Pourquoi la France est-elle une dictature?

La révolte des Gilets-jaunes a permis au monde entier de découvrir à quel point la France avait rapidement dérivé, depuis 2005, 2006, 2008, vers une véritable dictature. Il faut, bien entendu, se remémorer l’avalanche des lois liberticides qui se sont accumulées avec l’aide d’une pratique opportuniste du management de la terreur, exploitant les attentats à des fins de répression de plus en plus grande contre un peuple ainsi expulsé de ses droits constitutionnels les plus fondamentaux, allant jusqu’à inscrire la permanence de « l’état d’urgence » dans la Constitution, sans l’avis du peuple.

Je renvoie le lecteur aux deux articles du 18 novembre 2018 – « La liberté ne permet pas l’insouciance», publié dans www.mondialisation.ca; le 19 novembre – « France : l’avalanche liberticide appelle à la résistance », idem. Ces deux articles démontrent la dérive inéluctable de la France vers la dictature que nous découvrons concrètement aujourd’hui, à travers les faits et méfaits infligés aux Gilets-jaunes.

En faisant le bilan monstrueux de la répression sanglante des citoyens exprimant leur colère légitime, nous allions commencer à énumérer toutes les exactions commises par le régime en place, dans une liste devenue interminable. Consternés par l’importance considérable des actes hors-la-loi française commis par cet Etat voyou, nous, les Français, nous devions en conclure que nous étions bel et bien passés en dictature! Jusque-là,  nous ne pouvions pas y croire, personne ne s’en était vraiment rendu compte, mais le Pouvoir était enfin obligé de découvrir son véritable visage de dictateur, car il ne pouvait plus se cacher plus longtemps.

Certes, nous énumérions souvent les multiples infractions et entorses qui nous étaient infligées par l’UE et les Gouvernements successifs conduisant la France dans la coalition illégale de Maastricht (puisque les Français avaient refusé la reconnaissance de la Constitution européenne en 2005), soumettant le peuple Français au silence et bafouant ses droits constitutionnels les plus fondamentaux, détruisant systématiquement les principes dits « démocratiques » de la République laïque française.

Aujourd’hui, voyons donc ce que contient cette liste sidérante qui énumère les faits révélant le visage du régime politique actuellement en place en France, puisqu’il est en fait imposé par l’essence foncièrement dictatoriale de l’Union Européenne.

1 – Ce qui, dans un premier temps, a permis de lever le voile sur la véritable nature du Pouvoir du régime actuel macronien, c’est l’hécatombe survenue dans les rangs des Gilets-jaunes :

Plus de 10.000 interpellations; plus de 5600 gardes-à-vue; plus de 1000 condamnations; plus de 2000 blessés; plus de 100 blessés graves: éborgnés, mutilés, membres brisés.

Selon des sources indépendantes du journal Libération et du journaliste David Dufresne, 109 manifestants ont été mutilés, dont 18 sont devenus aveugles d’un œil et quatre ont perdu une main. « Nous n’avions pas peur de la police, mais les choses ont changé », a déclaré Fiorina Lignier, une étudiante en philosophie de 20 ans qui a perdu un œil lors d’une manifestation des Gilets-jaunes à Paris le 8 décembre. « Ils sont plus offensants, plus répressifs, aveugles dans leurs actions. » Enfin, nous devons conclure ce triste bilan par les 12 morts qu’il faut déplorer à ce jour.

En lisant ce bilan d’une répression sanglante acharnée, jamais vue en France depuis l’Insurrection de la Commune de Paris entre les 21 et 28 mai 1871, nous sommes dépités par ce constat qui nous renvoie si loin en arrière. Toutes les luttes sociales représentant tant de sacrifices, puis la première et la seconde guerres mondiales, si hautement meurtrières, n’auraient donc servi à rien puisque nous en sommes encore là à devoir lutter pour une liberté élémentaire, pour le respect des plus démunis,  pour la solidarité humaine avec les plus faibles, pour une justice sociale primordiale assurant la paix des peuples? 

Samedi après samedi les tribunaux sont saturés, les hôpitaux submergés et la colère plus grande encore.

Pour se rendre compte de l’extrême violence de la situation, il faut encore dire que du côté de la police, c’est 1200 agents de la force publique qui ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur. Dans quoi la France a-t-elle basculé? Pourquoi les politiques ne comprennent-ils pas leur totale irresponsabilité et la violence permanente, infligée depuis 40 ans aux plus modestes de nos concitoyens, à travers le saccage ultra libéral encensé par les inconscients et venté comme étant « l’unique alternative » de la vie en commun?

2 – Le fascisme néoconservateur et ultra libéral macronien, s’apprête à faire passer une nouvelle loi du musellement de toutes les formes de contestation. Même le droit de manifester va être aboli ; même un appel à la résistance publié sur une page Face Book, sera passible des galères et des travaux forcés de la rééducation carcérale!

Félix Tréguer, de la Quadrature du Net, l’association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, disait :

« Emmanuel Macron oublie que l’anonymat constitue un droit associé à la liberté d’expression et de communication et au droit à la vie privée. Il est reconnu comme tel au niveau international, notamment par la Cour européenne des droits de l’Homme », a-t-il ajouté, avant de rappeler que les élites politiques ont de « la méfiance envers la parole critique ou irrévérencieuse qui se déploie sur Internet.»

Une nouvelle loi sur les casseurs est très significative de la fin terminale des libertés.

Il ne s’agit pas des « casseurs » en tant que tels, car personne n’a abrogé le Code pénal dans lequel cette loi existe déjà, mais des « casseurs de système ». Le problème est bien: comment gérer des manifestants qui s’attaquent à la dictature et qui ne défendent pas la lutte contre le réchauffement climatique en bouffant des OGM, et en engraissant les multi nationales étrangères?

Il faut durcir les conditions de manifestation et faciliter les interpellations, ficher le plus rapidement possible ceux qui osent contester le bien-être universel. 

La majorité des Français qui galèrent ne peut plus se faire entendre. C’est pour cela qu’il ne restait que la voie empruntée par les Gilets-jaunes : celle de l’insurrection. Les diplômés des écoles de journalisme, de Science Po, de l’ENA ou de Normale Sup ne peuvent pas comprendre ces revendications des Gilets-jaunes, parce qu’ils vivent depuis très longtemps dans un autre monde tout à fait étranger à ce genre de préoccupation relevant de la survie. Ceux qui manifestent sont pauvres et les prédateurs qui détiennent les pouvoirs – politique, médiatique et économique – ne savent pas ce que signifie faire manger une famille avec 2 ou 3 euros par repas. Les grands journaux se permettent de salir les pauvres qui se battent pour survivre. BHL disait cette parole représentative du mépris de classe, lui qui se plaint « d’avoir trop de maisons à travers le monde » : « Ces pauvres qui disent qu’ils le sont et qu’ils n’en peuvent plus de l’être, quelle beaufitude, quelle grossièreté, quel manque de manière! » 

Les Gilets jaunes sont censurés à la télévision. France-Culture interdit de parole cette voix dissidente sur les radios du service public. Le système veut faire taire la « racaille populiste », car quiconque demande du pain pour ses enfants est un « salaud de pauvre »!

Face à la surdité du Pouvoir qui depuis 40 ans n’écoute plus rien et n’accepte plus rien des revendications successives, il ne restait que deux solutions : ou bien continuer à souffrir en silence ou bien  renverser ce pouvoir oppresseur! C’est ce que les Gilets-jaunes ont compris et c’est le chemin qu’ils ont emprunté, celui du renversement de Régime, une insurrection et une volonté de sécession d’avec cette caste de privilégiés qui se cramponne au pouvoir pour le confort indécent qu’il leur offre. 

3 – La dénégation des politiques : une stratégie par le mépris de l’Etat de droit. 

Les Castaner et Bennalla, voilà le type d’individus délinquants qui gravitent autour de Macron! Castaner a oser dire : « Je ne connais aucun policier qui ait attaqué des Gilets-jaunes! » Toute la macronie radote en chœur qu’il n’y a eu aucun blessé grave et Macron répondait aux étudiants de Louvain « qu’ils disaient n’importe quoi », lorsque ceux-ci lui faisaient remarquer que la France était le seul pays européen à utiliser des grenades au TNT contre son peuple. Pourquoi nier à ce point là la réalité qui par ailleurs est bien connue de ces fanatiques du fascisme ultra libéral? Quel est le but ou le sens de cette négation et la violence de ce mensonge? Cet entêtement à nier la réalité inacceptable des violences policières démesurées, ne peut que déboucher sur une seule issue : la décapitation politique pure et simple de ces criminels et leur condamnation devant la Cour Pénale Internationale.

L’Histoire retiendra le passage délirant de « Macron-la-haine » et de « Castaner-le tortionnaire » et avec eux, toute l’équipe du « Gouvernement-des-faussaires » et des menteurs.

De très nombreuses images de violences policières, elles se dénombrent par centaines, authentifiées, compilées dans un dossier incontestable constitué par les avocats des Gilets-jaunes, démontrent clairement que la déontologie de la Police Française a été pulvérisée. De nombreux policiers, y compris des responsables de police (comme le commandant Andrieux) sont tout à fait hors-la-loi, ne savent plus qu’il existe un code de déontologie, ignorent allègrement ses articles 8, 9 et 10 en particulier. Les plaintes des citoyens maltraités abusivement par cette police délinquante, que ce soit à travers la trahison de l’IGPN, celle du Parquet qui a perdu toute indépendance ou auprès du Procureur de la République qui protège sa place en exécutant les caprices du Pouvoir en place, sont systématiquement rejetées, bloquées ou jugées sans suite! Comment peut-on qualifier une telle situation et négation de l’Etat de droit? Par la dictature: c’est la dictature qui caractérise une telle situation et un tel comportement de la police aux ordres des politiques qui imposent leur tyrannie sans se soucier ni du droit constitutionnel, ni du droit civil ou pénal et cela on le doit au Traité de Lisbonne, comme on va le voir.

Lorsque les citoyens secondés par les avocats, tentent d’obtenir des enquêtes de l’IGPN sur les comportements criminels de certains policiers, ils n’obtiennent rien, pour cause, puisque les policiers reçoivent les ordres des services du ministère de l’Intérieur qui contrôle les préfectures de police et puisque le directeur de la Police nationale nommé par le Ministère de l’Intérieur est celui qui contrôle l’IGPN. 

Il faut savoir également que l’IGPN est une institution qui est, comme le reste du droit français, en pleine contradiction avec les lois européennes car les règlements européens disent que la police ne peut pas enquêter sur la police. Et en effet, actuellement, le directeur de la police nationale qui commande l’IGPN, est celui qui fait appliquer par la police la volonté des tyrans politiques qui nous gouvernent. Si on déclenche donc une enquête de l’IGPN, elle ne peut en aucun cas aboutir dans la situation présente des plaintes des Gilets-jaunes contre les violences policières, puisque c’est le patron de l’IGPN qui est responsable de l’application par la police de la doctrine actuelle de la répression policière en France. Le directeur de la police ne peut donc pas se poursuivre lui-même! De plus, en fonction des besoins de la communication gouvernementale, l’IGPN peut très bien procéder à la culpabilisation tordue des policiers qui contesteraient les ordres crapuleux et contraires au code de déontologie de la police ou faire condamner des citoyens qui sont réellement innocents des torts dont on les accuse, au nom de la pure et simple répression qui n’est « légitime » que pour un Régime dictatorial. On le voit : l’IGPN est une plaisanterie qui ne peut en aucun cas faire respecter la loi et encore moins une justice élémentaire de démocratie républicaine!

Lorsque le policier Alexandre Langlois, Secrétaire Général du Syndicat de Police VIGI, dénonce le Gouvernement du Régime en place, il énumère toutes les infractions graves à la loi française, pratiquées par l’Etat voyou macronien qui reste dans l’impunité absolue. Ce Gouvernement délinquant, dit Alexandre Langlois, va jusqu’à donner des ordres aux magistrats chargés de  juger  des Gilets-jaunes exerçant leur droit constitutionnel à manifester, pour les condamner lourdement, contre toutes les règles du droit français qui est ouvertement bafoué. Cette manière de faire est celle des dictatures.

Emmanuel Macron a décidé de considérer les Français qui souffrent d’un effondrement de leur pouvoir d’achat et qui n’en peuvent plus de galérer au jour le jour pour survivre, comme des ennemis réunis dans « une foule haineuse ». 

Il a équipé la police de grenades au TNT, de flash ball dont les porteurs n’hésitent pas à viser les têtes, causant des blessures irréversibles de mutilations, des canons à eau, des fusils à pompe, des fusils d’assaut, il a fait déployer en ville des blindés de l’EuroGendFor ou FGE, et fait donner l’ordre à ses policiers de causer de nombreuses blessures, de handicaper, d’éborgner, de casser et logiquement à l’étape suivante, on le verra prochainement, de tuer! Macron a déjà accusé des Gilets-jaunes « d’être monté à Paris avec la ferme intention de tuer »! Donc, à son tour, pourquoi ne pourrait-il pas tuer, puisque la Constitution européenne, refusée par les Français en 2005 mais imposée aux Français en 2008, prévoit cette possibilité pour les Gouvernants de l’Union Européenne? (Cf., Le traité de Lisbonne 152 pages, contenant plus de 350 dispositions de droit primaire, auxquelles s’ajoutent 13 protocoles et 59 déclarations, et complexifié à l’extrême à dessein, pour qu’on n’y comprenne rien. Voir : article 2-2 du protocole N°6 annexé à la Convention Européenne des Droits de l’Homme)

La conséquence de ce camouflage sur le sujet qui nous occupe c’est que la suppression de la peine de mort est rendue caduque par « l’explication » suivante : « La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire: pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale; pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue; pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection » (article 2 – 2 de la Convention européenne des droits de l’homme) « Un Etat peut prévoir dans sa législation la peine de mort dans certaines situations (article 2 du protocole N° 6 annexé à la CEDH). Selon l’explication, la peine de mort peut être introduite en temps de guerre ou de danger imminent de guerre ou d’insurrection.

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que l’on puisse tuer illégalement et sans ordonnance d’un juge lors d’une émeute ou d’une insurrection. Qui définit cela? Les « manifestations des Gilets-jaunes » partout en France, pourraient être qualifiées d’insurrection, comme pratiquement toute manifestation non autorisée. Il suffit que quelques « Gilets-jaunes » lancent des pierres pour que ce droit soit revendiqué par la dictature du Régime Macron, grâce au droit constitutionnel européen. Cette qualification d’émeute, qui autorise donc à s’affranchir de l’obligation de ne pas donner la mort, permet en réalité de rendre légale n’importe quelle répression sanglante. Difficile de ne pas croire que c’était justement le but poursuivi par l’assemblée conciliaire des sorciers de la Constitution européenne: sinon, pourquoi avoir pris la peine d’inscrire cette disposition dans un texte de plein droit, si ce n’est pour se donner la possibilité de l’invoquer?

Il est évident que la fabrication de cette Union Européenne, sans l’avis des peuples, et s’attribuant de tels pouvoirs, n’avait pour seul but que celui de construire un Régime politique a priori dédié à l’avènement du Nouvel Ordre Mondial, dont les Maîtres sont les acteurs essentiels de la puissance financière Internationale. Les Gouvernements du fascisme ultra libéral mondialisé s’attendaient logiquement et manifestement à des insurrections! En effet, le scepticisme à l’égard des Gouvernements et de l’appareil dictatorial européen ne cessait d’augmenter et a fini par donner en France l’insurrection des Gilets-jaunes. La crise financière et économique provoquée sciemment par le système bancaire mis en place et les règles de la BCE, allait accentuer la pression sur la population. Les dirigeants de cette Institution Européenne, appelée UE, avaient donc clairement l’intention de pouvoir tirer un jour à balles réelles sur les manifestants? Ce droit était donc écrit noir sur blanc dans la Constitution Européenne que les Français ont massivement rejetée notamment pour cette raison, et c’est cette même constitution encore plus complexifiée qui leur a été imposée par Sarkozy sous le nom de Traité de Lisbonne! Il est certain que les citoyens Français les plus modestes représentés par les Gilets-jaunes, souffrant des conséquences d’une telle injustice sociale organisée, n’avaient que la résistance en option. Depuis le 17 novembre 2018, les Manifestations ont été inévitablement qualifiées « d’insurrections »; le Pouvoir a tout fait bien entendu pour que cela le devienne, alors que les Gilets-jaunes ont toujours revendiqué la « manifestation pacifique ». Cela constituait en soi un aveu de la dictature. 

Ce n’est pas pour rien qu’un hélicoptère d’exfiltration a été positionné à l’Elysée, car le dictateur Macron, par procuration, savait bien, dès le début, qu’il ne pourrait pas tenir longtemps dans ce rôle parfaitement suicidaire au seul service des intérêts du totalitarisme financier mondialisé. D’ailleurs il s’efforce depuis novembre dernier d’être en voyages perpétuels à l’étranger, en attendant que la « rébellion » soit matée au pays.

4 – Puis, les gros imprévus allaient surgir à leur tour : essentiellement la résistance policière. A la suite de l’agression du gilet-jaune Jérôme Rodrigues, un Collectif autonome des policiers d’Île-de-France, le CAP-IDF, a déclaré :

«Nos états-majors nous ont donné carte blanche pour nettoyer les rues, les directives ont été jusqu’à aujourd’hui des plus claires : « Force doit rester à la loi, dégagez-nous tout ça!» Nous en voyons les résultats. Plus de 1200 blessés dans nos rangs, tandis que les Gilets jaunes en comptabilisent plus de 2000.» Le Collectif policier ajoutait : «Castaner, on le sent de moins en moins arrogant, moins serein. Devant les caméras, on les sent fébriles à présent. Et cette fébrilité politique va se répercuter sur nous.» «Nous, on écoute les collègues et on sent bien que quand les patrons nous disent : « Nettoyez tout ça », certains se sentent pousser des ailes… Et ils y vont. La hiérarchie ne peut pas plaider l’innocence à cet égard, parce qu’ils entendent les conférences radio en direct dans les manifestations. Pour les préfets et les ministres, c’est pareil.» « Les collègues qui font n’importe quoi, il faudra qu’ils assument, mais ce ne sont pas forcément ceux qui auront le plus mal agi qui seront les plus sanctionnés.» 

«Les collègues nous disent que si on leur retire les LBD40, ils n’iront plus! Mais il va se passer quelque chose de grave, on le sait.» 

« Elle n’est pas claire cette affaire de Jérôme Rodrigues. D’un côté, Castaner se félicitait de n’avoir jamais vu de policier attaquer un Gilet-jaune, mais ensuite, il annonçait qu’il y aurait des sanctions. Donc on nous dit désormais qu’il faut « nettoyer les rues », mais «attention, pas de bavures.» En fait, les responsables disent à leurs policiers de commettre des infractions à la loi française, mais pas européenne, tout en se protégeant eux-mêmes de toute responsabilité dans ces infractions graves à la loi républicaine qui, dans les faits, ne représente plus rien face au pouvoir supra national de l’Union Européenne. En fait, on découvre peu à peu que ces criminels sont tout à fait protégés par les règlements européens. Voilà pourquoi il est évidemment question de « transfert massif de souveraineté à Bruxelles ». C’est également l’un des objectifs évidents de la signature du traité de Aix-La-Chapelle entre Merkel et Macron (sans l’avis du peuple).

Le CAP-IDF admettait, dans sa déclaration, que « la majeure partie des incidents » était imputable aux Brigades anti- criminalité (BAC). En gros, lorsqu’on met des LBD40 entre les mains de ces gens-là, ils se prennent aussitôt pour des cowboys du Far West qui dégainent leur jouet contre les citoyens, à l’image de ce que font les abrutis des westerns sur les « peaux rouge » présentés habituellement comme les « méchants » des apologies traditionnelles étasuniennes du génocide. Ici, les Gilets-jaunes sont une classe à exterminer sans scrupules!

Les grenades GLI-F4 au TNT et le LBD40 non réglementaire et désormais le fusil d’assaut HKG36 sont des armes dangereuses qui sont létales : rien d’étonnant donc qu’il y ait autant de blessés graves parmi les victimes de la police volontairement abandonnée à elle-même par un Pouvoir qui lui a laissé carte blanche pour « nettoyer tout cela », pour nettoyer les citoyens exerçant leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement. Il est évident que dans ces conditions, il devient de moins en moins possible de manifester pacifiquement. Le comportement de la dictature entraîne une montée obligatoire de la violence et elle compte bien s’en justifier pour en arriver à tirer à balles réelles sur les citoyens contestant le Régime. Encore là, on peut souligner l’incongruité de la revendication des Gilets-jaune à propos du RIC : cette revendication comme le « Grand Débat » avec elle, sont diamétralement opposés à toute la marche forcée des dirigeants de l’Union Européenne qui ont créé délibérément la dictature de l’UE abolissant en soi les Etats Nations et leurs droits constitutionnels! Certes, les Français sont logiques avec eux-mêmes aujourd’hui, puisqu’ils avaient refusé en 2005 cette Constitution Européenne-là! Que va-t-il donc se passer? Ce que prédisait le CAP-IDF : « Il va se passer quelque chose de grave, on le sait.» 

Une ONG a comptabilisé 46 blessés dans les manifestations entre l’an 2000 et 2017. Et maintenant en quelques jours nous en sommes à un bilan monstrueux qui a pulvérisé toutes les statistiques de la répression policière en France. Les CRS ont reçu l’ordre de déployer des équipes munies de fusils d’assaut à l’occasion des manifestations des Gilets-jaunes. Il y a donc une militarisation de la police qui s’opère et les mobilisations des Gilets-jaunes sont considérées par le Régime macronien en place, comme une atteinte à la sécurité de l’Etat. Le peuple Français qui manifeste sa colère est donc insurrectionnel, un ennemi qui ose réclamer le respect de ses droits constitutionnels, alors que l’UE les a abolis.

Les citoyens qui veulent porter plainte contre les responsables qui donnent des ordres dignes de la dictature, doivent le faire sous la forme du dépôt de plainte contre X, faute de quoi toutes les autres plaintes seront jugées sans suite. La police actuelle ne remplit pas sa fonction de « gardienne de la paix » mais de « force répressive » au service d’un Pouvoir qui n’a que très peu de légitimité. Nous sommes en France, dans une escalade de la violence à cause même de la doctrine du Régime Macron sur le maintien de l’ordre qui se cale sur le droit Européen. Tout nous échappe et nous sommes dans un porte-à-faux juridique à cause de l’UE.

Logiquement, le Régime Macron fait tout ce qu’il peut pour aller dans la répression: il ne s’agit pas d’accompagner un mouvement de revendications sociales et politiques, il s’agit de le réprimer. La police n’est donc pas là pour protéger les citoyens exerçant un droit constitutionnel de manifester, devenu désuet, elle est là pour réprimer ce mouvement de contestation, conformément au Traité de Lisbonne.

Lorsque le Procureur de la République qui est nommé par le Pouvoir politique en place, classe sans suite les plaintes déposées contre les responsables du Gouvernement, est-ce qu’il est encore utile de saisir un juge d’instruction? Peut-être. Nous savons, en tous les cas, que les juridictions de l’UE ont été déclarées supérieures aux juridictions nationales à partir de « l’arrêt Costa du 15 juillet 1964 ». Il semble donc que nous soyons tous piégés, dans le cas de la révolte des Gilets-jaunes, par ce juridisme protecteur des tyrans qui ont fabriqué l’Union Européenne sans l’avis des peuples. La seule porte de sortie qui reste, c’est logiquement le FREXIT, mais cela nécessite le renversement des dictateurs en place. Nous marchons donc à grands pas vers le coup d’Etat inévitable…

Jérôme Rodrigues n’était pas en infraction lorsque le policier se trouvant à quelques mètres de « l’icône » des Gilets-jaunes, connue de tous les services de police, lui a tiré délibérément une balle de LBD40 dans la tête, alors que ce comportement est foncièrement hors-la-loi française. Qui lui a demandé de commettre cet acte crapuleux? Forcément sa hiérarchie qui a vu que le célèbre Gilet-jaune connu sur le web pour ses films des manifestations, se trouvait là et qu’il serait sans doute parfait de le faire taire en lui rendant sa tâche extrêmement difficile, puisque désormais il a perdu un œil. La manifestation pour laquelle il était là présent, était une manifestation légale, déclarée en préfecture. L’heure de dispersion avait été fixée à 17h00 et Jérôme Rodrigues a été agressé arbitrairement entre 15h45 et 16h00. Donc, on voit bien que ce comportement est hors-la-loi française, sans motif autre que celui de réprimer pour réprimer comme cela se fait en dictature, en même temps que de briser une figure symbolique du mouvement des Gilets-jaunes. Il est clair que chacun de ces actes pervers ne fait que renforcer la montée de la violence et qu’on finira par avoir des citoyens assassinés arbitrairement par les forces de la répression approuvées par Bruxelles, même si « Bruxelles » se dit aujourd’hui inquiète des violences en France! C’est un langage ambigu: quelle violence ? Celle des citoyens ou celle de la police qui a provoqué celle des citoyens en colère légitime? 

Si on en arrive-là, un coup d’Etat a toutes les chances d’arriver en France, pour mettre un point final à cette dérive d’un pouvoir aux ordres d’un exécutif supra national. Dans le cas de Jérôme Rodrigues, le Procureur de la République est saisi, mais compte tenu de tout ce que l’on vient de voir, il ne serait pas surprenant que le dossier soit classé sans suite! Le tribunal administratif a donc aussi été saisi par son avocat pour tenter de mettre en accusation l’Etat. 

Concernant les Gilets-jaunes, nous avons à faire à une justice d’exception, puisque les Gilets-jaunes condamnés à des peines de prison ferme, le sont alors qu’ils n’ont pas de casiers judiciaires. Le garde des sceaux macronien, ministre de la justice, a fait circuler le 22 novembre 2018, une directive auprès des présidents de tribunaux de Grandes Instances, pour qu’ils exercent la plus grande fermeté à l’encontre des Gilets-jaunes. Il y a donc une pression inadmissible sur les Magistrats qui sont sensés être indépendants. Mais manifestement, le Pouvoir politique se sent protégé par le droit européen et peut agir librement sans craindre les sanctions.

Beaucoup de personnes qui n’étaient même pas des Gilets-jaunes se sont retrouvées bloquées dans des attroupements et arrêtées pour motif de « participation à un attroupement en vue de commettre des violences »! C’est un des exemples d’une pratique de l’arbitraire absolu actuellement pratiqué contre les citoyens français: une authentique dictature répressive, sans la moindre trace de justice. C’est le Traité de Lisbonne qui permet cela, comme on l’a vu! Maintenant, Traité de Lisbonne ou pas, cela peut-il réellement rester impuni en France? Je ne le crois pas. Lorsque la perversion d’une dictature a atteint un tel sommet d’arbitraire, il faut s’attendre à ce qu’un tel comportement engendre naturellement le feu et le sang, car des humains ignorés dans leurs revendications légitimes à ce point là, n’ont alors plus rien à perdre et vont agir avec le désespoir en prenant les armes de la légitime défense et en nettoyant la nation de la pourriture qui l’empeste! Les pratiques de la « nasse » qui immobilisent par exemple les gens pendant 4h00 sous la pluie et dans le froid, dans une rue, se fait régulièrement dans les villes. C’est une atteinte directe au droit de manifester; c’est une atteinte directe au droit de circuler librement en France; c’est une atteinte à la liberté d’expression… Bref, c’est la dictature pure et dure, du droit constitutionnel européen qui s’applique actuellement en France.  

En réalité, ceux qui ont voté macron « pour éviter Le Pen », auraient du savoir que l’idéologie ultra libérale est un fascisme. Macron représentait le fascisme ultra libéral maastrichtien et mondial et Le Pen le fascisme ultra libéral national. Entre la peste et le choléra il n’y avait en réalité aucun choix possible, voilà pourquoi la position la plus juste était de s’abstenir de voter au deuxième tour.

Aujourd’hui, le résultat de la peste est là et nous pourrions bien en crever par millions. Qui peut tolérer cette situation d’injustice sociale poussée à se degré de perversion? Certainement pas un peuple ayant une histoire révolutionnaire. Ce qui s’avère réellement sidérant, c’est de constater que des pantins politiques aient pu croire un seul instant qu’ils auraient pu dresser et réduire au silence un peuple qui a une telle histoire et un tel sens de la liberté, de la complémentarité et de la solidarité. 

Le fascisme ultra libéral (Cf., article sur cette question dans www.mondialisation.ca) est ce qui explique en profondeur l’aberration du Traité de Lisbonne concocté et complexifié après le refus français de la Constitution Européenne, le 29 mai 2005.

  Message de Sandra MOLINERO, Présidente SAF (syndicat des avocats de France) de Rouen.

« Je souhaite attirer votre attention sur une difficulté que nous rencontrons, nous avocats, pour défendre les personnes en garde à vue et notamment les Gilets-jaunes : les services de police nous baladent au téléphone et ne font pas d’audition tout de suite alors que l’avocat est à disposition; nous finissons ensuite par avoir un appel des services de police nous disant que le gardé à vue a changé d’avis et qu’il ne veut plus d’avocat.

Il faut que vous puissiez faire passer le mot: même si les policiers disent aux Gilets-jaunes ou autres manifestants que si la garde à vue dure aussi longtemps c’est parce que l’avocat tarde à venir, il ne faut en aucun cas qu’ils ne renoncent à la présence de l’avocat car c’est un mensonge et un stratagème de la part des policiers! Si c’est long c’est uniquement à cause des policiers, l’avocat de permanence a 2h pour arriver et nous respectons toujours ce délai! »

La situation des victimes de cette politique maastrichtienne semble sans issue.

Si les plaintes déposées contre des policiers et leurs responsables n’aboutissent pas, parce que la dictature verrouille tous les pouvoirs, les blessés, les 109 Gilets-jaunes mutilés, les plus de 1000 condamnés ayant subi les préjudices graves d’une « justice arbitraire d’exception », ces Gilets-jaunes ont intérêt à se constituer en Collectif pour saisir la Cour Pénale Internationale à La Haye, (même si notre confiance demeure limitée par la force des choses, concernant les Institutions et la justice cadenassée par le Traité Européen), car selon la loi qui a été ratifiée par la France, dans le Statut de Rome, Macron, Castaner, Nicole Belloubet et Edouard Philippe sont justiciables devant la CPI. (D’ailleurs, ils ne sont pas les seuls Français à être justiciables devant la CPI: rappelons qu’il y a aussi Sarkozy pour les crimes perpétrés en Libye; Hollande avec Macron pour les crimes perpétrés en Syrie avec l’aide de la « coalition illégale de Doha »… D’autres complices comme Laurent Fabius, Emmanuel Valls, Jean-Yves Le Drian relèvent également de la CPI.) Mais les textes, on le voit, sont contradictoires entre eux. Il est donc facile pour les dirigeants de se protéger en utilisant un droit qui se contredit à dessein, dans le seul but de laisser les mains libres aux Maîtres du jeu pipé par la supercherie Européiste ayant anéanti le projet d’une Europe des Nations.

Selon l’Article 7 du Statut de Rome, qui a été signé par la France, traitant des Crimes contre l’humanité, il est dit : 

« 1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque 

des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou 

systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette 

attaque : 

a) Meurtre … etc.; 

e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en 

violation des dispositions fondamentales du droit international ; 

f) Torture…etc.; 

h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs  d’ordre politique… etc. ; 

k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale… 

De son côté le droit constitutionnel européen légifère comme on l’a vu dans un autre sens, permettant d’autres interprétations qui protègent efficacement tous les abus présents que nous condamnons en vain, sauf en cas de Frexit suivant un coup d’Etat, seule perspective plausible pour une suite juste des revendications légitimes du peuple Français dans sa grande majorité.

Les communications et les plaintes conformément à l’article 15 du Statut de Rome peuvent être envoyées à :

Unité des informations et des éléments de preuve
Bureau du Procureur
Boîte Postale 19519
2500 CM, La Haye
Pays-Bas

ou par courriel à [email protected],  ou par télécopie au +31 70 515 8555 

CONCLUSION

Ce tour d’horizon nous a permis de constater que les Français sont prisonniers d’une souricière cauchemardesque. La seule issue possible afin de sortir de cette situation d’injustice sociale grave causée par le mal du fascisme ultra libéral et des violences policières actuelles voulues par un Pouvoir qui ne peut en aucun cas reculer sur la répression s’accentuant de jour en jour, c’est le coup d’Etat suivi directement du Frexit.

Jean-Yves Jézéquel

Source de l’image : Commmun COMMUNE



Articles Par : Jean-Yves Jézéquel

A propos :

Jean-Yves Jézéquel, philosophe et psychanalyste, diplômé du troisième cycle en sciences humaines, est l’auteur d’une vingtaine d’essais en philosophie, spiritualité, religion, psychologie. Il publie également depuis 2014, une série d’analyses sur les grandes questions actuelles de société.

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