Plus de deux cents compagnies vendent des armes pour Israël

Selon une étude menée par l’Université de Derby, 220 sociétés spécialisées dans la vente d’armes opèrent à travers le monde au nom de l’Etat d’Israël.

Supervisée par le Sibat -un service spécialisé du ministère israélien de la Défense- cette activité confinée dans un demi secret rapporte chaque année des centaines de millions de dollars à Israël. Avions et navires de combat, missiles, canons, vestes pare-balles et matériel médicale sont ainsi des « musts » de ses exportations militaires.

Selon cette étude, les vendeurs d’armes agréés par le ministère de la Défense seraient d’anciens hommes politiques ou des hommes d’affaires. Mais de nombreux attachés militaires des ambassades israéliennes travailleraient également pour le compte du Sibat, certains se mettant à leur compte une fois retirés de leur carrière militaire.

Pour le compte du ministère de la Défense toujours, le Sibat organise également les visites en Israël d’officiers supérieurs d’armées étrangères afin de faciliter les ventes. Monde gris, ou rien n’est jamais totalement officiel ni totalement interdit, la vente d’arme s’affranchit aisément des barrières diplomatiques. C’est ainsi que le Sibat invite régulièrement des responsables de pays qui n’entretiennent pas de liens diplomatiques ou commerciaux avec Israël.

Ces dernières années, Israël a conclu ses plus grosses ventes d’armes avec l’Equateur, le Mexique, l’Angola, le Ghana, le Togo, le Libéria ou le Nigeria. Des « deals » qui auraient rapportés des dizaines de millions de dollars aux hommes d’affaires israéliens qui ont joué les intermédiaires.

Si la plupart de ces contrats reçoivent l’approbation du gouvernement américain. Il arrive cependant parfois, explique l’étude de l’Université de Derby, que le Sibat perde le contrôle des opérations et que des équipements militaires israéliens se retrouvent entre des mains à qui elles n’étaient pas destinées.



Articles Par : Global Research

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