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Pour les défenseurs des droits de l’Homme, tirer sur Gaza est un crime de guerre
Par Global Research
Mondialisation.ca, 24 avril 2006
Arouts Sheva 16 avril 2006
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https://www.mondialisation.ca/pour-les-d-fenseurs-des-droits-de-l-homme-tirer-sur-gaza-est-un-crime-de-guerre/2328

Yael Ancri, dimanche 16 avril 2006 Dans une urgente requête à la Cour suprême, 6 organisations, israéliennes et palestiniennes, de défense des droits de l’Homme exigent de Tsahal d’annuler l’ordre de tirer sur les rampes de lancement des roquettes Kassam, d’une distance de sécurité de 100 mètres. Ces dernières demandent au tribunal d’ordonner à Tsahal de retourner à la distance de sécurité de 300 mètres pour les tirs d’obus, au cours de ses représailles aux roquettes Kassam. Ceci aurait pour but de cesser de mettre en danger la vie des civils palestiniens.

La journaliste d’Arouts 7 en hébreu, Routi Avraham, rapporte que d’après ces organisations, l’ordre de Tsahal est « illégal, c’est une façon de brandir le drapeau noir.  » En obéissant à de telles consignes, les soldats et leurs supérieurs se rendraient coupables de « crimes de guerre. » Selon ces groupes humanitaires, les tirs d’obus sont eux-mêmes une violation de la loi internationale, puisqu’ils visent des civils et sont effectués longtemps après les attaques à la roquette Kassam, ce qui annule leur effet répressif. Ces institutions rappellent le règlement de La Haye interdisant de bombarder des villes, des villages et tout lieu d’habitation. Les tirs de Tsahal violeraient donc le « principe de proportionnalité » prohibant toute attaque contre des cibles légitimes – combattants ou installations militaires – « si l’attaque risque d’entraîner la mort, des blessures ou des pertes matérielles parmi les civils, qui sont plus importants que tout avantage offert par l’attaque militaire. « 

La requête des organisations de défense des droits de l’Homme est fondée sur un compte rendu du journal HaAretz, selon lequel Tsahal aurait raccourci la distance de sécurité depuis laquelle elle tire des obus sur la bande de Gaza, de 300 à 100 mètres, rapport que l’armée n’aurait pas démenti.

Ces groupes humanitaires ont également insisté sur le fait que Gaza était « un territoire sous occupation, ce qui complique encore les choses, du point de vue judiciaire, et donne d’autant plus grandes responsabilités à Tsahal.  » Si l’ordre de l’armée n’est pas annulé, Tsahal ferait commettre à ses soldats et à leurs supérieurs des crimes contre la loi internationale. Ils seraient alors poursuivis par les tribunaux étrangers et internationaux, ajoutent ces organisations.

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