liban et à la mise en place de réformes d’urgence, faute de quoi « le risque, c’est la disparition » du pays ! ». 

À la question : Vous serez lundi et mardi prochain [le 31 août et le 1er septembre] au Liban aux côtés du président Emmanuel Macron. On sera à quatre semaines après la double explosion de Beyrouth. D’abord, sur le plan de l’urgence sanitaire, est-ce que toute l’aide française est arrivée ? Je veux dire est-ce qu’elle est arrivée dans les bonnes mains ? Est-ce qu’elle va aux ONG ? 

Monsieur Le Drian a répondu : Il y a d’abord, je trouve, un processus de solidarité à l’égard du Liban qui est énorme, qui est même émotionnel quand on entend les déclarations des uns et des autres, de solidarité avec le Liban. C’est frappant. C’est dû à notre histoire commune qui est ancienne, puisque ça date de 1536 : François 1er et Soliman, Soliman dit le Magnifique. Donc, ça remonte à loin. Mais, il y a vraiment une histoire commune, un partage de la souffrance qui existe et des actes de solidarité spectaculaires qui ont été initiés. La France est au rendez-vous… [pour la suite, vidéo ici][*]

Faut-il voir cet élan du gouvernement français sous l’angle de la solidarité et de l’histoire uniquement, ou bien est-il motivé par des raisons plus « pragmatiques », comme nous l’explique M. Walid Charara ? [Mouna Alno-Nakhal, NdT]. 


En Méditerranée orientale, face aux exercices aériens et navals annoncés par la ministre française de la Défense Florence Parly et auxquels participent, aux côtés de la France, la Grèce, Chypre et l’Italie, des navires de guerre turcs et un destroyer américain mènent leurs exercices militaires dans la même région. 

Les puissances navales européennes, principalement la France et la Grande-Bretagne, ne peuvent plus évoquer la Méditerranée en tant que leur « mare nostrum », expression latine signifiant littéralement « notre mer », ou en tant que lac occidental comme elle le devint effectivement après la « bataille de Lépante » en 1571. Une bataille navale qui s’est déroulée entre la flotte ottomane et la flotte de la « Sainte Ligue » réunissant nombre de puissances européennes de l’époque, dont l’Espagne et plusieurs villes italiennes, pour se conclure par la défaite des Ottomans. 

Et aujourd’hui, nombre de prétextes historiques et juridiques sont fortement invoqués [contre une telle suprématie européenne] en pleine confrontation géopolitique et géoéconomique se déroulant en Méditerranée orientale. 

Ainsi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n’a pas caché son rejet des effets du « Traité de Lausanne » signé par la Turquie en 1923. Selon ses propres termes, un traité qui fait que la Turquie a renoncé « à des îles proches de nous au point que si nous appelions leurs habitants de notre territoire, ils nous entendraient ». Tout comme il avait déclaré lors d’une réunion des maires en 2016, que son pays « lutte toujours pour l’accord sur nos frontières maritimes et même notre espace aérien et notre territoire, car ceux qui ont représenté la Turquie à Lausanne nous ont lésés et nous récoltons aujourd’hui ce qu’ils ont commis ». 

La logique du front adverse, lequel comprend la Grèce, Chypre, la France, l’Italie et l’Égypte, repose sur des références telles que le droit international, le droit de la mer, les traités et les accords internationaux et, bien entendu, le même « Traité de Lausanne » en tant que base devant régir le comportement des États. 

Ce que cette logique ignore est que les équilibres des puissances internationales ayant produit l’ensemble de ces références sont entrés dans une phase de changement rapide, notamment au cours des deux dernières décennies. 

En effet, l’hégémonie occidentale euro-américaine, laquelle s’est enracinée après les deux guerres mondiales, est en déclin continu face à la montée en force et en influence de grandes et moyennes puissances non occidentales, telles la Chine, la Russie, l’Iran, la Turquie, l’Inde et l’Afrique du Sud, pour ne citer que celles-ci. Les rapports du Pentagone ne se trompent pas lorsqu’ils décrivent la Chine et la Russie comme des puissances cherchant à remettre en question les bases et les règles du système international établi par l’Occident, autrement dit : le système de l’hégémonie occidentale. Description toute aussi exacte pour les puissances non occidentales précitées, lesquelles considèrent que ce système veille aux intérêts de ses composantes occidentales au détriment des intérêts et de la souveraineté d’autres pays et, en particulier, des peuples des pays du Sud. 

La position de la Turquie sur ses frontières maritimes est essentiellement similaire à la position de la Chine sur Hong Kong et Taiwan, à la position de la Russie sur la Crimée, et à la position des peuples arabes sur les frontières artificiellement créées entre leurs pays ou sur l’entité sioniste usurpatrice, laquelle jouit néanmoins d’une reconnaissance et d’une légitimité internationale ! 

Dire cela ne signifie pas que les considérations nationales expliquent à elles seules la position d’Erdogan. Il est indubitable que les considérations économiques -dont la maximisation de la part de la Turquie dans les gisements de gaz offshore- ont un poids décisif dans l’ordre de ses motivations, ainsi que les calculs de politique interne liés à sa quête de popularité depuis que les élections municipales de 2019 ont montré une baisse notable de ses moyennes. Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, une nette majorité de l’élite et de l’opinion publique turques, y compris les opposants aux orientations idéologiques et politiques de l’AKP [Parti de la justice et du développement], soutient le gouvernement d’Erdogan dans l’affrontement en cours à l’est de la Méditerranée. 

Cependant, si les motifs des interventions chypriote et grecque sont compréhensibles car directement liés à la défense de leurs intérêts et de leur propre part en gisements de gaz, abstraction faite du débat historique sur leurs frontières maritimes avec la Turquie, les motivations des interventions française et italienne méritent réflexion et analyse. En effet, la contribution des entreprises des deux pays aux projets d’exploration et d’extraction de gaz à Chypre, en Grèce ainsi qu’en Égypte, et le fait que les gisements de gaz en Méditerranée orientale permettront aux pays du vieux continent de diversifier leurs sources et ainsi réduire leur dépendance au gaz russe, ne suffisent pas à cerner leur mobile profond. Et ce, d’autant plus que le gaz éventuellement extrait de gisements sous souveraineté turque serait, en grande partie, vendu à l’Europe. 

En réalité, le facteur le plus provocateur pour les parties européennes concernées est le fait que la Turquie ose reconsidérer les frontières maritimes tracées par des rapports de force favorables à la France et à la Grande-Bretagne après la Première Guerre mondiale, puis imposées par leurs flottes avec la coopération des Américains après la Deuxième Guerre mondiale. Depuis, c’est le contrôle stratégique de la Méditerranée sous prétexte d’assurer le respect du droit international, du droit de la mer, de la liberté de navigation et des frontières maritimes des États riverains qui a été l’un des fondements de l’hégémonie occidentale sur les pays situés sur ses deux rives est et sud. La tentative d’une puissance régionale montante comme la Turquie de modifier cette réalité, même partiellement, est donc au cœur de l’affrontement actuel.

D’ailleurs, s’il fallait donner à comprendre les constantes stratégiques qui gouvernent encore la vision occidentale de cette mer ; il suffirait de rappeler l’ampleur de l’irritation européenne vis-à-vis de la présence navale russe en Syrie et de l’insistance des experts occidentaux à considérer le Hezbollah comme une base avancée de l’Iran sur la rive orientale de la Méditerranée. 

Il est vrai que les États-Unis ont adopté une position neutre à l’égard de cette confrontation et qu’ils tiennent à ménager la Turquie pour des raisons en rapport avec leur volonté de limiter son rapprochement croissant de la Russie. Laquelle Russie ménage également la Turquie, certaines informations évoquant sa possible participation à des opérations d’exploration et d’extraction de gaz pour le compte de ce pays. Par conséquent, s’il fallait tirer une indication de ces deux attitudes, ce serait le constat du poids croissant de la Turquie et des efforts internationaux consentis pour l’adaptation à cette évolution. 

Finalement et à la lumière de ces données, l’élan de la France vers le Liban et son insistance sur l’urgence de la formation d’un gouvernement et de la poursuite des réformes prennent une nouvelle dimension qui n’a rien à voir avec la solidarité humaine et les relations historiques entre les deux pays. 

Walid Charara

20/08/2020

Source : Al-Akhbar et New Orient News (Liban)

https://al-akhbar.com/World/293172

Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation

 

[*][ Liban : « Le risque, c’est la disparition » du pays, dit Le Drian sur RTL]

Monsieur Walid Charara est un journaliste libanais. Il est par ailleurs chercheur en relations internationales et consultant pour de nombreux médias arabes et occidentaux. 

Il n’y a qu’à la faveur d’un direct qu’on peut entendre un peu de vérité sur les médias dominants qui déversent sans répit la propagande du Capital avec une efficacité à côté de laquelle la célèbre Pravda soviétique fait bien pâle figure. Les voix qui s’élèvent contre l’obligation de porter le masque partout, même tout seul dans un parc, même sous un casque de moto, une mesure aussi grotesque que vexatoire, par ailleurs assortie de bien plus graves restrictions à la liberté individuelle et collective, sont rares.

D’abord parce qu’il faut un grand courage pour oser s’élever contre la version officielle assénée à longueur de temps par tous les pouvoirs confondus, et ensuite parce que cette audace a pour résultat de vous fermer à tout jamais les plateaux de TV, ce qui serait une catastrophe pour les médecins qui viennent tout juste d’y prendre une place prédominante.

Les rares médecins qui ne partagent pas la dévotion frénétique des pouvoirs en place pour Big Pharma sont aussitôt ostracisés, dénigrés, ridiculisés et remplacés par les amis des grands laboratoires, une clique d’ailleurs bien rémunérée dont France-soir, le seul média à ne pas suivre la ligne officielle, vient de chiffrer les conflits d’intérêts jamais mentionnés par les médias subventionnés.

Dr Laurent Toubiana sur BFM TV le 22/08/2020 offre une démonstration remarquable de ce que je viens de dire. Ce docteur, interviewé en direct, dénonce la « pression invraisemblable » qui est infligée à la population alors que «l’épidémie est terminée », ainsi que la menace d’une « seconde vague qui n’arrive jamais », brandie « comme une épée de Damoclès » et « sans aucun fondement » sur des populations terrorisées : « Les cas que l’on voit sont asymptomatiques … ces gens ne sont pas malades, nous sommes face à une épidémie sans malades ».

Il faut voir la violence, la bêtise et l’arrogance avec lesquelles son contradicteur, un petit rien du tout à qui son nouveau titre de maire-adjoint de Paris 20ième a fait tourner la tête, lui répond : « On ne peut pas laisser dire sur un plateau de grande écoute que l’épidémie est terminée. Ce n’est pas entendable. C’est un manque de responsabilité totale. »

Le médecin, un peu agacé d’être insulté de la sorte par ce prétentieux petit marquis, indique, pour rétablir sa crédibilité, qu’il a écrit au début de l’épidémie un article décrivant exactement ce qui était arrivé. Le présentateur, dont le rôle est de défendre la version de l’oligarchie et de faire prendre les obsessions intéressées du pouvoir pour des vérités, tente de lui opposer à nouveau la rengaine du « nombre de cas ». Vous avez remarqué, j’espère, que dans les médias on ne parle plus des morts ni des malades, vu qu’il n’y en a plus, l’argument massue, c’est désormais « les cas », c’est-à-dire ceux chez qui des tests à la fiabilité très incertaine ont détecté la trace du virus. « Et alors ? répond le docteur, ce ne sont pas des malades ». « Pardon, insiste le représentant de l’oligarchie, mais c’est une population jeune et si cette population touche à la rentrée une population plus âgée, là on rigole beaucoup moins ! »

Ah les vieux, c’est ça le problème ? Et là on repense au Professeur Toussaint :

« Dans des phases de tensions majeures, la façon dont on va fonctionner de façon irrationnelle est de désigner un bouc émissaire. Qui est le bouc actuellement ? La jeunesse. Actuellement on dit : c’est la jeunesse qui se rend « responsable » de la deuxième vague. Mais non, ça c’est un ‘suicide collectif’ généré par le Conseil scientifique, d’effondrer une économie dont les jeunes vont payer le prix le plus important dans les années qui viennent ».

Interrogé de nouveau sur Cnews le 29 août, le Professeur précise que « le virus circule mais sous une forme 100 fois moins létale. Il n’y a pas pour le moment de malades. Le risque n’est plus là. Notre système immunitaire commence à s’adapter ». Il faut écouter cette émission du 26 août, relayée par Anti-K qui commente :

« Il existe encore des journalistes qui sont digne d’avoir une carte de presse. Après 6 mois de mensonges la vérité commence à éclater ? L’épidémie est terminée depuis 4 mois : le virus est devenu inoffensif !!! »

La génération des baby-boomers, qui a 70/75 ans et qui détient toujours tous les pouvoirs, tente d’imputer aux jeunes la responsabilité de la destruction de l’économie dont ils vont être les premières victimes, tout en se protégeant, elle-même, du covid qui lui fait très peur. La gérontocratie peut se protéger à peu près de tous les inconvénients qui affectent le reste de la population (pauvreté, « incivilités », censure, amendes, prison…), mais pas du virus, et elle est prête à sacrifier le pays et sa jeunesse pour sauver un seul de ses cheveux blancs.

S’il y a tout de même pas mal de médecins et de scientifiques courageux, beaucoup plus que ce qu’on croit tant la censure est générale, du côté des politiciens la lâcheté prévaut. Il n’y en a qu’un qui ose dénoncer, sur les plateaux de TV, cette « folie », ce « monde de cauchemar », que les pouvoirs veulent nous imposer : c’est Florian Philippot, sans doute parce qu’ayant tout perdu, il a tout à gagner à porter la voix d’une population qui subit, sans pouvoir se défendre, ces mesures abusives dont les puissants s’exonèrent comme d’habitude. « On ne peut pas détruire une société pour un mort du Covid par jour », s’insurge-t-il avec raison, une raison qui fait tristement défaut au reste du plateau, prêt à forcer la population à porter des masques in vitam aeternam, toujours pour « protéger nos anciens ».

A part donc Philippot, pas une oreille ne bouge, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite. Tous relaient docilement la propagande officielle et se plient à toutes les mascarades, se bornant à réclamer la gratuité du masque dont eux-mêmes bénéficient à l’assemblée nationale.

Au fait, le masque qu’on nous fait porter sert-il à quelque chose ?

Malgré les contradictions, les deux poids-deux mesures, les incohérences (debout dans un au restaurant vous êtes un danger public mais assis vous devenez parfaitement inoffensif), il est interdit de prétendre le contraire. Facebook vient par exemple de censurer la vidéo d’un professeur québécois, Éric St-Germain, qui explique calmement et clairement ce qui serait évident pour la majorité des gens sans le battage médiatique, que le Covid-19 n’est pas plus grave que les virus de la même famille des années antérieures (2003 le SARS et 2012 le MERS) qui n’ont jamais donné de « deuxième vague ». Mais ce qui a suscité l’ire de facebook et de ses employeurs, c’est qu’il démontre, preuve à l’appui que le masque qu’on nous oblige à porter ne peut pas protéger d’un virus infiniment plus petit que les espaces entre les fibres croisées du tissu. Selon lui, seuls les masques anti-poussière servent à quelque chose. Les autres, « c’est juste pour montrer qu’on est soumis et qu’on a peur de la police ».

Malgré tout, il apparaît qu’en dépit de toute logique et de toute vraisemblance, il faut absolument que la fable orwellienne du « nombre de cas » et de l’efficacité des masques tienne le plus longtemps possible. Pourquoi ?

Il faut d’abord toujours garder en tête que les gouvernements mentent. Ils mentent tout le temps et sur tous les sujets. Les intérêts de la classe dirigeante sont différents de ceux des populations, voire même opposés. La classe dirigeante ne poursuit qu’un seul but : s’approprier le pouvoir et les richesses produites par les autres, qu’elles soient nationales ou étrangères. Pour connaître la vérité, il suffit souvent d’inverser ce que disent les possédants et leurs marionnettes. L’exemple de mensonge d’Etat le plus souvent cité, que le Nouvel Obs qualifie de « plus grand mensonge de l’histoire de l’espionnage – le plus meurtrier aussi », c’est la fake-news des armes de destruction massives brandie par Colin Powel pour envahir l’Irak.

En géopolitique, on comprend bien pourquoi ils mentent. Ils ont des alliés : les USA, l’UE, l’OTAN, et des ennemis : tous les pays non alignés qui représentent une menace économique (Chine, Russie) ou culturelle (Vietnam, Corée du nord, Tchécoslovaquie, Iran) ou qui ont des ressources bonnes à piller (Libye, Bélarus, Palestine, Syrie, Venezuela). Les possédants doivent en même temps discréditer toute alternative au régime de prédation capitaliste auquel ils nous soumettent et nous faire accepter les interventions « humanitaires » pour renverser, à nos frais, les régimes soi-disant réfractaires à la « démocratie » et les piller.

A l’intérieur, on voit bien qu’il leur faut faire croire aux populations qu’ils n’ont que leur bien à l’esprit, tout en les exploitant, les dépouillant, les opprimant, les réprimant sauvagement. Le gouvernement par la peur et le choc, théorisé par Naomi Klein, est ce qu’il y a de plus efficace. La peur des attentats, tout aussi irrationnelle – mourir dans un attentat était encore plus improbable que de mourir du coronavirus – a été exploitée jusqu’à la corde. Alors que les gouvernements se trouvaient fort démunis devant les émeutes et les révoltes de leurs populations malheureuses, le virus est arrivé, tel Zorro, à leur rescousse.

Evidemment, ils ont d’abord été débordés. Ils n’avaient rien anticipé et les Etats-Unis et les pays du sud de l’Europe avaient en plus détruit leurs systèmes publics de santé. Macron a résolu le problème en laissant mourir les vieux tout seuls dans les Ehpad et en faisant quelques coups de communication : l’hôpital de campagne et les TVG sanitaires, pendant que les lits des cliniques privés étaient vides.

Mais ils ont bien vite compris l’avantage de ce virus pas vraiment létal et donc par trop dangereux pour l’oligarchie, moyennant le contrôle strict de la jeunesse dont j’ai parlé plus haut.

Le port obligatoire du masque permet, sans coûter un centime au gouvernement, de faire croire au prolongement de l’épidémie et de contrôler les populations

Mais m’objectera-t-on, vous n’êtes pas sérieuse, et que faîtes-vous de la destruction de l’économie ? Croyez-vous vraiment que la classe dirigeante soit prête à détruire l’économie pour empêcher les gens de manifester ? C’est ridicule…

OK, alors je change un peu mon titre :

Le port obligatoire du masque permet, sans coûter un centime au gouvernement, de faire croire au prolongement de l’épidémie et de préparer les populations au nouveau monde

Il faut s’y faire, nos élites ne raisonnent plus depuis longtemps en termes nationaux. Elles voient beaucoup plus grand. Pour elles, ça n’a aucune importance que l’économie française soit détruite. La preuve, cela fait 40 ans qu’elles bradent l’industrie française aux Étasuniens, aux Chinois et à l’UE pour faire de notre pays un simple parc d’attraction. D’accord, le tourisme en ce moment ne marche pas fort, mais de cela aussi, elles se moquent, du moment que les banques et les multinationales poursuivent leur course en avant.

Et c’est exactement ce qui se passe, les petites et moyennes entreprises font faillite, le chômage augmente, et les grosses entreprises, qui se sont encore engraissés à coup d’argent public ou grâce au virus, préparent le monde de demain : la quatrième révolution industrielle. Dans son article du 8 mai dernier, Naomi Klein la décrit comme une dystopie technologique, un choc des écrans :

« Ca aura mis du temps, mais quelque chose ressemblant à une « stratégie du choc pandémique » commence à poindre. Appelons-la le Screen New Deal. Bien plus innovant que tout ce que nous avons pu observer durant les précédentes catastrophes, le futur que l’on assemble à la hâte (alors que les cadavres continuent de s’entasser) considère cette période d’isolement physique non pas comme un douloureux sacrifice pour sauver des vies, mais comme la bande-annonce d’un futur sans contact – et extrêmement lucratif. »

Sauf que ce monde-là, les populations n’en veulent pas, parce qu’il passe par la destruction de leur monde à eux et peut-être d’eux-mêmes. On en revient donc à la nécessité de les maintenir dans une peur panique pour les contrôler.

Autres avantages pour le gouvernement du port obligatoire du masque

– Restreindre et interdire les manifs et grèves de la rentrée sociale. Le maintien artificiel de l’épidémie a permis de prolonger l’interdiction des rassemblements de plus de 5000 personnes jusque fin octobre et d’interdire les rassemblements de plus de dix personnes si… et si…, ce qui permet à la police de faire à peu près ce qu’elle veut et chacun sait qu’elle préfère grandement mettre des amendes à de paisibles promeneurs que d’affronter les vrais malfaiteurs qui empoisonnent le quotidien des Français bientôt réduits à se défendre eux-mêmes.

Vacciner les populations. Des sommes faramineuses ont déjà été investies dans d’hypothétiques vaccins attendus comme le Messie par des laboratoires bien décidés à en tirer de gros profits. Mais pour vacciner en masse les populations, encore faut-il qu’elles craignent la maladie plus que les vaccins dont on commence à connaître les effets pervers et le peu d’efficacité contre un virus qui mute sans cesse. Qu’à cela ne tienne, les gouvernements et leurs fidèles porte-paroles médiatiques sont là pour attiser la peur et faire durer le suspense.

Ecouler la surproduction de masques. Le gouvernement, au cœur de la première panique, a fait fabriquer des masques trop tard et en trop grande quantité. Au moment du déconfinement, les fabricants se sont inquiétés pour leurs stocks. Le port du masque obligatoire a réglé ce problème épineux, sans compter que c’est une aubaine pour la grande distribution, déjà privilégiée pendant le confinement car, alors que les marchés en plein air étaient fermés, les supermarchés étaient ouverts.

Occuper l’espace médiatique et détourner l’attention des vrais problèmes. Le masque est idéal pour occuper en quasi permanence tout l’espace médiatique, en alternance avec les rodomontades des politiciens contre les incivilités qui restent impunies, les policiers étant occupés à mettre des amendes pour les masques mal mis ou à protéger les riches. Les applications du masque se déclinent à l’infini dans l’espace et le temps. On ne parle pas de la gestion calamiteuse de l’épidémie par les pouvoirs publics, des procès en cours, de l’échec coûteux du Stop Covid, des promesses d’améliorer les services de santé, de la prévention, des défenses immunitaires, des augmentations de salaires pour les « soldats de première ligne », des problèmes économiques et sociaux, des faillites, du chômage, de la chute du PIB, de la réforme de l’Etat, des interventions militaires.

On continue à signer des accords de libre-échange, comme le Mercosur, avec le Brésil et d’autres pays d’Amérique latine, alors que, comme le souligne Hervé Kempf dans un article intitulé : Ce que cache le masque, il faudrait engager la lutte « contre la destruction des forêts et plus largement de la biodiversité … contre la pollution de l’air … l’aggravation du changement climatique … engager une vraie politique de santé environnementale et alimentaire. »

Donner l’impression qu’on s’occupe des gens tout en rejetant la responsabilité sur les autres (communes, citoyens) et en réglant quelques comptes. En faisant appliquer un principe de précaution à géométrie variable par les préfets « en concertation avec les collectivités locales », le gouvernement fait croire, à moindre frais et sans prendre de risques, que l’Etat protège les citoyens responsables contre les citoyens irresponsables. Du coup, la moitié responsable se met à fliquer/dénoncer l’autre moitié, et la population divisée se retrouve sans défenses devant les amendes et les interdictions qui pleuvent. Quant à Marseille et au professeur Raoult, ils n’ont qu’à bien se tenir !

On voit sans peine que le gouvernement a tout intérêt à maintenir la fiction de l’épidémie pour maintenir la pression sur la population et que le masque est l’outil idéal pour cela, en dépit du fait qu’il ne sert à rien d’autre qu’à permettre aux casseurs de se cacher le visage. Par contre, on a du mal à trouver une seule raison valable de le porter soi-même. Il n’est donc pas étonnant qu’une Fronde anti-masques se développe sur le thème : « La seule chose que le port du masque permet d’éviter, ce sont les amendes ». C’est sans doute pour cela que Macron se croit obligé de brandir sans cesse la menace du reconfinement.

Pas mal de mes amis pensent que les technocrates qui nous dirigent sont trop bêtes pour avoir même une idée derrière la tête. Selon eux, le pouvoir se contente de copier les autres pays. Ils rejoignent, en cela, le Professeur Toussaint quand il dit que le port du masque, « c’est juste du mimétisme social, ce n’est que cela, on n’a absolument aucune démonstration du moindre intérêt scientifique ». Mais l’un n’empêche pas l’autre. Qu’ils copient les mesures des autres avec une sorte de délire de surenchère pour donner à leurs peuples l’impression qu’ils agissent, c’est un fait, mais ça ne les empêche pas de manipuler l’opinion en fonction de leurs intérêts à court et moyen terme, d’autant plus que nos dirigeants sont eux-mêmes les serviteurs des organismes internationaux qui mènent véritablement le monde.

Conclusion

Pour finir, quelques notes d’espoir :

La revanche de l’hydroxychloroquine sur France soir : « Une étude belge sur l’hydroxychloroquine vient d’être publiée, sur 8 000 patients, et conclut que l’hydroxychloroquine réduit la mortalité de 30%, comme l’étude italienne évoquée dans notre article du 4 aout 2020 … Les résultats sont édifiants », et pourtant bizarrement « le Conseil Scientifique, le ministère de la Santé et les médias français n’en parlent pas plus. »

Strasbourg : Le tribunal administratif suspend l’arrêté municipal qui rend obligatoire le port du masque: Le juge estime que le port du masque est une ingérence « dans l’exercice du droit au respect de la vie privée » Le port du masque n’est plus obligatoire au centre-ville de Strasbourg. La mesure, qui avait été prise par un arrêté municipal le 20 mai, a été suspendue ce lundi par le tribunal administratif.

La révolte ouverte de quelques maires contre le pouvoir central. Le maire de Grenoble contre Darmanin et la maire de Marseille contre Castex/Véran. Castex et Véran, deux crétins finis, ont fait exprès leur conférence de presse à l’heure annoncée par la maire de Marseille pour la sienne, et ça s’est évidemment retourné contre eux. Michèle Rubirola, Martine Vassal et Didier Raoult ont vite éclipsé les pantins de Macron. Un régal…

Et une chanson parodique pleine d’optimisme  :

« Covid, c’est fini,

et dire qu’ils avaient pourtant l’air d’accepter d’être fliqués, traqués, surveillés, infantilisés.

Covid c’est fini,

ya du souci à s’faire pour la rentrée !

Covid, c’est fini,

les barrières risquent d’être renversées ».

Acceptons-en l’augure, même si l’auteur de la chanson modère un peu son enthousiasme dans son commentaire (fort intéressant au demeurant)…

Dominique Muselet

 

Cet article a été publié initialement sur le site de l’auteure salaireavie.fr

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VIDÉO : Le vrai visage du COVID-19

août 29th, 2020 by Dr Pascal Sacré

« Après plusieurs mois de crise COVID-19, des éléments pertinents d’analyse de cette crise apparaissent plus clairement. La pression énorme pour convaincre 7 milliards d’humains de la nécessité de se vacciner contre un virus dont on a gonflé la mortalité et qu’on dit omniprésent alors qu’il est en train de disparaître, voire a disparu. Cela nous rappelle l’opération de 2009, avec la fausse pandémie H1N1 [3] : mêmes tactiques, mêmes complicités (médiatiques, politiques, gouvernementales), mêmes « experts », mêmes scénarios, mêmes narratives avec un accent sur la peur, la culpabilité, la précipitation et toujours la même odeur nauséabonde de cet argent omniprésent sous la forme de profits immenses à l’horizon pour l’industrie productrice de vaccins. »

(Extrait de l’article de Pascal Sacré : Le vrai visage du COVID-19: une stratégie du choc pour imposer une société totalitaire ?)

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Avant même de débattre de l’efficacité, de la sécurité et de la nécessité des différents vaccins, il faut d’abord comprendre que les grandes Compagnies pharmaceutiques, les plus corrompues du monde, détiennent le monopole sur la recherche, la fabrication de ceux-ci (ainsi que des profits qui en découlent).

Forbes, dans son article intitulé « 9 Pharmaceutical Companies Racing For A COVID-19 Vaccine », fournit une liste des principaux concurrents actuels qui s’affrontent pour développer le premier vaccin COVID-19 de l’Occident.

L’article affirmerait :

Avec plus de 6 millions de cas confirmés de COVID-19 dans le monde et un nombre croissant de cas chaque jour, la course au vaccin COVID-19 bat son plein.

Cet article et bien d’autres sont censés souligner la gravité de la crise du COVID-19 et le besoin désespéré de développer un vaccin pour la combattre.

Dans le cadre de l’opération « Warp Speed »* [une vitesse de distorsion, supraluminique], le ministère de la santé et des services sociaux a alloué environ 10 milliards de dollars pour financer des multinationales pharmaceutiques géantes de plusieurs milliards de dollars – chacune ayant des antécédents de corruption, de manipulation du marché et de fraude financière [manipulation des prix].

Le ministère étasunien de la santé et des services sociaux est dirigé par Alex Azar, ancien président du géant pharmaceutique Eli Lilly. Il a été accusé de manipuler le prix de l’insuline aux États-Unis et a été condamné à une amende pour cette pratique au Mexique. Politico a rapporté dans son article : « Le candidat au poste de secrétaire du ministère de la Santé et des services sociaux de Trump a fait grimper les prix des médicaments alors qu’il était chez Eli Lilly« .

Si le COVID-19 était un véritable danger pour la planète, pourquoi le monde occidental a-t-il ainsi fait confiance aux entreprises les plus corrompues du monde ? Pourquoi les gouvernements occidentaux attirent-ils les chefs de départements et de services de ces entreprises ? Pourquoi le développement de ces vaccins se fait-il en secret par des sociétés à but lucratif en utilisant des technologies brevetées plutôt que de permettre une coopération internationale transparente ?

En examinant les exemples de la corruption colossale menée par chacun de ces candidats favorables à l' »Opération Warp Speed », il devient de plus en plus clair que leur participation au développement d’un « vaccin » COVID-19 avec 10 milliards de dollars de l’argent des contribuables est la pierre angulaire d’une longue et sordide histoire de profits. Cela se fait aux dépens des citoyens, avec l’argent de la population, et va jusqu’à affecter la santé de la population.

Les six géants pharmaceutiques de l’Occident les plus corrompus

Six des huit plus grandes sociétés pharmaceutiques  se trouvent en Occident. Ci-dessous un tableau présente la liste des géants pharmaceutiques impliquées dans la course pour le développement d’un vaccin COVID-19 (source : le magazine Forbes, le 16 juin 2020). Ces mégasociétés sont :

  • Johnson et Johnson ;
  • Pfizer ;
  • Moderna ;
  • GSK ;
  • AstraZeneca et ;
  • Novavax.

Les deux autres sociétés pharmaceutiques sont des sociétés chinoises – il est donc très peu probable que les Occidentaux  fassent affaire avec ces entreprises chinoises

Les six géants pharmaceutiques occidentaux ont toutes des antécédents concernant des pratiques irrégulières et des poursuites judiciaires.

Quatre de ces géants pharmaceutiques ont été condamnés (non pas simplement accusés ou soupçonnés de pratiques irrégulières) et reconnus coupables de délits divers. Pour n’en citer que quelques-uns, ces crimes incluent : la fraude scientifique, la corruption de médecins ainsi que d’organismes de réglementation, de législateurs et même de responsables de l’application des lois, la commercialisation de médicaments destinés aux enfants alors qu’ils n’avaient pas été approuvés par les organismes de Réglementation, et pour avoir eu recours à la publicité trompeuse.

Une des grandes sociétés pharmaceutiques est accusée d’avoir récemment manipulé la bourse dans le cadre de son implication dans l’opération « Warp Speed ». Cette entreprise reçoit  des milliards de dollars du gouvernement étasunien, mais elle ne rapporte strictement rien.

Une personne en situation normale ne ferait probablement pas confiance à un criminel condamné pour un crime – récemment libéré de prison – qui se présente à sa porte, puis lui injecte une substance inconnue dans le corps en prétendant qu’elle le protège contre une maladie ou un problème de santé quelconque.

Pourtant, c’est précisément ce que fait l’Occident lorsqu’il retrousse ses manches pour se faire injecter des substances créées par des sociétés pharmaceutiques condamnées à plusieurs reprises pour des crimes extrêmement graves. Ces société pharmaceutiques sont ainsi de véritables criminelles .

La différence, bien sûr, c’est que si un criminel vous aborde dans la rue, vous allez immédiatement appeler à l’aide et déclencher une alarme.

Une société pharmaceutique criminelle donne un  » visage humain » à son entreprise par l’intermédiaire de médecins corrompus, avec des blouses blanches et propres, des certificats accrochés sur leurs murs, des salles d’examen professionnelles, bien entretenues et éclairées, des tampons d’approbation des organismes de réglementation gouvernementaux et toutes les autres façades des soins de santé modernes occidentaux . Cette image positive est trompeuse alors qu’elle donne un faux sentiment de confiance et de sécurité aux citoyens [en vantant l’efficacité de leurs médicaments].

Johnson et Johnson : « Cover-up » (et vendre davantage) des produits cancérigènes

Cette entreprise multinationale de plusieurs milliards de dollars, basée aux États-Unis et figurant dans le classement Fortune 500, a fait la une des journaux après que les tribunaux étasuniens aient gagné à plusieurs reprises des procès intentés contre cette société pharmaceutique en alléguant que sa poudre pour bébés à base de talc provoquent le cancer.

NPR, dans son article « Johnson & Johnson Stops Selling Talc-Based Baby Powder In U.S. And Canada« , note que Johnson & Johnson a nié tout préjudice et a même cité divers rapports « prouvant » que sa poudre pour bébé était « sans danger ».

Pourtant, l’article du NPR note (c’est nous qui soulignons) :

Des enquêtes distinctes menées par Reuters et le New York Times en décembre 2018 ont révélé des documents montrant que Johnson & Johnson a lutté pendant des décennies pour que de petites quantités d’amiante soient présentes dans sa poudre pour bébé.

« De 1971 au début des années 2000 au moins, le talc brut et les poudres finies de la société ont parfois été testés positifs pour de petites quantités d’amiante, et que les dirigeants de la société, les directeurs de mine, les scientifiques, les médecins et les avocats se sont inquiétés du problème et de la manière de le résoudre tout en ne le révélant pas aux autorités de réglementation ou au public », a rapporté Reuters.

NPR conclue l’article en notant (c’est nous qui soulignons) :

Les deux types de poudre continueront à être vendus dans d’autres pays du monde « où la demande des consommateurs pour le produit est sensiblement plus élevée ».

Johnson & Johnson est l’une des rares entreprises à travailler avec les National Institutes of Health pour développer des options de traitement potentielles pour la pandémie de coronavirus et un vaccin pour COVID-19.

Malgré les décisions de justice contre Johnson & Johnson et ses propres documents internes admettant les dangers de son produit, elle continue à vendre sa poudre pour bébé dans d’autres pays. Dans ces pays [probablement du Tiers-Monde, NDT], elle a peu de chances d’être poursuivie pour les dommages à la santé causés par ce produit.

En plus d’avoir été reconnu coupable de créer un produit provoquant le cancer – et continuant à le vendre dans certains pays malgré son interdiction de vente aux États-Unis -, Johnson and Johnson a été condamné par la SEC (Securities and Exchange Commission, Commission étasunienne des opérations de bourse) pour corruption systémique à grande échelle.

Sur le site officiel de la SEC, on peut lire dans un rapport intitulé « SEC Charges Johnson & Johnson With Foreign Bribery » (la SEC accuse Johnson & Johnson de corruption à l’étranger) (c’est nous qui soulignons) :

La Securities and Exchange Commission a accusé aujourd’hui Johnson and Johnson (J&J) d’avoir violé la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA) en soudoyant des médecins de santé publique dans plusieurs pays européens et en versant des pots-de-vin à l’Irak pour obtenir illégalement des contrats.

La déclaration de la SEC a également noté :

La SEC allègue que depuis au moins 1998, des filiales de l’entreprise de produits pharmaceutiques, de produits de consommation et d’appareils médicaux basée à New Brunswick, N.J. ont versé des pots-de-vin à des médecins publics en Grèce qui ont sélectionné les implants chirurgicaux de J&J, à des médecins de santé publique et des administrateurs d’hôpitaux en Pologne qui ont attribué des contrats à J&J, et à des médecins de santé publique en Roumanie pour qu’ils prescrivent les produits pharmaceutiques de J&J. Les filiales de J&J ont également versé des pots-de-vin à l’Irak pour obtenir 19 contrats dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture » des Nations unies.

Johnson and Johnson – l’une des grandes sociétés pharmaceutiques occidentales à la recherche d’un vaccin COVID-19 voulant éventuellement l’injecter dans votre corps – est une entreprise condamnée pour avoir soudoyé des gouvernements et des médecins afin de promouvoir leurs produits et de leur attribuer des contrats, que ces produits soient efficaces ou non, sûrs ou non, voire nécessaires ou non.

Certains pourraient faire remarquer que cette affaire de la SEC date de 2011 – mais des rapports aussi récents que 2019 indiquent que Johnson et Johnson fait toujours l’objet d’une enquête pour  les mêmes pratiques frauduleuses.

Reuters dans son article « Exclusive : FBI targets Johnson & Johnson, Siemens, GE, Philips in Brazil graft case – sources », notait :

Le FBI étasunien enquête sur les géants Johnson & Johnson, Siemens AG, General Electric Co et Philips pour avoir prétendument versé des pots-de-vin dans le cadre d’un plan impliquant la vente de matériel médical au Brésil, ont déclaré deux enquêteurs brésiliens à Reuters.

Les procureurs brésiliens soupçonnent les sociétés d’avoir acheminé des paiements illégaux à des fonctionnaires pour obtenir des contrats avec des programmes de santé publique dans tout le pays sud-américain au cours des deux dernières décennies.

Johnson and Johnson – des récidivistes – coupables d’avoir soudoyé les personnes censées examiner la sécurité, l’efficacité et même la nécessité des produits de santé – fait une « course » contre la montre pour développer un vaccin COVID-19.

Selon le site officiel du ministère étasunien de la Santé et des services sociaux, Johnson and Johnson a déjà reçu 456 millions de dollars de fonds du gouvernement étasuniens pour soutenir la recherche pour le développement d’un vaccin COVID-19.

Pfizer : Soudoyer les autorités gouvernementales pour l’approbation des médicaments

Le Washington Post, dans un article de 2012 intitulé « Pfizer accepte de payer 60 millions de dollars pour régler une affaire de corruption étrangère« , rapportait (c’est nous qui soulignons) :

Pfizer Inc. a accepté mardi de payer 60 millions de dollars pour régler des accusations selon lesquelles certaines de ses filiales étrangères auraient soudoyé des médecins et des responsables de la santé afin d’obtenir l’approbation réglementaire des médicaments de la société et de stimuler les ventes dans ces pays.

L’article du Washington Post a clairement souligné que Pfizer a soudoyé les médecins pour qu’ils utilisent un de leur produit qui est une « injection ». Cependant le Washington Post et la plainte officielle de la SEC (22 pages, PDF) ont refusé de mentionner quels étaient  les produits impliqués dans un racket de corruption opérant dans plus d’une douzaine de pays dans le monde, de l’Europe de l’Est à l’Asie de l’Est.

Plus récemment, FiercePharma rapportait dans son article de 2018, « Pfizer se joint à l’enquête du DOJ sur les allégations de corruption des pharmaciens finançant les terroristes irakiens, »

Les enquêtes du ministère de la Justice font suite à une action en justice, intentée l’automne dernier, dans laquelle des vétérans et leurs familles ont accusé Pfizer, AstraZeneca, Roche et Johnson & Johnson de verser des pots-de-vin pour gagner des marchés du ministère irakien de la Santé à une époque où celui-ci était contrôlé par des terroristes.

Bien entendu, Johnson & Johnson et AstraZeneca sont également en concurrence avec Pfizer pour un vaccin COVID-19 avec l’aide financière de milliards de dollars des contribuables étasuniens.

Pfizer – comme Johnson et Johnson – a un modèle bien établi de corruption des personnes mêmes qui, au sein du gouvernement et du secteur national de la santé, sont chargées de garantir la sécurité, l’efficacité et même la nécessité des produits fabriqués par des sociétés comme Pfizer. Au lieu de cela, Pfizer les paie et, bien qu’elle se soit fait prendre à plusieurs reprises, la société se trouve confrontée à ce qui est essentiellement une « tape sur la main » et elle est autorisée non seulement à poursuivre ses activités, mais aussi à continuer son activité de corruption.

Selon l’article de FoxNews, « Pfizer recevra 2 milliards de dollars pour le vaccin contre le coronavirus dans le cadre de l’opération « Warp Speed«  », Pfizer recevra jusqu’à 1,95 milliard de dollars de fonds du gouvernement étasunien pour le candidat-vaccin COVID-19.

Moderna : Les maîtres de la manipulation boursière

Moderna n’a pas encore fabriqué de produits pour soudoyer les médecins et les autorités de réglementation afin de sensibiliser le grand public, mais elle espère que son candidat vaccin COVID-19 sera le premier.

Et déjà, Moderna est accusée de manipuler le marché boursier dans le cadre de ses efforts pour y parvenir.

CBS News, dans son article « Watchdog urges SEC to investigate vaccine maker Moderna« , en faisait mention :

…les inquiétudes se concentrent sur les activités de délit d’initié chez Moderna après que la société ait annoncé le mois dernier des résultats positifs dans les essais de la phase 1 de son vaccin contre le coronavirus. La nouvelle a fait monter le cours de l’action de la société de 30 % à un niveau record de 87 dollars. Dans les jours qui ont suivi l’annonce, le PDG de Moderna, d’autres cadres et des fonds contrôlés par le président de son conseil d’administration ont vendu pour environ 90 millions de dollars d’actions de la société.

L’article note également :

« Les preuves suggèrent que Moderna et au moins deux de ses dirigeants, peut-être parmi d’autres, ont peut-être exploité de manière inappropriée les craintes liées aux coronavirus pour augmenter la valeur de la société, ainsi que leurs propres comptes bancaires », a écrit Herrig [responsable de Accountable.us].

Moderna est devenue la pièce maîtresse de l’opération « Warp Speed » du gouvernement étasunien dirigée par Moncef Slaoui. Ce dernier n’a rejoint le conseil d’administration de Moderna qu’en 2017 et n’a quitté Moderna qu’en mai 2020, un mois après l’annonce de l’opération « Warp Speed » et après s’être débarrassé avec succès des actions de Moderna, soupçonnées de manipuler le marché.

Selon le site officiel du ministère étasunien de la Santé et des services sociaux, Moderna a déjà reçu 483 millions de dollars de fonds du gouvernement étasunien pour son candidat-vaccin contre la COVID-19.

GlaxoSmithKline (GSK) : Coupable de la plus grande fraude aux soins de santé de l’histoire de l’humanité

Moncef Slaoui de Moderna, qui manipule le marché, avait auparavant travaillé pendant trente ans chez GlaxoSmithKline (GSK), quittant le géant pharmaceutique en 2017 – la même année où il a rejoint Moderna. Il est toujours – à ce jour – selon le Washington Post, « président de Galvani, une société de bioélectronique appartenant à GSK ».

GSK est peut-être le pire des cas de corruption – ou du moins, le plus fréquemment cité en exemple.

Cette société pharmaceutique est condamnée – non pas accusée ou soupçonnée – mais reconnue coupable des plus grandes fraudes dans le domaine de la santé humaine de l’histoire de l’humanité.

Il s’agit notamment de la plus grande fraude de l’histoire des États-Unis dans le domaine de la santé humaine – où il cherche à développer et à distribuer son vaccin COVID-19 avec l’aide de centaines de millions de dollars des contribuables étasuniens.

L’agence Reuters rapportait dans un article de 2012 intitulé « GlaxoSmithKline règle une affaire de fraude aux soins de santé pour 3 milliards de dollars » (c’est nous qui soulignons) :

GlaxoSmithKline Plc a accepté de plaider coupable à des accusations criminelles de délit et de payer 3 milliards de dollars pour régler ce que les responsables du gouvernement ont décrit lundi comme la plus grande affaire de fraude dans le domaine de la santé de l’histoire des États-Unis.

Les détails de ce scandale sont épouvantables. Reuters explique (c’est nous qui soulignons) :

GSK a ciblé l’antidépresseur Paxil sur les patients de moins de 18 ans alors qu’il était approuvé pour les adultes uniquement, et a vendu le médicament Wellbutrin pour des utilisations pour lesquelles il n’était pas approuvé, y compris la perte de poids et le traitement des dysfonctionnements sexuels, selon une enquête menée par le ministère étasunien de la Justice.

La société s’est donné beaucoup de mal pour promouvoir le médicament, notamment en distribuant un article trompeur dans une revue médicale et en fournissant aux médecins des repas et des soins thermaux qui équivalaient à des pots-de-vin illégaux, ont déclaré les procureurs.

Dans un troisième cas, GSK a omis de fournir à la Food and Drug Administration étasunienne des données sur la sécurité de son médicament contre le diabète Avandia, en violation de la loi américaine, ont déclaré les procureurs.

Cibler les enfants avec des médicaments approuvés pour les adultes seulement. Promouvoir les médicaments par des articles trompeurs dans des « revues médicales » et soudoyer les médecins pour promouvoir leurs produits. Ne pas fournir à la FDA étasunienne les données de sécurité concernant ses médicaments.

C’est ce qui a valu à GSK d’être condamnée et a reçu une amende par le gouvernement étasunien lui-même.

GSK participe maintenant au développement d’un vaccin COVID-19 grâce à des fonds du gouvernement étasunien.

Qui peut dire que GSK s’abstiendra cette fois-ci de soudoyer les médecins et de truquer les revues médicales ? Qui peut dire que GSK fournira cette fois-ci toutes ses données de sécurité à la FDA étasunienne ? Comment a-t-elle réussi à se qualifier de partenaire fiable pour cette opération prétendument cruciale dès le début ?

Les abus de GSK ne se limitent pas non plus à l’Amérique du Nord.

La BBC le mentionne dans son article de 2014, « GlaxoSmithKline a été condamné à une amende de 490 millions de dollars par la Chine pour corruption » :

La Chine a condamné la firme pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline à une amende de 490 millions de dollars (297 millions de livres sterling) après qu’un tribunal l’ait déclarée coupable de corruption.

Cette amende record fait suite à des allégations selon lesquelles le géant de la pharmacie aurait versé des pots-de-vin à des médecins et des hôpitaux afin de faire la promotion de leurs produits.

Selon l’article du Financial Times, « GSK admet le scandale de la corruption en Chine en 2001« , cette corruption et ces pots-de-vin se sont étendus à l’unité de vaccins de GSK en particulier.

Un autre article du Financial Times, « La police accuse le chef de GlaxoSmithKline Chine d’avoir « ordonné » des pots-de-vin« , souligne que GSK a même tenté de soudoyer la police pour mettre fin à son enquête.

Le Financial Times a fait un rapport (c’est nous qui soulignons) :

Selon le responsable, la filiale chinoise de la société a mis en place plusieurs unités internes avec des noms de code comme « opération Grande Muraille » et « opération dragon volant », spécifiquement pour corrompre les médecins et les fonctionnaires du gouvernement.

Il a également déclaré qu’en 2012, alors que l’entreprise était sous la surveillance des autorités, M. Reilly et deux subordonnés chinois ont mis en place une « équipe de gestion de crise » pour corrompre les agents des forces de l’ordre de l’administration industrielle et commerciale chinoise. L’objectif était de les convaincre d’arrêter une enquête sur les activités illégales de la société, a déclaré le fonctionnaire.

Le racket de corruption de GSK semble s’étendre à l’Europe également. Le London Guardian dans son article, « GlaxoSmithKline accusé de soudoyer des médecins en Pologne« , rapportait :

L’équipe de lutte contre la fraude en Pologne, le bureau central de lutte contre la corruption, a déclaré lundi que 13 personnes avaient été accusées en relation avec des allégations de corruption de médecins pour promouvoir le Seretide, médicament de GSK contre l’asthme.

Non seulement GSK mène un racket de corruption à l’échelle mondiale dans pratiquement tous les pays où elle est présente, mais son unité de vaccins a été spécifiquement impliquée.

Bien que GSK ait littéralement établi des records de fraude dans le domaine des soins de santé sur plusieurs continents – GSK reste en activité.  De plus pour ceux qui quittent l’entreprise – comme Moncef Slaoui de Moderna qui dirige maintenant l' »Operation Warp Speed » du gouvernement étasunien – la corruption continue. Cette dernière est manifestement le principal pilier sur lequel la grande industrie pharmaceutique est construite. C’est un processus que nous pouvons clairement voir en observant toutes les facettes de  l' »Operation Warp Speed« .

Selon l’article de Business Insider, « Le vaccin contre le coronavirus de Sanofi et GlaxoSmithKline recevra jusqu’à 2,1 milliards de dollars de l’opération Warp Speed« , GSK recevra jusqu’à 2,1 milliards de dollars de fonds du gouvernement étasunien pour son candidat vaccin COVID-19.

AstraZeneca : Corruption de médecins, de fonctionnaires et même de terroristes

AstraZeneca – une autre société qui développe son propre candidat-vaccin COVID-19 avec un financement du gouvernement étasunien – est coupable – non pas soupçonnée ou accusée – mais coupable de corruption dans plusieurs pays et la société a été condamnée par le gouvernement étasunien lui-même.

Reuters dans son article, « AstraZeneca va payer 5,52 millions de dollars pour résoudre le cas de corruption étrangère de la SEC« , rapportait :

Les régulateurs étasuniens ont déclaré mardi qu’AstraZeneca Plc (AZN.L) paiera 5,52 millions de dollars pour résoudre une enquête sur la corruption étrangère concernant des paiements indus effectués par son personnel de vente et de marketing à des fonctionnaires de la santé publique en Chine et en Russie.

L’article explique plus en détail (c’est nous qui soulignons) :

Dès 2005, le personnel de vente et de marketing de ces pays a offert des cadeaux, un soutien aux conférences, des voyages, de l’argent et d’autres avantages aux prestataires de soins de santé employés par l’État pour acheter ou prescrire les produits de la société, a déclaré la SEC.

La filiale chinoise de la société a également payé des honoraires de conférenciers aux prestataires de soins de santé, parfois pour des engagements « totalement fabriqués », et en 2008, a payé des fonctionnaires locaux pour obtenir des réductions ou des licenciements des sanctions financières proposées auxquelles elle était confrontée, a déclaré la SEC.

Plus récemment, FiercePharma a rapporté dans un article de 2018 intitulé « Le ministère de la Justice enquête sur les allégations selon lesquelles AstraZeneca aurait soudoyé des terroristes irakiens pour obtenir des contrats » (c’est nous qui soulignons) :

L’année dernière, plus de 100 vétérans ont intenté un procès à la bombe contre plusieurs fabricants de médicaments, alléguant qu’ils finançaient le terrorisme en versant des pots-de-vin pour remporter des contrats avec le ministère irakien de la santé. Le ministère de la Justice enquête actuellement sur des allégations similaires, selon un dossier d’AstraZeneca qui dit faire partie de l’enquête.

Comme mentionné précédemment, AstraZeneca a été interrogée en même temps que deux autres sociétés pharmaceutiques travaillant sur les vaccins COVID-19 financés par le gouvernement étasunien, dont Johnson et Johnson et Pfizer.

Selon le site officiel du ministère étasunien de la Santé et des services sociaux, AstraZeneca a déjà reçu 1,2 milliard de dollars de fonds du gouvernement étasunien  pour son candidat-vaccin COVID-19.

Novavax : Des milliards de dollars entrent, rien ne sort

Novavax – comme Moderna – n’a rien fait en plus de 30 ans d’histoire. Sur sa propre page web, sous « Our Pipeline« , elle a 9 vaccins en cours de développement – dont aucun n’a été mis sur le marché.

Il s’agit de « vaccins » contre le SRAS, le MERS, le virus Ebola, la grippe saisonnière et, plus récemment, le COVID-19.

Pour tous ces « projets bidons », elle a reçu des millions, parfois des milliards de dollars, de fonds publics.

Malgré une histoire de 30 ans où elle a pris d’énormes sommes d’argent sans rien produire – elle a reçu jusqu’à présent le plus gros montant de financement du gouvernement étasunien pour la recherche et le développement du vaccin COVID-19 actuel – selon l’article d’ABC News, « Novavax reçoit le plus gros financement pour développer le vaccin COVID-19« .

L’article affirme :

Selon Stanley Erck, PDG de Novavax, la société a été sélectionnée pour participer au programme gouvernemental Operation Warp Speed en raison de son expérience antérieure avec deux vaccins contre des coronavirus apparentés (SRAS et MERS), ainsi que d’autres maladies infectieuses telles que le virus Ebola.

Pourtant, Novavax n’a jamais vraiment développé de vaccin contre ces maladies. Aucun vaccin n’a été développé – par aucune entreprise – pour le SRAS ou le MERS. Un vaccin contre le virus Ebola a été développé, mais par le Laboratoire national de microbiologie du Canada, financé par les pouvoirs publics – et non par Novavax.

Le conseil d’administration et l’équipe de direction de Novavax sont issus des géants pharmaceutiques les plus corrompus de la planète, dont Pfizer, GSK et AstraZeneca, mentionnés ci-dessus.  Ces sociétés pharmaceutiques semblent tout simplement faire des profits en acceptant d’énormes subventions gouvernementales au moment où des crises sanitaires majeures sont perçues…

Reuters dans son article « Exclusive : Les dirigeants de Novavax pourraient être largement rémunérés même si le vaccin échoue« , expliquerait l’agence :

L’une des principales entreprises étasuniennes développant un vaccin contre les coronavirus, Novavax Inc (NVAX.O), a attribué à ses cadres des stock-options qui pourraient rapporter des dizaines de millions de dollars même si ses efforts échouent.

Le PDG de Novavax, Stanley Erck, et trois autres cadres gagneraient ces options, d’une valeur de 101 millions de dollars au cours de la clôture de mardi, si le candidat-vaccin de la société entre dans un essai clinique de mi-parcours – quel que soit son succès éventuel, selon une déclaration de la société. Le plan d’incitation, qui n’a pas encore été annoncé, permet aux cadres de commencer à exercer les options un an après le début de l’essai dit de phase 2 de Novavax, comme il devrait le faire bientôt.

Selon l’article du Financial Times, « Novavax signe un accord de 1,6 milliard de dollars pour le financement du vaccin contre le virus par les Etats-Unis« , Novavax a déjà reçu 1,6 milliard de dollars de fonds du gouvernement étasunien pour son candidat vaccin COVID-19.

Si COVID-19 et les vaccins sont si importants – Pourquoi les confier à des entités corrompues ?

Toutes les entreprises impliquées dans l’opération « Warp Speed », ainsi que les responsables du ministère étasunien de la Santé et des services sociaux qui supervisent le programme lui-même, sont coupables de décennies d’abus, de corruption, de pots-de-vin, d’escroquerie des prix, de mensonges sur l’efficacité, la sécurité et la nécessité de leurs produits, de payer d’autres personnes pour qu’elles mentent à ce sujet, de manipuler ou de contourner entièrement les organismes de réglementation, les règles, les règlements et les lois – et, lorsqu’elles sont prises, de corrompre les organismes chargés de faire respecter la loi pour mettre fin à leurs enquêtes.

C’est ce que veulent les Étasuniens et les Européens en développant leur vaccin COVID-19 ? Ou n’importe quel autre vaccin d’ailleurs ?

Le vaccin COVID-19 sera-t-il vraiment efficace et sûr ?

Ou sera-t-il considéré comme « efficace et sûr » parce que des revues médicales, des médecins et des organismes de réglementation ont été soudoyés pour qu’il le soit ?

Est-il même vraiment nécessaire ?

Ou est-il nécessaire parce que – comme nous le voyons – il a déjà rapporté 10 milliards de dollars à la grande industrie pharmaceutique, dont les dirigeants sont prêts à faire des millions de dollars à titre personnel, même si ce qu’ils fournissent au public ne fonctionne pas, n’est pas sûr, ou n’est même pas produit du tout.

Le meilleur résultat, réaliste, est que la grande industrie vole 10 milliards de dollars aux contribuables étasuniens, ne produit rien et laisse encore une autre trace de corruption et de tromperie dans les livres d’histoire.

Le pire résultat possible sera que ces sociétés criminelles développent un « vaccin » et que leurs représentants au sein du gouvernement étasunien forcent le public à le prendre – un vaccin qui pourrait contenir n’importe quoi et éventuellement nuire à la santé publique.

Un tel « vaccin » COVID-19 serait produit par des sociétés dont nous savons avec certitude qu’elles ont couvert des produits mortels qu’elles ont vendus au public pendant des décennies – et qu’elles vendent encore aujourd’hui à l’étranger.

Il s’agit de sociétés qui ont été condamnées pour avoir menti sur la sécurité et l’efficacité de leurs produits et pour avoir dissimulé des données de sécurité aux autorités de réglementation. Ce sont des entreprises qui ont délibérément fait passer des produits pharmaceutiques pour les adultes sur des enfants sachant pertinemment qu’il n’y avait pas d’autorisation réglementaire pour le faire.

Ce sont également des entreprises qui ont été condamnées pour avoir soudoyé les autorités de réglementation afin qu’elles approuvent leurs produits.

Les organismes de réglementation approuvent ces produits, qu’ils soient sûrs ou non, qu’ils soient efficaces ou non, qu’ils soient même nécessaires ou non, simplement parce qu’ils ont été payés pour le faire.

Si un vaccin COVID-19 – ou tout autre vaccin d’ailleurs – était vraiment une question de protection de la santé humaine – leur recherche, leur développement, leur distribution et leur financement seraient effectués publiquement, ouvertement, de manière transparente et en collaboration avec le monde entier.

Cela ne concerne pas seulement le pire côté de l’industrie étasunienne et européenne ,ces géants pharmaceutiques détiennent un monopole sur le processus de développement d’un vaccin. Pourtant les médias ont rapporté leurs crimes après avoir été commis. Ces sociétés ont trompé le grand public et gagner des milliers de dollars. Ce monopole pharmaceutique concerne également le système politique dans les pays occidentaux, où les « représentants élus » sont aux ordres de l’industrie, et non aux ordres des peuples du monde – soumis aux abus des grandes sociétés pharmaceutiques.

C’est une réalité qui – jusqu’à ce qu’elle change – devrait être au centre du « débat sur les vaccins ». Peu importe que les vaccins soient efficaces ou non, que les personnes qui les fabriquent soient des criminels qui ne sont aucunement préoccupés pour la santé humaine, qui mentent sur leur innocuité et leur efficacité. Plus la population devient malade et a peur [du virus], plus les géants pharmaceutiques peuvent faire  des profits [avec un vaccin].

Tony Caratalucci

*« L’Opération Warp Speed ​​est un partenariat public-privé, initié par le gouvernement fédéral des États-Unis, pour faciliter et accélérer le développement, la fabrication et la distribution de vaccins, de produits thérapeutiques et de diagnostics COVID-19. Il a été introduit par l’administration Trump début avril 2020. » Wikipédia (anglais)

Toutes les images de cet article proviennent de LDR, sauf indication contraire

Article original en anglais :

The Real Problem with COVID-19 Vaccines

Cet article a été publié initialement par Land Destroyer Report.

Traduction par Maya pour Mondialisation.

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Tony Cartalucci est un collaborateur régulier de Global Research.

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Sélection d’articles :

« Comment je vois le monde aujourd’hui »: La santé mentale, l’enfant et l’esprit crédule

Par Jordan Henderson, 21 août 2020

J’ai récemment terminé un grand tableau (huile sur toile), explorant le côté émotionnel et spirituel des masques obligatoires, et ce qu’ils symbolisent. L’art visuel peut servir à exprimer des sentiments sous un angle qui ne peut être traduit verbalement. (Jordan Henderson)

 

« La théorie de la conspiration »: Qu’est-ce que c’est?

Par Peter Koenig, 21 août 2020

Être accusé de diffuser des « théories du complot » et donc d’être un « théoricien du complot », est une tactique extraordinaire et intelligente utilisée par les vrais conspirateurs contre les chercheurs de vérité. Elle fonctionne la plupart du temps avec souvent plus de 90 % des gens. La « théorie de la conspiration » va de pair avec les « fausses nouvelles ».

 

ONU / Syrie ou le meurtre délibéré d’un peuple agressé par Trump, Erdogan et leurs alliés… 

Par Dr. Bachar al-Jaafari, 22 août 2020

Compte tenu de la pandémie de la COVID-19, le Conseil de sécurité tient toujours ses réunions par visioconférence. Il s’est réuni dans la soirée du 19 août pour discuter de la « situation politique » en Syrie. Une situation sans cesse rapportée et décrite par le Docteur Bachar al-Jaafari, mais dont les conséquences sont de plus en plus désastreuses par la conjonction d’une guerre impitoyable directe puis indirecte qui dure depuis plus de neuf ans…

 

Le « grand mensonge » derrière la crise Covid-19: Que voulez-vous pour le bien de vos enfants?

Par Prof Michel Chossudovsky, 22 août 2020

Le Daily Mail a publié un article perspicace sur un jardin d’enfants en Thaïlande qui a appliqué le modèle d’ingénierie sociale imposé par le Gouvernement royal thaïlandais. Des directives similaires ont été imposées par les gouvernements du monde entier. La distanciation sociale est appliquée en croyant que cela permettra aux enfants de se protéger contre le « dangereux virus ».

 

Le doux parfum de la démocratie

Par Bruno Guigue, 24 août 2020

A l’instar de Bernard-Henri Lévy se précipitant dans son jet privé pour aller désigner les cibles à vitrifier, les fauteurs de guerre civile mandatés par les officines de l’ingérence sont toujours à l’affût, chez les autres, de la moindre secousse qu’ils transforment alors, grâce à leurs sponsors planétaires, en juteuse opportunité de déstabilisation pour le compte de l’impérialisme…

 

Politique étasunienne: Le cirque est en ville, faites venir les clowns

Par Edward Curtin, 24 août 2020

Pas la peine de vous inquiéter, ils sont déjà là. Ils défilent sur la piste du cirque. Ils se produisent sous le grand chapiteau : « The Umbrella People ». Trump, Biden, Pence, Harris, et leurs acolytes clownesques, Pompeo, Michelle Obama, et autres, se produisent quotidiennement sous la protection ombrageuse du « Umbrella People ». Les gens du « Umbrella People » dirige un cirque à trois pistes, et bien que leurs clowns jaillissent de petites voitures séparées et, agissant comme des ennemis, s’aspergent mutuellement de lances à eau pour le plus grand plaisir du public…

 

COVID graves, admettre l’existence des anticorps facilitateurs

Par Emma Kahn, 25 août 2020

Le phénomène de facilitation des infections virales par les anticorps existe pour de nombreux virus dont les coronavirus. Au lieu de se comporter comme le décrit l’immunologie classique (effet protecteur), les anticorps permettent au virus de pénétrer plus facilement dans les cellules cibles. Ce mécanisme pourrait rendre dangereux un futur vaccin contre la Covid-19 : cet effet a été mis en évidence au cours d’essais sur des animaux avec des candidats vaccins contre le SARS1 de 2003. Cette facilitation …

 

Les chiffres du COVID-19 ne sont pas fiables

Par Candice Vacle, 26 août 2020

Roland Desbordes, physicien, alerte: : « Je n’arrive pas à trouver des informations fiables sur le nombre de cas de personnes testées positives, et même sur le nombre de morts dus au COVID-19. Tous les chiffres circulent, mais personne ne pose la question de la source de ces chiffres et comment ont-ils été élaborés? Quand on sait que pendant l’épidémie, il y a eu très peu de tests en France; que ces tests ne sont pas très fiables (…) et le malheur est que l’on ne saura jamais si un proche est mort du covid 19 ou pas dans bon nombre de cas. »

 

Liban / Une deuxième explosion qui cible les buts manqués par la première… 

Par Nasser Kandil, 26 août 2020

Nul besoin d’une grande intelligence pour constater l’existence d’une campagne politique à l’intérieur du Liban dont le programme ainsi que les objectifs ont profité de l’explosion du port de Beyrouth [le 4 août 2020] et de l’ampleur de la catastrophe qu’elle a engendrée. Une campagne qui a proposé tantôt la neutralité du pays, tantôt le désarmement de la Résistance, avant de considérer que la voie du salut passait par l’acceptation des conditions requises par l’Occident et les Pays arabes du Golfe …

 

VIDÉO: Le virus n’est pas la cause de l’effondrement économique mondiale

Par Prof Michel Chossudovsky, 27 août 2020

« La vérité tacite est que le nouveau coronavirus fournit un prétexte aux puissants intérêts financiers et aux politiciens corrompus pour précipiter le monde entier dans une spirale de chômage de masse, de faillite et d’extrême pauvreté. » (Extrait d’un article de Michel Chossudovsky, Vers un nouvel ordre mondial? La crise de la dette mondiale et la privatisation de l’État)

 

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Mensonge : Ce n’est pas le virus qui a précipité l’effondrement de l’économie mondiale.

Selon la classe politique, c’est le virus qui a provoqué le chômage et la pauvreté. 

Le 11 mars, 2020, l’ordre fut donné de fermer l’économie nationale de 193 pays membres des Nations unies.

Cette action fut présentée à l’opinion publique (« preuves scientifiques » à l’appui) comme étant requise afin de résoudre la pandémie. 

Selon la dite communauté internationale, le confinement et la fermeture de l’économie planétaire constituent « la solution » sans équivoque. Il s’agit de combattre le pandémie et de venir au secours de ceux qui sont menacés par le coronavirus. 

Covid-19 fournit un prétexte à la haute finance, à Wall Street, aux fondations milliardaires, au Forum économique mondial (FEM) ainsi qu’à la classe politique corrompue de précipiter le monde entier dans une spirale de déstabilisation économique et sociale. 

Faillites, chômage et appauvrissement à l’échelle planétaire, fermetures des écoles et universités, …

Et la classe politique (soutenue par le mensonge médiatique) nous dit (sans hésitation) que c’est Le Virus qui est responsable du débacle.  

(Voir Michel Chossudovsky, Vers un nouvel ordre mondial? La crise de la dette mondiale et la privatisation de l’État)

VIDEO. Mondialisation TV. Centre de recherche sur mondialisation (CRM)

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Le Liban post-explosion a tout à gagner à rejeter les exigences néolibérales de l’Occident et à embrasser l’Initiative Ceinture et Route de la Chine.

Autant le Covid-19 a été instrumentalisé par les 0,001% pour organiser socialement une Grande Réinitialisation, autant la tragédie de Beyrouth est déjà instrumentalisée par les suspects habituels pour maintenir le Liban en esclavage.

Face à des « protestations » si opportunes de type révolution de couleur, l’actuel gouvernement libanais dirigé par le Premier Ministre Diab a déjà démissionné. Avant même la tragédie du port, Beyrouth avait demandé une ligne de crédit de 10 milliards de dollars au FMI – refusée tant que les « réformes » du consensus néolibéral de Washington n’étaient pas mises en œuvre : réduction radicale des dépenses publiques, licenciements massifs, privatisation généralisée.

Après la tragédie, le Président Emmanuel Macron – qui n’est même pas capable d’établir un dialogue avec les Gilets Jaunes en France – a opportunément jailli en plein mode néocolonial pour se faire passer pour le « sauveur » du Liban, à condition bien sûr que les mêmes « réformes » soient mises en œuvre.

Dimanche, la France et l’ONU ont organisé une vidéoconférence pour coordonner la réponse des donateurs – en collaboration avec la Commission Européenne (CE), le FMI et la Banque Mondiale. Le résultat n’a pas été vraiment brillant : un montant dérisoire de 252 millions d’euros a été promis – une fois de plus conditionné par des « réformes institutionnelles ».

La France a apporté 30 millions d’euros, le Koweït 40 millions, le Qatar 50 millions et la CE 68 millions. Mais plus important encore, ni la Russie ni l’Iran ne figuraient parmi les donateurs. Les États-Unis – qui sanctionnent sévèrement le Liban – et les alliés du Conseil de Coopération du Golfe, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, n’ont rien promis. La Chine n’avait qu’une présence pro forma.

En parallèle, les Chrétiens maronites du Brésil – une communauté très puissante – envoient des fonds pour les manifestations de la révolution colorée. L’ancien Président Michel Temer et le magnat de l’industrie Paulo Skaf se sont même rendus à Beyrouth. L’ancien Président libanais Amin Gemayel (1982-1988) a maintenu de nombreuses entreprises au Brésil avec des fonds qu’il a détournés lorsqu’il était au pouvoir.

Tout cela montre que le néolibéralisme ne fait pas de prisonniers lorsqu’il s’agit de maintenir son emprise mortelle sur le Liban.

Le modèle Hariri

La profonde crise économique du Liban, aujourd’hui aggravée par l’explosion du port de Beyrouth, n’a rien à voir avec le Covid-19 ou la guerre par procuration des États-Unis contre la Syrie – qui a amené un million de réfugiés dans le pays. Il s’agit plutôt d’un choc néolibéral, mené sans relâche par le clan Hariri : les anciens premiers ministres Rafiq, assassiné en 2011, et Saad, chassé du pouvoir en janvier dernier.

Le modèle Hariri était axé sur la spéculation immobilière et la financiarisation. Le groupe Solidere, contrôlé par des investisseurs arabes et quelques Libanais, dont Hariri, a détruit le centre historique de Beyrouth et l’a reconstruit avec de l’immobilier de luxe. C’est le modèle classique du néolibéralisme rentier qui profite toujours à une petite élite.

Parallèlement, la Banque du Liban attire les fonds de la diaspora libanaise et de divers investisseurs arabes en pratiquant des taux d’intérêt très généreux. Le Liban a soudain eu une monnaie artificiellement forte.

Une sorte de petite classe moyenne a fleuri tout au long des années 2000, composée de commerçants en import-export, du secteur du tourisme et des opérateurs des marchés financiers. Pourtant, dans l’ensemble, l’inégalité était la règle du jeu. Selon la World Inequality Database, la moitié de la population libanaise détient aujourd’hui moins de richesses que le 0,1% le plus riche.

La bulle a finalement éclaté en septembre de l’année dernière, alors que je me trouvais à Beyrouth. Comme il n’y avait pas de dollars américains en circulation, la livre libanaise a commencé à s’effondrer sur le marché noir. La Banque du Liban est devenue folle. Lorsque le racket d’Hariri a imposé une « taxe Whatsapp » sur les appels, cela a entraîné des protestations massives en octobre. Les capitaux se sont mis à fuir et la monnaie s’est effondrée pour de bon.

Il n’y a absolument aucune preuve que le FMI, la Banque Mondiale et les divers « donateurs » occidentaux/arabes vont sortir un Liban maintenant dévasté de la logique néolibérale qui l’a plongé dans une crise systémique en premier lieu.

La solution serait de se concentrer sur les investissements productifs, loin des finances et orientés vers les nécessités pratiques d’une population frappée par l’austérité et complètement appauvrie.

Pourtant, Macron, le FMI et leurs « partenaires » ne sont intéressés que par le maintien de la « stabilité » monétaire, la séduction des capitaux étrangers spéculatifs, l’assurance que l’oligarchie libanaise rapace et liée à l’Occident s’en tirera à bon compte et, en plus, l’achat de dizaines d’actifs libanais pour presque rien.

L’Initiative Ceinture et Route ou l’effondrement

En contraste frappant avec la perpétuation abusive du modèle néolibéral occidental, la Chine offre au Liban la chance de se tourner vers l’Est et de prendre part aux Nouvelles Routes de la Soie.

En 2017, le Liban a signé pour rejoindre l’Initiative Ceinture et Route (BRI).

En 2018, le Liban est devenu le 87e membre de la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures (BAII).

Au cours des dernières années, le Liban participait déjà à l’internationalisation du yuan, en proposant des comptes bancaires en yuan et en augmentant le commerce bilatéral en yuan.

Pékin était déjà engagé dans des discussions portant sur l’amélioration des infrastructures libanaises – notamment l’extension du port de Beyrouth.

Cela signifie que Pékin pourrait maintenant être en mesure de proposer un nouvel accord conjoint de reconstruction et de sécurité pour le port de Beyrouth, tout comme il était sur le point de conclure un accord plus restreint avec le gouvernement de Diab, axé uniquement sur l’expansion et la rénovation.

En fin de compte, la Chine dispose d’un véritable plan A pour sortir le Liban de son impasse financière actuelle.

Et c’est exactement ce qui était, et reste, un anathème total pour les intérêts des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.

L’administration Trump n’a pas hésité à demander à Israël de développer le port de Haïfa.

La même tactique de « l’offre que vous ne pouvez pas refuser » sera appliquée de plein fouet à celui qui dirigera le nouveau gouvernement libanais.

Beyrouth est un nœud absolument essentiel de la connectivité géopolitique/géoéconomique de la BRI en Méditerranée orientale. Avec l’exclusion temporaire de Haïfa, Beyrouth prend de l’importance en tant que porte d’accès à l’UE, complétant le rôle du Pirée et des ports italiens dans l’Adriatique.

Il est essentiel de noter que le port lui-même n’a pas été détruit. L’énorme cratère sur le site ne remplace qu’une partie du quai – et le reste est sur l’eau. Les bâtiments détruits peuvent être reconstruits en un temps record. La reconstruction du port est estimée à 15 milliards de dollars – de l’argent de poche pour une entreprise expérimentée telle que China Harbor.

Entre-temps, le trafic maritime est redirigé vers le port de Tripoli, à 80 km au nord de Beyrouth et à seulement 30 km de la frontière entre le Liban et la Syrie. Son directeur, Ahmed Tamer, confirme que « le port a été témoin ces dernières années du travail d’expansion des entreprises chinoises, et il a reçu les plus grands navires de Chine, transportant un grand nombre de conteneurs ».

Ajoutez à cela le fait que le port de Tripoli sera également essentiel dans le processus de reconstruction de la Syrie – dans lequel la Chine est totalement engagée.

Le réseau de connectivité de la BRI pour l’Asie du Sud-Ouest est un labyrinthe comprenant l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban.

La Chine prévoit déjà d’investir dans des autoroutes et des chemins de fer, qui seront développés pour devenir des trains à grande vitesse. Cela permettra de relier le corridor central Chine-Iran de la BRI – tout juste sorti de l’accord de partenariat stratégique de 400 milliards de dollars sur 25 ans qui sera bientôt signé – avec la Méditerranée orientale.

Ajoutez à cela le rôle du port de Tartus en Syrie, qui bénéficie d’une forte présence navale russe. Pékin investira inévitablement dans l’expansion de Tartus, qui est relié au Liban par une autoroute. Le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine sera impliqué dans la protection de Tartus avec des systèmes de missiles S-300 et S-400.

Historiquement, dans un axe plus large qui allait de Samarkand à Cordoue, avec des nœuds forts comme Bagdad et Damas, une civilisation syncrétique s’est lentement développée dans cette partie de l’Eurasie, superposée à un fond régional, rural et nomade ancestral. La cohésion interne du monde musulman s’est forgée du VIIe au XIe siècle : c’est le facteur clé qui a façonné les linéaments d’une Eurasie cohérente.

Outre l’Islam, l’Arabe – langue de la religion, de l’administration, du commerce et de la culture – était un facteur d’unification essentiel. Ce monde musulman en évolution se configurait comme un vaste domaine économique et culturel dont les racines étaient liées à la pensée grecque, sémitique, persane, indienne et arabe. C’était une merveilleuse synthèse qui formait une civilisation unique à partir d’éléments d’origine différente – persane, mésopotamienne, byzantine.

Le Moyen-Orient et la Méditerranée orientale en faisaient bien sûr partie, totalement ouverts sur l’Océan Indien, les routes de la Mer Caspienne, l’Asie Centrale et la Chine.

Aujourd’hui, des siècles plus tard, le Liban devrait avoir tout à gagner en abandonnant la mythologie du « Paris de l’Orient » et en se tournant à nouveau vers l’Orient, se plaçant ainsi du bon côté de l’Histoire.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

Battleground Beirut: Western Colony or Back to the East?

asiatimes.com, le 14 août 2020.

Traduit par Réseau International

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Nul besoin d’une grande intelligence pour constater l’existence d’une campagne politique à l’intérieur du Liban dont le programme ainsi que les objectifs ont profité de l’explosion du port de Beyrouth [le 4 août 2020] et de l’ampleur de la catastrophe qu’elle a engendrée.

Une campagne qui a proposé tantôt la neutralité du pays, tantôt le désarmement de la Résistance, avant de considérer que la voie du salut passait par l’acceptation des conditions requises par l’Occident et les Pays arabes du Golfe, au premier rang desquelles : le désarmement de la Résistance libanaise sous-entendant la sécurité d’Israël ; la liquidation de la question palestinienne reposant sur la priorité de la « normalisation » avec cette même entité occupante ; l’oubli de toute solution garantissant le retour des réfugiés. 

Et ce, en faisant mine d’ignorer ce que signifierait le renoncement aux armes de la Résistance comme source de force pour le Liban et le fait que la naturalisation des réfugiés deviendrait inévitable. 

Ce programme associé à l’explosion du port de Beyrouth est différent de celui adopté suite à l’explosion ayant mené à l’assassinat du Premier ministre Rafiq Hariri [le14 février 2005]. Lequel programme reposait sur la priorité du retrait de la Syrie du Liban, ce qui s’est concrétisé [le 16 avril 2005] conformément aux exigences de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU [adoptée le 2 septembre 2004 à l’initiative conjointe de la France et des États-Unis ; NdT]. Quant à la Résistance libanaise, il fallait lui laisser croire qu’elle n’était pas particulièrement visée en attendant la guerre israélienne qui se préparait [la guerre de 2006], ses instigateurs pariant qu’elle réglerait définitivement le problème de son désarmement. Deux objectifs qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui, le premier étant hors sujet, le second étant hors d’atteinte. 

Mais cette canalisation de la colère suscitée par la « deuxième explosion » ayant détruit le port de Beyrouth vers la Résistance et ses armes n’est pas l’intitulé exclusif des interventions politiques, médiatiques ou cléricales internes. En effet, l’intervention occidentale initiée par le président français Emmanuel Macron, lequel a préconisé un gouvernement d’union nationale ouvert à la Résistance, s’est soldée par nombre de reculades destinées à laisser du temps aux pressions exercées sur cette même Résistance. Et ceci à l’ombre d’une campagne médiatique externe reproduisant la scène de la « première explosion » ayant assassiné le Premier ministre Hariri. 

Ainsi, le magazine allemand « Der Spiegel », lequel a promu l’enquête falsifiée sur l’assassinat de feu Rafiq Hariri, avec l’évidente bénédiction des services du renseignement et des sources de scénarios préfabriqués, remplit aujourd’hui la même mission sous le même titre : nécessité d’une enquête internationale sur l’explosion du port de Beyrouth et accusation de la Résistance libanaise pour avoir prétendument importé la cargaison de nitrate d’ammonium. 

Par conséquent, vu la présence d’un système médiatique libanais financé par les États arabes du Golfe, rien n’empêche la transformation d’un tel scénario en projet de fabrication d’une opinion publique, au service duquel seront créés de faux témoignages et de faux récits. L’expérience de l’enquête sur l’assassinat de Rafiq Hariri, avec son cortège de mensonges et de falsifications, est toujours d’actualité et il est indéniable qu’elle passait par les médias avant même que les enquêteurs [du Tribunal Spécial pour le Liban ou TSL] ne se prononcent sur l’affaire. 

Quant à Israël, il ne nie pas avoir organisé pour l’occasion une guerre psychologique d’une grande ampleur. En effet, le quotidien « Israel Today » a déclaré, en substance, qu’une cellule d’opérations gérée par le renseignement israélien est chargée de diriger un réseau médiatique étendu à l’intérieur et à l’extérieur du pays, afin de saisir l’opportunité offerte par l’explosion du port de Beyrouth en menant une guerre psychologique, susceptible de créer un équilibre avec les retombées psychologiques des victoires de la Résistance dans la guerre qui les oppose. 

À la lumière de toutes ces données internes et externes, les questions soulevées dès le premier jour se renforcent ; à savoir : l’explosion du port de Beyrouth est-elle le résultat d’une coïncidence qu’il suffit d’expliquer par la corruption et la négligence, ou bien est-elle un épisode reporté de la guerre de juillet 2006 ? Une guerre que l’entité occupante n’ose pas mener de front et, par conséquent, adopte des techniques et des méthodes avancées pour les guerres du renseignement, afin de réussir là où la première explosion de 2005 et la guerre de 2006 ont échoué. 

Au-delà des tentatives de diabolisation et de condamnation de la Résistance urbi et orbi, cette dernière hypothèse est motivée par une simple question concernant le lien entre l’explosion du port de Beyrouth et la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Israël [annoncée le 13 août par Donald Trump ; NdT].

Une normalisation qui tourne autour de la transformation du port de Haïfa en premier port de la Méditerranée, vu qu’il serait devenu la seule porte d’importations de l’Europe vers le Golfe et, éventuellement, un port de transit de la Chine vers l’Europe en association avec le port de Dubaï. Ce qui est impossible sans la suppression du port de Beyrouth de la carte économique pendant un temps suffisant pour justifier le recours à l’entrepôt commercial du Golfe, représenté par les Émirats, en tant que port alternatif ?

Nasser Kandil 

 

Article original : Al-Binaa (Liban), le 25 août 2020.

Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

Nasser Kandil est un homme politique libanais, ancien député, et Rédacteur en chef du quotidien libanais « Al-Binaa » 

 

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Le modèle actuel de gouvernance en Haïti est axé sur des personnalités ou des hommes forts plutôt que sur des institutions. Ce modèle de gouvernance empire le mal du pays. Le pays est en guerre contre ses propres citoyens. Les simples citoyens sont les principales cibles et les plus grandes victimes de cette guerre. 

La république d’Haïti est bien connue comme un puissant symbole de la révolution moderne contre le colonialisme et l’esclavage. Haïti a influencé l’histoire moderne dans la déconstruction et la reconstruction des relations entre les pays colonisateurs et les pays colonisés. La révolution d’Haïti a non seulement inspiré d’autres révolutions de libération, mais encore plus que cela.  Par exemple, des pays comme la Grèce et le Venezuela ont demandé et reçu l’aide économique et militaire directe d’Haïti pour lutter contre les puissances impérialistes. Malheureusement, les conditions de vie des Haïtiens n’ont pas reflété la grandeur de leur histoire.

Particulièrement, après la fin du régime des Duvalier en février 1986, les conditions sociales et économiques ont connu une décapitalisation sévère (ETIENNE, 2007). Au cours des 25 dernières années, le cas d’Haïti devient si compliqué – et le peuple si désespéré – que le pays soit l’exemple au monde d’un des modèles de gouvernance les plus traumatisants. Dans cette communication, nous souhaitons mettre en évidence les principaux critères et effets d’un tel modèle de gouvernance. Les données pour notre analyse sont tirées principalement de méthodes d’observation et d’enquêtes de cas sociaux répétitifs qui nous ont permis d’établir des modèles.

Par le concept de gouvernance, nous ferions référence à la fois aux acteurs stratégiques (des institutions étatiques, des organisations de la société civile et du secteur privé), et à leur processus de gestion, de prise de décision lié aux problèmes sociaux collectifs, à la création et à la gestion de richesses, etc. Ce serait le mécanisme formel et inclusif de décision sur les questions collectives dans la société.

Pour ce travail, entre autres paramètres, nous avons identifié et essayé de comprendre une série de paramètres tels que le (s) groupe (s) social (s) qui prennent les décisions, le ou les groupes sociaux qui bénéficient le plus des décisions, le groupe (s) qui contrôlent les ressources, le (s) groupe (s) social (s) qui exercent le pouvoir politique, le monopole de la violence, etc. Cette approche est double car elle permet d’analyser à la fois le manque et la suffisance au niveau des acteurs sociaux.

L’informelisation des institutions étatiques

En Haïti, si les acteurs étatiques sont identifiables en tant qu’autorités élues, autorités désignées et fonctionnaires, la désignation des représentants de la société civile et des représentants du secteur privé est assez discutable. La société civile et le secteur privé contiennent des groupes officiellement organisés, des groupes informels, et des personnalités. Les groupes formels manquent généralement de légitimité avec de faibles capacités à influencer le processus de décision dans les politiques publiques. Les groupes informels n’ont aucune légitimité, mais leur pouvoir dans le processus décisionnel est prédominant. Sur la base de ces groupes informels, des personnalités parviennent à exercer un pouvoir politique substantiel.

Nous comprenons les personnalités comme des personnes très connues formant ici 3 catégories :

Officiels ou ex-officiels liés à des groupes informels (ministres, directeurs généraux, présidents de la république, etc.).

Non-officiels liés à des groupes informels (hommes d’affaires, dirigeants politiques, journalistes, artistes, etc.)

Non-officiels, leaders de groupes informels soutenant le gouvernement, l’opposition politique, le monde des affaires, etc. 

Les groupes informels peuvent prendre diverses formes telles que : les groupes de pression populaires, les groupes de divertissement populaires, les groupes armés, les groupes mafieux, les groupes criminels, etc. Ils tirent leur pouvoir de leurs capacités à exercer la violence populaire, à intimider les opposants, à choquer la population en organisant des crimes en public. Ainsi, les personnalités liées ou contrôlant des groupes informels sont de véritables hommes forts. La caractéristique de ces hommes forts est de pouvoir casser les règles institutionnelles et choquer les normes sociales dans la poursuite de leur avidité.

En dépit de certaines faiblesses, les institutions et un état de droit existent en Haïti, mais les puissants acteurs- des institutions étatiques, des organisations de la société civile et du secteur privé- n’arrêtent pas de gérer et de prendre des décisions ayant des incidences collectives à travers des processus illégaux. Ainsi, il existe deux manières de résoudre les problèmes dans le pays : Le mécanisme formel lorsque les acteurs n’entendent pas résoudre un problème social, et le mécanisme informel lorsqu’ils entendent rapidement résoudre des problèmes en leur faveur. En termes de pratique, le mécanisme informel domine le processus de gestion et de prise de décision dans le pays.

L’échec de l’État et la criminalisation de l’économie

Des personnalités du secteur des affaires, de la société civile et avec la complicité des fonctionnaires corrompus (venant majoritairement du parlement) ont réussi à atrophier l’État dans ses fonctions régaliennes. Les institutions étatiques sont généralement mutilées au profit de ces personnalités. Chaque ministère ou institution publique stratégique serait comme privatisé par un ou deux hommes forts poursuivant des objectifs différents. Il devient impossible pour les institutions publiques de coordonner les services pour les simples citoyens. Ces hommes forts gèrent les institutions publiques comme leur propre entreprise à but lucratif. Cela devient si courant que les fonctionnaires moyens perdent l’esprit du service public et deviennent eux-mêmes aussi motivés par l’avidité.

Les institutions publiques servent d’écrans de protection pour les intérêts de ces personnalités. Ils confisquent l’appareil d’État pour soit inverser ses fonctions essentielles (lorsqu’il y a des obstacles à leurs intérêts immédiats), soit exercer leur influence en matière de législation, de justice, de réglementation fiscale, de police afin de conserver leur position sociale (LOCKHART, 2009).

Ces personnalités évoluent dans un système où il n’y a pas de concurrence, (sinon des moments de colère occasionnels les uns contre les autres, sans jamais de sérieuse escalade qui pourrait affaiblir leur position sociale). Ces petits affrontements ne font que verrouiller davantage le système pour garder les intrus à l’extérieur. Par conséquent, les défenseurs des intérêts publics ne trouvent aucune place sur la table des négociations.

Après avoir neutralisé les fonctions essentielles de l’appareil d’État, il ne reste plus de mécanisme à l’État pour organiser et atteindre les objectifs d’intérêt général. Ces personnalités sont libres de façonner le marché sans aucune règle de droit. Chaque secteur profitable est sévèrement contrôlé par un ou deux d’entre elles. La corruption et les crimes organisés sont les moyens de prédilection pour faire fonctionner le business. Par exemple, ils offrent souvent des produits de mauvaise qualité (comme des aliments périmés) au prix le plus élevé. Ils n’arrêtent pas de voler les taxes douanières et d’intimider tout citoyen de bonne volonté qui souhaiterait investir dans leurs secteurs.

Les régions du pays sont toutes sous la menace de groupes armés. Ces groupes peuvent montrer de motivation politique, mais leur motivation première est économique (même purement financière). Ils forment l’aile armée de la classe d’affaires mafieuse et des politiciens avares de l’argent facile. Ces groupes forment le noyau dur d’une économie noire et criminalisée.

L’instrumentalisation de la pauvreté de masse et de la violence sociale

Tout le monde est aux prises avec la pauvreté dans le pays, sauf la minorité constituée de personnalités ou de ceux qui les entourent. Cela serait défini comme une ‘’pauvreté de masse’’ selon la théorie de John Kenneth Galbraith (GALBRAITH, 1980). La pauvreté d’Haïti ne peut plus être expliquée par le manque de ressources naturelles, ni par la politique libérale imposée par la communauté internationale. La République dominicaine, pays voisin le plus proche, a fait des progrès significatifs dans la lutte contre l’extrême pauvreté. En 2019, Haïti avait un PIB de 784 $ US (le PIB le plus bas de la région), et la République dominicaine a atteint 8630 $ US. La communauté internationale a la même politique pour les deux pays, le libre-échange et l’économie libérale. Haïti n’arrive pas à respecter les droits humains fondamentaux tout en recevant une aide extérieure importante.

Le pays ne manque pas de capitaux. Le montant des fonds publics régulièrement détournés en est la preuve. L’argent sale circule dans tous les secteurs de l’économie. Les banques n’opèrent pas de prêts accessibles à la population. Les besoins de consommation immédiate ne sont en aucun cas satisfaits, et pourtant il n’y a pas d’économie pour l’investissement. Cela semble un cas délicat pour l’économie classique.

Les personnalités vivent dans le pays, suçant les ressources du pays, mais leurs principaux avoirs sont ailleurs. Ils sont dans le pays mais n’en font pas partie. Ainsi, ils n’arrivent jamais à agir en priorité pour améliorer les conditions de vie dans le pays. Leur action ne peut qu’entraîner une pauvreté croissante pour tous, sauf pour eux-mêmes.

En principe, les politiciens redoublent d’efforts pour réduire, voire éradiquer la pauvreté dans leur pays, mais en Haïti, la pauvreté devient leur instrument préféré pour construire et maintenir le pouvoir. Ils font la guerre aux citoyens en contrôlant les ghettos et les gangs. Les enfants aux pieds nus peuvent posséder des armes de guerre coûteuses tout en mourant de faim. Les personnalités peuvent dépenser des millions pour armer et fournir des munitions aux jeunes dans les ghettos, mais il n’y a pas de tables, de bancs et de craie dans les écoles existantes. Il n’y a ni eau potable ni électricité dans les quartiers. Les gens vivent sur des ordures où les rats et les puants sont constants. Paradoxalement, ces quartiers qui devraient être des scènes hideuses et révoltantes forment la base du pouvoir des personnalités triomphantes du pays.

La systématisation des violations des droits de l’homme

Pourquoi les citoyens acceptent-ils de vivre dans de telles conditions ? Les citoyens protestent, ils disent non. Mais les personnalités parviennent souvent à infiltrer les protestations citoyennes pour les discréditer. Encore contrairement aux idées de Galbraith (GALBRAITH, 1980), les Haïtiens ne se résignent pas à une impossibilité d’améliorer les choses. Les personnalités réussissent jusqu’à présent à mettre en place un système de contrôle. Ce système de contrôle est caractérisé par la privation, le choc, la peur et la violence.

Les fonctionnaires sont normalement des mandataires chargés d’accomplir des actes au profit des citoyens qui sont des mandants (David de FERRANTI, 2014). En Haïti, la relation entre mandataires et mandants n’existe pas dans la pratique. Les citoyens ne sont pas traités comme des titulaires de droits. Les responsables agissent comme ils faisaient des faveurs au peuple. Ils n’agissent pas selon les droits garantis par la constitution nationale et les droits humains universels. Les relations entre les mandataires et les mandants deviennent tout simplement paternalistes. Les mandants sont comme des pères récompensant les fils selon l’obéissance de ces derniers. Les mandataires s’octroient des droits et privilèges au détriment des citoyens.

La population est privée de tous les services de base. Le droit à l’éducation, à la santé, à une alimentation de base, le droit aux loisirs, etc. sont une illusion. Partout dans les quartiers populaires et pauvres, on entend l’explosion des armes automatiques. Le pays est en guerre contre ses propres citoyens. Les simples citoyens sont les principales cibles et les plus grandes victimes de cette guerre. Ceci est en partie conforme aux théories de ‘’nouvelles guerres’’ de Mary Kaldor. Selon elle, dans les nouvelles guerres, la violence est délibérément infligée aux non-combattants (KALDOR, 2007), comme c’est le cas des citoyens haïtiens qui sont les plus grandes victimes cette violence politique et criminelle. Ils font constamment l’objet d’enlèvements et de saisies contre rançon, souvent suivis d’assassinats. Le désarroi de la population est périodiquement alimenté par des tactiques criminelles et politiques. Les petites entreprises sont périodiquement pillées et incendiées (les marchés publics, etc.). Les criminels se livrent à des crimes odieux pour inspirer la peur. L’appareil d’État continue de protéger ces personnalités contre les demandes des citoyens en matière de transparence et de reddition de comptes.

L’environnement dégradé du pays le rend très vulnérable aux catastrophes naturelles et aux épidémies. Des maladies pourtant curables ravagent sans cesse la santé de la population. A chaque catastrophe naturelle, la population compte les morts, et ces personnalités s’enrichissent avec encore plus d’aide internationale. Les citoyens sont des laissés-pour-compte par ces personnalités qui les lynchent systématiquement. Ils sont si abusés et épuisés que leur résilience prend des formes à peine visibles.

La perturbation du système de gouvernance par des personnalités puissantes et intéressées

Tout compte fait, le modèle de gouvernance centré sur les personnalités ne peut refléter inclusivement les sous-systèmes sociaux. Les catégories d’acteurs – même s’ils arrivaient à structurer leurs revendications, affiner leurs propositions et contre-propositions – n’ont pas la possibilité de faire valoir leurs causes sur la table des négociations. Par conséquent, les catégories d’acteurs n’arrivent pas jouer leur rôle véritable dans le processus de gouvernance et de développement du pays (FILS-AIME, 2013). Ils ne cessent de faillir leur fonction de structuration et d’organisation des revendications sociales contradictoires autour des intérêts généraux de la nation.

Un tel contexte est le terreau de l’injustice sociale, de la corruption généralisée, du gaspillage des ressources, et certainement de l’appauvrissement et des abus des citoyens. Ce modèle de gouvernance fait partie des goulots d’étranglement des plus costauds à la réalisation des droits de l’homme et du développement durable en Haïti.

Edy Fils-Aime

Maître es sciences du développement 

Photo en vedette : pixabay.com

Références

David de FERRANTI. (2014). Pour une meilleure gouvernance: un nouveau cadre d’analyse et d’action. Paris, France: Nouveaux Horizons.

ETIENNE, S. P. (2007). L’énigme haïtienne: Échec de l’État moderne en Haïti. (M. d’encrier, Ed.) Montreal: Presses de l’université de Montréal (PUM).

FILS-AIME, E. (2013). Gouvernance pour le developpement local. (E. U. Europeens, Ed.) Paris, France: International Book Market Service LTD.

GALBRAITH, J. K. (1980). Théorie de la pauvreté de masse. Saint-Amand, France: Gallimard.

JEAN-BAPTISTE, E. (2015). Haïti 7 février 1986 – 7 février 2015. Vingt-neuf ans d’échec démocratique. Editions Dedicaces.

KALDOR, M. (2007). New and old wars, organized violence in a global era. Stanford, California: Stanford University Press.

LOCKHART, A. G. (2009). Fixing failed states: a framework for rebuilding a fractured world. New York, USA: Oxford University Press.

Michael JOHNSON. (2005). Civil Society and Corruption: Mobilizing for reform. Maryland, USA: University Press of America .

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Commençons par l’histoire d’un sommet qui étrangement n’a pas lieu.

Chaque année, en août, les dirigeants du Parti Communiste Chinois (PCC) se rendent à Beidaihe, une station balnéaire située à deux heures de Pékin, pour discuter de politiques sérieuses qui se fondent ensuite en stratégies de planification clés qui sont approuvées lors de la session plénière du Comité Central du PCC en octobre.

Le rituel de Beidaihe a été établi par nul autre que le grand timonier Mao, qui aimait la ville où, non par hasard, l’empereur Qin, l’unificateur de la Chine au IIIe siècle avant J.-C., avait un palais.

2020 étant, jusqu’à présent, une année notoire où l’on vit dangereusement, il n’est pas surprenant qu’en fin de compte Beidaihe n’ait pas été visité. Pourtant, l’absence à Beidaihe ne signifie pas que le sommet ne s’est pas produit.

La preuve n°1 en est le fait que le Premier Ministre Li Keqiang a tout simplement disparu de la vue du public pendant près de deux semaines – après que le Président Xi ait présidé une réunion cruciale du Politburo à la fin du mois de juillet où ce qui était exposé n’était rien de moins que l’ensemble de la stratégie de développement de la Chine pour les 15 prochaines années.

Li Keqiang a refait surface en présidant une session spéciale du tout puissant Conseil d’État, tout comme le grand idéologue du PCC, Wang Huning – qui se trouve être le numéro 5 du Politburo – s’est présenté en tant qu’invité spécial à une réunion de la All China Youth Federation.

Ce qui est encore plus intrigant, c’est qu’à côté de Wang, on trouve Ding Xuexiang, qui n’est autre que le chef de cabinet du Président Xi, ainsi que trois autres membres du Politburo.

Dans cette variante du « maintenant vous les voyez, maintenant vous ne les voyez pas », le fait qu’ils soient tous venus à l’unisson après une absence de près de deux semaines a conduit les observateurs chinois à conclure que Beidaihe avait bel et bien eu lieu. Même si aucun signe visible d’action politique au bord de la mer n’avait été détecté. La version semi-officielle est qu’aucune réunion n’a eu lieu à Beidaihe à cause du Covid-19.

Pourtant, c’est la preuve n°2 qui pourrait conclure l’accord pour de bon. La désormais célèbre réunion du Politburo de fin juillet, présidée par Xi, a en fait scellé la session plénière du Comité Central en octobre. Traduction : les contours de la feuille de route stratégique à venir avaient déjà été approuvés par consensus. Il n’était pas nécessaire de se retirer à Beidaihe pour de nouvelles discussions.

Ballons d’essai ou politique officielle ?

L’intrigue s’épaissit quand on prend en considération une série de ballons d’essai qui ont commencé à circuler il y a quelques jours dans certains médias chinois. Voici quelques points clés.

1. Sur le front de la guerre commerciale, Pékin ne fermera pas les entreprises américaines déjà présentes en Chine. Mais les entreprises qui veulent entrer sur le marché de la finance, des technologies de l’information, des services de santé et d’éducation ne seront pas autorisées.

2. Pékin ne se débarrassera pas d’un seul coup de toute sa masse écrasante de titres du Trésor Américain, mais – comme c’est déjà le cas – les désinvestissements s’accéléreront. L’année dernière, ils se sont élevés à 100 milliards de dollars. Jusqu’à la fin de 2020, cela pourrait atteindre 300 milliards de dollars.

3. L’internationalisation du yuan, également prévisible, s’accélérera. Il s’agira notamment de configurer les paramètres finaux pour la compensation des dollars américains par le système chinois CHIPS – en prévoyant la possibilité incandescente que Pékin soit coupé du système SWIFT par l’administration Trump ou par celui qui sera au pouvoir à la Maison Blanche après janvier 2021.

4. Sur ce qui est largement interprété à travers la Chine comme le front de la « guerre à spectre complet », l’APL a été mise en alerte de phase 3 – et tous les départs sont annulés pour le reste de l’année 2020. Il y aura une campagne concertée pour augmenter les dépenses de défense à 4% du PIB et accélérer le développement des armes nucléaires. Les détails devraient être connus lors de la réunion du Comité Central en octobre.

5. L’accent est mis sur l’esprit d’autonomie très chinois et sur la construction de ce qui peut être défini comme un système économique national à « double circulation » : la consolidation du projet d’intégration eurasiatique en parallèle avec un mécanisme mondial de règlement du yuan.

Dans cette volonté se trouve ce qui a été décrit comme « l’abandon ferme de toutes les illusions sur les États-Unis et la mobilisation de notre peuple pour la guerre ». Nous allons promouvoir vigoureusement la guerre pour résister à l’agression américaine (…) Nous utiliserons un esprit de guerre pour diriger l’économie nationale (…) Nous préparerons à la rupture complète des relations avec les États-Unis ».

Il n’est pas clair, en l’état actuel des choses, s’il ne s’agit que de ballons d’essai diffusés dans l’opinion publique chinoise ou de décisions prises au Beidaihe « invisible ». Tous les yeux seront donc tournés vers le type de langage qui sera utilisé dans cette configuration alarmante lorsque le Comité Central présentera sa planification stratégique en octobre. Il est significatif qu’il se produise quelques semaines seulement avant les élections américaines.

Tout est question de continuité

Tout ce qui précède reflète en quelque sorte un récent débat à Amsterdam sur ce qui constitue la « menace » chinoise pour l’Occident. En voici les points essentiels.

  1. La Chine ne cesse de renforcer son modèle économique hybride – ce qui est une rareté absolue, au niveau mondial : ni une économie totalement publique ni une économie de marché.
  2. Le niveau de patriotisme est stupéfiant : une fois que les Chinois font face à un ennemi étranger, 1,4 milliard de personnes agissent comme si elles ne faisaient qu’un.
  3. Les mécanismes nationaux ont une force énorme : absolument rien ne bloque l’utilisation complète des ressources financières, matérielles et humaines de la Chine une fois qu’une politique est définie.
  4. La Chine a mis en place le système industriel le plus complet de la planète, sans ingérence étrangère si besoin est (il y a toujours la question des semi-conducteurs à résoudre à Huawei).

La Chine planifie non seulement en années, mais en décennies. Les plans quinquennaux sont complétés par des plans décennaux et, comme l’a montré la réunion présidée par Xi, par des plans sur 15 ans. L’Initiative Ceinture et Route (BRI) est en fait un plan de près de 40 ans, mis en place en 2013 pour être achevé en 2049.

Et la continuité est le nom du jeu – quand on pense que les Cinq Principes de la Coexistence Pacifique, élaborés pour la première fois en 1949 puis développés par Zhou Enlai lors de la conférence de Bandung en 1955, sont gravés dans le marbre en tant que lignes directrices de la politique étrangère chinoise.

Le collectif Qiao, un groupe indépendant qui fait avancer le rôle du qiao (« pont ») par le stratégiquement important huaqiao (« Chinois d’outre-mer ») est sur la bonne voie lorsqu’il constate que Pékin n’a jamais proclamé un modèle chinois comme solution aux problèmes mondiaux. Ce qu’ils prônent, ce sont des solutions chinoises aux conditions spécifiques de la Chine.

Ils soulignent également avec force que le matérialisme historique est incompatible avec la démocratie libérale capitaliste qui impose l’austérité et le changement de régime aux systèmes nationaux, les façonnant en fonction de modèles préconçus.

Cela revient toujours au cœur de la politique étrangère du PCC : chaque nation doit tracer une voie adaptée à ses conditions nationales.

Et cela révèle tous les contours de ce qui peut être raisonnablement décrit comme une méritocratie centralisée aux caractéristiques confucianistes et socialistes : un paradigme de civilisation différent que la « nation indispensable » refuse toujours d’accepter, et qu’elle n’abolira certainement pas en pratiquant la Guerre Hybride.

Pepe Escobar

Article original en anglais :

China: Everything Proceeding According to Plan, Complete Interruption of Relations with US?

asiatimes.com

Traduit par Réseau International

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Les chiffres du COVID-19 ne sont pas fiables

août 26th, 2020 by Candice Vacle

« Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques. » Mark Twain 

Roland Desbordes, physicien, alerte:

« Je n’arrive pas à trouver des informations fiables sur le nombre de cas de personnes testées positives, et même sur le nombre de morts dus au COVID-19. Tous les chiffres circulent, mais personne ne pose la question de la source de ces chiffres et comment ont-ils été élaborés?

Quand on sait que pendant l’épidémie, il y a eu très peu de tests en France; que ces tests ne sont pas très fiables; que beaucoup de personnes décédées pendant l’épidémie n’ont pas été testées; du coup, leurs décès sont attribués au COVID-19 ou pas, selon un avis totalement subjectif du médecin; alors, faire des calculs (même des courbes) avec ça, c’est impossible et le malheur est que l’on ne saura jamais si un proche est mort du covid 19 ou pas dans bon nombre de cas. » (1)

Il ajoute:

« Pour moi tous les chiffres que l’on nous présente, de tous bords, sont sujets à caution. » (2) 

« En gros on a des tests covid 19 peu fiables; on a changé les méthodes de comptage du covid 19 (et des organismes de comptage) qui changent tout au long de la pandémie; sur une population qui elle aussi varie; et on nous présente des courbes comme « scientifique » ! Désolé mais en physique ça ne passe pas ! » (2)

A propos du graphique intitulé « Daily New Cases in France » de Worldometer, c’est-à-dire le nombre de « nouveaux cas par jour en France » du COVID-19, il remarque:

 « On a des valeurs négatives! » En effet, sur le graphique, on voit qu’il y a des valeurs inférieures à zéro cas. Moins de cas que zéro, c’est bien entendu impossible. Alors, il conclut: « Ce sont des zombies ! Et ça se prétend sérieux ! » (2) 

Source : https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france/

Que pense de ces affirmations, Pr. Bernard La Scola, médecin microbiologiste, virologue et directeur du laboratoire P3 à l’IHU Méditerranée Infection de Marseille?

« Bien évidemment les chiffres ne sont pas exacts, ils changent avec la méthode de comptage, c’est-à-dire la façon de comptabiliser les morts et de faire le diagnostic (PCR, PCR+scaner, scaner seul, etc.), les tests PCR utilisés, etc.

L’analyse des infections dans les populations, ça n’est pas de la physique… Ou peut-être quantique, puisque l’examinateur en réalisant l’observation a un effet sur le résultat.

C’est pour cela que les seules valeurs intéressantes sont les cinétiques, en gros est-ce que ça monte ou est-ce que ça descend et sur des facteurs indiscutables comme les admissions en réanimation pour infection respiratoire même s’il est vrai qu’un autre virus a pu circuler en même temps et modifier les chiffres en valeur absolue. En pratique, on ne saura effectivement pas toujours si un proche sénior est mort du covid ou d’autre chose. D’où l’importance aussi de se focaliser sur des personnes jeunes (moins de 65 ans) qui ont moins de chance de mourir d’une infection respiratoire. Quand ils meurent, c’est qu’il se passe quelque chose d’inédit.

Et pour le chiffre négatif, je pencherais pour une erreur de saisie. Ces chiffres sont saisis manuellement, quelques résultats erronés sur quelques centaines me paraît l’explication la plus plausible. » (3)

Roland Desbordes réagit au commentaire du Pr. Bernard La Scola en ces termes: « Je suis OK pour s’intéresser en priorité aux évolutions des courbes. Mais, à condition qu’on ne change pas les règles de calculs en cours! » (3)

En résumé, en France (et dans le monde entier), on ne connaît ni le nombre réel de cas infectés par le COVID-19, ni le nombre de décès dus au covid 19. Il est donc impossible de faire des calculs exacts du COVID-19 et on ne peut faire que des courbes évaluant le covid 19 si les règles de calculs restent identiques. 

Quand bien même, il est impossible d’avoir des chiffres exacts des décès ou cas du COVID-19, interrogeons-nous: Quelles sont les sources des chiffres de Santé Publique France? Comment sont comptés les décès dus au COVID-19 par Santé Publique France? 

Santé Publique France écrit que la surveillance spécifique du COVID-19 est faite par le Réseau Sentinelle. Il s’agit d’un réseau de recherche et de veille en soins de premiers recours, en France métropolitaine, sous la tutelle conjointe de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) et de la Sorbonne Université. (4)(5)

Actuellement, sur le site Réseau Sentinelle, il n’y a pas stricto-sensu de suivi du covid 19. A présent le Réseau Sentinelle procède ainsi:

« Suite au passage de l’épidémie de COVID-19 au stade 3, la surveillance Sentinelles des infections respiratoires a évolué pour s’adapter aux caractéristiques cliniques de cette maladie. Les médecins Sentinelles suivent désormais le nombre de cas d’infection respiratoire aiguë (IRA). » 

Ce réseau ne suit donc non pas le covid 19 mais le nombre de cas d’infection respiratoire aiguë. Or comme l’expliquait Pr. B. La Scola, ces infections respiratoires aiguës peuvent avoir une autre cause telle un autre virus en circulation que le COVID-19. (6)

Au sein de l’Inserm, il y a le Centre d’Epidémiologie sur les Causes Médicales de Décès (CépiDc) qui « publie les statistiques de mortalité par COVID-19 en France. » Ces statistiques sont « pour l’instant fondées uniquement sur la certification électronique des décès », sur un site internet dédié à cet effet. Or, les certificats de décès électroniques sont une faible part de la totalité des décès. Aussi,

« le site sera progressivement enrichi par les données issues des certificats médicaux de décès papiers. Les statistiques de mortalité par COVID-19se fondent sur le texte saisi par le médecin certificateur. Les libellés des causes de décès sont analysées et un algorithme décisionnel a été élaboré pour identifier les cas de COVID-19 suspectés ou confirmés pour lesquels une infection à covid 19 est mentionnée sur le certificat. »

Etonnant, ce n’est pas un médecin mais un algorithme qui décide à partir d’un certificat médical électronique si oui ou non une personne est décédée du COVID-19 ! Un algorithme saurait-il mieux faire un diagnostic que le médecin qui a rédigé le certificat de décès? A la place de cet algorithme, n’aurait-il mieux pas valu mettre un médecin pour évaluer ces certificats de décès? Comment travaille cet algorithme? Cet algorithme fait-t-il bien la différence entre les décès dus au covid 19 et les décès avec COVID-19 ? Ces statistiques, pour l’instant provisoires, devront à l’avenir être conformes aux recommandations de l’OMS pour devenir officielles et définitives.

Est-il vrai que les méthodes de comptage du COVID-19 ont changé en France?

Oui, c’est décrit page 3 du Point Epidémiologique Hebdomadaire de Santé Publique France, du 6 août 2020 et sur le site du Réseau Sentinelle. (4)(5)

Par exemple, comme les méthodes de comptage du nombre de personnes infectées par le covid 19 n’étaient plus représentatives et sous-estimaient le nombre réel de cas, paraît-il, alors Jérôme Salomon, directeur général de la santé, a annoncé le 26 mars 2020 que la France allait « progressivement basculer » vers « la surveillance syndromique en population. » Pourquoi progressivement? S’il y avait un problème de comptage, n’aurait-il mieux pas valu tout changer immédiatement? (7)

Est-ce que de modifier les règles du comptage du COVID-19 modifie les chiffres du COVID-19?

Oui. Par exemple, le 12 août 2020, le Royaume-Uni a changé sa méthode de comptage de décès COVID-19, et immédiatement elle a eu 5300 morts de moins! (8)

Pr. Raoult dit, le 19 août 2020: « C’est très difficile […] de comparer […] la fréquence d’une maladie quand on change les outils de mesure. » Il explique qu’au début de l’épidémie, la France ayant pris un retard considérable dans la mise en place des tests, « on sous-estimait la fréquence et on surestimait la gravité, puisqu’on testait que les gens qui ne pouvaient pas respirer dans certaines zones (pas ici [c’est-à-dire Marseille]). » (9)

Est-ce que le comptage des décès dus au COVID-19 est le même partout en Europe ou dans le Monde?

Absolument pas. Par exemple, au 28 avril 2020,

« Certains pays, comme la Corée du Sud, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Luxembourg et la Belgique, intégr[aient] dans leurs chiffres toutes les personnes ayant été testées positives au coronavirus […], même celles mortes des suites de complications d’une maladie préexistante. »

Pourtant, ce n’est pas parce qu’on est testé positif au COVID-19 que l’on meurt du COVID-19.(10)

L’Institut National d’Etudes Démographiques (Ined) invite toute personne cherchant à effectuer des comparaisons concernant le COVID-19 à prendre en compte les nombreux facteurs susceptibles d’impacter les décomptes des pays et donc de jouer sur les différences observées. La liste de l’Ined de ce qu’il faut vérifier est très longue. Par exemple, pour l’identification des décès par COVID-19, l’Ined invite à s’intéresser à la manière dont le décès par COVID-19 a été fait: peut-être ce décès est certifié par différents tests biologiques, par diagnostic clinique, par mention de l’infection sur le certificat de décès.(11)

Les tests covid 19 sont-ils fiables?

Le physicien David Mendels explique que sur les 11 tests qu’il a étudiés, un seul a franchi la barre de la fiabilité, selon les critères établis par la Haute Autorité de Santé. Pourtant, la plupart de ces tests (y compris les pires, selon lui) ont été homologués par le Centre National de Référence, puis listés par le Ministère de la Santé. Ceci ne peut que gonfler de manière erronée les nombres de cas testés positifs. (12)(13)

A ce propos, Pr. Raoult, dans sa vidéo du 18 août 2020, dit:

« Il faut faire attention aux tests diagnostics […] parce qu’ ils ont une qualité (en particulier la PCR) qui dépend de la qualité de l’interprétation et de la qualité du test […] Nous, sur les gens que l’on reteste qui ont été positifs […] on a trouvé que 21% d’entre eux étaient négatifs. » (14)

Il y a-t-il des cinétiques fiables qui ne changent pas les règles de calculs?

Pr. B. La Scola écrit, à propos de la courbe des cas positifs au test de l’ IHU-ApHm (15):

« Avec toujours le même mode de diagnostic on voit que la courbe monte depuis le début de l’été mais très lentement, contrairement à la courbe de ce début d’année »; « la pente est bien moins raide qu’au mois de mars. » (16)

Les chiffres, les statistiques ou les courbes, ça fait sérieux. Ça donne l’idée que cette « comptabilité » est rationnelle, que l’on comprend et maîtrise, au moins partiellement, la crise du COVID-19. Or, dans le cas de l’évaluation de la crise du COVID-19, les chiffres posent trop de problèmes pour être fiables: tests COVID-19 pas tous fiables, effet de la qualité de l’interprétateur sur le résultat du test, subjectivité du diagnostic par le médecin, comptage des décès par un algorithme dont on ne connaît pas le détail, données incomplètes, méthodologies différentes, organismes de comptage différents, maladie inconnue au départ!

Notre société, d’une manière générale considère ces chiffres comme une vérité. Les politiciens basent sur eux certaines de leurs décisions. Il n’y a aucune culture du doute remettant en cause ces chiffres. Cette certitude infondée sur les chiffres du COVID-19 représente-t-elle un danger pour notre société? Sommes-nous collectivement en train de nous fourvoyer aveuglément avec ces chiffres?

Candice Vacle

Journaliste, Pays Bas

Notes

(1)mail R. Desbordes 8 août 2020 légèrement modifié le 19 août 2020

(2)mail R. Desbordes 9 août 2020

(3)mail Pr. B. La Scola 13 août 2020

(4)https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/272559/document_file/COVID19_PE_20200806.pdf

(5)https://www.sentiweb.fr/france/fr/?page=presentation

(6)https://websenti.u707.jussieu.fr/sentiweb/ 

(7)https://www.azinat.com/2020/03/covid-19-vers-une-nouvelle-methode-de-comptage/

(8)https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-au-royaume-uni-le-bilan-les-deces-baisse-suite-a-une-nouvelle-methode-de-comptage?id=10560636

(9)A partir de la minute 3:37 https://www.youtube.com/watch?v=DgCtc2IMcbo 

(10)https://www.sudouest.fr/2020/04/28/covid-19-donnees-incompletes-methodologies-differentes-le-difficile-comptageétudiés-des-morts-7444842-10997.php

(11)https://dc-covid.site.ined.fr/fr/donnees/

(12)https://www.youtube.com/watch?v=vrjmY_ffgAg 

(13)https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-la-liste-des-23-premiers-tests-serologiques-homologues_144517

(14)A partir de la minute 12:05 https://m.youtube.com/watch?v=jkLtPq5-e_k

(15)Ap-Hm: Assistance publique – Hôpitaux de Marseille

(16)mail Pr. B. La Scola 22 et 24 août 2020

Article terminé le 24 août 2020

Candice Vacle 

Journaliste – Pays Bas 

https://www.infosperber.ch/Artikel/Politik/Konzerne-Grossbanken-Die-geheime-Macht-der-BilderbergGruppe 

https://www.investigaction.net/fr/author/candice-vacle/?act=sp 

https://reseauinternational.net/?s=vacle

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  • Commentaires fermés sur Les chiffres du COVID-19 ne sont pas fiables

Fin des vacances, retour à la triste réalité de cette rentrée 2020: Quelques industriels, par esprit de lucre, s’apprêtent comme prévu à nous faire prendre des risques immenses en diffusant sans précautions réelles et à l’échelle de toute la planète des vaccins anti-COVID, et même des suites anti-Covid-anti-grippe: Le Dr Emma Kahn, notre virologue émérite, nous explique ici ce qui guette les pauvres Humains tentés par ces dangereuses protections… Bonne lecture.

Résumé

Le phénomène de facilitation des infections virales par les anticorps existe pour de nombreux virus dont les coronavirus. Au lieu de se comporter comme le décrit l’immunologie classique (effet protecteur), les anticorps permettent au virus de pénétrer plus facilement dans les cellules cibles. Ce mécanisme pourrait rendre dangereux un futur vaccin contre la Covid-19 : cet effet a été mis en évidence au cours d’essais sur des animaux avec des candidats vaccins contre le SARS1 de 2003. Cette facilitation pourrait aussi expliquer la deuxième phase de la maladie chez les patients sévèrement atteints : la phase inflammatoire aiguë serait due à la facilitation par les taux élevés d’anticorps anti-SARS-CoV-2 retrouvés exclusivement chez les patients sévèrement atteints.

La facilitation

Le phénomène des anticorps facilitateurs est une réponse « inadéquate » à une nouvelle infection par un virus au cours de laquelle les anticorps présents contre ce virus vont aggraver l’infection. Ces anticorps ont été produits suite à une première infection (ou vaccination) par un virus apparenté (ou plus rarement par le même virus.

Cette réponse est considérée comme inadéquate par l’immunologie théorique pour laquelle les anticorps ont un rôle protecteur contre les infections.

Le mécanisme est l’ADE = antibody dependent enhancement (facilitation dépendante des anticorps); il y a facilitation de l’entrée du virus dans la cellule par les anticorps résiduels mais aussi modification de l’expression des cytokines inflammatoires et des mécanismes antiviraux intracellulaires. Les immunités innée et adaptative sont toutes deux altérées.

Figure 1 : Virus neutralization by antibodies (Virology blog 2009) http://www.virology.ws/2009/07/24/virus-neutralization-by-antibodies/ . Cette figure liste les possibilités théoriques de neutralisation d’un virus : les anticorps peuvent interférer avec la liaison du virion aux récepteurs cellulaires, bloquer l’absorption, empêcher le désenrobage des génomes dans les endosomes (vésicules d’endocytose) ou provoquer l’agrégation des virions, ceci est observé in vitro, mais on ne sait pas s’il se passe la même chose in vivo, où le milieu intérieur est plus complexe et les interactions moléculaires différentes. Une revue complète est parue en 2015 sur la facilitation par les anticorps des infections virales. (Taylor et al., 2015)

Figure 2 : Illustration tirée de https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/imr.12367
« Fc receptors in antibody dependent enhancement of viral infections »

Pour obtenir la neutralisation d’une particule virale il faut une concentration d’anticorps supérieure à un certain seuil. En dessous de ce seuil, il peut y avoir facilitation de l’infection (ADE).
– Soit extrinsèque : le nombre de cellules infectées par le virus va être augmenté,
– Soit intrinsèque : par modulation de la réponse innée et augmentation de la production de virions. Ces deux voies augmentent le relargage de médiateurs vaso-actifs et la sévérité de la maladie.

S’agissant des mécanismes :
– Les anticorps IgG jouent le rôle de pont moléculaire entre le virus et le récepteur du Fc (fragment non spécifique de l’antigène de l’IgG) exprimé à la surface d’une cellule cible du virus : une cellule de la lignée myéloïde le plus souvent mais d’autres types cellulaires possèdent un récepteur du fragment Fc.
– Par l’intermédiaire de la fixation du complément par les IgG et IgM.

De nombreux types de cellules expriment à leur surface des récepteurs du complément (le complément est un ensemble de protéines du sérum jouant un rôle dans les réactions immunitaires). Cette fixation du complément par ADE va permettre au virus d’attaquer des cellules qui ne sont pas sa cible habituelle et donc entraîner une maladie atypique et plus sévère : Les fibroblastes et cellules endothéliales sont capables, comme les cellules immunitaires de fixer la principale protéine du complément, la C1Q (Fonseca et al., 2001). Il a été montré que cette voie facilite certaines infections virales (virus Ebola, certains Parvovirus ; Von Kietzell et al., 2014)

ADE dû à une infection apparentée précédente?

La possibilité d’ADE a été évoquée pour la Covid-19. (Sette et Crotty, 2020; Tero, 2020; Kadkhoda K, 2020).

Il existe un vaste répertoire d’anticorps neutralisants et/ou se liant in vitro aux épitopes du SARS-CoV-2 : Certains de ces anticorps sont spécifiques du SARS2 (Premukar et al., 2020; Yuan et al., 2020) et d’autres présentent une forte réactivité croisée avec les HCoV (Wec et al., 2020). La présence de ces anticorps à réactivité croisée pourrait faire craindre un phénomène de facilitation de l’infection au SARS2 par des infections antérieures à HCoV.

Cependant les travaux de Sekine et Gallais montrent que des personnes exposées mais pauci ou asymptomatiques présentent une réponse cellulaire robuste au SARS2 tout en étant séronégatives pour les anticorps spécifiques du SARS-CoV-2. Ces personnes pauci ou asymptomatiques pour la Covid (mais ayant été exposées) ont toutes des anticorps à réactivité croisée vis-à-vis des HCoV et du SARS-Cov-2, ces anticorps n’ayant par conséquent pas entraîné d’ADE étant donné le cours bénin de l’infection.

ADE possible avec un vaccin ?

Cependant d’après Rachel Roper (experte en vaccins anti-coronavirus, « SARS Vaccines : where are we ? » Roper et Rehm, 2009) le principal problème à prendre en compte dans le développement de vaccins anti-coronavirus est l’ADE : facilitation de la pénétration du virus dans les cellules par le récepteur du fragment Fc des immunoglobulines.
Une revue de 2016 (Enjuanes et al., 2016) également écrite par des développeurs de vaccins souligne les mêmes craintes. Une interview récente de deux experts en vaccins français souligne aussi ce danger (Launay O. et Floret D., 2020), des experts américains ont aussi soulevé le problème. (Hotez, 2020; Peeples L., 2020 ; Akiko Iwasaki & Yexin Yang, 2020)

Cet ADE a été montré par des essais sur les animaux de vaccins contre le SARS-CoV-1 de 2003. (Tseng et al., 2012; Bolles et al., 2011; Yasui et al., 2008)

Figure 3 : (A. Iwasaki and Y. Yang, Nat. Rev. Immunol 20,339-314 (2020). À la suite d’une vaccination, les anticorps qui se lient au virus peuvent être incapables de le neutraliser et faciliter l’infectionhttps://www.nature.com/articles/s41577-020-0321-6

De nombreux experts peu suspects d’anti-vaccinalisme ont mis en garde contre l’effet facilitateur des anticorps, en particulier ceux dirigés contre la protéine spike, la protéine de surface responsable de la liaison à la cellule cible et de l’entrée du virus dans la cellule (Graber, 2020). Malheureusement, les candidats vaccins (Jansen, Novavax, Moderna, Sanofi-Pasteur et Astra Zeneca) sont conçus pour faire synthétiser au receveur des anticorps contre la spike protéine du SARS-CoV-2 (ils contiennent des parties antgéniques de la protéine spike ou même cette protéine entière).

ADE et physiopathologie de la Covid-19

Concernant la physiopathologie de la Covid-19, on sait que les anticorps contre cette spike protéine sont capables de provoquer un ADE in vitro : facilitation de la pénétration du virus dans les cellules cibles et augmentation du nombre de virions synthétisés par les cellules, donc aggravation de la maladie (Wan et al., 2020; Roper et Rehm, 2009 ). L’étude de Wan et al., publiée en mars 2020, concerne le SARS-CoV de 2003 et le MERS mais vu la proximité du SARS-CoV-2 avec le SARS-CoV, elle pourrait être valide pour le SARS-CoV-2.

Il y est démontré in vitro que ces 2 premiers virus ont une pénétration cellulaire facilitée par les anticorps se liant à la protéine spike (au site du récepteur). Les coronavirus sont connus depuis des décennies pour présenter cet ADE, comme d’autres virus (dengue, ebola, Hiv, etc…).

Ce qui est montré ici contrairement aux autres virus, c’est que l’ADE peut se produire avec la même souche. À l’inverse, la plupart des ADE montrés jusqu’ici l’avaient été avec des souches proches mais antigéniquement différentes.

L’ADE dépendrait ici du taux d’anticorps, de l’expression spécifique dans les tissus des récepteurs viraux, des récepteurs du fragment Fc des immunoglobulines et de caractéristiques intrinsèques (affinité) des anticorps produits.

De nombreuses publications établissent une corrélation entre la gravité de la maladie Covid-19 et le taux d’anticorps circulants (Gorse GJ et al.; Bo Hansen C et al., 2020; X Xu et al.). Inversement les asymptomatiques demeurent souvent séronégatifs tout en présentant une robuste immunité cellulaire par réaction croisée envers les CCC (coronavirus de rhume banal) et le SARS-CoV-2 (Long Q-X et al, 2020; Gallais et al., 2020)

Ce mécanisme d’ADE pourrait rendre compte d’ un aspect clinique de la Covid-19 : Pour les cas sévères, une « tempête cytokinique » se produirait dans un seconde phase de la maladie (Huang et al., 2020; Zuou et al., 2020; CDC, 2020)

In vivo, ce mécanisme pourrait expliquer le rebond de la maladie : chez les patients affaiblis, l’immunité innée serait incapable d’éliminer le virus et ensuite, lorsqu’apparaissent les anticorps, ceux-ci occasionneraient l’ADE par l’invasion des tissus présentant les récepteurs spécifiques. Ces anticorps pourraient aussi être concomitants de la réponse immunologique Th2 qui se caractérise par une réaction inflammatoire exagérée. Comme déjà dit, les taux d’anticorps sont plus élevés chez les patients sévères (Okba et al., 2020) et les anticorps capables de se lier au récepteur et « neutralisants » in vitro sont plus élevés chez les adultes âgés (Gorse et al., 2020).

Comme déjà vu, les personnes en ayant été en contact avec le virus mais ayant présenté peu ou pas de symptômes sont très souvent séronégatives mais présentent une robuste immunité cellulaire (Gallais et al, 2020; Fafi-Kremer, 2020). D’après le professeur d’immunologie Samira Fafi-Kremer cela pourrait s’expliquer par le fait que ces personnes aient eu une réponse innée très importante qui a détruit très rapidement le virus. Elles n’ont donc pas eu besoin de développer des anticorps pour contrer l’infection ou en tout cas pas suffisamment pour être détectables. En revanche, elles ont développé une réponse immunitaire cellulaire T qui a pu détruire les cellules infectées. Lorsqu’on est infecté, la première réponse qui se déclenche est la réponse immunitaire innée qui est immédiate et qui détruit l’agent infectieux en attendant la réponse adaptative.

S. Fafi-Kremer suggère que les personnes exposées mais peu ou pas malades pourraient avoir développé une bonne immunité cellulaire tout en étant restées séronégatives.

Selon Eric Vivier, professeur d’immunologie, “La réponse immunitaire est toujours induite par une discontinuité qui n’est pas seulement qualitative. L’important est le changement et sa rapidité. Ce qui fait un antigène est une variation de qualité en fonction du temps et une différence de quantité. Le monde microbien contrôle autant notre système immunitaire que l’inverse” (Vivier E et Daëron M, 2019).

Il se pourrait donc que, comme le suggèrent les auteurs d’une autre étude sur la réponse cellulaire T à la Covid (Le Bert et al., 2020), la réponse innée fasse avorter la réplication virale complète, la faible quantité d’antigènes viraux accessibles ne suffirait pas à provoquer une réponse humorale.Cependant la réplication virale de faible ampleur chez ces patients peu ou asymptomatiques serait suffisante pour activer une robuste réponse cellulaire.

Enfin, argument supplémentaire, des patients immuno-compromis (traités par médicaments immunosuppresseurs suite à une greffe récente) ont présenté des Covid bénignes : seuls ceux qui avaient des comorbidités connues pour augmenter les risques de Covid ont eu une Covid sévère. (Bhoori et al., 2020) .

Facilitation COVID-19 suite à un vaccin contre la grippe

Il pourrait exister également une facilitation immunologique non spécifique puisqu’un article paru récemment (janvier 2020 dans la revue Vaccine financée par l’industrie du vaccin), (Wolff GC, 2020) montre qu’une vaccination antérieure contre la grippe saisonnière pourrait rendre plus susceptible aux infections par les coronavirus : il s’agit des coronavirus en général car l’étude est parue avant l’émergence du nouveau virus. On y lit:
– « Globalement, nous n’avons pas retrouvé dans la population étudiée ici d’interférence de la vaccination anti-grippale sur les autres infections respiratoires. »
– « Cependant des résultats mitigés sont retrouvés lorsqu’on recherche l’interférence de la vaccination sur des infections respiratoires spécifiques des certains virus »
– « Cette interférence (c’est à dire plus grande susceptibilité à l’infection) a été retrouvée pour les infections à coronavirus (d’autres que le SARS-CoV-2, ces virus qui sont les virus des rhumes circulent en permanence), et à métapneumovirus humain. Inversement la vaccination antigrippale protège des virus de la grippe, mais aussi des co-infections par le virus parainfluenza, le VRS et les virus non grippaux. »

Mais cette conclusion ne dit pas tout!

– Les patients non vaccinés pour la saison (mais peut-être les saisons précédentes), les vaccinés moins de 14 jours avant l’étude, les patients avec en même temps grippe et infection respiratoire non grippale, les patients qui étaient malades juste avant vaccination, les gens sans certificat de vaccination (mais qui affirmaient avoir été vaccinés) ont été éliminés de l’étude. Finalement seul le personnel actif de l’armée(en gros des personnes de moins de 45 ans : Statista, 2019) a été testé!
– De plus les vaccins sont obligatoires pour le personnel actif dans l’armée, donc l’étude ne peut valablement pas comparer vaccinés et non vaccinés!
– La plupart des patients qui n’avaient pas de certificat de vaccination étaient hors du personnel actif, donc plus âgés, donc éliminés de l’étude!

Et enfin : Après ajustement en fonction du groupe d’âge et de la saisonnalité, la probabilité d’avoir d’autres virus respiratoires dans la population vaccinée a augmenté de 23% (IC 95% : 0,86, 1,76)

Conclusion de cette étude : il y a certainement un risque beaucoup plus important que ce qui est dit dans cet article pour les plus de 45 ans de développer une infection respiratoire (pas seulement la COVID-19) chez les vaccinés contre la grippe!

Plusieurs études montrent que la vaccination antigrippale chez les enfants pouvait entraîner une plus grande susceptibilité aux autres infections respiratoires virales (Cowling BJ et al., 2012; Rikin et al., 2018). La vaccination des enfants pourrait entraver le développement des réponses des cellules T CD8 + spécifiques du virus de la grippe, mais peut-être aussi d’autres virus ? (Bodewes et al., 2011).

Ce phénomène de facilitation non spécifique mériterait d’être étudié pour en trouver le mécanisme (qui ne devrait pas impliquer l’ADE car les virus de la grippe et les coronavirus sont trop éloignés antigéniquement).

Dr Emma Kahn,
Août 2020

Image en vedette : pixabay.com

Références
Akiko Iwasaki & Yexin Yang, 2020, https://www.nature.com/articles/s41577-020-0321-6
Bhoori et al., 2020, https://www.thelancet.com/journals/langas/article/PIIS2468-1253(20)30116-3/fulltext
Bodewes et al., 2011 , https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209321/
Bo Hansen C et al;, 2020, https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.07.27.20162321v, X Xu et al1
Bolles et al., 2011, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3209347/
CDC, 2020, https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/clinical-guidance-management-patients.html
Cowling BJ et al., 2012, https://academic.oup.com/cid/article/54/12/1778/455098
Enjuanes et al., 2016,https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27712626
Fonseca et al., 2001, https://jlb.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1189/jlb.70.5.793?sid=nlm%3A
Kadkhoda K, 2020, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7178552/
Fafi-Kremer, Gallais et al ; 2020 https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.06.21.20132449v1
Gorse GJ et al., https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmv.25715;
Graber, 2020, https://www.nature.com/articles/d41587-020-00016-w
Hotez, 2020, https://science.house.gov/hearings/beyond-coronaviruses-understanding-the-spread-of-infectious-diseases-and-mobilizing-innovative-solutions
Huang et al., 2020, https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
Launay O. et Floret D., 2020 https://www.franceinter.fr/societe/covid-19-pour-l-instant-nous-n-avons-pas-la-preuve-de-l-efficacite-ni-de-l-innocuite-des-vaccins
Le Bert et al., 2020, https://www.biorxiv.org/content/biorxiv/early/2020/05/27/2020.05.26.115832.full.pdf
Long Q-X et al, 2020, https://www.nature.com/articles/s41591-020-0965-6
Okba et al., 2020, https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/26/7/20-0841_article
Peeples L., 2020, https://www.pnas.org/content/early/2020/03/27/2005456117
Premukar et al., 2020, https://immunology.sciencemag.org/content/5/48/eabc8413
Rikin et al., 2018, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29525279/
Roper et Rehm, 2009, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19538115
Sekine et al., https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.06.29.174888v1
Sette et Crotty, 2020, https://www.nature.com/articles/s41577-020-0389-z.pdf
Statista, 2019, https://www.statista.com/statistics/232711/number-of-active-duty-us-defense-force-personnel-by-age/
Taylor et al., 2015 https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/imr.12367
Tero, 2020, https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1286457920300344
Tseng et al;, 2012, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22536382
Vivier E et Marc Daëron M, L’Immunothérapie des cancers, Odile Jacob, 2019, https://www.odilejacob.fr/catalogue/medecine/medecine-generale/immunotherapie-des-cancers_9782738145970.php)
Von Kietzell et al., 2014, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4097764/
Wan et al., 2020, https://jvi.asm.org/content/94/5/e02015-19
Wec et al., 2020, https://science.sciencemag.org/content/369/6504/731
Wolff GC, 2020, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31607599
X Xu et al. https://www.nature.com/articles/s41591-020-0949-6.pdf
Yasui et al., 2008,https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18941225
Yuan et al., 2020, https://science.sciencemag.org/content/368/6491/630
Zuou et al., 2020, https://www.thelancet.com/lancet/article/s0140-6736(20)30566-3

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Nous, femmes et hommes de bonne volonté de toutes classes sociales, de tous pays, de credo et religions diverses, appelons votre attention sur la menace d’une guerre nucléaire totale pouvant éclater très facilement à cause d’actions délibérées de la part de n’importe quel État nucléaire ou à cause d’une action non intentionnelle, humaine, technique ou d’autre type.

Nous assistons au fait que le seuil d’usage d’armes nucléaires dans une attaque limitée ou à grande échelle a été récemment drastiquement abaissé, amenant le monde au bord d’un Armageddon nucléaire.

De nombreux fonctionnaires militaires et civils de haut-rang, politiciens et experts parlent ouvertement de la possibilité d’utiliser des armes nucléaires dans une première attaque contre n’importe quelle nation sous de nombreux prétextes, avec l’emploi de charges nucléaires à basse ou haute puissance.

Les États-Unis, pour des raisons douteuses et avec des explications illogiques, se sont retirés d’une série de traités et accords, connus et utiles, sur le contrôle des armes nucléaires.

Les vecteurs d’armes nucléaires deviennent de plus en plus sophistiqués, rapides et précis. Ils sont réalisés dans une association dangereuse comprenant des armes nucléaires stratégiques et tactiques avec des systèmes de défense de missiles et de capacités conventionnelles, et avec la possibilité de placer des armes d’attaque dans l’espace, y inclus systèmes de défense de missiles et armes anti-satellites.

De nombreuses manoeuvres militaires, qui auparavant avaient été conduites avec l’emploi d’armes conventionnelles, se transforment progressivement en manoeuvres utilisant des armes nucléaires fictives.

Les experts en armes nucléaires calculent que lors d’une première attaque nucléaire massive, au moins 34 millions de personnes mourraient immédiatement et 57 millions subiraient de multiples blessures, causes d’horribles douleurs, souffrances, maladies par radiations, et mort. En outre, divers types d’infrastructures, flore et faune, centrales nucléaires, resources hydriques, y compris l’eau potable et des digues hydroélectriques, seraient lourdement endommagés ou complètement détruits par d’énormes tempêtes de feu, une vaste contamination nucléaire, de puissantes explosions et des tremblements de terre.

Mais cela n’est que l’impact immédiat. L’hiver nucléaire, même seulement provoqué par une guerre nucléaire limitée, menacerait toute l’humanité de faim et autres risques mortels.

Nous qui avons signé volontairement cet appel vous exhortons, en qualité de dirigeants des neuf nations nucléaires, d’entreprendre les actions suivantes en 2020 :

Premièrement : comme premier pas vers un désarmement nucléaire complet et irréversible à l’échelle mondiale, vous vous engager à ne pas utiliser et à dénoncer tout type d’utilisation d’armes nucléaires dans une première attaque contre n’importe quelle autre nation à n’importe quel moment.

Deuxièmement : signer et ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires avec l’engagement spécifié au point suivant,

Troisièmement : s’engager à démonter irréversiblement toutes les armes nucléaires d’ici au 6 août 2045 ou avant cette date – dans tous les États dotés d’armes nucléaires, au cours de phases attentivement calibrées et à travers des mécanismes d’inspection bien développés et réciproquement acceptables, à condition que tous les États dotés d’armes nucléaires suivent ce modèle en même temps et honnêtement.

Ces deux propositions ne sont pas conclusives. Elles sont un début et sont les plus urgentes. D’autres dispositions concrètes doivent être élaborées sans le moindre retard.

 

Signé personnellement le 21 août 2020 en expression de notre bonne volonté :

Comitato No Guerra No Nato (CNGNN) , Italie

Membres du Comité Exécutif CNGNN :

Giuseppe Padovano (Coordinateur National CNGNN), Manlio Dinucci (journaliste, essayiste, porte-parole du CNGNN), Jean Toschi Marazzani Visconti (journaliste, écrivaine, Relations Internationales CNGNN), Flaminio Maffettini (avocat), Jeff Hofmann (TV reporter),Vladislav Gavryusev (ingénieur physicien), Franco Dinelli (PHD CNR-INO), Berenice Galli (TV reporter), Germana Leoni (journaliste, écrivaine), Maria Heibel (essayiste, blogger), Isabella di Magdala, Manuela Fani, Ciril Munca (poétesse), Silvia Forlivesi (archéologue), Francesco Cappello (enseignant), Maya Nogradi (film maker), Luca Belardi (film maker), Suor Stefania Baldini (religieuse), Padre Fernando Zolli (prêtre combonien), Cesare Casotti (bibliothécaire), Cristoforo Attardo (blogger), Luca Sardi (musicien), Roberto Germano (physicien).

SVP. veuillez faire des copies de ce document,

le signer et l’envoyer à cette e-mail

[email protected]

Nos plus sincères remerciements.

 

Texte en italien :

Appello Ai Leader Dei Nove Stati Con Armi Nucleari (Cina, Francia, India, Israele, Nord Corea, Pakistan, Regno Unito, Russia, Stati Uniti) 

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Que signifie « Human 2.0 » ?

Selon le Dr. Carrie Madej, il s’agit d’un transhumanisme où les humains se fondent avec l’intelligence artificielle, comme dans le film Matrix.

Le transhumanisme a une incidence sur l’avenir de l’humanité.

Il se produit en ce moment même. Et nous devons prendre une décision.

Le vaccin Covid-19 est effrayant. C’est quelque chose de complètement expérimental qui a un impact sur l’humanité.

Vous pouvez modifier génétiquement les humains.

Regardez la vidéo ci-dessous.

L’analyse percutante du Dr Carrie Madej.

 

Original en anglais :

Video: “Human 2.0”? Humans Melding with Artificial Intelligence. A Wake-Up Call to the World

Vidéo avec sous-titres en français : Guy Fawkes

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Pas la peine de vous inquiéter, ils sont déjà là. Ils défilent sur la piste du cirque. Ils se produisent sous le grand chapiteau : « The Umbrella People ».

Trump, Biden, Pence, Harris, et leurs acolytes clownesques, Pompeo, Michelle Obama, et autres, se produisent quotidiennement sous la protection ombrageuse du « Umbrella People ». Les gens du « Umbrella People » dirige un cirque à trois pistes, et bien que leurs clowns jaillissent de petites voitures séparées et, agissant comme des ennemis, s’aspergent mutuellement de lances à eau pour le plus grand plaisir du public. Ils éclatent parfois de rire et puis reviennent à un air sérieux. Ces « clowns »  font partie du même spectacle [The Umbrella People] et ils travaillent pour les mêmes patrons.

Malheureusement, beaucoup de gens pensent que ce cirque est le monde réel et que les clowns ne sont pas des proxénètes alliés servant les intérêts de leurs maîtres, mais de véritables ennemis.

Les « Umbrella People » sont les magnats qui possèdent les studios du spectacle – certains les appellent le gouvernement secret, l’État profond ou l’élite du pouvoir. Ils ont aussi des pratiques frauduleuses. Ils mènent un « racket de protection ». J’aime ainsi utiliser un terme qui souligne leur méthode. Ces gens veulent s’assurer de cacher la vérité en restant blottis sous leur parapluie. Ils produisent et dirigent le cirque quotidien correspondant à l’American Spectacle. C’est un cirque qui a pour but de divertir et de distraire le public du spectacle parallèle, celui qui se poursuit à l’extérieur du chapiteau, l’endroit où des millions de personnes vulnérables sont maltraitées et tuées.

Et bien que le spectacle secondaire soit le véritable événement principal, peu de gens y prêtent attention puisque leurs yeux sont fixés vers le centre de la scène, là où le projecteur dirige leur attention.

L’écrivain français Guy Debord a appelé cela la Société du Spectacle.

Depuis de nombreux mois maintenant, tous les yeux sont tournés vers le spectacle de propagande de la Covid-19 avec Fauci et Gates, et leurs porte-parole des grands médias d’entreprise, « frappant des coups de foudre dans la tempête » pour effrayer le public inconscient et soumis.  Ils le font  afin que la transformation de la Grande remise à zéro mondiale, menée par le Forum économique mondial, Wall Street, le Fonds monétaire international, et autres, puisse se dérouler sans heurts.

Aujourd’hui, les cœurs battent à tout rompre à la vue de Joe Biden, un homme de guerre, qui sort de sa tombe comme le personnage de Lazare, pour annoncer son choix du candidat -masqué- pour la vice-présidence fera honneur à ses déclarations.

Et la vedette du grand chapiteau, le présentateur de la télé-réalité Trump, bien coiffé, autour duquel le spectacle tourbillonne, suscite des réactions indignées alors qu’il joue le rôle du méchant comique.

Punch et Judy en effet.

Pendant ce temps, les grands médias nous mettent en garde contre les sinistres nouvelles de la pandémie, les avertissements électoraux, les tempêtes à venir ! Le monde tel que vous le connaissez touche à sa fin, nous le rappellent les médias quotidiennement.

Ce dernier message contient un soupçon de vérité puisque non seulement le monde tel que nous le connaissons touche peut-être à sa fin, mais le monde lui-même, y compris la vie humaine. Cela au au moment même où les clowns projettent un holocauste nucléaire tou en divertissant le monde.

Pendant ce temps, alors que le cirque se déroule, au loin et hors de toute pensée, la catastrophe arrive :

Avec plus de 400 bases militaires équipées d’armes nucléaires entourant la Chine, l’armée étasunienne continue son encerclement de la Chine et elle entre en « état de siège ».

Les États-Unis mènent des exercices militaires avec le Ronald Reagan Carrier Strike Group dans la mer de Chine méridionale, une zone contestée. Ces « opérations de défense aérienne maritime » des États-Unis près de la Chine continentale font partie d’exercices militaires étasuniens considérablement accrus dans la région.

Le secrétaire étasunien à la défense Esper annonce que les États-Unis retirent leurs troupes d’Allemagne mais les rapprochent de la frontière russe pour les rendre plus efficaces dans leur action de dissuasion contre la Russie.

La Russie déclare qu’elle considérera tout missile balistique visant son territoire comme une attaque nucléaire et qu’elle y répondra par des armes nucléaires.

Bien que les États-Unis ne soient officiellement en guerre avec aucun pays africain, un nouveau rapport révèle que les États-Unis ont des forces spéciales opérant dans 22 pays africains avec 29 bases et 6 000 soldats, avec un énorme centre de drones au Niger qui a coûté plus de 100 millions à construire et qui devrait avoir des coûts de fonctionnement de plus de 280 milliards de dollars d’ici 2024.

Les Etats-Unis continuent leur attaque sur la Syrie, en dehors des opérations militaires directes, en construisant des proxies kurdes dans le nord-est de la Syrie pour protéger les champs de pétrole qu’ils volent à la Syrie, un plan qui remonte à longtemps. Les Etats-Unis affirment que leur stratégie consiste à priver l’EI d’une source de revenus importante. Il s’agit du même groupe armé État islamique qu’ils ont utilisé pour attaquer la Syrie dans le cadre d’une guerre d’agression.

Un nouveau document expose le plan étasunien visant à renverser le gouvernement socialiste du Nicaragua par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), une organisation de façade de la CIA  et servant au changement de régime .

Pendant ce temps, en Biélorussie, un endroit que la plupart des Étasuniens ignorent où ce pays se trouve, une autre « révolution » de couleur est en cours.

Poursuivant sa guerre contre l’Iran et le Venezuela par d’autres moyens, l’administration Trump saisit des pétroliers iraniens transportant du carburant vers le Venezuela.

« Quelque chose va se passer avec le Venezuela. C’est tout ce que je peux vous dire. Quelque chose va se passer avec le Venezuela », a déclaré M. Trump dans une interview accordée en juillet à Noticias Telemundo.

Et bien sûr, on abandonne les Palestiniens à la souffrance et la mort alors qu’Israël est soutenu dans sa politique despotique au Moyen-Orient.

La liste est encore longue. Les États-Unis sous Trump continuent de faire la guerre par de multiples moyens à plusieurs pays dans le monde. Mais ses partisans le considèrent comme un président pacifique, car ces guerres sont menées par le biais de sanctions économiques, d’opérations spéciales, de drones, de tiers, etc.

Mais de retour sur le « ring central », les deux candidats clowns à la présidence divertissent le public en se tirant dessus avec des pistolets à  eau. Trump, qui préside désormais tous les événements que nous venons d’énumérer, et Biden, qui a soutenu avec enthousiasme les guerres étasuniennes contre l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye, etc.

Mais les partisans d’Obama/Biden voient aussi leurs champions comme des leaders pacifiques. C’est encore plus absurde.

Vous n’aimez pas les blagues ?

En plus d’être un avocat enthousiaste de l’invasion de l’Irak en 2003 en tant que sénateur, Biden, en tant que vice-président sous Obama pendant huit ans, a soutenu et promu toutes les guerres d’Obama qui étaient habilement entourées par la propagande « humanitaire », ce pour échapper au droit international et faire taire ses partisans libéraux.

Depuis Bush II, un véritable cow-boy de guerre qui a utilisé les imposantes forces militaires étasuniennes pour envahir l’Afghanistan et l’Irak sous de faux prétextes – c’est-à-dire des mensonges -, Obama et son acolyte Biden ont appris à armer et à financer des milliers de djihadistes islamiques, dirigés par la CIA et les forces spéciales étasuniennes pour faire le travail de manière plus circonspecte. Ils ont développé et renforcé le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (U.S. AFRICOM) dans toute l’Afrique. Ils ont convenu d’une modernisation des armes nucléaires étasuniennes évalué à plus d’un billion de dollars (cela s’est poursuivi sous le gouvernement de Trump). Ils ont désarmé leurs partisans, qui, de toute façon, voulaient ignorer la situation. Loin des yeux et loin du cœur, Obama/Biden ont poursuivi la « guerre contre le terrorisme » avec des drones, des milices privées, des révolutions de couleur, etc. Ils ont fait la guerre à six ou sept – qui sait combien – de pays.

Une exception aux guerres plus secrètes a été l’assaut manifestement brutal de l’administration Obama contre la Libye en 2011. Cette guerre violente a été menée sur la base  des mensonges de la légitimité morale du « gouvernement impérial » des États-Unis. « Afin de vous libérez, nous vous détruirons » C’est ce qu’ils ont fait avec la Libye, un pays encore  en ruines et dans le chaos. Leur secrétaire d’État, tout aussi assoiffée de sang, Hillary Clinton, a sorti le chat du sac en riant aux éclats et en applaudissant avec joie le meurtre brutal du leader libyen Mouammar Kadhafi : « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort. » Youpi !

Après la destruction de la Libye et de milliers de personnes tuées dans une guerre illégale et immorale financée (environ 2 milliards de dollars) par le Trésor étasunien, Joseph Biden s’est vanté que les États-Unis n’avaient pas perdu une seule vie dans cette guerre et celle-ci était une « solution pour faire face au monde à l’avenir ».

Biden a été le chef de file d’Obama pour l’Irak, la guerre pour laquelle il a voté en 2003, et a écrit un article en 2006 appelant à la scission du pays en trois parties, chiite, sunnite et kurde.

Quand Obama a lancé 48 missiles de croisière et plus de dix mille tonnes de bombes sur la Syrie en 2016, tuant plus d’une centaine de civils, dont un tiers était des enfants, le vice-président Biden a soutenu fièrement et fermement cette action.

Lorsque les États-Unis ont lancé le coup d’État sanglant en Ukraine en 2014, M. Biden était bien sûr d’accord.

Mais on nous dit que Trump et Biden sont des ennemis jurés. L’un d’eux veut la guerre et l’autre la paix.

Combien d’Étasuniens vont voter pour ces clowns cette année ? Ce sont en fait des hommes de paille pour « The Umbrella People », les personnes qui utilisent la CIA et d’autres groupes clandestins pour mener à bien leurs activités au sein du crime organisé.

Comme l’a dit C.S Lewis dans sa préface aux Screwtape Letters:

Le plus grand mal n’est pas encore fait dans ces sordides « repaires du crime » que Dickens aimait à peindre… Mais il est conçu et ordonné (déplacé, secondé, transporté et minutieux) dans des bureaux propres, recouverts de tapis, chauffés et bien éclairés, par des hommes tranquilles au col blanc, aux ongles coupés et aux joues rasées qui n’ont pas besoin d’élever la voix.

Lors de l’élection présidentielle de 2016, Hillary Clinton et Donald Trump ont reçu 129 millions de voix sur les 157 millions d’électeurs étasuniens inscrits qui souhaitent vivement voir ce système ne reposer sur aucune guerre impériale menée par les deux parties.

C’est peut-être une affirmation plutôt optimiste. Peut-être que beaucoup de ces électeurs croient à la « destinée de la nation » étasunienne qui consiste à gouverner le monde et de faire la guerre au nom de Dieu. J’espère que non. Mais si c’est le cas, vous pouvez vous attendre à une forte participation aux élections présidentielles le 3 novembre 2020.

En tout cas, c’est un sacré cirque, mais ces clowns ne sont pas drôles. Ils sont dangereux.

« Mais où sont les clowns ?
Vite, envoyez les clowns
Ne vous dérangez pas s’ils sont déjà là ».

Vous n’aimez pas la blague ?

Edward Curtin

Article original en anglais :

American Politics: Send in the Clowns for the Circus Is in Town

Traduit par Maya pour Mondialisation

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L’éminent auteur et sociologue Edward Curtin est un associé de recherche du Centre de recherche sur la mondialisation. Il est l’auteur du nouveau livre :

https://www.claritypress.com/product/seeking-truth-in-a-country-of-lies/

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Le doux parfum de la démocratie

août 24th, 2020 by Bruno Guigue

A l’instar de Bernard-Henri Lévy se précipitant dans son jet privé pour aller désigner les cibles à vitrifier, les fauteurs de guerre civile mandatés par les officines de l’ingérence sont toujours à l’affût, chez les autres, de la moindre secousse qu’ils transforment alors, grâce à leurs sponsors planétaires, en juteuse opportunité de déstabilisation pour le compte de l’impérialisme. 

Ces dernières semaines, on a ainsi pu voir comment, ciblant la Biélorussie à l’occasion d’une grave crise politique, les vautours du droit-de-l’hommisme se sont jetés comme la vérole sur ce pays dont ils ignoraient tout la veille. Manifestement, ils rêvent d’en faire un nouveau bantoustan au profit de l’oligarchie mondialiste en y ouvrant les vannes, de gré ou de force, de la grande braderie néolibérale. 

On ne fera croire à personne, pourtant, que c’est l’autoritarisme du président Loukachenko, au pouvoir depuis 18 ans, qui arrache des larmes de crocodile à ces belles âmes occidentales. Car le fait est